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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Stéphanie Mora, fondatrice de Niveau 2, organisme de formation de personnes compétentes en radioprotection. Et avec Delphine, on vous présente SFRP, le podcast des PCR.
Delphine Prieto, ingénieure sécurité au CEA. Et avec Stéphanie, on vous présente le podcast des PCR à la SFRP. Bienvenue ! Bonjour Thibault.
Bonjour Delphine.
Bienvenue au Journée SFRP à Lyon. Merci. Peux-tu te présenter ?
Bien sûr. Donc je m'appelle Thibault de Virgile, j'ai 37 ans et je suis dans le milieu de la radioprotection maintenant depuis presque 13 ans. J'ai terminé mon master 2 de Clermont-Ferrand, c'était le master physique et des technologies des rayonnements, que j'avais fait de 2011 à 2013. Et avant ça, j'étais manip radio. J'ai fait trois ans le diplôme à Paris. J'ai ensuite travaillé un an à l'Institut Curie en radiothérapie. Et puis la physique médicale m'intéressait, donc j'ai voulu faire le master pour ensuite proposer le DQPRM. à faire le DQ PRM et au final ce que j'ai découvert dans mes stages professionnalisants, parce que c'est un master pro, c'est que l'industrie me plaisait beaucoup, j'ai laissé le DQ de côté, le médical, et je suis parti dans tout ce qui était industrie. Donc après j'ai travaillé pour les entreprises différentes, si on peut les citer. Si tu peux.
Bien sûr, si tu veux.
Je travaillais pour Daher Nuclear Technologies. J'étais en sous-traitance beaucoup pour le CEA, où j'ai fait toutes mes armes du terrain. Du terrain, les mesures de contamination, le soutien à radioprotection, les mesures d'irradiation, tout ce qui fait le sel de la radiopro, de terrain, de la technique, c'est là que je l'ai appris. Et ensuite, j'ai été dans un laboratoire de dosimétrie à lecture différée, chez Landauer, en tant qu'ingénieur support technique. pendant quasiment trois ans. Et ensuite, j'ai bossé chez Bertin Technologies, où j'étais ingénieur commerciaux.
Alors, peut-être il faut expliquer... Non, c'est pas trop long, c'est très bien de lui dire Bertin...
Ah, Bertin Technologies.
C'est des appareils...
Un fournisseur, c'est un constructeur. C'est un industriel français qui propose des équipements dans la radioprotection portable de type radiamètre, contaminamètre. Et même dans les contrôles de transport, ils font des portiques de détection, piétons et véhicules, etc. Des mesures de radon aussi, concentration atmosphérique radon. Et donc voilà, je travaillais chez eux sur les gammes radioprotection portable. J'étais chef de produit dosimétrie, donc ils ont le dosimètre opérationnel de SafiDose, très connu par EDF. C'est EDF qui les utilise. Et j'étais aussi sur la partie radon avec leurs branches allemandes.
Je suis impressionnée. T'as fait ça en combien de vies ?
En combien de vies ? Une seule. Une seule vie. C'est juste que j'ai besoin de faire beaucoup de choses. On dira que je suis peut-être instable, mais j'ai changé tous les trois ans. Je n'ai un peu pas changé. Il ne faut pas dire trop fort, mais ça va faire trois ans que je suis allé à l'INSTN. Ils vont peut-être se commencer à se dire des choses. Mais pour l'instant, ça me plaît bien. Je suis arrivé il y a presque trois ans à l'INSTN. J'avais vraiment très, très envie de transmettre, faire la transmission, faire de la formation. C'est pour ça que je suis venu là-bas.
Avant de parler de l'ISTN, je voudrais juste te faire un petit résumé de ce parcours, parce que moi je le trouve incroyable et atypique, parce qu'en fin de compte, tu as vu tous les aspects de la radioprotection, du côté opérateur, parce que tu as commencé dans le secteur médical en tant que manipulateur radio, et puis après tu as fait de la qualité, tu as fait de la métrologie, tu as travaillé en dosimétrie, en fait tu as vu toutes les facettes.
Toutes.
Presque toutes les facettes.
Par exemple, je m'aperçois que j'ai vraiment un angle mort sur la partie radioprotection vétérinaire. PCR vétérinaire, je m'aperçois que ça, ça manque complètement. Et on ne les adresse pas assez, je pense.
Ah, ça, c'est une remarque très intéressante. Parce que c'est vrai. Personnellement,
je pense qu'il y a beaucoup de gens qui, on ne sait pas, et bien autant, il y a un gros enjeu radioprotection avec eux.
Oui, parce qu'ils ont...
De part les animaux qu'il va falloir rassurer, etc.
Ils sont proches.
Ils sont proches, vraiment.
Exposés, c'est vrai, ils sont exposés.
Et moi, je... Donc je ne suis pas expert en tout, je refuse cette casquette-là d'expert, on est expert que parce que des gens vraiment experts vont le dire de nous. Par contre, je m'intéresse beaucoup à tout. Et les vétérinaires, c'est une casquette que je n'ai pas.
Oui, c'est vrai. C'est vrai que la radioprotection de ce corps de métier,
c'est vrai. C'est ce qui manque un petit peu. Je ne sais pas si on pourrait l'adresser, mais on ne les voit pas.
Il y a des PCR, mais non, en fait, on ne les voit pas. Donc, on lance un appel. Vous êtes les bienvenus.
Oui, complètement. Les PCR vétérinaires, venez partager votre ex. C'est ce qu'on fait ici dans ces journées. C'est hyper intéressant.
PCR de la SFRP. Donc aujourd'hui tu travailles à l'ISTN, est-ce que tu peux nous présenter cette entreprise ? Bien sûr ! Et puis c'est un côté plutôt formateur, du coup là c'est une autre facette ? Encore oui ! Encore une autre facette ?
C'est celle que j'aime beaucoup, parce que j'avais déjà fait un peu de formation en interne, que ce soit chez Landauer ou même chez Bertin pour les commerciaux, il fallait les former au moins sur les produits qu'ils utilisaient, et j'ai toujours eu cette appétence, je ne sais pas comment l'expliquer, j'ai toujours eu cette appétence de... d'expliquer aux gens avec des mots les plus simples possibles pour essayer de faire passer la notion en question. Et donc là, depuis mars 2022, je suis à l'INSTN, qui est l'Institut National des Sciences et Techniques Nucléaires. C'est l'organisme de formation du CEA, le Commissariat à l'énergie atomique. Et donc avec ça, on adresse plusieurs thématiques à l'INSTN. Donc forcément, il y a la radioprotection, radiobiologie, mais pas que. on fait aussi toute la partie sciences des matériaux toute la partie énergie bas carbone ça c'est aussi une volonté forte depuis plusieurs années avec le CEA qui est pilote et très moteur sur toutes ces il y a des brevets qui sortent tous les ans sur ça, le photovoltaïque l'éolien, enfin voilà le CEA, comme ça il y a l'énergie atomique mais c'est historique, il n'y a plus que de l'atomique, on ne peut pas rester que sur ça il s'ouvre à d'autres choses et le CEA est très moteur il y a beaucoup de choses qui s'y portent énormément d'innovation énormément Le budget du CEA, c'est quand même très conséquent. On est dans les milliards à chaque fois, chaque année. Et l'INSTN est l'organisme de formation au départ créé pour diffuser un petit peu cette connaissance à tous les employés CEA, au départ. Et après, ça s'est ouvert à l'extérieur pour proposer des formations continues, mais aussi diplômantes. Donc voilà, il y a pas mal de choses.
Ce n'était pas que de la formation continue, en fait. C'est de la formation diplômante.
Au départ, il y a aussi beaucoup de formation diplômante.
Chacun d'évoluer dans un domaine ou de se spécialiser dans ce domaine-là.
Il y a les technologies de la santé. Je parlais du DQPRM que je voulais...
Alors, DQPRM...
Alors, diplôme qualifiant en physique et rayonnement médicaux, je crois. Attention, j'ai un 12 sur le R. Diplôme qualifiant, les physiciens, rayonnement médical. Peut-être un truc comme ça. Mais attention, ça sonne bien. Attention, je me trompe peut-être. à vérifier. Mais bon, en tout cas, c'est le diplôme en propre de l'INSTN. Tous les physiciens médicaux doivent passer par là. Que l'INSTN en France qui propose ce diplôme. Voilà. Donc, ils ont fait leur Master 2 qui va bien. Il y en a une dizaine qui sont éligibles en France pour ça. Et derrière, ils passent un concours. Tous les ans, c'est en janvier, il y a un concours. Et puis, les 45-50 meilleurs vont pouvoir rentrer sur ce DQPRM qui dure du coup deux ans et demi.
