- Speaker #0
Salut l'équipe, ravi de vous retrouver pour un nouveau podcast national. Le championnat s'est achevé ce samedi avec le sacre de Narbonne en finale face à Nice et la montée donc du club au doigt en Pro D2. Quel match on a vécu Augustin ? Comment ça va quelques jours après cette belle finale ?
- Speaker #1
Moi, ça va certainement mieux que tous les joueurs qui ont été sur la pelouse parce que ça a cogné sévère. Mais en tout cas, moi, ça va nickel. Et puis, je suis ravi de pouvoir revenir sur ce match énorme de samedi et cette belle finale qui a posé Nice et Narbonne.
- Speaker #0
Oui, on va la débriefer, cette rencontre. Et on va débriefer la saison du Racing Club Narbonne pendant ce podcast. Et pour ça, quoi de mieux que de recevoir Naël Souhid, le troisième mine du RCN et donc désormais champion de France de National. Salut Naël, félicitations. Comment ça va ?
- Speaker #2
Salut à tous, ça va très bien, les petits bobos du match ont pu être réparés, on a pu se remettre aussi de la fête qui a été assez rude.
- Speaker #0
Tu m'étonnes, c'est ça qui est bon après un titre. Ensemble, on va pouvoir revenir sur cette finale fantastique, sur cette saison fantastique. C'est ta première du côté de Narbonne. Et pour commencer les questions, Augustin, je vais te laisser commencer, te laisser poser cette première question à Naël.
- Speaker #1
Eh bien voilà, on va revenir progressivement sur le match, mais en tout cas... je faisais certaine, c'est que dès le début, dès les premières phases de jeu, ça cognait très fort. Est-ce que déjà, comment vous vous sentiez, vous, après avoir fait un match de plus que les Niçois ? Vous êtes passé par une grosse victoire à Massy, ensuite les tirs au but à Albi, j'imagine qu'il y avait les jambes peut-être un peu plus lourdes que Nice dans cet entame de match. Comment tu t'es senti ? Parce que finalement, vous avez tout de suite, un peu comme à Albi, beaucoup défendu et vous avez tenu bon pendant un moment.
- Speaker #2
Oui, c'est ça. En fait, on savait que Nice allait envoyer un gros volume de jeu dès le départ. On s'était mis à leur place. On s'était dit qu'on avait joué un barrage d'abord à l'extérieur, qu'on avait dû rentrer chez nous ensuite à Narbonne pour faire une demi-finale à Albi qui a été jusqu'aux prolongations. On s'est dit qu'ils allaient mettre beaucoup, beaucoup de rythme au début et qu'il ne fallait rien lâcher, que ça allait s'ouvrir après en votre faveur.
- Speaker #0
Et c'était quoi le sentiment à la mi-temps, à ce moment-là, avant que ça s'ouvre justement en votre faveur, quand vous revenez, qu'il y a 20 à 3 ? De quoi vous parlez dans les vestiaires ? Comment vous vous remotivez ?
- Speaker #2
En première mi-temps, on prenait énormément de vagues dans la tronche. On savait que cette équipe allait beaucoup attaquer, mais qu'elle allait s'épuiser aussi. Parce que ce n'est pas une équipe qui a fait tourner, contrairement à nous, tout au long de la saison. Donc on savait qu'il ne fallait rien lâcher, même s'ils ont produit des choses exceptionnelles en première mi-temps. En la mi-temps, les mots étaient simples. C'était qu'on devait les avances se relever plus vite qu'eux, recharger vite. On jouait notre jeu de passer le ballon et d'aller vers les extérieurs. Ça allait s'ouvrir en partie pour nous.
- Speaker #1
Donc à la mi-temps, 23, tu dis que vous y croyez. À la 60e, ça tourne même à 23-3. Il y a un des éléments clés de votre pack, Lucas Bachelet, qui prend un carton jaune. À ce moment-là, il reste encore moins de temps. Il y a toujours ces mêmes motifs d'espoir ou pas de votre côté en défense parce que vous défendez encore quand même beaucoup et la majorité du temps ?
