- Speaker #0
Salut tout le monde, ravi de vous retrouver pour un nouvel épisode du podcast rugby 15 news pas de au coeur de la nationale aujourd'hui mais le début d'une nouvelle série qu'on va appeler contre rock c'était le nom historique du podcast à ses débuts on a décidé de le réutiliser pour pour le retour des interviews. Contre règles, c'est tout simple, ça sera des interviews avec des joueurs et des anciens joueurs de rugby qui nous intéressent et qui, on est sûr, ont un tas de belles histoires à raconter. Et pour inaugurer cette série, quoi de mieux que de recevoir un joueur qu'on connaît bien, car on l'a déjà vu évoluer en national la saison passée, avant qu'il prenne son envol pour la Pro D2. C'est Paul Marsan. Salut Paul, comment tu vas ?
- Speaker #1
Salut Chitouan, écoute, tout va bien. Merci de m'accueillir et j'espère que tu vas bien aussi de ton côté.
- Speaker #0
Ça va très bien, merci à toi surtout d'avoir accepté l'invitation. Je vais te présenter très brièvement avant de te poser un tas de questions. Paul, si je ne me trompe pas, tu es bien né le 7 novembre 2001, tu as donc 24 ans à l'heure actuelle.
- Speaker #1
C'est ça, tout à fait.
- Speaker #0
Parfait, on te connaît bien car l'année dernière tu as commencé en national sous les couleurs du New York Rugby Club, on t'avait vu très à ton avantage pendant 6 mois. Et ensuite, après la rétrogradation administrative du club, tu es parti à Valence-Romand en Pro D2, où tu as impressionné, on peut le dire, en fin de saison, jusqu'à devenir titulaire en face finale au VRDR. Une progression... impressionnante qui va donc être le coeur de notre sujet aujourd'hui mais avant tout je voulais revenir sur tes débuts au rugby un peu parce qu'il me semble que tu as été formé à Surgères en charles de maritime en charles de maritime, trop cool et du coup je voulais savoir comment tu es arrivé à Niort en fait comment tu es arrivé au centre de formation comment ça s'est passé pour toi,
- Speaker #1
comment tu t'es retrouvé dans les deux sèvres alors comment ça s'est passé en fait c'est que donc initialement en fait donc mes parents sont de Paris, ont ensuite déménagé à La Rochelle et ont ensuite déménagé du coup entre Niort et Surgères Merci. un petit village qui s'appelle Lusso. C'est là où mon père m'a initié au rugby et m'a mis dans le club de Xurgère de mes 4 ans à mes 13 ans. Et puis à mes 13 ans, mon père m'a demandé si ça me branchait d'aller voir ailleurs sur un autre club pour se faire d'autres amis, pour voir aussi en termes de formation comment ça se passait ailleurs. Donc moi, je lui ai dit que j'étais 100% OK, il n'y avait pas de souci avec ça. Donc je suis parti à l'âge de 13 ans au New Rugby Club. De là, je suis arrivé dans l'équipe des moins de 14 ans, jusqu'à mes catégories jeunes, école de rugby, espoir, et puis ensuite jusqu'à gravir l'échelon pour aller monter avec l'équipe première, l'équipe professionnelle.
- Speaker #0
Cœur produit de la formation de Mertes alors ?
- Speaker #1
C'est ça, tout à fait. J'ai fait toutes mes catégories avec eux. Globalement, c'est super bien passé vu que j'ai réussi à... à matcher pas mal avec l'équipe première, ce que tout jeune souhaite dans un club quand il est dans l'école de rugby. Donc, c'est super.
- Speaker #0
Oui, évidemment. Et du coup, toi qui as grandi en Charles-Marie-Thymes, est-ce que tu rêvais un jour de porter les couleurs du stade Rochelet ?
- Speaker #1
Alors, initialement, c'est ce que j'aurais voulu avoir dans le dos quand j'étais petit. Mais bon, j'étais quand même un gamin qui pensait quand même à pas mal d'autres choses. Donc, en soi, le... Le niveau de surger et de nier m'allait très bien surtout. Quand j'étais plus jeune, ce niveau-là me correspondait totalement. J'ai fait des connaissances qui sont encore mes amies actuellement. Donc non, c'est quelque chose dont je rêvais, mais ce niveau m'allait très bien à cette époque.
- Speaker #0
Et tu disais que tu pensais à autre chose que le rugby. Tu pensais à quoi ? Tu avais d'autres rêves en tête ? Tu voulais faire autre chose que rugbyman à l'époque ?
