- Speaker #0
Hello, bienvenue dans Sacré Accouchement ! Moi c'est Céline et je suis tellement contente de vous accueillir ici, dans ce podcast où on va avoir des discussions intimes, chaleureuses et parfois un peu renversantes autour de l'accouchement. Ensemble, on va écouter des femmes, des hommes, des parents, mais aussi des experts qui viendront nous raconter leurs histoires, leurs surprises, leurs conseils, bref, tout ce qui fait d'un accouchement un moment inoubliable et unique. Bah oui, je le dis souvent, mais avoir un bébé dans son ventre. puis dans ses bras, c'est quand même assez magique. Entre sacrée histoire d'accouchement et accouchement sacré, il est pas mal mon jeu de mots, hein, ici, on célèbre toutes les naissances. Les éclatantes, les silencieuses, les planifiées, les imprévues, les douloureuses, les tendres, les un peu chaotiques, bref, la vraie vie. Moi, j'adore recevoir. Alors imaginez que nous sommes dans mon salon, que je vous prépare un thé, et qu'on écoute ensemble des invités qui se livrent sincèrement sur un des plus grands moments de leur vie, dont vous aurez la chance d'être l'intime témoin. Je suis convaincue que les femmes sont puissantes, que de donner la vie nous transforme et qu'il est essentiel de faire entendre leur voix, mais aussi celle des papas et celle des coparents. Ces témoignages, je les reçois comme des trésors et je vous les transmets avec tout mon cœur en espérant qu'ils résonnent en vous, futurs parents, parents déjà bien lancés, ou même pas parents du tout. Bienvenue dans Sacré Accouchement, et surtout... Très belle écoute. Pour cet épisode de Sacré Accouchement, j'ai eu la joie de rencontrer Morgane, une maman solaire, rayonnante, dont la lumière se ressent dans chaque mot. Elle est venue nous parler de son bébé soleil, de ce bonheur profond et vibrant d'être maman. Un bonheur qui traverse les épreuves, qui éclaire même les zones les plus sombres. Morgane nous a aussi confié son SOPK, son parcours de fertilité semé de doutes, de peurs et de fatigues. Un chemin long, parfois douloureux, mais qu'elle raconte avec une sincérité désarmante et surtout avec une force immense. Son histoire n'est pas seulement celle d'une difficulté à concevoir, c'est une histoire d'espoir, de résilience et d'amour. Une histoire qui rappelle que la lumière finit toujours par trouver son chemin. J'espère que son témoignage vous apportera autant qu'il m'a touchée. Salut Morgane, je suis très contente aujourd'hui de te recevoir à mon micro. Tu m'as contactée pour me parler de ton histoire et je te remercie beaucoup. de ce qu'on a discuté, tu as énormément de choses à nous dire. Donc tu as eu un parcours assez compliqué, on va dire, dans ta maternité. Tu as eu du mal à tomber enceinte, notamment à cause de ton SOPK que tu as découvert pendant ton parcours de fertilité. Je pense que ça va être très intéressant que tu en parles parce que ça touche environ 13% des femmes et je pense que c'est encore assez mal connu quand même. Bon, tu vas nous parler de tout ça sans que je spoile trop. Ne t'inquiète pas, on va faire ça en douceur. Je vais te guider, mais pas trop. Et j'ai hâte d'entendre ton histoire. Comme on le disait, ta fille est née en septembre, si je ne me trompe pas. Elle est toute petite encore.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux te présenter rapidement, s'il te plaît, et nous résumer en trois mots ton expérience d'accouchement ?
- Speaker #1
Déjà, merci beaucoup Céline de m'accueillir dans ton podcast.
- Speaker #0
Merci à toi.
- Speaker #1
Je suis ravie. Moi, c'est Morgane. J'ai accouché d'une petite fille qui s'appelle Iléna le 12 septembre 2025.
- Speaker #0
C'est ton prénom.
- Speaker #1
Voilà. Elle a deux mois et quelques maintenant. Iléna, ça veut dire éclat de soleil. C'est un prénom grec. C'est un prénom de Hélène. Je l'aime trop parce que c'est mon soleil. C'est mon rayon de soleil.
- Speaker #0
J'adore. Magnifique.
- Speaker #1
On y a tombé assez vite d'accord avec mon conjoint. Si je devrais résumer mon accouchement en trois mots, je dirais que ça serait le bonheur en soi. Parce que je n'ai pas... On en parlait tout à l'heure, mais c'était juste un pur bonheur. J'attendais ça avec impatience. Du stress aussi, parce que c'est quand même... Un moment assez stressant, malgré tout. Et le troisième, qu'est-ce que je dirais ? La reconnaissance.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Vraiment. Donc ouais, je dirais ces trois mots, ça résume bien mon accouchement, finalement.
- Speaker #0
Je crois que c'est la première fois qu'on me dit reconnaissance, donc je suis... Est-ce que tu peux nous raconter rapidement comment s'est passée ta grossesse ? Et puis tout ton parcours un peu qu'on avait discuté déjà. Ok.
- Speaker #1
Avec plaisir, du coup. Ouais, j'ai un parcours assez particulon, on va dire. J'ai eu du mal, en effet, comme tu le disais en introduction, à tomber enceinte. J'ai arrêté la pilule en me disant, bon, ben voilà, quand ça viendra, ça viendra. Comme tout le monde, ce n'était pas vraiment un souhait immédiat, on va dire. Mais quand tu prends la pilule depuis des années, tu te dis, bon, ben voilà, là, on est prêt plus ou moins à accueillir un enfant dans la famille. On arrête la pilule, etc. Et au bout d'un an, il n'y a rien qui s'est passé. Donc, j'ai commencé à me poser des questions et qu'on m'a diagnostiqué du SOPK. Mais bon, je n'ai pas été... diagnostiqué tout de suite. En fait, c'était assez particulier parce que j'ai commencé à avoir des symptômes de la pilosité, etc. Mais je ne comprenais pas parce que je ne connaissais moi-même pas le SOPK, en fait. Donc, j'étais partie voir mon gynécologue, etc., qui m'a fait faire des bilans, qui m'a fait prendre des médicaments. Au final, rien ne fonctionnait, en fait, et il ne m'a pas vraiment dit que j'avais le SOPK, finalement. C'est quand je suis partie dans un hôtel spécialisé, PMA, etc., qui m'ont dit qu'en effet, vu... Plus mon bilan sanguin, j'avais plus d'hormones mâles que de femelles. Du coup, j'avais en effet le SOPK en vue de mes symptômes aussi. Donc, le ginsutisme, c'est de la lusité excessive, l'acné, ce genre de choses, la fatigue chronique, etc.
- Speaker #0
Et tout ça, en fait, ça avait été caché par ta pilule, c'est ça ?
- Speaker #1
Exactement, c'est exactement ça. Parce que c'est quand j'ai arrêté la pilule, j'ai commencé à avoir des poils à des endroits vraiment improbables, en fait, là où en général, c'est plutôt les hommes qui ont l'acné hormonal dans le dos, etc. Comme si j'étais une adolescente, en fait. Même si j'ai toujours été un peu poilue, mais voilà, on va chez les céticiennes, on s'enlève ça à la cire et puis hop, on est débarrassé. Mais là, c'est quand même autre chose en fait.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux juste rapidement expliquer c'est quoi le SOPK pour ceux qui ne connaissent pas ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Le SOPK, c'est le syndrome des ovaires polycystiques. Donc aujourd'hui, il y a une femme sur sept qui est touchée par le SOPK et on découle pas mal de symptômes. comme l'irsutisme, donc la pilosité excessive, l'acné hormonal sur le dos, sur le visage, la fatigue chronique, la prise de poids aussi. Certaines femmes, donc chaque femme a un SOPK, on va dire, différent, a ses propres symptômes. Ça peut être un SOPK assez important où on doit passer par des processus pour tomber enceinte qui sont... Tout ce qui est fives, etc. Donc, il y a plusieurs types de stimulations pour tomber enceinte. En fonction aussi du SOPK, on adapte le processus en fonction de la femme et de ses symptômes et de son SOPK. Mais grosso modo, c'est un peu ça. Et puis, on a aussi pas mal de... C'est avoir plein de kystes, de follicules dans les ovaires.
- Speaker #0
D'accord. Donc, ta grossesse, du coup, comment ça s'est passé ?