Du coup, je me disais, j'ai assisté ce matin à la conférence sur la réglementation et en fait, le métier, la fonction de PCR ou CRP évolue et se professionnalise, va se professionnaliser. Apparemment, oui. Apparemment, et du coup, vous étiez, au niveau à l'ISTN, vous étiez novateur dans ce process puisque vous proposiez des... Des formations déjà dédiées à ce type de profil ?
Oui, complètement. En formation diplômante, il y a pas mal de choses qui existent déjà. En fait, on va bientôt être victime un petit peu du succès de la relance du nucléaire, parce que ça sous-entend qu'il y a beaucoup de monde. On le voit déjà depuis quasiment deux ans, il y a beaucoup d'apprenants, d'étudiants qui s'inscrivent. Il va falloir pousser les murs. Donc on va voir comment ça va évoluer ce côté-là. Mais il y a un gros boulot à faire. On ne sait pas où est-ce que les 100 000 personnes qui veulent recruter d'ici 2030, ils vont les trouver. Donc, il va falloir mettre la main à la pâte pour arriver à tout ça.
Puis, on peut dire qu'il n'y a pas d'âge pour apprendre et que justement, ces centres de formation, ces instituts de formation ouvrent la porte à tout le monde et à tout...
Complètement. Alors après, tout dépend du profil initial. Et encore, j'allais dire une bêtise, parce qu'en fait, même un boulanger ou une coiffeuse en reconversion, pourrait rentrer par ce certificat qu'on propose maintenant, enfin, qu'on propose depuis une trentaine d'années. C'est le fameux PNR, le premier niveau radioprotection, qui a été déployé en 1993, initialement. D'ailleurs, un des grands papas de ce diplôme, c'est Marc Amrich, qu'on connaît bien. Maintenant, il a 30 ans et on a versé au RNCP l'année dernière. On a eu notre certificat. C'est un certificat diplômant, c'est vraiment reconnu par France Compétences. Et donc, c'est l'OPR, opérateur radioprotection. Et ça, c'est le premier niveau. C'est une première marche dans ce monde du nucléaire et de la radio pro en tant qu'opérateur. J'allais dire de base, ce n'est pas négatif dans ce sens-là, mais vraiment, vous apprenez toutes les ficelles en 8 semaines. Et ensuite, vous pouvez totalement continuer avec un BTS ou un technicien supérieur et un master. Je ne sais pas, il n'y a pas d'âge. Dès qu'il y a la passion, en fait, on peut complètement continuer.
Et puis, on peut dire qu'en radioprotection, ce sont des passionnés, des personnes investies, impliquées. Et on le voit aujourd'hui, journée PCR, où il y a eu beaucoup de monde, beaucoup de questions, beaucoup de participation aux ateliers. Beaucoup de présence sur les stands.
Les ateliers étaient pleins, en fait. On a fait le plein sur les ateliers. J'ai eu la chance d'en animer un avec Laurent Beltrami du CEPN. C'était sur la dernière fiche technique qu'on a sortie avec la section PCR de la SFRP en avril 2024, dédiée au qu'est-ce que je fais lorsque j'ai une dose qui est inhabituelle ? Donc, dosimètre perdu, dosimètre détérioré. témoin qui n'est pas lisible ou interprétable. C'est un peu aider, vraiment, des retours terrain, aider avec des espèces de fiches réflexes, les PCR de terrain, qui ont trop souvent tendance à se penser un peu seuls avec leurs problèmes. En fait, non, on le voit avec ces événements, tels que les journées techniques de PCR, même les congrès, c'est le moment d'échanger, c'est le moment de faire des retours d'expérience. Et en fait, on l'a vu, là, en... On a lancé un petit peu la machine, on pose les questions, on pose le décor, on dit voilà, c'est la fiche technique. Est-ce que vous avez vu ce qu'elle était sortie en avril ? Non, en fait, personne n'a vu qu'elle était sortie, cette fiche technique. Ça fait plaisir. Ça fait plaisir d'avoir bossé pour rien. Mais bon, maintenant, du coup, on l'a donnée à tout le monde et on leur a dit qu'ils l'ont méritée. Ils étaient contents de l'avoir, cette fiche. Mais je pense qu'on peut du coup faire un... On a une marge de manœuvre sur la communication, ça je pense. Mais ce n'est pas négatif, encore une fois, il y a beaucoup de choses qui sont à penser. Et puis ce podcast sert à faire ce genre de communication aussi. C'est un autre support, un autre média. Mais derrière, je reviens sur la partie de l'atelier. Les gens ont fini par prendre le micro, se le passer entre eux. Et puis voilà, c'est parti comme ça. Ça a essaimé les remarques. Moi, j'ai eu ça, j'avais une dose sur ma personne ici. Je ne comprenais pas. Ah, mais moi, j'ai eu ça aussi. Et du coup, comment tu as fait ? Ah, mais moi, j'ai résolu comme ça. Puis alors, en faisant avec le médecin du travail. Et voilà. Et donc, c'était génial. Je pense que c'est le but de ce genre d'atelier. Vraiment faire discuter les gens entre eux. Oui. Et leur montrer que tu n'es pas tout seul.
Et qu'ils peuvent avoir les mêmes problématiques.
Et on a les mêmes problématiques. C'est ce qu'on dit suffisamment à chaque fois. Mais il faut leur rappeler encore une fois.
Je pense. Donc, c'est très bénéfique. C'est très porteur.
Pour moi, oui, c'est bénéfique. Tous les ateliers ici, je parle du mien parce que c'est celui que j'ai animé, mais tous les ateliers ici avaient cette volonté de donner quelque chose en plus au PCR.
Et puis le REX, c'est important.
Le REX est hyper important.
Il faut en parler, il faut oser en parler.
Le retour d'expérience, c'est primordial.
Il faut oser parler de ses difficultés, justement. C'est ce qui est ressorti au travers de cet atelier.
Tout à fait. Le REX est hyper important. C'est comme ça que vous faites vivre votre politique, votre organisation de la radioprotection. Vous ne pouvez pas rester statique, on le voit encore avec les présentations de ce matin, avec Nicolas Michel de la DGT et les autres orateurs, la réglementation évolue très vite, on se doit d'être en veille, on ne peut pas garder des organisations Radio Pro statiques qui s'enquistent, il faut toujours faire évoluer, et le REX est une très bonne façon de faire évoluer cette organisation-là, et du coup de faire partager à tous les opérateurs, à tous ses collègues, ben voilà, il y a eu ça qui s'est passé, je vous propose de faire évoluer dans ce sens-là, etc.
Quel est le petit mot que tu souhaiterais transmettre aux PCR qui nous écoutent ou qui souhaiteraient devenir PCR ou qui le sont déjà ? Quel est le petit conseil, le petit plus que tu leur dirais ? Venez aux journées PCR, venez échanger avec nous.
Déjà, restez pas seuls. Il n'y a pas que la SFRP, même si la SFRP est... plutôt bien connue quand même, avec beaucoup de choses en libre accès, avec le fameux TechDoc qu'on retrouve sur la page d'accueil. Il y a d'autres réseaux régionaux. Allez au moins voir ces réseaux régionaux qui vont comprendre vos problématiques, qui sont plus proches de vous. Et ils font remonter tout ça au national avec la Corpard. Ça essaie de... Il y a quand même une volonté de... de s'organiser pour ne pas se retrouver tout seul face aux problématiques qui sont partagées par le plus grand nombre.
Alors l'accord PAR, juste parce que... Oui,
pardon. Du coup, l'accord PAR, c'est en gros, c'est le...
L'accord,
la coordination......des réseaux PCR au national, en fait.
Au national.
Donc c'est eux qui Ausha un peu tous les réseaux régionaux et qui font remonter les problématiques pour essayer d'inférer du terrain vers le haut. Voilà. Voilà, et c'est exactement ça qui est très important. Désolé pour les acronymes. Sinon, le petit tip, c'est de continuer vraiment à se faire plaisir.
Se faire plaisir.
En fait, parce qu'à partir du moment où vous vous demandez pourquoi vous faites ça, c'est peut-être qu'il est temps de tourner la page. C'est ce qui m'est arrivé trois fois par le passé. Pour l'instant, je suis toujours très content de faire des formations. Mais si vous ne faites pas plaisir, il faut arriver à trouver toujours la passion dans ce qu'on fait.
Merci beaucoup Thibaut pour cet échange.
C'est un exercice très intéressant. Je ne l'avais jamais fait. J'espère que ça ne t'entendra pas trop.
Mais tu as été parfait. Merci beaucoup et à bientôt pour de prochains échanges.
Sans problème.
Merci. Au revoir.
Au revoir.
