- Speaker #0
Salut tout le monde, on se retrouve pour le premier entretien de l'année 2026 avec Pierre Courteau, l'élié de Béziers. Merci beaucoup Pierre d'être avec nous dans notre podcast. Déjà, bonne année, comment ça va ?
- Speaker #1
Bonne année, merveilleux, bonjour. Écoute, ça va, en forme, on a coupé ses vacances, ça fait du bien. Avec les fêtes, on a vu un peu la famille, on a profité, on a bien mangé un peu. Après, on va attaquer avec une nouvelle année.
- Speaker #0
C'est parfait, tu as profité de cette pause hivernale après deux semaines de pause. Les entraînements vous reprennent bientôt, les matchs aussi. Faire du frais et repartir sur de bonnes bases pour toi. Si tu es prêt, Pierre, on va commencer par tes débuts au rugby. Comment tu t'es mis au rugby et à quel âge pour te présenter rapidement à nos auditeurs ?
- Speaker #1
Rapidement, j'ai commencé à l'âge de 8 ans. Avant ça, je faisais du foot. C'était le terrain juste en face. Je suivais mon père qui lui aussi faisait du foot et du coup entraînait un petit peu mon club à Comantri. Mon frère s'est mis au rugby une année avant moi et comme j'ai eu marre un peu du foot, je me suis dit pourquoi pas essayer. Au final, ça m'a pris direct on va dire.
- Speaker #0
Donc un grand frère, un petit frère, lui aussi dans le rugby, vous êtes assez proche ? Petit Prép, ok. Qui a continué le rugby lui ?
- Speaker #1
Oui, lui il est encore dans mon club à Comanthry. Mon petit frère a entraîné le rugby, et maintenant c'est l'équipe 1. On va dire qu'il a une affaire de famille.
- Speaker #0
Tu es toujours attaché à Comanthry, petit village dans l'Allier. Est-ce que tu étais peut-être pour les fêtes d'ailleurs ?
- Speaker #1
Oui, on est remonté trois jours. Comme ça j'ai pu voir un peu tout le monde, la famille, les parents, les grands-parents.
- Speaker #0
et franchement c'était cool c'était du bien de rentrer de temps en temps ça faisait longtemps aussi ça faisait 6 mois donc toujours sympa ça fait toujours du bien et c'est parfait pour l'athlète pour bien se reposer avant 2026 comment tu lis là-bas t'as fait des sélections peut-être quand t'as commencé le rugby t'es vite arrivé en sélection départementale je sais pas sélection de l'allié t'as fait des sélections régionales à plus grande échelle comment ça s'est passé pour toi ?
- Speaker #1
je crois les premières sélections c'était peut-être à partir de moins de 13 moins de 14 ans je crois un truc comme ça départementales à être palliées et en plus apporter à partir des 15 ans il y a l'état DI qui existe avant, donc moins de 15 ans, moins de 16, moins de 17 etc. J'ai toujours fait un peu partie de ces groupes là où il y avait plein de... Enfin c'est cool parce que j'ai fait plein de nouveaux potes, tu rencontres tous les mecs de la région, tu joues aussi avec des mecs qui sont maintenant aussi un peu à mon niveau ou même plus haut ou un cran en dessous mais tout le monde se retrouvait là on va dire, tous les meilleurs etc. donc c'était cool et... Et tu vois qu'il a quand même eu un bon visier au Vernia, peut-être, dans ce qui se fait au rugby aujourd'hui.
- Speaker #0
Oui, ça, on va en reparler juste après, notamment tes dernières Clermont. Il y a beaucoup de joueurs qui en sont sortis un peu comme toi. Et tu as fait le pôle espoir à Husserl aussi, si je ne me trompe pas. Tu connaissais déjà certains joueurs avant de les retrouver à Husserl, mis à part les mecs en sélection départementale. Tu en as quelques-uns qui jouaient autour de chez toi, de commanderie même, ou juste autour ?
- Speaker #1
de commencer Oui je sais qu'il y en a un qui est passé, Julien Cazubec, qui était passé longtemps avant moi, mais j'ai échangé avec ses parents, même avec lui, savoir comment ça se passait avant d'y aller et d'accepter cette offre. Ensuite il y a eu Romain Dagouré qui est aujourd'hui à Histoire, juste avant lui il y a eu Julien Prugnot, du coup il y en a eu deux autres aussi au Pôle Esport, donc non, il y a eu quelques joueurs qui se sont passés par là de commentary. Je savais un peu où je mettais les pieds.
- Speaker #0
Ça forme bien quand même, le petit village dans l'allier qui forme bien. Et du coup, quand tu es en Pôle Espoir à UC, tu es à Clermont en même temps. Comment ça se passe, la répartition ? C'est UC toute la semaine, tu t'entraînes plutôt individuelle, on va dire. Et le week-end, tu joues en match avec l'ASM. Comment ça se déroule ?
- Speaker #1
Ça se déroule déjà la première année. C'était un tutorat avec mon club Coventry et l'ASM. Donc ça se passe que le dimanche soir on arrive à l'internat, on s'entraîne un peu toute la semaine, souvent le lundi c'est plutôt récup et on va dire individuel, mardi, enfin on s'entraînait quasiment tous les jours sauf le vendredi, et le vendredi on retournait du coup en club, donc nous on allait du côté de Clermont, et après on faisait l'entraînement collectif on va dire. du vendredi soir avec le reste de l'équipe, avec l'annonce du groupe, soit on jouait, soit on jouait pas. Après il y avait des moments un peu plus compliqués, il y avait l'histoire des listes en blanc, jaune, jaune, etc. à l'époque. Donc il y avait un quota sur le téléspecté, on pouvait pas jouer en même temps, enfin toutes les reprises on pouvait pas jouer en même temps. Donc ça devait être un peu un excès pour les entraîneurs parce que des fois tu pouvais peut-être pas faire jouer tous tes meilleurs joueurs. Donc c'est vrai qu'il y a pas mal de roulements là.
- Speaker #0
Et à ce moment-là, t'es à quel poste ? T'es fixé déjà en tant qu'ailier ou tu joues un peu au centre aussi ? T'as un profil bon défenseur, donc je t'imagine bien en poste de 13 aussi à l'époque ?
- Speaker #1
Ouais, ouais, j'étais vraiment que au centre à l'époque. C'est au départ où je me suis dit que j'allergis un peu ma palette, parce que peut-être qu'elle était trop limitée et ça qui bloquait à un certain moment. Donc au final, j'ai voulu élargir et au final, ça a plutôt bien marché.
- Speaker #0
Et ces années à Clermont, c'est quoi les souvenirs marquants, les victoires les plus particulières, les saisons les plus particulières ?
