Speaker #0Le Winter Arc, c'est la dernière tendance, la dernière trend sur les réseaux sociaux, notamment poussée par les créateurs de contenu qui parlent beaucoup de motivation, de discipline, des entrepreneurs, etc. Et cette trend devrait nous pousser à utiliser les trois derniers mois de l'année, octobre, novembre, décembre, pour devenir la meilleure version de soi-même, pour valider tous nos objectifs, pour essayer de faire tout ce que l'on devait faire et qu'on a procrastiné tout au long de l'année, justement finir l'année. comme il se doit, et démarrer 2027 de la meilleure des façons, de la meilleure des manières, en étant vraiment préparé, en étant discipliné. Et je crois que je suis un peu fatiguée de cette expression, redevenir la meilleure version de soi-même, créer la meilleure version de soi. En fait, je trouve que ça néglige un peu tous les efforts qu'on essaie déjà de mettre en place au cours de l'année, et tous ces efforts-là, ils sont importants. On ne doit pas tout balayer, mettre sur le côté, et essayer tout le temps de commencer quelque chose de nouveau. Et cette trend du Winter Arc, elle met vraiment un point essentiel à analyser et qui revient beaucoup en fait avec les discours de motivation, c'est que ça fascine, ça plaît aux gens. On aime bien écouter des discours de motivation, des gens qui essaient de nous pousser à devenir meilleurs, etc. Ça nous plaît. Et en fait, malheureusement, la chose qu'on ne réalise pas trop, c'est que si ça fascine autant, c'est parce que ça permet aux gens d'imaginer, ça permet aux gens de se projeter. Quand toi, tu imagines une version de toi projette, productive, genre tu deviens du jour au lendemain imaginons une meuf hyper productive t'as réussi à valider tous tes objectifs tu procrastines pas, t'es concentrée t'es intelligente, enfin bref ça te plaît, ça te plaît d'imaginer ça sauf qu'il y a une différence entre ce que tu entends et comment tu vas imaginer et te projeter et la réalité tes difficultés actuelles les moyens que tu as le fait d'être une femme, je suis désolée mais dans la société dans laquelle on est c'est compliqué, c'est dur nos épreuves, vraiment il y a tout ça à prendre en compte et ce qui fait que malheureusement des fois on ne peut pas tout de suite valider tous les objectifs qu'on a en tête etc. parce que ça nous prend du temps, ça prend énormément de temps d'avancer, ça prend du temps de s'améliorer dans une discipline, de réaliser ses rêves etc. ça prend du temps, ça prend de l'énergie, le chemin n'est pas tout simple. Et donc c'est pour ça qu'il y a tout le temps une différence entre ce que l'on nous dit Et notre réalité, la vie que l'on a. Et nous, en tant que musulmans, c'est là où vraiment c'est intéressant de s'appuyer sur cette différence. En tant que musulmans, nos priorités ne sont pas les mêmes que les autres, que ceux qui nous entourent. En tant que musulmans, on essaie d'œuvrer pour cette vie, pour l'akhira. Les enjeux, ils ne sont pas pareils. On ne joue pas dans la même cour. C'est pas trop pareil, on essaie de biser quelque chose de beaucoup plus grand, plus important et surtout qui viendra après notre mort. Et parce que les enjeux sont différents, je voulais proposer un épisode de podcast autour du Winter Arc mais adapté à notre routine spirituelle. Adapté à cette envie qu'on a toutes et tous de mettre la spiritualité, la religion au centre de notre vie. Comment est-ce qu'on fait pour adapter cette trend-là à la spiritualité ? eh bien, ça va être... le challenge de cet épisode. Ça va être... Enfin, je dis challenge, la vérité, ça va être hyper simple. Vous allez voir, il y a tout plein de conseils que vous allez pouvoir appliquer, inshallah, et profiter justement de ces trois derniers mois pour ne pas avoir de regrets à la fin de 2026 et de se dire mais purée, qu'est-ce que j'ai foutu de ma vie ? Parce que ça, sachez-le, c'est un truc qui m'arrive très souvent, chaque année, je suis en dépression. Enfin, dépression, j'habite un peu. Grande déprime