Speaker #0Le regard des autres, le jugement des autres, on en parle souvent comme de quelque chose d'assez abstrait, mais quand on est hypersensible, c'est pas abstrait du tout, c'est concret, c'est quotidien, et ça peut être vraiment épuisant. Et c'est pas seulement j'aime pas être critiqué, c'est vraiment anticiper les réactions avant même d'agir, modifier son comportement pour éviter un jugement négatif, c'est se censurer. pour ne pas déranger, ça va être aussi ruminé pendant des heures, alors qu'on nous a fait une remarque peut-être banale. Et donc ta journée en fait elle peut ressembler un petit peu à ça. Tu écris un mail, tu le relis, tu supprimes une phrase trop directe, tu ajoutes peut-être, tu ajoutes je me trompe peut-être, tu ajoutes qu'en pensez-vous ? En fait tu veux éviter toute mauvaise interprétation. Donc à chaque fois tu essaies de t'ajuster, de lisser, de t'adapter, voire parfois tu ne dis rien. Et le soir, qu'est-ce qui se passe ? Tu te rejoues le film de la journée. Le ton de ton manager, le regard de ta collègue, le silence après une phrase. Tu analyses, tu cherches l'erreur, tu te demandes ce que tu aurais dû faire autrement. Et à force, en fait, ça joue sur ta confiance. Dans cet épisode, on va essayer de comprendre pourquoi le jugement des autres t'impacte autant quand on est hypersensible. Ce que ça peut donner concrètement dans ta vie professionnelle et surtout comment arriver à reprendre la main sans changer, sans devenir indifférente. Bienvenue dans Sensible mais pas fragile, le podcast des hypersensibles qui veulent faire de leur fonctionnement un atout dans leur vie pro et leur vie perso. Moi c'est Julie Souchard, je suis coach professionnel. et je partage chaque semaine un nouvel épisode sur ma chaîne YouTube et sur mon podcast. Si tu as envie de me soutenir, si tu aimes mes vidéos, n'hésite pas à liker, à commenter, à partager. Tu peux aussi noter mon podcast. Allez, c'est parti ! D'abord, pourquoi le jugement des autres t'impacte autant en tant qu'hypersensible ? Déjà, on va arrêter de dire je suis trop sensible, on va essayer déjà de comprendre mécaniquement ce qui se passe. Parce que tant que tu crois que c'est un défaut à corriger, en fait tu te juges. Et quand tu comprends que c'est un système, un fonctionnement, tu peux commencer à le réguler. Alors déjà, ce qu'il faut comprendre, c'est que ton cerveau c'est un peu un détecteur d'appartenance. Alors qu'est-ce que ça veut dire ? On parle souvent du cerveau comme un organe rationnel. En réalité, sa priorité numéro 1, c'est pas la logique, c'est la survie. Et pendant des millénaires, survivre, ça voulait dire aussi appartenir. Donc être exclu du groupe, c'était moins de protection, moins de ressources et moins de chances de survie. Donc en fait, notre système nerveux, il a développé un radar très précis. Est-ce que je suis encore accepté ? Est-ce que je suis en train de perdre ma place ? Ce radar, en fait, il existe. Chez tout le monde, mais chez l'hypersensible, il est encore plus puissant. C'est un peu comme un micro, en fait, ultra sensible, qui va capter les bruits que d'autres n'entendent même pas. Et le problème, c'est pas vraiment ce radar. En fait, c'est qu'il va s'activer très rapidement. Alors, qu'est-ce que ça peut donner concrètement ? Par exemple, t'es au boulot, tu arrives en réunion, l'ambiance est un peu tendue, tu sens que ton manager est pressé, il répond plus vite que d'habitude, mais d'autres ne vont rien remarquer. Et toi, tu vas capter le ton plus sec, le débit plus rapide, le soupir, le regard moins soutenu. Ton système interne commence à analyser. Ce n'est pas conscient, c'est vraiment automatique. Et là, tout de suite, il y a des pensées qui vont arriver. Est-ce que je dérange ? Est-ce qu'il est agaissé par moi ? Tu n'as encore rien fait et déjà, ton système d'alerte est en train de scanner. Autre point qui va rentrer en ligne de compte, c'est que ton