- Speaker #0
Sinusémion, Julien Martineau. Bonjour à toutes et à tous, on se retrouve pour la troisième partie de Sinusémion, toujours en ligne avec Dorothée. Bonjour Dorothée. Sur la troisième partie, on va aborder les sujets actuels de l'agriculture, et notamment qui fait écho à la publication, aux différentes publications que vous avez mises sur les réseaux ces dernières semaines et ces derniers mois, sur lesquelles vous avez discuté Vous êtes en recherche d'un successeur. Racontez-nous un petit peu comment vous en êtes arrivé là.
- Speaker #1
Alors bonjour déjà. Je suis arrivée à cette situation-là pas du jour au lendemain. J'ai un problème de santé depuis des années qui a fait que je savais que le métier que j'aime, l'agriculture, je n'allais pas pouvoir le pratiquer ma carrière. Donc on a préparé... avec mon mari depuis un certain nombre d'années, de pouvoir transmettre notre exploitation le jour où ça devrait devenir un problème pour moi de continuer à travailler normalement. Donc là, c'est le moment où ça devient compliqué et en fait, Lucie en lui-même, la ferme en elle-même, on voulait qu'elle soit au sommet de sa forme en gros. pour la transmettre à des jeunes dans les meilleures conditions possibles. C'est un peu notre part.
- Speaker #0
Oui, effectivement, parce que beaucoup d'agriculteurs pensent à la transmission quand ils arrivent en fin de carrière. Quand on arrive, je dirais, face à cette question-là, en plein boom, ou en tout cas en pleine force de l'âge d'une exploitation et d'une carrière, effectivement, on peut avoir une vision ou une approche qui peut être un petit peu différente. Aujourd'hui sur cette question là, quels ont été les éléments importants pour vous dans la transmission de l'exploitation ?
- Speaker #1
Nous avons construit cette transmission depuis plus de 7 ans maintenant. Quand on faisait des choix, tout devait être au nom de notre société. Et en fait le but quand on va accepter un repreneur, c'est de transmettre des titres de propriété de société, ou autrement dit des parts sociales. pour que le repreneur reprenne la ferme entière avec tous les moyens de production qui sont là, les prêts bancaires qui sont là, le compte bancaire et aussi les autorisations qui restent avec l'outil et qu'il ait, lui, le moins de démarches possibles à faire quand il va s'installer pour que ce soit extrêmement simple de passer la main, en fait.
- Speaker #0
Alors là, j'imagine assez bien les auditeurs qui vont dire mais ce n'est pas comme ça qu'on fait habituellement ou ce n'est pas des choses qu'on a l'habitude de retrouver. En règle générale, je pourrais l'expliquer, mais en quelques mots, est-ce que vous pouvez décrire comment se passe une transmission d'exploitation agricole ?
- Speaker #1
D'habitude, la transmission, on vend une ferme avec une valeur… foncière ou une valeur de bâtiment. Donc, tout a un prix. On donne un prix à chaque chose qui se situe sur la ferme. Et puis, c'est ce prix-là qu'on paye quand on s'installe. Mais par contre, on a toutes les démarches administratives à refaire. On recommence tout de zéro, en gros. Alors que dans le cas que mon mari et moi, on propose, en fait, c'est juste changer de nom au propriétaire de la ferme qui existe aujourd'hui. En gros, c'est ça.
- Speaker #0
qui permet effectivement de simplifier les démarches et puis peut-être aussi économiquement qui est plus simple pour le successeur à reprendre.
- Speaker #1
C'est plus simple et en fait une société comme ça, ça permet d'avoir aussi une confiance à la banque parce qu'en fait la banque elle a des garanties vu que l'outil reste en fonctionnement. Nous on le garde en fonctionnement d'ici qu'on aura un jeune pour reprendre notre suite. On va lui passer la main, l'accompagner bien sûr dans la démarche, que ce soit au niveau administratif ou au niveau technique, il y aura un quittorad mis en place.
- Speaker #0
Aujourd'hui, ça fait 7 ans que vous avez mis plein de choses en place avec l'objectif final de pouvoir transmettre l'exploitation dans les conditions que vous souhaitiez. Vous êtes en recherche active, c'est aussi pour ça que je vous ai proposé d'intervenir sur l'émission. Vous êtes en recherche active d'un successeur depuis combien de temps ?
- Speaker #1
Alors là, ça va faire depuis le mois de septembre qu'on recherche quelqu'un.
- Speaker #0
Et est-ce que vous vous êtes laissé une date limite ou en termes de timing, qu'est-ce qui serait pertinent en tout cas pour vous pour transmettre l'exploitation ?
- Speaker #1
Je le dirais assez rapidement, mais ça va surtout dépendre du candidat. S'il y a du temps à prendre, on le prendra.