- Speaker #1
Pas spécialement. D'autres rêves que celui-ci, parce que même tout gamin, dans n'importe quel sport, dans tous les cas, au début, il rêve de devenir professionnel dans le sport dans lequel il exerce. Mais j'ai fait pas mal de choses. J'ai fait du tennis en étant jeune. J'ai fait du taekwondo également. J'avais plusieurs hobbies, entre guillemets. Et après, l'objectif vraiment de me focusser dans le rugby est arrivé quand même assez tard. Quand je suis arrivé à New York, globalement, c'est là où j'ai lâché à peu près les autres sports. Et je me suis mis pleinement dans le rugby.
- Speaker #0
Ok. Et ça a bien marché du coup, parce que forcément, tu as réussi à faire ce que tous les gamins d'une école de rugby veulent, c'est jouer en première. C'est à partir de quand que tu as commencé à gamer avec le groupe Seigneur ? C'est à partir de quand que tu es rentré même à l'entraînement avec les Seigneurs ?
- Speaker #1
Alors avec les Seigneurs, que je ne te dise pas de bêtises, c'était... Alors à l'époque, on était encore en Fédéralune. C'était la dernière saison où il y a eu la jonction par la suite Fédéralune-Nationale 2.
- Speaker #0
Ouais,
- Speaker #1
ouais. Donc j'ai commencé à m'entraîner avec l'équipe. première quand j'avais encore 17 ans parce que je suis né en fin d'année donc en novembre mais j'avais encore 17 ans je partais sur mes 18 ans et donc c'est là, c'est cette saison là où j'ai commencé à m'entraîner avec l'équipe première donc cette année là l'année de mes 18 ans je dois matcher un seul match je crois en fédéral 1 avec New York donc l'année qui suit on passe en National 2 où là ça a été un peu plus prolifique où j'ai réussi à matcher 14 fois du coup sur cette saison là donc c'est là où ça a vraiment donc c'était les entraîneurs, c'était Laurent Dossat et Bertrand Casamayou qui m'ont lancé pleinement dans le grand bain on va dire et ça a plutôt bien fonctionné parce que par la suite du coup j'ai commencé Merci. avant de faire des saisons pleines. Oui,
- Speaker #0
tout à fait. Et New York, c'est quoi ? Tu es arrivé tôt, tu l'as dit, à 13 ans à New York. C'est quoi pour toi ? C'est une ville où tu te sentais bien ? C'était la grosse ville du coin un peu et tu as toujours aimé grandir là-bas ?
- Speaker #1
C'est ça. Globalement, comme je t'ai dit, même concernant l'école, j'ai toujours été là-bas. J'avais mes amis qui étaient à proximité. J'ai toujours été quand même très proche de mes parents. Donc, c'était quand même quelque chose que je voulais garder. J'avais cet équilibre, tu vois, vendre. le scolaire et le rugby qui m'allaient très très bien donc c'est quelque chose que tu vois que je voulais garder avec mes parents j'ai jamais manqué de rien c'est quelque chose que je voulais garder aussi donc tu vois c'est vraiment même la région m'allait très bien le
- Speaker #0
bassin New York m'allait très bien donc c'est pour ça que je suis resté je pense ok et t'es resté du coup jusqu'à même un peu plus mais ce fameux match cette montée en national ce match d'accès gagné contre Langon On fait un petit bond dans le temps, la victoire 29 à 17. Ça doit être un souvenir énorme pour toi, toi qui as grandi à New York. Ça faisait dix ans que tu étais au club. C'est dommage, tu as dû passer par toutes les émotions. Ça devait être complètement fou.
- Speaker #1
Oui, pour moi, c'était le... Pour moi, de ma jeune carrière, c'est le plus beau souvenir que j'ai actuellement de mon côté. Avec quand même ce barrage contre l'Oriol. Mais pour moi, c'est vraiment le plus beau souvenir que je garde quand même. avec le club de New York parce que moi qui ai quand même monté les échelons, qui a toujours voulu que New York aille en national ça s'est réalisé quand même sur le tard mais c'est ce que je voulais, c'était vraiment un rêve qui se réalisait également de faire monter cette équipe en national surtout que je suis resté quand même avec des mecs où ça faisait 5 ans du coup 5 ans que je m'entraînais avec eux, qu'on cherchait, qu'on se le disait qu'on allait monter, qu'on allait essayer d'emmener cette équipe au plus haut et ça s'est passé donc c'était super
- Speaker #0
L'ambiance avait l'air folle aussi à Espinassou et du coup t'arrives en national et je crois que t'es encore, alors tu vas me dire si je me trompe mais t'es encore un peu en double projet je crois que tu travailles à côté c'est ça ?
