Speaker #0Alors, déjà, si vous êtes avec moi aujourd'hui, si vous êtes inscrite à cette masterclass, c'est que certainement, ça a résonné pour vous. Donc, ça veut dire que vous pensez beaucoup. Vous vous doutez aussi peut-être souvent de vous. Et vous avez envie d'avancer, mais souvent, vous avez l'impression d'être un peu bloqué. Et certainement que si vous êtes là aussi, vous êtes hypersensible. Alors, je ne sais pas si vous avez fait le test. qui étaient communiquées, partagées quand vous êtes inscrits. Mais n'hésitez pas à me partager un peu vos scores. Est-ce que c'est quelque chose que vous saviez, dont vous aviez conscience ou pas ? N'hésitez pas à me partager dans le chat ou par mail, bien sûr. Alors, de quoi on va parler aujourd'hui dans cette masterclass ? L'idée, ça va être vraiment de sortir un peu de ce brouillard mental, d'arrêter toujours de vous remettre en question et arriver à vous affirmer. Donc du coup, dans cette masterclass, l'idée, ça va être déjà de comprendre un petit peu ce que c'est le fonctionnement hypersensible, parce qu'on entend beaucoup de choses qui ne sont pas forcément vraies. Et c'est pour ça que parfois, on peut avoir du mal à se retrouver dans l'hypersensibilité, telle qu'elle peut être définie très souvent. Je vais aussi vous expliquer un petit peu pourquoi. pourquoi peut-être aujourd'hui vous vivez mal cette hypersensibilité. Et puis après, je vais vous donner des clés concrètes. Alors, je regarde un petit peu. Effectivement, 17 sur 20, c'est une bonne note. Mais du coup, effectivement, il y a peu de doutes sur l'hypersensibilité et maximum. N'hésitez pas, pour ceux qui n'ont pas fait le test, à le faire. Il n'y a pas d'obligation. L'idée, ce n'est pas de vous coller une étiquette, encore une fois. C'est plutôt de comprendre son fonctionnement finalement pour mieux l'accepter, mieux le vivre et être moins dans la résistance. L'étiquette, on s'en fout un peu. Alors, d'ailleurs, on va commencer un petit peu. Alors oui, heureusement que j'ai mes slides quand même parce que moi, je pars sur mon sujet. Alors oui, parce qu'effectivement, peut-être que vous ne me connaissez pas forcément. Donc moi, c'est Julie, Julie Souchard. Je suis coach professionnel et particulièrement, j'accompagne les personnes. hypersensibles, parce que je suis moi-même hypersensible. Donc, j'ai avant travaillé pendant plus de 15 ans dans les ressources humaines. J'ai trois enfants qui sont âgés entre 10 et 15 et 18 ans. Voilà. Et donc, moi, maintenant, ça fait plus de 4 ans que je suis à mon compte et que j'accompagne les personnes hypersensibles. J'ai accompagné déjà plus de 200 personnes individuellement. pour les aider à faire de leur hypersensibilité justement une vraie force. Voilà. Juste un autre point, une autre information qui peut vous aider, c'est que j'ai une chaîne YouTube et un podcast. Alors, vous êtes sur ma chaîne YouTube, là, de fait. N'hésitez pas à vous abonner. C'est quelque chose qui m'aide beaucoup. En fait, je partage un épisode chaque semaine. Donc, c'est des ressources gratuites, finalement. Et je partage aussi chaque épisode en version audio sur mon podcast, sensible mais pas fragile. Donc ça, vous pouvez le retrouver sur toutes les plateformes de podcast, Apple Podcast, Deezer, Spotify, etc. Donc voilà, n'hésitez pas aussi, si vous voulez me soutenir, si vous aimez mon contenu, si ça vous aide, ça peut être vous abonner déjà, ça peut être liker, commenter, partager, parce qu'en fait, ça m'aide vraiment à être un peu plus visible. Alors, on va commencer par, avant de définir ce que c'est que l'hypersensibilité, on va un petit peu parler de ce que ce n'est pas. La première chose, le premier mensonge, entre guillemets, et c'est peut-être quelque chose que vous pensez encore d'ailleurs, c'est qu'être hypersensible, c'est un trouble, un défaut à corriger. Ça, c'est quelque chose que je répète très souvent, mais c'est important. L'hypersensibilité, ce n'est pas un trouble, ce n'est pas une pathologie, ce n'est pas un défaut, et ce n'est pas non plus un défaut à corriger. Et ça, c'est hyper important, parce que tant... que vous avez une image très négative de ce fonctionnement, vous allez être dans la résistance. Et c'est ça qui peut d'ailleurs générer finalement beaucoup d'impact négatif et qui peut vous donner l'impression justement de vivre ce fonctionnement comme un fardeau. Mais je vais creuser ce sujet, on va en parler, je vais vous expliquer pourquoi. Mais déjà, l'hypersensibilité, c'est un fonctionnement. Il y a plein de fonctionnements, on a tous des fonctionnements différents. L'hypersensibilité, c'est un certain fonctionnement. Est-ce que c'est quelque chose que... que vous voyez comme un défaut aujourd'hui, d'ailleurs, l'hypersensibilité. C'est peut-être certainement le cas. Moi, je sais qu'il y a quelques années, clairement, pour moi, l'hypersensibilité, c'était un peu un fardeau que je portais. Alors, le deuxième mensonge, c'est de dire qu'être hypersensible, c'est un frein. Donc, notre hypersensibilité peut être un frein pour notre carrière. Alors ça, c'est faux. Pareil, l'hypersensibilité, ce n'est pas un frein. Peut-être qu'aujourd'hui, vous la voyez comme un frein. Encore une fois, parce que vous ne comprenez pas forcément ce fonctionnement, vous le rejetez. Il y a peut-être d'autres choses aussi qui viennent se rajouter, et on va en parler derrière. Et c'est ce qui va faire qu'aujourd'hui, vous le vivez mal. Mais être hypersensible, pour moi, c'est vraiment un atout pour sa carrière. Je vais vous expliquer pourquoi. C'est