- Speaker #2
Oui, c'est clair. C'est clair. et à... On subit, on subit, Lucas prend un carton jaune et je pense que le tournant c'est la pénalité qui rate des 22 mètres, enfin 25 mètres je pense. Et il revient dans notre camp encore une deuxième fois, on défend bien le ballon porté et à partir de là le momentum s'est renversé en fait. Et je pense que vraiment ces 20 minutes à 14, enfin ces 10 minutes à 14 et les 10 premières minutes de la deuxième mi-temps, on n'a pris aucun point. On était crucial en fait pour la suite où Nice s'est vraiment épuisé et c'est là où nous notre banc est rentré à l'énergie folle.
- Speaker #0
Tu m'étonnes, cette énergie folle symbolisée par la rentrée de ton banc, tu l'as dit, de Pierrick Nova en neuf qui a essayé d'amener du jeu, je pense que c'était les consignes du côté du banc. Comment tu t'es senti quand tu as senti l'équipe en fin de match galvanisée ? Comment tu peux expliquer ce sentiment de tout donner pour le maillot ?
- Speaker #2
Franchement c'était incroyable, les supporters ont poussé aussi, ont vraiment poussé et c'est vrai qu'ils sont rentrés, ils ont ramené de l'énergie, on a ramené du jeu et sur le banc nous on était excités. J'avais plus la pression à aller sur le banc au début du match lorsque j'étais en train de jouer. Je voyais que ça avançait, ça avançait. Moi, quand je sors, personnellement, je me dis que ça va être chaud quand même. Il y avait encore 20 à 3 à la 55ème. Et quand on revient à 20 à 10, je pense, on voit clairement que ça a tourné en notre faveur. On s'est dit qu'il ne fallait rien lâcher jusqu'à la fin.
- Speaker #1
Il y a un moment qui est un peu surprenant, en tout cas qui m'a surpris. C'est au moment où il y a 23 à 16. Et Thibaut Santoro, qui a été un buteur extrêmement fiable tout au long de la saison et surtout pendant les phases finales, décide de prendre les points alors qu'il me reste très peu de temps. Et je me suis dit peut-être que vous allez essayer d'aller chercher la touche, une touche à 5, pour ensuite revenir au moins à égalité. Et non, finalement, vous êtes sûr de vos forces. Thibaut met les trois points et puis après, vous faites la fin de match devant.
- Speaker #2
Oui, c'est ça en fait. Dès qu'il y a la pénalité, je crois que c'est David Fourtané, directement il prend le tee, il rentre sur le terrain. Et c'est vrai que je sais que cette pénalité, elle est interprétée un peu de manière bizarre de la part des supporters, etc. Mais en fait, pour avoir discuté plus tard avec lui, c'était plus simple pour lui d'aller juste marquer pour gagner le match, plutôt que marquer un essai, puis revenir et pour regratter une pénalité. Au final, ça a tourné en notre faveur. Et il y avait aussi le risque de prendre une pénalité et de ne pas aller au bout et de perdre du temps.
- Speaker #0
Et finalement, ça vous a donné raison ce choix parce que vous l'emportez, vous êtes champion de France nationale. Raconte-nous un peu ce sentiment après le coup de fief final, l'envahissement des supporters, tout le monde qui se jette dans les bras. Ça devait être complètement fou.
- Speaker #2
Franchement, c'était incroyable. D'ailleurs, petite anecdote, Tom Chauvet tape en touche quand c'est terminé. La balle ne sort pas. La balle est encore en l'air. les supporters envahissent le terrain alors que le ballon est à deux doigts de ne pas sortir en touche. Donc en fait, nous, on rentre sur le terrain, on voit que le ballon ne va pas sortir, on re-recule et au final, le ballon est sorti. Et là, franchement, c'était l'extase. Tous les supporters, c'était le peuple narbonné. Franchement, il y a une ferveur qui est incroyable. Et le sentiment à la fin du match, c'était beaucoup de bonheur. Beaucoup de bonheur, c'est ça en fait, et d'émotion aussi.