cerveau, en fait, il traite les informations. profondeur c'est pour ça que j'arrête pas de dire que ton mental est puissant en fait il y a eu des recherches sur la haute sensibilité l'hypersensibilité notamment celle d'Hélène Aron qui montre que les personnes hypersensibles traitent l'information plus profondément alors qu'est ce que ça veut dire ça veut dire que tu ne fais pas tu restes pas en surface en fait tu vas jamais prendre une interaction au premier niveau tu vas décortiquer un exemple si quelqu'un te dit on verra Pour certains, c'est assez neutre. Pour toi, ça peut être neutre, ironique, évasif, agacé, déçu. En fait, ton cerveau, il va explorer toutes les hypothèses. Et chaque hypothèse va déclencher une micro-réaction émotionnelle. C'est un peu comme si ton cerveau, il ouvrait plusieurs onglets en même temps. Et c'est ça d'ailleurs qui peut fatiguer. Mais surtout, ça va aussi amplifier le ressenti du jugement. Et un dernier point essentiel qui va venir... amplifier l'impact du jugement des autres quand on est hypersensible c'est l'estime de soi si ton estime de toi stable le regard des autres ça va être juste une information en fait mais si ton estime de toi est fragile le regard va devenir une confirmation alors qu'est ce que ça veut dire par exemple tu vas pas juste dire il n'est pas d'accord tu vas dire je ne suis pas à la hauteur en fait quand tu vas vivre une certaine situation une phrase qu'on va te donner toi tu vas venir l'interpréter avec ce filtre là donc comme tu dis quelqu'un qui n'est pas d'accord avec toi si ton estime de toi est Elle est stable, tu vas juste te dire il n'est pas d'accord. Si tu as une estime de toi fragile, tu vas tout de suite te dire que tu n'es pas à la hauteur, que tu n'es pas compétente. Si quelqu'un te dit je ne suis pas convaincue, si ton estime de toi est solide, tu vas répondre ok. Qu'est-ce qui te pose question ? Si ton estime de toi est fragile, ton corps va se contracter. Tu vas avoir tendance à perdre tes moyens, tu vas chercher à te justifier, à douter de toi. Et plus tu doutes, plus tu vas renforcer l'idée que tu n'es pas légitime. Et c'est ça le piège en fait. Le regard des autres, là, il ne devient plus juste un feedback, il devient un verdict. Alors maintenant, on va voir comment cette peur du jugement des autres impacte ta vie, mais ton quotidien. En fait, souvent, ce que le jugement des autres crée dans ta vie et qu'on a peut-être tendance à sous-estimer, c'est pas forcément l'émotion, mais c'est la modification progressive de ton comportement, de ta posture. Déjà la première chose qui se passe c'est que tu vas avoir tendance à t'auto-censurer. Tu vas peut-être prendre ça comme de la prudence, par exemple tu vas te dire c'est pas le bon moment, je vais laisser quelqu'un d'autre commencer, je suis peut-être pas sûre que ce soit pertinent. Mais en fait ce qui se passe c'est qu'en gros tu n'oses pas, tu te retiens. Pas parce que tu ne sais pas, pas parce que tu n'es pas compétente, mais parce que tu imagines, tu anticipes le regard, le jugement des autres. Donc si quelqu'un, par exemple ton manager, demande qui veut piloter ce projet, même si tu as les compétences que tu as l'envie, ton cerveau, il va commencer à t'envoyer des messages. Et si je ne suis pas à la hauteur ? Et si on me critique ? Et si je déçois ? Et si je me plante devant tout le monde ? Et là, en quelques secondes, tu as déjà anticipé un échec complet. Alors, qu'est-ce qui se passe ? Tu ne lèves pas la main. Et tu laisses quelqu'un d'autre le faire. Et puis après, en général, tu vas ruminer. Alors, une autre conséquence, c'est... ce que j'appelle la surpréparation excessive. Ça, c'est une conséquence qui est très fréquente. C'est-à-dire que tu vas, entre guillemets, surcompenser. Tu vas trop préparer. C'est-à-dire que tu vas passer trois heures sur une présentation qui en nécessiterait une. Pourquoi ? Parce que tu veux absolument éviter