- Speaker #1
Tout à fait, exactement en fait quand j'ai signé le CEL c'est un centre d'entraînement labellisé qu'on appelait ça du coup New York Rugby Club parce que New York c'était encore considéré à cette époque là comme un pas un club Merci. professionnels, donc c'était des centres d'entraînement et pas des centres de formation. Et du coup, quand j'ai signé mon premier contrat avec Nior en tant que senior, c'était un contrat qui est du plus réactif où tu pouvais mener un double projet. C'est-à-dire que tu avais le rugby d'un côté, donc tu faisais pareil que les professionnels, tu t'entraînais avec eux, etc. Tu avais exactement le même emploi du temps qu'eux, mais à côté, par contre, tu pouvais bosser. donc tu pouvais trouver un boulot un travail qui te permettait aussi financièrement de pallier ce que ne faisait pas le club de New York qui donnait un salaire mais pas assez élevé pour que tu puisses en vivre finalement pleinement.
- Speaker #0
Et du coup, ta profession, c'était dans le dépannage si je ne me trompe pas.
- Speaker #1
Exactement. En fait, ce n'était pas exclusivement dans le dépannage mais en gros, j'étais chargé d'assistance. C'était le métier même. En fait, je travaillais pour les assurances en gros. de la faire pour toi qui a une voiture, si tu as le permis évidemment, si tu as une assurance, tu vois. Et donc dans cette assurance-là, lorsque tu tombes en panne, tu t'appelles ton assurance, enfin ton assistance plus précisément, et c'est moi qui décroche au téléphone, donc c'est moi qui t'envoie justement des dépanneuses qui doivent ramener ton véhicule vers un garage, qui te ramènent en taxi si tu en as besoin, qui t'emmènent à destination de ton voyage, etc. Enfin, il y avait plusieurs choses à faire, mais oui globalement c'était le boulot qui... que je faisais également.
- Speaker #0
Et ça ne te manque pas de plus le faire maintenant ?
- Speaker #1
Pour tout avouer, non, ça ne me manque pas trop. Pour tout avouer, c'est surtout source de repos en plus actuellement. Donc là, actuellement, j'en profite. On ne sait pas combien de temps ça peut durer, mais là, actuellement, j'en profite énormément. Et c'est clair que ça ne me manque pas. C'était quand même des... Des journées assez chargées. Ça, après, c'est moi qui l'ai voulu, de travailler. J'aurais pu ne pas travailler à côté, mais c'est moi qui l'ai voulu. Mais ça faisait quand même des journées très chargées. Et le soir, il fallait dormir. Mais oui, ça fait plaisir, surtout, de pouvoir vivre de sa passion et de ne plus travailler à côté, tout à fait.
- Speaker #0
Tu dois plus en profiter désormais. C'était la saison dernière, on était en août et en septembre 2025, tu avais découvert le National, tu as tout de suite explosé sous les ordres de Damien Neveu en National, 16 matchs, 5 essais, tu as découvert du monde quasi pro, pas tout à fait pro pour toi. C'était comment ce passé en National ? Tu as senti un énorme gap de niveau ? Pas spécialement, vu que vous avez fait de grosses performances.
- Speaker #1
Moi, clairement, j'ai senti dès le début le... Le changement de niveau, en fait, finalement, en termes d'impact et en termes de vitesse de jeu, c'était quand même une grosse différence. Pas sur les équipes de Bannes National, mais sur le top 6 de National, il y avait vraiment un gros gap des différences. Tu vois, ça, on le ressentait. C'était toujours des matchs qui étaient très, très compliqués, très, très durs. Il ne fallait jamais rien lâcher, se relâcher jusqu'à la dernière minute. C'était toujours de très gros matchs, tu vois. Donc c'est surtout... Sur ce top 6-là, où j'ai vraiment trouvé une grosse différence, où il a fallu du coup vraiment s'adapter. Après, je trouve qu'on s'en est vraiment très bien sortis. Bien sûr. Sportivement, même si financièrement c'est compliqué, mais sportivement, je trouve qu'on s'en sort très très bien parce qu'on arrive à se maintenir sur ce contre-massif. Il nous restait encore quelques moments à faire. Après, sans te mentir, on a quand même eu un groupe très très solide. On avait quand même deux joueurs de très haut niveau. Là, tu vois, ça se ressent. Il y a quand même quasiment 30 joueurs, dont le 15 titulaire entier, qui a retrouvé les clubs minimum en national, voire en Pro D2. Donc, c'est quand même un groupe qui était très expérimenté et très fort. Et ça, on est arrivé à le montrer sur le terrain. Donc, je pense que c'est pour ça qu'on a réussi à exister. Mais voilà.