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Stéphanie Mora, fondatrice de Niveau 2, organisme de formation de personnes compétentes en radioprotection. Et avec Delphine, on vous présente SFRP, le podcast des PCR.
Delphine Prieto, ingénieure sécurité au CEA. Et avec Stéphanie, on vous présente le podcast des PCR à la SFRP. Bienvenue ! Bonjour Thibault.
Bonjour Delphine.
Bienvenue au Journée SFRP à Lyon. Merci. Peux-tu te présenter ?
Bien sûr. Donc je m'appelle Thibault de Virgile, j'ai 37 ans et je suis dans le milieu de la radioprotection maintenant depuis presque 13 ans. J'ai terminé mon master 2 de Clermont-Ferrand, c'était le master physique et des technologies des rayonnements, que j'avais fait de 2011 à 2013. Et avant ça, j'étais manip radio. J'ai fait trois ans le diplôme à Paris. J'ai ensuite travaillé un an à l'Institut Curie en radiothérapie. Et puis la physique médicale m'intéressait, donc j'ai voulu faire le master pour ensuite proposer le DQPRM. à faire le DQ PRM et au final ce que j'ai découvert dans mes stages professionnalisants, parce que c'est un master pro, c'est que l'industrie me plaisait beaucoup, j'ai laissé le DQ de côté, le médical, et je suis parti dans tout ce qui était industrie. Donc après j'ai travaillé pour les entreprises différentes, si on peut les citer. Si tu peux.
Bien sûr, si tu veux.
Je travaillais pour Daher Nuclear Technologies. J'étais en sous-traitance beaucoup pour le CEA, où j'ai fait toutes mes armes du terrain. Du terrain, les mesures de contamination, le soutien à radioprotection, les mesures d'irradiation, tout ce qui fait le sel de la radiopro, de terrain, de la technique, c'est là que je l'ai appris. Et ensuite, j'ai été dans un laboratoire de dosimétrie à lecture différée, chez Landauer, en tant qu'ingénieur support technique. pendant quasiment trois ans. Et ensuite, j'ai bossé chez Bertin Technologies, où j'étais ingénieur commerciaux.
Alors, peut-être il faut expliquer... Non, c'est pas trop long, c'est très bien de lui dire Bertin...
Ah, Bertin Technologies.
C'est des appareils...
Un fournisseur, c'est un constructeur. C'est un industriel français qui propose des équipements dans la radioprotection portable de type radiamètre, contaminamètre. Et même dans les contrôles de transport, ils font des portiques de détection, piétons et véhicules, etc. Des mesures de radon aussi, concentration atmosphérique radon. Et donc voilà, je travaillais chez eux sur les gammes radioprotection portable. J'étais chef de produit dosimétrie, donc ils ont le dosimètre opérationnel de SafiDose, très connu par EDF. C'est EDF qui les utilise. Et j'étais aussi sur la partie radon avec leurs branches allemandes.
Je suis impressionnée. T'as fait ça en combien de vies ?
En combien de vies ? Une seule. Une seule vie. C'est juste que j'ai besoin de faire beaucoup de choses. On dira que je suis peut-être instable, mais j'ai changé tous les trois ans. Je n'ai un peu pas changé. Il ne faut pas dire trop fort, mais ça va faire trois ans que je suis allé à l'INSTN. Ils vont peut-être se commencer à se dire des choses. Mais pour l'instant, ça me plaît bien. Je suis arrivé il y a presque trois ans à l'INSTN. J'avais vraiment très, très envie de transmettre, faire la transmission, faire de la formation. C'est pour ça que je suis venu là-bas.
Avant de parler de l'ISTN, je voudrais juste te faire un petit résumé de ce parcours, parce que moi je le trouve incroyable et atypique, parce qu'en fin de compte, tu as vu tous les aspects de la radioprotection, du côté opérateur, parce que tu as commencé dans le secteur médical en tant que manipulateur radio, et puis après tu as fait de la qualité, tu as fait de la métrologie, tu as travaillé en dosimétrie, en fait tu as vu toutes les facettes.
Toutes.
Presque toutes les facettes.
Par exemple, je m'aperçois que j'ai vraiment un angle mort sur la partie radioprotection vétérinaire. PCR vétérinaire, je m'aperçois que ça, ça manque complètement. Et on ne les adresse pas assez, je pense.
Ah, ça, c'est une remarque très intéressante. Parce que c'est vrai. Personnellement,
je pense qu'il y a beaucoup de gens qui, on ne sait pas, et bien autant, il y a un gros enjeu radioprotection avec eux.
Oui, parce qu'ils ont...
De part les animaux qu'il va falloir rassurer, etc.
Ils sont proches.
Ils sont proches, vraiment.
Exposés, c'est vrai, ils sont exposés.
Et moi, je... Donc je ne suis pas expert en tout, je refuse cette casquette-là d'expert, on est expert que parce que des gens vraiment experts vont le dire de nous. Par contre, je m'intéresse beaucoup à tout. Et les vétérinaires, c'est une casquette que je n'ai pas.
Oui, c'est vrai. C'est vrai que la radioprotection de ce corps de métier,
c'est vrai. C'est ce qui manque un petit peu. Je ne sais pas si on pourrait l'adresser, mais on ne les voit pas.
Il y a des PCR, mais non, en fait, on ne les voit pas. Donc, on lance un appel. Vous êtes les bienvenus.
Oui, complètement. Les PCR vétérinaires, venez partager votre ex. C'est ce qu'on fait ici dans ces journées. C'est hyper intéressant.
PCR de la SFRP. Donc aujourd'hui tu travailles à l'ISTN, est-ce que tu peux nous présenter cette entreprise ? Bien sûr ! Et puis c'est un côté plutôt formateur, du coup là c'est une autre facette ? Encore oui ! Encore une autre facette ?
C'est celle que j'aime beaucoup, parce que j'avais déjà fait un peu de formation en interne, que ce soit chez Landauer ou même chez Bertin pour les commerciaux, il fallait les former au moins sur les produits qu'ils utilisaient, et j'ai toujours eu cette appétence, je ne sais pas comment l'expliquer, j'ai toujours eu cette appétence de... d'expliquer aux gens avec des mots les plus simples possibles pour essayer de faire passer la notion en question. Et donc là, depuis mars 2022, je suis à l'INSTN, qui est l'Institut National des Sciences et Techniques Nucléaires. C'est l'organisme de formation du CEA, le Commissariat à l'énergie atomique. Et donc avec ça, on adresse plusieurs thématiques à l'INSTN. Donc forcément, il y a la radioprotection, radiobiologie, mais pas que. on fait aussi toute la partie sciences des matériaux toute la partie énergie bas carbone ça c'est aussi une volonté forte depuis plusieurs années avec le CEA qui est pilote et très moteur sur toutes ces il y a des brevets qui sortent tous les ans sur ça, le photovoltaïque l'éolien, enfin voilà le CEA, comme ça il y a l'énergie atomique mais c'est historique, il n'y a plus que de l'atomique, on ne peut pas rester que sur ça il s'ouvre à d'autres choses et le CEA est très moteur il y a beaucoup de choses qui s'y portent énormément d'innovation énormément Le budget du CEA, c'est quand même très conséquent. On est dans les milliards à chaque fois, chaque année. Et l'INSTN est l'organisme de formation au départ créé pour diffuser un petit peu cette connaissance à tous les employés CEA, au départ. Et après, ça s'est ouvert à l'extérieur pour proposer des formations continues, mais aussi diplômantes. Donc voilà, il y a pas mal de choses.
Ce n'était pas que de la formation continue, en fait. C'est de la formation diplômante.
Au départ, il y a aussi beaucoup de formation diplômante.
Chacun d'évoluer dans un domaine ou de se spécialiser dans ce domaine-là.
Il y a les technologies de la santé. Je parlais du DQPRM que je voulais...
Alors, DQPRM...
Alors, diplôme qualifiant en physique et rayonnement médicaux, je crois. Attention, j'ai un 12 sur le R. Diplôme qualifiant, les physiciens, rayonnement médical. Peut-être un truc comme ça. Mais attention, ça sonne bien. Attention, je me trompe peut-être. à vérifier. Mais bon, en tout cas, c'est le diplôme en propre de l'INSTN. Tous les physiciens médicaux doivent passer par là. Que l'INSTN en France qui propose ce diplôme. Voilà. Donc, ils ont fait leur Master 2 qui va bien. Il y en a une dizaine qui sont éligibles en France pour ça. Et derrière, ils passent un concours. Tous les ans, c'est en janvier, il y a un concours. Et puis, les 45-50 meilleurs vont pouvoir rentrer sur ce DQPRM qui dure du coup deux ans et demi.
