- Speaker #0
Sinon, sinon, sinon,
- Speaker #1
Julien Martineau. Bonjour Jean-Luc. Bonjour.
- Speaker #2
Donc voilà, le thème aujourd'hui c'était de parler effectivement de l'aspect technique de la conduite d'élevage ou de la technicité que ça demandait. On va d'abord commencer en fait par, j'ai demandé de te présenter, que tu puisses nous expliquer qui tu es, ce que tu fais pour ceux qui te connaissent pas ou qui vont découvrir le podcast.
- Speaker #1
D'accord. Écoutez, bonjour à toutes et à tous. Déjà, merci de m'accueillir sur votre radio, parce que c'est un sujet qu'on évoque pas souvent sur des podcasts ou à la radio, mais c'est un sujet qui est quand même très, très technique. Moi, c'est Jean-Luc Martin. Je suis dans la profession de, on va dire, de tout ce qui tourne autour des bâtiments qu'on appelle l'élevageur sol, donc en volaille et en porc. Et depuis très longtemps, puisque ça va faire presque 40 ans que je suis dans cette profession-là, avec un premier parcours qui était un parcours sur tout ce qui était équipement et essentiellement au départ sur tout ce qui était ventilation. Donc ce qu'on appelle ventilation, on pourrait l'appeler ambiance, c'est-à-dire comment on gère l'ambiance dans les bâtiments agricoles et dans les bâtiments de port, avec les entrées d'air, les sorties d'air, les circuits d'air, le chauffage, le refroidissement, etc. Donc pendant plus de 30 ans, j'ai travaillé essentiellement sur l'équipement. Et en 2006, j'ai décidé de monter une startup pour deux raisons. La première raison, c'est que j'avais fait un constat, c'est que du matériel, des équipements, il y en a des milliers de sortes, avec des milliers de façons d'installer différentes, des milliers de façons de l'utiliser différentes. Je me suis rendu compte qu'avec toutes ces différentes façons, on retrouvait pas mal d'élevages où ça ne marchait pas comme ça devrait. C'est-à-dire que les gens achètent un système et ça ne marche pas comme ça doit. Moi, avec mon parcours de toutes ces années sur le terrain dans beaucoup de pays par là, j'avais vu énormément de ce que j'appelle des conneries. Je me suis dit comment digitaliser ces conneries-là. J'ai créé un logiciel.
- Speaker #2
puisque je n'avais pas trouvé un logiciel qui permettait de répondre ou d'aider en tout cas la décision quoi effectivement aujourd'hui en élevage on peut retrouver en fait parfois le même bâtiment mais pas forcément avec les mêmes éleveurs et le même éleveur avoir plusieurs bâtiments qui ne sont pas identiques donc effectivement ça demande effectivement des réglages des positionnements qui sont différents ce qu'effectivement géographiquement ils sont positionnés dans des endroits parfois un peu différents, voire même complètement différents. Ça peut être sur des plaines, sur des endroits un peu plus vallonnés ou sur des continents plus exotiques. Et effectivement, il faut savoir s'adapter et puis régler malgré tout les bâtiments.
- Speaker #1
Donc nous, on a créé un logiciel qui permet de dire... on pose une question, on va dans l'élevage avec une tablette par exemple ou un téléphone, on répond à des questions et puis chaque question, elle amène à une action. C'est-à-dire, est-ce que l'entrée d'air est supérieure par exemple à 1m80 ? Oui, donc c'est trop haut, donc il faut descendre l'entrée d'air. Et à l'époque, j'avais mis 400 questions dans le système, aujourd'hui il y en a 6000. C'est-à-dire qu'on est capable d'aller dans à peu près... tous les types de bâtiments existants en vol à l'aéroport. Et le principe, il est simple, c'est qu'on va dans l'élevage le matin et on répond à toutes les questions. Sur une journée, on arrive à répondre entre 1500 et 2500 questions. Il nous permet, lorsqu'on a terminé toutes les questions à la fin de la journée, de faire une synchronisation avec le système et puis on va dire le serveur. Et ça nous sort deux choses. Un rapport... avec la liste de tous les points d'amélioration qui concernent le bâtiment où on est allé. C'est-à-dire que le matin, on a raison, nous on ne juge pas du type de bâtiment, du type de ventilation utilisée, du type de marque, on ne juge pas. On vient simplement dire, on pose toutes les questions, et en fonction du lieu, ce que tu viens de dire tout à l'heure, parce qu'on peut tomber sur un bâtiment qui est dans le Finistère, avec des températures qui ne monteront jamais au-dessus de 31-32°C, mais on peut tomber... avec des bâtiments dans des régions comme les Deux-Sèvres, où on peut avoir des températures qui sont à 42°C l'été, et froid ou pas froid l'hiver, humide ou pas humide. Chaque question va être posée et à la fin on dit, et vous, avec le bâtiment que vous avez, avec la production que vous faites, avec l'équipement tel qu'il est installé, tel qu'il est programmé et tel qu'il est utilisé, voilà la liste de tout ce que vous pouvez modifier et qui va vous permettre d'améliorer.