un fonctionnement qui est très puissant. Et j'irai même plus loin, parce que ça, c'est pareil, on l'entend aussi beaucoup. Être hypersensible, ce n'est pas forcément compatible, par exemple, avec des postes de management. Alors ça, c'est complètement faux. Pour moi, c'est même tout l'inverse. Je pense que quand on est hypersensible, on est mieux capé que les autres pour être manager. Je vais en parler tout à l'heure. Mais voilà, on a cette écoute très forte, cette empathie forte. Et on le sait, il y a des statistiques, des études qui nous disent que les bons managers sont des personnes qui ont une forte empathie. Donc voilà, au niveau relationnel, etc. on est vraiment câblé pour accompagner les autres en tant qu'hypersensible. Donc oui Nathalie c'est un atout complètement. Alors le troisième mensonge c'est de dire que être hypersensible c'est être fragile. Alors c'est vrai que très souvent sensibilité, on pense sensibilité, on pense fragilité. La sensibilité quand on dit hypersensible La sensibilité vient de tout ce qu'on capte comme information. C'est-à-dire qu'on va capter des micro-signaux, des toutes petites choses, des petits détails que les autres ne voient pas. Elle est là, notre sensibilité. Donc, c'est loin d'être une fragilité. C'est une force. On n'est pas plus fragile que les autres quand on est hypersensible. D'ailleurs, on a un mental qui est très fort. C'est plutôt qu'on a un bolide entre les mains qui est très puissant. Parfois, le problème, c'est qu'on n'a pas appris à piloter ce bolide. Mais en tout cas, ce n'est pas du tout, ce n'est pas être fragile, être hypersensible. Ça, c'est important. D'ailleurs, vous avez vu le nom de mon podcast, Sensible mais pas fragile. Voilà, c'est important. Le dernier mensonge aussi, alors il y en a d'autres, mais l'idée, c'est après d'enchaîner sur ce que c'est que l'hypersensibilité. Souvent, on confond hypersensibilité et émotivité. C'est-à-dire que quand on pense hypersensibilité, on pense d'abord émotion. Alors qu'en fait, l'hypersensibilité, ce n'est pas ça. Et on va voir ce que c'est justement. Alors, qu'est-ce que c'est que l'hypersensibilité ? D'abord, l'hypersensibilité, c'est capter beaucoup d'informations, beaucoup plus que les autres. C'est vraiment une hyperperception des signaux faibles. Donc, c'est vraiment via nos sens. Alors, je sais que personnellement, c'est quelque chose que j'ai mis un peu de temps à prendre conscience. pourquoi ? Parce qu'en fait Très souvent, déjà, on ne s'observe pas trop. Et on part un peu du principe que tout le monde fonctionne comme nous et que tout le monde perçoit les mêmes informations que nous. Et non, ce n'est pas le cas. Si vous regardez un petit peu, si vous observez un peu, vous allez vite vous rendre compte que vous captez beaucoup plus que les autres. Je vais vous donner un petit exemple qui va peut-être vous parler. Par exemple, il y a quelqu'un qui est en face de vous et qui n'est pas authentique. qui voit qu'il vous ment, voire qu'il vous ment, eh bien, vous allez tout de suite le sentir. Vous allez le savoir. Vous le sentez, vous savez. Vous savez que la personne en face de vous est en train de vous mentir. Eh bien, voilà. Pourquoi ? Parce qu'en fait, vous captez tellement de petits détails, de micro-signaux que ça va vous donner une espèce d'intuition, intuition forte. Donc voilà, ça c'est la première chose, c'est vraiment ce qu'on appelle la charge sensorielle, je vais y revenir. Ensuite, en fait, notre mental, il va être câblé pour pouvoir traiter en profondeur toutes ces données, toutes ces informations que vous captez. Donc c'est pour ça que vous avez un mental qui est fort. Mental fort, mental puissant, c'est pas, comment dire, une intelligence supérieure, ça n'a rien à voir. C'est vraiment cette capacité à traiter les informations. c'est un peu comme un gros processeur très puissant qui va venir tout analyser. Et donc, ce mental fort, il analyse beaucoup et donc il va générer beaucoup de pensées. C'est ce qu'on appelle la charge mentale. Et cette charge mentale va générer la charge émotionnelle. Je vais revenir là-dessus. Et il y a autre chose, c'est quand on est hypersensible, on a vraiment ce besoin profond de cohérence, de justesse. de lien, on a souvent des valeurs humaines qui sont assez fortes. Donc, l'hypersensibilité, ce n'est pas être émotif. Alors, ça peut l'être, bien sûr, mais... entre guillemets, on peut être hypersensible et très bien vivre ses émotions. Ça, c'est important. Voilà. Donc, comme je le disais, c'est d'abord l'hypersensibilité, c'est d'abord une charge sensorielle. On capte beaucoup plus d'informations que les autres. Et comme je l'ai dit, votre cerveau, ça, c'est important. Je le répète, je sais que ça peut paraître un peu lourd, mais c'est hyper important de bien comprendre ça parce que derrière, ça va déterminer un petit peu comment vous allez fonctionner derrière, en fait. Alors. En fait, je reviens là-dessus, je disais tout à l'heure, le mental c'est un gros processeur qui analyse tout. Pour avoir une idée plus concrète, c'est vraiment votre cerveau, il traite en continu ce que vous ressentez, ce que ressentent les autres, ce que vous devez faire, ce que vous avez oublié ou ce qu'il ne faut pas oublier de faire, ce que vous auriez dû faire autrement, etc. Et tout ça en même temps, vous l'avez compris, et c'est ça qui va former ce qu'on appelle la charge mentale. Et un point très important par rapport aux émotions, Le truc, c'est que cette charge mentale, donc toutes ces pensées qui sont générées, c'est cette charge mentale