Du coup, je me disais, j'ai assisté ce matin à la conférence sur la réglementation et en fait, le métier, la fonction de PCR ou CRP évolue et se professionnalise, va se professionnaliser. Apparemment, oui. Apparemment, et du coup, vous étiez, au niveau à l'ISTN, vous étiez novateur dans ce process puisque vous proposiez des... Des formations déjà dédiées à ce type de profil ?
Oui, complètement. En formation diplômante, il y a pas mal de choses qui existent déjà. En fait, on va bientôt être victime un petit peu du succès de la relance du nucléaire, parce que ça sous-entend qu'il y a beaucoup de monde. On le voit déjà depuis quasiment deux ans, il y a beaucoup d'apprenants, d'étudiants qui s'inscrivent. Il va falloir pousser les murs. Donc on va voir comment ça va évoluer ce côté-là. Mais il y a un gros boulot à faire. On ne sait pas où est-ce que les 100 000 personnes qui veulent recruter d'ici 2030, ils vont les trouver. Donc, il va falloir mettre la main à la pâte pour arriver à tout ça.
Puis, on peut dire qu'il n'y a pas d'âge pour apprendre et que justement, ces centres de formation, ces instituts de formation ouvrent la porte à tout le monde et à tout...
Complètement. Alors après, tout dépend du profil initial. Et encore, j'allais dire une bêtise, parce qu'en fait, même un boulanger ou une coiffeuse en reconversion, pourrait rentrer par ce certificat qu'on propose maintenant, enfin, qu'on propose depuis une trentaine d'années. C'est le fameux PNR, le premier niveau radioprotection, qui a été déployé en 1993, initialement. D'ailleurs, un des grands papas de ce diplôme, c'est Marc Amrich, qu'on connaît bien. Maintenant, il a 30 ans et on a versé au RNCP l'année dernière. On a eu notre certificat. C'est un certificat diplômant, c'est vraiment reconnu par France Compétences. Et donc, c'est l'OPR, opérateur radioprotection. Et ça, c'est le premier niveau. C'est une première marche dans ce monde du nucléaire et de la radio pro en tant qu'opérateur. J'allais dire de base, ce n'est pas négatif dans ce sens-là, mais vraiment, vous apprenez toutes les ficelles en 8 semaines. Et ensuite, vous pouvez totalement continuer avec un BTS ou un technicien supérieur et un master. Je ne sais pas, il n'y a pas d'âge. Dès qu'il y a la passion, en fait, on peut complètement continuer.
Et puis, on peut dire qu'en radioprotection, ce sont des passionnés, des personnes investies, impliquées. Et on le voit aujourd'hui, journée PCR, où il y a eu beaucoup de monde, beaucoup de questions, beaucoup de participation aux ateliers. Beaucoup de présence sur les stands.
Les ateliers étaient pleins, en fait. On a fait le plein sur les ateliers. J'ai eu la chance d'en animer un avec Laurent Beltrami du CEPN. C'était sur la dernière fiche technique qu'on a sortie avec la section PCR de la SFRP en avril 2024, dédiée au qu'est-ce que je fais lorsque j'ai une dose qui est inhabituelle ? Donc, dosimètre perdu, dosimètre détérioré. témoin qui n'est pas lisible ou interprétable. C'est un peu aider, vraiment, des retours terrain, aider avec des espèces de fiches réflexes, les PCR de terrain, qui ont trop souvent tendance à se penser un peu seuls avec leurs problèmes. En fait, non, on le voit avec ces événements, tels que les journées techniques de PCR, même les congrès, c'est le moment d'échanger, c'est le moment de faire des retours d'expérience. Et en fait, on l'a vu, là, en... On a lancé un petit peu la machine, on pose les questions, on pose le décor, on dit voilà, c'est la fiche technique. Est-ce que vous avez vu ce qu'elle était sortie en avril ? Non, en fait, personne n'a vu qu'elle était sortie, cette fiche technique. Ça fait plaisir. Ça fait plaisir d'avoir bossé pour rien. Mais bon, maintenant, du coup, on l'a donnée à tout le monde et on leur a dit qu'ils l'ont méritée. Ils étaient contents de l'avoir, cette fiche. Mais je pense qu'on peut du coup faire un... On a une marge de manœuvre sur la communication, ça je pense. Mais ce n'est pas négatif, encore une fois, il y a beaucoup de choses qui sont à penser. Et puis ce podcast sert à faire ce genre de communication aussi. C'est un autre support, un autre média. Mais derrière, je reviens sur la partie de l'atelier. Les gens ont fini par prendre le micro, se le passer entre eux. Et puis voilà, c'est parti comme ça. Ça a essaimé les remarques. Moi, j'ai eu ça, j'avais une dose sur ma personne ici. Je ne comprenais pas. Ah, mais moi, j'ai eu ça aussi. Et du coup, comment tu as fait ? Ah, mais moi, j'ai résolu comme ça. Puis alors, en faisant avec le médecin du travail. Et voilà. Et donc, c'était génial. Je pense que c'est le but de ce genre d'atelier. Vraiment faire discuter les gens entre eux. Oui. Et leur montrer que tu n'es pas tout seul.
Et qu'ils peuvent avoir les mêmes problématiques.
Et on a les mêmes problématiques. C'est ce qu'on dit suffisamment à chaque fois. Mais il faut leur rappeler encore une fois.
Je pense. Donc, c'est très bénéfique. C'est très porteur.
Pour moi, oui, c'est bénéfique. Tous les ateliers ici, je parle du mien parce que c'est celui que j'ai animé, mais tous les ateliers ici avaient cette volonté de donner quelque chose en plus au PCR.
Et puis le REX, c'est important.
Le REX est hyper important.
Il faut en parler, il faut oser en parler.
Le retour d'expérience, c'est primordial.
Il faut oser parler de ses difficultés, justement. C'est ce qui est ressorti au travers de cet atelier.
Tout à fait. Le REX est hyper important. C'est comme ça que vous faites vivre votre politique, votre organisation de la radioprotection. Vous ne pouvez pas rester statique, on le voit encore avec les présentations de ce matin, avec Nicolas Michel de la DGT et les autres orateurs, la réglementation évolue très vite, on se doit d'être en veille, on ne peut pas garder des organisations Radio Pro statiques qui s'enquistent, il faut toujours faire évoluer, et le REX est une très bonne façon de faire évoluer cette organisation-là, et du coup de faire partager à tous les opérateurs, à tous ses collègues, ben voilà, il y a eu ça qui s'est passé, je vous propose de faire évoluer dans ce sens-là, etc.
Quel est le petit mot que tu souhaiterais transmettre aux PCR qui nous écoutent ou qui souhaiteraient devenir PCR ou qui le sont déjà ? Quel est le petit conseil, le petit plus que tu leur dirais ? Venez aux journées PCR, venez échanger avec nous.
Déjà, restez pas seuls. Il n'y a pas que la SFRP, même si la SFRP est... plutôt bien connue quand même, avec beaucoup de choses en libre accès, avec le fameux TechDoc qu'on retrouve sur la page d'accueil. Il y a d'autres réseaux régionaux. Allez au moins voir ces réseaux régionaux qui vont comprendre vos problématiques, qui sont plus proches de vous. Et ils font remonter tout ça au national avec la Corpard. Ça essaie de... Il y a quand même une volonté de... de s'organiser pour ne pas se retrouver tout seul face aux problématiques qui sont partagées par le plus grand nombre.
Alors l'accord PAR, juste parce que... Oui,
pardon. Du coup, l'accord PAR, c'est en gros, c'est le...
L'accord,
la coordination......des réseaux PCR au national, en fait.
Au national.
Donc c'est eux qui Ausha un peu tous les réseaux régionaux et qui font remonter les problématiques pour essayer d'inférer du terrain vers le haut. Voilà. Voilà, et c'est exactement ça qui est très important. Désolé pour les acronymes. Sinon, le petit tip, c'est de continuer vraiment à se faire plaisir.
Se faire plaisir.
En fait, parce qu'à partir du moment où vous vous demandez pourquoi vous faites ça, c'est peut-être qu'il est temps de tourner la page. C'est ce qui m'est arrivé trois fois par le passé. Pour l'instant, je suis toujours très content de faire des formations. Mais si vous ne faites pas plaisir, il faut arriver à trouver toujours la passion dans ce qu'on fait.
Merci beaucoup Thibaut pour cet échange.
C'est un exercice très intéressant. Je ne l'avais jamais fait. J'espère que ça ne t'entendra pas trop.
Mais tu as été parfait. Merci beaucoup et à bientôt pour de prochains échanges.
Sans problème.
Merci. Au revoir.
Au revoir.
