Description
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Transcription
Iliane, bienvenue. Je suis ravie qu'on se retrouve aujourd'hui dans ce petit cadre intime pour discuter, pour évoquer le Mindsport, savoir la philosophie autour de ça, savoir ce que ça implique, quelles sont les valeurs, ce que toi tu souhaites véhiculer autour de ça. Moi, la première citation qui m'est venue en pensant à toi, forcément je suis une littéraire à la base, c'était la fameuse citation de Corneille, à savoir « Aux âmes bien nées, la valeur n'attend pas le nombre des années » . Donc ça, je pense que c'est une citation qui résume parfaitement bien l'esprit de ce premier échange qu'on va avoir, parce qu'elle résume un peu ce que tu incarnes pour moi, parce que ça fait quand même quelques mois que je t'observe de près. Et c'est vrai que ce que je remarque, c'est que tu as une forme de précocité assez rare qui mêle à la fois force mentale, maturité, ambition et une vision assez structurée de là où tu veux aller. Donc moi, ce que je propose, c'est que déjà, on lance ce premier podcast pour qu'on puisse explorer l'univers de la performance physique et mentale où on va parler discipline, mindset. sport, ambition et surtout de la vraie vie. Parce que sinon...
C'est plus important.
Voilà. Donc, en synthèse, ce qu'on peut dire, c'est que Mindsport, c'est un espace de parole pour celles et ceux qui construisent leur puissance intérieure, qui se lancent des défis, qui ne restent pas forcément sur leurs acquis, qui ont envie de construire, qu'ils soient aussi bien athlètes, entrepreneurs, étudiants, ou simplement une personne en quête de sens ou qui a envie de... de se challenger. Pour ce podcast, tu es mon premier invité, parce que tu incarnes vraiment à la perfection l'ADN Mindsport. Tu t'appelles Iliane, tu as 18 ans. Tu as déjà connu plus de combats et de déceptions que certains adultes. On peut dire que toi, tu as un esprit assez clair dans un corps en pleine construction. Est-ce que ça te résume bien ça ?
Ça me résume bien, c'est une belle citation, j'aime beaucoup.
Donc aujourd'hui on va se parler de ton parcours, on va échanger, on va retracer un petit peu les grandes étapes de ton parcours jusqu'à maintenant et que tu partages avec nous ta philosophie autour du sport, autour de tes objectifs. Et écoute, on va commencer tout de suite. Est-ce que déjà Eliane tu peux te présenter ?
Alors déjà, merci de m'accueillir. Moi c'est Ilian, comme tu as dit j'ai 18 ans. Je fais du sport depuis que je suis né. J'ai commencé par le judo, j'ai fait de la boxe, j'ai fait de l'athlétisme, de la natation. Je suis même passé par le trampoline. Mais il y a un sport qui m'a construit. J'ai commencé à l'âge de 8 ans, c'est le foot. Le foot, j'ai tout connu dans ce sport. Je suis passé par des hauts, des bas, j'ai tout gagné. J'ai fait des stages à Clairefontaine. J'ai joué contre l'équipe de France féminine, je suis parti à l'étranger, j'ai fait des tests partout en Ile-de-France, j'ai joué dans beaucoup de clubs en Ile-de-France, notamment le Val-aux-Pérées qui est juste à côté, j'ai joué à la Garenne-Colombes, à Issy-Léon-Linaud, à Versailles, à Montrouge, je suis passé par le Racing, j'ai fait des petits allers-retours au PSG, j'ai fait beaucoup de clubs et c'est un sport qui m'a construit. Comme je l'ai dit, j'ai connu des hauts et des bas. J'ai passé tout mon collège dans un sport études à Issy-le-Moulineau, qui s'appelait l'Académie Bernard Diomède. Je ne sais pas si tu connais Bernard Diomède, champion du monde. Oui. Champion du monde 98. Et il a créé son académie à Issy-le-Moulineau. Du coup, ça veut dire que le matin, j'avais école. L'après-midi, j'avais foot. J'étais en internat. Et c'était assez compliqué par moments. Mais je pense que ça m'a grandement forgé.
Et en internat, c'est-à-dire que tu ne rentrais pas chez toi le soir ?
Non, je ne rentrais pas chez moi le soir.
Et à quel âge ?
J'avais... 10 ans.
Donc à 10 ans, t'étais déjà...
Ouais, j'avais 10 ans.
T'étais autonome finalement.
C'était ça et c'était assez compliqué par moments parce que moi, je sors d'un milieu où je connaissais pas tout ce qui était... Tu sais, quand tu rentres au collège, forcément t'es jugé, t'es... Ouais,
c'est l'adolescence, c'est une période assez...
C'est l'adolescence et moi j'étais assez... j'avais pas m'habiller, j'étais toute innocente, ça veut dire que j'ai connu beaucoup de moqueries, etc. Mais ce qui me sauvait, c'était mon niveau au foot. C'était vraiment la chose qui faisait taire les autres un peu.
C'était la façon à toi de fermer les bouches.
Exactement, c'était ma manière de faire. Et comme j'ai vécu de belles années, j'ai fait des rencontres incroyables qui, bon aujourd'hui on s'est éloignés, mais qui m'ont vachement soutenu dans les moments durs. Et voilà, à l'académie j'ai tout gagné. Des distinctions de l'excellence devant... C'est Laurent Blanc qui me remettait ma... Ma médaille de l'excellence, je me souviens, il y a mon père dans les tribunes, c'était de beaux moments. Et pendant ce temps-là, en même temps que j'étais à cette académie, je jouais à Issy-les-Moulineaux, pendant ce temps-là, pendant mon temps libre. Et à Issy-les-Moulineaux, je suis resté cinq ans avec un coach qui m'a énormément formé. C'était un coach qui s'appelait Alexis, je me souviens, je crois qu'aujourd'hui il est à Versailles. Et il était dur, il était froid, mais avec du recul, je crois que c'est le coach qui m'a le plus servi. Quand je repense à ces discours, des fois, ils me mettaient sur le banc pendant deux matchs, deux, trois matchs et je ne comprenais pas. Je me disais, mais pourquoi il me met sur le banc ? Je suis bon à l'entraînement, je ne comprends pas. Mais en fait, c'était pour m'apprendre certaines choses que je n'avais pas. Et en me laissant sur le banc, je réalisais beaucoup de choses et ce qui m'a permis de performer. C'est-à-dire que moi, je suis resté cinq ans à Issy-le-Mulneau. Au bout de la quatrième année, lui, il est parti à Versailles. Je suis resté un an de plus à Issy-le-Buneau, je me sentais pas bien Je me suis dit Pourquoi pas aller à Versailles ? Et ça, c'était du coup après le collège. Donc, début seconde. En seconde, je suis allé à Versailles, je l'ai rejoint. On était en U15. En U15, on a fait une super saison, j'ai pris énormément de plaisir. Je suis resté deux ans à Versailles, c'est les deux années où j'ai pris le plus de plaisir à jouer au foot. Je faisais des passes décisives, j'étais vu par tous les clubs, on faisait des stages à droite, à gauche. C'était... Franchement, je retiens, j'ai que des bons moments. J'ai que des bons moments. Et du coup... La deuxième année à Versailles arrive, on est premier du championnat du début à la fin. Je suis le meilleur passeur du championnat, etc. Ça se passe à merveille. Ma saison se passe à merveille et on monte de UCSR2 à UCSR1. On est champion. À ce moment-là, j'étais avec tous mes amis. J'avais mon meilleur ami qui s'appelait Elias à l'époque. On s'est suivis partout, lui et moi. Il venait d'Algérie, il est venu à Issy-le-Mouneau, on s'est rencontrés. Je crois qu'on a passé 6 ans ensemble, non-stop, à ne pas se lâcher. D'ailleurs, grosse dédicace à lui. Et du coup, on est montés, comme j'ai dit, de U16 R2 à U16 R1. Et à ce moment-là, quand on est montés, j'avais deux choix. Soit rester en U18 R1 à Versailles, soit partir en U17 Nationale à Montrouge. J'ai pris le choix d'aller à Montrouge, et je pense que ça a été... Peut-être la pire décision de ma vie, mais avec du recul, c'est peut-être en même temps la meilleure. Et bon, j'expliquerai peut-être tout à l'heure.
Ouais, bon après tu sais, c'est plutôt à la fin du film qu'on sait si c'était une mauvaise décision ou pas finalement.
C'est ça, c'est ça, je suis d'accord avec toi. Après,
chaque choix t'emmène vers une direction. Et finalement, le pire, ce serait de ne pas avoir pris de décision.
Exactement, exactement. Et j'ai pris cette décision, après cette décision, il y a eu beaucoup de moments de... de doutes, d'échecs. C'était dur, je pense que c'est la période la plus dure. Mais grâce à un ami à moi qui s'appelle Sofiane, d'ailleurs, c'est lui qui m'a recentré, qui a fait que, à l'heure d'aujourd'hui, je ne suis plus dans un mauvais mood, je suis bien, je suis épanoui, parce qu'il m'a branché avec un autre club, à la Garenne-Colombe. pour faire du foot en loisir, juste en loisir. Au début, quand il m'a proposé, j'étais au fond du trou à ce moment-là.
En fait, ça t'a réconcilié avec le foot ?
C'est ça. En fait, à ce moment-là, j'étais au fond du trou. En fait,
ça t'a déprimé ?
Je voulais pas sortir, vraiment, j'étais au fond, au fond, au fond. Et lui, il me soutenait, etc. Il m'a envoyé un message un soir, il était 1h du matin. Il me fait « Ouais, Eliane, si tu veux, j'ai le numéro d'un coach, Sébastien, c'est dans mon club. » Bon, ils me disaient, bon, ce n'est pas un grand club, on est juste en R3. Mais tu verras, tu vas prendre du plaisir, tu vas jouer. J'ai appelé le coach, je me suis dit, on ne pourra pas se relever, on va essayer de reprendre le foot au plaisir. J'ai pris le contact du coach, je l'ai appelé, il m'a fait faire un test, j'ai été pris directement. Ça a été de belles années, je suis resté deux ans. Mais au bout de deux ans, je me suis rendu compte que le foot n'était plus fait pour moi. Je prenais beaucoup de plaisir à jouer, à part les quatre derniers mois. Et c'est les 4 derniers mois où je me suis rendu compte en fait que C'était plus pour moi. À côté, j'avais autre chose dans ma tête. La musculation. Du coup, j'étais à la salle de sport. Et depuis mes 14 ans...
Ça t'a ouvert à autre chose.
Ça m'a ouvert à autre chose. Et la musculation, on va parler de l'aérox tout à l'heure. Ça a été, je pense, un palier entre le foot et l'aérox. La musculation, c'est le pont. Parce que j'ai commencé la musculation un peu comme tout le monde. Chez moi, en regardant Tibo InShape, je faisais ces parcours de 10 minutes. Et après, je me suis inscrit à une salle de sport. Et quand je faisais du bout, on me reprochait souvent d'être assez fin. Du coup, je me suis épaissi, j'ai pris confiance en moi. Et à l'heure d'aujourd'hui, ça fait deux ans, je suis fier de mon corps, je suis fier de mes résultats. Mais voilà, pour revenir sur Sofiane, il m'a beaucoup aidé à me relouer.
Il t'a aidé à trop le jeu.
Énormément. Et je ne lui serai jamais reconnaissant. Jamais, jamais, jamais.
Je pense qu'il ne faut jamais oublier ceux qui te mettent la lumière quand tu es dans le noir.