- Speaker #1
Les saisons les plus particulières, je ne sais pas si c'était celles en jeunes. Enfin si, parce qu'au moins de 16, au moins de 17, la plupart du groupe avec lequel on est à Clermont, on était aussi en équipe d'Auvergne à côté, on a été double champion de France avec l'Auvergne. Le gros groupe, c'était beaucoup de l'ASM, pas mal de mec d'Aurillac. à droite, mais on se connaissait tous depuis 13-14 ans, parce que c'était tout le temps. Donc ça c'était un peu marquant. Et après c'est ma première année en espoir, même si je n'ai pas beaucoup joué, le groupe était super et on est champion de France à la fin de l'année, c'était vraiment très bien. Et aussi de Krabot ça a été monté, il y en avait pas mal qui jouaient, et donc on avait vraiment un super groupe et je pense que c'était une très belle année.
- Speaker #0
Ce groupe, cette génération est assez folle. Quand je vois les noms sur le papier, tu te retrouves avec Maxence Lemardelet, Donovan Toffenoa, Géorgie Beria, il me semble, Mathieu Texier, Marc Palmié aussi avec toi ?
- Speaker #1
Il y avait Dorian Verne, Tamé Zéala, Lucas De Steyn qui est encore à Clermont. Il y avait une grosse, grosse équipe.
- Speaker #0
Et tu as dix joueurs qui sont au moins en Pro V2 maintenant, ou qui sont en National aussi. C'est assez dingue, vous vous régaliez sur le terrain ? Tu sentais que tous ces joueurs allaient faire carrière dans le monde pro, mais tu sentais qu'il y avait du potentiel assez impressionnant ?
- Speaker #1
Oui, je pense qu'on sentait qu'il y avait un potentiel. On avait même pas mal de ces joueurs-là que tu dis qui étaient en équipe de France ou en équipe nationale pour d'autres. Moi, mon niveau ne s'était peut-être pas développé aussi vite, on va dire. Il s'est peut-être un peu explosé un peu plus tard. Peut-être pour ça aussi qu'en esport je jouais beaucoup moins. Mais non, je pense que tout le monde s'attendait à ce que ce groupe-là aille au plus haut, on va dire. Je pense que quand tu dis une dizaine de noms comme ça, c'est une inspiration et c'est une bonne chose pour l'ASM à l'époque aussi.
- Speaker #0
Oui, c'est clair, c'est assez impressionnant et ça montre à quel point la formation au Verniat, en plus, comme tu dis, vous suivez depuis plusieurs années, donc ça montre que ça travaille très bien. Dès que les jeunes sont récupérés, sont repérés. On les amène au plus haut niveau et ça quand même, féliciter l'ASM pour ça. Et pendant ces années-là, je crois que c'est Espoir, tu joues aussi pour Vichy, c'est ça ? Comment ça se parle ? Comment ça se passe ? Explique-nous un peu, c'est quoi ? C'est que tu ne joues pas à son Espoir, du coup tu peux aller à Vichy, comment ça se déroule ?
- Speaker #1
Avant Vichy, j'ai fait Cournon, Cid, Auvergne. Première année Espoir, comme on m'a dit que le groupe est très large, et qu'il fallait bien faire une double licence, ou tu t'auras, je ne sais plus comment les appeler à l'époque.
- Speaker #0
Une double licence,
- Speaker #1
voilà. Ouais, on me disait c'est bien de le faire, pourquoi pas, parce qu'il est pas le seul que je joue, donc ça a coté en fédéral 2 du coup avec mon nom d'Auvergne la première année. Pareil avec Vicine, avec la Estime, et un peu comme si là au Pôle, le vendredi soir j'allais faire la mise en place, le groupe était annoncé, je jouais le dimanche avec l'équipe quoi.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Donc ça se passait comme ça sur les deux années où j'ai fait une double licence. Et la deuxième année, c'est moi qui ai voulu faire cette double licence parce que j'ai fait les croisés en fin de première saison du groupe Espoir. Et je m'étais dit, pour revenir directement, et comme ça avait été déjà chaud l'année d'avant, je me suis dit, il vaut mieux que je le fasse aussi l'année suivante.
- Speaker #0
Et ça, ça t'a bien aidé ? Tu sens que redescendre à les étages inférieurs, jouer avec des gens qui sont fortement plus âgés que toi, ça t'a bien aidé dans ton développement, ta progression ?
- Speaker #1
Je pense qu'avant la Fédéral 2, c'était vraiment l'endroit où tous les anciens pros de Pro D2, Top 14 allaient jouer. C'était quand même la quatrième division avant.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai.
- Speaker #1
Et je me souviens, mon premier match en pro, je suis tombé face à Saint-Génial. Et il y avait tous les anciens pros de Limoges qui étaient là. Donc je m'étais dit, vraiment, c'est que des gold-gots. mais bon voilà et quand tu as pile 18 ans et que tu joues face à eux tu te dis... poser une question au début et après au final tu te dis ils sont comme toi et ça part quoi mais c'est vrai que ouais c'est bien de le faire aujourd'hui je pense que c'est peut-être un peu plus compliqué parce que les niveaux sont complètement différents quand on a l'espoir d'aller jouer à côté je discutais avec des mecs justement en Auvergne de faire au monde qui allaient faire des touras avec des fédérales 3 ou encore des fonds en honneur enfin et je trouve que c'est pas trop représentatif du niveau espoir enfin je pense que si tu peux jouer en espoir Pour moi, la Fédéral 1 aujourd'hui, c'est peut-être plus haut, c'est peut-être plus compliqué. Ou alors, tu as vraiment déjà un niveau de vent pro et c'est au coach, etc., de se faire confiance. Après, ça sera un avis.
- Speaker #0
Après, comme tu dis, c'est minimum Fédéral 1 parce qu'aujourd'hui, la Fédéral 1 a la cinquième division sur tout ça. Oui, voilà,
- Speaker #1
c'est pour ça.
- Speaker #0
Tu as dit Fédéral 3, Honor. C'est vrai que même moi, ça me paraît assez fou que des espoirs puissent jouer en Honor à l'heure actuelle.
- Speaker #1
Honor, c'est Régional 1 maintenant.
- Speaker #0
Oui, excuse-moi. Oui,
- Speaker #1
mais même moi, je vais se tromper.
- Speaker #0
Mais voilà, en tout cas, c'est vrai que tu as bénéficié de cette double licence. Ça t'a permis de jouer pour Vichy. Tu as aussi joué pour France Universitaire, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, j'ai fait une sélection en Italie avec France Universitaire. Je sais que mon coach à Cournon, justement, c'était Patrick Ladou. C'est celui qui s'occupait de France Universitaire.