- Speaker #2
À faire à l'instant T et qui ne nécessite pas forcément d'investissement, c'est au moins une première étape pour...
- Speaker #1
Sur les 7 ans, parce que ça fait 7 ans qu'on fait ça, on a dû faire 1000 diagnostics à peu près. On est capable de dire aujourd'hui que 50% des points d'amélioration, ça ne coûte rien. C'est-à-dire qu'en règle générale, c'est toujours soit de la mauvaise compréhension, soit de la mauvaise mise en route, explication, utilisation, entretien. 50% à peu près des points, c'est un peu de la remise en cause et du remettre dans le droit chemin. Donc on voit bien que des fois... Les gens pensent toujours qu'on va leur dire qu'il faut investir, mais non. C'est déjà avec le matériel que vous avez, comment on peut faire pour que ça marche mieux. Première étape.
- Speaker #2
L'intervention permet de créer une base de données et qui permet de savoir sur quels critères on peut venir jouer.
- Speaker #1
J'ai pour habitude très souvent maintenant d'appeler ça le point zéro. C'est-à-dire ? on fait un point zéro sur un bâtiment. Il pourrait très bien être fait le jour où le bâtiment est fini, avant de mettre les animaux pour la première fois. C'est un point zéro, et qui peut très bien être fait au bout de 15 ans, au bout de 20 ans. Mais au moins, on sait où on est. On fait une image du bâtiment, et ce qui nous permet, là c'est un projet qu'on a aujourd'hui, c'est de créer des cartes grises numériques de bâtiments. C'est-à-dire que toutes les données qu'on prend, le jour où on est là pour faire le diagnostic, elles vont nous servir... à aiguiller l'éleveur vers une meilleure utilisation de son équipement, mais elles vont aussi nous permettre de remplir une carte grise numérique, c'est-à-dire que l'éleveur pourra partager tout ce qui concerne son bâtiment, la longueur, la hauteur, combien d'assiettes, combien de pipettes, quel débit des pipettes, quelle lumière, couleur de lumière, etc. Et cette carte grise numérique peut servir demain à tout plein de choses.
- Speaker #2
C'est vrai que le fait de pouvoir mesurer et de quantifier les éléments ou les données, ça permet effectivement de pouvoir les retravailler et de les améliorer. Je pense que je ne veux pas te l'apprendre que si on n'est pas capable de mesurer un point, on ne peut pas l'améliorer.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #2
Demain, vos projets d'innovation, vos nouveautés, même si je vois bien qu'il y a encore beaucoup de choses nouvelles qui arrivent, qu'elles sont... Les prochaines étapes pour tel élevage, est-ce que c'est l'arrivée de l'IA ou est-ce que c'est déjà actif ?
