- Speaker #0
Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans le nouveau podcast de Martino, chez Martino. Aujourd'hui chez Martino se retrouve chez Factory Crawler à Chantonnais. On est avec Élodie Guérin car elle a été lauréate du concours de vitrine qui est organisé par le CAC. Bonjour Élodie, est-ce que tu peux nous expliquer ce qui t'a motivé à gagner cette vitrine ?
- Speaker #1
Alors bonjour Julien, bienvenue dans mon salon. Ce qui m'a motivée pour cette vitrine, c'est toujours le challenge, dynamiser aussi nos vitrines pour le centre-ville, pour la beauté du centre-ville, pour aussi les clients quand ils viennent au salon, c'est toujours agréable d'avoir une belle déco, dynamique, tendance, et puis au bout du jour et de la saison. Donc effectivement, pour Pâques, j'ai voulu jouer le jeu pour essayer de remporter cette victoire.
- Speaker #0
Bon, c'est parfait, félicitations à toi. Merci. C'est vrai que voilà, j'en ai dans ton salon, on montrerait quelques photos. La déco, c'est quelque chose qui t'a inspiré. On y reviendra un peu plus tard dans le podcast. Ok. Donc voilà. Alors comme vous pouvez l'entendre, on est dans un salon. Le salon, il vit. Il y a des coiffeuses et des clients. On est au bord d'une route. Il y a des bruits à côté. Voilà. Pas de souci.
- Speaker #1
Il y a les pompiers, c'est que c'est bon.
- Speaker #0
Tant qu'ils passent et qu'ils s'arrêtent,
- Speaker #1
c'est pas si mal.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui... Est-ce que tu peux te présenter ton parcours ? Arriver en fait à monter ton affaire en coiffure.
- Speaker #1
Alors mon parcours donc je suis Elodie Guéry donc je suis installée ici à Chantonnais depuis 16 ans. Mon parcours bien je suis coiffeuse depuis 28 ans maintenant.
- Speaker #0
Ça ne nous rajeunit pas.
- Speaker #1
C'est ça, j'ai du mal à compter même.
- Speaker #0
On ne les fait pas.
- Speaker #1
Carrément. Du coup voilà le parcours de coiffeur c'est ap. Après mon BP, j'ai voulu faire quelques petites aventures dans différents salons. J'ai déménagé, je suis partie en Alsace deux ans et demi. Là, j'ai pu faire mon brevet de maîtrise. J'ai aussi mon brevet de maîtrise et puis travailler dans différents salons, chez différents employeurs pour acquérir ma propre technique en m'enrichissant des techniques des autres coiffeurs. C'est ça la magie dans notre métier, c'est qu'on se forme tout le temps. en ayant des jobs différents et du coup on apprend toujours des nouvelles techniques. Donc c'est comme ça que j'ai évolué. On est revenu en Vendée après avec mon mari et du coup voilà, quelques petits CD départis par là. J'ai fait mes enfants comme ça j'étais dispo après pour me lancer. Pour coach validé. Coach validé voilà et c'est surtout que je voulais que quand je me mette à mon compte, c'était un rêve de toujours en fait de me mettre à mon compte pour être libre dans mes objectifs, dans mes challenges, faire ce que j'avais envie pour évoluer tout le temps dans la coiffure. j'ai décidé de m'installer. Donc voilà que je suis installée depuis 16 ans sur Chantonnais.
- Speaker #0
Là, on a regardé dans le rétro. L'avenir, tu le vois comment ? Où est-ce que tu te vois dans 15 ans ?
- Speaker #1
Ouf ! Sur un transat, c'est bien ça, non ? Ah, je sais pas.
- Speaker #0
Ça dépend ce qu'on voit après sur le transat, mais...
- Speaker #1
Ah, ce serait bien ça. Dans 15 ans, franchement, c'est loin. Je sais pas, franchement...
- Speaker #0
Je sais pas, est-ce qu'il y a une notion de franchise,
- Speaker #1
de monter une académie de voiture Non, là, l'idée dans les années à venir, c'est vraiment avoir une belle équipe, la former tout le temps pour qu'elle évolue. Moi, je pense que ce qui est bien, c'est que j'ai réussi à monter mon affaire avec une bonne équipe. Ce que je veux aujourd'hui, c'est garder cette équipe pour qu'elle évolue encore plus, que chacune évolue dans son métier. Donc, en fait, c'est ça l'idée aujourd'hui, c'est de faire évoluer. Alors, pas forcément pour grossir, mais que mes éléments qui soient… Voilà. soit qualitatif et que je les aide à évoluer dans le métier.