parce que tu me dis mais l'année est passée trop vite, j'avais plein envie de faire plein de trucs, finalement j'ai rien fait, tatatitatata. Et donc souvent j'aime pas trop faire des rétrospectives parce que malheureusement le cerveau humain il se concentre beaucoup sur les aspects négatifs de notre vie. Mais bref, on se connaît, on sait que des fois ça peut être compliqué à la fin de l'année parce qu'on se dit ça s'est pas passé comme je l'aurais voulu. Et justement, on va essayer de proposer des solutions à ça pour mettre, comme je vous l'ai dit, au centre de notre vie la spiritualité, la religion. Le tout premier point, et ça c'est un conseil à mes yeux qui est trop trop important, n'attendez pas d'être éprouvé par un vrai pour pouvoir cheminer vers lui. N'attendez pas les catastrophes dans votre vie pour vous... vous reprendre en main. N'attendez pas les difficultés que vous pouvez vivre pour pouvoir vous remettre dans la religion. N'attendez pas les épreuves pour pouvoir vous rapprocher d'Allah. C'est important. C'est important parce qu'on le sait, des fois les épreuves, Allah il envoie certaines épreuves parce qu'il veut nous voir reprendre notre vie en main et mettre tous nos espoirs et notre confiance en lui. Des fois, certaines épreuves, c'est ça, Allah veut tout simplement qu'on s'en remette à lui parce que ça fait longtemps qu'on ne s'en est pas remis à lui. Donc n'attendez pas ces moments-là pour vous rapprocher d'Allah. C'est pour ça que c'est important dans notre routine, vraiment quotidiennement, de placer des petits moments où on va venir nourrir notre foi, où on va pratiquer notre religion et la renforcer. Et également, forcément, renforcer notre lien qu'on a avec lui. Et la première étape pour une relation qui soit solide, quand je vous dis solide, le pilier ne va jamais tomber. Le pilier va rester bien accroché. C'est la prière. La prière, c'est... Au-delà de la blague des cinq piliers de l'islam, etc. La prière, c'est un grand, grand, grand, grand, grand pilier dans notre... dans l'adoration, dans la construction, dans le cheminement qu'on essaie de construire justement avec Anas Prano et Terela. Et ça devrait devenir, si ça ne l'est toujours pas, une priorité dans notre vie. Et notamment sur cette période-là, sur cette période hivernale. Parce que vous le savez, les journées sont plus courtes. On arrive à la maison, on est fatigué, on doit rattraper toutes nos prières, on n'a pas la foi, on est... voilà. On repousse. Et n'essayez pas de vous laisser porter par ce truc-là de « je suis fatiguée, vas-y je remets à plus tard » . Accrochez-vous à votre prière. Accrochez-vous à votre prière. Faites-en une priorité dans votre vie. Et là, en vrai, on parle de la difficulté des prières qui s'enchaînent parce que les journées sont plus courtes, mais ça, elle est très facile à effectuer. Et je crois que c'est peut-être le moment pour celles et ceux qui ont des difficultés de s'y mettre. Parce que ça va être facile de prier sur la Telfajjah. Vu les horaires qui nous attendent, en tout cas en France, ça va être plutôt simple, alhamdoulilah, on va être facilité. Donc profitez de ces trois mois-là, l'automne-hiver, pour vous accrocher à votre prière, en faire une priorité dans votre vie. Essayez de prier à l'heure si vous pouvez, et surtout de renouer avec. C'est le sujet d'un post que j'ai fait sur Instagram il n'y a pas si longtemps que ça. Parce que beaucoup d'entre nous ont perdu le goût de la prière. On prie par habitude, on prie par obligation, on prie parce qu'on doit prier. Mais malheureusement, des fois, on n'est pas concentré, on ne sait pas trop ce que l'on dit. Donc si en ce moment, vous sentez qu'il y a une cassure avec la prière, profitez-en pour essayer de lire les traductions de la prière. J'aime bien dire mettre des intentions dans la prière. Merci, en ce moment, tu as des galères. financière. Si en ce moment, t'as besoin de te sentir protégé, t'as besoin de te rapprocher de lui, utilise la prière pour toutes ces