- Speaker #0
Je suis originaire de Bretagne, des Côtes d'Armor plus particulièrement. J'ai une formation en agronomie, un IUT, que j'ai fait à Angers. Suite à ça, j'ai un peu roulé ma bosse, comme on dit, j'ai fait un peu de commerce. Et puis, à la suite, j'ai rencontré mon mari lors d'une vente.
- Speaker #1
Ce n'était pas dans l'amour et dans le prix ?
- Speaker #0
C'est un peu le même style, mais pas tout à fait. On a fait connaissance comme ça, je suis venue peser ses veaux en fait sur l'exploitation et je ne suis jamais partie. En gros c'est ça l'histoire.
- Speaker #1
Qu'est-ce qui vous a motivé en tout cas à devenir agricultrice ? Ça a été la rencontre avec votre mari, vous étiez déjà passionnée du monde agricole ?
- Speaker #0
Toute ma famille est plus ou moins agriculteur en fait, de mes grands-parents à mes parents qui ont été agriculteurs. Mes parents ont arrêté leur activité. Donc je m'étais posé la question de reprendre leur exploitation, mais ça ne s'est pas fait pour des raisons qui les concernent en fait. Et du coup, moi j'ai continué mon cursus et puis c'est en rencontrant mon mari que j'ai repris ma passion pour l'agriculture, pour m'installer avec lui. Voilà, c'est tout.
- Speaker #1
Donc après en formation, vous avez dit que vous avez été alliée à Angers. Vous avez fait après d'autres formations complémentaires par la suite ou de spécialisation ?
- Speaker #0
Non, non, non, j'ai fait 18, donc c'est des études générales en agro, donc c'est un peu à tout. Non, non, je ne me suis pas spécialisée dans aucune production en fait.
- Speaker #1
Quelles sont aujourd'hui les différentes activités sur votre exploitation ? Sans rentrer trop dans le détail, est-ce qu'on va y revenir sur la deuxième partie, mais aujourd'hui c'est quoi les activités principales sur la ferme ?
- Speaker #0
Donc sur l'exploitation, il y a du vaux de bouche. une place, des grandes cultures, 160 hectares, et du photovoltaïque 300 m².
- Speaker #1
D'accord. Et les principales difficultés que vous rencontrez dans votre métier, ce sont lesquelles ? Qu'est-ce qui est le plus compliqué aujourd'hui sur ce métier-là ?
- Speaker #0
Ça va être le temps de travail. C'est vrai qu'en fait, on est tributaire de la météo dans ce travail-là, du vivant. Et en fait, il faut savoir se mettre de côté par moment pour être là. au moment où nos bêtes ont besoin de nous, ou la nature a besoin de nous, pour avoir notre revenu derrière. Donc des fois, ça demande des sacrifices personnels, et ça c'est difficile par moments.
- Speaker #1
Après, il y a un avantage, c'est qu'on travaille à l'extérieur, on travaille au contact de la nature. Donc c'est vrai que pour les gens qui aiment ça, c'est aussi un métier qui le permet. Ça c'est sûr,
- Speaker #0
il a plein d'autres avantages, surtout d'être son propre patron, d'être décideur de ce qu'on fait sur sa ferme, c'est quelque chose de très important. de formidable et puis ce contact, cette frotte du vivant, c'est aussi quelque chose de valorisant au quotidien. Il n'y a pas que le fait de, par moment, devoir se mettre de côté. Ce n'est pas vrai tous les jours, en fait.
- Speaker #1
Qu'est-ce qui vous plaît le plus, d'ailleurs, dans votre métier ?
- Speaker #0
Moi, c'est de voir le vivant me récompenser de manière générale, en fait. Voir mes animaux devenir beaux parce que je m'en suis occupée. De voir une culture arriver à son terme Parce que je me suis occupée d'elles, ça c'est quelque chose qui me valorise au quotidien, oui.
- Speaker #1
C'est ce qui vous a d'ailleurs décidé peut-être de sélectionner ces productions-là peut-être ?
- Speaker #0
Non,
- Speaker #1
parce qu'elles étaient déjà en place.
- Speaker #0
C'est déjà ça, donc c'est la continuité qu'on a fait avec mon mari.
- Speaker #1
Quelles sont les évolutions que vous avez constatées depuis que vous êtes installée au fil des années ?
- Speaker #0
Sur la mesure, au niveau des vaux, il y a eu des normes de bien-être qui sont arrivées. Aussi, on s'est mis à passer de plus en plus d'aliments, alors que de base, on passait plus de lait sur les veaux. Et donc, ça, ça demande des changements dans les pratiques au quotidien. Donc, au niveau du système d'automatisation de l'alimentation, c'est un peu différent par rapport à où, pour moi, je me suis installée. Toutes les évolutions en agriculture, je dirais qu'il faut rester flexible parce que tout évolue en permanence. Il faut toujours s'adapter à ce qui arrive demain. Au niveau des terres, c'est pareil, il y a eu des évolutions au niveau de l'environnement, des normes qui sont arrivées au niveau des pollutions, des choses comme ça. Donc il faut rester ouvert. et pas se fermer au progrès.
- Speaker #1
Il faut savoir s'adapter. Aujourd'hui, est-ce que vous avez un déroulé type ou une journée type au quotidien ? Est-ce que vous commencez toujours par les mêmes choses ? Quelles sont les choses qui restent figées au quotidien ?
- Speaker #0
Ce qui est figé, c'est la strinte des animaux. C'est tôt le matin, c'est un peu à deux mois de mon mari, entre commencer à 5h le matin pour aller voir nos veaux. On veut qu'il y ait 12 heures entre chaque repas, donc ce sera 5 heures le matin, 17 heures le soir, pour qu'ils soient dans les conditions optimales pour faire leur croissance. Donc ça, c'est vraiment les deux choses qui sont incontournables dans une journée. Que ce soit le dimanche ou que ce soit le lundi, c'est pareil. Après, du lundi au vendredi, ça varie un peu selon ce qu'il y a à faire dans la nuit.
- Speaker #1
Oui, il y a la partie culture, il y a aussi, comme vous le disiez tout à l'heure, l'aspect météo aussi à prendre en compte. Effectivement, toutes ces choses-là rythment, je dirais, les saisons sur le fil de l'année. Oui,
- Speaker #0
en fait, dans ce métier-là, il n'y a pas vraiment de journée type. C'est un peu du programme à la semaine ou à la...
- Speaker #1
Ou à la saison, en fait, en fonction des cultures et tout ça. Merci pour cette première partie et puis je vous retrouve tout de suite pour la deuxième partie Merci à toi