- Speaker #0
Et qu'elles aiment le métier aussi.
- Speaker #1
Qu'elles aiment le métier. C'est toujours ce que j'ai voulu chez mes collaboratrices, c'est qu'elles se forment sur ce qu'elles aiment comme service. Moi, dans mon équipe, les filles décident de ce qu'elles veulent faire en formation. On a un métier où on peut faire beaucoup de services, que ce soit l'homme, la femme, les enfants, la couleur. enfin plein de choses, mais je pars du principe qu'on est sensible vraiment à un service et qu'on s'éclate vraiment dans un ou deux services.
- Speaker #0
Donc là, tu touches un petit peu la philosophie du salon.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
On va rentrer dans le détail de ce fait. Oui. C'était quoi en fait pour toi de créer ton salon qui te ressemble ? Aujourd'hui, on voit qu'il y a un côté un peu industriel qui nous ferait penser un petit peu à l'Angleterre, à des choses comme ça.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
avec des choses un peu rock américaines à côté. Il y a une épique sister film, on sent qu'il y a un truc un peu runk.
- Speaker #1
Il y a du caractère !
- Speaker #0
C'est ça !
- Speaker #1
Mais c'est ça en fait !
- Speaker #0
Factory a du caractère de fou !
- Speaker #1
Factory a du caractère de fou ! En fait c'est ça le truc !
- Speaker #0
Raconte-nous tout ça justement.
- Speaker #1
En fait c'est ça, j'essaye toujours de mettre en avant ce que les autres n'ont pas. Donc en fait l'idée c'est de créer un univers qu'il n'y a pas ailleurs, qu'il n'y a pas à côté de chez moi. de créer aussi des services qu'il n'y a pas. Dans le salon, on essaie de donner cette rareté d'ambiance pour chercher quelque chose d'original, mais aussi authentique à notre image.
- Speaker #0
Là, on a éteint la musique pour les besoins de l'enregistrement, mais on sentait qu'on n'était pas sur de la balse.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
On était sur quelque chose d'assez rock. c'est ça voilà donc en fait dès que les clients et les clients-clients d'ailleurs traversent enfin on passe la porte ouais ils sont tout de suite en immersion c'est ça c'est ça ouais on essaye vraiment d'avoir cette ambiance cosy à la fois quand
- Speaker #1
même oui mais effectivement on n'est pas sur des salons relax zenitude voilà on est sur vraiment un salon dynamique original tendance moderne c'est pour ça qu'on s'inspire effectivement des fois des tendances anglo-saxonne, les choses hyper décalées. Donc, on essaye au maximum.
- Speaker #0
Les crêtes, tout ça.
- Speaker #1
Les crêtes, les coupes au bol, les tendances anglo-saxonnes. On ose faire des coupes que les gens ont du mal des fois à franchir.
- Speaker #0
Justement, sur les dernières publications, il y a parfois des choses que vous mettez en avant. Et en fait, moi, ma question, c'est est-ce que c'est les clients qui vous le demandent et qui savent qu'ils peuvent vous faire la demande parce qu'ils ont confiance ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ou vous sentez que parfois, il y a une demande qui est un peu cachée et du coup, vous allez justement creuser un peu le truc. Vous dites, si, vas-y, essaye, tu verras, ce sera super sympa. Et du coup, vous embarquez les clients et les clientes dans un nouveau ou nouvelle E ou L.
- Speaker #1
En fait, j'ai envie de dire les deux. Effectivement, on a une part de clientèle qui va venir dans le salon parce qu'elle sait qu'elle va trouver cette coupe que quelquefois elle peut demander à son coiffeur mais qui n'ose pas la faire. Donc des fois elle franchit le cap en disant bon bah je vais essayer là et ma coupe elle sera comme voilà parce qu'on va oser faire des choses décalées. Et on a aussi effectivement cette part de clientèle qui est du capeur de et puis bah là du coup du coup effectivement là en plus on dit mais là il faut y aller. Rien qu'à le dire,
- Speaker #0
il faut pas se poser de questions. Parce que les gens ils vont le voir à la vidéo,
- Speaker #1
ça va déjà le sourire,
- Speaker #0
il va les grécher aux oreilles déjà.