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Description
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Stéphanie Mora, fondatrice de Niveau 2, organisme de formation de personnes compétentes en radioprotection. Et avec Delphine, on vous présente SFRP, le podcast des PCR.
Delphine Prieto, ingénieure sécurité au CEA. Et avec Stéphanie, on vous présente le podcast des PCR à la SFRP. Bienvenue ! Bonjour Thibault.
Bonjour Delphine.
Bienvenue au Journée SFRP à Lyon. Merci. Peux-tu te présenter ?
Bien sûr. Donc je m'appelle Thibault de Virgile, j'ai 37 ans et je suis dans le milieu de la radioprotection maintenant depuis presque 13 ans. J'ai terminé mon master 2 de Clermont-Ferrand, c'était le master physique et des technologies des rayonnements, que j'avais fait de 2011 à 2013. Et avant ça, j'étais manip radio. J'ai fait trois ans le diplôme à Paris. J'ai ensuite travaillé un an à l'Institut Curie en radiothérapie. Et puis la physique médicale m'intéressait, donc j'ai voulu faire le master pour ensuite proposer le DQPRM. à faire le DQ PRM et au final ce que j'ai découvert dans mes stages professionnalisants, parce que c'est un master pro, c'est que l'industrie me plaisait beaucoup, j'ai laissé le DQ de côté, le médical, et je suis parti dans tout ce qui était industrie. Donc après j'ai travaillé pour les entreprises différentes, si on peut les citer. Si tu peux.
Bien sûr, si tu veux.
Je travaillais pour Daher Nuclear Technologies. J'étais en sous-traitance beaucoup pour le CEA, où j'ai fait toutes mes armes du terrain. Du terrain, les mesures de contamination, le soutien à radioprotection, les mesures d'irradiation, tout ce qui fait le sel de la radiopro, de terrain, de la technique, c'est là que je l'ai appris. Et ensuite, j'ai été dans un laboratoire de dosimétrie à lecture différée, chez Landauer, en tant qu'ingénieur support technique. pendant quasiment trois ans. Et ensuite, j'ai bossé chez Bertin Technologies, où j'étais ingénieur commerciaux.
Alors, peut-être il faut expliquer... Non, c'est pas trop long, c'est très bien de lui dire Bertin...
Ah, Bertin Technologies.
C'est des appareils...
Un fournisseur, c'est un constructeur. C'est un industriel français qui propose des équipements dans la radioprotection portable de type radiamètre, contaminamètre. Et même dans les contrôles de transport, ils font des portiques de détection, piétons et véhicules, etc. Des mesures de radon aussi, concentration atmosphérique radon. Et donc voilà, je travaillais chez eux sur les gammes radioprotection portable. J'étais chef de produit dosimétrie, donc ils ont le dosimètre opérationnel de SafiDose, très connu par EDF. C'est EDF qui les utilise. Et j'étais aussi sur la partie radon avec leurs branches allemandes.
Je suis impressionnée. T'as fait ça en combien de vies ?
En combien de vies ? Une seule. Une seule vie. C'est juste que j'ai besoin de faire beaucoup de choses. On dira que je suis peut-être instable, mais j'ai changé tous les trois ans. Je n'ai un peu pas changé. Il ne faut pas dire trop fort, mais ça va faire trois ans que je suis allé à l'INSTN. Ils vont peut-être se commencer à se dire des choses. Mais pour l'instant, ça me plaît bien. Je suis arrivé il y a presque trois ans à l'INSTN. J'avais vraiment très, très envie de transmettre, faire la transmission, faire de la formation. C'est pour ça que je suis venu là-bas.
Avant de parler de l'ISTN, je voudrais juste te faire un petit résumé de ce parcours, parce que moi je le trouve incroyable et atypique, parce qu'en fin de compte, tu as vu tous les aspects de la radioprotection, du côté opérateur, parce que tu as commencé dans le secteur médical en tant que manipulateur radio, et puis après tu as fait de la qualité, tu as fait de la métrologie, tu as travaillé en dosimétrie, en fait tu as vu toutes les facettes.
Toutes.
Presque toutes les facettes.
Par exemple, je m'aperçois que j'ai vraiment un angle mort sur la partie radioprotection vétérinaire. PCR vétérinaire, je m'aperçois que ça, ça manque complètement. Et on ne les adresse pas assez, je pense.
Ah, ça, c'est une remarque très intéressante. Parce que c'est vrai. Personnellement,
je pense qu'il y a beaucoup de gens qui, on ne sait pas, et bien autant, il y a un gros enjeu radioprotection avec eux.
Oui, parce qu'ils ont...
De part les animaux qu'il va falloir rassurer, etc.
Ils sont proches.
Ils sont proches, vraiment.
Exposés, c'est vrai, ils sont exposés.
Et moi, je... Donc je ne suis pas expert en tout, je refuse cette casquette-là d'expert, on est expert que parce que des gens vraiment experts vont le dire de nous. Par contre, je m'intéresse beaucoup à tout. Et les vétérinaires, c'est une casquette que je n'ai pas.
Oui, c'est vrai. C'est vrai que la radioprotection de ce corps de métier,
c'est vrai. C'est ce qui manque un petit peu. Je ne sais pas si on pourrait l'adresser, mais on ne les voit pas.
Il y a des PCR, mais non, en fait, on ne les voit pas. Donc, on lance un appel. Vous êtes les bienvenus.
Oui, complètement. Les PCR vétérinaires, venez partager votre ex. C'est ce qu'on fait ici dans ces journées. C'est hyper intéressant.
PCR de la SFRP. Donc aujourd'hui tu travailles à l'ISTN, est-ce que tu peux nous présenter cette entreprise ? Bien sûr ! Et puis c'est un côté plutôt formateur, du coup là c'est une autre facette ? Encore oui ! Encore une autre facette ?
C'est celle que j'aime beaucoup, parce que j'avais déjà fait un peu de formation en interne, que ce soit chez Landauer ou même chez Bertin pour les commerciaux, il fallait les former au moins sur les produits qu'ils utilisaient, et j'ai toujours eu cette appétence, je ne sais pas comment l'expliquer, j'ai toujours eu cette appétence de... d'expliquer aux gens avec des mots les plus simples possibles pour essayer de faire passer la notion en question. Et donc là, depuis mars 2022, je suis à l'INSTN, qui est l'Institut National des Sciences et Techniques Nucléaires. C'est l'organisme de formation du CEA, le Commissariat à l'énergie atomique. Et donc avec ça, on adresse plusieurs thématiques à l'INSTN. Donc forcément, il y a la radioprotection, radiobiologie, mais pas que. on fait aussi toute la partie sciences des matériaux toute la partie énergie bas carbone ça c'est aussi une volonté forte depuis plusieurs années avec le CEA qui est pilote et très moteur sur toutes ces il y a des brevets qui sortent tous les ans sur ça, le photovoltaïque l'éolien, enfin voilà le CEA, comme ça il y a l'énergie atomique mais c'est historique, il n'y a plus que de l'atomique, on ne peut pas rester que sur ça il s'ouvre à d'autres choses et le CEA est très moteur il y a beaucoup de choses qui s'y portent énormément d'innovation énormément Le budget du CEA, c'est quand même très conséquent. On est dans les milliards à chaque fois, chaque année. Et l'INSTN est l'organisme de formation au départ créé pour diffuser un petit peu cette connaissance à tous les employés CEA, au départ. Et après, ça s'est ouvert à l'extérieur pour proposer des formations continues, mais aussi diplômantes. Donc voilà, il y a pas mal de choses.
Ce n'était pas que de la formation continue, en fait. C'est de la formation diplômante.
Au départ, il y a aussi beaucoup de formation diplômante.
Chacun d'évoluer dans un domaine ou de se spécialiser dans ce domaine-là.
Il y a les technologies de la santé. Je parlais du DQPRM que je voulais...
Alors, DQPRM...
Alors, diplôme qualifiant en physique et rayonnement médicaux, je crois. Attention, j'ai un 12 sur le R. Diplôme qualifiant, les physiciens, rayonnement médical. Peut-être un truc comme ça. Mais attention, ça sonne bien. Attention, je me trompe peut-être. à vérifier. Mais bon, en tout cas, c'est le diplôme en propre de l'INSTN. Tous les physiciens médicaux doivent passer par là. Que l'INSTN en France qui propose ce diplôme. Voilà. Donc, ils ont fait leur Master 2 qui va bien. Il y en a une dizaine qui sont éligibles en France pour ça. Et derrière, ils passent un concours. Tous les ans, c'est en janvier, il y a un concours. Et puis, les 45-50 meilleurs vont pouvoir rentrer sur ce DQPRM qui dure du coup deux ans et demi.