la critique. Donc, tu vas anticiper la question piège, la remarque, le détail qui pourrait être relevé, l'angle mort. Tu veux que tout soit béton. Et plus tu surprépares, plus tu envoies un message à ton cerveau. Le jugement est dangereux, il faut éviter la moindre faille. En plus, qu'est-ce qui se passe ? C'est que la pression, elle monte. Donc le résultat paradoxal, c'est que tu arrives encore plus stressé, tendu, en hyper contrôle. Et puis le ton naturel disparaît, tu vas devenir plus rigide, moins fluide, moins incarné et puis parfois moins convaincante. Alors une troisième conséquence, c'est ce que j'appelle la rumination chronique. En fait, la réunion est terminée, mais dans ta tête, elle continue. Tu rejoues. Pourquoi j'ai dit ça ? Pourquoi j'ai ri à ce moment-là ? Est-ce que j'ai eu l'air ridicule ? Est-ce qu'ils ont trouvé ça naïf ? La rémunération, c'est vraiment une réflexion... La rémunération, ce n'est pas de la réflexion utile. C'est vraiment une tentative de contrôle. Ton cerveau, il essaie de réécrire le passé pour éviter un futur jugement. Mais il ne peut pas. Donc, il tourne en boucle. Et cette boucle, elle consomme énormément d'énergie mentale. C'est un peu comme laisser un moteur allumé toute la nuit. Tu te réveilles fatigué, irritable, moins concentré. Alors la quatrième conséquence, c'est la suradaptation chronique. A force d'anticiper le regard des autres, tu ajustes ton comportement. Tu deviens plus consensuel, plus neutre, moins tranché, moins affirmé. Tu vas en quelque sorte lisser ton opinion. Et petit à petit, tu perds en impact. Donc un exemple très concret. tu n'exprimes plus ton désaccord frontalement. Tu vas peut-être dire, je me trompe peut-être, c'est juste un ressenti, c'est peut-être moi. En fait, tu vas diminuer la force de ton propos avant même qu'il ne soit challengé. Et les autres finissent par te percevoir comme moins sûr. Alors que ce n'est pas un manque de compétence, c'est en quelque sorte une autoréduction. La cinquième conséquence, c'est l'impact sur ta posture de leadership. Que tu sois manager, entrepreneur, cadre, le regard des autres peut saboter ton autorité. Pas parce que tu n'es pas compétente, mais surtout parce que tu veux être aimé autant que respecté. Et quand on est hypersensible, le rejet en fait, il fait mal. Donc inconsciemment, tu vas chercher l'adhésion permanente. Tu vas essayer d'éviter le conflit, tu vas éviter du coup la fermeté. Tu vas éviter les décisions impopulaires, tu vas tout le temps temporiser. parfois trop expliqué trop te justifier et puis tu vas perdre en clarté et en fait un leader qui doute constamment de son acceptation il va envoyer un signal d'insécurité même s'il est compétent sixième conséquence c'est vraiment un lien avec le fameux syndrome de l'imposteur en fait le regard des autres et le syndrome de l'imposteur sont souvent liés pourquoi parce que si tu es hyper sensible et que ton estime de toi est fragile, tu vas chercher en... permanence des preuves de ta valeur et tu vas les chercher auprès des autres et le moindre signal ambigu va être interprété comme je vais être démasqué ils vont se rendre compte que je ne suis pas compétente ils vont voir que je ne suis pas légitime donc tu vas te surinvestir tu vas sur travailler tu vas surcompenser tu vas en plus de ça tu vas renforcer l'idée que tu dois en faire plus que les autres pour mériter ta place et ça c'est épuisant la septième conséquence c'est vraiment cette fatigue. Ce que beaucoup de personnes hypersensibles ne réalisent pas, c'est que c'est pas le travail qui les fatigue le plus, c'est cette anticipation sociale. C'est l'analyse, la projection, la rumination et la gestion émotionnelle permanence. C'est le fait d'être constamment en train de scanner l'environnement. Ça consomme une énergie énorme. Et comme c'est invisible, eh bien tu te juges encore plus. Je suis trop fragile, les autres ne se fatiguent pas comme