- Speaker #1
Mais il faut pas se poser de questions, voilà, il faut oser, il faut le faire et puis voilà, et puis la prochaine fois on change,
- Speaker #0
c'est pas grave. Ouais, de toute façon je suis repousse.
- Speaker #1
Voilà, c'est pas grave. Comme ça tu fais rien. Voilà. En tout cas voilà, non non, faut… Ok. Ouais ouais, faut…
- Speaker #0
Et du coup quand tu recrutes, les filles en fait elles adhèrent en fait chez toi comme c'est toi qui vas les chercher en fonction des sélecteurs. Comment tu procèdes ? Parce que j'imagine que garder cet ADN de salon, il faut que tout le monde soit immergé tout de suite dans l'ambiance.
- Speaker #1
Il faut que ce soit partagé. Oui, complètement. Alors, au niveau du recrutement, effectivement, j'essaye que tout le monde soit à peu près dans le même... Alors, on a tous et toutes notre façon de coiffer, notre façon de couper, que je laisse libre recours à chaque coiffeur d'ailleurs. je ne donne pas une ligne de conduite sur les coupes mais j'aspire quand même à avoir un petit truc un petit côté fêlé un petit côté fêlé exactement en disant vas-y, vas-y, il faut y aller du coup c'est pas toujours facile au début quand on arrive dans une entreprise de s'adapter à ça donc il faut aussi laisser le temps aux coiffeurs qui viennent, je leur dis ok mais là il fallait y aller Vas-y, vas-y. Enfin, je leur fais confiance en fait direct en disant mais ose.
- Speaker #0
Est-ce que ça t'est arrivé d'avoir vu une coupe et là tu t'es dit « Waouh, j'aurais pas osé » .
- Speaker #1
Ah non. Non.
- Speaker #0
Non. À chaque fois, tu t'es dit « Ouais » .
- Speaker #1
Carrément, c'est bien. Mais oui. Ah non.
- Speaker #0
Et les clients en fait, ils reviennent du coup avec ça. Ouais,
- Speaker #1
ouais, ouais.
- Speaker #0
T'es installée à Chantonnais. C'était quoi ton lien avec Chantonnais ? T'es née de la Chantonnais ? Pas du tout ?
- Speaker #1
Pas du tout. Alors pas très loin, je suis originaire de Vendée mais d'une petite commune, Chambretot, à côté des Herbiers. Et du coup non, un peu par hasard sur Chantonnais, mon arrivée sur Chantonnais, parce que je cherchais un fonds de commerce à vendre. Chantonnais on connaissait parce que je suis basketteuse, donc du coup je connaissais de basket. Et puis voilà. fil en aiguille, en cherchant les fonds de commerce. On avait étudié sur la côte Vendéenne et puis en fait, on a tiré à Chantelaine.
- Speaker #0
Tu as profité pour prendre une licence au CSG.
- Speaker #1
J'ai rejoué, oui.
- Speaker #0
On passera les petits bouquins au CSG.
- Speaker #1
Ils seront contents. Salut. Donc voilà.
- Speaker #0
Et du coup, ça t'a plu ? Tu as vu que tu pouvais concilier vie pro et vie perso sur Chanteney ?
- Speaker #1
Oui, complètement. Oui, perso et vie pro, effectivement. Puis mon mari, géographiquement, ça marchait aussi au niveau du travail, donc impeccable.
- Speaker #0
Et alors du coup, si tu avais un regard ou si tu avais un petit mot à apporter sur des gens qui voudraient entreprendre sur Chanteney, qu'est-ce que tu ferais ? tu leur dirais ce serait quoi ton petit tuyau à leur visite ?
- Speaker #1
Eh bien, mon petit tuyau, ce serait toujours d'oser être en décalage, d'oser se lancer. Et puis, effectivement, d'être toujours dans l'innovation. En fait, c'est ce qui compte, je trouve, pour les gens aujourd'hui, les consommateurs aujourd'hui, c'est d'être tout le temps dans l'innovation. Si on n'est pas force de proposition, ça ne fonctionne pas. Il faut toujours se réinventer. pour trouver des nouvelles idées, pour trouver des nouveaux projets dans son entreprise, pour attirer tout le temps la clientèle.
- Speaker #0
L'idée, c'est de pouvoir les emmener sur quelque chose de toujours nouveau, qui bouillonne tout le temps.
- Speaker #1
Tout le temps.