- Speaker #0
Et toi, plus personnellement ? Je ne sais pas si tu te rappelles, moi, je t'avais interviewé à Marc-Anne Barrel en décembre. Et je me rappelle qu'il y a ce match, tu étais assez fou, match nul. vous devez le gagner d'ailleurs ce match je me rappelle que tu interceptes un ballon juste devant ton embute et tu te fais rattraper 80 mètres plus loin on essaye de parler de ta perf après et te dire félicitations, 60 minutes qui sont énormes et toi directement tu me dis c'est pas normal, je me fais rattraper pour un élier c'est vraiment pas normal, t'as toujours été dur comme ça avec toi ou c'est toujours va pousser vers le haut ou c'est...
- Speaker #1
c'est que même dans l'ensemble faut Moi, j'ai toujours été dans le sens où il ne faut jamais trop se regarder. Même si tu fais une bonne paire, il faut toujours chercher la petite bête. Qu'est-ce qui ne va pas ? Qu'est-ce que tu peux améliorer ? Parce que dans tous les cas, même si aux yeux des gens, aux yeux des spectateurs, tu peux faire un très bon match, si tu es vraiment compétiteur, il y a toujours un truc à corriger. Et moi, c'est toujours comme ça que j'ai fonctionné. Il y avait toujours un truc à corriger, une petite faute à corriger, quelque chose à améliorer. Et c'est toujours comme ça que j'ai fonctionné. Donc voilà. globalement c'est tout là ça n'a pas changé j'ai toujours été comme ça et ça n'a pas changé aujourd'hui ça t'a amené vers la Pro D2 donc forcément ça ne te donne que raison c'était très fort tu l'as dit tout à l'heure on avait un groupe très
- Speaker #0
solide nous on en avait parlé la semaine dernière dans le podcast on a dit que c'était très plaisant de vous voir jouer il y a eu ces détails, rétrogradation administrative on ne va pas revenir trop là-dessus parce que je pense que ça a été assez bassiné avec ça Et moi, je voulais juste savoir si parmi tous tes potes, parce que je pense que vous avez gardé peut-être un groupe WhatsApp, un truc sur lequel vous échangez tous ensemble, s'il y a des mecs encore, des potes à toi, qui sont encore sans club. Alors, il y a beaucoup qui rentrent dans les clubs, tu l'as dit. Est-ce qu'il y en a encore qui galèrent, malheureusement ?
- Speaker #1
Je sais qu'il y en a certains qui... Alors, quasiment la plupart des joueurs, je crois, ils ont retrouvé, il me semble. Mais même, il y a des joueurs qui ont retrouvé, mais qui souhaitaient trouver mieux que... Je ne trouvais mieux que ce genre de club. Je peux parler, je ne sais pas. Par exemple, le demi-de-mêlée Mathis Brunet qui venait du Stade Rochelet. Je ne sais pas ce qu'il y a lui. Je n'ai pas eu de nouvelles de son côté, mais je pense qu'actuellement, il n'a pas de club. Je ne sais pas si lui, il est content de chercher un. J'ai Tom Marché aussi où je n'ai pas trop de nouvelles. Il est également, je ne sais pas s'il a retrouvé un club actuellement. Aussichan aussi qui lui a trouvé en fédéral une, qui apparemment j'ai eu quelques nouvelles qui m'a l'air plutôt content mais qui a quand même été très déçu parce qu'il souhaitait quand même chercher des clubs sur la National 2. Il y a pas mal de ce genre de profils qui sont quand même de très très très bons joueurs et qui à cause de ça, à cause des blessures ou même à cause de la concurrence, n'ont pas trop pu jouer sur cette saison. sur le fait qu'ils n'ont pas
- Speaker #0
pas pu trop se démarquer et du coup les clubs n'ont pas pu trop non plus se diriger vers eux donc c'est ça qui est plutôt compliqué pour eux je pense mais bon j'espère pour eux que ça va aller on espère tous pour eux parce que il y a des super joueurs dans notre équipe et j'espère que tout le monde retrouvera un contrat pour toi ça s'est bien passé du coup t'as été un des premiers démarqués je pense parce que t'es vite arrivé à Valence comment ça s'est fait les contacts avec le VRDR ? Comment on est venu te chercher ? Est-ce qu'au direct, on t'a dit qu'on te veut dans le défectif ? Parce que possiblement, en phase finale, on a besoin d'un allié pour être titulaire. C'est assez fin. Non,