Jamais. Il m'a tellement aidé ce mec que je l'estime comme un frère. Et voilà, à l'heure d'aujourd'hui, je fais de l'Irox. Donc en fait,
la musculation t'a amené vers l'Irox.
Exactement. À la base, je me suis dit que, après le full, je vais faire de la musculation à vie. C'est super, je vais m'élargir. je vais plaire, je vais me construire. Au final, j'ai découvert l'aérox il n'y a pas si longtemps que ça. C'est super.
Et qu'est-ce qui t'a donné envie de te lancer à fond dans cette discipline ?
À la base, j'étais sur les réseaux et je tombe sur des petites vidéos de mecs en train de courir, en train de pousser des charges. Je me dis, c'est qui ?
C'est un déménagement ou c'est quoi ?
Je me dis, c'est qui ? C'est qui ? en train de faire ça.
Ça déplace les meubles.
C'est ça, je me suis dit, mais ils poussent des charges, ils jettent des balles. Ils veulent. Ils jettent au sol dans des pompes sautées, je ne comprenais pas. Et en même temps que je tombe sur ça, juste la semaine qui suit, je commence à parler avec Momo, que tu connais très bien.
On l'embrasse, on va le faire.
On l'embrasse, qui était mon coach et qui est devenu mon ami à l'heure actuelle. Et... Il commence à m'en parler, il me dit « Hey Liane, t'as vu l'Irox, etc. ? » Je dis « Ah bah ouais, j'ai vu ça la semaine dernière sur les réseaux. » Et il me fait « Franchement, je crois que je vais en faire un. » Il me fait « Je pense que je vais en faire un. » Et je lui fais « Ouais, super, bah écoute, lance-toi, etc. » Et il s'inscrit avec son frère. Et moi, à côté, je m'entraînais. Il devait faire le double avec son frère. Il devait faire le double avec son frère, exactement. Et moi, je m'entraînais pour peut-être plus tard faire un...
Mais c'était pas forcément dans mes objectifs Objectifs court terme t'avais pas l'idée de prendre un dossard tout de suite Exactement
Et je m'entraînais Et pour x ou y raisons son frère n'a pas pu Pour des raisons personnelles je sais pas pourquoi Et à un moment il voyait que je m'entraînais à côté J'étais pas à son niveau Mais je m'entraînais
Surtout qu'il a quand même 10 ans d'avance par rapport à toi là dessus Qu'on veuille ou pas 10 ans d'avance sur le plan physique c'est un monstre Momo,
c'est un monstre tu peux avoir 10 ans d'avance sur le plan mental mais sur le plan physique les 10 ans tu les rattrapes pas comme ça c'est ça du coup je m'entraînais je m'entraînais à ma manière et je faisais pas de mauvaises choses en soi et il m'a dit on était dans les vestiaires, il me dit il y a un frère, viens on s'entraîne ensemble et son frère n'avait pas encore annulé à ce moment là il me fait viens on s'entraîne ensemble comme ça on se pousse nous deux mentalement et physiquement Du coup, on s'entraîne, on s'entraîne, on fait des sessions. Et il voit que mentalement, je ne lâche pas. Malgré que ce soit dur, mentalement, je ne lâche pas. Les burpees, je les mange. Les courses, je les mange. Tout se passe dans la tête. À ce moment-là, tout se passe dans la tête. Parce qu'en soi, petit à petit, j'avais quand même le projet de faire un IROX.
C'était un petit peu lointain pour toi ? Un peu lointain pour moi,
mais je me suis dit, ça me plaît, c'est complet. Je cours, je pousse, je tire, je saute. Je suis assez fou de mon code. J'aime bien faire plein de choses. Donc, on s'entraîne et son frère annule. Et on est en octobre. L'Irox de Paris est en novembre. Il me dit, après une session à Fitness Park, je me souviens, il me dit, Eliane, en vrai, je te prends. Je lui dis, de quoi tu me prends ? Ne me fais pas pour l'Irox de Paris. Je dis, ah ouais, moi j'étais tout refait, je me suis dit, ah ouais, ok. Quel honneur !
En plus, tu sais ça, tu as dû te sentir valorisé, quelqu'un comme vous qui est hyper exigeant, il se reconnaîtra, merci. Le niveau d'exigence hyper élevé, et je pense que dans son domaine, c'est une référence, il n'y a pas de sujet. Donc du coup, tu t'es senti valorisé du fait que... On pose ce challenge, c'est un gros défi, en peu de temps en plus.
Exactement, je me suis dit, ok, je ne suis pas si mauvais que ça. Je me suis dit, bon,
je n'ai des choses à apprendre,
mais je ne suis pas si mauvais que ça. Du coup, on s'est entraîné, il restait un mois, on s'est entraîné à fond. On a su, on était en PLS à chaque fois. Chaque séance, on tombait par terre. J'ai encore des souvenirs, on s'allongeait, on se regardait, mais qu'est-ce qu'on fait en vrai ? Qu'est-ce qu'on fait ? On est des fous. Les gens de la salle, ils nous regardaient. Du coup, on a un peu monté la hype de l'Irox à la salle.
Ah bah oui, ça c'est clair que vous avez contaminé autour de vous. Vous avez propagé le virus de l'Irox, je dirais même. Parce que moi-même, j'en suis arrivée à prendre un dossard aussi. C'est vrai.
Moi,
j'ai pris une assurance avec, on ne sait jamais, tu vois. Non,
mais...
Oui, c'est vrai que, disons qu'il a le don de... Comment dire ? Moi, je dis toujours, c'est le leadership par l'exemple. Tu vois ? Dire qu'il y a des gens... qui vont te donner un discours, mais qui, dans les actes, vont être en total désaccord. Alors que lui, il incarne ce qu'il fait et ce qu'il dit. Donc du coup, je pense que c'est ça qui fait qu'il y a pas mal de personnes qui ont pris l'initiative de s'inscrire, de s'entraîner autour de ça. Et qui ont pris goût, en fait.
Bien sûr, maintenant la salle s'est remplie. Je pense que... Moi, je pète un calme. tranquille, détendez-vous,
reprenez la muscu parce que tout le monde s'en va courir sur les tapis alors qu'il y en a, ils n'avaient jamais fait une course sur tapis là moi je respecte,
tous ceux qui se lancent à l'IROC, je respecte mais ceux qui veulent faire une perf une vraie perf à l'IROC, si on parle de champions du monde mais bon, qui courent 6 minutes le kilomètre, je me dis trop du plaisir, taf et après, il y en a, vu qu'ils ont couru 2 minutes dans leur vie, ils se disent bon, il y a un moyen de courir c'est pas ça à
1 km x 8 c'est pas ça,
c'est 80%
mental et si t'as pas de mental dans ce genre de discipline c'est mort et justement je vais faire une petite transition là dessus, selon toi qu'est-ce qui constitue le profil idéal d'un athlète hybride d'un point de vue les qualités physiques, mentales qu'est-ce que ça implique pour toi ?
déjà pour moi Il n'y a pas forcément de profil type. Si tu es un bon sportif, que tu veux le faire pour le fun, avec tes potes, avec la famille, avec des amis, fais-le. Lance-toi, c'est une super expérience. C'est une super expérience. S'emballe le dossard, mais c'est une super expérience.
Il faut avoir les moyens de ses loisirs.
Il faut avoir les moyens, mais si après tu prends du plaisir, et moi je n'ai jamais regretté. Par exemple, j'ai fait des sales perfs à Marseille, j'ai fait une sale perf. À Toulouse, j'étais blessé, j'ai fait une sale perf. Mais mentalement, ça m'a... tellement forgé que...
J'ai l'impression que c'est quand même une expérience unique.
L'argent, j'en ai rien à faire.
Quand on parle, si on goûtait à ça, ils te disent que c'est une expérience incroyable.
Mais vraiment. Par exemple, nous, quand on a fait l'Irox en duo avec Momo, on a fait 1h35. 1h7 ? 1h7 et 35. D'ailleurs,
je t'avais dit, vous avez même fait un meilleur temps que Thibaut InShape. C'est vrai.
C'est toi qui me l'avais appris. Oui, exactement. On a fait 1h07 et 35.
Il n'y avait pas de quoi rougir pour une première.
À cette époque-là, moi, j'étais beaucoup plus fin. J'étais cardio, mais j'étais beaucoup plus fin. Et Momo était beaucoup plus massif. Lui, Momo, justement, c'est un gabarit à la base. Il est massif, il est musclé. Et l'Irox...
Lui, son physique s'est transformé avec l'Irox. Il s'est transformé. Il s'est affiné.
Il s'est affiné, il a complètement séché. Et aujourd'hui, on a vu le mois dernier, il est parti à Bilbao. Il a fait 59 minutes.
Il est passé sous les 60 secondes.
Ouais, c'est ça.
60 minutes pardon Il est passé sous les 60 secondes. 60 secondes. Ok,
il faut le faire. Sous les 60 minutes,
pardon.
Franchement, il s'est vraiment transformé. Et voilà, il n'y a pas forcément de profil type. Je pense qu'il faut savoir courir. Pour moi, l'aéroque...
Pour toi, c'est plus un équilibre, un savant mélange d'endurance et de force. Parce qu'il faut quand même assumer les 8 kilomètres. Alterner... Un exercice puissant, de force, avec tout de suite une course derrière.
C'est ça, je pense qu'il faut faire beaucoup de compromises. C'est vraiment ce qu'il faut faire. Tu cours, tu fais une station, tu cours, tu fais une station. Parce qu'en fait, il faut savoir enchaîner.
J'ai l'impression que tu peux être un peu bon en tout.
Il faut savoir enchaîner et tu peux être bon. Je pense que la base à l'Aérox pour moi, après c'est mon avis personnel, 70% de course. Pour moi c'est 70%.
Donc ton cardio s'il n'est pas bon ?
Ton cardio s'il n'est pas bon, tu ne feras jamais de perfs à l'Irox. Jamais, jamais, jamais, jamais. Si ton cardio n'est pas bon, tu ne feras jamais de perfs à l'Irox. Bosse ton cardio. Parce que tu en as beaucoup que je connais, ils me disent j'aimerais bien faire un Irox sous les 1h20, sous les 1h10 Mais oui, mais tu cours 3 km par semaine, même pas. Il faut courir. Moi, en ce moment, je suis à 60-70 km par semaine. Genre, j'enchaîne, je cours. La dernière fois avec Momo, la semaine dernière, on est parti, on a fait un 30 km. On était à 4,05 sur 15 km. Le kilomètre. Franchement, on a...
Lui, il a beaucoup progressé aussi. Il a énormément progressé, Momo. En vitesse.
Mais c'est le travail. C'est le travail.
Et la régularité, je pense.
La régularité, sur ça, pour moi, c'est un exemple. Genre vraiment, en termes d'exemple, je ne sais pas si tu voulais y venir tout à l'heure, mais pour moi, en termes d'exemple, de travail en tout cas, c'est Momo.
On va y revenir tout à l'heure sur les mentors, les personnes qui t'ont inspiré, etc. On y reviendra après. Et à ton âge, qu'est-ce que ça représente pour toi de t'engager dans une telle discipline ? Est-ce que tu te sens plutôt en décalage ? parce que tu sens que les mecs en face, ils ont de la bouteille, ils ont de l'expérience, ils ont déjà un physique bien construit. Parce que, comme on disait tout à l'heure, tu peux être mentalement en avance. Un physique, ça prend du temps pour se construire. Tu ne peux pas devenir fort en 30 jours. Comme tu ne peux pas perdre du poids, tu ne peux pas perdre 20 kilos en 30 jours. Il y a un moment donné où, humainement, c'est inaccessible. T'as quand même un délai incompressible pour transformer un corps, que ce soit pour le faire monter ou pour le faire descendre en poids.