- Speaker #0
Ce qui fait que le client, d'un passage à l'autre, il peut avoir des propositions différentes.
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #0
Parce que c'est vrai que la coiffure, c'est ce qui se voit le plus, j'irais après le visage. donc en fonction de comment les gens sont coiffés voilà il y a On dégage quelque chose. C'est ça. Donc, d'une part, pour qu'ils en reviennent et qu'ils soient contents aussi, qu'ils ne mettent pas une casquette ou une capuche.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça.
- Speaker #0
C'est ça. Vas-y, vas-y. Non,
- Speaker #1
je gagne. Oui, non, complètement.
- Speaker #0
Aujourd'hui, sur ta façon de travailler, tu nous as expliqué la partie innovation et puis formation des filles. Et après, il y a aussi une notion aussi de gamme de produits qui peuvent être proposés, qui sont utilisés. Aujourd'hui, c'est... c'est la même gamme de produits que tu as depuis le départ. C'est une gamme qui correspond un petit peu à ta vision de la coiffure. Est-ce qu'eux aussi, ils innovent aussi vite que toi ?
- Speaker #1
Oui, alors complètement. Du coup, au niveau des marques de produits, je n'ai pas toujours travaillé avec les mêmes marques parce que, comme je le disais, l'innovation toujours serait inventée et tout. C'est dans ma culture. Donc, ça veut dire que je peux me lasser très vite de ça. que j'ai donc en général je change donc là aujourd'hui je travaille avec Redken alors c'est toujours par contre on monte enfin je monte de plus en plus en gamme de produits là on est sur des très belles gammes comme Redken et Colorgo pour l'homme c'est une gamme c'est la gamme d'EPO qui fait aussi toute la ligne visage pour l'homme visage corps ambiance voilà et effectivement avec cette nouvelle marque en fait Je suis devenue Redken artiste avec eux en fait. Donc je suis aussi formatrice pour eux aujourd'hui, en parallèle du salon.
- Speaker #0
Là on se rend compte qu'à Montaigne on se rate.
- Speaker #1
Un petit peu, ouais.
- Speaker #0
J'espère.
- Speaker #1
Je pense que les gens quand ils passent par le salon,
- Speaker #0
après avoir écouté le podcast, ils vont dire « Attendez les gars, là on est plus factory. »
- Speaker #1
Non mais du coup, c'est comme ça aussi qu'on évolue, c'est en devenant aussi formatrice que je transmets, en fait on se transmet de coiffeur à coiffeur. Et du coup, pour cette gamme-là, effectivement, on développe de plus en plus de balayage, de colorimétrie, de tout ça.
- Speaker #0
Est-ce que c'est la tendance aussi de la coiffure ou de la mode de la coiffure qui est en vogue aussi avec ces produits-là, qui fait qu'il y a peut-être un effet levier ou pas du tout ?
- Speaker #1
Oui, si. Alors du coup, Redken, c'est une marque américaine, donc marque américaine du New York. et qui dit New York dit innovation et qui dit innovation dit voilà la boucle est bouclée non mais ouais voilà c'est ça il y a vachement toujours des nouveautés toujours des nouveaux looks des
- Speaker #0
nouvelles tendances effectivement bon mais est-ce que tu as un dernier mot ou un souhait que tu voudrais partager aux gens pour qu'ils viennent soit découvrir le salon ou découvrir Chantonelle,
- Speaker #1
peu importe. Eh bien, oui, qu'ils viennent tester, de venir se faire coiffer chez nous sans problème.
- Speaker #0
Donc, homme, femme, enfant. Homme,
- Speaker #1
femme, enfant.
- Speaker #0
Les chauves aussi, on ne sait jamais. Oui,
- Speaker #1
mais les chauves sont avec une barbe, non ?
- Speaker #0
Oui, pareil, je ne suis pas encore inquiétant de ça.
- Speaker #1
Voilà, et puis, un petit mot pour les coiffeurs, je recrute, donc n'hésitez pas à pousser la porte.
- Speaker #0
Par contre, il faut avoir du talent. Non,
- Speaker #1
non, on forme, on forme, on forme. Non, non, sans problème. conforme à notre image aussi.
- Speaker #0
C'est parfait. Merci à toi,
- Speaker #1
Élodie. Merci, Julien.
- Speaker #0
Je vous retrouve très vite pour la troisième gagnante, qui sera l'Omnibus, sur le prochain épisode. Merci à vous et à bientôt. À très vite.