- Speaker #1
ça ne s'est vraiment pas fait comme ça du tout. Comment ça s'est fait ? Globalement, en début de saison, j'ai eu Olivier Servan, mon agent actuel, qui est venu me chercher pour travailler avec lui, tout simplement. Après le premier match contre Marc Embarri à la maison, il m'a demandé de savoir si je souhaitais bosser avec lui, donc on s'est très vite, très très bien entendus, vraiment il a toujours cherché la petite bête pour améliorer, que ce soit toujours mon niveau de jeu ou quoi, mais il a toujours été avec moi dans l'accompagnement, il m'a appelé toutes les semaines pendant un moment, donc il a toujours été un super agent de ce côté-là, donc je le remercie à ce niveau-là, mais en mi-janvier, du coup Olivier reçoit un coup de... de téléphone de la part de Fabien Fortassin, le manager de BRD, qui lui dit comme quoi il serait intéressé par mon profil, parce que de ce que je comprenais, Fabien, lui, était anciennement l'entraîneur de Tarbes, et du coup, il regardait encore la Nationale, d'après les dires de l'obligé. Et après, on lui contacte une visio avec Fabien Fortassin et le directeur sportif, du coup, Jonathan Vizigneschi, où ils ont dit qu'ils seraient intéressés par mon profil. Et que ce serait du coup dans un premier temps en tant que joker médical parce qu'ils avaient pas mal de blessés que ce soit au poste d'élié ou au poste de centre et qu'ils voudraient du coup me faire venir pour les 2-3 mois qui restent pour pallier du coup ces blessures là. Donc ils n'avaient pas une promesse de contrat par la suite, ils m'ont juste dit par contre en un mois on te teste et on te donne une réponse de savoir si on me prolonge ou pas. dans tous les cas c'était quitte ou double donc moi j'ai dit à Olivier quand il est venu me chercher on s'est toujours donné la démarche il m'emmènerait le plus haut possible, et moi je lui ai dit que je le suivais à 100% dans tous les cas, donc on a gardé cette trame-là, et du coup j'ai dit, bah feu, il n'y a pas de soucis à ce niveau-là. Donc après cela, on a du coup contacté bien évidemment le club de New York, donc Damien Neveu, qui lui, sans problème, m'a dit jamais je ne bloquerai la carrière d'un jeune joueur, il faut juste qu'on se maintienne avec New York, et par la suite je serai sorti sans problème. Et donc, je suis parti après le week-end où on s'était maintenu contre Massy. Donc, on a tenu sa parole. J'ai été libéré de mon contrat par le président Gilles Bernasar. Et ensuite, j'ai fait mes valises pour arriver du coup début mars, début mars au VRDR, tout simplement.
- Speaker #0
Ok, très bien. Et finalement, tu dis qu'il y avait un peu d'appréhension, forcément, parce que tu avais un mois pour prouver, mine de rien, avant d'un potentiel de prolongation. Et je pense qu'il y avait un peu d'appréhension pour démarrer contre Riona, match à la maison. Est-ce que ça ne bouillonnait pas un peu sous le casque ? Tu ne t'es pas dit, aïe aïe aïe, je joue beaucoup.
- Speaker #1
C'est que je ne m'attendais pas du tout à être titulaire dès mon arrivée. Moi, j'étais arrivé deux semaines avant avec une valise. On m'a donné un appart en deux jours. Tout s'est fait hyper rapidement. Je ne m'attendais vraiment pas à jouer dès le premier match. C'est ce qui s'est passé. il fallait... très vite vraiment s'acclimater et ce que ce groupe a très bien effectué avec moi, ils m'ont tout de suite très bien acclimaté et c'est ça qui m'a mis dans un bon confort pour attaquer ce premier match mais oui oui forcément un peu de pression un peu d'appréhension sur la découverte d'une division qui n'a rien à voir non plus avec la nationale surtout commencer dans un derby contre une équipe de top 6 il y avait plein de facteurs qui faisaient que mais euh... Mais il a fallu faire avec cette prévention et se lancer dans le grand bain. Après, j'ai toujours été quelqu'un qui ne se posait pas non plus d'humilité. Et si l'occasion se présente, il faut la croquer. Et c'est ce qui s'est passé.
