Speaker #0Bienvenue dans ce nouvel épisode du Sakin Call, le podcast qui t'aide à te rapprocher d'Allah et à prendre soin de toi à travers la lecture. Je suis Salma, la fondatrice de la librairie musulmane Sakin, et aujourd'hui on se retrouve pour parler du fait de se détacher de ce bas-monde. Je vais m'expliquer tout au long de l'épisode, ne vous inquiétez pas. Comme tout être humain, on aime cette dunya et c'est totalement ok, même le prophète sallallahu alayhi wa sallam, il nous a dit que l'homme aime ce bas-monde. Mais évidemment, on a une religion de juste milieu. Donc, je précise que... Aimer le bas-monde, ça ne veut pas forcément dire être matérialiste. On peut l'aimer différemment. On peut aimer l'argent, oui, mais on peut aussi aimer les personnes, les moments passés. C'est le fait d'être dépendant de cette dunya en fait. Et le cœur, c'est comme un récipient. Pour se rapprocher d'Allah et remplir notre cœur de l'amour d'Allah, il faut faire de la place en enlevant un peu de notre amour pour ce bas-monde. On peut se détacher en comprenant pourquoi on doit le faire. Parce qu'on aime bien à chaque fois chercher le comment. Comment est-ce qu'on prie ? Comment on jeûne ? Comment on se marie ? Mais il faut aussi chercher pourquoi on doit faire ça, pourquoi on doit faire ces actes d'adoration. Et là, la raison, elle est plutôt simple. Allah, c'est la vraie source de notre bonheur. C'est en nous rapprochant de lui qu'on se sent bien. Car ça révèle de notre fitra. Donc la fitra, qu'est-ce que c'est ? C'est la vraie nature de l'être humain. J'ai préparé cet épisode en me basant sur une partie du livre Renaud avec ton cœur de Yasmine Mogahed, encore et toujours. Fallait bien que je vous fasse un épisode sur ce livre, bien sûr. Le best-seller de ma librairie, mashallah. Donc, Yasmine Mogahed, c'est une conférencière anglaise et elle commence ce livre en disant, donc je vais la citer, Ce monde ne peut vous briser à moins que vous ne lui en donniez la permission et ne peut vous posséder à moins que vous ne lui en donniez les clés. Et tout le livre va se baser sur ça. Il ne faut pas se confier ou être obsédé par cette vie, mais se confier à Allah en le mettant au centre de notre vie. C'est ça notre fitra, c'est ça notre vraie nature. Et c'est ça le secret du bonheur du coup, c'est ce qu'elle nous explique. Ça demande bien évidemment des efforts, c'est un combat, clairement, littéralement, c'est ce qu'on appelle le djihad nefs au quotidien, mais c'est possible. Et on va voir comment aujourd'hui. Déjà, la première partie du livre, je ne vais pas vous raconter tout le livre, il faut aller le lire du coup. Donc déjà, elle commence par parler de l'amour pour les autres et l'amour qu'on a pour ce bas monde. Et c'est une cause de notre mal-être. Attention, écoutez bien jusqu'à la fin, ne prenez pas des extraits. Donc pourquoi ? Elle nous parle déjà de pourquoi les gens se séparent, même les bonnes choses sont éphémères. Allah, il nous aime. Alors pourquoi est-ce qu'on souffre ? Pourquoi est-ce qu'il nous retire ce qu'elle va appeler dans le livre des cadeaux ? J'aime beaucoup cet exemple qui est quand un enfant est addict à quelque chose. Par exemple, je ne sais pas, un adolescent qui est addict à la play, un qui va être addict à l'ordinateur. Qu'est-ce que vont faire les parents ? Ils vont lui enlever ce jouet pour qu'il se calme. Et on lui rend seulement... s'il s'en détache un peu, seulement s'il va faire ce qu'il a à faire, ses devoirs ou autres, par exemple. Ça ne veut pas dire que les parents n'aiment pas l'enfant. C'est pour son bien qu'ils font ça. C'est pour qu'il aille faire ce qu'il a à faire, pour qu'il se concentre sur l'essentiel. Et bien, avec Allah, c'est pareil. Allah va faire pareil pour ses créatures. C'est dans le but de les