ça. Si, mais pas. pas pour les mêmes raisons. Et enfin, la dernière conséquence, qui est peut-être j'ai envie de dire la plus importante, c'est ce que j'appelle la perte d'alignement. C'est-à-dire que le vrai coup, finalement, du regard des autres, c'est pas la critique, c'est le fait de ne pas oser, finalement, être toi-même, vivre ta vie. Parce qu'à force d'anticiper, d'ajuster, de lisser, de réduire, tu finis par ne plus savoir ce que tu penses vraiment. Tu prends des décisions en fonction de l'acceptation. pas en fonction de ton alignement, de ce que tu veux. Et c'est ça qui est dangereux, parce qu'à long terme, ça crée de la frustration, de la colère, de la fatigue émotionnelle et surtout de la perte de sens. Allez, on fait une pause, on respire. Si tu te reconnais dans tout ça, c'est pas une condamnation, mais c'est vrai qu'on a vraiment tendance à sous-estimer l'impact que peut avoir cette peur du jugement des autres. Mais tout ça, finalement, c'est une prise de conscience. Et la bonne nouvelle, c'est que ça se travaille. pas en devenant indifférent mais en renforçant ton système et c'est ce qu'on va voir tout de suite alors je vais te partager maintenant trois clés concrètes pour ne plus te laisser piloter par le regard des autres je vais être très clair le but c'est pas de ne plus être touché c'est pas de devenir indifférente mais c'est que ce regard des autres ne décide plus à ta place ne t'impacte pas autant La première clé que je vais te partager, ça va être de séparer les faits de ton interprétation. En fait, quand le regard des autres t'impacte, te percute, finalement le problème, c'est pas la situation, l'événement en soi. Le problème, c'est la pensée que tu vas avoir par rapport à cette situation, le scénario que ton cerveau construit autour. Et ce scénario, il est assez rapide, automatique, invisible. Donc déjà la première étape ça va être essayer de ralentir. Alors l'idée c'est de prendre une feuille, de tracer deux colonnes. Dans la colonne 1 tu vas mettre les faits observables et dans la colonne 2 l'histoire que tu te racontes. Donc par exemple tu es en réunion et une personne dit je ne suis pas sûre. Donc ça c'est les faits observables, c'est que la personne, telle personne dit exactement ces mots là. je ne suis pas sûr et puis il y a toi le film que tu vas te faire les pensées que tu vas avoir par rapport à cette situation là donc ça peut être il pense que je suis incompétente que je ne suis pas à la hauteur j'ai perdu en crédibilité je peux prendre un autre exemple tu reçois un message ok donc là dans la colonne 1 tu vas juste mettre j'ai reçu un message d'un tel avec encore une fois toi ? Ton interprétation dans la colonne 2, il est agacé, j'ai mal fait, il m'en veut, tu vois un petit peu la différence en fait ? L'effet en général c'est assez court, c'est assez neutre, c'est mesurable, mais le film que tu te fais, il est beaucoup plus long, plus chargé émotionnellement. Et puis ça va justement impacter ton état émotionnel parce que si tu restes sur l'effet observable, ton émotion va être beaucoup plus neutre. Alors pourquoi c'est puissant ? Parce qu'en fait ton cerveau lui il déteste le flou social. Il va préférer finalement une explication négative qu'une incertitude. Donc il va combler et te présenter des scénarios. Et en fait en écrivant tu vas forcer ton cerveau déjà à ralentir et puis tu vas prendre de la hauteur par rapport à toutes ces pensées qui te viennent. Et puis tu vas souvent découvrir que tu as construit finalement 80% de l'émotion. tout seul toute seule donc finalement la question clé à te poser c'est vraiment qu'est ce que je sais vraiment et pas qu'est ce que je ressens pas qu'est ce que j'imagine qu'est ce que je sais donc ça vraiment ça te permet de créer une espèce de distance et cette distance peut vraiment changer l'interaction entière alors la deuxième clé c'est de t'entraîner à rester exposé au regard des autres