- Speaker #0
Bienvenue et bonjour en fait à tous nos auditeurs, on va vous présenter le podcast qui s'appelle Martino, donc aujourd'hui c'est Martino chez l'histoire d'une fleur, un peu comme la série Martine en BD mais là ce sera en format podcast. Merci de nous recevoir, est-ce que tu peux te présenter ?
- Speaker #1
Alors moi je m'appelle Mélodie Girardot, je suis fleuriste à Chantonnais depuis bientôt 9 ans.
- Speaker #0
Alors, ton parcours, ça a été quoi ? Ta formation, ta passion, j'imagine, pour les fleurs, comment elle est arrivée ?
- Speaker #1
Alors moi, j'ai commencé tout de suite après le collège. J'ai un CAP et un BP fleuriste que j'ai fait à Sainte. Et puis après, j'ai travaillé quelques années. Dès mon BP, c'était le projet d'ouvrir le magasin, mais je voulais avoir de l'expérience. Donc j'ai fait pas mal de boutiques un petit peu partout en Vendée. Et puis en 2016, l'occasion a fait que... C'était le moment de me lancer. Le début d'une aventure. Voilà, c'est ça.
- Speaker #0
Cette passion des fleurs, elle est arrivée comment ?
- Speaker #1
J'ai toujours aimé la nature, bricoler. Je bricolais beaucoup avec mon papa quand j'étais petite, toujours dans le jardin. Après, j'ai fait un stage en troisième. Et puis, je me suis dit, ça peut être sympa. Et puis après, quand j'ai commencé mes études, ça m'a vraiment confortée. C'est ça que je veux faire.
- Speaker #0
Et alors du coup, le projet de l'histoire d'une fleur, C'était quoi ton créneau ? Parce qu'il y a plein de façons aujourd'hui de proposer des fleurs et de travailler avec ce support-là. Qu'est-ce qui t'a motivée en fait ?
- Speaker #1
Il y a ça fait longtemps qu'il y avait Pufferice sur Chantonnais. Moi, je suis de Saint-Germain-de-Princey, donc j'ai toujours grandi à côté. Et je me suis dit que c'était l'occasion d'essayer. C'était une création, je suis partie de rien, donc je me suis dit que je tenterais, je verrais bien. Et puis après, je voulais une grande boutique parce que j'ai travaillé dans… pas mal de boutiques différentes et des fois quand c'est tout petit, ce n'est pas l'esprit que je voulais, je voulais vraiment avoir du choix et pouvoir avoir de l'espace et puis après j'ai commencé à chercher un local et puis après tout s'est enchaîné très vite. J'ai commencé vraiment au mois de mars-avril à me dire ça y est je me lance et en octobre j'ouvre.
- Speaker #0
Donc c'était assez rapide quand même. Tu as été accompagnée peut-être à travers ces démarches et ce projet de création de l'ouverture ?
- Speaker #1
Avec la Chambre des Métiers. Et puis après avec IVB, avec qui j'ai eu une subvention pour climatiser le magasin, du coup l'autre magasin que j'avais avant.
- Speaker #0
Donc justement, tu parles de ton déménagement. Ça a été quoi ta volonté de passer de quelque chose de plus extra-urbain à quelque chose de plus centre-ville ?
- Speaker #1
Alors c'est quelque chose que, en fait, vu que j'avais créé, je me suis dit que ça me faisait peur d'acheter tout de suite. Je me suis dit que je vais me laisser quelques années et voir ce que ça donne. Et puis là, je trouve que c'était le moment. Et moi, je voulais absolument être dans le centre-ville. Alors après, ici, ce n'était pas défini. C'est bien tombé. Et je voulais qu'il y ait un parking pas loin pour que les clients puissent se garer facilement quand même. Et puis après, quand j'ai su que le bâtiment était à vendre, je me suis positionnée dessus. Et on a fait beaucoup, beaucoup de travaux.
- Speaker #0
Tu as plutôt un style qui est assez particulier.
- Speaker #1
Je trouve qu'il a du charme. Il date du début du 19e. Il a du caractère. La pierre, je trouve ça magnifique. Je trouve qu'il était bien situé. Le fait de se rapprocher du centre-ville, de quitter une zone plutôt à l'extérieur, de se rapprocher, c'était un choix aussi de ma part.