intentions-là que tu as. Et n'oubliez pas, la prière elle structure vos journées. Donc si vous cherchez de la productivité, si vous cherchez à ne pas procrastiner, si vous cherchez à avoir de la baraka dans votre journée, ne loupez pas vos prières. Quitte à les rattraper le soir avant d'aller dormir si votre journée a été catastrophique, j'ai pas eu le temps, j'ai couru partout. Le mohim, tant que tu t'endors pas en ayant raté tes prières, c'est le principal. Tant que tu cherches toujours à les rattraper, à les effectuer, malgré les difficultés que tu peux avoir. Enfin bref, on sait que des fois avec le travail, naïv, c'est pas si simple. Mais en tout cas, en faire une priorité, c'est important. Et vous allez voir le... Le fruit de la prière au fur et à mesure de votre quotidien, vous allez sentir la protection, vous allez sentir la baraka qui va en découler. Le deuxième objectif de ces trois mois qui arrivent, c'est les do'as, les invocations. Pourquoi je vous parle des invocations ? Cette année, il y a eu un petit challenge au niveau des do'as. Je me suis rendu compte que des fois, je ne fais pas des invocations avec le cœur. C'est une chose de faire les invocations de manière un peu mécanique. Des fois en fin de prière, on peut avoir deux ou trois do'as qu'on glisse comme ça à chaque fois et ça devient une habitude. Et voilà, c'est ok parce que c'est une habitude, parce que c'est là. Mais des fois, surtout quand c'est des demandes spécifiques, on va formuler notre invocation mais on ne va pas trop y croire. On va faire notre do'a mais on va se dire bon bah vas-y voilà je la fais parce que je sens que j'en ai besoin. Mais tu n'es pas concentré pendant que tu fais cette demande. Mais tu ne te dis pas que là, à cet instant T, il y a Allah subhanahu wa ta'ala qui t'écoute. Qu'il y a toi là qui est sur ton tapis de prière ou autre, peu importe, on peut faire des doigts à n'importe quel moment de notre vie. Il y a toi qui est en train de formuler une demande à ton créateur. Et que lui, il est là et il l'écoute. Et il t'écoute. Et il va te répondre. Et il va te donner une réponse à cette doigt. Et il va t'exaucer. Ça, on l'oublie. On a l'impression qu'on envoie des petites demandes comme ça et que ça y est, c'est bon, si ça vient, ça vient, si ça vient pas, ça vient pas. Si tu demandes cette chose-là, c'est que tu le veux dans le fond. Donc, mais il y a du cœur. Apprendre à mettre du cœur dans nos invocations, dans nos doigts. Se rendre compte de l'acte d'adoration que l'on est en train de faire. Et vous savez, plus on prend de l'âge, plus on est exposé à de nouvelles difficultés dans notre vie, à de nouvelles épreuves. Et ces nouvelles difficultés, ces nouvelles épreuves, elles nous poussent également à renouveler. Certaines do'as vont en apprendre de nouvelles, à se pencher sur des nouveaux noms d'Allah qu'on ne connaît pas forcément, qu'on va venir utiliser pour appuyer notre invocation. Donc en fait on est constamment en train d'en apprendre sur qui est Allah et comment l'invoquer, quelle invocation je vais venir utiliser, quelle invocation va me parler et me permettre de communiquer justement avec Allah. que ce soit une invocation que toi-même tu décides de faire comme ça avec tes propres mots ? ou une invocation que tu vas décider de chercher, par exemple, dans le Qur'an, une invocation qui est mentionnée dans le Qur'an, une invocation que le prophète, maya sallallahu alayhi wa sallam, a partagée, qu'on peut retrouver dans des hadiths. Donc, on est constamment, en fait, en recherche dans cette vie. Comme je vous l'ai dit, plus on prend de l'âge, plus la vie, des fois, peut être compliquée. On est face à de nouveaux problèmes, et on doit s'y adapter avec cette recherche d'invocation, cette recherche de Dua. Donc soyez jamais dans le... Dans ce truc-là de « ouais non, c'est bon, voilà quoi, j'invoque pas trop, nanana » tu peux pas te passer des invocations. Tu ne peux pas te passer des invocations. C'est un outil incroyable. On va dire ça