Du coup, je me disais, j'ai assisté ce matin à la conférence sur la réglementation et en fait, le métier, la fonction de PCR ou CRP évolue et se professionnalise, va se professionnaliser. Apparemment, oui. Apparemment, et du coup, vous étiez, au niveau à l'ISTN, vous étiez novateur dans ce process puisque vous proposiez des... Des formations déjà dédiées à ce type de profil ?
Oui, complètement. En formation diplômante, il y a pas mal de choses qui existent déjà. En fait, on va bientôt être victime un petit peu du succès de la relance du nucléaire, parce que ça sous-entend qu'il y a beaucoup de monde. On le voit déjà depuis quasiment deux ans, il y a beaucoup d'apprenants, d'étudiants qui s'inscrivent. Il va falloir pousser les murs. Donc on va voir comment ça va évoluer ce côté-là. Mais il y a un gros boulot à faire. On ne sait pas où est-ce que les 100 000 personnes qui veulent recruter d'ici 2030, ils vont les trouver. Donc, il va falloir mettre la main à la pâte pour arriver à tout ça.
Puis, on peut dire qu'il n'y a pas d'âge pour apprendre et que justement, ces centres de formation, ces instituts de formation ouvrent la porte à tout le monde et à tout...
Complètement. Alors après, tout dépend du profil initial. Et encore, j'allais dire une bêtise, parce qu'en fait, même un boulanger ou une coiffeuse en reconversion, pourrait rentrer par ce certificat qu'on propose maintenant, enfin, qu'on propose depuis une trentaine d'années. C'est le fameux PNR, le premier niveau radioprotection, qui a été déployé en 1993, initialement. D'ailleurs, un des grands papas de ce diplôme, c'est Marc Amrich, qu'on connaît bien. Maintenant, il a 30 ans et on a versé au RNCP l'année dernière. On a eu notre certificat. C'est un certificat diplômant, c'est vraiment reconnu par France Compétences. Et donc, c'est l'OPR, opérateur radioprotection. Et ça, c'est le premier niveau. C'est une première marche dans ce monde du nucléaire et de la radio pro en tant qu'opérateur. J'allais dire de base, ce n'est pas négatif dans ce sens-là, mais vraiment, vous apprenez toutes les ficelles en 8 semaines. Et ensuite, vous pouvez totalement continuer avec un BTS ou un technicien supérieur et un master. Je ne sais pas, il n'y a pas d'âge. Dès qu'il y a la passion, en fait, on peut complètement continuer.
Et puis, on peut dire qu'en radioprotection, ce sont des passionnés, des personnes investies, impliquées. Et on le voit aujourd'hui, journée PCR, où il y a eu beaucoup de monde, beaucoup de questions, beaucoup de participation aux ateliers. Beaucoup de présence sur les stands.
Les ateliers étaient pleins, en fait. On a fait le plein sur les ateliers. J'ai eu la chance d'en animer un avec Laurent Beltrami du CEPN. C'était sur la dernière fiche technique qu'on a sortie avec la section PCR de la SFRP en avril 2024, dédiée au qu'est-ce que je fais lorsque j'ai une dose qui est inhabituelle ? Donc, dosimètre perdu, dosimètre détérioré. témoin qui n'est pas lisible ou interprétable. C'est un peu aider, vraiment, des retours terrain, aider avec des espèces de fiches réflexes, les PCR de terrain, qui ont trop souvent tendance à se penser un peu seuls avec leurs problèmes. En fait, non, on le voit avec ces événements, tels que les journées techniques de PCR, même les congrès, c'est le moment d'échanger, c'est le moment de faire des retours d'expérience. Et en fait, on l'a vu, là, en... On a lancé un petit peu la machine, on pose les questions, on pose le décor, on dit voilà, c'est la fiche technique. Est-ce que vous avez vu ce qu'elle était sortie en avril ? Non, en fait, personne n'a vu qu'elle était sortie, cette fiche technique. Ça fait plaisir. Ça fait plaisir d'avoir bossé pour rien. Mais bon, maintenant, du coup, on l'a donnée à tout le monde et on leur a dit qu'ils l'ont méritée. Ils étaient contents de l'avoir, cette fiche. Mais je pense qu'on peut du coup faire un... On a une marge de manœuvre sur la communication, ça je pense. Mais ce n'est pas négatif, encore une fois, il y a beaucoup de choses qui sont à penser. Et puis ce podcast sert à faire ce genre de communication aussi. C'est un autre support, un autre média. Mais derrière, je reviens sur la partie de l'atelier. Les gens ont fini par prendre le micro, se le passer entre eux. Et puis voilà, c'est parti comme ça. Ça a essaimé les remarques. Moi, j'ai eu ça, j'avais une dose sur ma personne ici. Je ne comprenais pas. Ah, mais moi, j'ai eu ça aussi. Et du coup, comment tu as fait ? Ah, mais moi, j'ai résolu comme ça. Puis alors, en faisant avec le médecin du travail. Et voilà. Et donc, c'était génial. Je pense que c'est le but de ce genre d'atelier. Vraiment faire discuter les gens entre eux. Oui. Et leur montrer que tu n'es pas tout seul.
Et qu'ils peuvent avoir les mêmes problématiques.
Et on a les mêmes problématiques. C'est ce qu'on dit suffisamment à chaque fois. Mais il faut leur rappeler encore une fois.
Je pense. Donc, c'est très bénéfique. C'est très porteur.
Pour moi, oui, c'est bénéfique. Tous les ateliers ici, je parle du mien parce que c'est celui que j'ai animé, mais tous les ateliers ici avaient cette volonté de donner quelque chose en plus au PCR.
Et puis le REX, c'est important.
Le REX est hyper important.
Il faut en parler, il faut oser en parler.
Le retour d'expérience, c'est primordial.
Il faut oser parler de ses difficultés, justement. C'est ce qui est ressorti au travers de cet atelier.
Tout à fait. Le REX est hyper important. C'est comme ça que vous faites vivre votre politique, votre organisation de la radioprotection. Vous ne pouvez pas rester statique, on le voit encore avec les présentations de ce matin, avec Nicolas Michel de la DGT et les autres orateurs, la réglementation évolue très vite, on se doit d'être en veille, on ne peut pas garder des organisations Radio Pro statiques qui s'enquistent, il faut toujours faire évoluer, et le REX est une très bonne façon de faire évoluer cette organisation-là, et du coup de faire partager à tous les opérateurs, à tous ses collègues, ben voilà, il y a eu ça qui s'est passé, je vous propose de faire évoluer dans ce sens-là, etc.
Quel est le petit mot que tu souhaiterais transmettre aux PCR qui nous écoutent ou qui souhaiteraient devenir PCR ou qui le sont déjà ? Quel est le petit conseil, le petit plus que tu leur dirais ? Venez aux journées PCR, venez échanger avec nous.
Déjà, restez pas seuls. Il n'y a pas que la SFRP, même si la SFRP est... plutôt bien connue quand même, avec beaucoup de choses en libre accès, avec le fameux TechDoc qu'on retrouve sur la page d'accueil. Il y a d'autres réseaux régionaux. Allez au moins voir ces réseaux régionaux qui vont comprendre vos problématiques, qui sont plus proches de vous. Et ils font remonter tout ça au national avec la Corpard. Ça essaie de... Il y a quand même une volonté de... de s'organiser pour ne pas se retrouver tout seul face aux problématiques qui sont partagées par le plus grand nombre.
Alors l'accord PAR, juste parce que... Oui,
pardon. Du coup, l'accord PAR, c'est en gros, c'est le...
L'accord,
la coordination......des réseaux PCR au national, en fait.
Au national.
Donc c'est eux qui Ausha un peu tous les réseaux régionaux et qui font remonter les problématiques pour essayer d'inférer du terrain vers le haut. Voilà. Voilà, et c'est exactement ça qui est très important. Désolé pour les acronymes. Sinon, le petit tip, c'est de continuer vraiment à se faire plaisir.
Se faire plaisir.
En fait, parce qu'à partir du moment où vous vous demandez pourquoi vous faites ça, c'est peut-être qu'il est temps de tourner la page. C'est ce qui m'est arrivé trois fois par le passé. Pour l'instant, je suis toujours très content de faire des formations. Mais si vous ne faites pas plaisir, il faut arriver à trouver toujours la passion dans ce qu'on fait.
Merci beaucoup Thibaut pour cet échange.
C'est un exercice très intéressant. Je ne l'avais jamais fait. J'espère que ça ne t'entendra pas trop.
Mais tu as été parfait. Merci beaucoup et à bientôt pour de prochains échanges.
Sans problème.
Merci. Au revoir.
Au revoir.