- Speaker #1
Du coup, sur la grossesse, j'ai été suivie à l'hôpital. Ce qui s'est passé, c'est qu'à la suite de ça, j'ai pu être stimulée, on va dire, par certains médicaments, des piqûres, etc. Et ce que je veux dire aussi à toutes les femmes qui peuvent nous écouter, c'est que malgré les stimulations que j'ai pu avoir pendant plus d'un an, au final, j'ai eu une première grossesse qui s'arrête au bout de trois mois. Et la deuxième, pendant neuf mois, j'ai été stimulée par des médicaments. et il n'y a rien qui se connaît. Donc, j'ai déjà fait un état psychologique assez important parce que je n'en pouvais plus de faire des allers-retours, des prises de sang, de faire des échographies, vraiment des allers-retours. Et puis, tu sais, dans des moments comme ça, on te dit à quel moment il faut avoir des rapports pour que ça se donne, etc. Donc, tout est un peu dicté, rien n'est naturel.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
c'est ça. Et tu sais, au bout de neuf mois, tu n'en peux plus. Tu as tes règles en temps et en heure et tu te dis « Ah mince, en fait, ça ne vient pas. » donc à un moment donné j'ai pris contact avec mon endocrinologue qui me suivait à l'hôpital et je lui ai dit en vrai j'aimerais faire une pause on reprendra plus tard parce que là je n'en peux plus en fait ça m'oppresse psychologiquement donc on fait une pause et donc j'ai tout arrêté et c'est au moment où j'ai tout arrêté que je suis tombée enceinte en fait donc je m'y attendais pas je m'y attendais pas du tout du tout du tout quand je voyais pas mes règles arriver je me suis dit j'ai appelé l'hôpital j'ai dit mes règles elles sont toujours pas là je comprends pas est-ce que vous pouvez me faire une ordonnance mais je me suis juste dit que ça va être rare Merci. Il fallait être hors-tab. Et quand j'ai eu l'ordonnance pour faire une prise de sang et que j'ai vu que c'était positif, mais je n'y croyais même pas, je me suis dit, mais non, c'est pas possible, c'est pas normal.
- Speaker #0
Ça fait plusieurs années que je galère et que là,
- Speaker #1
c'est arrivé au moment où j'arrête tout. J'ai pris le temps de prendre soin de moi et ça, c'est aussi important. J'ai pris le temps de prendre soin de moi, j'ai lâché prise. Et finalement, il y a quand même un état psychologique dans tout ça. Je ne le crois pas malheureusement parce que c'est facile de dire aux femmes comme n'y pense pas, ça arrivera. Mais en fait, quand on désire vraiment un enfant, une grossesse, on y pense tout le temps, en fait. C'est plus facile à dire qu'à faire, comme d'habitude. Donc du coup...
- Speaker #0
Je suis tombée en retard. Donc, super nouvelle. Et après, comment ça se passe, alors ? Est-ce que tu reprends un suivi particulier du fait de ton SOPK pendant la grossesse ?
- Speaker #1
Je pensais, mais moi, j'étais hyper stressée. Je me suis dit, peut-être parce que j'ai le SOPK, et comme j'avais déjà eu une grossesse arrêtée à trois mois, je me suis dit, mais c'est peut-être à cause de mon SOPK. au pk qui m'arrive ça est ce que je dois être plus suivi mais en fait non j'ai pas spécialement été suivi j'ai été suivi comme toutes les femmes en fait finalement un suivi classique j'ai eu de la chance d'avoir des écoutes tous les mois et pas uniquement la t1 la t2 la t3 donc ça c'est quand même assez confortable donc franchement non justement j'ai une très belle grossesse je dirais j'étais stressée au début J'ai eu du mal à me projeter, j'ai eu du mal à y croire. Je ne voulais pas y croire parce que j'avais peur qu'on m'arrache à nouveau ce rêve. C'était plus ça, mais je n'ai pas eu de vomissements. J'étais très fatiguée, oui. Je n'ai pas eu de vomissements, je n'ai pas eu de remontées assises. J'ai eu une très belle grossesse. Et quand finalement, j'ai décidé de croire en ce rêve, tout allait mieux finalement. J'ai acheté ma prise de poids, j'arrive à m'habiller, à me faire jolie. Je me suis acheté des vêtements de grossesse, etc. J'avais mes échos tous les mois qui me permettaient de voir mon bébé quand même, etc. de petit à petit croire en ce rêve et me projeter. Donc, finalement, ça s'est bien passé. À un moment, on a juste eu à l'écho, donc c'était à la T2, je crois, que mon col était ouvert. En fait, on ne pouvait pas avoir de, comment on appelle ça, d'écho 3D parce que la tête, elle était déjà bien en bas. Elle était tout le sachet. Elle était déjà bien en bas, mais vraiment, elle n'a pas bougé de toute la grossesse. En fait, elle a été très vite tête en bas. Du coup, pas possibilité d'avoir des cots 3D. Et ça, j'avoue, ça m'a un peu stressée. Parce que quand on m'a parlé de col ouvert, je me suis dit que je pouvais accoucher primaturellement, etc. Et donc, ça, ça m'a mis un petit coup de stress. Mais voilà, elle ne m'a pas trop inquiétée. Elle m'a dit, c'est un petit peu ouvert, mais voilà, il faut juste faire attention. Il faudra peut-être s'arrêter. Et c'est ce que j'ai fait. Je me suis arrêtée. Je me suis reposée. Et les médecins, ils sont vachement prévoyants sur ça. Parce que quand il y a un risque, il faut s'arrêter. Il faut arrêter de bouger. Il faut éviter. de déclencher un accouchement trop tôt, finalement. Non, parce que du coup, ça pouvait être risqué, en fait, finalement, si je faisais du ménage ou si j'allais au travail, si je me déplaçais en transport, etc. On ne sait jamais ce qui peut arriver.
- Speaker #0
En tout cas, le SOPK, ce n'est pas un facteur de risque sur la grossesse. Ça n'engendre rien de particulier.
- Speaker #1
Non. Parce que la première grossesse, finalement, on ne m'a pas donné d'explication, mais ça arrive à plusieurs femmes de faire des fausses couches ou d'avoir des grossesses arrêtées. Là, ce n'était pas une fausse couche, ma première grossesse. C'était vraiment une grossesse arrêtée. C'est différent parce qu'en fait, finalement, le foetus, il est à l'intérieur et c'est le cœur qui cesse de battre, finalement, le rythme qui n'arrive plus. C'est ce qu'on appelle vraiment une grossesse arrêtée. Alors que vraiment, la fausse couche, c'est, voilà, on perd vraiment... On le voit, quoi. Moi, je ne l'ai pas vu, on me l'a dit à l'écho, finalement. Et vraiment, aucun rapport avec le SOPK.
- Speaker #0
Oui, mais du coup, ça, c'est en lien avec le fait que vous avez eu du mal à vous projeter, je pense.
- Speaker #1
Oui, tout à fait, c'est exactement ça. Moi, ça m'a littéralement traumatisée parce qu'à ce moment-là, j'étais très mal suivie. On m'a fait un cure-tage. Pas guéri. Et je pense qu'aujourd'hui, j'ai encore des effets psychologiques de ça parce que j'ai toujours cette peur de me dire... Peut-être à n'importe quel moment, je peux perdre ma fille. J'ai tout ce truc-là où je me dis qu'on peut me la reprendre. Il peut lui arriver quelque chose. Déjà, je pense qu'en tant qu'une mère qui n'a pas vécu ça,
- Speaker #0
tu te dis ça de base.
- Speaker #1
De base, en fait. Alors là, c'est quadruplé. C'est vraiment quadruplé.
- Speaker #0
Je comprends. J'ai vu en tout cas sur ton compte Instagram que dans tous les cas, avant cet épisode-là où tu t'es fait arrêter, ça ne vous a pas empêché de beaucoup voyager. Je crois que vous aimez voyager.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
c'est possible de voyager enceinte exactement,
- Speaker #1
bah oui parce que même on est parti à Santorin pour notre babymoon ce qu'on appelle la babymoon on est venu voyager à deux de Iléna, on a quand même pu partir j'ai eu le goût de massage femme malgré le col parce qu'à ce moment là ça allait, il n'y avait pas de risque et j'étais toujours bien mais c'est après qu'il a fallu m'arrêter on aime beaucoup voyager Merci. J'ai hâte d'emmener Iléna avec nous.