comme ça, c'est un acte d'adoration incroyable. Tu parles directement à Allah, tu lui exprimes tes demandes et ne soyez jamais timide dans vos invocations. N'ayez jamais cette posture de « je veux pas déranger » . N'ayez jamais ce truc-là de Ouais, non, mais je sais pas si Allah va me donner ou pas. J'ose pas lui demander s'il veut. S'il veut. Jamais de la vie. Jamais de la vie. Ne soyez jamais dans ce truc-là de si tu veux, Allah. Non. Jamais, jamais, jamais. Demandez. Demandez, demandez. Mettez-y du cœur. Soyez concentrés dans vos demandes. Parce que c'est Allah, c'est pas n'importe qui. C'est pas ton supérieur. C'est pas ton patron, c'est pas ton père ou ta mère qui va te dire « Ouais, oui, ok, incha'Allah, on verra » et qui te donne jamais de réponse. C'est ton créateur, il te connaît, il t'a créé. Il voit ta vie en ce moment même, il sait comment est-ce que t'es en train d'évoluer, vers quoi tu aspires. Et il te donnera les moyens pour valider tes objectifs. Le troisième point, et je crois qu'on l'oublie un peu, c'est le Qur'an. Le Qur'an... Ça peut être difficile parfois, parce que quand on va le lire, on ne va pas forcément tout comprendre, on a besoin d'être accompagné. Que ce soit dans l'apprentissage, que ce soit dans le tafsir, etc., on a besoin de savants qui connaissent le Qur'an et qui savent traduire le sens. Et je vous parle du Qur'an parce que c'est une science à part le Qur'an, et c'est quand même le guide le plus important pour nous musulmans. Et ça devrait être, en réalité, comme notre meilleur ami, genre comme le livre que tu lâches jamais, comme le film que tu passes ton temps à regarder, re-re-re-re-regarder, ça c'est un rappel pour moi, comme le livre que t'as lu une fois, deux fois, trois fois, que tu kiffes trop, etc. Ça devait être un vrai compagnon de vie et pourtant, on l'a dans nos étagères et on ne le calcule pas trop. On le met un petit peu de côté, des fois quand ça nous prend on a envie de lire un petit peu puis on finit par refermer. Il est vrai que le Qur'an peut être compliqué à lire parce que des fois on n'a pas les outils pour pouvoir le déchiffrer. Mais en revanche, ça ne nous empêche pas de nous poser 5 minutes dans la journée, de l'ouvrir, de lire 5 versets et de méditer là-dessus. Et quand bien même tu ne comprends pas, il y a des tefsirs. Moi, je vous recommande Ibn Kathir. Et si vous n'avez pas les tefsirs, si vous n'avez pas acheté les exégèses, sachez qu'il y a des sites internet où on a toutes les explications des savants qui sont répertoriées, notamment ceux d'Ibn Kathir. Et donc, voilà, juste cinq minutes dans la journée où tu décides de lire quelques versets et de méditer là-dessus, d'essayer d'en comprendre le sens. Justement, ce verset-là, je ne comprends pas. te poses, t'essaies de comprendre, t'essaies de faire des recherches. De quoi Allah il parle ? Qui est-ce qu'il vise dans ce verset ? Parce que le Qur'an c'est aussi beaucoup d'histoires. Et des histoires qui nous par exemple peuvent ne pas nous parler. Parce qu'on est nés des années et des années après le prophète et que le Qur'an il parle certes de l'après, du présent et il parle aussi du passé. de ce qui se passait à l'époque du prophète Muhammad sallallahu alayhi wa sallam, de ce qui se passait même avant, l'époque de Moussa alayhi salam, l'époque de Youssef alayhi salam, l'époque d'Ibrahim, l'époque d'Issa, et même bien en avant. Et même si on n'a pas le temps, même si on n'a pas trop envie, sachez qu'il y a des applications que vous pouvez mettre sur votre téléphone qui affichent chaque jour un nouveau verset. Ça c'est pour moi le meilleur outil pour les gens qui ont un peu la flair, mais... qui veulent quand même se sentir faire une bonne action dans la journée. Il suffit juste de le lire et puis ça y est, t'es récompensé. En bref, ce que j'essaie vraiment de dire ici, c'est que l'année passe très vite et que le mois de Ramadan va arriver très vite et qu'on va tous vouloir réouvrir le Quran et qu'on va se dire mais par où