qui va impacter votre charge émotionnelle. Il faut bien avoir en tête que ce sont nos pensées qui génèrent nos émotions. Si je prends un exemple, deux personnes qui vivent exactement la même situation ne vont pas forcément ressentir les mêmes émotions parce qu'elles ne vont pas avoir les mêmes pensées par rapport à la situation qu'elles sont en train de vivre. Alors, je prends souvent l'exemple, vous êtes par exemple à votre bureau, votre manager vous appelle et vous demande d'aller là ou le voir dans son bureau dès que vous avez cinq minutes. Là, par exemple, il y a plusieurs possibilités. C'est-à-dire que soit vous êtes en mode scénario catastrophe, donc attention, il s'est passé un truc, on va me virer ou on va me reprocher quelque chose, enfin bref, négatif. Donc là, ça génère quoi ? Ça va générer l'émotion de la peur, le stress, etc. Et puis, vous pouvez avoir aussi une autre façon de voir les choses, d'imaginer, de penser. Ça peut être un peu plus de curiosité. Tiens, c'est peut-être par rapport tout simplement à un dossier qui est en cours. Il a peut-être des nouvelles informations à me donner, etc. Et du coup, l'émotion générée va être beaucoup plus neutre. Donc, il faut bien avoir en tête que ça va être vraiment toutes les pensées. qu'on va avoir, qui vont générer toutes ces émotions. Donc, ces pensées, elles vont effectivement être impactées par le fonctionnement de notre mental, mais elles vont être impactées par d'autres choses que je vais aborder. Mais ça peut être le manque de confiance en soi, un manque d'estime de soi, etc. Et donc, du coup, ça va ensuite toucher les émotions. Mais finalement, c'est indirect. Comme je l'ai dit, les émotions sont une conséquence. N'hésitez pas si vous avez des questions ou s'il y a des choses sur lesquelles vous n'êtes pas d'accord avec moi, vous avez le droit. Alors, il y a autre chose qui va impacter aussi votre posture. Comme je l'ai dit tout à l'heure, vu qu'on capte beaucoup d'informations, en fait, on est un peu comme des, je prends souvent cette image-là, comme des récepteurs sur pattes. C'est-à-dire que vous captez beaucoup d'informations, donc du coup, ce qui va faire que vous allez avoir une posture très tournée vers les autres. Alors, du coup, vous allez très fort pour écouter les autres. comprendre les autres ressentir ce qu'ils peuvent vivre vous allez d'ailleurs très souvent vouloir que les gens autour de vous se sentent bien vous avez souvent la quête d'harmonie l'harmonie souvent c'est quelque chose de fort chez vous alors le petit côté où il faut être vigilant c'est que autant on est très doué pour observer les autres par contre pour s'observer, s'écouter soi c'est une autre histoire et donc comme je l'ai dit tout à l'heure très tourné vers les autres Merci. et on va avoir des valeurs humaines qui sont très fortes. La justice, l'authenticité, l'honnêteté, la tolérance. Voilà, est-ce que ça vous parle ? Alors, l'hypersensibilité, comme je l'ai dit tout à l'heure, non seulement ce n'est pas un défaut, mais surtout... C'est vraiment un fonctionnement qui peut devenir un atout parce qu'en fait, vous avez plein de super pouvoirs dont vous n'avez pas forcément conscience. Voilà, vu que vous captez énormément d'informations, vous allez capter tous les petits détails, en fait, vous avez une très haute capacité d'analyse et du coup aussi d'anticipation. Donc, vous avez aussi une intuition très fine qui va capter les signaux faibles, une empathie naturelle qui va être utile pour le relationnel, le management et cette posture d'écoute. Une intelligence aussi émotionnelle forte, une forte créativité. Une exigence aussi de sens qui va être moteur. Vous allez être aussi moteur au niveau de la qualité, de la précision, de l'engagement. Donc, le problème, ce n'est pas votre hypersensibilité. Alors, je lis un petit peu. Alors, c'est dur, mais ce n'est pas une fatalité, Dominique. Ce n'est pas du tout une fatalité. Ça peut devenir beaucoup plus facile. Alors, justement, c'est là où vous allez comprendre pourquoi. C'est vrai que je vous dis que l'hypersensibilité, c'est génial. Et vous vous dites, ouais, moi aujourd'hui, dans mon quotidien, je ne vois pas ça comme quelque chose de génial. Et c'est même dur. Je vais vous expliquer un petit peu pourquoi aujourd'hui, vous vivez justement ce fonctionnement comme un fardeau. En fait, comme je l'ai dit, ce fonctionnement, c'est une force, mais il a un coût, entre guillemets. C'est ce mental qui est très fort. J'utilise souvent cette image-là. c'est comme si on avait un gros bolide entre les mains, genre une Ferrari, sauf que nous, on a toujours appris à conduire une Clio. Et du coup, ça ne marche pas. On va avoir le pied sur le frein, on va caler. En fait, la problématique souvent, c'est qu'on n'a jamais appris à piloter ce mental fort. Et du coup, qu'est-ce qui se passe ? C'est que lui, il a tendance à prendre le lead, à prendre le pouvoir. Et l'idée, ça va être de comprendre, d'accepter ce fonctionnement et puis de pouvoir, entre guillemets, reprendre un petit peu le pouvoir. Alors, j'ai une question. Est-ce qu'on peut parler de notre sensibilité à un entretien d'embauche ? Est-ce que ça peut faire peur à un ruteur ? J'ai envie de dire, en fait, ça dépend pourquoi vous voulez en parler. Si vous, en fait, si... votre sensibilité, votre hypersensibilité, c'est quelque chose, c'est une force. Vous voyez ce que je veux dire ? Si pour vous, c'est une force, j'ai envie de dire pourquoi pas. Mais vous n'êtes pas obligé de parler de l'hypersensibilité. Vous pouvez tout simplement parler