- Speaker #0
Je comprends, je comprends. Est-ce que du coup, vous avez fait une préparation à l'accouchement ? Et si oui, vous avez trouvé ça comment ?
- Speaker #1
Alors oui, on a fait... Alors moi, j'avais pas mal de cours dans le cabinet où j'étais suivie. Il y avait pas mal de cours en présentiel et à distance aussi. Donc c'était vraiment des thématiques, la péridurale, l'accouchement, l'arrivée à la maison, etc. Donc j'ai bien aimé comment c'était fait parce que je pense que j'ai eu au moins huit cours qui étaient très, très riches. Et moi, j'ai vachement apprécié. Je trouve que c'était utile pour le coup. Des femmes diront peut-être le contraire parce qu'avec le stress, le jour de l'accouchement, on oublie tout, etc. Il y a des choses qu'on peut oublier, mais je trouve que c'est hyper important de se préparer. Et j'ai pas mal suivi de compte Insta aussi pour avoir des conseils sur comment accoucher et comment préparer aussi son corps à l'accouchement. Parce que je pense que c'est hyper important de le préparer. C'est comme préparer un marathon, en fait. et je pense Je n'étais même pas assez préparée. J'aurais dû me préparer davantage parce que c'est quand même assez cardiaque. Mais non, franchement, je trouve que c'est hyper utile de se préparer à l'accouchement, que ce soit les cours ou même de se documenter sur des comptes Instagram dédiés à ça.
- Speaker #0
Et du coup, ça me permet de sauter sur la question suivante. Vous aviez un projet de naissance ?
- Speaker #1
J'en avais un, mais en fait, quand je suis arrivée à la maternité, avec mes rendez-vous, etc., on m'avait donné un papier pour mettre... écrire mon projet de naissance, mais je ne savais pas du tout quoi mettre. Je me suis dit, en fait, j'étais un peu perdue. Je ne savais pas ce dont j'avais vraiment envie, etc. Et puis, je me suis posée, j'ai réfléchi, j'en ai discuté avec mon conjoint. On a fait un projet de naissance, mais assez classique finalement, parce que quand je l'ai montré, on m'a dit, c'est des choses qu'on fait. Vous serez libre d'utiliser le ballon, vous serez libre de vous mettre dans la position que vous voulez. Vous serez libre d'aller dans le bain si vous avez des douleurs, des contractions trop douloureuses. Donc, j'ai eu le droit à un... Grand bain chaud, pareil. Ah,
- Speaker #0
chouette.
- Speaker #1
Donc, en fait, non, finalement, mon projet naissant, j'en avais un, mais qui était a priori assez classique parce que moi, mon hôpital m'a dit que tout ce que j'ai écrit, c'est des choses qu'ils pratiquaient de base ou qu'ils proposaient de base.
- Speaker #0
Et donc, tu voulais... Est-ce que tu avais en tête un accouchement physiologique ou pas forcément ?
- Speaker #1
Non, pas forcément.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Je m'étais toujours dit que je voulais la péridurale.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Que si ça existait, que c'était bien. moi j'ai quelqu'un de... qui est de base et très douillette. J'ai mis beaucoup de temps, j'ai toujours voulu faire des tatouages, j'ai mis beaucoup de temps à me faire tatouer juste pour la douleur. Donc, je me suis dit l'accouchement. Ouais, dans l'accouchement, si je peux avoir la péridurale, je veux la péridurale. Mais je voulais quand même sentir, je voulais quand même sentir le passage de mon bébé dans mon bassin. Je voulais quand même sentir des choses, donc je voulais mettre la péridurale vraiment le plus tardivement possible. En fonction de comment je me sentais finalement. Donc, j'ai juste écouté mon corps et vraiment quand j'étais prête, je me suis dit bon là, je pense que je suis au maximum de ma douleur. Donc là, j'ai besoin qu'on me mette la péridurale, qu'on me soulage un peu. Ah bon ? Et je sais qu'aujourd'hui, on a la possibilité de doser aussi en appuyant sur le ton. des faits qu'une fois en fait, j'avais pas envie non plus de rien sentir et d'être voilà, j'avais juste besoin d'être un peu apaisée de pouvoir un peu dormir le temps que je sois ouverte à 10 et voilà,
- Speaker #0
c'est tout Quand on s'était téléphoné, je pense que il me semble que tu m'avais parlé du fait que t'avais une vision de l'accouchement un peu particulière par rapport à ce que t'avais dit ta maman je crois tu peux nous parler un peu de ça ? Ouais,
- Speaker #1
non c'est pas par rapport à ce que maman a dit ma mère mais je sais pas, en fait depuis toujours j'ai toujours su ce que je voulais depuis très petit j'ai toujours la vision Mouah ! d'une famille, de deux enfants, d'une maison, etc. Et je me suis toujours dit, purée de duillette comme je suis, l'accouchement, je ne sais pas, en fonction... Enfin, tu vois, j'ai entendu tellement de témoignages, tellement de choses, que je me suis toujours dit que je vais arriver à l'hôpital et je vais demander de faire un accouchement en césarienne. Vous allez trouver ça drôle, mais je me suis toujours dit qu'on avait le choix, qu'en fait, je pouvais arriver à l'hôpital et je pouvais dire, bon, ben voilà, moi, je veux accoucher en césarienne, je suis endormie, vous m'ouvrez le ventre, vous me sortez mon bébé, et voilà. Moi, je me souviens toujours de cette image-là. Et en fait, en grandissant, en prenant la maturité, et même là, en étant vraiment enceinte, je me suis dit, mais j'ai jamais de la vie, je ne veux pas de ces arènes. Je ne sais pas comment j'ai pu imaginer ça, mais c'est dans un autre monde, vraiment, tu vois. Et c'est vrai que c'est parce que j'avais vraiment cette image de l'accouchement, en plus des témoignages, on entend toujours des témoignages négatifs, des traumas, des outils, les forceps, tout ça, la ventouse, etc. Je me suis dit, mais j'avais vraiment peur et c'était ça qui m'a beaucoup stressée, en fait. rares sont les personnes qui m'ont parlé, qui m'ont fait un témoignage, en tout cas, d'un accouchement qui s'est super bien passé.
- Speaker #0
Il y en a, heureusement.
- Speaker #1
J'ai vraiment peur par rapport à ça.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
je comprends.
- Speaker #0
Du coup, est-ce que tu peux nous raconter comment ça s'est passé, l'accouchement ?
- Speaker #1
Oui. Du coup, l'accouchement, comment ça s'est passé ? Donc, finalement, déjà, ce que vous devriez savoir, c'est qu'on m'a, comme je le disais plus tôt, on m'a dit que j'étais ouverte et que je pouvais avoir un bébé prima. Du coup... À cause de ça, j'ai été suivie deux fois par semaine par des sages-femmes qui venaient à mon domicile, jusqu'à 37 S1.
- Speaker #0
Ah ouais, d'accord.
- Speaker #1
Et à partir de 37, finalement, on peut accoucher quand on veut, à partir de 37-30. Donc, du coup, là, je me suis préparée. J'ai pris des feuilles de framboisier, des dates, de l'ananas. J'allais marcher, etc. Je me sentais un peu plus libre. Et finalement, j'ai accouché une semaine avant le terme. Donc, bébé est resté finalement bien dans le dos. Bien dans le dos,
- Speaker #0
ouais.