- Speaker #1
Et Jacques Delmas, à la fin du match, dit très clairement que Merci. Il remercie tout le monde, le staff, les cadres. Il félicite aussi les 23 qui étaient sur la pelouse. Mais ensuite, il dit directement que c'est une victoire et une promotion qui se fait à 35 mecs qui ont été là toute la saison. Tout à l'heure, tu disais que Nice avait peut-être eu moins l'opportunité de faire tourner de par des blessures ou en tout cas des choix du staff. Est-ce que tu trouves que c'est grâce à cette rotation dans votre effectif qui vous a permis de toujours être frais de la J1 jusqu'à cette fin d'année, fin mai ?
- Speaker #2
Je pense que ça a eu une réelle importance, parce que vraiment, en fait, surtout au début de saison, tout le monde jouait, ça se tournait à chaque fois. Une fois qu'on est arrivé dans la deuxième partie de cette fin de saison, c'était un peu le même groupe, mais même en étant le même groupe, c'était souvent 30 joueurs quand même. 30 joueurs qui tournaient, à Bourgouin aussi c'était pareil, il y a beaucoup de joueurs qui ont joué, même si malheureusement on n'a pas fait de résultat là-bas. Et je pense que ça nous a amené une fraîcheur et ça a aussi amené une dynamique qui fait qu'on avait de la concurrence. où à chaque match, si on jouait ou si on ne jouait pas, le match d'après, on voulait faire encore mieux. Ça nous a tous tirés vers le haut, je pense.
- Speaker #0
Oui, carrément. Cette dynamique qui vous a permis, en fin de saison, de vous imposer du côté de Massi, du côté d'Albi, et au final, s'imposer à Bourg-en-Bresse en finale. D'ailleurs, en parlant de ces deux derniers matchs contre Albi et Nice, est-ce qu'en termes d'émotion, tu avais déjà vécu ça ? Il y a cette émotion du titre, mais aussi l'émotion de ces tirs au but avant. Raconte-nous un peu cette semaine au final, parce qu'il n'y a qu'une semaine d'écart entre les deux matchs, qui devait être complètement folle pour toi.
- Speaker #2
C'est clair. En fait, déjà, moi, c'était mes premières phases finales. Donc, moi, je ne connaissais pas trop encore cette ambiance-là. En plus, là, j'ai été bien servi avec tout le peuple nardonnais. Et c'est vrai qu'on a mis du temps déjà à se rendre compte de la victoire à Albi après les tirs au but. Et après, il restait une semaine qui a été vraiment allégée pour nous, vu qu'on avait joué 100 minutes, qui a été vraiment allégée. Mais il restait un job à faire. On s'est dit ok, peut-être qu'on est fatigué, peut-être qu'on a un peu de casse, mais on va jouer une finale. On l'attend depuis le début de la saison cette finale, mais ça n'a pas toujours été simple. Donc c'est vrai que tout s'est un peu enchaîné sans qu'on se rende compte vraiment de l'importance des résultats qu'il y a eu.
- Speaker #1
C'était assez impressionnant à suivre la densité de ces phases finales et notamment ces deux demi. Mais les barrages étaient aussi intéressants. Est-ce que tu as senti aussi cette progression en termes de niveau de jeu sur le terrain ? Parce qu'on peut aussi se dire que les phases finales, ça peut faire tendre certains joueurs, tendre certaines façons de jouer. Moi, j'ai trouvé que c'était toujours vers de la progression et en termes de qualité, on a été servi. J'imagine que toi, tu t'es régalé aussi sur ces premières phases finales, du coup, tu le dis.
