- Speaker #0
Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans la deuxième partie du podcast Martino. Aujourd'hui, Martino ne sera plus en coaching, mais en pole dance avec Gaëlle, qui nous reçoit dans son studio. Elle va nous expliquer son parcours, comment elle en est arrivée à être professeure de pole dance. On dit de la pole dance ou le pole dance ?
- Speaker #1
On dit la pole dance parce que c'est une activité qui est pratiquée majoritairement par des femmes sur une barre verticale et surtout c'est une danse. Bon,
- Speaker #0
comme ça, il n'y a plus d'erreur à faire avec ça, on dit le pole dance. Dis-nous tout Gaëlle.
- Speaker #1
Du coup, je m'appelle Gaëlle Potier, je suis instructrice pole dance depuis maintenant 3 ans quasiment. Auparavant, je travaillais dans le monde agricole et j'accompagnais les agriculteurs, et notamment les éleveurs de volailles, à améliorer leur gestion d'élevage, que ce soit sur différents points techniques. et du coup au travers de ces différentes expériences j'ai eu l'occasion de faire de la formation de me rendre compte que j'appréciais accompagner l'humain et il y a 3 ans j'ai décidé à l'occasion de mes 40 ans de prendre un virage professionnel et de me lancer dans l'enseignement de la polèche que je pratiquais déjà depuis une dizaine d'années et donc voilà j'ai commencé par donner des cours un petit peu à droite à gauche et là depuis janvier, donc ça va faire un an bientôt j'ai ouvert mon propre studio dans lequel nous nous trouvons actuellement du coup
- Speaker #0
Bon. T'es arrivée sur Clisson, t'habitais déjà dans le secteur ou c'est parce qu'il y a un bassin ou une population qui est réceptive à cette pratique ?
- Speaker #1
Alors du coup j'habite à Montaigu, c'est à un quart d'heure de Clisson. J'ai trouvé le studio sur Clisson et j'ai décidé de m'installer ici parce que c'est un endroit où il n'y a pas d'autres studios à proximité. Ça reste une activité qui est quand même très peu développée encore en France, un marché de niche. Il y a plusieurs écoles sur Nantes. Et au moment où j'ai voulu lancer le studio sur Clisson, j'étais la salle à 40 minutes aux environs. Donc, depuis, il y a eu d'autres écoles qui se sont montées, qui se sont rapprochées. Mais en tout cas, c'est ce qui m'a permis de m'installer ici. C'est le fait que je n'ai pas de concurrence à proximité. Et du coup, effectivement, la population n'est pas encore très sensibilisée à la pratique de la pole dance. Je sens que les gens sont encore un petit peu timides par rapport à cette pratique-là. Mais en tout cas, j'ai reçu vraiment un très bon accueil. Les gens sont très ouverts. Ça reste une activité qui est à la mode maintenant, dont on entend parler depuis plusieurs années. On n'est quand même pas très loin de Nantes. Les chrissonnés travaillent sur Nantes pour une certaine partie et reviennent dormir sur Crisson le soir. Donc, c'est aussi une ville dans laquelle il y a 4-5 écoles de pole dance maintenant. Donc, du coup, ils en entendent forcément parler aussi. Et petit à petit, le bouche-à-oreille fait son chemin. Et aujourd'hui, j'ai une quantité d'élèves quand même assez intéressante. Donc, je suis très contente de mon ouverture.
- Speaker #0
Toi, quand tu as commencé à faire de la pole dance,
- Speaker #1
c'était en 2013 maintenant.
- Speaker #0
En 2013. Qu'est-ce qui t'avait motivé à aller faire de la pole dance ?
