Speaker #0Dans l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, un homme aurait pu jouer un rôle absolument fondateur, car celui-ci avait en tête l'idée d'une paix dès l'année 1941. Mais son destin a été tout autre et de sorte que la guerre s'est continuée de la façon la plus cruelle et monstrueuse que nous connaissons. Bienvenue dans Un jour, une histoire. Il s'agit aujourd'hui dans ce podcast de raconter l'histoire du dernier grand dignitaire nazi, qui est Rudolf S., le fameux prisonnier numéro 7 de la prison berlinoise de Spadl. Rudolf Hess est né le 26 avril 1894. Il est le fils d'une famille de riches commerçants bavarois. Il rejoint l'armée allemande en 1914 et sert dans le 1er régiment d'infanterie de Bavière durant la Première Guerre mondiale. Il est blessé deux fois et monte en grade au rang de lieutenant. En 1918, il devient un pilote officier dans l'armée de l'air allemand. Après l'acte de la Première Guerre mondiale, il s'installe à Munich où il entre à l'université pour étudier l'histoire et l'économie. Il rejoint les Freikorps qui sont les corps francs qui sont menés par Franz Sepp et il aide celui-ci à faire tomber le soulèvement spartakiste durant la révolution allemande de 1919. Après quoi, il retourne de nouveau à l'université pour étudier l'économie. Rudolf Hess a été en 1919 étudiant du professeur en géopolitique Karl Haushofer, inventeur du concept de Lebensraum, un espace vital en Europe pour toutes les populations germaniques qui seraient rassemblées dans un seul et unique état. C'est une conception qui fut l'un des pendants, l'un des éléments majeurs de l'idéologie et de la politique nazie. Dès la création du parti du NSDAP, qui est le Parti National Socialiste des Travailleurs Allemands en 1920, Rudolf Hess adhère et retrouve Adolf Hitler en 1921. La relation entre les deux hommes est très bonne, notamment au vu de leur passé d'anciens combattants, blessés tous les deux au front et décorés tous les deux également de la croix de fer. A cette époque, le jeune Rudolf, âgé de 26 ans, qui a combattu en France, qui est toujours très marqué par l'humiliation du traité de Versailles, est en perte de repère. Il adresse même, dans une lettre à un de ses cousins, l'éventualité de se donner la mort, de se suicider. Finalement, il défile celui-ci de s'engager dans l'ordre de Thulé, qui est une société secrète nationaliste qui perd tantôt à contrer la mouvance vidéo-bolchevique. Lorsque Hitler prend la tête du parti, Heiss devient vite un incontournable, un indispensable, au point même que Hitler... le nomme son secrétaire particulier. Alors que l'Allemagne est plongée dans une crise économique, politique et sociétale, le Marx connaît lui une des chutes les plus catastrophiques depuis son existence, alors que le NFVAP, lui, s'étend, remporte de nombreux succès, passe de petits partis de barres, de brasseries, à un parti qui est politiquement établi. Finalement, cela va pousser Hitler et ses partisans envahir une brasserie de Munich, la Burkher Brokeleur, dans laquelle le chef du gouvernement bavarois, qui est Wanker, tient alors un meeting. Hess fait partie de ce putsch manqué. Il sera emprisonné avec Hitler dans la prison de Landsberg. Hess va jouer un rôle considérable dans le temps connu et le temps cruel recueil, tant par ses opinions que ses velléités nationalistes, politiques, idéologiques d'Adolf Hitler, qui est Mein Kampf. à sa sortie de prison. Rudolf Hess occupe une position très importante dans le parti et c'est en 1933 que la consécration arrive. Ce dernier est désigné comme étant le dauphin du chancelier allemand actuel de l'époque, qui est tout simplement Adolf Hitler. Le futur Reichsführer va même le désigner comme étant la troisième personnalité du régime, le premier étant Adolf Hitler lui-même, le deuxième étant Hermann Göring. Rudolf Hess occupe une place certes importante, En effet, celui-ci peut signer les lois et tous les actes au nom du Führer. Mais en 1939, Rudolf Hess est relégué au second rang, derrière les stratèges militaires comme Göring, Eirich, Himmler ou encore Goebbels. Il ne supporte pas cet éloignement et se persuade qu'il doit accomplir une entreprise extraordinaire afin de regagner les bonnes grâces de son Führer. Il est