Je suis d'accord avec toi. Et moi, je pense qu'à mon âge, s'engager dans une telle discipline, c'est marquant. C'est vraiment marquant. Par exemple, t'as vu, je suis parti à Malaga il y a deux semaines, sous jeune. J'étais le plus jeune de tous. Open, pro, double. Et j'étais le plus jeune de tous. À la fin, j'ai fini ma course. T'as le... Le gérant de l'Irox de Malaga, il est venu me voir. Il me fait « Mais t'as quel âge ? » Je fais « J'ai 18 ans. » Et moi, je ne parle pas très bien anglais. J'ai déjà mon pote à côté, il parle plutôt bien anglais. Et il m'avait dit « Franchement, choqué. » « On est choqué de ta perf et franchement, c'est beau ce que t'as fait. »
C'était quoi ton temps à Malaga ?
J'ai fait 1h23 en professionnel, en pro.
C'est pas mal.
C'est pas mal. Bon, j'aurais aimé faire un... Un podium dans ma catégorie En fait je trouve ça pas mal parce que j'étais sous jeune Et ça m'a encore permis Ça a permis de me renforcer encore mentalement Mais j'aurais aimé faire Sous l'1h15
Toi t'es dans la catégorie 18-25 là c'est ça ? 16-24 Ah ouais d'accord donc tu commences à 16 quand même 16-24,
ma catégorie c'est la plus grande C'est de 16 à 24 Ah ouais parce que je pense qu'il y a moins de Il y a moins de gens, il y a beaucoup moins de gens Par exemple à Malaga On était beaucoup pour une fois Mais en général Dans ma catégorie, il y a 20 à 22 personnes. En général, j'ai comparé et il y a 20 à 22 personnes.
D'accord. Donc tu peux quand même tirer ton épingle du jeu quand même. Je peux tirer mon épingle du jeu. C'est un avantage concurrentiel par rapport à d'autres catégories où il y a plus d'appelés et moins d'élus, tu vois.
Ça va pas.
Alors toi, tu es vraiment dans une fourchette qui est peut-être intéressante pour...
Pour l'instant, oui. Pour l'instant, oui, mais ça se développe. Je crois que tu les développes de semaine en semaine. Et à un moment donné, je pense qu'ils vont changer quelques règles. Par exemple, je pense que la catégorie pro, elle va être fermée. Si tu fais un temps en open, tu pourras accéder en pro. Je pense que ce sera ça. C'est mon avis. Après, on verra ce que ça donne. Mais à mon âge, je pense que c'est beaucoup de responsabilité, beaucoup de sacrifice aussi. Parce qu'à mon âge...
Oui, c'est clair que... La plupart des jeunes, ils ont envie de s'amuser, de sortir, de passer de la vie. Et toi, tu as quand même déjà une idée claire que ça passera par...
Je n'aime pas. Moi, je suis d'avis à l'idée que plus tu travailles jeune, plus tu auras des résultats tôt.
Donc toi, tu dis que tu préfères renoncer à la gratification immédiate pour pouvoir plus tard.
être récompensé de tes efforts je suis patient et même je vois des gens de mon âge malheureusement ils se gâchent au lieu de dépenser leur argent dans de l'Irox ils dépensent en boîte ils dépensent dans des restos festifs, avec des filles ils n'investissent pas pour eux-mêmes déjà je trouve ça triste parce que sans s'en rendre compte ils se gâchent, ils se disent on est jeune, on n'a qu'une vie Mais à 30 ans, qu'est-ce que tu seras ? C'est ça la question. Et moi, je veux qu'à 30 ans, tranquille, j'ai fait ce que j'avais à faire, mais j'entreprends, j'investis, j'ai mes projets, je continue mon sport, je suis avec ma famille. À 30 ans, on ne sait pas après, mais qu'est-ce qu'ils feront ? C'est ça que je me pose quand je vois certaines personnes. Et ça m'a triste.
Et du coup, tout à l'heure, tu parlais de ton chrono à Malaga. Tu disais que maintenant, tu as quand même une target à 1h15. Est-ce que pour toi, la performance, ça se résume à un chrono ? Ou est-ce qu'il y a autre chose ?
Moi, je suis un compétiteur. Donc forcément, que ce soit au foot ou à l'Irox, quand je faisais un score ou quand je gagnais un match, Pour moi c'était une performance, quand je gagnais un trophée c'était une performance. Quand je fais un score à l'Irox, c'est une performance. Et pour moi j'ai pas encore fait de performance à l'Irox. Je suis honnête, je suis fier de mes résultats parce que mentalement et physiquement je sens que j'ai progressé. Mais je suis pas encore fier de mes résultats. Pour moi je suis encore loin et en toute humilité, j'ai énormément à apprendre. Et de beaucoup de gens, et de beaucoup de choses.
Ouais t'es humble par rapport à ça ?
Je suis très humble par rapport à ça. L'humilité c'est pour moi la chose la plus... Une des choses les plus importantes à avoir, si tu veux être champion, il faut être humble. Écouter les gens, écouter les anciens, écouter leurs conseils, les appliquer à ta manière et les retranscrire sur le terrain, c'est le plus important. Maintenant, en termes de performance, personnellement, ça passe par un score, par un résultat, mais je pense qu'il y a d'autres types de performances. Par exemple... Moi j'ai encore ce souvenir, je sors de l'Irox de Paris.
J'étais là.
T'étais là d'ailleurs, avec Momo. Et je vois mon père, il...
Ouais c'était émouvant ça.
Mon père il sourit rarement.
C'est hyper émouvant l'arrivée je trouve.
C'est ça, mon père il sourit rarement, il est dur. Mais quand je le vois il sourit, mon petit frère il pleure dans mes bras. Je me dis ah ouais, j'ai comme rendu fier des gens. Et quand je vous vois, vous tous, vous êtes là, vous nous...
Là vous aviez un sacré comité de soutien là.
C'était une quarantaine et franchement ça m'a tellement touché que je me suis dit, c'est à ce moment là où je me suis dit, ah ok j'ai quelque chose à faire dans le sport en fait.
Ouais, t'as vu que ça avait un impact en fait.
Ouais, ça a un impact et...
Et que ça prenait autour en fait.
Et au final je me suis rendu compte, après j'ai eu une réflexion, tous ceux qui étaient là à l'Irox de Paris, ils se sont inscrits à l'Irox là.
Voilà.
Je me suis rendu compte de ça.
Bah je pense que c'était une manière pour eux de prendre la température tu vois. Parce que, voire en tant que spectateur, bon, c'est pas pareil que quand tu mouilles ton maillot, tu vois, mais ça te donne déjà un premier aperçu de ce que c'est, de l'ambiance. Et tu dis, ben en fait, je pense que le cerveau, avant d'accomplir quelque chose, il a besoin de matérialiser le fait que ce soit possible. Donc je pense que les personnes qui sont venues, ils avaient besoin de voir et de se dire, bon, ben écoute, eux, ils l'ont fait, moi aussi, je peux le faire. Et je pense que tout le monde passe un peu par cette logique de se dire, bon, ben si, eux, ils y arrivent, moi aussi. En tout cas, moi, c'est comme ça que je réfléchis souvent. Avant de faire quelque chose, j'aime bien voir quelqu'un le faire avant moi.
Bien sûr, c'est ce qu'il faut toujours observer.
Oui, ça donne un modèle, ça donne une idée du réel aussi. Et je pense que ça aide ton cerveau à le matérialiser et à le concrétiser dans le réel.
Je suis d'accord avec toi. Moi, par exemple, avant de me lancer à l'Irox, juste avant de faire mes entraînements, je regardais les entraînements du champion du monde actuel, Hunter. Je ne sais pas si tu connais, lui c'est un monstre et je regardais ses vidéos juste avant de me lancer à l'entraînement, juste avant de faire des entraînements. Je regardais et je me disais, ah ouais, le mec il est chaud. Mais il y a quelqu'un qui m'inspire encore à l'heure d'aujourd'hui, il est dans l'élite 15, c'est Jack Durden. Je te laisserai te renseigner sur lui. Il a un mindset, mais je me reconnais en lui, en termes de... en termes Irox, je parle purement Irox. sa routine de vie. Il dort à 21h30 le mec. Et il mange mais carré, carré, carré. Je le vois, en fait j'aime trop. Il a sa femme qui le soutient, qui est là à côté. Il a une routine de vie, il est humble en plus, qui m'inspire. Et ce mec je l'aime beaucoup, j'aime beaucoup sa mentalité. Et ouais, purement Erox, c'est un exemple pour moi. Purement Erox, c'est lui. Après, dans la vie j'ai d'autres exemples.
Mais justement, autour de la discipline, côté alimentation, on sait que c'est un des piliers, c'est peut-être l'un des plus importants. Parce que souvent, on te dit, tu sais, alimentation, sommeil, entraînement, etc. C'est un peu le triptyque de l'athlète idéal. Et est-ce que toi, tu as une diète particulière ?
En ce moment,
oui. Ouais ?
En ce moment, oui.
Je veux dire, avec ta vie pro ?
Je me suis beaucoup adapté. Comment dire ? Ça va faire deux, trois semaines que...
Je repars sur une prise de masse. Là, je repars sur une prise de masse parce que j'ai vu ce qui me manquait à l'Irox. C'est clairement de la force, plus de force. Il faut que j'ai plus de force, que j'élargisse mes muscles. Et je suis clairement en prise de masse. C'est-à-dire que toute ma routine, elle change. Parce que moi, je suis quelqu'un, je mange, je mets du temps à digérer. Je n'ai pas faim tout de suite après. C'est-à-dire que maintenant, je me lève très tôt.
Mais t'es pas tu te forces à manger ?
Pas maintenant, parce que ma routine a complètement changé. Je me lève à 6h du matin. À 6h du mat, je me fais du skir, framboises dedans, myrtilles, à côté je fais tartines, pain complet, beurre de cacahuète, bananes, café. Je mange un très bon repas, après soit je vais au travail, soit je vais m'entraîner. À 11h, je prends une collation. Les gens me prennent pour un fou à chaque fois. Il est 10h, 11h, ils me voient avec ma boîte de thon. en train de taper ça je me régale, c'est trop bon goûter mais ouais c'est pour l'apport en protes avec du riz ensuite vers 14-15h je me fais un bol souvent je vais acheter un bol dans un poké, c'est super bon ça j'aime trop ça c'est mon plaisir poké, du riz,
du poulet la diète faut pas penser que c'est tout le temps une punition riz,
poulet,
tu peux tout à fait manger équilibré Mimime. sain et que ce soit super bon.
Moi,
j'ai changé mon rapport à la nourriture parce que moi, avant, franchement, moi, j'ai jamais géré la nourriture. Et d'ailleurs, aujourd'hui, je mange comme j'ai envie, à peu près. Moi, il me faut halluciner les gens qui pèsent tout ce qu'ils mangent.
Moi, je les comprends.
Ah non, moi, ça, je pourrais pas.
Je les respecte énormément. J'en connais des gens comme ça. Non,
mais je respecte. Mais après, il faut être conscient de ses limites. Moi, perso, je pourrais pas.
Je comprends. Je comprends, c'est très...
Mais déjà, manger à peu près proprement, déjà, pour moi, c'est bien.