- Speaker #1
En fait, depuis que je suis toute petite, j'ai toujours pratiqué des activités sportives ou de la danse avec mes parents, déménagés tous les 3-4 ans. Et donc, à chaque fois, je démarrais une nouvelle activité par rapport à la proximité de mon lieu d'habitation. Donc, soit c'était la danse, soit c'était du sport collectif ou du sport individuel. J'ai un petit peu tout fait. Et finalement, j'ai trouvé une forme d'équilibre dans ces deux pratiques-là. Et quand j'ai commencé à travailler, je n'avais pas trop le temps de pratiquer 15 activités non plus, parce que forcément, au début, on se lance, on s'investit. Et en fait, il y a une école de pole dance qui a ouvert à Angers, parce qu'à l'époque, je travaillais sur Angers. Et j'ai tout de suite compris l'intérêt de ce sport qui allie à la fois le côté sportif musculaire et le côté danse artistique créatif. Et du coup, ça a rejoigné l'ensemble de ce que j'aimais faire. Et dès le premier cours, en fait, le premier cours, c'était lors d'un EVGF de ma meilleure amie, où du coup, on a pu tester ça. Et je me suis rendu compte, en fait, que ça alliait tous les effets que je recherchais. C'est un sport complet, en fait. Exactement. Et qui permettait vraiment de lâcher prise pour pouvoir complètement oublier toutes les difficultés qu'on peut avoir dans la vie quotidienne, la charge mentale qu'on peut avoir dans la vie quotidienne. l'équipe. pousse la porte d'un studio pole dance, en général toutes les élèves le disent, c'est une bulle d'oxygène et ça permet d'évoluer. Exactement, en fait il y a trois raisons pour le nom de la bulle aérienne. La première raison effectivement c'est la bulle d'oxygène qu'on a quand on fait l'activité qu'on aime. La deuxième raison, les bulles du côté festif toujours un petit peu parce que ça reste un sport de loisirs et un sport d'activité. Et la dernière raison, c'est que c'est le lieu, la bulle c'est un petit cocon que j'ai voulu créer. pour permettre aux élèves de s'épanouir dans un endroit qui soit sécurisant, qui soit assez intime. On sait que la pole dance, elle a des origines dans le monde de la nuit. Je sais qu'il y a certaines personnes qui ne sont pas forcément à l'aise avec ça, et d'autant plus que c'est un sport que l'on pratique en petite tenue pour avoir un maximum de peau qui adhère à la barre. Et forcément, on va y venir après, mais ça demande une certaine confiance en soi et un certain lâcher prise qui fait que parfois les élèves peuvent ne pas se sentir à l'aise. Donc ici, je veux créer absolument une safe place qui permette aux élèves de s'épanouir et de ne pas se poser de questions par rapport à tout ça.
- Speaker #0
Quand toi, tu as découvert la pole dance, tu as commencé à la pratiquer ? est-ce que tu t'es aperçu de l'évolution que ça t'a apporté pour toi à titre personnel ?
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #0
Et c'est ça que tu as voulu retransmettre après en ouvrant ton école, c'est ça ?
- Speaker #1
Complètement. Moi, quand j'ai commencé la Polden, j'ai vraiment senti ce sentiment, je vais appeler ça du girl power. Il n'y a pas vraiment de mot en français, c'est l'empowerment en anglais. C'est le côté de se sentir puissant et confiant dans sa vie de tous les jours, en fait.
- Speaker #0
Si je l'ai vu aujourd'hui, c'est d'être boosté. Exactement.
- Speaker #1
Complètement, de vraiment croquer la vie à pleines dents et d'être fière de ce qu'on fait. Et c'est vrai que moi, dans ma vie, j'ai traversé différentes épreuves. À un moment donné, j'ai touché le fond et j'ai dû me reconstruire pour remonter. Ça, c'était dans mon adolescence. Et en fait, la pole, ça a été un peu le point d'orgue qui m'a permis vraiment de me dire « Si, ça y est Gaëlle, ça y est, t'es remontée, maintenant tu es capable de... » Et en fait, toutes les réussites que je faisais sur la pole, à chaque fois, c'était quelque chose que je gardais au fond de moi, qui, après, dans ma vie personnelle ou professionnelle, me disait allez, tu as peur de faire cette présentation, tu as peur d'aller au-devant de tel contact, mais ce n'est pas grave parce que tu sais que tu es capable de faire ça à la pole, donc tu vas y arriver dans ta vie professionnelle ou tu vas y arriver dans ta vie personnelle. Et ça m'a donné ce courage de me dire, tu es capable de faire ça à la pole, donc tu es capable d'extrapoler, de faire encore mieux à l'extérieur.
- Speaker #0
Et donc, de fil en aiguille, en ouvrant, tu as aussi vu des gens qui ont découvert la pole dance. ils ont été néophytes. Aujourd'hui, tu es sur ta première année, je ne sais pas si on peut parler de saison dans ce sport-là. Il y a des élèves qui t'ont suivi depuis que tu as commencé à donner ces cours-là et tu as pu observer leur évolution.
- Speaker #1
Complètement. Même déjà quand j'étais élève, je voyais forcément les nouveaux arrivés à chaque rentrée de septembre parce qu'effectivement, c'est un sport qu'on commence en retrait scolaire, comme beaucoup d'activités sportives. Et effectivement, en quelques mois, même déjà j'ai envie de dire en quelques semaines, au bout de deux ou trois semaines, on voit déjà leur attitude se transformer, leur appréhension un petit peu commencer à être dépassée. C'est un sport qui demande beaucoup de lâcher prise au sens littéral et au sens figuré pour pouvoir arriver à se lancer autour de la barre, pour pouvoir arriver à se faire confiance. et le lâcher-pris c'est quelque chose qui n'est pas forcément évident dans la vie de tous les jours quand on est un adulte qui a dû développer des techniques de protection de contrôle pour arriver à à surmonter des obstacles et à compenser parfois un manque de confiance en soi. Et en fait, en pôle, tu es obligé de dépasser ça pour pouvoir avancer. Et quand tu arrives à mettre les élèves dans une safe place, tu les vois s'épanouir, tu les vois progresser. Et en quelques semaines déjà, elles sont complètement transformées. En quelques mois, au bout d'un an, j'ai déjà des élèves qui passent des inversions, la tête en bas et qui se soulèvent plus qu'à deux mains, alors qu'elles se pensaient incapables de faire ça quelques mois auparavant.