- Speaker #2
Oui, c'est clair. En fait, je pense que c'est surtout notre mentalité qui a switché. En fait, moi, personnellement, j'ai senti tout le groupe excité. Il y avait des fois dans la saison, il y avait un peu des hauts, des bas, ou alors juste une première mi-temps, juste une deuxième mi-temps. Et là, je trouve, même si en finale et la première mi-temps pour le Massy, on subit un petit peu, en fait, on avait cette mentalité d'être toujours excité. Et le moindre ballon qu'on pouvait gratter, en fait, on ne le jetait pas à la poubelle. Et c'est vrai que cette excitation, on l'a ressenti quand même. Et on l'a ressenti même dès le premier entraînement de la semaine de Massy.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai que vous avez switché en mode phase finale. Et ça s'est vu, comme tu viens de le dire. Moi, je voulais parler un peu de ce retour à Narbonne. Comment se sont passées les festivités ? Comment s'est passée la communion avec les supporters ? T'as dit que c'était tes premières phases finales. Je pense que c'est un souvenir qui va rester gravé à jamais dans ta mémoire.
- Speaker #2
Franchement, je pense que ça va rester gravé parce qu'on est arrivé à 5h du matin en Arbonne en bus. On avait rendez-vous à l'ouverture des Halles, donc à 7-8h. Le dimanche, il y a tout le temps du monde, il faisait très beau. Avec le titre, c'était blindé. Les gens étaient heureux. Les Narbonnets attendaient ce titre depuis 38 ans. Les gens nous l'ont fait ressentir. Ils étaient très heureux. Il y en avait qui avaient l'impression d'être plus heureux que nous. Vraiment, vraiment heureux. L'ambiance, c'est ça. Ensuite, la remise du titre au stade. Le parvis du stade était plein. Et le lendemain, on est partis à la mairie. Et pareil, sur la place de l'hôtel de ville, c'était blindé. Franchement, c'était incroyable.
- Speaker #1
J'imagine que c'est forcément ça que tu vas garder en premier au niveau de ta saison. Mais en dehors de ça, tu fais plus de 1200 minutes. J'ai vu plus de 20 feuilles de match avec pas mal de titus. pour une première saison en nationale, une première saison hors catégorie espoir, j'imagine qu'on ne peut pas rêver mieux, c'est juste dingue.
- Speaker #2
Je cherchais clairement du temps de jeu, je n'avais pas été éperné par les blessures dans mes années d'espoir, qui ne m'avaient pas permis d'enchaîner plus que ça. Et là, je fais une saison où, mis à part, je crois que je rate 5 ou 6 matchs dû à des blessures et une maladie. Mais à part ça, j'ai pu vraiment avoir beaucoup de temps de jeu et jouer. Le staff m'a fait confiance aussi. Moi, je n'attendais que ça. Et franchement, je suis très content de ça.
- Speaker #0
Oui, grosse saison de ta part. Tu as dû progresser sur plein de secteurs. Tu as dû travailler ton jeu au pied aussi cette année ou pas ? Parce que pour passer cette sirop but contre Albi, je pense que tu as dû ressentir un peu de pression.
- Speaker #2
En fait, honnêtement, je ne sais pas ce qui m'a pris. Parce que moi, si je vois ça le lendemain, lorsque j'ai revu les images, je me suis dit, de plan. j'ai fait ça et en fait sur le moment je pense que c'est ce qu'on disait tout à l'heure en fait je réalisais pas forcément sur le moment et sur le moment je sais pas pourquoi je me suis proposé je me suis dit si jamais il faut un tireur en plus je vais y aller et dans ma tête c'était inconcevable que je leur ai alors que je tire jamais jeu et en fait je sais pas comment j'ai je pense avec l'adrénaline et où j'avais pas de stress je pense que si j'avais été stressé je serais pas allé tirer et en fait jusqu'au mardi il a fallu que j'attende à l'entraînement pour remettre une pénalité pour me dire attends mais c'était la chance ou c'est comment et en fait j'ai attendu jusqu'au mardi et le mardi je retire la même avec pareil la balle un peu catasse basse mais la même la même frappe et franchement je suis au moment je sais pas ce qui m'a pris tout le monde pareil m'a dit mais qu'est ce qui t'a pris de faire ça et tout sur le moment je sais pas je pense que c'est avec l'engouement du match où je me demandais juste sur le moment,
- Speaker #1
t'as pas senti un peu de... D'appréhension de la part de tes coéquipiers ou du staff quand tu étais le seul avant à te proposer ?