sans fuir. Alors Le problème du regard des autres, ce n'est pas qu'il existe, c'est en fait ce que tu vas chercher à éviter l'inconfort. Alors c'est ton mental encore une fois. Et en fait, à chaque évitement, ton cerveau apprend que le jugement est dangereux. Donc on va faire l'inverse. Alors pas un grand saut, on va y aller doucement, sûrement, via des micro-expositions. Par exemple, la première semaine, tu peux donner ton avis. en premier dans une réunion même brièvement même imparfaitement sans ajouter je me trompe peut-être etc la deuxième semaine tu peux être essayer d'exprimer ton désaccord je ne suis pas d'accord sur ce point sans justification excessive sans t'excuser d'exister bien sûr ce n'est pas facile l'idée c'est d'y aller progressivement tu peux prendre plus de temps pour faire ces petits exercices là. La semaine 3 ça peut être d'envoyer un mail clair, direct, sans t'auto-diminuer. En fait ce que ton cerveau apprend, alors qu'est ce que ton cerveau apprend ? En fait au début, en fait l'alarme monte, tu sens la tension, mais si rien de dramatique se passe, ton système va apprendre. Finalement je peux survivre au regard et plus tu répètes, plus ça va devenir entre guillemets plus confortable, l'intensité va baisser. Et ton cerveau, il apprend par l'expérience. pas par la compréhension intellectuelle alors la dernière clé c'est la clé la plus importante je sais que j'en parle souvent mais c'est de renforcer ton estime de toi alors je vais être très clair tant que ton estime de toi dépend du regard extérieur tu resteras vulnérable au regard extérieur donc tu peux apprendre à gérer tes pensées tu peux t'exposer tu peux respirer mais si au fond tu doutes tout le temps de ta valeur le moindre silence va te faire vaciller. Et c'est là qu'on va plus loin. Parce que développer l'estime de soi, c'est pas juste répéter des phrases positives, c'est pas attendre des compliments ou chercher plus de validation. Développer l'estime de soi, c'est vraiment apprendre à te connaître. Vraiment. Donc déjà, le premier point, c'est ça. Apprendre à te connaître pour déjà arrêter de te juger. Beaucoup d'hypersensibles passent leur vie à essayer de se corriger, à être dans la lutte constante. Trop sensible, trop exigeante, trop intense, trop émotionnelle. Mais si tu ne comprends pas ton fonctionnement, tu vas continuer à te juger pour quelque chose qui est finalement structurel. Se connaître, c'est comprendre ce qui va te déclencher, ce qui t'épuise, ce qui te met en énergie, ce qui te blesse, ce dont tu as besoin pour fonctionner sereinement. Et tant que tu ne sais pas comment tu fonctionnes, tu vas interpréter les réactions comme des faiblesses. Et quand tu comprends ton système, tu arrêtes de te traiter comme un problème à corriger. Le deuxième point essentiel quand on manque d'estime de soi, c'est vraiment de développer ta relation à toi. On parle souvent de relation aux autres mais très rarement de relation à soi. C'est un peu finalement comment tu te parles, comment tu t'adresses à toi. Est-ce que tu te parles avec une exigence permanente, de la dureté ? du mépris, de la comparaison constante. En fait, quand le regard extérieur te blesse, c'est souvent parce que finalement, il active ton propre jugement qui est déjà présent. Donc si quelqu'un, par exemple, te dit « t'es pas un peu sensible, non ? » Eh bien, intérieurement, tu penses déjà « oui, je suis trop » . Et en fait, cette phrase, elle devient une confirmation. Si intérieurement, tu es en paix avec toi-même, avec ta sensibilité, cette phrase, elle devient juste une opinion. et c'est bien différent. Développer l'estime de soi c'est vraiment apprendre à te parler autrement, pas pour te flatter mais finalement pour être juste. Le troisième point c'est d'apprendre à te prioriser. Une estime fragile va chercher l'approbation alors que quand elle est solide on va plutôt chercher la cohérence. Donc qu'est ce que ça