- Speaker #0
Ok. et
- Speaker #1
Je crois que cette année-là, ils voulaient tester pas mal de mecs au Vernia et on était 5 de Clermont à y avoir été. Donc j'en faisais partie. C'était une expérience sympa. Malheureusement ou heureusement pour nous, les Italiens n'étaient pas très bons. Mais c'était quand même une bonne expérience. On a joué contre eux. On a pu découvrir des nouvelles personnes aussi. Donc c'était cool. C'était 3-4 jours assez sympas en Rome. On a passé un long week-end là-bas. C'était sympa.
- Speaker #0
Oui, c'est clair. J'ai bougé de sortir un peu de l'Auvergne, niveau rugby, voire autre chose. C'est ça qui doit être super intéressant. Et ensuite, tu rejoins Béziers. C'est à 20 ans, je crois, c'est ça ? Pourquoi ce choix ? Comment s'établissent les premiers contacts ?
- Speaker #1
Ce choix, c'est... Arrivée à ma deuxième année à Clermont, je me dis... Comment ça s'appelle ? Mais il y a la loi qui venait de passer, comme quoi il n'y avait plus que... trois ans espoir.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Trois à ce moment-là et je me dis du coup c'est plus deux et deux, c'est deux et un. Donc il faut à tout prix que j'aille chercher peut-être un contrat quelque part pour faire justement deux et deux quoi. Ouais. Parce que si t'as un contrat, une convention, tu peux rester un peu plus longtemps en espoir. Et je me dis, c'est le moment où il faut que je parte. Enfin, j'étais pas plus attaqué que ça clairement.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
pas mal de le plus près mais je veux dire il est plus difficile pour arriver à fond jusqu'au bout parce que mon objectif était d'être pro pour la claire monde loué à côté en fédéral 2 je connais un peu de sous tous les week-ends et et pour finir les études tranquillement donc je me suis dit autant le tenter sur une année et voilà donc il est en fait tout ce qui s'est passé c'est que les plus avais pas d'argent donc les écrits les il était pour les sites de tous les clubs et pour péter ou les mails de des directeurs sportifs, etc. Et j'ai envoyé quasiment tout le monde en pro des deux, je pense. Deux, trois clubs, peut-être de top 14. Et après, les clubs de Fédéralune qui essayaient de monter. Au final, quelques-uns m'ont répondu. Il y avait Dijon, mais ce n'était pas forcément intéressant. Il y avait Narbonne et Béziers. Narbonne et Béziers étaient les plus intéressés. Je peux dire... Autant que j'ai baisé parce que c'était la preuve des deux et Marbonne était un grand saut donc je me suis lancé.
- Speaker #0
C'est beau quand c'est toi qui fais toutes les démarches, ça montre à quel point tu as envie de rejoindre le club, que tu es motivé. C'est 2020 que tu fais tes premiers pas pro avec l'ASBH à Biarritz, est-ce que tu te souviens de cette rencontre ?
- Speaker #1
Ouais je m'en souviens, je me dis, enfin déjà le coach me prend dans le bureau, je ne sais plus si c'est le lundi ou le mardi, avant l'annonce de l'équipe je crois, et il me dit, bon ce week-end tu vas être titulaire, et j'étais étonné parce qu'il y avait 5 ou 6 ailiers devant moi, donc je me dis, bon ok, très bien. Donc il était pas satisfait des matchs précédents des autres et comme c'est encore le début de saison il m'a dit autant te tester et surtout à Biarritz je pense qu'à l'époque c'était un peu compliqué d'aller là-bas.
- Speaker #0
Ouais personne ne voulait y aller.
- Speaker #1
Enfin tu allais toujours et du coup il me dit voilà tu auras ta première là-bas donc au final content et après plus tu approches du match plus tu vois la météo. Je me souviens c'était horrible, c'était la pluie, que des joues au pied haut et là tu te dis pour un aîné premier match comme ça c'est cadeau. Au final, ça s'est plutôt bien passé. On a perdu, mais je pense que j'ai fait un bon match. J'étais content. Mon père avait pu descendre avec mon grand-père pour mon premier match. Après, je suis enchaîné un petit peu sur cette saison-là.
- Speaker #0
Tu joues quelques matchs quasiment tous à l'extérieur, sauf contre Grenoble, il me semble, victoire à la maison. Ça, ça doit être vraiment le souvenir marquant du début de carrière.
- Speaker #1
Oui, c'est le match suivant. Du coup, on joue Grenoble à la maison. Et vraiment, c'était un super match. Même moi, j'ai eu un bon match, donc c'était cool. Et puis, je me souviens, après, on avait trois semaines de repos ou quelque chose comme ça. Et c'est peut-être ça aussi qui m'a attiré, parce qu'au final, j'ai eu le Covid. C'était l'époque du Covid et les tests, des fois, m'étaient plus longtemps arrivés. Et j'avais été testé. Et on m'a dit que c'était comme quoi j'étais... Merci. que je pouvais plus m'entraîner donc ça m'a remis un peu sur le banc de la touche et cette saison là je crois que j'ai fait 8 maths normalement et je crois que j'ai fait 12 ou 13 fois 24ème donc je me suis déplacé quasiment partout on va dire que j'étais à rien d'être sur la feuille mais mais bon j'étais content c'était ma première année en pro et ça m'a permis d'entraîner et de re-signer un nouveau contrat pour les années suivantes quoi ouais t'étais dans les pieds du coach au final t'as appuyé au coach et c'est là où
- Speaker #0
tout s'est lancé. Et puis à la fin de cette saison, je crois que c'est la fin de cette saison, c'est le d'après, tu enfiles le maillot de Monaco Sevens, donc c'est le premier match à 7 avec cette équipe. T'aimes beaucoup le rugby à 7 ? C'est une discipline que t'affectionnes ?
- Speaker #1
Ouais, j'affectionne plutôt ça parce que comme je te disais, au Pôle Espoir, à 5 ans de saison, il y avait le tournoi en Wardington, donc on va dire que j'ai commencé par là et ça m'a beaucoup plu dès le début. En Crabos, j'avais fait un tournoi c'était justement le tournoi Tadei où on avait eu un bon groupe aussi et je me plaisais à jouer. Et puis, cette année, je crois que j'ai fait un tournoi. Et ensuite, comme tu dis, ma deuxième saison à la FDH, on nous dit au début de saison, c'était Jérôme Porical, il nous dit, j'ai eu Fred Misalak au téléphone, il se passe que des joueurs pour le Monaco Sevens, est-ce qu'il y en a qui seraient intéressés pour faire le Super Seven ? Et moi, j'ai levé la main parce que j'aimais le set. Et je me suis dit, ça peut être cool. Et comme je me suis dit, ça se trouve, je ne vais peut-être pas rentiller dès le début de saison et jouer direct. Je me suis dit, pourquoi pas aller faire ça ? Oui, ça fait une belle prépa. Je suis resté 15 jours avec Monaco. J'ai pu voir autre chose. J'ai pu jouer avec des gros joueurs. C'est l'Africa. Même Joanne de MMSR. Super bien avec, super bon joueur. que des gros joueurs, Gaspard Lally, le Belze... Des noms très connus de circuit A7. Oui, que des bons joueurs A7. Je me suis tombé un peu là-dedans, en ne pas trop connaissant ce qu'ils avaient fait avant, etc. Donc un peu insouciant de ça, mais au final, je vois direct sur le terrain que ça pive le rugby A7. tu retrouves des similitudes dans le jeu et que toi aussi tu comprends. Ça arrive à te trouver et c'est quelque chose qui m'affectionne. En novembre j'ai pu faire la finale avec eux. Malheureusement on perd en finale face au Babass qui avait mis toute leur équipe de France. Mais bon, c'était pas grave, c'était une super expérience, c'était cool. Cette année, je sais que j'essaye de faire des tournois, mais ce n'est pas avec le Super 7, c'est avec les assos. Je joue beaucoup avec les chefs fantastiques. Je me plais à chaque fois que je vais faire un tournoi, que ce soit associatif ou à plus haut niveau. C'est vraiment cool et c'est une bonne ambiance. C'est un rugby plaisant à voir et à jouer.