- Speaker #2
En fait, j'y vais, j'étais avec Axel Muller, était au BVA, et là c'était la mort subite. Et moi je m'étais déjà proposé. Et je vais voir Axel, je lui dis ouais, on se parle, et il me dit tu veux y aller ? Et je me suis dit, s'il me demande ça, c'est peut-être qu'il n'est pas chaud d'y aller en premier. Et je dis, vas-y c'est bon, j'y vais. Et Gilles Bosch me dit, vas-y Naël. Et je suis arrivé, j'entends tout le public. de Albi qui dit il va la louper, il va la louper et là quand je pose le ballon sur le tee j'entends plus rien et voilà c'est des souvenirs qui vont rester dans ta mémoire ça aussi, mais ce que j'allais dire c'est que dans la hiérarchie passer devant un 3 quarts quand même faut en avoir en fait le truc c'est que sur le moment je me suis même pas posé la question d'avoir un 3 quarts ou quoi, franchement je sais pas pourquoi ça m'a pris comme ça et surtout que Merci. Si je la rate, le match est terminé. Je ne me rends même pas compte. Je le sais, mais je n'ai pas une pression supplémentaire. Je pense que c'est vraiment ça qui a fait que j'ai pu la tirer sans pression et la mettre. Parce qu'au final, ce n'est pas un geste technique qui est très dur à réaliser. C'est plus le stress du moment. Et sur ce moment-là, franchement, j'ai été épargné du stress. Je ne sais pas pourquoi. J'ai vu la vidéo peut-être 20 fois. 20 fois, j'étais stressé devant mon écran alors que la pénalité, je l'avais mise.
- Speaker #1
Je reviens un peu aussi sur… Sur la gestion de ces phases finales, il y a un mec derrière qui est arrivé mi-mars, qui a un peu crevé l'écran sur barrage, demi et finale, c'est Djanti, le Sudaf. Qu'est-ce que tu trouves qu'il a apporté sur le terrain au niveau des gestions des ballons, dans les duels, c'est lui qui marque, même si c'est un essai collectif, lors du dernier essai à la finale, je trouve qu'il a quand même pas mal apporté pour ces deux derniers mois de compétition.
- Speaker #2
On savait que c'était un zorygme. peu d'expérience en dehors du terrain c'est un joueur très timide assez dans son coin Mais hyper sympa. Et nous justement, on avait une petite faille sur les ballons hauts. Justement, il y a des matchs, je repense, comme à Périgueux ou encore Albi. À Albi, en match de championnat, où en fait, sur les ballons, on avait été en difficulté. Et en fait, ça nous a vraiment apporté un facteur X dans ce domaine-là. Parce que tous les ballons, c'était pour lui. Et s'il décidait de choper le ballon en l'air, il le chopait directement. Et franchement, en plus de ça, sur les mains, il est facile. Il a des appuis. Il voit quand même le jeu. Franchement, je pense que ça nous a apporté vraiment une très bonne carte en plus.
- Speaker #0
Oui, une réelle plus-value. Vous avez besoin de factor X comme ça pour aller au bout de vos phases finales. Tu as parlé de quelques matchs. Tu as parlé de Périgueux. Tu as parlé de Albi. Je vais te faire un petit jeu. Je vais te parler des différents matchs que tu as disputés cette année. J'en ai sélectionné quelques-uns et tu vas me dire lequel tu as préféré jouer.
- Speaker #2
Ok.
- Speaker #0
Donc, tu as préféré la première journée et la victoire à Massy ou alors la victoire contre Albi en novembre dernier ? Le premier match à Massy. Premier match à Massy, ok. Gagné un peu à l'arrache. Avec pas mal d'indisciplines, on s'en rappelle. Donc ce match-là à Massy, ou alors la victoire contre Nice en novembre aussi ?
- Speaker #2
Le match à Massy.
- Speaker #0
Le match à Massy, ou ton doublé contre Surenne ?
- Speaker #2
Le match de Surenne.
- Speaker #0
Ah oui, doublé, c'est la classe. Donc ce match contre Surenne, ou alors la victoire à Massy, mais en barrage ?
- Speaker #2
Non, la victoire à Massy en barrage.