de vos compétences. Par exemple, vous pouvez dire que vous avez une très belle écoute, une très bonne intelligence relationnelle, etc. Pas besoin de dire en entretien, attention, je suis hypersensible. Parce que là, effectivement... Là, en fait, si vous dites ça, vous partez du principe, finalement, que c'est un défaut, que ça va poser problème. Et c'est vrai que, je veux dire, encore aujourd'hui, l'hypersensibilité, il y a quand même une mauvaise lecture de ce fonctionnement-là. Donc, ça peut effectivement faire peur. Donc, pour moi, je ne vois pas l'intérêt en soi de dire tout de suite, voilà, bonjour, par contre, si vous me recrutez, attention, je suis hypersensible. Non. Je pense que l'idée, c'est peut-être de montrer un petit peu vos qualités et peut-être ce dont vous avez besoin pour être performante. Par exemple, vous avez peut-être besoin de clarté, qu'on vous dise clairement les choses, d'avoir un feedback régulier. Mais vous n'avez pas besoin forcément pour moi d'évoquer cette hypersensibilité. J'ai fait un épisode de podcast qui est sur ma chaîne YouTube et sur mon podcast « Sensible et pas fragile » qui s'appelle, je crois que c'est « Faut-il parler de son hypersensibilité au travail ? » et pour le coup, je développe pas mal ce point, donc n'hésitez pas à regarder. Alors, pour un post-ERH, alors moi, j'ai été ERH pendant plus de 15 ans, donc il n'y a pas d'incompatibilité, pas du tout, ce n'est pas parce que vous êtes hypersensible que ça va être plus compliqué pour vous, au contraire, c'est par rapport à ce que je viens de vous dire. C'est-à-dire que vous, Vous allez capter beaucoup plus d'informations que les autres et vous allez pouvoir anticiper les choses. Vous allez pouvoir comprendre facilement la personne qui est en face de vous. Parfois, même avant qu'elle le dise, vous savez ce qu'elle va vous dire. Tout ça, c'est des atouts quand on est RH, et pour d'autres postes aussi d'ailleurs. Et l'empathie, c'est une très, très belle qualité. L'empathie, c'est ce qu'on appelle les soft skills, mais c'est une compétence qui est hyper précieuse dans le monde du travail. Ce n'est pas un défaut. Merci Aline je ne sais pas si j'ai répondu à ta question c'est vrai n'hésite pas si tu veux des compléments alors voilà c'est ce que je disais déjà on a le fonctionnement de notre mental qui peut parfois un peu prendre le lead l'idée c'est plutôt de comprendre un petit peu ce fonctionnement justement et d'apprendre aussi un petit peu à piloter ce mental fort pour pouvoir un peu l'apprivoiser finalement Parce qu'en fait, ce qui se passe, pourquoi tu vis ton hypersensibilité comme un défaut, comme un fardeau, c'est qu'en fait, ton mental va générer pas mal de pensées et lui, il a tendance un petit peu à imaginer un peu les scénarios catastrophes. Donc, ça va être quand même pas mal de pensées un peu négatives qui vont t'amener à douter de toi. Chaque fois, vous allez vous demander qu'est-ce que les autres vont penser ? Et si je fais ça, qu'est-ce qu'on va dire ? Est-ce que ça va être assez bien ? Et finalement, vous finissez finalement par vous remettre en cause. Même si vous êtes compétente, qu'on vous dit que vous êtes compétente, vous allez quand même avoir ce petit doute. Le fameux syndrome de l'imposteur est très souvent présent. Le syndrome de l'imposteur, c'est vraiment ce sentiment de ne pas se sentir légitime à son poste. Et donc ça, ça peut vous amener du coup à vous surinvestir pour prouver, pour justifier. Et ça peut vous mener à l'épuisement, voire au burn-out. Les hypersensibles ont beaucoup plus de risques, entre guillemets, de faire un burn-out. Pour toutes ces raisons que je suis en train de vous... Attention, je vais le dire après, mais ce n'est pas une fatalité, attention. Il y a aussi un truc, c'est que notre mental... lui, il ne veut que du plaisir, de la satisfaction rapidement. Donc, dès que ça va être désagréable, dès que ça va générer des émotions désagréables, du stress, de la peur, etc., eh bien, en fait, lui, il a tendance à vouloir nous maintenir dans notre zone de confort et, du coup, à nous limiter. Enfin, il va nous couper de l'action, quoi. Il va nous mettre un peu des bâtons dans les roues dès qu'on va vouloir faire quelque chose. Alors, je prends, voilà, on a ce truc-là où on veut tellement bien faire. On veut tellement choisir la bonne option. Notre cerveau va nous proposer 10 scénarios, mais il n'y en a aucun qui est parfait. Il y a toujours, ah ouais, mais s'il fait ça, il va se passer ci, je ne sais pas si ça vous parle. Et ça, ça vous coupe de l'action en fait. Et ce qui est aussi assez présent du coup, c'est le phénomène de procrastination. Comme je le disais tout à l'heure, en fait, au lieu de travailler sur ce dossier qui est important, qui génère du stress parce que vous voulez que ça soit parfait, que ça soit bien, etc., eh bien, vous allez plutôt traiter ce mail que vous venez de recevoir, qui n'est pas forcément urgent, qui n'est pas forcément important, mais parce que tout simplement, c'est votre mental qui vous invite à faire quelque chose que vous allez pouvoir peut-être solder facilement, rapidement. Et donc voilà, ça vous coupe un peu, finalement, ça vous coupe un peu de l'action. En fait, notre mental, lui, va vraiment nous inviter à rester dans notre zone de confort, notre zone de sécurité. Je prends souvent l'exemple du chien. Vous allez me dire, mais qu'est-ce que ça vient faire là-dedans, le chien ? En fait, moi, je fais une image par rapport à ça. Notre mental, c'est un peu comme un chien. Alors moi, je précise que