- Speaker #0
C'est un grand monsieur.
- Speaker #1
Signe ce nom, Julien Martineau.
- Speaker #2
Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans le sixième podcast à l'occasion du Co-Farming Tour à la Ferme Expérimentale des Etablis à la Roche-sur-Yon en Vendée. J'ai comme invité Olivier Mauboussin, bonjour. Bonjour Julien. Tu travailles aujourd'hui chez Advanciel, explique-nous un petit peu ton parcours et puis c'est quoi Advanciel, c'est quoi leur mission ?
- Speaker #1
Alors mon parcours vient de... Clairement, de mon éducation, de ma jeunesse, je viens du monde agricole, entouré de grands-parents, parents dans le secteur agricole. Naturellement, j'ai suivi un cursus par la voie classique en lycée agricole, avec un bac STAE en production animale au lycée agricole à l'époque de l'ESSAS, sur sable et sur sarte. Et ensuite, j'ai continué plutôt par la voie végétale, vers la biologie, où je suis parti en BTS, production végétale. avec un fort intérêt sur l'alternance, ce qui m'a permis d'être chef de culture adjoint et de pousser un petit peu au-delà de mon BTS sur cette exploitation céréalière sous contrat. Ensuite, j'ai continué mes études. Je suis parti en école de commerce, en voie plutôt agri-agro. Et il s'est avéré qu'un samedi par mois, on avait un exercice de style en binôme à vendre produits ou services face à des professionnels. Et le hasard a fait que je suis tombé sur quelqu'un qui travaillait en santé humaine, sur la recherche clinique. Donc strictement rien à voir. Donc j'ai une culture de 14 ans dans la recherche clinique, dans les protocoles d'essai, sur différentes médications, sur différentes pathologies. Et puis progressivement, en restant toujours très informé de par réseaux amis, familles. sur le monde agricole, ses difficultés, l'écosystème, les lectures également, la proximité avec certains agri-youtubeurs. Je n'ai jamais vraiment quitté le monde agricole et au bout d'un moment, ça m'est paru être une évidence de réorienter ma carrière professionnelle pour revenir vers ce qui me plaît depuis toujours, ce qui était une évidence. J'ai intégré en suivant... la structure Adventiel. Je suis passé aussi par l'IAE de Bordeaux en gestion et administration des entreprises. Et puis Adventiel comme nouveau axe d'activité, mais toujours en restant sur la partie business développement.
- Speaker #2
Donc aujourd'hui sur Adventiel, c'est quoi la mission première d'Adventiel pour le monde agricole ?
- Speaker #1
Alors Adventiel existe depuis un peu plus de 52 ans. Donc nous sommes ce qu'on appelle une ESN, une entreprise de services numériques. anciennement SS2I. Notre marché n'est que orienté agri-agro. Et dans le monde du développement, il y a deux axes principaux. Il y a un axe d'e-éditeur. On a une solution ou un ensemble de solutions qui sont proposées au plus grand nombre et qui doivent, par leur fonctionnalité, répondre au plus grand nombre de cas d'usage. Un exemple concret, c'est un pack office Microsoft. On peut citer quelques marques qu'on vient intégrer, pluguer sur son ordinateur, sur son format de licence, ou acheter directement le logiciel. Le deuxième axe, et c'est là où il est plutôt orienté dans son business model adventiel, c'est du développement spécifique. C'est-à-dire qu'on crée sur mesure, tout ou partie d'une solution informatique que l'on intègre en suivant dans le système d'information de nos clients. Nos clients sont pour l'essentiel des coopératives, des agro-équipementiers, des agro-fournisseurs de services XY, des instituts de recherche bien évidemment, des interprots, des syndicats, toute société qui gravit dans l'écosystème agri-agro et qui a un besoin de développement numérique, un besoin de se projeter au travers. Un cas d'usage qui peut répondre à des problématiques de terrain, à des problématiques d'agrégation d'informations, de data, de supply chain, de planification au sein d'une filière, des interfaces homme-machine dans les équipements agricoles, des outils qui vont travailler avec de la géolocalisation, de la cartographie. Les sujets sont divers et variés en agriculture. On est riche. mais vraiment riches de ces sujets-là. Et ils répondent tous à des besoins exprimés par les professionnels ou directement par des éleveurs, des céréaliers, des vétérinaires, des techniciens de coopérative ou de sociétés conseils XY.
- Speaker #2
Effectivement, quand on entend tout ce volet digital et avec l'émission Caloco Farming, on voit le lien qui est lié au digital. La raison de Co-Farming, c'est d'améliorer le bien-être animal et le bien-être de l'agriculteur. Comment vous arrivez à mesurer ce retour-là ? Parce qu'effectivement, répondre à une problématique terrain, c'est une chose, mais comment on peut venir mesurer cet impact-là ?