- Speaker #0
Depuis septembre 2024, quelles sont les actions que vous avez menées pour communiquer sur votre... sur votre projet de cessation, enfin de cessation, de transmission, pardon, d'activité ?
- Speaker #1
Donc j'en ai déjà parlé à mes propriétaires sur la commune, j'en ai parlé à mon intégrateur, j'en ai parlé à mes autres collaborateurs, et puis j'ai mis des annonces en place sur les réseaux sociaux, pour communiquer le plus possible sur le dossier, quoi.
- Speaker #0
Aujourd'hui, vous avez déjà eu quelques contacts, des gens qui sont venus chercher un peu plus d'informations sur le... sur le projet ou jusque-là il n'y a pas eu l'effet escompté ?
- Speaker #1
Si, il y a eu des prises de contact de personnes qui sont intéressées par l'outil. Donc maintenant, libre à eux de réfléchir et de continuer leur démarche. On va voir, on va prendre le temps avec les personnes et construire quelque chose.
- Speaker #0
Si vous aviez un message à faire passer aux jeunes qui souhaitent s'installer ou à des gens qui souhaiteraient se reconvertir ou se convertir en tout cas à l'agriculture, ce serait quoi votre message ?
- Speaker #1
C'est un très beau métier, c'est un métier d'altruisme. Et que finalement, nos animaux... Nos cultures nous rendent toujours de l'amour qu'on leur donne. Et c'est vrai que ça, c'est extrêmement valorisant pour nous. C'est une des choses que j'ai préférées dans mon métier. Et que si c'est une chose qu'on a envie de faire, il faut croire en ses rêves et jamais laisser tomber.
- Speaker #0
Le fait de transmettre, de prêter ce métier comme ça, vous avez aussi envie de transmettre vos valeurs et votre vision aussi du monde agricole. Si un jeune... Vous venez à s'installer, comment vous verriez les choses ? Parce qu'en tout cas, moi j'ai le sentiment de comprendre que vous voudriez en tout cas l'accompagner dans ces démarches pour l'aider. Parce qu'on sait aussi qu'entreprendre, que ce soit dans le monde agricole ou autre, c'est souvent un parcours du combattant que l'on vit seul. Là, l'idée pour vous, ce serait de rester un petit peu comme un coach ou un mentor, en tout cas pour l'accompagner dans la transmission.
- Speaker #1
Oui, c'est celle-là. Mais par contre, je veux que le futur acquéreur trouve ses marques, se passe la main sur la ferme de sa vision à lui. Parce que c'est lui demain qui va prendre les décisions, c'est lui demain qui fera le travail. Donc il faut qu'il mette en place sa méthode et sa façon de faire à lui. Moi, je veux juste être là pour lui donner des conseils techniques ou pratiques, mais pas l'influencer sur sa manière de faire.
- Speaker #0
Oui, pas sur sa vision. propre quoi. L'idée c'est de pouvoir effectivement dire ça oui on peut le modifier mais voilà ce que ça peut impacter derrière ou quels sont les impacts qui peut y avoir derrière et puis et puis à l'inverse lui dire ben oui ça tu peux le faire mais voilà un petit peu où est ce que ça t'emmène pourquoi aussi donner l'explication de l'histoire des terres ou des cultures et pourquoi dans telle parcelle en fait on fait pas cette culture là c'est de moi à ce moment là et ainsi de suite quoi après je dirais aujourd'hui vous avez déjà Beaucoup de choses qui sont existantes à travers la technologie que vous utilisez sur le parcellaire ou autre. Donc effectivement, ça aide aussi aux jeunes à mieux comprendre l'historique. Et je dirais qu'il va peut-être pouvoir aussi vous lâcher plus facilement et prendre son envol rapidement.
- Speaker #1
C'est le but qu'il soit certes et lui. Donc moi, je ne vais pas rester l'embêtée.
- Speaker #0
Sur les réseaux, quand on va republier effectivement ces podcasts, on pourra mettre encore vos coordonnées. Vous êtes encore à la recherche de candidats. Aujourd'hui, il n'y a rien de validé, ferme ou autre. Et puis, j'ai envie de dire, je donne aussi rendez-vous aux auditeurs. Peut-être que dans quelques mois, on refera un podcast pour présenter le nouveau successeur. Ça peut être l'idée, ça vous serait OK ? Et puis à la limite, on verra si on peut se déplacer, mais les côtes d'armoires, c'est encore pas trop loin. On ira peut-être vous voir sur la ferme.
- Speaker #1
D'accord,
- Speaker #0
c'est très gentil. Merci à vous en tout cas. Et puis on croise les doigts et on vous invite tous à publier et à transmettre cette information-là sur les réseaux et partout ailleurs. Merci à vous. Bonne journée. Au revoir.
- Speaker #1
Merci.