- Speaker #1
Aucun signe d'accouchement, je me suis dit. Mais moi, je me suis dit, j'allais accoucher à 37, une fois que les visites allaient être faites. terminé, j'allais accoucher, il marchait un tout petit peu, ça allait arriver, et finalement non. Et comment ça s'est passé ? Je ne sentais plus de mouvements. Je ne sentais plus de mouvements dans mon ventre, alors que ma fille, de base, elle était hypertonique, elle bougeait beaucoup, etc. Et on m'avait dit, en fait, qu'en fin de grossesse, comme il y a moins de place, ça bouge moins, mais là, je ne sentais pas, et j'avais pu prendre de risques. Comme je n'avais plus les visites de sache-femme à domicile, j'ai préféré me rendre aux urgences pour voir si tout allait bien. Et donc, du coup, quand j'y suis allée, je constatais en effet qu'il n'y avait pas de mouvements. Il y avait le cœur, le rythme cardiaque, tout allait bien, mais il n'y avait pas de mouvements. Ils se sont dit, bon, revenez dans 24 heures, on va faire un check-up pour voir si c'est toujours le cas. Et les 24 heures suivantes, il y a eu du mouvement. Sur le roi, ils m'ont dit pareil. Ils étaient très vigilants. C'était vraiment une très bonne équipe. C'est pour ça que je suis aussi reconnaissante par rapport à ça, parce que j'ai été très bien suivie. Le corps médical, vraiment, ils ont pris les précautions qu'il fallait, etc. Et j'avais besoin de ça avec les traumas que j'avais. J'avais vraiment besoin de ça. Et donc, ils sont revenus 48 heures plus tard. Et au bout des 48 heures, la dame m'a dit, bon, je ne préfère pas prendre de risque. En soi, vous êtes à une semaine du terme. Autant vous déclencher. Et j'avoue que le déclenchement, je n'en avais pas envie. Donc, j'ai un peu pris une touche froide à ce moment-là. Le seul point rouge, entre guillemets, de mon accouchement, c'est que je ne voulais pas être déclenchée et j'ai été déclenchée, mais c'était pour la bonne cause. Il le fallait et en soi, c'est OK.
- Speaker #0
Au moment où elle t'a proposé le déclenchement, vous avez tout de suite accepté ?
- Speaker #1
Oui, je n'ai pas appris de... Si c'était la recommandation, parce qu'on était restés quand même une minute en urgence. J'étais venue le dimanche, j'étais revenue le lundi, 24 heures plus tard. Ensuite, ils m'ont fait venir le mercredi, donc 48 heures plus tard. Et là, quand elle m'a dit, en vrai, il n'y a pas beaucoup de mouvements, vous êtes à une semaine du terme, on ne prend pas de risques, autant vous déclencher.
- Speaker #0
Oui, d'accord.
- Speaker #1
Moi, je ne me suis pas posé de questions. Je me suis dit, OK, go, en fait.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Donc, même s'il y avait le rythme cardiaque, etc., je me suis dit, bon, on va le faire. Mais c'était quand même une douche froide parce que je ne m'y attendais pas, en fait. Je me suis dit, on va peut-être me laisser rentrer chez moi, tout va bien. Je vais juste devoir attendre, tu vois.
- Speaker #0
Oui, parce que du coup, tu n'étais pas forcément venue avec ta valise de maternité et tout ça.
- Speaker #1
Pas du tout. Elle était prête. Oui, oui. J'avais laissé mon appart en bordel, je ne m'étais pas douchée. Je pensais vraiment rentrer. Et au final, je suis restée et c'est mon conjoint qui a fait les allers-reçus pour apporter mes affaires. Et là, on m'a expliqué, parce que moi, je me suis dit un déclenchement, mais ça consiste en quoi ? Je sais en quoi ça consiste, mais comment on le fait ? Comment ça se passe ? Quelles sont les procédures ? Et donc, du coup, on m'a expliqué que le jeu du bâton, on est venu me chercher en chambre et on m'a mis des ballonnets pour pouvoir ouvrir mon col. On m'a fait aussi un décollement avec les doigts. Et donc, du coup, là, c'était pour aider à ouvrir le col petit à petit. Et donc, les ballonnets qu'on t'installe à l'intérieur de ton vagin restent entre 12 heures et 24 heures. Oui. Et donc, je me suis dit 24 heures. Donc là, je ne recouche pas avant 24 heures. Je me suis dit, ce n'est pas possible. Et finalement, j'ai gardé ça 12 heures. Ça a permis de déclencher des contractions. Donc là, c'est là que j'ai compris ce que c'était des contractions.
- Speaker #0
Mais surtout qu'en plus, les contractions de déclenchement sont plus douloureuses.
- Speaker #1
Oui, plus douloureuses. Elles étaient tellement douloureuses que j'en ai vomi.
- Speaker #0
Ah ouais.
- Speaker #1
Ah ouais, ça m'est montée. J'en rigole aujourd'hui parce que je me dis, vraiment, ça passe, tout passe en fait, finalement.
- Speaker #0
Oui. Et puis toi qui avais peur de la douleur en plus.
- Speaker #1
Oui, mais vraiment, c'est vrai que ça m'a vraiment pris par les tripes. Mais moi qui ai peur de la douleur, qui suis très douillette, ces affaires, je le referai en fait. Il n'y a pas de soucis. Mais finalement, aujourd'hui, j'en rigole quand j'en parle. J'en rigole, je me dis, mais j'ai vraiment été courageuse de vivre ça. Oui, on est toutes courageuses finalement de vivre ça.
- Speaker #0
Mais oui.
- Speaker #1
En fait, on est vraiment des warriors, il faut se le dire.
- Speaker #0
Des guerrières. Complètement.
- Speaker #1
On est des guerrières. Du coup, ça m'a déclenché des contractions assez fortes. Donc, j'ai fini. Et en plus, c'est un peu des fausses contractions. Elles viennent d'un coup, mais c'est des fausses contractions. Grâce aux ballonnets, je n'ai pas été ouverte à 5 ou quoi que ce soit. J'ai été ouverte à 2 ou 3, il me semble. Donc voilà, je les ai gardées 12 heures, donc de 11h30 à 23h30. On est venu me chercher, on m'a enlevé les ballonnets. Et ensuite, on m'a dit, la deuxième étape, des fois, on peut te donner des médicaments, des hormones, etc. Mais moi, je n'ai pas eu ça. On m'a juste percé la poche des os, donc pareil, de façon manuelle en soi. Donc, je n'ai pas perdu la poche des os. Oui,
- Speaker #0
donc ça a été un déclenchement mécanique.
- Speaker #1
Voilà, c'était mécanique. Je n'ai pas perdu la poche des os comme dans les films, chez moi, avec une plaque d'eau. Donc non, on me l'a percée avec un petit outil en plastique. Donc pareil, pas de douleur. Je préfère le préciser. Pas de douleur dans la pose des ballonnets, pas de douleur en me perçant la poche des os. Mais par contre, les contractions sont encore plus fortes une fois que la poche des os est percée. Donc là, on m'avait proposé la péridurale et au début, je me suis dit non, non, j'attends encore un peu. Là, vous venez me percer la poche des os et tout. Donc l'eau tombait petit à petit. et là la douleur des contractions était vraiment trop forte j'ai revomi j'ai commencé à trembler c'est là que je me suis dit que je ne vais pas pouvoir tenir je ne tenais plus debout en fait là c'était vraiment mal donc j'ai demandé la péridurale et on m'a dit vous avez attendu longtemps pas mal et tout mais je savais que ça n'allait pas durer donc on m'a mis la péridurale pareil j'avais peur de la péridurale on m'a parlé de grosses aiguilles de péridurale ratée Et... que l'anesthésiste est obligé de piquer une deuxième fois, une troisième fois, une quatrième fois. Je n'ai pas eu ça. Et franchement, j'étais tellement contente. En plus, j'ai pu avoir mon conjoint avec moi pendant la pause de la péridurale. Ce n'est pas tout le monde qui accepte a priori, mais j'ai eu de la chance, je pense, à ce niveau-là. Et pas de douleur particulière pendant la péridurale. Je me suis bien positionnée, je me suis détendue, j'ai respiré un coup.
- Speaker #0
Et soulagement du coup ?
- Speaker #1
Soulagement, mais pas total. La péridurale, elle a fonctionné sur une jambe et pas sur l'autre.
- Speaker #0
Ah non !
- Speaker #1
J'avais plus de douleur au niveau du bassin, en bas, du ventre et tout. J'avais plus de douleur. Mais finalement, les contractions se propageaient sur la jambe.
- Speaker #0
Ah mince !
- Speaker #1
Finalement. En fait, ça me faisait comme des crampes à la cuisse. Ah ouais, ok. Mais c'était moins douloureux que des contractions. Mais voilà, j'avais cette petite douleur à la cuisse de temps à autre. Mais voilà, c'était le petit bémol. Mais en soi, ça ne m'a pas traumatisé.
- Speaker #0
Ok. Et donc après, est-ce que ça...