- Speaker #0
Et donc ? Donc la victoire en barrage à Massy ou la demi-finale ?
- Speaker #2
La demi-finale.
- Speaker #0
Et ce tir au but victorieux ou alors la finale contre Nice ? Forcément, tu vas nous répondre la finale.
- Speaker #2
Je vais répondre la finale, même si je pense que le match qui m'a le plus marqué dans cette saison, c'est la demi-finale en termes de jeu sur le terrain. Mais bon, je ne peux rien envier à cette finale de Nice où tu gagnes et tu es champion de France.
- Speaker #0
Oui, c'est clair. Il y avait une intensité assez folle lors de la demi-finale. D'ailleurs, j'ai une question un peu sur cette intensité, sur votre système de jeu. Toi qui es un 3e mine coureur, plutôt aérien, tu te sens bien ? Tu t'es bien senti toute la saison dans vos systèmes de jeu plutôt aérés du côté de Narbonne ?
- Speaker #2
Oui, franchement, au début de saison, je préférais... En fait, ils ne savaient pas trop. En fait, moi, j'étais arrivé plus en 3e mine centre. Et puis, les coachs m'ont préféré jouer en 3e mine L. Au début de saison, c'est vrai que je préférais jouer numéro 8 parce qu'en fait, on n'écartait pas encore assez les ballons sur les couloirs. Et moi, je trouvais que je n'arrivais pas trop à m'exprimer dans les couloirs, alors qu'en 8, on a le ballon au milieu du terrain. Mais plus la saison a avancé et plus vraiment on envoyait du jeu et j'ai pu me régaler dans les couloirs. Donc, franchement, je pense qu'en 3 éminiels, je me suis bien régalé aussi durant cette saison.
- Speaker #1
Parce qu'au niveau de la nationale, la différence avec les championnats esports, tu n'avais pas peur de... De tomber un peu contre des rudes mecs qui descendent des championnats supérieurs, qui ont plus de 30 ans, beaucoup d'expérience. Tu n'avais pas peur un peu de cette différence-là physique, de jouer à des postes où la troisième ligne, forcément, ça cogne dans tous les instants du match ?
- Speaker #2
En fait, le truc, c'est que moi, j'étais venu ici pour avoir du temps de jeu et aussi pour m'aguerrir justement sur cela. Parce que je sais que la nationale, peut-être que ça va un peu moins vite, peut-être qu'on t'envoie un peu moins de jeu. Je dirais même peut-être un peu moins qu'en espoir. où vraiment le ballon circule beaucoup. Mais je savais que par contre, sur les zones de contact, sur les rucks, sur tout ce qui allait être statique, ça allait être vraiment du costaud. Donc forcément, il y avait cette petite appréhension. Mais c'était une bonne appréhension parce que c'était pour aussi m'évaluer.
- Speaker #1
On t'avait promis un peu à la signature l'été dernier de jouer autant, d'être aussi présent sur le terrain ou sur les feuilles de match, que ce soit à l'extérieur, à domicile. Et là, tu avais quand même disputé les trois matchs de phase finale.
- Speaker #2
Honnêtement non, on m'avait rien dit de spécial. Ensuite il y a eu un peu de blessés, un peu de casse. Il y a le premier match amical où je n'avais pas été terrible à Aurillac, où je m'étais un peu rattrapé sur le deuxième match amical à Béziers où j'étais remplaçant. Et puis le staff m'a fait confiance la première journée en me mettant contre Massy où là-bas j'ai pu m'exprimer et faire un bon match et ensuite ça... Ça a coulé comme ça tout au long de la saison. Mais c'est clair qu'au début, je ne m'attendais pas à jouer autant. C'est ce que je recherchais, mais je ne m'attendais pas à jouer autant.
- Speaker #0
Et au-delà du sportif, cette saison qui a été réussie sur le terrain, tu te plais à Narbonne depuis que tu y es arrivé ? C'est une région plutôt chouette, tu kiffes ?