- Speaker #0
Mais justement, là, tu parlais de cette finale, je vais revenir dessus, parce qu'à l'époque, tu n'étais pas trop habitué à jouer dans des grands stades, dans des grands écrins. Et là, tu joues à la Défense Arena, un tel événement, dans un tel écran, avec, on va dire, des tels joueurs à côté. Ça, ça a dû te marquer, je suppose. Tu as gardé ça comme un super souvenir ? Ou alors, pas tant que ça, parce qu'au final, tu perds, comme tu l'as dit.
- Speaker #1
Non, j'en ai un très bon souvenir parce que déjà en plus la semaine d'avant de préparation, on l'a faite à Monaco, je n'avais jamais été à Monaco. Et puis on avait vraiment été mis dans des dispositions optimales pour être performants. Puis pareil, j'ai joué avec Harry McNutty, Dan Norton, des noms encore énormes.
- Speaker #0
Ça allait vite Dan Norton avec le fond, non ?
- Speaker #1
Ouais, ouais. Je ne pouvais pas trop le suivre. Non mais je jouais vraiment avec des mecs internationaux à 7, qui sont vraiment un cran au dessus. Donc je me suis dit, tout ce que j'ai à prendre, je le prends. Et on va dire que j'étais stressé avant chaque rentrée sur le terrain, parce que c'est vrai que c'était peut-être le plus gros stade dans lequel j'ai joué. Et puis c'était un événement où vraiment je pense que tout le monde le regarde. Même si les tribunes font un peu vide, parce qu'il y a tellement de monde qui passe sur la journée et le stade est tellement grand, tu avais l'impression que c'était vide, mais au final, ça fait du bruit et tout. Et c'est vraiment une faute d'expérience. Et si je devais le refaire, j'aimerais bien le refaire. Oui,
- Speaker #0
tout à fait. En plus, tu as été, je ne sais pas si tu continues à vouloir y penser aujourd'hui, mais tu as fait avec Clermont 2024, Super 7 aussi. Tu t'imaginerais reprendre, je ne sais pas, le couloir de Clermont ou d'un autre club. et repartir, même si c'est en milieu de saison, c'est ça le problème de la finale maintenant, mais tu te verrais bien le refaire en fait.
- Speaker #1
Oui, je me verrais bien le refaire. Après, je l'ai fait avec Clermont parce que, comme je te le dis, j'ai encore des attaques avec Clermont parce que j'ai encore plein de copains là-bas et puis c'est mon club, le premier dans lequel j'ai joué à haut niveau et je pense que je serai toujours intéressé. à ce club parce que j'ai toujours fait porter, ça coûtait 6 mois, etc. Je pense que si je devais le refaire, ce serait avec eux ou avec une équipe ambitieuse qui a envie de faire quelque chose parce que j'ai pas envie de me gâcher un match ou plus avec le club pour les faire un peu figuration. J'ai pas envie de manquer de respect à n'importe quel club, mais j'ai pas envie de faire figuration et de... de manquer du temps avec le club pour rien, entre guillemets.
- Speaker #0
Oui, bien sûr, tout à fait. Rob, justement, on va revenir sur le rugby à 15 et le club de la SBH. En 2021-2022, tu fais une grosse première saison, 16 matchs, 15 titularisations, tu n'as que 22 ans et tu marques aussi tes premiers essais, il me semble, à ce moment-là, 4 essais. Est-ce que tu te rappelles ton premier essai à la Rabine ?
- Speaker #1
Oui, justement, c'est juste après… après le Super 7, en plus je m'étais blessé, je revenais pour la finale de Super 7 et je crois que je me suis fait un petit pépin bête à l'entraînement et donc c'était Pierre Caillé il me dit bon tu vas monter à Havannes avant Noël c'était et je dis bon mais attends, j'ai pas le choix et il m'avait dit entre guillemets c'est un peu ta dernière chance et au final, enfin pas ma dernière chance mais il dit c'est... et la chance que tu as pour te montrer et faire voir que tu vaux. Au final, j'ai fait mon match, j'ai marqué C'est L'Esté, j'étais content. En plus, je l'ai marqué face à Brandon Holder, il était en retard et j'avais joué avec lui justement à Super 7. Donc même lui, on avait appris à se connaître, il était très content pour moi que j'ai pu enchaîner après toute la saison. J'ai fait tous les matchs, sauf le dernier à la maison où... On n'avait plus rien à jouer, il fallait faire jouer les partants pour les remercier. C'était une super saison, j'avais bien pu enseigner. C'est là où j'ai signé mon premier contrat pro.
- Speaker #0
Exactement. Et ça, c'était la suite logique pour toi ? Tu t'attendais à avoir cette offre et à le signer ? Pour toi, c'était normal après avoir bien enchaîné avec Béziers, de signer ce contrat pro pour rester à la SVH ?
- Speaker #1
Après avoir bien enseigné, oui. Je m'étais dit, si je n'ai pas de contrat... Si je n'avais pas de contrat, ça va être compliqué parce que je n'ai aucune touche ailleurs aussi. Et puis je ne cherche pas forcément ailleurs. Mais oui, j'avais envie d'honorer ce que j'avais déjà fait à Béziers. Je n'ai pas envie de faire 50 000 clubs. J'aime Béziers. Pour l'instant, j'ai envie d'y rester. J'ai envie de tout donner pour ce maillot. Et pour moi, c'est la petite logique de signer mon premier contrat pro là-bas parce que tu m'as donné aussi ma première chance en pro. je me suis dit, oui, il faut le faire et continuer sur ce marché.
- Speaker #0
Et après la saison d'après 2022-2023, tu ne la commences pas. Tu es à trois essais en sept matchs, mais on ne te voit plus le reste de la saison. Alors, c'est que tu te blesses. C'est quoi ? Je n'ai pas réussi à retrouver l'information.