est-ce que je commence ? Ça a l'air titanesque, je comprends rien, etc. Donc c'est important de faire ce petit travail comme ça, petit à petit, pour essayer de préparer notre cœur, préparer notre foi. au Qur'an et au mois de Ramadan qui va arriver bien évidemment. Et enfin, le tout dernier point. Alors, on a abordé pas mal de choses sur la spiritualité et sur notre religion, mais peut-être qu'on devrait parler de soi et du travail intérieur que l'on doit faire tous les jours qui passent. Je sais pas, peut-être. Si vous faites partie des personnes qui ont l'habitude de supprimer leurs émotions, qui ont l'habitude de se dire, non mais de toute façon, je m'en fous, ça me touche pas, c'est pas grave. Écoutez, écoutez, je pense qu'on vit dans une époque où... C'est compliqué de parler de soi, c'est compliqué de parler de ses émotions, c'est compliqué de se livrer parce qu'on a toujours peur des jugements, de ce que les gens peuvent penser. Ça c'est une de mes... je ne sais pas si c'est une peur, un cauchemar, une hantise, j'en sais rien, mais je déteste qu'on me juge par exemple pour ce que je peux ressentir. Si je te fais part de quelque chose et que je te dis ce que je ressens, je n'attends pas de toi un jugement, j'attends de toi une écoute. Et des fois cette écoute, elle peut être compliquée à obtenir. Des fois, il y a des gens qui ne savent pas écouter. Comme je vous l'ai dit dans l'épisode précédent, des fois, il y a des gens, ils t'écoutent parler, enfin, ils font genre qu'ils t'écoutent parler, mais ils sont en train de se préparer à ce qu'ils vont te répondre pour finir la conversation au plus vite. Et c'est une chose de ne pas se sentir écouté, mais c'en est une autre, d'être à l'écoute de soi. Dans le sens où, aujourd'hui, il y a plein de outils, il y a plein d'astuces pour essayer de mieux gérer ses émotions, pour essayer de mieux se comprendre, pour essayer de mieux... Mieux analyser les schémas par lesquels on passe et arrêter justement de supprimer certaines de nos émotions, certains schémas qu'on a l'habitude de s'infiger pour pouvoir être dans une relation un peu plus saine avec soi-même. Nous ce qu'on vise c'est « Rahat el bel » . Je ne sais pas comment je pourrais vous traduire ça « Rahat el bel » . Comment on traduit ça ? La rachat, c'est la sérénité dans ta tête. C'est ça qu'on veut. Et ça passe par apprendre à mettre des mots sur ce que l'on ressent. Apprendre à mettre des mots sur nos envies, sur ce qui nous frustre. Pas juste se dire, je suis fatiguée, je suis énervée, je suis anxieuse. Mais essayer plutôt de déconstruire un petit peu ce qui se passe dans notre tête et mieux connaître les causes, mieux connaître les raisons pour lesquelles on se sent pas très très bien. Et je crois que le challenge pour cette fin d'année qui va arriver très bientôt, c'est l'écriture. Et c'est un rappel pour moi, sachez-le, parce que j'ai beaucoup parlé d'écriture et cette année j'ai lâché. J'ai complètement lâché, j'ai eu du mal avec l'écriture. Enfin j'écris toujours, je suis toujours très manuelle dans le sens où voilà, je prépare. Là par exemple l'épisode je l'ai préparé à la main. Quand je fais des to-do listes, j'écris tout le temps à la main. Quand j'essaie de planifier des trucs, voilà, j'écris toujours. Mais j'ai eu du mal à mettre mes sentiments sur papier. Peut-être aussi parce que ça fait longtemps que j'ai emmagasiné des trucs. Enfin, j'ai essayé de... Je sais même pas. La meuf, elle vous donne des conseils. Ma belle, pose-toi et mets-toi à écrire. Mais voilà, en tout cas, le danger de ne pas écrire assez dans sa vie, dans son quotidien, c'est qu'en fait, tu refoules. Tu refoules beaucoup d'émotions, tu refoules beaucoup de colère et tu sais même plus par où commencer parce que t'as juste peur de... De ressortir des trucs que tu penses avoir oubliés alors que c'est encore là. Et c'est vrai que ça peut être assez douloureux et c'est là où ça peut être libérateur d'en faire une habitude. Comme ça t'es bien, t'es ok dans ta tête et