rendre meilleurs. Donc Allah, parfois, il va nous donner un cadeau, puis il va nous le retirer pour nous rappeler à lui. on devenait dépendant de ce cadeau. Et forcément, après, il va nous donner quelque chose de meilleur parce qu'il nous aime. N'oubliez pas que Allah aime son serviteur plus que la mère aime son nourrisson. On a peur de perdre cet objet d'attachement et on oublie qu'on dépend d'Allah seulement. On est alors détruit par la peur de perdre la personne ou l'objet parce que du coup, elle parle de cadeau, mais cadeau, ça veut tout et rien dire, on va dire. Ça peut être une personne, ça peut être un objet, ça peut être un travail, c'est un objet d'attachement en fait. Et Allah, en nous enlevant ce cadeau, auquel on tient un peu trop, il nous libère de cette peur en le reprenant. De cette manière, il nous enlève la peur qu'on avait de perdre ce cadeau. Une fois qu'on a plus ce cadeau, on n'a plus peur de le perdre. Même si, évidemment, on y était attaché. Ça fait mal parce qu'en fait, on y était attaché plus que ce qu'il fallait en réalité. Et avec Allah, on est sûr d'une chose, c'est que tout cadeau retiré est rendu d'une façon ou d'une autre. Et on a de nombreux exemples dans les histoires des prophètes. Vraiment, les histoires des prophètes, j'aime trop ça. Bon déjà, parce que c'est des belles histoires, mais parce qu'il y a tellement d'enseignements dedans, on n'a même pas idée. Donc, on va prendre l'exemple du prophète Yousuf a.s. Il a été enlevé à son père Ya'at. et il lui a été rendu après. Moussa, il a été enlevé à sa mère et il lui a été rendu après. Donc, ce qui nous a été enlevé par Allah n'est jamais perdu. Il faut placer sa confiance en Allah. Un cadeau peut être rendu sous une forme différente ou meilleure, par exemple. On peut prendre l'exemple d'Oum Moussalama. Son époux est décédé. Donc, un cadeau lui a été retiré. Et il a été remplacé. d'une certaine manière, par un cadeau, une forme différente et meilleure, car elle a pu épouser le prophète, sallallahu alayhi wa sallam, le meilleur des hommes. Donc voilà un des points importants, c'est de se rappeler que aimer cette douleur, ça ne veut pas dire être matérialiste, j'aime les habits, j'aime l'argent, je fais des trucs de fou. Pas du tout. Ça peut être aimer un peu trop, entre guillemets, des personnes, des émotions, des moments. La douleur, en fait, elle provient de notre amour. pour cette douna. Pour éviter de souffrir, il va falloir du coup s'attacher à Allah. C'est ce qu'on va voir dans cette deuxième partie où on nous parle de vide intérieur, de vide qu'on ressent. Et le but, ça va être de le combler pour goûter au bonheur. Je pense qu'on a tous déjà ressenti ce vide quand on a une baisse de foi, une baisse de morale et on cherche absolument à le combler. Yasmine Mougahed, dans son livre, elle nous explique que ce vide qu'on ressent, c'est parce qu'avant, on avait une maison, un espace physique. partagé avec Allah. Et c'était le paradis. Cette séparation, pour ce monde, cette dunya, ça a provoqué quelque chose de douloureux. On a donc un vide intérieur à combler. Et l'antidote, il est présent, et on le ressent dans notre fitra, c'est être proche d'Allah. On essaye de combler ce vide intérieur à chaque fois avec des choses de ce bas-monde. Avec du matériel, un travail, de l'argent, le quotidien. Mais on trébuche on souffre parce qu'on a besoin de cette relation avec Allah. C'est ça notre vraie nature, elle nous pousse à avoir une relation avec Allah. C'est la seule chose stable et éternelle sur laquelle on peut se baser. Si on base nos émotions, notre vie, sur des choses de ce bas-monde, tout ce qui est dans ce bas-monde est éphémère. Donc tout ce qui est dans ce bas-monde, forcément, est instable, est changeant. Rien n'est éternel. Donc, Il faut se rappeler