J'ai connu quelqu'un. Dis-toi, j'ai vécu avec lui, parce que c'était un ami à moi. J'allais souvent chez lui. Et il était purement sport. T'as vu, je me réveillais, on se réveillait le matin à 8-9h. Il pesait tout. Mais il pesait tout. Genre, chaque petit truc, il mettait sur sa petite balance. J'étais, mais c'est un fou. J'étais, après, je crois... Moi, je ne fais pas ça, je ne pèse pas, mais je sais que je mange plus que... Mais après,
je pense que tu as le résultat proportionnel à ce que tu mets en face aussi. Si tu es vraiment dans le détail, tu auras un résultat qui est aussi dans le détail.
Exactement.
Donc après, tout est en fonction de l'objectif que tu as en face. Oui,
c'est ça.
Tu as un objectif de perfection, si tu veux vraiment...
Moi, je veux prendre... En ce moment, je suis dans une prise de masse. Donc comme je te disais...
Tu ne comptes pas tes cales, toi ?
Je ne compte pas. Pour l'instant je compte pas, je suis honnête je compte pas Mais je sais que je mange bien, sainement Je mange très sainement et je mange plus que ce que je mange de base Et ça c'est vu sur la balance J'ai vu sur la balance Dis toi en deux semaines j'ai pris 2,5 kilos En deux semaines Par exemple t'as vu juste avant de m'entraîner Je prends un shaker, shaker de protes Banane, dattes Les dattes c'est la clé Vraiment la clé
D'avouer avant j'aimais pas ça Incroyable Et maintenant j'en mange avec plaisir Alors qu'avant j'étais pas fan Ça bouge,
ça aide pour la digestion Pour la récupération aussi Je trouve ça un aliment complet Et le soir je me fais Patate douce J'aime beaucoup la patate douce Poulet blanc Viande blanche Et 2 à 3 litres d'eau par jour Avec électrolyte
Tu mets dans l'eau ?
Ouais Pour la récup ça m'aide Vraiment parce qu'avant je prenais pas tout ça, je me disais bon les compléments c'est cliché.
Non en fait je pense les compléments. Énormément.
En termes de réécupe je le sens. Dis-toi, la semaine dernière pour revenir j'ai fait un 30 km avec Momo, on a fait. Le lendemain, je me suis dit ah ok, je me sens bien. Je suis reparti pour une séance, on a fait une séance poule le lendemain. Franchement, non, ça... Les compléments, ça aide beaucoup.
Non, les compléments, je pense que c'est une manière aussi d'optimiser son physique et d'améliorer ses perfs. De récupérer plus vite, en fait.
Et le sommeil aussi, pour en exiger.
Le magnésium, le zinc, les oligo-éléments, les trucs de base, je pense que ça aide. D'ailleurs j'ai vu que tu incarnais un peu une nouvelle marque dans la nutrition sportive. Félicitations, j'ai vu que tu étais un petit peu ambassadeur pour Eric Favre. D'ailleurs on l'embrasse.
On l'embrasse, grosso modo.
C'est quelqu'un que je connais et que j'apprécie beaucoup. Donc écoute, ça c'est plutôt bien, ça fait partie des...
Très bon leur produit d'ailleurs.
Oui, d'ailleurs lui c'est quelqu'un qui est très orienté sur le bien-être et plutôt... qui a une approche un peu holistique du corps, tu vois. Parce qu'en fait, il y a énormément de remèdes et de bienfaits dans les produits naturels. Tu vois, je pense par exemple au safran. Personne n'y pense, mais le safran, ça a des vertus énormes.
Je connais pas. Le safran,
c'est une épice qui coûte super cher, mais qui a des vertus extraordinaires, par exemple, pour tout ce qui est le bien-être. Il y a des bénéfices pour le soin. C'est plutôt pour le bien-être. Ça a des vertus. On n'y pense pas forcément, mais par exemple, le curcuma, c'est une épile aussi. Ça a des propriétés anti-inflammatoires qui ont des vraies vertus pour le corps. En réalité, il n'y a pas besoin forcément d'aller chercher tout de suite des molécules. Tu as beaucoup de solutions naturelles déjà. En tout cas, l'on est juste son approche et j'aime bien sa façon de voir le business et le corps de son approche un peu holistique. Et pour en revenir au mindset, comment tu fais pour garder ta motivation au quotidien ? Parce qu'on sait que c'est rythmé, tu peux emmagasiner de la fatigue, des fois tu peux aussi avoir certaines déceptions. parce que, comme tu disais à Malaga, Tu avais fait un temps plutôt pas mal parce que tu étais en pro. Mais comment tu gères ça ? Comment tu le...
Forcément, il y a des fois...
Comment tu gardes la motivation alors que parfois tu peux avoir des épreuves, des difficultés, des choses qui te remettent un peu en question ?
Honnêtement, il y a des matins où je me lève où j'ai moins de motivation. Après, je suis quelqu'un qui est dynamique. Quand je ne fais pas quelque chose, je ne me sens vraiment pas bien. Quand je suis là, je ne fais rien, je ne me sens pas bien. Je suis tout le temps obligé de bouger. Sinon je me sens pas bien. Même ma mère me le dit, elle me dit « Mais Eliane, repose-toi, j'en ai marre que tu bouges ! » Et à chaque fois, on a des petites enbreux par rapport à ça. Mais je suis quelqu'un qui...
T'es hyperactif ?
Je suis hyperactif. Je suis hyperactif, je tiens pas en place. Que ce soit en cours, ça se voyait. Au taf, ça se voit, je suis hyperactif. Je n'arrive pas à... Je suis obligé de faire quelque chose. Mais même si des fois, j'ai des moments où je suis moins motivé, j'ai toujours cette chose en tête où je me dis Faut que je fasse ça, faut que je le fasse Parce que il faut que je rende fier des gens.
Tu as une responsabilité ?
Oui, j'ai une responsabilité, clairement. Il faut que je rende fier des gens, il faut que je me rende fier. Et pour moi, la vie, elle est remplie d'objectifs, de petits objectifs clés. Chaque jour, j'ai un objectif que je veux atteindre. En ce moment, ça va faire du coup huit mois, et je pense que ça sera long encore. Mon réel objectif de vie en ce moment, c'est d'atteindre les Ligue 15 en Airox. L'île de Caen, c'est l'île de Caen, c'est la meilleure.
Avec quelle temporalité ? Tu te fixes à quel objectif dans le temps ?
Je n'ai pas forcément de temps, mais je sais que je suis plutôt en avance pour mon âge. Et franchement, dans 5-6 ans, j'aimerais bien. Je suis honnête, dans 5-6 ans, j'ai beaucoup de choses à apprendre.
Tu auras peut-être ta maturité ?
Peut-être musculaire. J'ai beaucoup de choses à apprendre.
Entre 20 et 25 ans, pour les hommes, je crois que c'est là où ils ont...
le pic hormonal il est à cet âge là donc c'est là où tu peux à l'Irox les meilleurs ils ont entre 30 et 34 ans c'est la catégorie qui explose tout et j'aimerais bien limiter ça toi t'as envie d'être un peu précurseur mais je garde cette discipline et il y a des choses que j'ai promis à des gens aussi qui aujourd'hui malheureusement ils sont plus là Mais je leur ai promis des choses que je dois respecter. Et à chaque fois que je garde ça en tête, je me dis, si des fois je n'ai pas envie de le faire pour moi, au moins je le fais pour eux. Parce que je sais que même s'ils me voient de loin, ou dans le silence, on ne se côtoie plus, je sais que je leur ai promis des choses et je dois au moins le faire pour eux.
Pour eux,
c'est ça. Mais souvent je le fais pour moi parce que m'entraîner à Irox... ça me libère. Des fois, je n'ai pas envie d'y aller, mais en fait, ça me libère. Moi,
je suis assez d'accord avec toi. Parce qu'en fait, réussir, ce n'est pas que pour soi. Réussir, c'est aussi pour tout ce qu'il y a autour de toi. C'est-à-dire les personnes que tu aimes et l'influence que tu peux avoir sur les autres. Parce que moi-même, c'est comme ça que je me réfléchis la plupart du temps. Je me dis non, mais en fait, ce n'est pas que pour toi que tu fais ça. Tu fais ça pour ton fils, tu fais ça pour les gens qui t'aiment, tu fais ça pour... pour les personnes que tu influences, parce que des fois on influence des gens sans même s'en rendre compte. Sans même s'en rendre compte. Et donc en fait tu as une responsabilité vis-à-vis de ça. Parce que tu dis, si moi je lâche, tout le monde lâche en fait.
C'est ça.
Et d'ailleurs c'est ce que je me dis parfois au cours de Momo, quand c'est en mode workout, bon là petite parenthèse sur notre life à la gym. En fait, j'ai remarqué au workout, quand il y en a un qui lâche, tu as tout le monde qui lâche autour.
Bien sûr.
Dès qu'il y en a un qui pose le Senbai par terre Ou il pose son alter Tu te rends compte que Ça se propage Il y en a un qui lâche, il y en a deux qui lâchent, trois qui lâchent Alors que quand il y en a un qui reboost Rapidement autour de soi Tu vois que ça repart C'est pour ça que des fois on se fait des petits regards Entre nous, l'air de dire tu lâches pas Parce que si tu lâches,
moi aussi je vais lâcher On décrit dans la scène Allez, on en voit C'est là que c'est
J'ai remarqué que c'était assez contagieux, le fait de lâcher.
C'est ça.
Et le fait de résister aussi. C'est pour ça qu'il nous fait la dernière minute de gainage. Tout le monde se regarde en disant « toi, tu lâches pas, parce que si tu lâches, il va nous remettre... » Je pense que tu as une responsabilité perso et aussi vis-à-vis de ce qui est autour de toi. Donc c'est bien d'en être conscient et d'avoir ce niveau de conscience.
Clairement, je suis d'accord avec toi. Donc, en tout cas... Mais en tout cas... S'il faut retenir une chose, pour réussir, je pense pour réussir dans la vie, peu importe le domaine, si ce n'est IROX, sport, entrepreneuriat, il faut être discipliné. Vraiment discipliné. Genre tous les jours, même si tu n'as pas envie, le faire. T'es obligé à le faire pour... Oui,
parce qu'il y a une différence entre motivation et discipline.
Exactement.
La motivation, on a compris qu'elle pouvait fluctuer.
La motivation, elle ne dure pas.
Oui, mais ça ne me tue pas parce qu'aujourd'hui, il fait moche, aujourd'hui, il fait froid. Aujourd'hui, j'ai un coup de blues. La motivation, alors que ta discipline, c'est quelque chose que tu t'imposes à toi parce que tu as une déclaire de ton objectif à la fin. Et souvent, les gens confondent les deux notions entre la motivation et la discipline qui ont pour moi des choses qui n'ont absolument rien à voir. Et tu peux être motivé cinq minutes, dix minutes après, il n'y a plus personne.
Mais bien sûr, la discipline, c'est sur des années.
C'est sur des années Ça se construit et c'est pas inné en fait Quand on voit certains sportifs
Je vais prendre l'exemple d'un sportif qui m'inspire énormément Cristiano Ronaldo Cristiano Ronaldo à la base lui C'est un monument le mec Il a pas de talent A la base lui il a pas de talent Comparé à Messi Cristiano Ronaldo il part de rien Il a tellement cravaché Il a tellement travaillé En fait pour moi c'est l'exemple parfait de la discipline A l'heure actuelle
Il a un sacré physique.
Il en a ravi saoudite.
Il a 40 balais.