t'en veux à personne. Comme ça t'es bien, t'es ok dans ta tête encore une fois et tu t'emportes pas pour des choses qui sont minimes. Parce que des fois c'est ça. C'est des petits trucs qui vont nous énerver. Les gens vont se dire mais c'est rien du tout, pourquoi ça t'énerve ? Bah y'a pas que ça en fait. Tu t'énerves aussi pour des trucs qui datent de la veille. qui date d'il y a deux mois, qui date d'il y a cinq ans, qui date d'il y a dix ans même. Et je vous ment pas, c'est un peu mon challenge du moment, parce que moi je prends mon micro, je suis toujours très contente de vous parler, mais dans le quotidien, des fois je suis... très colère. Des fois, je suis très énervée parce qu'il y a des choses sur lesquelles je ne suis pas revenue, des choses que tu laisses passer, etc. Et puis, ça prend de l'ampleur et c'est là où l'écriture peut être une réelle thérapie, ça peut être libérateur. Le mental, c'est trop important. La santé mentale, c'est tellement tellement important qu'on est obligé d'essayer de s'offrir ce qu'il y a de mieux pour nous, d'essayer de se chouchouter, de se traiter comme il se doit. Traite-toi comme tu traiterais ta meilleure amie ou ta soeur, en fait. ne te néglige pas. Tu es la priorité de ta vie. Genre, ne va pas te négliger, ne va pas te dire, ouais non, c'est bon, je vais survivre, etc. Non, non, non. Tu as besoin de temps pour toi, tu as besoin de réfléchir, tu as besoin de te chouchouter, tu as besoin de comprendre tes émotions, d'y passer du temps. Et en fait, c'est la base, quoi. Bien sûr, tous ces conseils-là, ils ne viennent pas juste comme ça. Je ne suis pas en train juste de vous lâcher un lot de motivation, etc. N'oubliez pas que ça doit se faire petit à petit, crescendo, sans culpabilité, d'accord ? Si vous avez, je sais pas, eu du mal avec tel ou tel acte d'adoration obligatoire, ne tombez pas dans la culpabilité. Ne tombez pas également dans ce truc-là de chercher absolument la perfection, notamment dans votre prière. Il y a des personnes, par exemple, qui mettent beaucoup d'énergie et de temps dans le fait d'essayer de rendre leur prière la plus parfaite possible pour essayer de ressentir toutes les émotions et qui, du coup, Passe à côté cette simple obligation et ce simple truc-là de se dire « Je prie mon Seigneur parce qu'il me l'a demandé » , parce qu'à la base, c'est surtout ça, c'est surtout une obligation. Et ne cherchez pas la perfection quand il y a des moments de votre vie où ça ne va pas, quand il y a des moments de votre vie où vous êtes triste, quand il y a des moments de votre vie où, je ne sais pas, en ce moment, c'est les hormones, etc., les règles patati patata où vous ne vous sentez pas bien. C'est important d'être à l'écoute de soi et de faire de son. En fait, ça résume l'épisode. La semaine dernière sur le perfectionnisme. Chercher à faire de son mieux. Juste ça. Ça c'est la base. Et forcément pas de comparaison. On laisse de côté la comparaison sur les réseaux. C'est pas pour nous. Nous on avance à notre rythme. Et ça se passe très bien. Alhamdoulilah. Donc je termine tout de même cet épisode par une mini pub. Sachez que je fais toujours de l'accompagnement en psycho-spirituel. Et j'ai eu des petits retours. Je vous en ai parlé dans un épisode je crois qui date de 2-3. trois semaines, j'ai eu quelques séances justement qui se sont inscrites et qui ont pu bénéficier d'une heure d'accompagnement. Donc sachez que c'est toujours disponible si vous vous gênez en ce moment avec des problématiques dans votre routine spirituelle, dans votre relation avec un an, de la culpabilité, manque de confiance, manque de lâcher prise, etc. N'hésitez pas à réserver une séance, vous aurez le lien en description. Vous pouvez me rejoindre sur les réseaux sociaux également, c'est safiapantpodcast sur TikTok et Instagram. Je suis super active sur Insta, hyper giga méga active, donc n'hésitez pas à me suivre dessus. Et comme d'habitude, on se dit à lundi prochain pour un nouvel épisode. Assalamu alaikum !