Speaker #0Tu ressens tout, tu penses à tout et parfois tu n'en peux plus. Tu termines ta journée épuisée, ton cerveau est plein, ton corps est crispé et tu as accumulé beaucoup d'émotions. Tu as beau essayer de t'organiser, de relativiser, de te dire de lâcher prise, rien n'y fait, ton mental repart. Et plus tu luttes, plus tu t'épuises. Ce que tu vis, c'est pas de la faiblesse et ni un manque de gestion émotionnelle, c'est une surcharge à la fois sensorielle, mentale et émotionnelle. Dans cet épisode, on va voir ensemble pourquoi ton mental crée tes émotions et comment ce mécanisme s'emballe quand tu es hypersensible, le lien entre charge sensorielle, charge mentale et charge émotionnelle et surtout, trois solutions concrètes pour apaiser ta charge émotionnelle et mentale. Bienvenue dans Sensible mais pas fragile, le podcast. des hypersensibles qui veulent s'affirmer dans leur job. Ici, je partage un épisode chaque semaine sur ma chaîne YouTube et sur toutes les plateformes de podcast. N'hésite pas, si tu veux me soutenir, à liker, commenter et à noter mes épisodes. Quand on est hypersensible, le cerveau fonctionne différemment. Les études de la psychologue Hélène Aron ou encore celles de Bianca Acevedo à l'université de Californie fournies montrent une activité plus intense dans trois zones. Le cortex préfrontal, celui qui réfléchit et planifie, l'amidale qui détecte les menaces et l'insula qui gère l'empathie et les émotions. En clair, ton cerveau capte plus, analyse plus, ressent plus. C'est ce qui fait ta finesse, ta lucidité, ton empathie. Mais c'est aussi ce qui explique ta fatigue. D'abord la charge sensorielle. Ton cerveau Capte tout, tu entres dans une pièce et ton cerveau enregistre tout, la lumière, la température, la tension d'une voix, le bruit d'un clavier, le regard d'un collègue. Ton système nerveux est en hypervigilance permanente. Là où la plupart des gens filtrent, toi tu absorbes. Ton amygdale est souvent suractivée, elle va chercher des signes de danger même quand il n'y en a pas. Résultat, tu ressens une fatigue. d'alerte, un état d'hyperconnexion sensorielle qui épuise ton énergie avant même d'avoir commencé ta journée. Ensuite, la charge mentale. En fait, ton cerveau, il veut tout comprendre. Face à toute cette intensité sensorielle, ton mental prend le relais pour essayer de traiter toutes ces informations. Donc tu veux tout anticiper, tout prévoir, tout contrôler. Tu analyses chaque mot, chaque réaction, chaque silence. Et c'est ton cortex préfrontal qui tourne à plein régime. Et ce qu'ont montré plusieurs études, notamment celle de l'université de Stony Brook, c'est que cette zone consomme énormément d'énergie. Tu brûles littéralement de l'énergie cérébrale à force de penser. Et plus ton mental tourne, plus il alimente ton système émotionnel. Et enfin, la charge émotionnelle justement, ton corps en fait y suit. le rythme du mental. Chaque pensée génère une émotion, c'est automatique. Si tu penses, et si j'ai mal fait, ton corps se crispe. Si tu imagines, et si on me juge, ton cœur s'accélère. Tu revis une conversation, ton estomac se noue. Ces pensées activent ton système limbique, la zone du cerveau qui régule tes émotions. Et comme ton mental en produit des milliers par jour, ton système émotionnel reste constamment sollicité. Résultat, tu ressens autant d'émotions que de pensées. Et c'est ce qui crée cette impression d'être envahi intérieurement. En résumé, chez les hypersensibles, tout commence par la charge sensorielle « je capte tout » qui va déclencher la charge mentale « je veux tout comprendre » et se transforme en charge émotionnelle « je ressens » . Tu vis dans une boucle et cette boucle, si elle n'est pas régulée, elle va te vider de ton énergie, t'empêcher de te concentrer, t'empêcher de ressentir du calme et même quand tout va bien. Mais heureusement, on peut réguler ça et c'est là qu'interviennent les solutions concrètes. Donc je vais t'en partager trois pour apaiser ta charge mentale et émotionnelle. D'abord, créer des micro-pauses conscientes dans ta journée. Pas des pauses scroll ou checker ses mails, non non. Des vraies pauses où tu respires, où tu reviens dans ton corps. Quelques secondes peuvent suffire. La respiration en carré, par exemple, 4 temps pour inspirer, 4 temps pour bloquer, 4 temps pour expirer. Et ensuite, 4 temps pour bloquer à nouveau. C'est pour ça qu'on appelle ça la respiration en carré. Une autre technique qui marche très bien, c'est de marcher. Marcher sans écouteur, sans son téléphone. Tu peux aussi étirer ton corps. Ça c'est vraiment quelque chose qui peut t'aider. Et puis ça