j'aime les chiens, j'en ai un. C'est-à-dire qu'il va être très fidèle, il va vouloir nous protéger, très loyal. Et le truc, c'est que dès que quelqu'un va passer devant chez nous, il va se mettre à aboyer parce que pour lui, il y a peut-être un potentiel danger. En fait, nous, on a un cerveau qui aboie un petit peu trop, qui voit un peu du danger là où il n'y en a pas forcément. Donc là, l'idée, ça va être d'essayer de rassurer un peu ce mental finalement aussi. Parce qu'en fait, sinon, il va nous maintenir dans notre zone de confort. Et la problématique de ça, c'est que plus on reste dans sa zone de confort, plus notre confiance en nous, elle diminue. Et c'est un cercle vicieux, en fait. Et on recommence, on finit par douter de soi. Et puis, tout ça, ça nous fait croire qu'on n'est pas assez productif, pas assez légitime, pas assez fort. Et ça génère surcharge mentale, de la pression constante. Puis en plus, souvent, plus on est stressé, plus on va se sentir paralysé au travail. Je ne sais pas si ça vous est déjà rendu compte. Des fois, on a tellement de travail. pression et on sait plus par quoi commencer, quoi faire et on se sent paralysé. Donc en plus on culpabilise derrière bien sûr. Donc ça c'est quelque chose que vous avez déjà vécu mais moi je l'ai vécu. Et puis il y a autre chose qui fait qu'on peut mal vivre ce fonctionnement c'est qu'on a tendance à vivre un peu les montagnes russes émotionnelles. Souvent on se dit voilà c'est à cause de mon fonctionnement, je suis hypersensible donc voilà. Alors en fait c'est pas notre hypersensibilité qui fait qu'on vit les montagnes russes émotionnelles. En fait, ce qui fait qu'on va vivre les montagnes russes émotionnelles, c'est qu'on va être tout le temps à vouloir contrôler, résister à nos émotions. On veut tout le temps être d'humeur égale. Il faut tout le temps que je reste calme, toujours bien. En plus, on pense aux autres aussi. Il ne faut pas que ça mette les autres mal à l'aise. Du coup, toute la journée, on contrôle, on met un couvercle sur nos émotions. Ces émotions, qu'est-ce qu'elles font ? Elles s'accumulent et elles restent parce qu'on ne les libère pas du coup. Donc, elle reste, Et puis, souvent, quand on s'autorise un peu plus, souvent quand on est chez nous, ou alors quand vraiment on a trop accumulé, il y a un moment donné où le couvercle, il saute. Et là, on va avoir cette impression. de réagir de façon disproportionnée. On va se dire, je pleure pour rien, ou je m'énerve pour rien. En fait, non. C'est que vous réagissez pour plein de choses, plein de situations pour lesquelles des émotions ont été générées et que vous avez gardées en vous. Et c'est ça qui fait que vous allez vivre un petit peu les montagnes russes émotionnelles. Alors, je regarde un petit peu vos commentaires. Oui, alors ça, le fait d'avoir du mal sous pression, c'est ça qu'il faut analyser, c'est la pression, où est-ce qu'elle est ? Est-ce que c'est moi ? Parce que très souvent, c'est un peu nous qui nous mettons la pression. Donc là, ça, c'est quelque chose sur lequel on peut travailler. Après, la peur de la hiérarchie, ça, c'est pareil. C'est souvent, on va en parler tout à l'heure, mais il y a souvent un lien avec l'estime de soi. Autre point, c'est qu'on va avoir tendance... à se suradapter constamment et à s'oublier. Et du coup, en fait, on ne sait même pas qui on est. Moi, je sais que ça a été un peu un déclic pour moi. C'est-à-dire qu'à un moment donné, je me suis rendu compte que je ne savais pas qui j'étais, parce que j'étais tout le temps dans la suradaptation, à faire ce qu'on attendait de moi, etc. Du coup, je ne me posais jamais ces questions, en fait. Qu'est-ce qui est important pour moi ? Ce dont j'ai besoin ? Ce que vous évoquez, Dominique et Nathalie, pour moi, on va en parler, c'est en lien aussi, on va en parler juste après. avec l'estime de soi. On va en parler. Et donc, il y a notre corps aussi. Très souvent, vu qu'on a un mental fort, on est très dans notre mental et on a tendance un peu à se couper de notre corps parce qu'en fait, c'est là où on ressent nos émotions. Et vu que notre mental, je l'ai dit tout à l'heure, il n'aime pas les émotions désagréables, il peut avoir tendance à nous couper un peu de notre corps. Et on peut avoir tendance à s'oublier et à ne pas prendre soin de soi. Sauf qu'on a vraiment besoin de notre corps. pour pouvoir trouver un certain équilibre par rapport à ce mental puissant. Donc, prendre soin de soi, ça passe par les trucs basiques, mais importants comme l'alimentation, le sommeil. Alors, sommeil, on peut en parler parce que c'est souvent impacté par ce mental fort, mais avoir une activité physique régulière, pas besoin de faire des trucs de fou. Mais en tout cas, tant que vous ne prenez pas soin de votre corps, ça va être très compliqué d'aller mieux au niveau de votre mental. Vous devez le voir tout simplement quand vous êtes fatigué. Quand vous êtes fatigué, vous êtes encore plus irritable, vous allez plus rentrer dans la rumination, etc., dans les doutes. Donc ça, c'est important aussi d'en prendre conscience. Alors, je pense... La méditation, c'est un super outil. Peut-être que, encore une fois, peut-être que ça ne suffit pas. Ou peut-être que ce n'est pas le bon outil, mais la méditation en soi, c'est très bien. ça peut, entre guillemets, ne pas suffire, vous voyez ? Parce que ça va vous faire du bien sur le moment, et c'est un exercice qui est intéressant, parce que ça vous permet un peu de prendre de la hauteur par rapport à vos pensées. Mais si derrière, vous ne comprenez pas