- Speaker #0
Je me rappelle, je ne regardais pas tous les matchs de Valence l'année dernière. Je me souviens de ce match contre Brive où tu mets un doublé, où tout te réussit. Même les duels aériens, en défense, tu mets quelques carreaux aussi. Est-ce que ce jour-là, tu t'es dit, je suis en premier 2, je crois que c'était un jeudi soir en prime time, franchement là, quand je le vois où j'étais en septembre et je vois où je suis maintenant, j'ai quand même passé un cap, est-ce que tu arrivais à te le dire ?
- Speaker #1
Non, en soi, je n'arrivais pas à me dire que j'ai passé un cap, parce que je ne pensais pas à ça, je ne pensais pas que c'est... Je me disais que ce n'est pas le cas, je pensais juste que c'était sur la continuité de ma saison avec New York, et que là où j'étais, c'était vraiment que du bonus. Et je me suis dit, là, oui, je joue à un niveau que... Il faut que je garde ce niveau-là pour continuer à performer, ça c'est sûr. Mais je ne me suis pas dit, je me suis vraiment dit que j'étais sur un petit nuage, que c'était vraiment que du bonus, que j'étais vraiment sur un… Tu m'aurais dit en septembre, tu mets un doublé contre Brie en avril prochain, j'aurais un peu ri, mais bon. Non, j'ai vraiment pris tout ce qu'il y avait à prendre sur cette fin de saison-là et vraiment profité, mais je ne me suis pas dit, tu vois, j'ai passé un cap ou quoi. J'ai vraiment essayé de rester focus sur la fin de saison pour essayer de décrocher ce premier contrat professionnel.
- Speaker #0
Tu as bien fait parce que finalement, tu y as réussi. Juste pour revenir là-dessus, tu as dit à l'instant qu'il y avait un gros gap entre National et Pro D2. C'est quoi qui change le plus entre ces deux championnats que tu connais bien maintenant ?
- Speaker #1
C'est à peu près la même chose qu'entre la National et la National 2, mais d'un niveau encore plus. Là, c'est que du détail. C'est vraiment pareil. C'est la vitesse de jeu qui est vraiment au-dessus. Les impacts, il y a de très gros joueurs qui sont en face de toi, qui ont du ballon, qui sont steppés, qui sont physiquement très puissants aussi. C'est vraiment des joueurs très complets. De toute façon, plus on monte en termes de niveau de jeu, plus on affronte des joueurs qui sont très bons et très complets. C'est à ce niveau-là où ça a changé beaucoup. Il a fallu vraiment, même en termes de volume de jeu, en termes de temps de jeu effectif, il y avait beaucoup moins de fautes de main, beaucoup moins même de pénalités. C'est vraiment ça qui changeait.
- Speaker #0
Et dans ce contexte-là, où vous avez réussi à accrocher le top 6, donc tu as côtoyé Fabien Fortassin, qui, si j'ai bien compris, t'as fait venir au VRDR. Donc depuis, Fabien est parti du côté de Brice. C'était quoi votre relation ? Parce que moi, tout ce que j'ai entendu, ce que j'ai compris, c'est que c'était un très, très bon technicien quand même.
- Speaker #1
Fabien est un très bon technicien comme je t'ai dit il m'a très vite imprégné dans le plan de jeu il m'a très vite fait confiance ça s'est vu sur la fin de saison quand je suis arrivé il nous restait 8 matchs les 8 matchs il me met titulaire donc il m'a très vite fait confiance sur tout le groupe il fait vraiment confiance à tous ses joueurs il laisse quand même pas mal de liberté également à ses joueurs sur le terrain, même en termes de points faibles sur les équipes adverses, on trouvait des combinaisons ou des stratégies pour contrer l'adversaire, donc on a un très bon technicien, ça n'y avait rien à dire là-dessus.
- Speaker #0
Est-ce qu'il a joué avec Damien Neveu à la Rochelle, c'était les mêmes années, est-ce que ça a aidé dans ton transfert ou pas du tout ?