- Speaker #0
En fait, justement, tu finis là-dessus, et je trouve ça intéressant, parce que depuis tout à l'heure, tu parles beaucoup de l'état d'esprit qu'amène la pole dance, mais tu ne parles pas du côté physique, et je pense que pour tenir sur une barre, je pense qu'il faut quand même avoir un minimum de conditions physiques, même si la technique peut alléger ce côté-là, mais malgré tout, il y a quand même aussi un maintien de forme physique de la personne. qui fait que les personnes peuvent perdre un peu de poids, retrouver confiance. Alors effectivement et dans la tête, mais aussi physiquement. Et c'est justement ces deux effets-là qui fait que ça booste les gens et que ça les emmène un petit peu là où ils découvrent un nouveau moi.
- Speaker #1
Oui, exactement. En fait, on ne va pas se mentir, la pole, quand elle est pratiquée à un bon niveau, au niveau intermédiaire, avancé, voire professionnel et au-delà, c'est un sport qui est hyper exigeant, qui est hyper intense, qui demande un engagement musculaire de l'entièreté du port et une très bonne hygiène de vie. Malgré tout, quand on commence l'Apple, ça ne demande pas d'avoir toutes ces capacités-là. Moi, c'est en tout cas la volonté dans mon studio et dans beaucoup de studios en France, où dès qu'on arrive, on commence par un niveau qu'on appelle initiation. Le niveau initiation, on garde les pieds quasiment au sol tout le temps, on a toujours au moins 3-4 points d'appui sur la barre, et on y va tout doucement parce qu'on sait très bien que monsieur, madame, tout le monde n'a pas de force dans les bras. à moins qu'on pratique déjà l'escalade, qu'on pratique déjà le traction, etc. Mais l'objectif, c'est de rendre cette activité-là accessible à tout le monde. Et la force, elle se construit par la pratique, elle se construit par des techniques de renforcement. On fait un échauffement très complet qui dure une demi-heure à peu près en chaque début de cours. Je propose en plus des cours de renforcement et d'assouplissement pour pouvoir justement s'améliorer encore plus. Et on ne va pas se mentir, si on veut progresser rapidement à la pole, on va dire qu'un cours de pole une fois par semaine, ça ne va pas être suffisant, on va associer à cela une ou deux séances de renforcement musculaire à côté. Mais pour autant, on a moyen de se faire plaisir, déjà avec un seul cours de pole par semaine, si on n'a pas plus de temps à y consacrer, on va y progresser plus lentement, mais en tout cas, on va continuer à progresser, et surtout, pour moi, l'évolution, elle est principalement mentale, parce que l'intérêt de faire ce sport, c'est d'avoir une activité de loisir, et non pas de, comme je dis toujours à mes élèves, on n'est pas là pour faire de la compétition au championnat de France. sauf si c'est ce qu'elles veulent faire mais en tout cas avant d'en arriver là il y a déjà toute une préparation et un état d'esprit à avoir en tout cas j'imagine que quand Adeline elle a franchi la porte de ton studio donc elle a expliqué ce qu'elle faisait comme métier je pense que ça a dû fuser
- Speaker #0
dans la tête et t'as dû tout de suite avoir une projection assez visionnaire après bon il a fallu étayer un peu le projet mais je pense que ouais et Tu as dû te projeter assez vite sur ce truc-là.
- Speaker #1
Effectivement, avec Adeline, on s'est rencontrés assez rapidement. À partir du moment où je me suis installée, on a beaucoup échangé. Et après, quand elle est venue essayer au studio, je pense qu'elle a tout de suite compris l'intérêt qu'on peut apporter avec la pole en complément du coaching. Parce que moi, je travaille un petit peu le mental, mais beaucoup le cœur et le corps, parce que c'est ce qui va être amené à travailler ensemble sur une activité sportive et encore plus à la pole. Mais je vois bien qu'il y a certaines personnes, au niveau mental, il y a des blocages quand même assez ancrés, assez profonds. Déjà, dans un cours collectif, je trouve que ce n'est pas le lieu de parler de ça avec l'élève parce que ça peut être très personnel et très intime. Je peux le voir un peu plus en cours particulier, quand je suis en one-to-one avec un élève. Effectivement, là, je vais rentrer un petit peu plus dans la vie personnelle des gens, poser plus de questions et on va essayer de lever ensemble des blocages. Mais je ne suis pas coach, je n'ai pas les techniques pour. Et je trouve ça super intéressant, justement, de m'associer avec Adeline. pour pouvoir booster l'effet lâcher prise et prise de conscience de l'intérêt d'une activité sportive avec la pole, avec des techniques de coaching qui vont justement aller plus loin dans la libération de l'esprit, de la tête.