- Speaker #1
Ouais, je me suis blessé. On va dire, les coachs m'ont dit cette année, tu ne t'assèneras peut-être pas tous les marts, toutes les semaines 80. Je m'étais un peu dégoûté, mais bon, c'est normal, il faut aussi faire tourner et je ne peux pas toujours tout le temps. Et oui, au final, je me blesse, c'est contre qui ? Contre ex, je crois, à la maison. Mais en marquant un été, je crois, un tout typique, je marque encore. Le pied reste un peu du défenseur, il traîne et je me déboîte l'épaule. Je fais une rééducation un peu classique, sans me faire opérer, au bout d'un mois et demi. Sauf que c'est ressorti, ça ressortait deux ou trois fois. J'ai dit bon, opération. Et puis, je n'ai pas pu rejouer de l'année. Je n'ai pas pu rejouer.
- Speaker #0
Blessure que tu traînes et puis la saison d'après, on fait chronologiquement, on enchaîne les saisons. Tu joues pas tant que ça, mais par contre c'est une énorme saison pour le club. Le club finit 3e de la phase régulière, je crois, 20 en demi. Tu sentais vraiment que cette année-là, que la SBH était dans une autre dimension, que vous rouliez quasiment sur tout le monde et qu'il y avait quelque chose à faire ?
- Speaker #1
Oui, cette année-là, c'est pareil, je me re-blesses et j'entraîne les blessures. C'était à l'issue cette fois-ci. Pour ça, je n'ai pas pu trop jouer. Je suis revenu pour la fin de saison. En fait, je suis arrivé dans... de fin de saison où on gagnait, comme tu dis, où on roulait peut-être un peu sur tout le monde, où on avait vraiment ces 15-20 dernières minutes où on avait encore la caisse pour tout faire, pour tout donner. Et je me souviens des matchs où on les finissait rincés parce qu'on envoyait tout sur les derniers instants. Je me souviens de ce quart de finale contre Brive où j'ai fait la première mi-temps, la deuxième je l'ai passée dans les tribunes. Quand tu vois ces cinq dernières minutes où on remonte le terrain de 80 mètres, où on va chercher ce testé de la victoire, je pense que c'est vraiment ça qui définit notre saison. On n'a jamais abandonné. Tout le monde nous prenait pour le petit poucet, on va dire, en début de saison. Et au final, on a commencé à devenir un peu l'ogre de cette saison. On arrivait à tout faire, on pouvait aller gagner partout. C'était vraiment la... Je pense que c'est une des saisons les plus marquantes à Béziers, ou du moins depuis 18, où vraiment on pouvait tout faire. Je me souviens, c'était tous les week-ends, on était heureux d'être ensemble, on était heureux de gagner. La semaine, tout le groupe était content d'être ensemble. On arrivait quand même à faire la fête et à rester sérieux. On avait vraiment un bon groupe et on arrivait à le retranscrire sur le terrain et sur notre rugby. C'est la saison la plus marquante pour moi à Béziers.
- Speaker #0
C'est vrai que c'était une grosse saison, tu finis dans le dernier carré, défaite à Vannes. Et en plus, la bonne nouvelle, c'est que tu prolonges jusqu'en 2027. Donc, c'est réussi sur tous les points de vue.
- Speaker #1
Oui, j'ai réussi à avoir encore un an de contrat, mais j'ai réussi à avoir le confiance du pote parce que Pierre Caillé, je pense qu'il savait de quoi j'étais capable malgré mes blessures. Il savait que j'allais revenir un jour et être en forme. Il me fait confiance. Il m'a aussi fait re-signer plusieurs autres joueurs de ma génération. Enfin, pas toute ma génération, mais tout notre groupe Espoir. On avait re-signé à peu près au même moment. Parce que c'est lui qui nous a causé un espoir. C'est lui qui nous a fait confiance les premiers temps en pro. Et c'est quand même une équipe comme ça, avec des mecs en qui il avait confiance. Et franchement, c'est le marqueur de la confiance. J'ai essayé de lui rendre après en suite tous les week-ends.
- Speaker #0
Pierre Caillan, c'est lui qui t'avait lancé, qui t'avait donné cette possibilité à Vannes quelques années précédentes. Donc ça a été une belle histoire entre vous deux.
- Speaker #1
Oui, c'est le coach qui m'a fait jouer en espoir, qui a commencé à me faire monter avec les pros. C'est lui qui m'a lancé à Vannes et avec qui j'ai marqué mon premier effet. Mais au final, oui, c'est aussi parce que moi, il m'a bien lancé et il m'a fait confiance.
- Speaker #0
J'avais des questions plus légères pour toi. Maintenant, je vais te faire un petit jeu. On va définir la légende des Éliés. Alors, les meilleurs joueurs qui ont joué à ton poste dans l'histoire. Je vais te faire des vis-à-vis, puis tu vas me dire lequel tu préférais comme Élié. Ça te va ?
- Speaker #1
Allez.
- Speaker #0
Alors, plutôt Will Jordan ou Damien Penaud ?
- Speaker #1
Penaud.
- Speaker #0
Penaud ou Rokosoko ?
- Speaker #1
Penault.
- Speaker #0
Penault ou Vincent Clerc ?
- Speaker #1
Vincent Clerc.
- Speaker #0
Vincent Clerc ou Drew Mitchell ?
- Speaker #1
Vincent Clerc.
- Speaker #0
Vincent Clerc ou Chassin Colby ?
- Speaker #1
Vincent Clerc.
- Speaker #0
Vincent Clerc ou Brian Abana ? Voilà. Pareil, Vincent Clerc.
- Speaker #1
Vincent Clerc ou Julian Savéa ?
- Speaker #0
Vincent Clerc.
- Speaker #1
Et Vincent Clerc ou John Alomou ?
- Speaker #0
Je vais rester sur la France, Vincent Clerc.
- Speaker #1
Est-ce que Vincent Clerc, c'est le GOAT des ailiers de l'histoire ou tu as quelqu'un d'autre qui deviendra en tête ? J'aurais pu oublier quelqu'un.
- Speaker #0
En ce moment, tu as quand même Biel-Biarré qui est sur une phase bien ascendante. Mais après, je pense que tous les mecs que tu as cités, c'est tous des machines. Mais Vincent Clerc, pour ce qu'il a fait pour l'équipe de France, même à Toulouse, c'est quelqu'un.
- Speaker #1
Et tu imagines Biel-Biarré arriver au niveau de Vincent Clerc un jour, le dépasser ?
- Speaker #0
Le dépasser, je pense. Il continue comme ça largement.