- Speaker #2
Franchement, le train de vie, il n'y a rien à dire. Surtout quand il y a des beaux jours. Il fait rarement mauvais temps à Narbonne aussi, il faut le dire. Tout le monde m'a dit que ce n'était pas Paris, mais je ne suis pas de région parisienne à la base, donc je n'étais pas dépaysé non plus. Et franchement, je me plais vraiment dans cette ville, une ville assez accessible par rapport à la grandeur de Paris où tout est un peu inaccessible. et grandiose en fait, mais là vraiment une ville où tout le monde se connaît, où on te reconnaît, tu fais vite des potes dans la ville, même en dehors du rugby, et ça c'est très cool.
- Speaker #1
Du coup je ne sais pas si là tu as encore la tête dans le titre, ou tu as déjà eu deux trois petites pensées pour la saison prochaine et la Pro D2, mais qu'est-ce qui t'excite le plus pour l'an prochain ? Un stade à découvrir, des mecs à qui tu as envie de sauter dans les jambes pour les déboîter un peu, ou à qui tu penses ?
- Speaker #2
À qui je pense, je ne sais pas. On en a parlé, notamment avec Morgan Maga, parce qu'il va y avoir des clients quand même en face. Je pense au Tank, à Zéli Tuvaka, qui est à Brive, que je connais bien, qui était au Racing, qui était en professionnel, lui quand j'étais en Espoir. Mais bon, en fait, en Pro D2, dans chaque équipe, tu as un mec sur solide qui peut t'éteindre. Pour l'instant, on n'y pense pas trop, mais je suis quand même excité, parce que mon objectif, c'était de jouer en Pro D2 le plus rapidement possible. Là, je suis dans l'effectif pour. Ce n'est pas dit encore que je vais jouer, mais... Mais voilà, je vais tout faire pour pouvoir encore m'évaluer à un niveau supérieur.
- Speaker #0
Ouais, ça va être cool. Tu vas commencer à connaître. Bon, les derbys parisiens, ce n'est pas la même chose que les Narbonne-Béziers, par exemple. Ça va être sympa, ça va piquer.
- Speaker #2
C'est clair. Il y avait le match de la Feria en match amical.
- Speaker #0
C'est vrai.
- Speaker #2
C'était déjà quelque chose. Je pense qu'ils avaient fait leur deuxième affluence de l'année. Leur première affluence, ils l'ont fait il y a deux semaines face à Biarritz. Et il y avait 12 000 personnes. Et nous, il y avait 10 000 déjà, alors que c'était un match amical. mais... Franchement, ça m'est énorme.
- Speaker #1
Parce que là, tu dis que tu avais prévu de jouer en Pro D2 dans un futur proche. J'imagine que quand tu signes à Narbonne, tu ne penses peut-être pas déjà à monter au bout de dix mois.
- Speaker #2
Je sais que Narbonne avait un projet assez aspirant quand même. C'est pour ça que ça m'intéressait quand même beaucoup. Mais c'est vrai que tout au long de la saison, on avait cette pensée de monter en Pro D2. On a vraiment eu des périodes compliquées où moi, personnellement, je me suis dit... On ne peut pas être instable comme ça pour monter en Pro D2. Mais franchement, le fait de monter avec Narbonne, où j'ai commencé à connaître le groupe, à avoir des potes, etc. Il n'y a rien de mieux, en final.
- Speaker #0
C'est clair. On parlait un peu de Pro D2 pour l'année prochaine. C'est quoi le programme d'ici là ? Il y a des vacances de prévues ? Ça va se reposer un petit peu après cette dure campagne de phase finale ?
- Speaker #2
Oui, je vais me reposer un petit peu. Là, même si on est encore en repos, la semaine est un peu chargée parce qu'on a des obligations un petit peu avec le club, même si c'est plutôt sympa, c'est plutôt dans une très bonne ambiance et très sympa. Et ensuite, je pense que je vais partir un petit peu en vacances et puis faire l'après-saison, parce que je pense qu'on reprend assez tôt. Je pense qu'on reprend le 22 juin, si je ne me trompe pas, mais bien profiter quand même.