- Speaker #1
Il me semble qu'ils ont joué ensemble à la Rochelle. Tout à fait, je n'aurais pas de dire de bêtises, parce qu'il me semble qu'ils ont joué ensemble à la Rochelle. Mais en tout cas, je n'avais pas eu d'écho de Damien Neveu concernant mon transfert à Valence-Romand avant que mon agent Olivier lui en parle à Damien. Je ne pense pas que ça ait pesé dans la balance. Après, ça se trouve, je ne sais pas, c'est possible que oui. En tout cas, je n'en ai pas eu les échos, du moins.
- Speaker #0
Ok, très bien. Bon, là, on n'a parlé que des bonnes choses. Malheureusement, la saison, on a assez bien arrêté à un moment donné. C'est ce match de... Quand tu rencontres Riona, ce match de garage était titulaire, comment tu l'as vécu ? Est-ce que tu l'as vécu comme un coup d'arrêt, comme tout l'effectif ? Forcément, tu l'as vécu comme un coup d'arrêt. Ou alors, pour toi, ça a été plus facile de relativiser ? Quand tu as vu le chemin accompli, tu t'es dit, franchement, quand je vois ce qui s'est passé à New York en janvier, et là où je suis maintenant, perdre en barrage le premier deux, il faut savoir aussi relativiser.
- Speaker #1
Alors, j'ai quand même, moi, comme je t'ai dit, sur la fin de saison avec Valence, dans tous les cas, c'était que du bonus. Là, tu vois, faire un barrage de Pro D2, pour moi, c'était également que du bonus. Donc, j'ai très, très vite relativisé. Même pour le club du VRDR, tu vois, ça fait que 10 ans que ce club existe. C'était pour l'ensemble du groupe, même pour eux, c'était vraiment que du bonus d'aller en phase finale. C'était la première fois de leur histoire qu'ils allaient en barrage de Pro D2. Donc, c'était vraiment quelque chose de grand pour le club et pour les joueurs. Donc, dans tous les cas, on a très vite relativisé. on a réussi quand même à avoir à passer à autre chose assez vite.
- Speaker #0
Donc tu es passé à autre chose, est-ce que tu es passé aux vacances ? Tu as eu le temps de partir un peu en vacances, de peut-être rentrer en charles-maritime, de te reposer un peu ?
- Speaker #1
C'est ça, tout à fait. Je suis rentré et ils nous ont laissé un mois de vacances, un mois complet. Donc j'ai réussi, oui, je suis rentré tranquillement voir ma famille, profiter avec les copains également. Donc ça a été un mois vraiment... vraiment de coupure complète de rugby qui n'a pas fait de mal, qui a permis aussi de recharger pas mal les batteries, que ce soit physiquement et mentalement. Donc c'est cool, on est revenu en forme le 1er juillet. Donc c'est bien, c'est ce qu'il me fallait.
- Speaker #0
Et tu t'es acclimaté à la drogue parce que tu as grandi tout le temps sur le côté ouest de la France et ça s'est bien passé, l'intégration à Valence, nouvelle région ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait, nouvelle région. J'ai eu au début un peu de mal parce que je suis arrivé sur une période où c'était mi-mars, donc c'était un peu compliqué au niveau météo. Il y avait la Valence et le Mistral aussi qui souffrent pas mal, donc je suis arrivé sur des semaines où il y avait le Mistral plus la pluie. C'était un peu compliqué, je me demandais un peu où je suis tombé au début, mais non, après c'est sûr que ça n'a rien à voir en termes de météo comparé à la Charente-Maritime. c'est vraiment beaucoup plus un froid beaucoup plus un climat beaucoup plus sec qui est aussi où il y a les montagnes également ce qui s'appelle le Vercors, c'est la chaîne de montagne qu'il y a ici donc ça n'a rien à voir, mais oui je me suis bien acclimaté ça change quoi, ça permet de changer également
- Speaker #0
Et du coup t'as dit que t'es arrivé dans un petit appart quand t'es arrivé à Valence t'as réussi à changer maintenant avec le contrat et tout t'as réussi à trouver un peu plus tes marques dans la ville dans la région Merci.
- Speaker #1
C'est ça tout à fait. Là, au début, même si l'appart qu'ils m'ont donné, j'étais très bien loti. C'était très bien pour la fin de saison. Là, je me suis trouvé un appart également qui est un peu plus reculé, parce que je voulais un peu plus de calme comparé où j'étais. J'étais en plein roman centre. Là, j'ai trouvé la périphérie de roman sur réserve. C'est ce que je souhaitais. Et puis voilà.