- Speaker #1
On va dire qu'il est bien parti, oui, effectivement. Je vais revenir à la SBH. Là, il ne nous reste que deux saisons à traiter. Puis ensuite, je pourrais clôturer cette interview. La saison dernière, la 2024-2025, vous ne qualifiez pas. Ça ne se joue à rien. Mais toi, par contre, tu joues 27 matchs, 27 titularisations. Est-ce que c'est la saison, personnellement, la plus aboutie pour toi ?
- Speaker #0
Oui, tu l'as dit, c'est la saison la plus aboutie. C'est celle où je n'ai pas eu de pépins physiques, donc ça faisait du bien. Malheureusement, comme tu dis, on n'a pas pu se qualifier jusqu'à la 26e journée. On est dans le top 6 et on est encore sur les deux dernières. C'est une stat qui faisait mal à voir, surtout quand tu vois qu'au final, tu finis ex aequo avec le 6e et au final, tu montes. Donc, tu dis que tout était possible. Mais non, c'était une saison aboutie. Dommage qu'elle n'ait pas abouti avec un top 6. Ça aurait été la première fois dans l'ère professionnelle que Bézier enseignait deux phases finales de split. Donc, c'est dommage. Je pense qu'on voulait rentrer dans l'histoire. Mais je pense qu'on a fait une grosse saison et on en est tous fiers malgré le résultat de la fin.
- Speaker #1
Tu en as parlé justement de cet ex-aequo avec Montauban que vous perdez au point terrain. s'il y a eu un manque d'illusion dû au parcours de Montauban ou alors c'était vraiment juste le fait de ne pas être entré dans le top 6 parce que comment dire vous auriez pu tu penses vous auriez pu viser le même destin que Montauban monter en top 14 essayer d'aller gagner à Brive tout ça c'était quelque chose que quand tu as du recul tu dis qu'il y avait vraiment un coup à faire ouais
- Speaker #0
tu dis qu'il y avait vraiment un coup à faire après je pense que sur cette fin de saison Montauban surtout quand tu vois le match pour qu'ils se paient eux. ils ont été plus méchant que nous sur le combat etc. Nous on commence le match sur les 20 premières minutes, je pense qu'on les assiste un peu et au final ils ont mis les ingrédients qu'il fallait et puis on prend un dernier essai à la dernière action qui du coup nous coûte ce point terrain. Après oui, comme tu dis, tu peux viser des matchs comme aller gagner à Brive etc. C'est les choix des coachs. Donc, bien sûr, on veut gagner tous les matchs. Après, il n'y a pas tous les matchs qui sont simples. Surtout, aller gagner à brief, c'est compliqué. Donc, tant pis, on va dire. C'était une belle saison. On a passé des bons moments avec ce groupe qui était en grande partie fait du même avec lequel la Nescafé. L'année précédente, on était jusqu'en demi. C'est dommage qu'on n'ait pas pu rentrer dans ce top 6 pour faire un petit bout de parcours en plus. Je pense qu'on était vraiment tous dégoûtés de se dire après ce dernier match de Brive à la maison, lundi, on ne s'entraîne plus. On n'est plus ensemble, la saison est finie. Je pense qu'on était vraiment tous dégoûtés que ça. On avait envie de vivre plus, mais malheureusement, c'est comme ça. sa flamme au banc est montée et voilà quoi
- Speaker #1
Et toi cette saison là, donc on a parlé des 27 matchs 27 titularisations, c'est une très bonne saison parce que si je ne me trompe pas, il y a une série où tu enchaînes, je crois que c'est entre novembre et janvier, 7 matchs consécutifs, 7 essais là tu te sentais vraiment invincible à ce moment là, tu te sentais en grande grande confiance ?
- Speaker #0
Ouais j'avais la confiance et des coachs et envers moi-même parce que je commençais à vraiment enchaîner quand tu dis 7 matchs assidus et 7 essais Merci. Je m'en souvenais même plus, tu vois. Mais ouais, c'était plaisant parce qu'on arrivait à envoyer du jeu, on avait des ballons aux ailes. Je ne pense pas être le plus grand casseur de défense, mais j'arrive plutôt bien à finir. C'est aussi mon job de finir les coups. C'est vrai que ça me fait du bien de marquer à chaque match. Si ça pouvait faire gagner l'équipe ou la mettre dans de meilleures dispositions, bien sûr que je le fais. J'espère continuer à le faire le plus longtemps possible.
- Speaker #1
Tu as toute la deuxième partie de saison pour continuer à le faire. En plus, tu as bien commencé en fin de saison au niveau des essais. On y reviendra juste après. Juste question hors rugby, on parlait de cette saison-là de l'ASBH. En te suivant sur les réseaux, on voit que tu voyages beaucoup. Est-ce que tu as une destination à donner aux auditeurs, celle qui t'a le plus marqué ?
- Speaker #0
La destination qui m'a le plus marqué ? Là, on en a fait deux grosses avec ma compagne. On a fait New York, c'est ma première grosse destination où je partais vraiment loin. Et on a fait Zanzibar aussi. Je pense à retenir que ce serait plutôt New York. C'est la première grosse et tout est possible dans cette ville là-bas je pense. Je pense qu'on a envie d'y retourner juste pour manger, revisiter, refaire des nouvelles choses. Parce que tu as tellement de trucs à faire et je pense que tu ne t'ennuies jamais là-bas. C'est une belle ville malgré tout le monde qu'il y a, etc.
- Speaker #1
Tu trouves que c'est important, dès que vous avez une pause, parce que la saison est arrêtante, il y a des gros blocs de rencontres, de partir pendant une semaine, faire ses bagages et changer d'horizon, changer, partir un peu de Béziers ?
- Speaker #0
Oui, je pense que c'est important de changer d'air. Là, j'ai pu le faire quasiment à chaque vacances, on va dire, de pouvoir partir plus ou moins loin. Les gars me farrient un peu parce que c'est vrai que Stamé est parti deux fois au final à chaque vacances. Là, ils m'ont dit qu'il allait partir où encore une fois ? On a dit pas pour l'instant.
- Speaker #1
C'était dans la vie,
- Speaker #0
c'est pas pareil, c'est pas New York. Ouais, c'est pas pareil, non. Non, ma compagne adore voyager, elle voyage aussi petite, avec sa famille elle voyageait souvent, et je pense qu'elle m'a donné aussi un peu ce truc-là, moi je ne m'étais jamais trop lancé dans des longs voyages, donc je suis content de le faire avec elle, et on se régale à chaque fois, et maintenant la prochaine étape ce sera d'emmener ses enfants. aussi en voyage et qu'on parte à
- Speaker #1
4 c'est sympa on espère que ça pourra être assez proche et que ça permettra encore une fois de changer d'air changer d'horizon là on va revenir du coup à l'ASBH 2025-2026 mi-championnat vous êtes 13ème aujourd'hui avec 2 points qui ont été enlevés à cause des récentes affaires autour du club forcément c'est pas dans vos standards quand tu vois les 2 dernières saisons où top 6 et ensuite tu as 2 doigts dans le top 6 Il y a une forme de frustration dans le groupe quand tu regardes les premiers mois de cette partie de saison ?