Mais moi, ça me choque. Je vois ce genre de mec, c'est un exemple. C'est un exemple. Il n'a jamais lâché.
En fait, il l'incarne. En fait, ta discipline, elle se reflète sur ton physique.
C'est ça.
C'est-à-dire que quand tu as 40 ans passé, je fais partie des gens qui ont dépassé les 40 ans. C'est plutôt bien. Justement, c'est parce que... Souvent, on me dit, mais Sonia, tu ne fais pas ton âge. Je dis, ouais, mais je ne bois pas. Je ne fume pas.
Tu fais du sport ?
J'ai toujours fait des choix pour me préserver. Parce que tout à l'heure, on parlait de sport, etc. Mais moi, j'ai atteint un stade où le sport, pour moi, c'est une façon d'optimiser et d'être dans la longévité.
Parce que moi,
tu as bien compris, je ne cherchais plus trop la perf. Même si bon, je peux encore faire 2-3...
Et souligner une heure à l'aérox. Ouais, ouais,
ouais. Ça, ce n'est pas garanti. Non, mais je n'ai pas... En premier lieu, je n'ai pas un objectif de performance, moi. Même si j'aime bien le challenge et j'aime bien le défi, tu vois. Mais moi, j'ai plutôt une trajectoire où je me dis, il faut viser la longévité. Parce que moi, tout le monde me dit, mais Sonia, pourquoi tu fais tout ça ? Parce qu'autour de moi, on prend pour un avenir, moi. On me dit, mais pourquoi tu t'imposes tout ça ? Tu n'as pas besoin. En fait, on part du principe que je n'ai pas besoin. Mais moi, je dis, mais déjà, laissez-moi tranquille, premièrement. Et deuxièmement, moi, je vise la longévité. J'ai envie de mourir en bonne santé. C'est mon truc, moi. J'ai envie de me dire je vieillis, mais soit en me bonifiant, soit en me disant que... J'ai envie de vieillir avec grâce, en fait. Et en santé, parce que le sport, c'est pas que la perf, c'est aussi la longévité. Il y a récemment une étude qui disait que préserver ses muscles, c'est rester en santé, tu vois. Parce que tous les ans, tu perds en vieillissant. Tu perds un certain pourcentage. Bon, toi, tu n'en es pas là, mais c'est clair que le sport, ça a plusieurs vertus, dont celle de te faire bienveillir, tu vois. Il y avait un peu le mec qui fait un peu peur sur les réseaux, Brian Johnson, je crois. Tu sais, le mec qui est parti dans un délire de reverse aging. Dire qu'il a décidé d'inverser son âge métabolique.
Il fait peur un peu ça.
Bah écoute, il y a des leçons à tirer de son expérience, parce que le mec, il a dédié X millions de dollars à cette expérience. Et franchement, les résultats, on les voit. C'est-à-dire que c'est incroyable. Il a réussi à inverser son âge biologique, pas que par le sport, mais par une routine et une discipline incroyables. Et des gros investissements, parce que 2 millions de dollars au minimum d'investissement pour... Sans râler ! Ça prouve que le sport, tu vois, ça a vraiment un impact sur tellement de choses.
C'est la meilleure des choses, c'est la meilleure des choses, vraiment. Même dans la tête, dans l'esprit, ça te soulage. Moi, quand je sors de ma séance, on dirait que j'ai... Ah mais t'as ton pic d'endorphine là Je me sens bien Tu baignes dans les endorphines En fait dans la vie il faut savoir être tout le temps calme D'ailleurs je te sortirai une citation tout à l'heure Ah ouais je veux bien Je l'adore les citations Dans la vie il faut toujours être calme Mais au moment où il faut agir C'est là où tu piques, c'est là où t'agis C'est pas ça la citation je te la sortirai tout à l'heure Mais je trouve que Il faut être calme, il faut être zen Mais quand il faut agir, il faut agir. Il ne faut pas faire le dormeur. Il ne faut pas être flémard. Il faut être tout simplement discipliné. C'est important pour réussir.
Et d'ailleurs, à ce jour, quel est ton plus gros défi que tu as relevé ? Le plus gros challenge ? Et comment tu l'as surmonté ?
C'est le foot. Je pourrais écrire un livre. Je pourrais écrire un...
Tu as surmonté ton échec, par ton échec entre guillemets. parce que je considère que c'est plus une expérience qu'un échec tu vois
C'est une expérience, mais les échecs, ça rend plus fort.
L'échec est formateur.
Ça a été très dur. Et des fois, c'est encore dur quand j'y repense. Quand je vois des amis à moi, et d'ailleurs je suis très fier d'eux.
Qui ont percé.
Et qui aujourd'hui sont professionnels.
Ah, ils ont percé.
Bien sûr. Il y en a aujourd'hui, ils jouent en Ligue 1, ils jouent en Liga, ils jouent en Bundesliga. Des mecs avec qui tu étais sur le terrain ? Des mecs avec qui j'étais sur le terrain. Et je les vois et je... Je me disais ah ouais...
Mais est-ce qu'ils étaient plus forts que toi ?
C'est pas la question de plus fort. J'étais bon, je suis arrivé à leur niveau, mais après j'ai eu des... Je vais pas accuser des gens, mais...
Mais qu'est-ce qui a fait la différence finalement entre ceux qui ont percé et qui se retrouvent aujourd'hui dans des championnats et toi qui as pris une autre trajectoire ?
On va dire que...
Si tu devais faire l'autre truc...
Le destin fait bien les choses. Le destin fait les choses. Moi je... Moi, c'était mon destin d'aller vers l'Irox. Honnêtement, les gens vont dire « ah, ligament croisé, tu sais l'excuse, j'ai eu les ligaments croisés » . Moi, c'est pas ça. Il y a eu des fausses promesses qui m'ont été tenues, dont j'ai cru. Et au final, les gens sont mauvais. Par moments, les gens sont mauvais.
Tu penses qu'il n'y a pas eu de bienveillance autour de toi à ce moment-là ?
Je te dis la vérité, tu as vu quand tu arrives en national, tu es à ça du professionnel.
Dans l'antichambre du monde pro quoi.
C'est ça, c'est dans l'antichambre et je pensais que ça allait arriver pour moi. J'y croyais à fond et je voulais rendre fière mes proches, surtout mon père. Parce que quand tout s'est écroulé... En fait, ça a brisé tellement de choses, mais en même temps, ça a reconstruit tellement de choses. Je t'explique un petit peu. Tu vois, mon père, il se levait tous les matins à 6h du mat. Il me déposait à l'autre bout de la France pour faire des stages. Il récupérait des personnes, des potes à moi, ici à Port-de-Champérez ou dans Paris. Il allait les chercher, les redéposer. Il faisait des sacrifices pour moi. Il me réveillait. C'était vraiment le cliché. Il me réveillait à 6h du matin, on allait courir. C'est réel, c'est le cliché que beaucoup de gens ont. Mais nous, c'était vraiment réel. Je me réveillais, ils faisaient énormément de sacrifices. Ma belle-mère, elle me préparait à manger, elle me préparait mes repas. Ils ont sacrifié honnêtement. Et je ne leur serai jamais reconnaissant pour ça. C'est pour ça que je veux aussi performer à l'Ivox pour eux. Parce qu'ils ont sacrifié 10 ans de leur vie pour le foot. Et moi aussi, j'ai fait beaucoup de sacrifices. Je ne voyais pas ma mère à certains moments. Ma mère, je ne l'ai pas vue pendant des deux, trois mois. Et voilà, elle me reprochait beaucoup ça, que je la délaissais pour le foot. J'ai vécu des moments très durs. Et quand tout s'est écroulé, je me suis dit... Tout ça pour ça En fait ça m'a tellement fait mal Que ça m'a reconstruit après Et aujourd'hui en fait même des petits trucs qui vont me faire de la peine Je vais les sous-estimer Parce que ça a été tellement une épreuve dure Tu sais quand t'es à ça D'atteindre une étoile Et qu'on te coupe la fusée
Ouais ça doit être extrêmement frustrant
Ça m'a dévasté Mais maintenant je l'utilise
Ouais, c'est ton moteur maintenant.
C'est mon moteur, j'y pense. Et c'est vrai que j'en parle peu. Moi, je suis quelqu'un à la base beaucoup dans l'observation, mais j'en parle peu et des fois, le fait d'en pas comme là, ça fait du bien.
Tu fais ta petite thérapie là.
Ça va, je fais ma petite thérapie. T'es un peu un psychologue. Non, en somme, ça fait du bien. Ça te permet d'extérioriser un peu ? Mais voilà, c'était ça. Pour répondre à ta question, c'était, je pense, le plus gros défi que j'ai eu.
Et justement, ton idée de Mindsport, de te lancer sur les réseaux, et Et c'est aussi une façon pour toi d'exerciser un petit peu ce passé un peu douloureux autour de cette déception sportive, etc. En fait, je veux transmettre. C'est quoi ton objectif maintenant autour de Mindsport et du contenu que tu veux créer ?
J'ai envie de transmettre. J'ai envie de construire une communauté. Une communauté mentalement solide et physiquement qui peut faire de son mieux. C'est mon objectif. Je veux transmettre mon état d'esprit. Je veux créer une meute, une meute un peu de loup, affamé, qui va vers son objectif et qui lâche rien. C'est mon objectif, moi je suis quelqu'un, j'admire les gens acharnés. Par exemple, j'arrive, j'ai une facilité à analyser le caractère de quelqu'un, le comportement de quelqu'un à travers ses entraînements. Quand je vois quelqu'un, il s'acharne à ses entraînements, il est là, il pousse le skirg à fond, il envoie des burpees et qu'après tu discutes avec lui. Tu vois son passé, tu vois son histoire. En fait, j'arrive à reconnaître certaines personnes à travers leur entraînement.
Ça pratique. C'est ça. Elle démontre son état d'esprit.
Et moi, j'admire ces personnes et c'est ça que je veux créer. En fait, je veux réunir, même si je suis encore tout modeste sur les réseaux sociaux, mais je veux construire une communauté qui, mentalement, ne lâche pas et qui donne tout, qui donne toute sa vie pour atteindre ses objectifs. C'est mon objectif et c'est ça le Mindsport. C'est de l'humilité, de la patience, du travail, de la discipline.
Moi je crois que tu incarnes ça.
C'est ce que j'essaye de faire.
Et quel message tu voudrais faire passer aux jeunes qui hésitent à se lancer, qui se recherchent un peu parce que finalement, à ton âge en général, on ne se connaît pas encore très très bien.
Moi je leur dirais, t'as peur de quoi ? De quoi t'as peur ? T'as mon âge, t'as 18 ans, de quoi t'as peur ? Lance-toi, tombe, échoue. Parce que c'est à travers les échecs qu'on se construit. Et en fait, si dans la vie, tu réussis toutes les choses que tu fais, mais que t'as pas d'échecs, je trouve ça trop facile. Je trouve ça trop facile et t'as pas de... Je sais pas, je trouve que t'as pas de... Une récompense particulière. Pour moi, tombe. Tente des choses. Tombe. T'as peur de décevoir tes parents ? Fais d'abord les choses et tu verras que si t'es sincère dans tes actes, dans ton approche à la discipline, dans ton approche au travail, tu verras qu'ils seront automatiquement avec toi. T'as peur du jument des autres ? Les gens, ils vont t'apporter quoi ? En plus,
la plupart des gens n'ont strictement rien à faire. La plupart des gens sont intéressés par eux-mêmes et leur nombril. Donc en fait... Je pense qu'on surestime le jugement des autres.