Description
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Stéphanie Mora, fondatrice de Niveau 2, organisme de formation de personnes compétentes en radioprotection. Et avec Delphine, on vous présente SFRP, le podcast des PCR.
Delphine Prieto, ingénieure sécurité au CEA. Et avec Stéphanie, on vous présente le podcast des PCR à la SFRP. Bienvenue ! Bonjour Thibault.
Bonjour Delphine.
Bienvenue au Journée SFRP à Lyon. Merci. Peux-tu te présenter ?
Bien sûr. Donc je m'appelle Thibault de Virgile, j'ai 37 ans et je suis dans le milieu de la radioprotection maintenant depuis presque 13 ans. J'ai terminé mon master 2 de Clermont-Ferrand, c'était le master physique et des technologies des rayonnements, que j'avais fait de 2011 à 2013. Et avant ça, j'étais manip radio. J'ai fait trois ans le diplôme à Paris. J'ai ensuite travaillé un an à l'Institut Curie en radiothérapie. Et puis la physique médicale m'intéressait, donc j'ai voulu faire le master pour ensuite proposer le DQPRM. à faire le DQ PRM et au final ce que j'ai découvert dans mes stages professionnalisants, parce que c'est un master pro, c'est que l'industrie me plaisait beaucoup, j'ai laissé le DQ de côté, le médical, et je suis parti dans tout ce qui était industrie. Donc après j'ai travaillé pour les entreprises différentes, si on peut les citer. Si tu peux.
Bien sûr, si tu veux.
Je travaillais pour Daher Nuclear Technologies. J'étais en sous-traitance beaucoup pour le CEA, où j'ai fait toutes mes armes du terrain. Du terrain, les mesures de contamination, le soutien à radioprotection, les mesures d'irradiation, tout ce qui fait le sel de la radiopro, de terrain, de la technique, c'est là que je l'ai appris. Et ensuite, j'ai été dans un laboratoire de dosimétrie à lecture différée, chez Landauer, en tant qu'ingénieur support technique. pendant quasiment trois ans. Et ensuite, j'ai bossé chez Bertin Technologies, où j'étais ingénieur commerciaux.
Alors, peut-être il faut expliquer... Non, c'est pas trop long, c'est très bien de lui dire Bertin...
Ah, Bertin Technologies.
C'est des appareils...
Un fournisseur, c'est un constructeur. C'est un industriel français qui propose des équipements dans la radioprotection portable de type radiamètre, contaminamètre. Et même dans les contrôles de transport, ils font des portiques de détection, piétons et véhicules, etc. Des mesures de radon aussi, concentration atmosphérique radon. Et donc voilà, je travaillais chez eux sur les gammes radioprotection portable. J'étais chef de produit dosimétrie, donc ils ont le dosimètre opérationnel de SafiDose, très connu par EDF. C'est EDF qui les utilise. Et j'étais aussi sur la partie radon avec leurs branches allemandes.
Je suis impressionnée. T'as fait ça en combien de vies ?
En combien de vies ? Une seule. Une seule vie. C'est juste que j'ai besoin de faire beaucoup de choses. On dira que je suis peut-être instable, mais j'ai changé tous les trois ans. Je n'ai un peu pas changé. Il ne faut pas dire trop fort, mais ça va faire trois ans que je suis allé à l'INSTN. Ils vont peut-être se commencer à se dire des choses. Mais pour l'instant, ça me plaît bien. Je suis arrivé il y a presque trois ans à l'INSTN. J'avais vraiment très, très envie de transmettre, faire la transmission, faire de la formation. C'est pour ça que je suis venu là-bas.
Avant de parler de l'ISTN, je voudrais juste te faire un petit résumé de ce parcours, parce que moi je le trouve incroyable et atypique, parce qu'en fin de compte, tu as vu tous les aspects de la radioprotection, du côté opérateur, parce que tu as commencé dans le secteur médical en tant que manipulateur radio, et puis après tu as fait de la qualité, tu as fait de la métrologie, tu as travaillé en dosimétrie, en fait tu as vu toutes les facettes.
Toutes.
Presque toutes les facettes.
Par exemple, je m'aperçois que j'ai vraiment un angle mort sur la partie radioprotection vétérinaire. PCR vétérinaire, je m'aperçois que ça, ça manque complètement. Et on ne les adresse pas assez, je pense.
Ah, ça, c'est une remarque très intéressante. Parce que c'est vrai. Personnellement,
je pense qu'il y a beaucoup de gens qui, on ne sait pas, et bien autant, il y a un gros enjeu radioprotection avec eux.
Oui, parce qu'ils ont...
De part les animaux qu'il va falloir rassurer, etc.
Ils sont proches.
Ils sont proches, vraiment.
Exposés, c'est vrai, ils sont exposés.
Et moi, je... Donc je ne suis pas expert en tout, je refuse cette casquette-là d'expert, on est expert que parce que des gens vraiment experts vont le dire de nous. Par contre, je m'intéresse beaucoup à tout. Et les vétérinaires, c'est une casquette que je n'ai pas.
Oui, c'est vrai. C'est vrai que la radioprotection de ce corps de métier,
c'est vrai. C'est ce qui manque un petit peu. Je ne sais pas si on pourrait l'adresser, mais on ne les voit pas.
Il y a des PCR, mais non, en fait, on ne les voit pas. Donc, on lance un appel. Vous êtes les bienvenus.
Oui, complètement. Les PCR vétérinaires, venez partager votre ex. C'est ce qu'on fait ici dans ces journées. C'est hyper intéressant.
PCR de la SFRP. Donc aujourd'hui tu travailles à l'ISTN, est-ce que tu peux nous présenter cette entreprise ? Bien sûr ! Et puis c'est un côté plutôt formateur, du coup là c'est une autre facette ? Encore oui ! Encore une autre facette ?
C'est celle que j'aime beaucoup, parce que j'avais déjà fait un peu de formation en interne, que ce soit chez Landauer ou même chez Bertin pour les commerciaux, il fallait les former au moins sur les produits qu'ils utilisaient, et j'ai toujours eu cette appétence, je ne sais pas comment l'expliquer, j'ai toujours eu cette appétence de... d'expliquer aux gens avec des mots les plus simples possibles pour essayer de faire passer la notion en question. Et donc là, depuis mars 2022, je suis à l'INSTN, qui est l'Institut National des Sciences et Techniques Nucléaires. C'est l'organisme de formation du CEA, le Commissariat à l'énergie atomique. Et donc avec ça, on adresse plusieurs thématiques à l'INSTN. Donc forcément, il y a la radioprotection, radiobiologie, mais pas que. on fait aussi toute la partie sciences des matériaux toute la partie énergie bas carbone ça c'est aussi une volonté forte depuis plusieurs années avec le CEA qui est pilote et très moteur sur toutes ces il y a des brevets qui sortent tous les ans sur ça, le photovoltaïque l'éolien, enfin voilà le CEA, comme ça il y a l'énergie atomique mais c'est historique, il n'y a plus que de l'atomique, on ne peut pas rester que sur ça il s'ouvre à d'autres choses et le CEA est très moteur il y a beaucoup de choses qui s'y portent énormément d'innovation énormément Le budget du CEA, c'est quand même très conséquent. On est dans les milliards à chaque fois, chaque année. Et l'INSTN est l'organisme de formation au départ créé pour diffuser un petit peu cette connaissance à tous les employés CEA, au départ. Et après, ça s'est ouvert à l'extérieur pour proposer des formations continues, mais aussi diplômantes. Donc voilà, il y a pas mal de choses.
Ce n'était pas que de la formation continue, en fait. C'est de la formation diplômante.
Au départ, il y a aussi beaucoup de formation diplômante.
Chacun d'évoluer dans un domaine ou de se spécialiser dans ce domaine-là.
Il y a les technologies de la santé. Je parlais du DQPRM que je voulais...
Alors, DQPRM...
Alors, diplôme qualifiant en physique et rayonnement médicaux, je crois. Attention, j'ai un 12 sur le R. Diplôme qualifiant, les physiciens, rayonnement médical. Peut-être un truc comme ça. Mais attention, ça sonne bien. Attention, je me trompe peut-être. à vérifier. Mais bon, en tout cas, c'est le diplôme en propre de l'INSTN. Tous les physiciens médicaux doivent passer par là. Que l'INSTN en France qui propose ce diplôme. Voilà. Donc, ils ont fait leur Master 2 qui va bien. Il y en a une dizaine qui sont éligibles en France pour ça. Et derrière, ils passent un concours. Tous les ans, c'est en janvier, il y a un concours. Et puis, les 45-50 meilleurs vont pouvoir rentrer sur ce DQPRM qui dure du coup deux ans et demi.