- Speaker #1
C'est déjà actif dans plusieurs sujets, puisqu'on avait un fournisseur jusqu'à l'année dernière qui s'appelait Copix, qui avait développé un système qui permet de remonter les données en instantané des élevages, c'est-à-dire qu'on met un boîtier avec une carte 3G, 4G ou Wi-Fi. Et on vient mettre des capteurs, température, humidité, CO2, NH3, vitesse d'air, particules, poussière, ainsi de suite. Et ces données-là, elles sont remontées en instantané sur un serveur. Et la particularité, c'est que ce système-là, il a aussi une caméra qui permet de mesurer le comportemental de l'animal. C'est-à-dire qu'on vient, par exemple, faire une photo dans un poulailler, on le met au plafond, et on va faire une photo sur 200 m², par exemple. Et le principe, c'est que l'appareil va compter le nombre d'animaux qu'il y a dessous. Et sur ce système, on vient faire des zones virtuelles. C'est-à-dire qu'on peut dire par exemple que c'est une zone de l'alimentation, une zone de l'abrogement, une zone de vie, une zone du chauffage, une zone des retombées d'air, on peut faire un peu ce qu'on veut. Et l'appareil vient compter le nombre d'animaux et tous les deux minutes, on vient dire il y a combien d'animaux dans chaque zone. Et on transforme ça en courbe, ça nous donne une courbe évolutive dans le temps. Et cette courbe-là va nous permettre de voir si la fréquentation dans chaque zone varie. Ça, c'était Copics jusqu'à l'année dernière. Et Copics, malheureusement, a déposé le bilan au mois de juin de l'année dernière. Et dans nos projets d'évolution, c'était un élément important. Donc, on a décidé de reprendre Copics. Et depuis un an, on a pas mal fait évoluer puisqu'on a une nouvelle plateforme qui sort. Et là, on a carrément changé beaucoup de choses, puisque là, on va être capable, dans les mois qui vont arriver, de transformer et de passer en caméra infrarouge pour être capable de le faire 24 heures sur 24, même pendant les coupures de lumière. Et on y a rajouté pas mal de choses, entre autres un indice qui s'appelle l'IRS, c'est l'indice de répartition spatiale. Un élevage, quand tout va bien, les animaux sont répartis en général super bien. C'est-à-dire qu'il y a tant d'animaux sur 100 m², grosso modo quand il y a un animal par m², ils sont bien répartis partout, on considère qu'ils sont bien. Dès lors qu'il y a un facteur qui vient perturber les animaux, ça peut être un facteur de bruit, de lumière, de retombées d'air, de vitre, de harmoniaque, de simplement l'heure de la bouffe. où ils vont tous aller manger, donc ils vont se déplacer. Et bien là, l'idée de l'IRS, pas l'idée, c'est le fonctionnement aujourd'hui qui a été mis en place sur l'IRS, c'est qu'on vient prendre une surface, on calcule le nombre d'animaux, et l'intelligence artificielle va calculer que si on a 2000 poulets sur 200 m², et qu'on se retrouve avec des animaux équilibrés partout, ça va nous donner un IRS qui pourra aller jusqu'à 100. Dès lors que les animaux vont, on va dire, fuir d'une zone, se regrouper dans une zone, l'IRS va se dégrader et ça se transforme en courbe. Et on sort la courbe toutes les 15 minutes avec une moyenne des 15 ans. Tout ça avec une infrarouge, donc ça va nous permettre d'avoir une courbe de répartition des animaux dans le temps. Et la nouvelle plateforme, celle qui va être commercialisée, je pense, d'ici la fin de l'année, aujourd'hui on a 5 élevages en R&D. on va être capable de venir comparer tous les paramètres par-dessus cette courbe. Ça peut être les paramètres de consommation d'eau, de température, d'humidité, de CO2. Et là, on y a rajouté le lit de pareil. Il vient donc faire tout ça en automatique. Et on sera capable de sortir un rapport journalier. Et le jour choisira à quelle heure il veut son rapport. Il y fera une synthèse de ce qui s'est passé, par exemple, sur les 24 dernières heures ou les 12 dernières heures.
- Speaker #2
Ça permettra effectivement à l'éleveur de mieux comprendre son élevage et ça permettra surtout de privilégier le bien-être animal parce que je suppose que ce critère-là, si on parle de répartition et de quelque chose de plus adapté pour les animaux, c'est pour faire un focus sur l'analyse du bien-être animal.
- Speaker #1
C'est certainement aujourd'hui le bien-être animal qui est le plus...
- Speaker #2
Regardez aujourd'hui quoi.