votre fonctionnement, vous ne vous aimez pas, vous voyez, voilà, la tension, elle va rester en fait. Donc, la tension, elle va s'exprimer. C'est cette tension qui se... pardon, c'est pas très clair là, la tension qui est dans votre tête, la pression, elle va se retrouver dans votre corps. Voilà, tout est lié, on est un tout. Et donc voilà, il y a ce point aussi, c'est vraiment, entre guillemets, moi j'appelle ça un peu le cocktail explosif. Pourquoi ? C'est quand en fait, un manque d'estime de soi va se combiner avec notre hypersensibilité. Et c'est là où ça peut être très très difficile. Et moi je me vois, je pense que la plupart des personnes qui vivent très très mal leur hypersensibilité, c'est que très souvent, il y a aussi... Un manque d'estime de soi. Alors, je vais définir un petit peu ce que c'est, parce que souvent, on confond confiance en soi et estime de soi. La confiance en soi, c'est vraiment notre croyance en nos capacités à faire les choses. Donc, la confiance en soi va varier. C'est-à-dire que quand je maîtrise quelque chose, quelque chose que j'ai fait plein de fois, etc., je vais me sentir en confiance. Et puis, quelque chose que je n'ai jamais fait, eh bien, je vais avoir peur, je ne vais pas avoir confiance en moi. C'est pour ça que la confiance en soi est vraiment très liée à notre zone de confort, à se mettre ou pas dans l'inconfort, à faire. L'estime de soi, c'est vraiment la valeur qu'on se donne. C'est ce qu'on pense de nous, c'est est-ce qu'on s'aime ou pas. En gros, si je veux être... Même si ça peut paraître très abstrait, mais c'est vraiment ça. Donc, il y a des choses qui peuvent vous donner des indices. C'est par exemple, si votre estime de vous, elle est fragile, il va y avoir la peur du jugement des autres qui va être très forte. Vous parliez tout à l'heure de la hiérarchie, c'est ça. C'est la peur du jugement de notre manager. Qu'est-ce que notre manager va penser ? Dès qu'il va faire une remarque, un regard en référence, tout de suite, on va... Voilà, ça va être très, très compliqué. Et c'est lié aussi, voilà, souvent à un besoin d'approbation, de reconnaissance qui va être plus fort. Parce qu'en fait, vu que nous, on ne s'aime pas, pas beaucoup, eh bien, on va, entre guillemets, attendre que les autres augmentent un peu cette jauge. C'est-à-dire qu'on se dit, si les autres nous aiment bien, ça veut dire qu'on est peut-être un peu aimable. Je ne sais pas si je suis... alors souvent c'est inconscient on est pas en train de se dire je vais chercher l'approbation mais en fait je pense que vous allez voir donc si par exemple il n'y a pas de reconnaissance vous allez le vivre beaucoup plus mal que les autres on a besoin un minimum on est d'accord mais ça va être beaucoup plus fort on va aussi souvent du coup se sentir plus influençable on va moins oser être soi-même moins donner son avis dès que quelqu'un va dire quelque chose on va moins oser s'affirmer vraiment poser ses limites. Et on peut aussi se retrouver plus facilement dans des relations déséquilibrées, voire manipulatrices ou toxiques, que ce soit dans le perso ou dans le pro. Vous voyez peut-être en amitié, vous allez faire énormément de choses, beaucoup d'efforts, et vous avez toujours l'impression que l'autre en fait le moins. Et au boulot, c'est pareil. On peut parfois même avoir l'impression d'avoir un schéma qui se répète. parce qu'en fait les personnes un peu sans parler de pervers narcissique mais des personnes toxiques etc bah en fait sentent qu'il y a un manque d'estime de soi parce que en fait on le sent vous êtes tout en train de vous justifier on sent que vous avez besoin qu'on vous valide et ça ils le sentent tout de suite et eux en fait ils vont dire très bien c'est parfait parce que du coup je vais pouvoir avoir une emprise sur cette personne voilà alors que quand on a une estime de soi qui qui est plutôt solide, eh bien, en fait... le jugement des autres va beaucoup moins nous impacter. En fait, on va... Alors, si on nous critique, ça ne va pas nous faire plaisir, mais on va passer très vite à autre chose, en fait. Parce qu'on est solide. Je ne sais pas si c'est clair pour vous. Donc ça, en fait, le manque d'estime de soi, ça vient se rajouter. Donc effectivement, là, ça va être hyper compliqué. Quand je parlais de charge mentale, de tout ce qu'on va imaginer, si on met ce filtre négatif par-dessus, ça peut être très compliqué. Donc c'est pour ça qu'on va avoir tendance encore plus à être hyper perfectionniste. Pourquoi ? Le fait d'être perfectionniste, c'est le regard des autres. C'est vraiment ça. Oui, en plus ça peut avoir un effet, un cercle vicieux, parce qu'effectivement, on va moins oser dire, et du coup on va être moins visible, on va moins mettre en avant aussi ce qu'on fait, etc. Et du coup, on va avoir peut-être aussi moins de reconnaissance, on va moins se rendre compte de nos compétences, et en fait... ça va venir confirmer qu'on est chez moins bien que les autres. Donc ça, ça peut vite être un cercle clevisseux. Est-ce que ça résonne pour vous tout ça ? N'hésitez pas si vous avez des questions. Alors, je pense la partie que vous attendez. Donc maintenant, comment on arrive à retrouver justement confiance, clarté, etc. ? De moins sentir bloqué dans l'action. Alors déjà, je pense que vous allez deviner un peu ce que je vais dire par rapport à tout ce que je vous ai raconté. Ça passe déjà par comprendre et apprivoiser son mental puissant. C'est un peu son fonctionnement hypersensible. Ça passe par le fait d'apaiser, d'alléger son mental. Ça peut être en