- Speaker #1
Et donc après, toutes les heures... Il y a la sage-femme qui vient en chambre pour regarder à combien je suis ouverte. Donc, elle me donnait aussi beaucoup de courage parce qu'à chaque fois qu'elle venait, elle me disait « Oh, mais là, vous êtes à 4, vous avez passé une bonne étape, à 5, etc. » La sage-femme me disait « Là, ça va aller vite. » Mais bon, je pouvais dormir entre-temps, je pouvais me reposer. Il y avait mon conjoint qui était à côté de moi, qui me soutenait, etc. On était fatigués et on avait hâte de ce moment-là. Après, ce qui fait toujours un petit pincement au cœur, je trouve, dans les accouchements, c'est quand ça dure longtemps et qu'il y a un changement de service. de remettre la sache. qui t'a suivi pendant des heures. Si j'étais à se reposer, il y en a une autre qui reprend. Mais en vrai, j'ai une super bonne équipe. Et au moment où je suis ouverte à neuf, je sens que c'est ce fameux moment, je vais être crue, mais c'est ce fameux moment où on te dit, là, quand ça arrive, quand tu as envie de faire caca. Quand tu as envie de chier, c'est que là, ça ne va pas tarder. C'est vrai, cette sensation, quand je l'ai sentie, j'ai appelé la Sacha, mais je lui ai dit, là, je crois que c'est là. Et elle m'a dit, j'étais ouverte à neuf, elle m'a dit, Quand vous sentez une contraction, poussez toute seule, sans forcer, poussez, ça va vous soulager et ça va permettre d'aider votre fille à s'engager dans le bassin, etc. Donc, je poussais, ça me soulageait, etc. Et quand j'étais ouverte à 10, hop, là, le travail arrive, il y a les équipes qui arrivent, il y a l'auxiliaire, la sage-femme en face et mon conjoint qui était à ma droite. Et là, elle m'a dit, bon, ben voilà, madame, ça va être votre moment. Et là, j'avais les larmes aux yeux, mon conjoint aussi. Et là, on s'est tous les deux dit que là, c'est maintenant là. Ouais. Ça fait bizarre. on est ensemble pendant 9 mois et le moment vraiment ce moment là où on te dit vous êtes à 10 c'est le moment où vous allez pousser et donner naissance à votre enfant, c'est plein d'émotions. Vraiment, c'est plein d'émotions. Là, j'étais en mode, OK, j'y vais, je fais tout mon possible. Et dans ma tête, je me disais, on est une équipe, ma fille. On est ensemble, tu vois. Vraiment, j'ai les larmes aux yeux quand j'en parle. Vraiment, j'étais là, mais ouais, c'est le moment, quoi. Et mon conjoint, pareil, il avait les larmes aux yeux. Et puis là, Sacha, il m'a dit, vous allez nous aider, monsieur, parce que là, les étriers, ils sont un peu mancales. qui ne fonctionne pas très bien. Je vais vous engager pour assister à l'accouchement et m'aider. Incroyable. Il était tout ému et puis elle l'a vu, elle a dit, ah non, peut-être pas en fait, finalement, vous voulez vous entendre ? Il m'a dit, non, je veux aider, je veux aider, c'est juste que je suis émue, en fait, il y a toutes les émotions, etc. Donc, on était tous les deux finalement sous les émotions, mais il a participé activement, il a aidé la sage-femme. Incroyable. Vraiment, quand j'ai une bonne équipe, non, clairement, voilà. Et puis, au moment de pousser, C'est vrai que c'est quand même assez difficile parce que là, j'essaye de me souvenir de tout ce qui peut me faire du bien, tout ce qui peut me soulager, comment pousser, comment respirer, etc. Donc, je me souviens un peu des choses qu'on m'a conseillé pendant les cours. Mais c'est vrai que quand on y est, c'est plus cardio. C'est vraiment, on n'a pas fait de sport pendant neuf mois. C'est comme courir un marathon. Vraiment, c'est cardio. Et donc, du coup, je poussais de toutes mes forces, vraiment. Et par contre, je prenais beaucoup de temps de récupération. Et un moment, elle m'a dit... Là, ça fait longtemps qu'on est sur la poussée. Donc, prenez moins de temps de récup. Ça veut dire, vous poussez, vous lâchez pas la poussée. Et quand vous reprenez, vous repoussez directement derrière. Et ça, ça m'a achevé. J'étais là, mais je donne tout, je donne tout. Et elle me disait, mais c'est très bien, c'est très bien, continuez. En plus, votre fille, elle a le cardio aussi. Donc, son cœur, ça va très bien. Mais c'est juste qu'il ne faut pas trop prendre du temps, etc. Et puis, quand elle a vu la tête, elle m'a dit, oh, la tête, elle a beaucoup de cheveux. J'ai vu ça dans des films. Donc, moi, j'étais là. On m'a dit, mais touchez et tout. et j'ai dit Ben oui, avec plaisir. Donc moi, j'ai mis ma main, j'ai touché ses cheveux, etc. Et ça m'a donné encore plus de courage, encore plus de force. Je me suis dit, elle est là. Et là, je me suis dit, je vais tout donner. Je vais mettre la meilleure poussée possible.
- Speaker #0
Incroyable.
- Speaker #1
Donc, j'ai vraiment tenu l'auxiliaire qui était à ma gauche, mon conjoint qui était à ma droite. Et j'ai poussé de toutes mes forces. Et là, c'est vraiment la douleur. Parce qu'à ce moment-là, c'était juste cardio. Je n'avais pas de douleur. Quand je suis sortie, j'avais... le cercle de feu. Le cercle de feu, oui. Ah oui, alors ça, ça n'arrive pas à toutes les femmes et apparemment, avec la péridurale, normalement, on n'est pas censé l'avoir mais apparemment, il y a des femmes qui l'ont quand même avec la péridurale et comme moi, je ne l'ai pas surdosée, je pense que j'avais aussi besoin de sentir ça en fait, de sentir ça et je l'ai vraiment senti passer pour le coup et ça m'a brûlée de fou mais ça ne dure que quelques secondes en fait.
- Speaker #0
Oui, ça passe directement.
- Speaker #1
En fait, voilà, c'est ça, j'ai donné la poussée, la meilleure poussée que je puisse donner. Et une fois que la tête était sortie, j'ai pu la prendre. En fait, elles m'ont dit, allez-la, prenez-la et tout. Et je l'ai prise, j'ai continué à pousser pour faire sortir les membres, en tout cas. Et j'ai pu la mettre sur moi. Et en fait, la brûlure, je n'y pensais plus.
- Speaker #0
Oui, vraiment.
- Speaker #1
On nous dit qu'une fois que votre bébé est sur vous et que vous avez accouché, on oublie tout. Mais c'est réel. Après, genre vraiment, quelques heures après, je pouvais dire, oh, c'est à refaire, je le referai en fait. C'est magnifique.
- Speaker #0
C'est reparti.
- Speaker #1
Non mais c'est magnifique, j'ai pleuré, j'avais les larmes aux yeux, c'était... Non, c'était... Moi je me souviens encore de la brûlure que ça m'a fait.
- Speaker #0
Mais avoir ton enfant ensuite auprès de soi en bonne santé, ça vaut la couleur du monde. C'est incroyable. Je souhaite à tout le monde de vivre ça. Je ne connais pas de meilleur bonheur que d'être maman finalement.
- Speaker #1
C'est fou.
- Speaker #0
C'est fou. Franchement, j'en ai des frissons. Franchement, c'est incroyable.
- Speaker #1
Même moi, j'ai le grand sourire. C'est incroyable pour l'histoire.
- Speaker #0
Je me redécouvre. Je suis tellement épanouie. C'est incroyable. Je souhaite à tout le monde de vivre une fois dans sa vie. En tout cas, pour celles qui le souhaitent, c'est vraiment trop beau.
- Speaker #1
Donc, tu la prends sur toi ?
- Speaker #0
Je la prends sur moi, le pot à pot.
- Speaker #1
Le séjour à la maternité, ça se passe bien ?
- Speaker #0
C'est super bien passé. Et puis, tu sais, comme je n'avais pas surdosé la péridurale, en fait, on m'avait dit, ne vous levez pas toute seule. On m'avait prise sur un fauteuil roulant, etc. Mais finalement, j'ai vite pu me renverner à le voler. Enfin voilà, tu vois, mes jambes, je les ai toutes ressenties, etc. Donc ça, j'étais assez contente.
- Speaker #1
Ça, c'est cool.