- Speaker #0
Je pense qu'on a été tous choqués déjà par le choix de la présidence de Limoges, Pierre Caillet, notre entraîneur l'année dernière. Je pense que déjà, ça a dû mettre un coup au moral à tout le monde. Mais après, on s'est dit, peu importe, le groupe est là. Peu importe le entraîneur qu'il y aura ensuite, on va le suivre et lui faire confiance. Au final, ça s'est mal passé avec tout le groupe. Donc là, pour l'instant, je pense qu'on était frustrés qu'on ne gagne pas les matchs, alors que le groupe reste sensiblement le maître. C'est améliorer à certains postes, à d'autres postes, forcément, c'est perdre du monde. C'est toujours obligé, c'est un roulement, c'est comme ça le rugby. Mais on était frustrés de ça. Oui, et là on a envie de gagner le maximum de matchs possibles parce qu'on a envie de faire notre saison entre nous. Pareil, le groupe vit bien donc on a envie de jouer le groupe et d'aller jusqu'au bout et le plus loin possible. On sait qu'on ne sera pas forcément dans le top 6 mais on a envie de prendre du plaisir ensemble et de gagner le maximum de matchs et de régaler aussi nos supporters et pas de jouer ce fin de tableau qui ne prend pas du tout notre place. Surtout quand tu vois, comme tu l'as dit, nos deux dernières saisons.
- Speaker #1
A domicile, ça se passe plutôt bien. Il y a eu deux défaites. Mais c'est surtout à l'extérieur où on a l'impression que ce n'est pas la même équipe.
- Speaker #0
À l'extérieur, je ne sais pas vraiment ce qui se passe. On n'arrive pas à prendre de points. On a toujours réussi à prendre des points défensifs ou d'aller gagner et faire des victoires. Pour les derniers matchs, ça s'est un peu mieux passé. On a fait des meilleurs matchs. On n'arrive pas encore à ramener. points mais on fait des meilleurs matchs, on arrive à être dans le coup sur une très longue durée du match. Mais je sais pas, on n'arrive pas à être encore plus tueur et enchaîner le bon momentum sur le match et garder ce truc-là. de gagner, d'avoir cette rage de vaincre. Je pense qu'on ne l'a pas eu à l'extérieur et je pense qu'on l'a trouvé à domicile face à Vannes. C'est vraiment notre match référence où, tout le match, on avait la rage. Je me souviens à cette bonne action, on s'encouragait tous, on se regardait tous dans les yeux et on savait vraiment où on voulait aller. Je pense que c'est le match marquant de cette année qui va peut-être nous faire basculer vers deux jours meilleurs.
- Speaker #1
C'est ma prochaine question, c'était la victoire contre Vannes, avant la pause, 25-17, c'est clairement, je viens juste d'en parler, ça peut être le genre de match bascule dans une saison ?
- Speaker #0
Oui, comme je l'ai dit, c'est le match où chaque bonne action, chaque truc, on avait la confiance du copain à côté, où tu te dis, regardant les yeux, tu as envie d'aller vers le même endroit. Même moi, je ne sais pas, chaque grosse action, j'avais les poils, j'avais envie de rester sur ce terrain, de me battre jusqu'à la 80, 90e, qu'il devait y avoir du temps en plus. Mais je pense qu'on était tous excités de ça et on avait toute envie de bien finir cette année 2025 et de le faire pour nous surtout parce que c'est compliqué et on a voulu le faire pour nous, pour les coachs qui travaillent dur aussi, qui sont en place. Ils font beaucoup moins, du coup, ils font beaucoup de boulot. On avait envie de le faire. Et pour tout ce groupe-là qui se bat depuis maintenant 8 ou 9 matchs, je crois. Donc, ouais, on était content de cette victoire-là. Et j'espère qu'on va pouvoir, comme je te dis, avoir des jours meilleurs et continuer à enchaîner un peu là-dessus et se baser sur ce match-là.
- Speaker #1
En fait, ça aurait été même parfait pour enchaîner, que ce soit un premier match de bloc, mais que ça ne se fasse pas deux semaines de coupure après.
- Speaker #0
Ouais, ça aurait presque été bon de l'avoir en premier match de bloc. Après, c'est bien aussi de finir sur une bonne note. Toute la semaine, David Iraszopi l'a dit, c'est notre cadeau de Noël, c'est notre plus gros match de cette année. C'était LE match à gagner, on l'a fait. Et voilà, on n'a plus qu'à se baser là-dessus et renseigner, faire les choses encore mieux. Et après, ça va dérouler, j'espère.
- Speaker #1
Oui, on te le souhaite. Toi, tu en es à 5 essais cette année. Tu joues encore beaucoup, tu es déjà à 13 matchs, un peu comme l'année dernière. Est-ce que l'objectif, ça ne serait pas de rattraper les 12 essais de l'année dernière ? Est-ce que c'est dans un coin de ta tête ?
- Speaker #0
Ce qui est dans un coin de ma tête, c'est... Ouais, j'aimerais... marquer 10 essais. J'en ai fait 5 sauf début de saison, je pense que c'est possible d'en faire 5 autres. Donc j'aimerais les rattraper. Le temps de jeu, je ne sais pas si je le rattraperais mais me rapprocher le plus possible. J'ai envie vraiment d'être dans le haut de tableau des joueurs qui jouent le plus souvent et d'être dans le haut de tableau des marqueurs d'essais parce que si l'équipe tourne je vais pouvoir marquer encore plus. marquer encore plus, peut-être que ça peut aider à faire tourner l'équipe encore mieux. Et j'ai envie de faire partie de ça.
- Speaker #1
Et toi, personnellement, on te connaît bon défenseur, joueur, tu disais tout à l'heure, qui ne gagne pas le plus de lignes, qui ne casse pas le plus de lignes, mais qui gagne quand même quelques duels, on te voit souvent à ton avantage. À l'heure actuelle, pour un joueur comme toi, dans ton profil, et ce que tu veux dire, toujours cette envie de progresser, c'est quoi la phase que tu travailles le plus ? Est-ce que c'est défensif, offensif, des skills en particulier ? Aujourd'hui, c'est là où tu as envie le plus de progresser ?