ritualisant des outils très simples, pas besoin de choses extraordinaires. Et c'est aussi, ce que j'ai dit tout à l'heure, reprendre le pouvoir sur notre mental, mais en passant par le corps. Il faut vraiment... faire de son corps son meilleur allié. Autre point qui va vraiment être important, c'est d'apprendre à vous connaître. Et là, ça va au-delà de votre hypersensibilité. C'est qui vous êtes et quel est votre fonctionnement global. Pour arrêter de lutter contre vous-même, arrêter de vous juger. Parce que plus vous acceptez votre fonctionnement, plus vous allez pouvoir en faire une force. Il va être aussi très important de développer sa relation à soi. Et là, j'ai des petites questions, par exemple. Pouvez-vous savoir où vous en êtes par rapport à ça ? C'est comment, par exemple, vous vous adressez à vous-même. Est-ce que vous vous adressez avec bienveillance ou est-ce que vous êtes très dur ? Est-ce que, par exemple, vous dites, qu'est-ce que je suis conne, qu'est-ce que je suis con ? Est-ce que vous avez des mots comme ça, très durs, vis-à-vis de vous ? Posez-vous la question, quelles sont les attentions que vous portez au quotidien ? Parce que c'est ça, l'estime de soi, l'amour de soi, c'est tout ce qu'on fait pour soi, finalement. Toutes les attentions qu'on porte sur soi. Comment dire ? Les personnes que vous aimez ? Comment vous êtes avec elles au quotidien ? Vous allez les écouter, vous allez être attentionnés. C'est être comme ça avec soi-même. Est-ce que vous arrivez à vous prioriser ? Ou alors vous faites tout le temps passer les autres avant vous ? Et souvent, sur le fait de se prioriser, si on est parent, on peut s'en inséder. Oui, c'est normal, c'est d'abord ma famille, etc. Je ne dis pas de ne plus vous occuper de votre famille. Mais ce qui va aussi les impacter, votre famille, c'est de voir justement. Parce que quand vous vous autorisez à prendre soin de vous, vous vous les autorisez aussi à le faire. Parce que sinon, ils vont partir du principe, les enfants nous prennent comme exemple. En fait, c'est normal. Dans notre vie, plus tard, il va falloir aussi moi que je me sacrifie. Est-ce que vous avez envie de transmettre ça à vos enfants ? Je ne pense pas. Vous voyez ? Ça, je l'ai dit, ça va être vraiment sur la confiance en soi. Ça passe par, effectivement, se mettre dans l'inconfort. Mais attention, l'idée, c'est d'y aller doucement. Ce n'est pas de lancer des trucs trop difficiles, trop importants, parce que du coup, le risque, c'est que vous n'y arriviez pas et que ça soit encore pire. Donc, l'idée, c'est vraiment de commencer petit, par des choses simples, et puis de célébrer à chaque fois, d'essayer de voir comment vous évoluez, ce que vous avez réussi à faire, même des petites choses. Et puis, essayez de ne pas forcément attendre de tout comprendre pour agir. Je sais que c'est difficile. Et ça, ça va vraiment vous permettre de renforcer votre confiance et d'être un peu plus en l'action. Sur le volet émotionnel, vous avez compris, tout à l'heure, je l'ai dit, en fait, l'idée, ça va être vraiment d'accepter vos émotions au lieu de vouloir à chaque fois les contrôler à tout prix. Les émotions, elles sont normales, elles sont humaines. Vous n'êtes pas des psychopathes. Vous avez le droit de ne pas aller bien, d'être triste. Vous avez le droit de ne pas être en forme. N'attendez pas, par exemple, de ne plus avoir peur pour faire quelque chose, parce que ça n'arrivera pas. Il faut plutôt accepter, dire « Ok, c'est normal, j'ai peur, c'est quelque chose que je n'ai jamais fait, ou j'ai peur parce que tatati, mais c'est normal, mais je vais quand même le faire. » Même si vous dites que vous êtes en dehors de la norme, en fait, j'ai envie de dire, on s'en fout de la norme, on s'en fout. Est-ce qu'il y a vraiment une norme, finalement ? En fait, ce qui est important finalement, c'est vous, c'est de vous sentir bien, c'est de vivre la vie que vous avez envie de vivre. Que ça soit dans la norme, pas dans la norme, on s'en fout en fait, au final. Qu'est-ce que vous allez, à la fin de votre vie, vous croyez que c'est d'être dans la norme ou pas dans la norme que vous allez retenir ? Non, ce que vous allez retenir, c'est est-ce que j'ai fait vraiment ce que je voulais faire ? Est-ce que j'ai vécu pleinement ma vie ? On est d'accord, il n'y a pas de norme, ok ? Oui, oui, voilà, complètement. En fait, peu importe. les cases, les étiquettes, la norme, en fait vraiment ce qui est important c'est de vous écouter vous et et de vous aimer quoi et de faire voilà de faire vraiment ce qui est important pour vous quoi et plus en fait on se compare aux autres plus on est dans la résistance plus on va essayer de se corriger donc on va essayer d'adopter un fonctionnement qui est pas le nôtre ça ne va pas marcher et ça va être encore pire on va encore plus mal le vivre alors maintenant vous allez me dire ok c'est cool Julie tu nous dis plein de trucs ok faut s'aimer il faut se mettre dans l'inconfort tout ça, peut-être que c'est des choses que vous avez déjà entendues peut-être que c'est des choses que vous saviez déjà et effectivement là vous vous demandez ok mais maintenant je fais comment concrètement parce que c'est pas évident en fait à faire tout ça là c'est de la théorie l'idée c'est de mettre tout ça en pratique alors effectivement déjà ça passe pas par le fait d'essayer encore de comprendre ou d'analyser mais c'est plutôt en passant à l'action, moi je suis passée par là Et je suis passée par cette phase où j'avais vraiment besoin de comprendre. Alors, j'ai lu énormément