- Speaker #0
Ce que j'ai un peu mal vécu, c'était la première nuit sans mon conjoint. J'ai eu qu'une nuit avec lui, je crois. La nuit de l'accouchement et la deuxième nuit à la maternité. Et puis, ce que j'ai mal vécu, entre guillemets, c'est la montée de lait, l'allaitement, etc. C'était assez dur.
- Speaker #1
Parce que toi, tu voulais allaiter ?
- Speaker #0
Je voulais un allaitement mixte. je voulais faire du mix donc voilà finalement j'ai tenu l'allaitement un mois et oui donc c'est déjà très bien j'ai tenu un mois mais c'est plus la montée de l'aile les douleurs etc ça m'a vraiment je m'attendais pas à ça vraiment avoir comme des obus les engorgements c'est que mon téton ne sortait pas non plus donc en fait elle a eu beaucoup de mal à prendre le sein donc j'ai dû mettre un bout de sein ah oui
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Ça protégeait mon sein et d'un côté, c'est intéressant parce que ça ne tenait pas spécialement, etc. Donc, c'est vrai que tout ça, la mise en place, c'était compliqué. Mais encore une fois, les sages-femmes et les infirmières qui étaient présentes, elles étaient d'une aide incroyable. Génial. Et je les remercie encore parce qu'elles venaient en chambre toutes les heures. Elles me disaient, sonnez si vous voulez, je vous explique comment le faire. Elles donnaient des conseils, tout. Franchement, sur ça, c'était génial. Mais j'ai dû mettre des couches glacées pour me soulager les seins parce que c'était ma... La montée de lait, mais j'avais l'impression d'avoir fait une chirurgie esthétique. Je pouvais plus dormir sur le côté, je ne pouvais plus rien faire. Je me suis dit mes seins sont remplis. Les seins sont remplis. Et comme elle avait du mal à boire, parce qu'en fait, moi je suis impatiente et elle aussi, c'était une nerveuse inimpatiente. tirer pour elle, ça la fatiguait vite, etc. Et comme je faisais déjà le mix à la maternité, ça veut dire que je donnais les mini-bibons de la maternité. D'accord. Elle les buvait, c'était facile.
- Speaker #1
Le problème, ouais.
- Speaker #0
Donc dès qu'elle retournait mon sein et qu'elle voyait qu'elle galérait, elle s'énerve. Donc voilà, on va dire que c'était les petits points rouges, mais en soi, le séjour à la maternité, ça s'est bien passé. J'ai accepté la visite uniquement des parents, des parents et frères et sœurs. C'était ce qu'on s'était dit. On ne voulait pas être non plus trop submergés. On avait besoin de temps à trois, parce que ça passe vite finalement, d'être un peu dans notre... petite bulle. Même la première semaine, quand on est rentrés à la maison, on n'a pas eu de visite. On est restés à trois, prendre nos marques petit à petit, profiter. Et c'était du pur bonheur.
- Speaker #1
Ça, c'est trop bien.
- Speaker #0
C'était déjà il y a deux mois et demi, quoi.
- Speaker #1
Ça passe super bien.
- Speaker #0
Ça me rappelle trop des bons souvenirs d'en reparler. Donc, j'aime trop.
- Speaker #1
Du coup, le retour à la maison, ça s'est bien passé. Ça n'a pas été trop dur de quitter la maternité si vous sentiez que vous aviez une bonne équipe autour de vous.
- Speaker #0
Non, franchement, c'est vrai qu'on avait une bonne équipe autour de nous. On était bien 1. une dernière idée, etc. Mais non, je trouvais qu'il fallait revenir à la maison et que j'avais vraiment envie de ça. Pour le coup, on a bien pris du poids, donc on avait tous les feux verts pour rentrer à la maison. Et ce moment est venu rien que le fait de sortir parce que j'étais enfermée quand même, comme il y a eu le déclenchement, etc. Je suis restée à l'hôpital du mercredi au lundi. On est rentrées le lundi, donc ça fait quand même beaucoup,
- Speaker #1
c'est ce que j'allais dire.
- Speaker #0
Parce que je suis rentrée le mercredi à l'hôpital, j'ai accouché le vendredi, et donc du coup, j'ai fait mon séjour du vendredi au lundi, après, avec Elena, et on est rentrées le lundi, et le fait de sortir dehors, voir le ciel, et surtout sortir à trois. Enfin, vraiment. Cette image-là de mon conjoint avec Elena, avec le cosy, j'ai pleuré. J'ai pleuré, mais... J'ai pleuré à la sortie de l'hôpital, j'ai pleuré quand je l'ai vue dans la voiture, elle avait les grands yeux ouverts en train de me regarder par la fenêtre. J'ai pleuré quand je l'ai vue. À l'appartement, je me suis dit, mais non, mais c'est un rêve, là. C'était vraiment des pleurs d'émotion, de tout, en fait. Je n'avais pas pleuré comme ça depuis. J'avais accouché, mais j'étais émue. Je n'ai pas vraiment pleuré quand j'ai accouché. J'ai les larmes aux yeux, mais là, c'était vraiment des pleurs. Je n'arrêtais pas, quoi. C'était de joie,
- Speaker #1
en fait. Et puis, quand tu viens d'accoucher, tu es fatiguée. Donc, c'est normal aussi que... Les émotions, elles arrivent un peu après.
- Speaker #0
Oui, la fatigue, tout retombe en fait.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et c'était du pur bonheur. Non, franchement, le retour à la maison, il s'est super bien passé.
- Speaker #1
Et les semaines après, même, comment ça a élevé ? Le postpartum, tout ça, ça s'est bien passé ? Même si pour l'instant, c'est encore le tout début.
- Speaker #0
Je m'en souviens encore, mon postpartum. Mais non, franchement, c'est vrai que c'est important d'en parler. Tu fais bien de poser la question. Parce que le postpartum, j'en avais peur aussi. Mais bizarrement, je m'étais dit, je ne sais pas, je pense que c'est deux choses totalement différentes, mais on m'avait parlé du postpartum et c'est vrai qu'on m'avait parlé de dépression postpartum, de baby blues, de ce genre de choses et même en première, on avait parlé. Et je m'étais dit, ah ouais, ça fait un peu peur quand même et tout. Mais me connaissant, je me suis dit, me connaissant, l'historique que j'ai, ma personnalité, etc., ça m'étonnerait que je tombe dans un truc comme ça. Mais j'avais quand même cette peur en me disant, bon, ça peut arriver, ça peut être un peu effrayant, mais normal, il ne faut pas que je me fasse trop d'inquiétudes.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et finalement, non, ça m'est arrivé de pleurer, pleurer de fatigue parce que des fois, ton bébé, il pleure, tu ne sais pas pourquoi. Tu as tout fait, mais il continue à pleurer alors que toi, tu as juste envie de dormir, etc. Donc voilà, ça m'est arrivé de craquer. Ça arrive aussi d'avoir des querelles avec son mec. J'ai eu des querelles avec mon mec. C'est un rythme à prendre. Et puis au final, on se rend compte que ton enfant, tu ne le connais pas en fait. Elle était peut-être en toi, mais tu ne le connais pas. C'est nouveau, c'est ton enfant, mais c'est nouveau. Et finalement, on apprend vite à se connaître. Et après, c'est hyper intéressant, cette puissance qu'on a de se dire, pas cette puissance, mais cette compétence qu'on a de se dire, ah bah, se pleure, je sais très bien ce que c'est. Si elle pleure comme ça, elle a faim. Si elle pleure comme ça, c'est qu'elle a une douleur. Si elle se tortille comme ça, c'est qu'il y a un truc, elle doit avoir mal au ventre. Tu vois, c'est trop agréable. Je suis trop fière à chaque fois de dire... Quand ma mère va me dire quelque chose, elle va me dire « Non, mais là, elle a peut-être faim. » Je vais dire « Non, non, non. Là, elle est fatiguée. T'inquiète. Je sais. »
- Speaker #1
Tu vois ? Oui, le savoir reconnaître.