Mais bien sûr. En fait, il ne faut pas avoir peur. Il ne faut vraiment pas avoir peur. Il faut se lancer. Tu veux faire du théâtre ? Fais du théâtre. Tu veux faire du...
Tu n'as pas peur de prendre des risques, en fait.
Jamais.
Et je pense que plus tu es jeune, et plus c'est urgent de prendre des risques.
Mais bien sûr. Parce que finalement, il n'y a rien d'irréversible. J'ai fait quoi dans ma vie ?
Je pense que c'est... Le plus tôt tu prends les risques, et le mieux c'est, en fait.
Exactement.
Parce que ce n'est pas 40 ans. tu as 15 crédits sur le dos avec des gamins, que tu vas prendre tes risques, tu vois. Donc, je pense que plus tu les prends tôt, plus tu te forges et plus tu apprends. Et en fait, finalement, ton magazine des expériences...
Je pense qu'honnêtement, il y a une phrase qu'on m'a dit qui m'a fait énormément réfléchir. C'était un ancien coach qui me l'a dit. Il m'a dit, là où les autres fuient l'échec, toi, embrasse-le. Et tu verras que ça va te forger. C'est une phrase, elle est restée marquée à vie et depuis l'échec, je l'embrasse. J'aime l'échec. Moi j'aime, honnêtement, je vais te dire la vérité. Mon vrai échec de cette année, un petit peu, ça a été à Toulouse, quand j'ai fait l'Irox à Toulouse.
Tu t'es blessé là, non ?
Je me suis blessé.
Tu t'es blessé en tout début, c'est ça ?
Je t'explique. Pour expliquer un peu, vite fait. J'ai fait ma première course, je me sens super bien. À ce moment-là, je me dis, je vais faire une vraie perf. Je fais le skierg, je me dis, au moment où je me dis, aujourd'hui je fais une bête de perf, short du out pour repartir courir à Liscio, Liscio il a lâché et dans ma tête je me dis J'ai crié, j'ai fait Ah, t'as un mec à côté, il me fait ça va ? J'ai continué ma course, mon père il me voyait J'ai mal, j'ai mal J'ai pas lâché, je voulais pas lâcher Et à ce moment là, je repense à beaucoup de choses En ce moment mon père Ainsi que mon grand-père, les deux ils sont malades Mon père il a, bah tu le vois plus à la salle Parce que C'est le détail, et mon grand-père aussi C'est compliqué, et dans ma tête je me suis dit Si eux ils arrivent à tenir Tout ce qu'ils font Moi, pour un petit truc à l'ISKIO, je vais lâcher. Et au final, j'ai fait ce que j'avais à faire. J'ai fait 1h13. Mais en sortant de ma course, je me suis dit, ouais, je n'ai pas lâché. Peut-être que je me suis détruit l'ISKIO. Bon, aujourd'hui, ça va mieux, tant mieux. Mais j'ai fait ça pour eux, je n'ai pas lâché. D'ailleurs, à la fin, si tu vois sur mon post Insta, je fais un L. Un L, c'est pour mon grand-père. parce que son nom c'est Luc et voilà c'est parce que c'était une dédicace une dédicace aussi
Toujours. Ce que tu nous partages, c'est assez puissant depuis tout à l'heure. Je ne sais pas si tu t'en rends compte, mais en tout cas, est-ce qu'on peut aller un peu au-delà et faire un peu d'introspection et se dire maintenant, qu'est-ce qui se passe dans ta tête en fait ?
Plaisir.
Peut-être un petit peu plus dans le mindset, un peu plus dans la psychologie.
Avec plaisir.
Est-ce que tu as toujours eu ce mindset ? Et où c'est quelque chose qui s'est construit avec les épreuves ? Où t'as toujours réfléchi comme ça ?
Pas du tout. Pas du tout. Avant j'étais un petit, parce qu'en soi je suis toujours petit, mais j'étais un petit qui avait peur de la pression. J'avais peur de la pression, j'étais... Je rentrais dans... Dis-toi, je rentrais dans un match, et j'étais bon, j'étais bon. J'étais pas mauvais.
Tu te mettais une pression.
Mais j'étais...
T'étais anisé un peu ?
J'étais... Je tremblais, j'étais... Et... j'avais pas confiance en moi aussi. Genre j'avais 10-12 ans, j'avais pas confiance en moi. J'étais... Je me trouvais pas, j'étais petit, je savais pas qui j'étais, je savais pas.
Ouais c'est normal.
Et du coup l'épreuve du foot, c'est là où j'ai eu le déclic. C'est là où j'ai eu ce déclic. Dis-toi, pour t'expliquer, je suis resté 2-3 mois en PLS. Je sais pas si je peux dire dépression, je sais pas, parce que je pense qu'il y a des gens qui vivent pire que moi, mais... Ouais, j'étais pas bien. Et le moment où j'ai eu le déclic, toute ma vie s'est reconstruite. Toute ma vie s'est reconstruite, j'ai rebâti beaucoup de choses. Et encore une fois, encore une fois, je veux dire un grand merci à Sofiane. Parce que c'est cette personne-là qui m'a aidé et qui m'a un peu reconstruit aussi. Parce qu'en soi, on a beaucoup parlé, il a été proche de moi, il a été là. Et lui, je le serai jamais reconnaissant. Et mon mindset a complètement changé depuis que je le côtoie. C'est une personne en or et il mérite mieux que moi en termes de bonheur. Il mérite la lune.
Parce qu'il t'a tendu la main à un moment compliqué pour toi ?
Il m'a tendu la main à un moment où j'étais au fond du trou, c'était compliqué.
Est-ce qu'il y a eu un moment, un déclic où tu t'es dit c'est ce moment-là qui a tout changé pour moi ? Tu as vraiment eu de la clarté, une idée claire de ce que tu voulais faire.
Par rapport à l'Irox ?
Par rapport à ta trajectoire personnelle, ce que tu avais envie de construire.
Oui, il y a eu un moment où je me suis remis en question. C'est quand je jouais avec mon ancien meilleur pote, Elias. Il est toujours là, il est toujours dans mon cœur. mais quand je le voyais c'était Voilà, il a un peu fait n'importe quoi. Il a un peu fait n'importe quoi et je me suis dit, malheureusement, même si je l'aime beaucoup, je ne veux pas faire comme lui.
En fait, c'est pas le contre-exemple.
C'est ça. T'as dit non, moi, ça je ne veux pas. Je me suis dit, je ne veux pas ça. Pourtant, c'est une très bonne personne. Cette personne aussi est dans mon cœur. Mais c'est le moment où je me suis dit,
je ne veux pas avoir cette trajectoire.
Je ne veux pas avoir cette trajectoire et je veux... Voilà, je veux battre de mes propres ailes aussi. Je voulais battre de mes propres ailes et... Et voilà, je voulais... Je voulais trouver un truc, je l'ai trouvé. Aujourd'hui, je suis fier. En fait, je ne saurais pas comment trop t'expliquer, mais c'est une mentalité. En fait, c'est tout de suite moi qui l'ai mise en question. Il n'y a pas que Elias, qui est mon meilleur pote, mais c'était... En fait, toute ma vie s'est remise en question. Les cours, parce qu'à cette époque-là, j'étais en cours. Ma famille. À ce moment-là, je me suis dit, Et c'est vrai en fait que ça fait 10 ans que je fais du foot et ma mère... Ma mère, je ne la connais pas. Je me suis dit, c'est compliqué. Mais bon, après, ma mère, ça reste ma mère. C'est ma mère. On ne la touche pas comme mon père. Ma mère, elle est là pour moi aussi. Elle m'aide beaucoup. Mais disons que tu es passé à côté de beaucoup de moments dans ta vie personnelle. Je regrette. C'est des choses que je regrette, mais qui me construisent. Même si encore alors... Après,
tu ne peux pas revenir sur le passé ?
Non, je ne peux pas.
Tu ne peux pas le réinventer, mais il faut se dire que c'est les prochaines étapes qui comptent.
C'est ça. Maintenant, on avance et on va les rendre pires. C'est ça.
Est-ce que tu as un mantra, une phrase qui incarne ton mindset ? Une phrase que tu te répètes parfois, qui résume bien ta philosophie.
C'est quoi alors ? C'est la phrase que je voulais dire tout à l'heure. Vol comme un papillon, pique comme une abeille.
Ah j'aime bien.
Tu la connais ?
Non je la connaissais pas.
C'était Mohamed Ali.
Ah j'aime beaucoup.
Vol comme un papillon, pique comme une abeille. Je l'ai détenu.
C'est un peu assez léger dans ta façon d'être, peut-être c'est ça ?
Comment ?
Est-ce que c'est ça la philosophie ? Enfin tout ce que je comprends ?
S'explique. Moi je l'interprète à ma manière. Chacun l'interprète. Ouais voilà. Pour moi voler comme un papillon c'est T'es calme, t'observes Tu regardes ce qu'il y a de bon à faire T'es élégant, t'es droit, pour moi c'est ça. Mais pique comme une abeille, au moment décisif, au moment où tu dois prouver, au moment où tu dois faire des sacrifices, au moment où tu dois travailler, c'est là que tu piques. C'est là que t'es bon, c'est là que tu fais mal.
Ouais j'aime bien, j'aime bien ta philosophie, je partage. C'est le prince des moments, ce qui est normal. Ouais, être sérieux sans te prendre au sérieux. Et ouais c'est ça, c'est-à-dire qu'il faut être raisonné, raisonnable, tu vois, être dans la constance. mais au moment décisif c'est là où il faut montrer ton caractère et ton tempérament exactement il y a des gens qui aboient toute la journée que ça parle qui font beaucoup de vent, beaucoup de bruit mais au moment où il faut montrer le caractère, là il n'y a plus personne bizarrement donc ouais je suis assez d'accord avec cette phrase, je trouve que ça résume bien même ta façon d'être en fait ouais, depuis tout petit celle-là et si tu devais Merci. comparé à un animal totem ? Ce serait lequel et pourquoi ?
Je vais être cliché. Le tigre. Je vais être cliché parce que elle reflète un peu cette phrase aussi. Ça se reflète un peu, le tigre. Il a une certaine sagesse. J'ai appris avec le temps qu'il faut être calme pour réussir. J'ai eu des expériences. des expériences sportives, des expériences personnelles, des expériences relationnelles, amies, etc. Et j'ai compris que pour réussir, ou pour être bien, juste bien, il faut être calme. Il faut être calme, serein, ne pas être nerveux, mais au moment où tu dois agir, c'est là où tu rugis comme un tueur.
C'est la pémouche quoi.
C'est ça. Il faut être calme.
Au moment opportun, en fait.
Au moment opportun.
Et ne pas se précipiter.
Ça, c'est quelque chose que je suis en train de construire aussi.
Et c'est aussi une manière d'utiliser ton énergie en bon moment.
Exactement, c'est ça. Parce que sinon,
tu as une départition d'énergie. Tu es sur tous les ballons.
C'est ça.
Je pense qu'à un moment donné, tu t'épuises aussi inutilement. Et ouais, il faut choisir un peu tes batailles, en fait.
C'est ça. Il y a des fois, moi, par exemple, à la base, j'étais quelqu'un de malheureusement nerveux. J'étais assez nerveux. Mais avec les expériences, je me rends compte que je suis apaisé. Je deviens de plus en plus apaisé, de plus en plus calme. Après, je grandis aussi, mais je deviens de plus en plus calme.
Et posé.
Et je sais que ça a causé des problèmes à certaines personnes, que je sois nerveux, etc. Mais bon.