Du coup, je me disais, j'ai assisté ce matin à la conférence sur la réglementation et en fait, le métier, la fonction de PCR ou CRP évolue et se professionnalise, va se professionnaliser. Apparemment, oui. Apparemment, et du coup, vous étiez, au niveau à l'ISTN, vous étiez novateur dans ce process puisque vous proposiez des... Des formations déjà dédiées à ce type de profil ?
Oui, complètement. En formation diplômante, il y a pas mal de choses qui existent déjà. En fait, on va bientôt être victime un petit peu du succès de la relance du nucléaire, parce que ça sous-entend qu'il y a beaucoup de monde. On le voit déjà depuis quasiment deux ans, il y a beaucoup d'apprenants, d'étudiants qui s'inscrivent. Il va falloir pousser les murs. Donc on va voir comment ça va évoluer ce côté-là. Mais il y a un gros boulot à faire. On ne sait pas où est-ce que les 100 000 personnes qui veulent recruter d'ici 2030, ils vont les trouver. Donc, il va falloir mettre la main à la pâte pour arriver à tout ça.
Puis, on peut dire qu'il n'y a pas d'âge pour apprendre et que justement, ces centres de formation, ces instituts de formation ouvrent la porte à tout le monde et à tout...
Complètement. Alors après, tout dépend du profil initial. Et encore, j'allais dire une bêtise, parce qu'en fait, même un boulanger ou une coiffeuse en reconversion, pourrait rentrer par ce certificat qu'on propose maintenant, enfin, qu'on propose depuis une trentaine d'années. C'est le fameux PNR, le premier niveau radioprotection, qui a été déployé en 1993, initialement. D'ailleurs, un des grands papas de ce diplôme, c'est Marc Amrich, qu'on connaît bien. Maintenant, il a 30 ans et on a versé au RNCP l'année dernière. On a eu notre certificat. C'est un certificat diplômant, c'est vraiment reconnu par France Compétences. Et donc, c'est l'OPR, opérateur radioprotection. Et ça, c'est le premier niveau. C'est une première marche dans ce monde du nucléaire et de la radio pro en tant qu'opérateur. J'allais dire de base, ce n'est pas négatif dans ce sens-là, mais vraiment, vous apprenez toutes les ficelles en 8 semaines. Et ensuite, vous pouvez totalement continuer avec un BTS ou un technicien supérieur et un master. Je ne sais pas, il n'y a pas d'âge. Dès qu'il y a la passion, en fait, on peut complètement continuer.
Et puis, on peut dire qu'en radioprotection, ce sont des passionnés, des personnes investies, impliquées. Et on le voit aujourd'hui, journée PCR, où il y a eu beaucoup de monde, beaucoup de questions, beaucoup de participation aux ateliers. Beaucoup de présence sur les stands.
Les ateliers étaient pleins, en fait. On a fait le plein sur les ateliers. J'ai eu la chance d'en animer un avec Laurent Beltrami du CEPN. C'était sur la dernière fiche technique qu'on a sortie avec la section PCR de la SFRP en avril 2024, dédiée au qu'est-ce que je fais lorsque j'ai une dose qui est inhabituelle ? Donc, dosimètre perdu, dosimètre détérioré. témoin qui n'est pas lisible ou interprétable. C'est un peu aider, vraiment, des retours terrain, aider avec des espèces de fiches réflexes, les PCR de terrain, qui ont trop souvent tendance à se penser un peu seuls avec leurs problèmes. En fait, non, on le voit avec ces événements, tels que les journées techniques de PCR, même les congrès, c'est le moment d'échanger, c'est le moment de faire des retours d'expérience. Et en fait, on l'a vu, là, en... On a lancé un petit peu la machine, on pose les questions, on pose le décor, on dit voilà, c'est la fiche technique. Est-ce que vous avez vu ce qu'elle était sortie en avril ? Non, en fait, personne n'a vu qu'elle était sortie, cette fiche technique. Ça fait plaisir. Ça fait plaisir d'avoir bossé pour rien. Mais bon, maintenant, du coup, on l'a donnée à tout le monde et on leur a dit qu'ils l'ont méritée. Ils étaient contents de l'avoir, cette fiche. Mais je pense qu'on peut du coup faire un... On a une marge de manœuvre sur la communication, ça je pense. Mais ce n'est pas négatif, encore une fois, il y a beaucoup de choses qui sont à penser. Et puis ce podcast sert à faire ce genre de communication aussi. C'est un autre support, un autre média. Mais derrière, je reviens sur la partie de l'atelier. Les gens ont fini par prendre le micro, se le passer entre eux. Et puis voilà, c'est parti comme ça. Ça a essaimé les remarques. Moi, j'ai eu ça, j'avais une dose sur ma personne ici. Je ne comprenais pas. Ah, mais moi, j'ai eu ça aussi. Et du coup, comment tu as fait ? Ah, mais moi, j'ai résolu comme ça. Puis alors, en faisant avec le médecin du travail. Et voilà. Et donc, c'était génial. Je pense que c'est le but de ce genre d'atelier. Vraiment faire discuter les gens entre eux. Oui. Et leur montrer que tu n'es pas tout seul.
Et qu'ils peuvent avoir les mêmes problématiques.
Et on a les mêmes problématiques. C'est ce qu'on dit suffisamment à chaque fois. Mais il faut leur rappeler encore une fois.
Je pense. Donc, c'est très bénéfique. C'est très porteur.
Pour moi, oui, c'est bénéfique. Tous les ateliers ici, je parle du mien parce que c'est celui que j'ai animé, mais tous les ateliers ici avaient cette volonté de donner quelque chose en plus au PCR.
Et puis le REX, c'est important.
Le REX est hyper important.
Il faut en parler, il faut oser en parler.
Le retour d'expérience, c'est primordial.
Il faut oser parler de ses difficultés, justement. C'est ce qui est ressorti au travers de cet atelier.
Tout à fait. Le REX est hyper important. C'est comme ça que vous faites vivre votre politique, votre organisation de la radioprotection. Vous ne pouvez pas rester statique, on le voit encore avec les présentations de ce matin, avec Nicolas Michel de la DGT et les autres orateurs, la réglementation évolue très vite, on se doit d'être en veille, on ne peut pas garder des organisations Radio Pro statiques qui s'enquistent, il faut toujours faire évoluer, et le REX est une très bonne façon de faire évoluer cette organisation-là, et du coup de faire partager à tous les opérateurs, à tous ses collègues, ben voilà, il y a eu ça qui s'est passé, je vous propose de faire évoluer dans ce sens-là, etc.
Quel est le petit mot que tu souhaiterais transmettre aux PCR qui nous écoutent ou qui souhaiteraient devenir PCR ou qui le sont déjà ? Quel est le petit conseil, le petit plus que tu leur dirais ? Venez aux journées PCR, venez échanger avec nous.
Déjà, restez pas seuls. Il n'y a pas que la SFRP, même si la SFRP est... plutôt bien connue quand même, avec beaucoup de choses en libre accès, avec le fameux TechDoc qu'on retrouve sur la page d'accueil. Il y a d'autres réseaux régionaux. Allez au moins voir ces réseaux régionaux qui vont comprendre vos problématiques, qui sont plus proches de vous. Et ils font remonter tout ça au national avec la Corpard. Ça essaie de... Il y a quand même une volonté de... de s'organiser pour ne pas se retrouver tout seul face aux problématiques qui sont partagées par le plus grand nombre.
Alors l'accord PAR, juste parce que... Oui,
pardon. Du coup, l'accord PAR, c'est en gros, c'est le...
L'accord,
la coordination......des réseaux PCR au national, en fait.
Au national.
Donc c'est eux qui Ausha un peu tous les réseaux régionaux et qui font remonter les problématiques pour essayer d'inférer du terrain vers le haut. Voilà. Voilà, et c'est exactement ça qui est très important. Désolé pour les acronymes. Sinon, le petit tip, c'est de continuer vraiment à se faire plaisir.
Se faire plaisir.
En fait, parce qu'à partir du moment où vous vous demandez pourquoi vous faites ça, c'est peut-être qu'il est temps de tourner la page. C'est ce qui m'est arrivé trois fois par le passé. Pour l'instant, je suis toujours très content de faire des formations. Mais si vous ne faites pas plaisir, il faut arriver à trouver toujours la passion dans ce qu'on fait.
Merci beaucoup Thibaut pour cet échange.
C'est un exercice très intéressant. Je ne l'avais jamais fait. J'espère que ça ne t'entendra pas trop.
Mais tu as été parfait. Merci beaucoup et à bientôt pour de prochains échanges.
Sans problème.
Merci. Au revoir.
Au revoir.
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