- Speaker #0
Donc, en fait, t'apprends... Voilà, c'est ça. T'apprends à connaître ton enfant. Avec les semaines, c'est tout de suite plus facile, en fait. Et non, franchement, c'est important de prendre du temps aussi pour soi. Moi, j'ai pu prendre du temps pour moi. On a pu essayer de se... Comment dire ? Moi, si j'avais besoin de souffler avec mes copines, je l'essaye avec mon conjoint. Et inversement. mon mec ben voilà s'il voulait sortir il me laissait Elena il prenait du temps pour lui et on vient à peine je crois que c'était le week-end dernier on s'est fait un petit spa tous les deux parce qu'on prenait du temps chacun de notre côté mais pas ensemble mais on avait pas encore pris du temps ensemble et c'est vrai que quand on a un petit être qui vient d'arriver ben toute la tension est sur ce petit être et moi ça ça m'a fait un peu drôle parce que je me suis dit purée pendant que j'étais enceinte j'avais toute la tension sur moi pour moi. J'avais les massages sur le ventre le soir, j'avais les bisous sur le ventre, mais bon, c'était pour Yéna, elle était dans le ventre. Finalement, c'était pour Yéna. Elle avait droit à mes courses avec plein de fruits parce qu'il fallait absolument que je mange bien pour Yéna. Elle fait toute cette attention et puis c'est vrai que là, il y a un bébé qui arrive, donc en fait, on s'en fout un peu de moi, en quelque sorte. Moi, je m'en fous un peu de lui, il s'en fout un peu de moi et puis on est là, Yéna, Yéna.
- Speaker #1
C'est normal.
- Speaker #0
C'est important. On prend nos marques, notre rythme. et puis on a réussi à prendre du temps pour nous deux et c'est vraiment important et c'est le conseil que je donnerais c'est prendre du temps pour soi pour les deux et en famille en fait ça je pense que c'est une des choses les plus dures à faire surtout quand on n'a pas de village autour de soi pour
- Speaker #1
dépanner garder bébé mais oui je suis d'accord avec toi c'est très très important c'est ça et c'est le plus dur à faire parce que déjà quand on n'est pas entouré c'est compliqué et c'est aussi le plus dur à faire parce qu'en tant que maman quand ton enfant est petit tu sais pas si tu...
- Speaker #0
je peux le laisser même à tes beaux-parents, même à tes parents, en fait. Franchement, moi, c'était difficile. Moi, aujourd'hui, je ne vais pas la laisser nulle quelque part. Pour moi, c'est beaucoup trop petit.
- Speaker #1
C'est normal, elle est petite.
- Speaker #0
Quelques heures, une demi-journée, oui, à la rigueur, mais même ça, j'ai eu beaucoup, beaucoup de mal.
- Speaker #1
C'est normal, je suis toujours sans téléphone.
- Speaker #0
C'est normal que ce soit difficile de le faire, mais si on est en mesure de le faire, je conseille vivement de le faire, franchement. Avoir cet équilibre, c'est bien aussi.
- Speaker #1
Oui, je suis complètement d'accord avec toi. Est-ce que du coup, pour en revenir un peu au SOPK, est-ce que tu as repris un suivi particulier par rapport à ça suite à l'accouchement ?
- Speaker #0
Non, pour l'instant, non. Pour le SOPK, je prenais, parce que je parlais des médicaments qui m'ont été donnés pour stimuler mon ovulation, etc. Mais je prenais aussi pour m'aider des compléments alimentaires SOVA.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Sova, c'est une marque qui aide à mieux vivre avec son SOPK. Et donc, du coup, c'est ce que je vais reprendre parce que ça m'aidait sur la pilosité, sur pas mal de choses. Mais il faut que je réfléchisse justement parce que vient la question aussi, cette charge mentale aussi, tout de suite après l'accouchement de ce dia. Alors, c'est quoi votre moyen de contraception ? Je trouve que c'est une pression, mais tranquillement. En fait, laissez-nous un peu tranquille, laissez-nous un peu respirer. Mais c'est vrai qu'il y a tout de suite tous les médecins qui viennent nous dire « Vous reprenez la pilule ? Vous prenez quoi ? » etc. Moi, j'ai un rapport vraiment compliqué avec la contraception. C'est vraiment… Moi, je suis un peu traumatisée. Je me dis que pendant des années, je n'ai plus la pilule. Ça m'a caché des symptômes, un diagnostic que j'aurais pu avoir bien avant. En fait, je me dis, si je m'étais réveillée à 35 ans pour me dire, je veux un enfant et qu'on me découvre SOPK et que je mets 4 ans pour en avoir, en fait, j'aurais tout de suite agrémenté. En fait, comment ça se passe ?
- Speaker #1
Oui, je comprends.
- Speaker #0
La pilule, aujourd'hui, je n'ai pas envie de la reprendre. Je l'ai arrêtée depuis des années. Même en ne la prenant pas, j'ai mis énormément de temps à tomber enceinte. Je n'ai pas envie de la reprendre, donc il faut que je vois ce que je fais. Et par rapport à mon SOPK, je vais reprendre mes compléments alimentaires, faire attention. à moi, prendre soin de moi, bien m'alimenter, faire du sport, etc. Parce que c'est ça qui aide aussi à mieux vivre avec son SOPK. Parce qu'on ne guérit pas du SOPK, on vit avec, mais on peut mieux vivre avec, tout simplement.
- Speaker #1
Parce que la pilule, ça peut être un traitement du SOPK, c'est ça ?
- Speaker #0
C'est pas du tout un traitement du SOPK, ça camoufle uniquement les symptômes, en fait. C'est vraiment pas quelque chose que je recommande. Moi, je suis pas... C'est pas un compte spécialisé SOPK, hormones, etc. Il y a des comptes dédiés à ça qui en parlent beaucoup mieux que moi. Je pense au compte Eva Ciclé. qui parle très bien du SOPK, qui parle très bien des hormones et de la pilule. Et clairement, la pilule, non, c'est un no-go, en fait. Enfin, je pense, après, je ne suis pas médecin, etc., mais que ce soit pour une femme qui a le SOPK ou non, je pense que la pilule, ce n'est pas quelque chose de toute façon de sain.
- Speaker #1
Oui, complètement. Mais du coup, toi, si jamais un jour tu devais... En fait, il n'y a pas de traitement en soi pour le SOPK, à part ce que tu prends, toi, de complément alimentaire.
- Speaker #0
Non, il n'y a pas de traitement. Il n'y a pas de traitement. c'est soit en fonction de ton SOPK tu peux avoir un SOPK très sévère très compliqué etc et donc vraiment avoir besoin d'une fille vraiment être infertile et avoir besoin d'une fille ou autre pour tomber enceinte soit un peu comme moi un peu middle je dirais, bon c'est pas le terme mais voilà c'est besoin d'un coup de pouce en fait pour l'enceinte je suis pas infertile, je suis fertile mais j'ai des complications, la preuve en est j'ai besoin d'un coup de pouce et j'ai besoin d'un coup de pouce pour tomber enceinte finalement il y a plein de femmes qui sont
- Speaker #1
un peu perdu dans le manque de diagnostics et tout ça lié à ça. Je pense que de manière générale, c'est encore assez mal connu. Même si ça attend à se développer. Je citerai les petits comptes Instagram que tu as mentionnés du coup, si ça peut aider.
- Speaker #0
Oui, carrément. Si ça peut aider, je souhaite en tout cas tout ça pour dire que pour le coup, le stress, comme je disais, je reviens sur les trois mots que je t'ai dit de séance, mais... Le stress, c'est par rapport à tout ça, la douleur, le fait que je sois quelqu'un de douillette et les témoignages un peu négatifs, les traumatismes que certaines femmes ont eus par rapport à la grossesse. Donc tout ça, forcément, ça m'a stressée. Ma première perte, ça m'a stressée. Le col ouvert, quand on m'a dit qu'il y avait le col ouvert, donc un bébé préma. Voilà, il y a pas mal de choses qui m'ont stressée, donc c'est pour ça que j'ai dit ça. Le bonheur, pour tout ce que je viens de dire dans le podcast, pour le coup,
- Speaker #1
parce que ça ressemble bien.
- Speaker #0
Les frissons, les pleurs quand j'y repars. pensent que c'est que du pur bonheur et aujourd'hui, ça l'est encore. Je suis ressortie peut-être un mois après mon accouchement. Je suis sortie à Paris voir des collègues de travail parce qu'ils m'ont invitée à un pot. Il n'y a pas une personne qui m'a dit « Mais ça se voit que t'es hyper épanouie. Tu brilles. Tes yeux, ils brillent. » On m'a dit des choses que moi, je ne le vois pas parce que je me vois tous les jours, mais je me suis pas dit. Je sais que je suis heureuse, etc. Mais de l'extérieur, tout le monde me l'a dit. Vraiment, ça revient à ce que je te disais, le bonheur, pour le coup, c'est vraiment ça. Je suis devenue une autre personne et Elena m'apporte beaucoup au quotidien. Donc, je suis grave contente.