- Speaker #0
Tu savais que c'était payant à terme ? Tout le monde m'a dit que j'étais folle. Tout le monde fait l'inverse.
- Speaker #1
Moi, je ne regrette pas du tout. Vraiment. il y a une autre clientèle et puis c'est important aussi de faire vivre le centre-ville et puis des beaux bâtiments comme ça, c'était trop dommage que ça soit laissé à l'abandon et non je suis hyper contente de mon choix et je ne reviendrai pas en arrière.
- Speaker #0
C'est vrai que pour les gens qui doivent traverser Chantonnais, soit ils quittent Chantonnais et ils terminent quasiment par une belle boutique qui donne envie. Et pour ceux qui arrivent, effectivement, ça donne tout de suite du charme.
- Speaker #1
J'étais hyper impressionnée au début quand on est arrivé ici. Les gens, des fois, s'arrêtaient juste pour nous remercier. Merci de refaire vivre le centre-ville. C'est joli ce que vous avez fait. Vos décors de Noël, ils sont magnifiques. Et en fait, c'est hyper tronc parce qu'on a fait le bon choix. Les gens sont contents, on a les retours donc c'est vraiment chouette.
- Speaker #0
Après moi je connais un petit peu ton histoire mais pas depuis tout le début mais c'est vrai que tu as toujours eu cette vision et cette volonté et de savoir sublimer aussi les choses. Il y a un événement en fait dans l'année, tu arrives à faire une déco, à faire des choses en corrélation avec ça, avec les couleurs, les matériaux et ainsi de suite. Aujourd'hui dans ta journée type du quotidien, ou dans ta semaine type, parce que j'imagine que des mariages le mardi ou le mercredi, tu n'en as pas beaucoup.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Ta semaine aujourd'hui, elle se découpe comment par rapport à ton activité ?
- Speaker #1
Après, on n'a pas de routine. On a une base, mais il suffit qu'il y ait quelque chose qui vienne et tout de suite, ça change. Et moi, c'est ce que j'aime. On ne fait jamais d'une semaine à l'autre la même chose. Après, on a le quotidien. Le mardi, c'est plus l'arrosage à mise en place. Le mercredi, on a un bel arrivage de fleurs. Le jeudi, c'est beaucoup de confection. Vendredi on a un autre arrivage de fleurs et puis après quand c'est la saison des mariages, là on part en installation mariage tantôt. Ça s'est ponctué vraiment toute l'année, il y a toujours quelque chose, une fête, un événement, un baptême, un mariage, un anniversaire, il y a toujours quelque chose.
- Speaker #0
Et les idées de création ne te manquent pas ?
- Speaker #1
Non ! On a la chance que c'est un métier qui bouge beaucoup. On suit la mode, on suit les collections, donc en fait il y a toujours des nouvelles choses. Moi je vois quand j'ai commencé il y a plus de 15 ans et maintenant, on ne travaille pas du tout pareil. Et en fait, c'est hyper enrichissant parce qu'il y a des nouvelles variétés de fleurs qui arrivent, il y a plein de choses qui changent.
- Speaker #0
Et comment tu conserves cette veille ? Tu fais partie de réseaux peut-être ? Alors,
- Speaker #1
je fais partie de certains réseaux, j'essaye de faire des formations. Dès que je peux, j'ai fait pas mal de formations avec des meilleurs ouvriers de France, des choses comme ça. Donc, c'est bien aussi de voir un œil extérieur. de parler avec des collègues. Non, je ne vais pas le... Moi, je me plais très bien. On sait jamais,
- Speaker #0
des fois, c'est mal entendu.
- Speaker #1
Oui, non, c'est un autre niveau. L'expérience,
- Speaker #0
ça va bien finir pour finir. Oui, oui,
- Speaker #1
oui. Moi, je suis très heureuse, là, actuellement, de comment ça se déroule. Après, c'est un investissement pour avoir le petit col.
- Speaker #0
Juste à côté de nous, on voit, il y a des vases qui ont le label Fleurs de France. Oui. C'est quelque chose qui est important pour toi ? Les clients te le demandent aussi ?