- Speaker #0
Si tu devais avoir une baguette magique, tu ferais quoi avec ?
- Speaker #1
J'aimerais justement être capable d'aider mes élèves à dépasser leur blocage, parce que des fois, je vois qu'elles ont la force, je vois qu'elles ont compris la technique. qu'elles ont compris le placement, c'est juste qu'elles n'ont pas confiance en elles. Il n'y a que ça qui les bloque. En fait, elles s'autobloquent elles-mêmes. Et des fois, j'ai juste envie de pouvoir aller dans leur cerveau, éteindre ce blocage et leur dire, tu vois, tu es capable, je sais que tu peux y arriver en fait.
- Speaker #0
Donc cet accompagnement-là, effectivement, ça doit t'animer au quotidien, parce que tu vois les gens évoluer, tu vois qu'à un moment donné, ça stoppe, et voilà.
- Speaker #1
C'est ça, et des fois tu vois une élève bloquée sur une figure pendant 3, 4, 5 cours, et tu ne sais pas pourquoi au 6e cours, elle va y arriver. Et là, c'est juste la consécration pour elle, et pour moi surtout, j'ai les larmes aux yeux pour elle de l'avoir enfin réussi à dépasser ce blocage.
- Speaker #0
Tu as combien d'élèves par séance ?
- Speaker #1
Sur un cours, on va être 10 personnes maximum. Elles sont deux par barre, ce qui permet de travailler à deux, justement, et de s'entraider, de ne pas être seule, coincée dans ces blocages.
- Speaker #0
À travers le stage, il va y avoir du temps, effectivement, coaching. Il va y avoir du temps à la pôle. Ça va être quoi, en fait, le RIC à la pôle ? Ça va être deux fois par jour ? Ça va être deux heures d'affilée ?
- Speaker #1
On fera des petites séances et il n'y aura pas que de la pôle. Il y aura, en fait, de l'activité physique. parce que, comme je l'ai dit tout à l'heure, la pole, c'est un sport qui est hyper intense. Si je fais une séance de deux heures de pole le premier jour, après, elles vont avoir des courbatures pendant trois jours et c'est fini, on les perd. Donc, l'objectif, c'est d'y aller tranquille. L'objectif de ce stage, c'est de permettre à ces personnes de prendre confiance en elles et de se dévoiler, de se révéler à elles-mêmes. Donc, la pole, ça va être juste une excuse, un argument d'activité physique qui va leur permettre de se dépasser un petit peu pour qu'elles puissent prendre conscience qu'elles sont capables. d'aller au-delà de leurs limites, qu'elles puissent prendre conscience aussi que le corps fait partie intégrante de la confiance en soi, ce n'est pas que le mental, et que si son corps, tel qu'il est, avec nos complexes ou pas, est capable de faire certaines choses dont elle ne se croyait pas capable, c'est que peut-être, il y a une petite marche à franchir pour aller au-delà et commencer à atteindre un petit peu de confiance en soi et un petit peu d'estime de soi.
- Speaker #0
Ce stage va arriver sur 2026, printemps 2026. Il y a un nombre de places limitées, je suppose ?
- Speaker #1
Oui, on va être un groupe de 6 personnes maximum, justement pour permettre de garder ce petit cocon, cette petite bulle très intime, qui va permettre aux personnes de se sentir en confiance et de pouvoir se lâcher plus facilement.
- Speaker #0
Et ça, ça va être disponible à partir de quand ?
- Speaker #1
Donc le stage, il est déjà disponible pour toute inscription, en ligne sur Internet. Du coup, on partagera certainement le lien de la... de la page d'inscription. Et le stage qui va se dérouler, on va accueillir les personnes le 13 mai au soir jusqu'au 16 mai au soir. Du coup,
- Speaker #0
bien. Écoute, je te remercie beaucoup. Et puis, on va passer sur la troisième partie. Je te remercie en tout cas, Gaëlle, de nous avoir ouvert les portes et de nous avoir aussi fait découvrir ton univers. J'espère que ça va m'embarquer autant que moi, ça m'a embarqué en tout cas. Donc, voilà. Merci.
- Speaker #1
Merci à toi, Julien.