- Speaker #1
Ça se ressent dans ta manière de parler et tout. C'est beau.
- Speaker #0
Et puis, reconnaissante parce que vraiment, j'ai été accompagnée pour le coup de... Franchement, de fou, quoi. J'ai été accompagnée par mes amis tout au long de ma grossesse. J'ai été hyper bien accompagnée par l'école médicale, que ce soit à l'hôpital, que ce soit pendant mon accouchement. séjour à la maternité, retour à la maison, pendant ma grossesse, ma famille. J'ai ma grand-mère qui est venue de Martinique pour pouvoir m'aider. Typiquement, quand j'avais des rendez-vous sage-femme en post-partum, je n'avais pas forcément besoin d'emmener Iléna partout. J'avais ma grand-mère qui était là. Franchement, j'ai les amis, mes copines qui ont déjà été enceintes, qui m'ont donné des conseils, etc. Franchement, je suis reconnaissante, même par rapport à des personnes qui me connaissent de loin, que je n'ai jamais vues, qui m'ont mis D. petits mots très sympas sur Instagram, etc. Enfin, franchement, je suis reconnaissante pour tout ça, pour le coup.
- Speaker #1
C'est trop chouette. Est-ce qu'il y aurait quelque chose que tu voudrais ajouter sur tout ça avant qu'on passe à la dernière partie ?
- Speaker #0
Non, je pense que j'étais assez complète.
- Speaker #1
Ouais, c'est ce que je voulais dire, on a déjà dit pas mal de choses. Alors, dans la dernière partie, j'ai deux petites questions que j'aime bien poser à mes invités. Donc, la première question, c'est dans ta valise de maternité, c'était quoi l'objet indispensable que tu ne regrettais pas ?
- Speaker #0
pas d'avoir emporté et à l'inverse le truc complètement inutile que tu as trimballé pour rien je dirais l'indispensable bon il y a deux trucs qui sont indispensables pour moi et qui m'ont fait du bien en tout cas j'ai aimé avoir ça c'est Des bonbons ou une sucette. J'avais le droit. Et franchement, ça me permettait de penser à autre chose. Je ne sais pas, j'étais concentrée juste sur manger ma sucette. Et ça me faisait du bon, on boit un peu de sucre, etc. C'est peut-être bête, mais franchement, on me l'avait conseillé. J'ai mis un paquet de sucettes dans mon sac et quelques bonbons. Et franchement, voilà. Et un autre indispensable pour le coup, c'est un tapis de bain. Vraiment, le tapis de bain, ça ne va pas aider pour l'accouchement. Ça, c'est sûr que ça ne m'a pas aidé pour l'accouchement, mais pour le séjour, la maternité, juste avoir un tapis de bain, franchement, pour moi, c'est grave utile.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Et sinon, les objets qui m'ont été inutiles, alors le fameux peigne qu'il faut prendre et serrer dans la main, alors moi, ça ne m'a rien fait du tout. J'ai tenté, mais ça m'a été totalement inutile. Donc, je pense qu'encore une fois, ça dépend des femmes.
- Speaker #1
Pour la gestion des douleurs, c'est ça ?
- Speaker #0
Oui, pour la gestion des douleurs. On m'avait conseillé, je ne sais pas si on t'a déjà parlé de ça.
- Speaker #1
Non, c'est la première fois que j'entends ça.
- Speaker #0
Ah ouais ? Oui. Ma sage-femme, elle me l'avait conseillé parce que quand on a eu le cours accouchement, elle avait dit un peu tous les petits trucs à ramener, le ventilo, le peigne, une sucette, ce genre de choses.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Et franchement, le peigne, pas du tout. Ça ne m'a pas du tout aidée.
- Speaker #1
On le saura.
- Speaker #0
Et le ventilo, le mini-ventilo, ça, ça m'a beaucoup aidée aussi. OK. Ça m'a beaucoup aidée. Bon, donc voilà. Il y a quand même pas mal de petits objets qui m'ont aidée, mais en tout cas, le peigne, ça m'a été assez inutile. OK.
- Speaker #1
Est-ce qu'il y a une phrase qu'on t'a dite ? qu'on t'a répété, qui t'a marqué pendant cette période, une phrase qui est restée même après l'accouchement ou même après qu'on t'ait dit sur une fois que ta fille était là ?
- Speaker #0
Vraiment, le truc qu'on me répète depuis que j'ai accouché, en tout cas, ce n'est pas quelque chose qui m'a marqué, mais c'est quelque chose qu'on ne m'avait jamais dit auparavant. En fait, c'est surtout ça. C'est que tu as l'air heureuse.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Tu as l'air heureuse. Et le fait qu'on me dise ça alors que vraiment, c'est quelque chose qu'on ne m'a jamais dit, je me dis, ah ouais, quand même.
- Speaker #1
Merci. dégage quelque chose.
- Speaker #0
Ouais, je me dis, ah ouais, quand même, tu vois, ça me fait plaisir. En même temps, ça me fait drôle parce que je l'entends de pas mal de personnes, que ce soit ma famille, mes amis proches ou des personnes même extérieures qui me voient juste sur les réseaux, etc.
- Speaker #1
Est-ce qu'il y aurait quelque chose que tu voudrais rajouter ?
- Speaker #0
Non. Franchement, non. Je veux juste dire que chaque femme a son accouchement. Pour chaque femme, l'accouchement se passe différemment. Et c'est important de dire quand ça se passe bien. Et pour le coup, même si j'ai parlé de douleurs, de cercles de feu, de vomissements, etc. On doit passer par là en soi. Les douleurs de contraction, c'est normal et c'est pour arriver à quelque chose de très, très beau en fait.
- Speaker #1
Toi qui étais stressée par la douleur, c'est vrai qu'on oublie du coup.
- Speaker #0
C'est vrai qu'on oublie et tout passe, tout s'oublie. Enfin, je n'ai pas oublié la douleur. c'est par rapport au bonheur que ça procure une fille, tu le referais. Je souhaite à toutes les femmes de vivre un bel accouchement. Et pour celles pour qui ça se passe peut-être moins bien, beaucoup de courage aussi parce que c'est pas parce que, le mien en tout cas, j'en garde un très bon souvenir, mais c'est pas parce que celui-ci s'est bien passé que le prochain, ça sera pareil en fait. Encore une fois, je pense qu'un moment est vraiment différent je pense, d'un bébé à l'autre et d'une femme à l'autre.
- Speaker #1
Oui. Merci beaucoup en tout cas d'être venue partager ton soleil avec nous. C'était trop sympa d'avoir ton témoignage. Merci encore une fois de m'avoir contactée parce que ça me fait vraiment plaisir. Merci beaucoup.
- Speaker #0
Et merci pour ton écoute à toi en tout cas.
- Speaker #1
Avec plaisir. Oui, tu vois, j'ai le sourire accroché au visage de t'entendre parler. Vraiment, je comprends que les gens te disent que tu respires le bonheur. Vraiment, ça se ressent dans ta façon de parler et tout. Donc, c'est trop chouette.
- Speaker #0
Oui, merci beaucoup. J'entends le sourire aussi et le sourire relève que tu as de cœur.
- Speaker #1
un immense merci à toi Morgane pour ta douceur, ta transparence et toute la lumière que tu nous as apporté ton témoignage nous rappelle combien il est précieux et nécessaire de montrer aussi ces histoires où tout se passe bien où la joie a toute sa place même après un chemin compliqué merci Morgane d'avoir partagé ton soleil avec nous, ces récits là comptent autant que les autres, ils apaisent ils encouragent et ils ouvrent des possibles on se retrouve très vite pour un nouvel épisode de Sacré Accouchement C'est la fin de ce sacré moment, merci. Merci infiniment d'avoir écouté cet épisode. S'il vous a plu, je vous invite à me laisser 5 étoiles sur votre plateforme de podcast préférée, et aussi un petit commentaire. Je serai trop contente de prolonger la discussion avec vous, et de savoir que ce podcast vous plaît. N'hésitez pas à nous rejoindre sur Instagram, et à partager cet épisode autour de vous, pour faire grandir cette douce communauté. Je vous dis à bientôt, sur Sacré Accouchement !