- Speaker #1
Oui, c'est quelque chose que j'ai toujours voulu avoir au maximum. Je suis partie du groupement Fleurs de France et j'essaie de rentrer dans le collectif de la fleur française. C'est vraiment là, aujourd'hui, et ça fait 15 jours jusqu'à tout l'été, on n'a que de la fleur vendéenne, hormis nos roses. Parce que les roses, c'est compliqué d'en avoir en France et d'avoir des choses qui tiennent. Donc, c'est des choses qu'on nous demande, donc on est obligé d'avoir. Mais là, sinon, c'est que de la fleur vendéenne. J'ai un de mes fournisseurs avec qui je travaille depuis le début qui a mâché. Et puis après, depuis trois ans, je travaille avec la ferme botanique à Saint-Martin-des-Noyers. Et du coup, voilà, ça vient que de chez eux et ils ont des super fleurs. Donc, on a plein de variétés.
- Speaker #0
Et là, pour le coup, c'est sur la même communauté de communes. Oui. Enfin, voilà. Il y a comme une notion d'économie circulaire.
- Speaker #1
Oui, oui. Je suis allée ce matin dans les champs voir mes fleurs. Et puis, je suis revenue avec ce matin. On a fait le rivage. Oui. Enfin, c'est hyper important pour moi.
- Speaker #0
Donc, il y a quand même un savoir-faire à proximité. Oui. Et puis, toi, tu viens, je dirais, mettre la note finale, en fait, sur le bouquet.
- Speaker #1
Oui. Et puis, je trouve que c'est important de les soutenir et de travailler avec eux. Enfin, on a de la super fleur qui tient super bien. Je ne vois pas. moi si je peux ne pas jeter à l'étranger Je suis contente donc autant, enfin voilà, moi je travaille avec eux vraiment au maximum.
- Speaker #0
Avec toi aujourd'hui dans la boutique, tu as d'autres personnes, d'autres collaborateurs et d'autres collaboratrices qui viennent t'épauler. Est-ce que l'aspect de transmission c'est quelque chose qui t'importe de former aussi les gens ? Alors aujourd'hui il y a des jeunes mais il pourrait peut-être aussi y avoir des moins jeunes, des gens qui sont en reconversion professionnelle. Oui. En quoi c'est important pour toi ça ?
- Speaker #1
Je trouve que... qu'on a un métier passion et c'est bien aussi de partager, de voir avec les jeunes, ça fait si longtemps que je forme des apprentis et je trouve que c'est hyper enrichissant aussi de partager, c'est une génération qui ne voit pas les choses comme nous donc c'est aussi bien de partager, d'apprendre, de leur faire voir aussi nous ce qu'on nous a appris et ouais, enfin c'est... C'est toujours agréable de partager quelque chose qu'on aime. C'est de l'un en un, en quelque sorte. Oui, je trouve que c'est… Moi, j'aime beaucoup ça. C'est quelque chose d'important pour moi.
- Speaker #0
Tu publies aussi sur les réseaux des nouvelles collections, des nouvelles idées, une notion de team building aussi en quelque sorte, où vous lancez des défis. J'en ai vu une il n'y a pas très longtemps, chacune avait fait son bouquet. J'ai trouvé ça assez inspirant. Effectivement, il y a des styles qui sont un petit peu différents. Vous vivez comment ça en interne ? C'est des mini-challenges que vous lancez ? Ou c'est toi qui fixe ?
- Speaker #1
Alors, les idées fuissent souvent. Après, je demande aux filles, elles sont plus jeunes, donc elles sont beaucoup sur les réseaux, plus que moi. Donc, du coup, elles voient des choses, elles ont des idées aussi. Donc, c'est vraiment le partage. Et puis, après, en parlant ensemble, les idées viennent. Et puis, en général, ça fuse assez vite. On part vite dans nos petites idées.
- Speaker #0
Et en quoi c'est important pour toi d'être présent ?
- Speaker #1
sur les réseaux ? Je trouve que ce n'est pas sur les réseaux aujourd'hui. C'est compliqué de se faire connaître. Et puis, c'est aussi montrer, parce que les gens, nous, quand ils viennent en boutique, ils ne restent pas longtemps. Et en fait, c'est aussi montrer que notre métier, ce n'est pas juste servir les gens. C'est aussi créer des choses. C'est montrer aussi comment on travaille d'une journée type, où on va chercher nos fleurs. On leur fait voir aussi. Je trouve que c'est important de valoriser notre métier et d'être transparent.