Tu te canalises mieux ?
Je me canalise mieux maintenant.
Mais par le sport, je pense que ça aide aussi.
Par le sport et par les expériences. Les expériences de vie.
Aujourd'hui, quelles sont les personnes qui te donnent de l'inspiration, qui te servent un peu de modèle, qui incarnent pour toi ton idéal de réussite ?
Mon père. Mon père. J'aurais pu dire Ronaldo
Zidane. Mon père.
Mon père, il est fait de ses bâtons. Je ne vais pas raconter son histoire, mais c'est quelqu'un qui a sacrifié sa vie. pour sa famille. Aujourd'hui, à l'heure actuelle, il est un petit peu malade, mais il se lève encore pour aller au travail, il lâche pas, il a cette discipline en lui qui... Il veut que sa famille soit bien, il veut que les choses soient bien. Il est dur, mon père est dur, c'est quelqu'un de très impactant, tu le ressens quand tu parles avec lui. Mais il est vrai, et mon père il va tout donner pour sa famille, et en termes de discipline c'est mon exemple.
En même temps avec toi on a l'impression que la pomme elle tombe pas très loin de l'arbre. Je pense que tu peux. Ça ne s'invente pas en fait. C'est aussi le fruit de ton éducation.
Il m'a tout donné. C'est lui mon exemple. C'est vraiment lui. J'aurais pu dire
Ronan. Et un mentor ou des gens qui t'inspirent ? Parce qu'on a tous un ou plusieurs mentors. Moi, perso, j'en ai eu plusieurs.
Il y a toi. Moi aussi. Tu m'inspires beaucoup. En termes de psycho, comment tu penses, j'aime beaucoup. J'aime beaucoup la manière dont tu penses. J'en parlais d'ailleurs à un ami la dernière fois. T'es inspirante, genre t'es vraiment inspirante. Ah c'est genre moi ? Ouais, t'as un bon mindset et...
J'ai parti de la meute moi aussi.
Après niveau sportif, t'as... ouais clairement. Niveau sportif, t'as... bah t'as Momo. Ah oui bah... En termes de travail, voilà je me reconnais en lui.
Bah c'est un leader et tout.
Je me reconnais en lui, vraiment.
C'est un travailleur, oui.
Il nous comparait à la seule, souvent, minimum. Mais non, c'est lui. Lui, il est là. Moi, je suis là. Et j'ai beaucoup à apprendre de lui. Genre, en toute humilité. Malheureusement, il y a beaucoup de... Après l'Irox de Paris, j'ai entendu des choses. Ouais, ils nous ont comparé, etc. Mais j'ai rien à voir. Bon, moi, il est là. Moi, je suis là.
Mais pourquoi il comparait quoi, en fait ?
Je sais pas. J'ai entendu, en mode, concurrence. Mais il n'y a aucune concurrence. Momo il est là, moi je suis là, et j'ai énormément de choses à apprendre de lui.
Et parce que lui il te sert de modèle aussi, pour créer ton propre modèle.
Bien sûr, bien sûr.
Est-ce que c'est bien de prendre un petit bout de chaque personne inspirante ?
Mais bien sûr.
Parce qu'après chacun a sa propre personnalité. Parce que lui il a déjà une image bien à lui, son propre caractère, sa propre personnalité. Mais après rien n'empêche de prendre des petites sources d'inspiration. Pour construire, se forger son propre modèle.
Sportivement, c'est une inspiration.
Mais c'est vrai que lui, demain, il part, la boutique, elle ferme là-bas. Je te le dis. Je ne vais pas porter la poisse, mais j'ai l'impression que c'est lui qui tient la baraque un peu.
Je vais en parler.
Bref, je me permets cette petite pique au passage. Aujourd'hui, tu as clairement une envie d'entreprendre. C'est ce que je ressens de nos échanges et quand on discute. Et comment tu te projettes à 5 ou 10 ans ?
Les deux ?
Ouais.
Dans 5 ans ?
Horizon court terme et horizon long terme ?
Dans 5 ans. On va encore en train d'apprendre.
De toute façon, tu passeras ta vie à apprendre. Moi, je te dis, j'ai 42 ans, je continue.
Je me vois encore en train d'apprendre. Et peut-être avec un niveau assez élevé. Mais continuer à apprendre. Et dans mon sport... Clairement tout exploser. Je veux laisser aucune miette. Je veux laisser aucune miette. Je veux tout exploser dans l'Irox. Clairement, comme je t'ai dit, dans 5 ans, je ne sais pas si je serai dans l'élite 15, mais c'est mon objectif. Je veux vraiment être parmi les meilleurs du monde.
Il y en a eu français ? Il y en a eu un.
Dans les 15 ? Il y en a eu un. En ce moment, pas, mais il y a eu Geoffrey Voisin. 44 ans, dis-toi environ. Je crois 44 ans.
T'es bien documenté, toi, sur les...
Bien sûr, je me renseigne, j'aime énormément. Et cette personne, j'aime beaucoup, il est très humble. Il a une belle histoire aussi.
Mais j'ai l'impression que tous les mecs dans ce game-là, ils sont tous hyper humbles et c'est pas forcément des gens qui sont mis... Pas tous, non.
Non, non, pas tous, non.
Non ?
Non, pas le monde. D'accord.
On va pas donner de noms. Non, pas tous.
Mais en tout cas, Geoffrey Voisin, tu pourrais écouter un de ses podcasts, tu t'écouteras. Il fait des podcasts dans le domaine. Rarement, mais il en a fait un et... C'est quelqu'un de très humble et franchement, il n'y en a eu qu'un. C'est Geoffrey Voisin et peut-être il y en a un autre qui peut-être prochainement, je l'espère pour lui, Alan Kao.
Ah oui, je le connais lui.
Alan Kao. Lui,
il a l'air humble.
Ça va, ouais. Ouais, ouais, ça va. Mais il est...
Il est agressif, je crois qu'il...
Ça va, il donne de bons conseils, de très bons conseils, il a des bons entraînements. C'est un monstre. lui c'est, comme il le dit dans un de ses podcasts que j'ai écouté, c'est un chien affamé Genre lui, c'est un chien affamé.
Mais je pense que c'est une discipline, t'as intérêt à avoir un chien. Lui,
il mange tout, il se réveille à 5h du mat.
Mais c'est hyper dur.
À 5h du mat, il cale des 5km skier, des 10km, c'est un fou. Mais j'aime trop, j'aime trop la mentalité. Et je pense qu'il peut aller loin, il peut aller loin. Et là, il est en duo avec Tom, Tom Tom sur les réseaux. Et je pense qu'ils vont faire, ils vont toucher les... de 15 les deux en binôme dès l'année prochaine je pense Et moi, dans quelques années.
Bon, est-ce que si tu pouvais parler au petit Ilian, à ton petit enfant intérieur de Ilian qui a 12 ans, tu lui dirais quoi ?
Pour le rassurer, le réconforter.
Tu lui dirais quoi ?
N'aie peur de rien.
T'inquiète pas, ça va bien se passer.
N'aie peur de rien, tout va aller. Tu vas tomber. Je vous préviendrai, je parlerai français Je dirai tu vas tomber, tu vas avoir des échecs Tu vas te ramasser Mais tu sortiras plus fort et tu deviendras Le monstre que tu dois être Et je suis pas encore arrivé, là j'ai 18 ans Je suis pas encore arrivé à ça Mais je sais que je suis sur la bonne voie en toute humilité Et je continue à apprendre Je continue à apprendre, je me prends pour personne Je me prends pour personne Je suis un être parmi tant d'autres Mais voilà j'ai ma Je dois me démarquer dans l'aéroport parce que je veux transmettre aussi le mind sport.
C'est bien. Est-ce qu'il y a un livre, une citation ou une lecture qui t'a particulièrement inspiré ?
Oui, une phrase que j'ai lue dans plusieurs livres qui... qui me marquent souvent, que je répète, souvent à des gens aussi qui sont dans des périodes assez compliquées. Surtout en ce moment, c'est vrai que je côtoie beaucoup de gens qui sont dans des périodes compliquées en ce moment. En ce moment, je ne sais pas pourquoi... Ils ont clémé sur ton chemin,
c'est peut-être pas pour rien.
En ce moment, on m'a mis des gens sur mon chemin qui ont énormément compté. En ce moment-là, ça me construit un corps et en ce moment, j'ai des gens sur mon chemin qui... qui sont dans le cœur. Vraiment, et qui étaient aussi dans des phases compliquées. Du coup, pour revenir à ta question, la phrase, c'est « après chaque difficulté vient la facilité » . Et c'est une phrase peut-être toute simple, mais elle veut dire tellement de choses en même temps que je leur répète, et je me la répète à moi-même aussi. Et je pense que cette phrase, elle est réelle. T'as une difficulté, t'es au fond du trou. mais pense tout le temps, tu resteras pas comme ça éternellement. Ouais, en fait,
je pense qu'il y a des cycles, en fait. Faut pas accepter que parfois, t'aies un cycle où ça soit pas favorable.
La vie, c'est des vagues.
Oui, mais j'ai envie de dire, même quand tout va bien. C'est-à-dire que parfois, tu vois, on peut être un peu enivré par la réussite, les succès et tout, parce que, tout à l'heure, tu parlais de l'échec.
Exactement.
Moi, par exemple, j'ai fait l'erreur de m'endormir. Enfin, de m'endormir. ou de considérer que certaines situations étaient acquises parce que j'étais dans un cycle hyper favorable. En fait, des fois, t'as la... Comment on l'appelle ? La baraka, tu vois. Bizarrement, autant t'as des cycles où tout va mal, toutes les portes se ferment, tu comprends pas ce qui se passe, et tout d'un coup, t'as l'effet contraire où tout ce que tu fais, ça marche. Et moi, j'ai connu ce truc-là, où dès que je faisais un truc, ça se transformait en monnaie sonnante et très mutante, et tu te dis, mais... C'est super ! tu as l'illusion de croire que ce truc-là, ça va durer. Mais en fait, je pense que, comme tu dis, il faut avoir la sagesse de se dire tout a une fin, mais que ce soit en bien ou en mal.
C'est ça. Comme je dis avec mes potes, comme je dis souvent à des potes à moi, il faut être sur les appuis. Il faut être sur les appuis parce que la vie, elle est faite de haut, de bas et que ce soit dans l'entrepreneuriat, dans le sport, dans ta vie familiale, dans ta vie relationnelle, quand tu as des enfants. T'as des hauts, t'as des bas, et faut l'accepter. Et tant que mentalement tu restes, encore une fois, discipliné, en sachant ce que tu veux, tu vas réussir et faut croire au destin.
Je pense qu'il faut accepter. Faut croire au destin.
Le destin fait très très très bien les choses.
Je pense que t'es dans un niveau d'acceptation, t'as un niveau de sagesse, qui fait que tu vis mieux les choses. Parce que des fois t'en as, ils vivent une expérience compliquée, et ils ajoutent de la complexité en refusant ce truc-là. en forçant etc et je pense qu'il faut accepter et se dire bon bah là c'est ceci qu'il faut accepter en fait c'est un peu comme une vague quand tu te la prends, il faut la surfer tu te la prends de plein fouet c'est sûr que tu vas te... la vague c'est pas elle qui va te faire la place donc je pense que c'est important de se dire Après la pluie vient le beau temps.
Toujours. Le destin fait bien les choses. Je le répète.