- Speaker #1
Je ne sais pas quel mot utiliser mais qui est certainement le plus... Oui. de la réalité du bien-être animal. Parce que là, on voit bien, quand les animaux sont répartis partout, on voit bien qu'ils sont bien, dès lors qu'ils sont en tas dans un coin, ou qu'ils ont quitté une zone où ils ne vont jamais, c'est bien quelque chose qui ne leur plaît pas. Sauf que, quand un éleveur arrive dans son élevage, quand il ouvre la porte, les animaux viennent le voir ou le vu, dans les deux cas. Donc c'est très difficile d'avoir une vue 24 heures sur 24, alors que des caméras permettent de le faire 24 heures sur 24. Et demain, le projet de demain, c'est-à-dire celui qui arrive juste derrière, c'est de faire le lien entre les données qu'on récupère en instantané avec les points d'amélioration qu'on a définis lors des diagnostics. C'est-à-dire d'être capable de dire, à 4h du matin, tu as des animaux qui fuient cette zone, c'est normal, parce que quand on a fait ton diagnostic, on a vu que la trappe 2 s'ouvrait trop et que tu avais de l'air froid qui tombait. Résultat, les animaux fuient parce que tu as de l'air froid qui tombe.
- Speaker #2
C'est une solution qu'on va pouvoir retrouver dans tous les bâtiments hors sol, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui. Et là, les premiers élevages qu'on a entraînés, c'est le port et puis la volaille. On a des bâtiments en poste-vrage, on a des bâtiments en engraissement en port, et on a des bâtiments en poulet, en industriel. Et là, on va démarrer sur des élevages en poule pondeuse, on va démarrer canard. L'idée, c'est de faire toutes les productions et d'entraîner le système pour avoir de l'IRS qui fonctionne dans tous les types d'animaux.
- Speaker #2
Je te remercie beaucoup Jean-Luc pour cette présentation de ce nouvel indicateur IRS, qui je n'en doute pas, on n'a pas fini d'en entendre parler. Tu auras peut-être même l'occasion de revenir en parler avec un peu plus de recul et d'historique. Merci à toi Jean-Luc, à bientôt, bonne journée, au revoir. Et maintenant je vais laisser place à notre duo pour l'interprétation de J'arrive. Si vous avez des infos à faire passer, vous pouvez en profiter.
- Speaker #1
Eh bien bonjour, vas-y Julia.
- Speaker #3
Eh bien bonjour, oui, moi c'est Julia d'Esthète en l'air, donc avec Christian à la guitare. On en profite pour se présenter un petit peu, surtout pour vous dire où venir nous rencontrer. Nous serons le samedi 30 et dimanche 1er au Bar des Halles à La Roche-sur-Yon. Et nous serons au Poisson à Roulettes à la Chaume-les-Sables-de-Lhomme le 8 décembre.
- Speaker #1
14 décembre à Saint-Paul-Montpény aussi pour le marché de Noël.
- Speaker #0
Voler devant les branches À la croix, sans réseau Rachis mes uniformes Dans cette église au port de Cana Je ne viendrai pas Dire un dige au nom de leur croix Mon ancien fatsoi, j'ai pu la perdre La victoire, dit au bout de leur couville J'ai pu le sentir Sur ma peau, depuis la pureur de mes vies Et je dis au revoir J'ai prié, j'ai prié, j'ai pu avoir, de ma haie, et amasser ce qui restait,
- Speaker #4
et j'ai pu. J'ai pu sans me plaindre,
- Speaker #0
si ou t'as jamais, j'ai quiché à donner, des capes aux riz, j'ai fait, c'est le feu, j'ai mis, c'est le brûlé. Un homme se m'attend Si je t'ai sous-entrant Apprends de me dire comme un chien La misère et la force Le pire est à craindre pour demain Ça ne me fait rien Accroché à ma fenêtre de thé J'ai cherché la vérité J'ai su à cœur La piquante Qui tue au bout de l'arc-pied J'ai su le temps Sinon ma faute J'ai tué la pub et les skis Deux verres et les skis Et je suis dégué, j'ai prié, j'ai pu se faire fatiguer, j'ai pu avoir de ma haine, et la vache de ce qui me tient,
- Speaker #4
j'ai pu...
- Speaker #0
La fistoire du titre bout de la musique J'ai vu l'extant sur ma peau J'ai vu la fureur d'un ex-fils et j'ai payé J'ai brillé de ce qui se fait pas crier J'ai vu la mort de ma haine Et ramassé ce qui me restait J'ai vu la guerre, la fistoire Du titre bout de la musique J'ai vu l'extant Sur ma faute, j'ai pu la plus mauvaise excuse, et j'ai plié, j'ai plié, j'ai plus de fréquence, j'ai plus la moche de marée, et pas assez ce qui restait,
- Speaker #4
et j'ai pu.