que si tout est éphémère, le bonheur aussi est éphémère et le malheur aussi est éphémère. C'est pour ça qu'il ne faut jamais perdre espoir en Allah. Chaque bonne chose et mauvaise chose qu'on vit, et encore bonne et mauvaise, c'est subjectif, mais le but de tout ce que Allah nous fait vivre, c'est de retourner vers lui. Il y a une raison à tout ce qu'on vit et c'est important d'apprécier chaque moment, prendre le temps d'observer. La nature, les créatures, car il y a un sens profond, il y a des signes qui poussent à la méditation. Et en tant que croyant, on doit prendre le temps d'apprécier ces choses, de méditer sur la nature pour nous rapprocher d'Allah et pour combler ce vide qu'on ressent au fond de nous. Et Allah, il nous le dit dans le Coran. En vérité, dans la création des cieux et de la terre et dans l'alternance de la nuit et du jour, il y a certes des signes pour les doués d'intelligence qui, debout, assis, couchés, sur leur côté, Ça, c'est dans la surate El Yaimran, la troisième surate, le verset 190-191. Et c'est quoi le but de la méditation ? En fait, la création, elle montre la grandeur, la majesté d'Allah qui est le créateur. Ce qu'il crée, c'est forcément beau. Parce que c'est lui le beau. C'est El Jamil. Le suprême, le majestueux, donc toutes nos expériences, comme je le disais, il y a une leçon derrière. Elles ont une leçon. Même si on ne le voit pas forcément au début, il y a un message qu'Allah nous transmet dedans. Est-ce qu'on prend le temps d'écouter ce message ou est-ce qu'on le rate ? Parce que dites-vous que même si vous pensez que le problème, il est sans solution, je vous promets qu'il y aura toujours une solution et que ce que vous vivez, c'est éphémère. Retournons vers Allah. sans perdre espoir. C'est lui le Fattah. C'est lui qui nous a ouvert les portes et qui nous ouvre toutes les portes. Et qui nous ouvrira les portes du paradis. Dites Amin s'il vous plaît. En vrai j'ai dit je vous promets mais c'est pas moi qui promet. C'est Allah qui nous a promis ça. Qu'il y aura toujours une solution et qu'il y a toujours un bien derrière les épreuves. Courir derrière ce bas monde c'est être perdant. Car c'est pas notre vraie nature. C'est pas notre fitra comme on dit depuis le début. On est des êtres spirituels. Même si se focaliser. Sur la dunya, ça nous paraît plus simple, ça nous demande moins d'efforts. En réalité, ça va nous rendre plus tristes. Même le prophète Ibrahim, il a cheminé. Dans le Coran, on nous raconte qu'il a étudié la lune, le soleil. Il se posait des questions, il méditait. Et il n'avait pas d'autre choix que de se dire que c'est Allah le créateur de toutes choses. Et qu'il fallait s'en remettre à lui et lui seul. Car c'est lui seul qui peut nous sauver. On revient toujours au fait que pour être heureux, il faut dépendre d'Allah et travailler sa relation avec lui. On parlait de récipient tout à l'heure. Et en fait, on va devoir vider le récipient qui est le cœur pour combler ce vide intérieur. Comme tout récipient, pour le remplir, du coup, il faut d'abord le vider. Et c'est cette métaphore qu'on utilise pour parler du cœur. On va le vider de tout ce qui concerne ce bas-monde et qui nous envahit. qui nous empoisonne la vie, pour ajouter la vraie source du bonheur, Allah l'unique. Même la formule de la shahada, elle va dans ce sens en réalité. Il y a d'abord une négation, Donc, c'est comme si on faisait une sorte de vidange, dans le but d'atteindre le vrai tawhid. Ilay, en fait, c'est ce autour de quoi notre vie, elle tourne. On ne se rend pas forcément compte, mais parfois, qu'Allah nous pardonne, mais c'est autre chose qu'Allah. Là, vous allez me dire, non, mais moi, jamais de la vie. Mais en réalité... Des fois, on va avoir tendance à être focus sur notre famille, notre vie de couple, notre