- Speaker #0
Oui, un petit mois de repos pour repartir de plus belle. Augustin, tu avais d'autres questions sur la Pro D2, d'autres questions à poser à Naël qu'on voudrait lui poser tout simplement ?
- Speaker #1
Je ne sais pas, peut-être individuellement, quel est ton projet plus à long terme ? Sur quel aspect de ton jeu tu aimerais encore plus progresser ? Là, tu as déjà eu une grosse marge de progression cette saison, mais sur quoi tu voudrais évoluer ? Ne me dis pas le tir au but.
- Speaker #2
Non, essayer d'être encore plus propre sur toutes les choses où j'ai évolué. tout au long de cette saison et aussi j'ai une assez grosse activité en défense mais essayer de gagner plus un petit peu mes collisions quand même de manière plus franche d'avoir des actions assez marquantes en défense aussi je pense que c'est mon plus gros axe à améliorer
- Speaker #0
Tu t'es bien amélioré cette année on en a parlé tout au long du podcast est-ce que quand t'es arrivé, tu l'as dit, c'était ta première saison au niveau professionnel tu passes le cap des espoirs est-ce que des mecs comme Lucas Bachelier les mecs plus expérimentés t'ont vraiment pris sous les sous C'est grâce à eux que tu as pu t'améliorer sur certains points clés.
- Speaker #2
Oui, c'est clair. Quand tu vois des mecs comme ça à côté de toi, comme Lucas, même comme Paul, ils ont de l'expérience, ils ont joué en Pro D2, Paul a joué en Pro D2 beaucoup, Lucas un petit peu en Top 14 aussi, et que tu les vois, forcément, ça t'inspire et ça te donne envie d'avoir certaines bases sur ce poste, notamment en troisième iniel. Même si on n'a pas exactement le même profil, je dirais plus que moi, je tends vers du profil de Paul. Mais c'est clair que tu as envie de choper deux, trois trucs à Lucas, deux, trois trucs à Paul et combiner le tout.
- Speaker #1
Et pour s'améliorer en défense, finalement, qu'est-ce qu'il y aurait de mieux que de se prendre des Nakalévous plusieurs fois par semaine dans le buffet, comme ça, lors des séances d'entraînement ?
- Speaker #2
C'est clair. Après, à l'entraînement, ils sont assez intelligents. Quand c'est du plaqué, c'est assez raisonnable. On va dire qu'on n'est pas là pour se péter. Mais c'est clair que même s'il y a des clients, on parle de Nakalévous, mais il y a quand même deux, trois... trois fidjiens aussi qui étaient solides dans la poule tu penses à qui ? il y avait l'élite Chambéry qui était assez dur t'avais un pili de Périgueux j'ai pas les noms en tête comme ça mais
- Speaker #0
Rassakou, Tawake, voilà, c'est des noms qui parlent un peu. Tu te rends compte que si tu n'étais pas monté en Pro D2, tu aurais peut-être pu affronter Orléans, club par lequel tu es passé, qui commence à bien carburer en National 2. Ça aurait pu être sympa comme rencontre, même si du coup, tu ne connaîtras pas ce plaisir.
- Speaker #2
J'y ai pensé, j'y ai pensé. Je sais qu'ils ont une ascension en flanc aussi. Ça fait 4-5 années où vraiment là, Je me souviens, j'étais au Marche lorsqu'ils sont montés en Fédéral 1. Ils montent il y a deux ans en National 2. Ils ratent la montée de peu l'année dernière. J'ai encore des potes qui jouent là-bas. Ils jouent plus en espoir. J'ai encore pas mal de potes là-bas.
- Speaker #0
Merci beaucoup Nel. Merci beaucoup Augustin. C'est la conclusion de cette saison nationale. Mais ne vous inquiétez pas, Rugby 15 News reste présent. On va pouvoir parler de tous les clubs nationaux pendant l'intersaison. On parlera évidemment de Narbonne. On suivra attentivement les prouesses de Noël l'année prochaine en Pro D2. Merci à tous, salut tout le monde.
- Speaker #1
Salut tout le monde et encore félicitations.
- Speaker #0
Merci.