- Speaker #0
Et aujourd'hui, entre les deux ton passage que tu avais après ton lancement et aujourd'hui. Quelle évolution ça a pris en termes de volume de fleurs ?
- Speaker #1
Après, oui, par rapport au début, il y a quand même beaucoup plus de choses. On travaille beaucoup plus, on a une belle clientèle. J'ai pu embaucher Adeline aussi. Le but, c'est de continuer de se développer comme ça. rester à l'échelle de Chantonnais qui est très bien et puis de continuer à s'amuser.
- Speaker #0
Aujourd'hui, tes clients, ça reste des gens qui sont en local ou tu as quand même des gens qui font un peu le déplacement ?
- Speaker #1
Oui, un petit peu. Après, ça reste vraiment dans le secteur. Mais on a des gens qui sont de passage par Chantonnais et qui viennent exprès ici parce qu'ils savent que je suis là.
- Speaker #0
Tu nous expliquais que tu étais originaire de Saint-Germain-de-Français, tu as voulu te poser sur Chantonnais. Oui. Qu'est-ce qui t'a motivée ? C'était le volume ?
- Speaker #1
C'est que c'est toujours… Moi, j'étais à l'école à Chantonnais et j'ai fait mon premier stage à Chantonnais, dans la fleur. Et le fait qu'il y ait plus fleuristes et que ça soit à côté de chez moi, et que c'est une belle ville, je trouve. Donc, c'est ça qui m'a donné envie aussi à…
- Speaker #0
Si demain tu avais une baguette magique qu'est ce que tu ferais pour que Chantonnais soit encore plus belle ? A part mettre des bouquets de fleurs dans toutes les rues !
- Speaker #1
Mettre des plantes partout !
- Speaker #0
La ville a déjà des projets de revitalisation, il n'y a peut-être pas que de la fleur partout.
- Speaker #1
Après nous c'est vrai qu'on a les travaux qui vont être faits devant à la place, il faut qu'il y ait de la végétation qui va être mise, donc c'est vrai que c'est des choses qui nous plaisent. Après, s'il y a plus de commerces différents dans le centre-ville, ça serait chouette de ramener d'autres commerçants parce que c'est un bon choix.
- Speaker #0
Il y a des clients, on ne le voit pas à la caméra, mais on les entend, il y a des clients qui sont rentrés. Le centre-ville reste dynamique,
- Speaker #1
même en ce moment. Oui, ça bouge tout le temps. Les jours de marché, c'est vraiment un flux aussi important. Ça bouge, malgré ce que les gens peuvent penser, ça bouge beaucoup.
- Speaker #0
Quel serait pour toi ton... Ton défi à relever demain dans ton métier ?
- Speaker #1
C'est de continuer à s'amuser, à travailler avec des producteurs de Vendée, de continuer à se développer et puis de ne pas perdre la petite... La flamme ? Oui, c'est ça. La passion ?
- Speaker #0
Oui. Il n'y a pas de raison.
- Speaker #1
Non, non, non, je ne pense pas.
- Speaker #0
Est-ce que tu as un dernier mot pour, je ne sais pas, passer un message qui te porte ? Ça peut être par rapport aux clients, ça peut être par rapport à des jeunes qui cherchent des métiers passion ou des métiers plaisants ?
- Speaker #1
Je trouve que c'est le plus beau métier. C'est hyper agréable de travailler avec des fleurs, des produits avec la nature. Moi, je changerais de métier pour rien au monde. C'est vraiment un très très beau métier où il faut avoir la passion par contre, mais on s'amuse tous les jours, donc c'est vraiment chouette.
- Speaker #0
Là-dessus, je vais clôturer par ça. Je vais inviter à tous les gens qui auront le podcast et qui vont voir la vidéo de s'arrêter chez toi, découvrir la boutique, se rendre compte de tout ce que tu as aujourd'hui et que le renouvellement que tu apportes. De ne pas hésiter de découvrir le reste du centre-ville qui a aussi d'autres artisans commerçants qui ont le mérite d'être visités. Merci à toi pour ton accueil.
- Speaker #1
Merci beaucoup. Avec plaisir.