peut être une pause visuelle, ça veut dire de poser ton regard au loin. L'idée en fait ici c'est de revenir à ton corps. Parce que ton corps c'est le canal le plus puissant pour apaiser ton mental. En fait ces micro-pauses vont réinitialiser ton système nerveux. Elles vont signaler à ton corps, tu peux te poser, tu n'es plus en alerte. Et petit à petit... ton mental se calme, tes émotions se régulent et ton énergie remonte. La deuxième solution, c'est d'identifier les signaux de ton corps avant la surcharge. Ton corps t'avertit toujours avant ton mental, mais tu ne l'écoutes plus parce que tu as toujours appris à tenir bon, à gérer. Alors qu'est-ce que sont ces signaux ? Ça peut être des tensions dans la nuque, ça peut être ton ventre noué, ton cœur qui s'accélère. ça peut être de te sentir agité, déconcentré et ça ce sont vraiment des voyants rouges. Plus tu apprends à les repérer tôt, plus tu évites la tempête émotionnelle. Tu peux noter dans un carnet les moments où tu sens que ça monte. Souvent les mêmes situations reviennent surcharge, imprévus, conflit, injustice, bruit, fatigue. Ton corps c'est ton meilleur baromètre. Il sait avant ta tête quand il est temps de t'arrêter. La troisième solution c'est de ritualiser ton apaisement. Un rituel ce n'est pas une contrainte, c'est un repère de sécurité pour ton système nerveux. Le matin avant ta journée, avant une réunion ou le soir pour fermer la boucle. Ça peut être de la respiration, de la marche, de la musique, du silence tout simplement. Mais ce rituel, c'est ton signal intérieur, c'est le moment où je prends soin de mon énergie. Et ce n'est pas la durée qui compte, mais la régularité. Chaque rituel répété devient un ancrage, une mémoire corporelle. Et plus ton corps connaît ce repère, plus il se régule rapidement. Tu vois, la difficulté, ce n'est pas de savoir ce qu'il faudrait faire, tu le sais déjà, tu as lu, écouté, compris. Tu sais qu'il faut ralentir, respirer, te recentrer. Mais entre comprendre et faire, il y a un fossé. Et c'est là que tout se joue. Parce que ce qui change vraiment les choses, ce n'est pas une grande décision, mais c'est une habitude qui tient dans la durée. Et créer une habitude est ce qu'il y a de plus difficile, surtout quand on est hypersensible. Pourquoi ? Parce qu'on comprend tout, mais on n'arrive pas à passer à l'action. Pas durablement, en tout cas. Ce n'est pas un manque de volonté, c'est ton cerveau qui fonctionne comme ça. Le mental cherche sans cesse du plaisir, de la satisfaction rapide. Il veut sentir que ce qu'il fait sert à quelque chose, que ça marche, que ça donne un résultat tout de suite. Et quand ce n'est pas le cas, il décroche. Et c'est ce besoin permanent de gratification qui rend la création d'une habitude, d'un rituel si difficile. Parce qu'une habitude, par définition, ne donne pas de résultats instantanés. Elle s'installe dans le temps, elle demande de la répétition, de la régularité et surtout de la patience. Et pour un cerveau hypersensible, c'est un vrai défi. Parce qu'il fonctionne à l'intensité, il a besoin de sens, d'émotion, de mouvement, de résultat. Alors quand il ne ressent pas tout de suite les bénéfices d'une nouvelle habitude, il doute, il s'impatiente, il se décourage. Et pourtant, c'est justement cette régularité qui permet au système nerveux de se stabiliser et au mental de se calmer. C'est exactement pour ça que j'ai créé le programme RESET. Alors RESET, ce n'est pas un programme à suivre, ce n'est pas une énième méthode à comprendre. C'est un cadre en fait qui t'aide à faire, à passer de la tête au corps et du mental à l'action. A installer des micro-habitudes qui vont t'apaiser durablement. Les personnes qui ont suivi Reset me disent souvent la même chose, qu'elles ont retrouvé de l'énergie, de la clarté, moins de charge mentale, plus de paix intérieure. Pas en changeant toute leur vie, mais en changeant un peu leur rythme, en ancrant de nouvelles petites habitudes dans leur quotidien. En fait, Reset, c'est un peu ton bouton reboot personnel. Un moyen simple de remettre ton mental à sa place. et de reprendre le pouvoir sur ton énergie. La prochaine session débute le 3 novembre. Donc si tu veux réserver ta place, il te suffit de t'inscrire via le lien en description de cet épisode. En conclusion, tu n'as pas besoin d'être moins sensible, tu as juste besoin d'un système qui te soutient au lieu de te submerger. Moins de tension, plus de présence, moins de contrôle, plus de respiration, moins de je dois. Plus de « je choisis » . Et tout ça, ça commence par une chose toute simple. Une micro-pause. Un instant pour toi. Un reset.