Description
Plus meurtrier que le paludisme : le trafic de faux médicaments et de faux vaccins tuerait chaque année plus de 700 000 personnes dans le monde. Le Pr Marc Gentilini, infectiologue, membre de l'Académie nationale de médecine et président de la Fondation OPALS, et le Dr Quentin Duteil, pharmacien d'officine et délégué général de la Fondation OPALS, lèvent le voile sur ce fléau sanitaire trop souvent ignoré.
Des faux produits aux conséquences bien réelles
À l'heure où les médicaments sont scrupuleusement contrôlés, comment expliquer que de faux produits de santé continuent de circuler et de tuer ? En France, le maillage des pharmacies et le système de Sécurité sociale limitent fortement le phénomène, contrairement à de nombreux pays en développement où il prospère faute de circuits de distribution fiables. Mais il n'a pas pour autant disparu : fausses ordonnances, détournements de stocks, internet... Le trafic trouve toujours une brèche pour s'infiltrer. Au-delà de la défiance qu'il installe envers la médecine et de la couverture vaccinale qu'il fragilise, quels dangers ces contrefaçons font-elles courir, très concrètement, aux patients qui les consomment ?
Comment lutter contre ce fléau international ?
Comment endiguer un trafic qui n'a que faire des frontières ? La difficulté est de taille : sans une coopération étroite entre polices et douanes à l'échelle internationale, ces réseaux organisés continuent de passer entre les mailles du filet. Face à ce constat, la convention Médicrime est née, devenant le premier traité international à faire de la fabrication et du trafic de faux médicaments un délit pénal à part entière. Le Pr Marc Gentilini et le Dr Quentin Duteil reviennent sur cette réponse coordonnée, et rappellent à quel point la sensibilisation des professionnels de santé reste une arme essentielle face à ce fléau.
Pour en savoir plus sur la Fondation de l'Académie de Médecine : https://fam.fr/fr/
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