cependant nommé au Conseil de la défense du Reich dès 1939. Il sait que Hitler avait proposé une paix séparée au Royaume-Uni dès l'octobre 1939 et il va assister le chancelier allemand en 1940 lors de la prévention de l'armée de Silesse française à Rotonde avec le maréchal Pétain. Le 10 mai 1941, après avoir convaincu Willy Messerschmitt, le fameux créateur des avions allemands, des fameux chasseurs de l'armée de la Luftwaffe. de lui confier un avion qui est un BF110. Rudolf Hess s'envole secrètement vers l'Ecosse espérant rencontrer le duc d'Hamilton, qu'il pense être un médiateur potentiel pour négocier une paix avec la Grande-Bretagne. Il échappe à la chasse-ARN britannique, saute en parachute et étant un piètre parachutiste, lorsque celui-ci arrive sur le sol, il se casse à chier. Il est finalement capturé par les britanniques. Il tente en vain d'expliquer sa mission qui vise à obtenir un accord de paix séparé en échange de la liberté d'action de l'Allemagne à l'Est. En réalité, Rudolfes, qui pensait conclure un accord de paix, est fait prisonnier, et il se rend compte rapidement qu'il a été piégé. Les Britanniques avaient en effet une toute autre idée qui était de permettre, grâce à ces négociations, de rétablir son armée près de Dunkerque. Il est fait prisonnier et n'arrivera donc pas à remplir sa mission, il n'arrivera pas à retrouver les bonnes grâces de son fureur. Il ne rencontra finalement ni le roi, ni Winston Churchill, ni aucun dignitaire britannique. Il fut emprisonné dans un premier temps, à la tour de Londres et tombera vite dans l'oubli après les offensives en URSS d'Adolf Hitler. Son nom, par contre, ne demeure pas à moins oublié. Il ressurgit dès la fin de la Seconde Guerre mondiale. En effet, s'ouvre le procès Nuremberg. Rudolf S. fait partie des dignitaires nazis qui sont jugés, au même titre que Hermann Göring, que von Ribbentrop ou encore que le maréchal Keitel. Les charges requises contre Rudolf S. sont terribles et témoignent de la cruauté. du régime nazi. Il sera jugé pour complot, crime contre la paix, crime de guerre et crime contre l'humanité. Lors de son procès, il nie toutes les accusations et affirme avec fierté d'avoir servi son maître Adolf Hitler. Au terme du procès, après que celui-ci ait fait l'expertise d'un psychiatre pour démontrer qu'il n'était pas fou, il est finalement condamné pour complot et crime de paix et il est cop de la prison. à perpétuité, et il sera retenu à la prison de Chpado. Pendant les années qui suivent, il est le prisonnier numéro 7. Réduit à un simple numéro, double de l'ironie pour l'un des personnages qui faisait partie du régime nazi, qui, avec la conférence de Wannsee en 1942, avait mis en place la solution finale, qui était celle d'éradiquer la population juive du monde, de ramener les Juifs simplement à un chiffre, un simple matricule. Après les libérations de Chirard et de Albert Speer, qui ont chacun purgé leur peine de 20 ans de prison jusqu'en octobre 1966, il reste le dernier et unique prisonnier de la prison de Spado de 1966 à 1987. La cellule numéro 7, qui ne fait que 6 mètres carrés, devient alors le logement insoli le plus dispendieux du monde, avec un coût journalier de 2800 marques, qui est l'équivalent de 1432 euros. entièrement financée par l'Allemagne de l'Ouest. Le 17 août 1987, à l'âge de 93 ans, Rudolf Faye s'est retrouvé pendu, à fil électrique dans une maisonnette de jardin à l'intérieur de la prison. Hess est d'abord enterré dans un lieu tenu secret pour éviter d'attirer l'attention des médias ou d'entraîner l'organisation de manifestations par les sympathisants néo-nazis. Ensuite, le 17 mars 1988, son cercueil est déplacé dans une concession familiale à Wüsten-Döll, ville d'origine de sa famille paternelle. pour satisfaire ses dernières volontés. On peut voir que Rudolf Hess était un personnage particulièrement important pour le régime nazi qui était considéré comme étant le dauphin d'Adolf Hitler. Cependant, celui-ci n'a pas pu aller au bout de sa mission car on peut constater que de 1941 jusqu'à 1987, celui-ci a été inactif politiquement. On peut voir et prendre aussi exemple qu'il ne faut pas laisser place à la barbarie. Non. à l'idéologie antisémite qui continue encore aujourd'hui de sévir.