travail, nos études, l'argent. Pour être épanoui, pour notre bien, il faut que ce il est ce au quoi notre vie tourne, il faut que ce soit Allah. Et c'est ça le vrai tawhid. Si l'objet d'adoration, ce n'est pas Allah, alors l'objet d'adoration, il est éphémère. Et là, on va tout perdre et ça va nous dévaster. Donc, toute chose ou personne dont la perte nous brise en mille morceaux, C'est un faux attachement. Et le but, ça va être, le djihad neuf, du coup, ça va être de briser ces faux attachements pour laisser place dans notre cœur à l'amour d'Allah. Donc, on va faire un bon nettoyage. On enlève le mauvais pour remplacer par le pur, le bon. Et c'est ça, notre plus grand combat de la vie. Et même les cinq piliers parlent de ce détachement, en fait, et des moyens pour y parvenir. Donc déjà, on a dit la shahada. On proclame vouloir atteindre ce détachement. Se détacher du reste, c'est ça le vrai tawhid. Ensuite, on a la prière. Ça va nous rappeler Allah cinq fois par jour dans la journée en se coupant de cette dounia. En fait, on se détache plusieurs fois dans la journée. C'est pour ça que les prières, elles ne sont pas toutes en même temps. Elles sont éparpillées entre guillemets dans la journée pour ne pas avoir le temps de se rattacher à cette dounia. Le seul qui mérite notre adoration, c'est Allah. Pareil pour le ramadan, ça va être le détachement de cette dounia. par le jeûne. On contraint notre corps, donc une entité physique, on va dire, pour élever notre âme, qui elle est spirituelle. C'est une purification et un détachement de cette dunya. Pareil pour la zakat, c'est le détachement des biens. C'est purifier nos biens. Donner à d'autres par amour pour Allah. On brise les chaînes de l'attachement à la richesse. Et le hajj, il y a des contraintes, des efforts physiques. Ça nous demande de la patience. C'est un lieu sacré où on se déconnecte du reste du monde et on se reconnecte à Allah. On laisse derrière nous toute notre vie pour ce moment précieux. Donc Allah il nous dit comment se détacher de la dunya. Allah il nous dit quoi faire ? Il ne nous dit pas juste détachez-vous de la dunya. Il nous explique exactement comment on doit y procéder. Et chaque obligation qu'on a, chaque axe recommandé qu'il y a, c'est justement pour nous aider, pour nous éduquer. Donc c'est ce dont nous parle Yasmine Mogahed dans ce livre, du détachement de ce bas monde et de ces fameux cadeaux. J'ai beaucoup aimé cette lecture, je l'ai lue au moment où j'en avais le plus besoin, alhamdoulilah. Ces mots résonnaient beaucoup en moi, comme je vous disais dans un épisode précédent. Petite précision, évidemment, il n'est pas question d'arrêter. de tout aimer, de ne pas aimer ses proches, etc. Bien évidemment, ça me paraît logique, mais je préfère préciser. On doit trouver un juste milieu. Notre religion, elle nous pousse à l'équilibre. Jamais aux extrêmes, même dans la pratique de la religion, subhanallah. Les hadiths le prouvent, on nous invite à un équilibre, à un temps pour sa famille, un temps pour soi, un temps pour la religion, la pratique, notre relation avec Allah. Donc si vous voulez lire un peu plus sur le sujet du détachement de ce bas-monde, et de comment combler ce vide intérieur, je vous recommande vivement ce livre et d'ailleurs les deux livres de Yasmin Ougahed, Renou avec ton cœur et soigner le vide intérieur. Ils sont disponibles sur le site de la librairie Sakine. Je vous mets le lien en description. En tout cas, j'espère que cet épisode t'a plu. Si c'est le cas, tu peux me laisser 5 étoiles sur Apple Podcast ou Spotify. Vos retours m'aident énormément à faire connaître le podcast et promis, ça prend quelques secondes. Allez, quelques minutes. Merci pour ton écoute et on se dit à très vite pour un nouvel épisode. Inch'Allah. Assalamu alaikum.