- Speaker #0
Moi, déjà, ce que j'aime, c'est, comme tu dis, être plutôt bon défenseur. J'essaie d'être le plus propre possible. Je sais que ce n'est pas moi qui va aller mettre des carreaux tous les week-ends de par mon poids et ma carrure, parce que ce n'est pas le plus gros là-dessus. Mais non, j'essaie de louper le moins de plaquettes possible, d'être le plus performant là-dessus. J'adore, on va dire, tout ce qui est ballon haut. J'aime cette pression qu'il y a de dire que c'est du 50-50 et d'essayer de gagner l'adversaire là-dessus. J'adore aussi monter sur les coups d'envoi. Je sais que chaque match où on tape de mon côté, j'arrive soit à en claquer au moins un ou à choper une finalité. C'est quelque chose que j'affectionne particulièrement, les ballons hauts. Je ne pense pas être le meilleur, mais j'aime ça, j'aime travailler. Et après, oui, envie de continuer à bosser, on va dire, l'attaque sur l'homme ou être plus fort sur mes raffus et essayer encore plus de casser de placage, de gagner encore plus mes duels. Ça, c'est toujours un objectif. On a envie d'être meilleur là-dessus, je pense.
- Speaker #1
Oui, évidemment. Évidemment, évidemment. Mon dernier petit jeu, comme on a fait pour les légendes, je vais te parler des vestiaires que tu as connus dans ta carrière, que ce soit ceux de l'ASC, même ceux peut-être à Comantri ou au Pôle Espoir ou alors même dans le vestiaire actuel à Béziers. Je veux savoir, dans ta carrière de joueur, qui a été le plus chambreur ? Quel joueur a été le plus chambreur dans tous les vestiaires dans lesquels tu as croisé des joueurs ?
- Speaker #0
Le plus chambreur ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Il y en a beaucoup, là. Tu peux me poser une chose. Merci. Abézier en chambreur, je pense que tout le monde se chambre dans le groupe. Un bon chambreur, il y avait Guimba, Laure quand même et Pitre un peu. Donc, ils mettaient toujours l'ambiance dans le vestiaire, ça c'était sympa. Tout le temps la bonne humeur, la musique, etc. Après, il y a un petit groupe d'ABSK, Telmas. il y a tout ce groupe là d'un peu plus jeunes, de mon âge, voir un petit peu moins, on se chambre un peu tous, on aime ça, c'est marrant. On arrive même à se chambrer tous, même les plus vieux on les chambre et eux en retour, c'est sympa, je ne pourrais pas avoir un nom particulier.
- Speaker #1
Un petit groupe comme ça, c'est sympa. Ça chambre bien, ça met quelques pièces. Et toujours en cette optique, qui est le plus drôle pour toi ? Celui que tu as vu sur un terrain, aux tes côtés, qui t'a toujours fait rire.
- Speaker #0
Qui m'a toujours fait rire sur un terrain ? Je vais te dire encore Gabin, je pense. Parce qu'on arrivait toujours à avoir ces petits moments où on rigolait, même des fois sur des matchs sérieux, à rigoler. Des petits trucs entre nous. Même pour m'annoncer le lancement ou les choses comme ça, il me faisait des mimes et tout. Ça me faisait tout le temps. Et on arrive à se comprendre. Donc non, je te dirais Gabba, là-dessus, sur le terrain. En tout cas, je pense que c'est bon.
- Speaker #1
Ok, c'est bon à savoir. Qui a été le joueur que tu as vu dans l'interview de cirque qui était le plus fort ? Le meilleur joueur avec qui tu es joué ?
- Speaker #0
Avec qui j'ai joué ?
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Je pense Sam Marquez.
- Speaker #1
Ok, Sam Marquez, avec qui tu continues à jouer. Et le plus horrible à entraîner, tu penses ? Celui qui est toujours soit en train de râler, soit ne pas pouvoir trop écouter. Celui qui aime bien embêter les coachs.
- Speaker #0
Je dirais Sam Marquez avec son acolyte Malier. Je pense que les deux ensemble, c'est les pires.
- Speaker #1
La charmée invitéroise. Le plus gros mangeur ?
- Speaker #0
Mother, Yannick Arroyo, il est bien.
- Speaker #1
Il est intéressant à la cantine le midi ?
- Speaker #0
On ne mange pas ensemble le midi, mais quand on fait des restos les soirs, je sais qu'il passe plus de temps près du buffet qu'à table.
- Speaker #1
C'est vrai que je vous donne des anecdotes comme ça. Et enfin, le plus intéressant à écouter, celui que tu aimes bien aller voir et qui transmet énormément.
- Speaker #0
Le plus intéressant et des fois un peu lourd, il va en rigoler, c'est Pierre Guéraud.
- Speaker #1
Ok, ok. Pourquoi ça ?
- Speaker #0
Il nous fait rire parce qu'il est très cultivé, mais des fois il en dit trop et du coup on le sombre un peu là-dessus.
- Speaker #1
Il en fait un peu trop. Ok, très bon à savoir. Et ma toute dernière question. Si dans 10 ans, au moment où il ne te reste qu'une saison à jouer, tu sais que tu en as marre du rugby, tu veux arrêter, si je te propose de finir sur une saison à Comanthry, est-ce que tu dis oui ?
- Speaker #0
Oui, j'ai toujours dit que j'aimerais faire une double licence avec Comanthry. Je pense que si c'est possible, je le ferai.
- Speaker #1
Ce serait une belle fin de carrière. Finir avec ton frère aussi, pourquoi pas, c'est cool.
- Speaker #0
Oui, une paire de centres avec mon frère, ce serait cool. donc plutôt rebasculer vers le centre alors pas rester à l'aile parce que c'est pas sûr que tu touches plus autant de ballons qu'en 3-2 ouais c'est de la région à l'une je pense être plus performant en centre qu'à l'aile là-bas sinon j'ai l'intention de les ballons c'est un peu plus compliqué malgré qu'il y a un beau jeu de dépassement chez nous je pense que je repasse plus le centre ok
- Speaker #1
et bien on prend date alors peut-être dans une petite dizaine d'années on te verra revenir du côté de nos commenteries, en tout cas merci beaucoup Pierre j'espère que t'as passé un bon moment en tout cas moi c'était vraiment cool de t'avoir et puis Qu'est-ce qu'on peut te souhaiter pour 2026 ?
- Speaker #0
Qu'est-ce qu'on peut me souhaiter ? Déjà, collectivement, j'aimerais qu'on réussisse à remonter un peu au classement et continuer à s'égaler, à gagner des matchs, comme je te dis, comme on l'a fait face à Van. Personnellement, j'aimerais atteindre du coup cet objectif des 10 essais, ce serait cool. Et après, que tout aille bien au niveau de ma famille, etc. Que tout continue comme ça. Et voilà. Et la santé et du bonheur pour toute ma famille.
- Speaker #1
Oui, c'est le plus important, effectivement. Merci beaucoup, Pierre. Du coup, on va te souhaiter tout ça. Et puis, on te souhaite de passer une superbe deuxième partie de saison.
- Speaker #0
Oui, merci. Merci à toi, du coup.
- Speaker #1
Merci à toi. Bonne journée et puis à très vite.
- Speaker #0
Voilà, à bientôt.