- Speaker #0
C'est parfait, prêt à faire une grande saison avec un nouveau staff, avec Romain Terrain qui monte un grade, Baptiste Thierry pour les lignes arrières. Comment s'est passée la reprise ? Comment s'est passé avec ce nouveau staff ?
- Speaker #1
Très bien, ils nous ont expliqué, comme toutes les saisons, comment un staff présente son plan de jeu. Ça s'est très vite bien acclimaté également. Chacun s'est présenté, a présenté les attendus de la préparation. d'abord parce qu'on bosse étape par étape, mais de la préparation de... de juillet. Là, du premier abord, de ce que je vois, ils ont l'air assez contents du boulot qu'effectue le groupe actuellement. Là, tu vois, demain, on a une première opposition contre les espoirs de Valence. On va pouvoir se jauger et également réciter notre plan de jeu et corriger également les détails qui ne vont pas. À l'issue de cela, On fera une première conclusion sur ces quatre semaines de prépa et on pourra partir en vacances et reprendre en mois d'août tranquillement.
- Speaker #0
Et est-ce qu'ils vous ont déjà formulé les objectifs ? Ou alors, comme toutes les équipes, ça marche par bloc ? Tant de points sur le premier bloc, sur le deuxième ?
- Speaker #1
C'est ça. C'est un peu comme... Les objectifs, c'est un peu bloc par bloc. En fait, ils veulent vraiment... Enfin là, c'est même... La préparation, ils nous ont clairement dit que l'objectif premier, c'était le premier match. C'était vraiment de cocher Brive et d'être prêt, pas forcément de cocher, mais d'être vraiment prêt pour ce premier choc qui va être assez rude, je pense. Donc vraiment d'être prêt, c'est vraiment le premier objectif que Romain nous a donné, d'être vraiment prêt pour ce premier match de la saison.
- Speaker #0
Et pas cadeau, le match contre Brive face à Fabien Fortassin, qui vous connaît bien. Vous promettrez, pour Péniteste ?
- Speaker #1
ça va être sympa je pense que ça va être sympa ça va être les retrouvailles en plus avec Fabien mais ça va être un gros test cette grosse équipe de Brive on la connait, ils nous connaissent donc il n'y a plus qu'à
- Speaker #0
Paul j'ai une dernière question on a passé un petit moment ensemble merci d'avoir tout répondu on aime bien chez Rugby 15 News Voir les futurs pépistes qui vont sortir des centres de formation, les jeunes joueurs du club. Et nous, on voulait savoir du coup, s'il n'y avait pas un petit jeune, peut-être à ton poste ou à un autre poste, même au VRDR, qui t'impressionne tous les entraînements et tu te dis, attention, cette année, il faut l'avoir à l'œil celui-là.
- Speaker #1
Alors, tant que je réfléchisse un peu... Si, je pense qu'on a un petit jeune là qui a... On a un petit jeune qui est arrivé, alors attends, il faudrait que je te retrouve son nom de famille, parce que c'est un jeune portugais, donc c'est un 2007, un jeune portugais de 18 ans, de 19 ans même je crois. Il s'appelle, donc son prénom c'est Mateusz Liborio.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Il arrive sur le roi du Portugal, donc lui il a fait, de ce que j'ai compris, il a fait les équipes jeunes internationales portugais.
- Speaker #0
Et là, il arrive tout droit du Portugal. Il a signé un contrat de formation deux ou trois ans avec le VRDR. Il fait la prépa avec nous. C'est quelqu'un avec qui je le trouve vraiment sur le terrain très bon, très prometteur. Très, très prometteur, je pense.
- Speaker #1
A ton poste à toi ?
- Speaker #0
Non, il est 12. Il joue centre 12, premier centre.
- Speaker #1
OK. On va cocher le nom de Mathéo Schleyborio. Merci beaucoup, Paul, pour ton petit apport en tant que scout. Merci beaucoup pour cette interview. C'était un grand plaisir de pouvoir échanger avec toi. On espère que la saison va aussi bien se passer que celle qui s'est achevée il y a quelques semaines.
- Speaker #0
J'espère aussi. J'espère te donner raison également. On verra bien en fin de saison. On fera les comptes en fin de saison.
- Speaker #1
Exactement. Bon courage, Paul. Bonne fin de prépa. On se revoit bientôt.
- Speaker #0
Merci à toi. Bonne soirée à toi. Merci, salut. Ciao.