veut dire se prioriser ? Ça veut dire respecter son énergie. Poser des limites, savoir dire non, arrêter de te suradapter, accepter de ne pas plaire à tout le monde. Et ça, pour quelqu'un qui est hypersensible, c'est énorme. Parce que le rejet fait mal. Mais plus tu te suradaptes pour éviter le rejet, plus tu t'abandonnes. Et plus tu t'abandonnes, plus ton estime baisse. Donc se prioriser, c'est pas devenir égoïste, c'est vraiment arrêter finalement de te trahir, de te battre contre toi. Autre point. C'est vraiment oser être toi-même. Le vrai travail d'estime, c'est celui-là. C'est arrêter de lisser, d'édulcorer, de te suradapter. Arrêter de réduire ta sensibilité pour être plus acceptable. Oser être toi-même, ça veut dire assumer ton opinion, assumer ton rythme, assumer ta profondeur, assumer ton fonctionnement. Et oui, ça veut dire accepter que certaines personnes ne te valideront pas. Mais c'est le prix de la liberté intérieure. Et c'est exactement ce qu'on apprend dans Puissance Douce. Parce qu'en fait, ce travail-là, il ne se fait pas en écoutant un épisode. Il se fait dans le concret. Parce que c'est vrai que se dire, ok, pour développer mon estime de moi, pour m'aimer davantage, il faut que je sois bienveillante avec moi-même. Il faut que je prenne soin de moi. en fait Souvent ça suffit pas, c'est très difficile. Ce qui va vraiment avoir du résultat c'est ce que tu vas faire dans ton quotidien. C'est vraiment des choses concrètes mais il faut savoir finalement quels outils j'utilise et puis surtout en fait on va avoir besoin d'un cadre et de soutien. Sinon qu'est-ce qui se passe ? Tu vas tourner en boucle et tu vas revenir sur tes anciens schémas. Et en fait ce travail là il se fait aussi dans la durée, dans l'exploration, dans l'accompagnement. Et c'est exactement ce qu'on va travailler dans mon programme Puissance Douce. Ça va être de vraiment comprendre ton fonctionnement en profondeur, savoir qui tu es et t'accepter. De développer une relation plus stable, de sortir de la suradaptation et d'arriver justement à t'affirmer, à oser être pleinement toi. Et puis ça, tu vas pouvoir travailler ça avec plein de mécanismes de soutien du collectif et aussi de l'individuel. On va travailler aussi sur une approche globale. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on va travailler sur, bah oui, sur son mental, mais aussi sur ses émotions et sur son corps. Parce que tout est lié. Et puis, c'est une approche aussi qui est basée sur le concret, sur l'action. Parce que, comme je viens de le dire, tu peux avoir tout compris si dans ton quotidien, rien ne change, eh bien, il n'y aura pas d'évolution. Donc, la vraie transformation, c'est quand ton estime grandit. Parce qu'en fait, qu'est-ce qui va se passer ? Tu n'ensticipes plus autant, tu rumines moins, tu t'exprimes plus clairement, tu prends plus de place, tu te respectes davantage. Et paradoxalement, plus tu te respectes, plus les autres te respectent. En conclusion, le regard des autres ne disparaîtra jamais. Il y aura toujours des silences, des désaccords, des remarques, des regards ambigus, des personnes qui n'aimeront pas ton style, des gens qui ne comprendront pas ta sensibilité. Mais la question n'est pas comment faire pour que plus personne ne me juge. La vraie question c'est est-ce que je veux continuer à me juger moi-même à travers leurs yeux ? Parce que c'est ça finalement le vrai piège. Donc si tu as envie de te détacher du jugement des autres, d'arriver à être pleinement toi, à oser vivre ta vie, eh bien n'hésite pas à regarder un petit peu ce que je propose, mon programme. Je te mets le lien en description de cet épisode. Et si ça te parle, eh bien, tu peux prendre un rendez-vous avec moi. C'est un rendez-vous qui est gratuit et sans engagement pour qu'on puisse en discuter et voir si ce programme peut vraiment t'aider. Je te souhaite une très belle semaine et je te dis à la semaine prochaine.