- Speaker #1
Aujourd'hui, en effet, sur l'événement qui nous rapproche, piloté, animé par le Co-Farming, la thématique principale, c'est le bien-être animal et de l'éleveur, l'un va pas sans l'autre. Donc on est vraiment sur cette question de bien-être, sur la partie élevage ici au sein de la ferme des établières du réseau Digiferm. Donc c'est le sujet, mais c'est un sujet parmi tant d'autres qui peuvent être traités aujourd'hui auprès du co-farming. On organise toute l'année un tour de France et on va voir différents sujets. Aujourd'hui c'est le bien-être. Au mois de juin, on est sur la problématique ressources eau dans sa maîtrise et sa gestion. Ensuite, on va continuer dans l'année sur notre agenda, sur le sol, sur la gestion du sol, l'importance du sol, de la régénération, un nombre de sujets importants. Et on va terminer sur les énergies en région toulousaine, les énergies qui peuvent être agrivoltaïques ou de méthanisation. Donc la mission du co-farming, c'est de pouvoir venir à la rencontre du monde agricole avec des co-farmeurs comme nous, qui portent des solutions. de façon éditeur ou comme nous, pouvant venir suppléer une demande en termes de développement spécifique pour développer toute une partie d'un ensemble fonctionnel ou d'une brique fonctionnelle. Et au sein du co-farming, nous, on a un mode dit co-farmer expert. Donc, sur certaines thématiques que l'on traite régulièrement et au sein d'Adventiel, on se permet d'intervenir, de prendre la parole. De venir croiser nos opinions et puis aussi de faire venir avec nous un certain nombre de sociétés qui nous font confiance, des instituts de recherche, pour amener encore plus de grains à moudre dans la réflexion que peuvent avoir les éleveurs dans la conduite de leur exploitation.
- Speaker #2
D'avoir en tout cas une vision 360 sur une problématique et de ne pas faire d'impair.
- Speaker #1
Exactement. Donc, on ne maîtrise pas tous les sujets, bien entendu, du monde agri-agro. Loin de là, on a quand même un... un recul suffisant pour s'exprimer sur un certain nombre de sujets. Donc voilà, c'est pour ça qu'on nous a sollicité dans ce format co-farmer expert. Donc aujourd'hui, on intervient sur ce sujet du bien-être et demain, on sera sur d'autres sujets.
- Speaker #2
Votre vision du monde agricole dans les 5 ou 10 ans à venir, c'est soit de la fenêtre de l'adventiel ou soit de ta fenêtre à toi. Comment tu pressens les choses ? Ou comment tu voudrais qu'elles se passent ?
- Speaker #1
Ce qui est certain, c'est qu'on va continuer à rester très proche du métier. On n'existe pas sans le métier, c'est-à-dire que le besoin exprimé vient d'abord du métier. Donc on n'est pas dans une posture à être attentiste ou à penser que demain, le bon développement, la bonne solution entre les mains de nos éleveurs ou de nos polyculteurs serait celle-ci. Donc c'est vraiment parce qu'à un moment ou à un autre, un groupement de producteurs, une coopérative, différentes sociétés diverses ou variées, vont exprimer quelque chose et où sur le marché, il n'existe rien. On est sur des sujets très importants. On voit bien que la conjoncture reste relativement compliquée. Mais en même temps, l'agriculture, c'est relativement cyclique. On passe trop régulièrement par des périodes de crise. Période de crise qui touche toutes les sociétés, toutes les entreprises de l'écosystème agri-agro. Et donc, nous aussi, on le ressent. Nous aussi, on est impacté. Donc les décisions politiques qui sont prises aujourd'hui auront positivement ou négativement un impact sur notre activité, on en est bien conscient. Moi, je reste quand même relativement optimiste parce que dans cet écosystème, on voit beaucoup de choses. On voit à la fois des agriculteurs qui s'expriment de plus en plus, qui arrivent de plus en plus à nous dire je ne veux plus ça ou j'ai besoin, j'ai une appétence à ce qu'on vienne m'expliquer qu'il peut y avoir d'autres choix, d'autres orientations. Des gens qui ont de l'ambition aussi à plus petite échelle, à moyenne échelle, à grande échelle. On est confronté vraiment à la Ferme France avec des structures de toutes sortes. taille, de toute diversité et on a la chance en France d'avoir des agricultures et pas une agriculture. Il n'y en a pas une qui vaut mieux que l'autre. Il y a des systèmes qui sont compatibles en fonction de l'exploitation, en fonction de ses pratiques agricoles, en fonction de sa taille et c'est cette complémentarité là qui fait notre richesse. Et donc là aussi, Adventiel est orienté vers cette complémentarité de connaissances, de compétences, de capacités, d'aptitudes à pouvoir aider à un instant T au travers d'un développement, au travers d'une brique fonctionnelle qui va s'intégrer dans un ensemble. Donc voilà, je suis quand même très regardant sur la conjoncture, très regardant et très à l'écoute de ce que nous indiquent l'ensemble des acteurs du monde agricole. Je reste quand même confiant, parce que je vois que au travers d'associations, au travers de différentes sociétés, structures avec lesquelles on travaille, On voit émerger différents sujets qui vont aller dans le sens de l'amélioration des pratiques d'élevage, des pratiques agricoles, du bien-être de l'agriculteur. C'est une chose essentielle et même aussi pour Adventiel. Demain, si on n'a plus d'agriculteurs, il n'y a plus de sens à ce qu'on existe non plus. Il faut être très clair. Donc, on est très, très sensible à ça. On a en plus la chance au sein d'Adventiel d'être structuré, d'avoir un certain nombre d'agronomes. Voilà. cette appétence aussi à toujours être à l'écoute et au regard de cet écosystème agri-agro dont c'est très important. Il y en a certains qui, d'ailleurs, ont quitté l'entreprise mais pour s'installer, pour reprendre la continuité parentale ou dans le cadre d'une exploitation familiale. Donc, c'est important.
- Speaker #2
Très bien. Merci à toi, Olivier, de nous avoir fait partager ton point de vue. Je vous dis à très bientôt. Merci de nous avoir écoutés.
- Speaker #1
Au revoir.