de livres, j'ai écouté plein de podcasts, j'ai fait une thérapie, j'ai vu une psy pendant quelques temps. Donc, j'ai compris, ça m'a aidée, c'est important. Mais après, au bout d'un moment, je veux dire, je me suis rendue compte que, OK, c'est bien, j'ai compris. Mais en fait, vu que je ne changeais rien dans mon quotidien, dans ma vie, il n'y avait pas de changement, en fait. Donc, j'avais beau avoir compris les choses, c'était quand même très compliqué pour moi au quotidien. Donc en fait, c'est assez important de comprendre que tant que vous ne changez rien, et ça, ça se fait progressivement, on met des petites choses, etc. Mais en tout cas, tant que vous ne passez pas l'action, il n'y aura pas de changement. Ce n'est pas magique, hélas. Et ça, ça passe aussi par une approche globale et concrète. Je vais expliquer un petit peu ce que c'est tout ça. Et puis, en créant des nouvelles habitudes, des petits rituels dans votre quotidien. Alors souvent, qu'est-ce qui coince ? Ce que je viens de dire, souvent, on a l'impression d'avoir tout compris, et pourtant, c'est toujours compliqué. Dans les bons moments, ça va à peu près, mais dès qu'il y a des difficultés, c'est compliqué. Moi, je vous parle un peu de ma propre expérience, de ce que j'ai vécu. Effectivement, au début, des fois, ce qu'on peut avoir tendance à faire, c'est travailler uniquement sur le mental. Alors, ça ne veut pas dire que ce n'est pas important de le faire, attention, mais de faire une thérapie, de voir un psy, etc., ça peut être important, ça peut être nécessaire, mais en tout cas, ça ne va pas suffire. L'idée, c'est de ne pas rester que sur le mental. C'est vraiment de travailler sur tout, parce qu'en fait, on est un tout. On est un corps, on ressent des émotions, on est un mental, tout est lié. et voilà, si on travaille que sur une dimension, ça ne va pas marcher concrètement. Donc c'est pareil, souvent on a aussi cette tendance-là, c'est de vouloir travailler un peu sur les symptômes, c'est-à-dire qu'on vit par exemple en général, quand on n'est pas bien comme ça, on va vivre beaucoup de stress, donc on va se dire, je vais essayer de travailler sur mes émotions, de faire baisser mon stress et par exemple, je vais me mettre à la méditation, je vais faire de la sophrologie, etc. Alors c'est des méthodes, des outils qui fonctionnent. Ça, c'est sûr, ça fonctionne. Sauf que, en fait, tant que vous ne travaillez pas sur, par exemple, mon estime de moi, mon fonctionnement, d'apprendre à me connaître, d'apprendre un peu à piloter mon mental, en fait, le problème ne va jamais se régler. Vous voyez ce que je veux dire ? De toute façon, vous allez toujours ressentir des émotions négatives, on est d'accord. Mais en tout cas, de mieux les vivre. De mieux vivre, ce qui est moins de stress déjà. Et puis, mieux vivre quand il y a des émotions un peu désagréables qui se présentent. Là, c'est un exemple. Et puis, ce qui ne suffit pas, c'est de toujours vouloir encore en savoir plus, de lire encore un autre livre, de regarder encore une autre vidéo. Il faut vraiment, à un moment donné, se dire, moi, allez, hop, j'y vais. Je fais quelque chose, je passe à l'action. Parce que sinon, en fait, je rebondis sur ce que disait Dominique, je pense, mais à un moment donné, sinon, on ne vit jamais sa vie, en fait. On vivra. jamais vraiment pleinement sa vie. Donc, c'est Nathalie, pardon. Alors, il y a un truc qui coince, parce que vous pouvez me dire, OK, c'est cool de passer à l'action, mettre en place des choses, des habitudes, mais c'est super dur. Alors oui, c'est super dur de créer des habitudes. Surtout, j'ai envie de dire, quand on est hypersensible, parce que, comme je l'ai dit tout à l'heure, notre mental, lui, il va nous mettre des bâtons dans les roues, parce qu'il ne veut que de la satisfaction, du résultat rapidement. Sauf qu'en fait, les habitudes, ça prend du temps. Et on n'a pas forcément un résultat. immédiat, tout de suite. Mais en même temps, c'est vraiment ça qui va nous permettre d'obtenir des résultats concrets et surtout durables, parce que ça, c'est important. Donc ça veut dire juste qu'à un moment donné, on va avoir besoin de choses pour créer ses habitudes. On va avoir besoin d'être rassuré, d'être soutenu. On va avoir besoin d'un cadre. Il faut l'accepter, ça. On va avoir besoin aussi de notre corps, de se reconnecter à son corps. Et on va avoir besoin d'outils simples, des choses simples à appliquer. des choses qui ne prennent pas trop de temps. Parce que si, je vous dis, vous rajoutez encore des choses, vous avez déjà une charge mentale comme ça, je pense, vous n'avez pas envie de vous rajouter des choses en plus. Donc, il faut que ce soit simple, que ça vous fasse du bien pour que vous puissiez créer des habitudes. Sinon, en fait, ça ne marchera pas. Si on met des choses trop compliquées, trop longues, une semaine, deux semaines après, on abandonne. Et en plus, derrière, encore une fois, on culpabilise. Donc, ce n'est pas ce qu'on veut. Donc, en fait, on peut y arriver. mais pas seul. Et savoir comprendre, ça ne va pas suffire pour y parvenir. On va vraiment avoir besoin d'un cadre, d'outils simples et surtout de mécanismes de soutien. Et c'est vraiment ce que je propose moi dans mon programme Puissance Tous. Mais avant de vous dire un petit peu comment fonctionne ce programme, je trouve que c'est toujours mieux quand c'est les personnes qui l'ont fait, qui l'ont suivi, qui vous expliquent. Et donc, je vous propose d'écouter le témoignage. d'Emilie qui a suivi du coup mon programme Puissance Douce.