C'est puissant. Tout ce qu'on vient de dire, c'est plus qu'un simple échange. J'ai l'impression qu'on est rentré dans les profondeurs de l'âme. Aujourd'hui, tu nous as montré que cette citation de Corneille, aux âmes bien nées, la valeur n'attend pas les nombres des années.
Félicitations.
J'ai même en sorti une deuxième, pure impro. C'est vraiment où tu disais... qu'il ne fallait pas avoir peur de se mettre en danger. Il y a une deuxième citation que j'aime beaucoup de Corneille, c'est « À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire » . Ça veut dire que si tu ne prends jamais de risques, si tu ne te mets jamais en difficulté, c'est sûr que tu ne progresseras pas plus que ça. Et même si tu ne prends pas vraiment de risques, tu ne mérites pas forcément... les mois. Voilà. C'est bien de se mettre en difficulté aussi de temps en temps, quand tu vas faire un peu de la zone de confort et se dire comment on fait pour être la meilleure version de soi-même, c'est ça ? En tout cas, merci pour ce partage, Ildéam. T'es ravi d'avoir cet échange avec toi, avec toute ta sincérité, ton authenticité. De toute façon, j'en attendais pas moins de toi. Et pour ta transparence aussi. Et ta confiance, parce que c'est le premier, mais peut-être pas le dernier.
Je pense pas.
Est-ce que je te laisse le mot de la fin ?
Moi, tout ce que j'ai à dire Une réussite à l'Irox
Ça arrive là Moi je passe le 20 avril Pour ceux qui veulent voir Iliane, toi c'est quand que tu passes au Grand Palais ? Le 18 avril Au Grand Palais, Iliane T'as ton numéro de 2 heures, non ?
J'espère que Le mindset, le mind sport On va briller encore. On va s'émanciper. J'aimerais bien l'émanciper dans de longs horizons.
Tu veux élargir ça ?
J'aimerais bien. On verra ce que ça donne.
C'est ce qu'on va te souhaiter en tout cas.
Merci beaucoup.
Merci à toi.
On se revoit bientôt.
À très vite, à la salle.
À la salle. À tout à l'heure.
À tout à l'heure.
Tu t'es inscrit pour le Grand Palais Mais tu sais que c'est... Tu sais, je me suis repensé à ça hier, je me suis dit, franchement,
je suis pas encore à l'aise avec les burpees.
Ah ouais ? Vraiment ?
Ouais, j'attends que tu me fasses un petit peu les burpees.
En vrai, si tu veux, moi t'as vu, je pense que pour les burpees, tu devrais faire un box jump. Moi, tu fais une burpees, tu sautes de la box, tu vas de l'autre côté, burpees.
Franchement, les burpees, pour moi, c'est pas intuitif.
Ah ouais, vraiment ?
Je sais pas, ça c'est vraiment mon plan. Y'a que ça ?
Les wallballs, ça va ?
Ouais, non, tout va bien à part les burpees. Je crois que j'ai un problème de mobilité au niveau du bassin. Je ne sais pas, il y a un truc... Mais Momo, il ne s'explique pas. avec l'échaouement en pâte et les burpees.
Description
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Iliane, bienvenue. Je suis ravie qu'on se retrouve aujourd'hui dans ce petit cadre intime pour discuter, pour évoquer le Mindsport, savoir la philosophie autour de ça, savoir ce que ça implique, quelles sont les valeurs, ce que toi tu souhaites véhiculer autour de ça. Moi, la première citation qui m'est venue en pensant à toi, forcément je suis une littéraire à la base, c'était la fameuse citation de Corneille, à savoir « Aux âmes bien nées, la valeur n'attend pas le nombre des années » . Donc ça, je pense que c'est une citation qui résume parfaitement bien l'esprit de ce premier échange qu'on va avoir, parce qu'elle résume un peu ce que tu incarnes pour moi, parce que ça fait quand même quelques mois que je t'observe de près. Et c'est vrai que ce que je remarque, c'est que tu as une forme de précocité assez rare qui mêle à la fois force mentale, maturité, ambition et une vision assez structurée de là où tu veux aller. Donc moi, ce que je propose, c'est que déjà, on lance ce premier podcast pour qu'on puisse explorer l'univers de la performance physique et mentale où on va parler discipline, mindset. sport, ambition et surtout de la vraie vie. Parce que sinon...
C'est plus important.
Voilà. Donc, en synthèse, ce qu'on peut dire, c'est que Mindsport, c'est un espace de parole pour celles et ceux qui construisent leur puissance intérieure, qui se lancent des défis, qui ne restent pas forcément sur leurs acquis, qui ont envie de construire, qu'ils soient aussi bien athlètes, entrepreneurs, étudiants, ou simplement une personne en quête de sens ou qui a envie de... de se challenger. Pour ce podcast, tu es mon premier invité, parce que tu incarnes vraiment à la perfection l'ADN Mindsport. Tu t'appelles Iliane, tu as 18 ans. Tu as déjà connu plus de combats et de déceptions que certains adultes. On peut dire que toi, tu as un esprit assez clair dans un corps en pleine construction. Est-ce que ça te résume bien ça ?
Ça me résume bien, c'est une belle citation, j'aime beaucoup.
Donc aujourd'hui on va se parler de ton parcours, on va échanger, on va retracer un petit peu les grandes étapes de ton parcours jusqu'à maintenant et que tu partages avec nous ta philosophie autour du sport, autour de tes objectifs. Et écoute, on va commencer tout de suite. Est-ce que déjà Eliane tu peux te présenter ?
Alors déjà, merci de m'accueillir. Moi c'est Ilian, comme tu as dit j'ai 18 ans. Je fais du sport depuis que je suis né. J'ai commencé par le judo, j'ai fait de la boxe, j'ai fait de l'athlétisme, de la natation. Je suis même passé par le trampoline. Mais il y a un sport qui m'a construit. J'ai commencé à l'âge de 8 ans, c'est le foot. Le foot, j'ai tout connu dans ce sport. Je suis passé par des hauts, des bas, j'ai tout gagné. J'ai fait des stages à Clairefontaine. J'ai joué contre l'équipe de France féminine, je suis parti à l'étranger, j'ai fait des tests partout en Ile-de-France, j'ai joué dans beaucoup de clubs en Ile-de-France, notamment le Val-aux-Pérées qui est juste à côté, j'ai joué à la Garenne-Colombes, à Issy-Léon-Linaud, à Versailles, à Montrouge, je suis passé par le Racing, j'ai fait des petits allers-retours au PSG, j'ai fait beaucoup de clubs et c'est un sport qui m'a construit. Comme je l'ai dit, j'ai connu des hauts et des bas. J'ai passé tout mon collège dans un sport études à Issy-le-Moulineau, qui s'appelait l'Académie Bernard Diomède. Je ne sais pas si tu connais Bernard Diomède, champion du monde. Oui. Champion du monde 98. Et il a créé son académie à Issy-le-Moulineau. Du coup, ça veut dire que le matin, j'avais école. L'après-midi, j'avais foot. J'étais en internat. Et c'était assez compliqué par moments. Mais je pense que ça m'a grandement forgé.
Et en internat, c'est-à-dire que tu ne rentrais pas chez toi le soir ?
Non, je ne rentrais pas chez moi le soir.
Et à quel âge ?
J'avais... 10 ans.
Donc à 10 ans, t'étais déjà...
Ouais, j'avais 10 ans.
T'étais autonome finalement.
C'était ça et c'était assez compliqué par moments parce que moi, je sors d'un milieu où je connaissais pas tout ce qui était... Tu sais, quand tu rentres au collège, forcément t'es jugé, t'es... Ouais,
c'est l'adolescence, c'est une période assez...
C'est l'adolescence et moi j'étais assez... j'avais pas m'habiller, j'étais toute innocente, ça veut dire que j'ai connu beaucoup de moqueries, etc. Mais ce qui me sauvait, c'était mon niveau au foot. C'était vraiment la chose qui faisait taire les autres un peu.
C'était la façon à toi de fermer les bouches.
Exactement, c'était ma manière de faire. Et comme j'ai vécu de belles années, j'ai fait des rencontres incroyables qui, bon aujourd'hui on s'est éloignés, mais qui m'ont vachement soutenu dans les moments durs. Et voilà, à l'académie j'ai tout gagné. Des distinctions de l'excellence devant... C'est Laurent Blanc qui me remettait ma... Ma médaille de l'excellence, je me souviens, il y a mon père dans les tribunes, c'était de beaux moments. Et pendant ce temps-là, en même temps que j'étais à cette académie, je jouais à Issy-les-Moulineaux, pendant ce temps-là, pendant mon temps libre. Et à Issy-les-Moulineaux, je suis resté cinq ans avec un coach qui m'a énormément formé. C'était un coach qui s'appelait Alexis, je me souviens, je crois qu'aujourd'hui il est à Versailles. Et il était dur, il était froid, mais avec du recul, je crois que c'est le coach qui m'a le plus servi. Quand je repense à ces discours, des fois, ils me mettaient sur le banc pendant deux matchs, deux, trois matchs et je ne comprenais pas. Je me disais, mais pourquoi il me met sur le banc ? Je suis bon à l'entraînement, je ne comprends pas. Mais en fait, c'était pour m'apprendre certaines choses que je n'avais pas. Et en me laissant sur le banc, je réalisais beaucoup de choses et ce qui m'a permis de performer. C'est-à-dire que moi, je suis resté cinq ans à Issy-le-Mulneau. Au bout de la quatrième année, lui, il est parti à Versailles. Je suis resté un an de plus à Issy-le-Buneau, je me sentais pas bien Je me suis dit Pourquoi pas aller à Versailles ? Et ça, c'était du coup après le collège. Donc, début seconde. En seconde, je suis allé à Versailles, je l'ai rejoint. On était en U15. En U15, on a fait une super saison, j'ai pris énormément de plaisir. Je suis resté deux ans à Versailles, c'est les deux années où j'ai pris le plus de plaisir à jouer au foot. Je faisais des passes décisives, j'étais vu par tous les clubs, on faisait des stages à droite, à gauche. C'était... Franchement, je retiens, j'ai que des bons moments. J'ai que des bons moments. Et du coup... La deuxième année à Versailles arrive, on est premier du championnat du début à la fin. Je suis le meilleur passeur du championnat, etc. Ça se passe à merveille. Ma saison se passe à merveille et on monte de UCSR2 à UCSR1. On est champion. À ce moment-là, j'étais avec tous mes amis. J'avais mon meilleur ami qui s'appelait Elias à l'époque. On s'est suivis partout, lui et moi. Il venait d'Algérie, il est venu à Issy-le-Mouneau, on s'est rencontrés. Je crois qu'on a passé 6 ans ensemble, non-stop, à ne pas se lâcher. D'ailleurs, grosse dédicace à lui. Et du coup, on est montés, comme j'ai dit, de U16 R2 à U16 R1. Et à ce moment-là, quand on est montés, j'avais deux choix. Soit rester en U18 R1 à Versailles, soit partir en U17 Nationale à Montrouge. J'ai pris le choix d'aller à Montrouge, et je pense que ça a été... Peut-être la pire décision de ma vie, mais avec du recul, c'est peut-être en même temps la meilleure. Et bon, j'expliquerai peut-être tout à l'heure.
Ouais, bon après tu sais, c'est plutôt à la fin du film qu'on sait si c'était une mauvaise décision ou pas finalement.
C'est ça, c'est ça, je suis d'accord avec toi. Après,
chaque choix t'emmène vers une direction. Et finalement, le pire, ce serait de ne pas avoir pris de décision.
Exactement, exactement. Et j'ai pris cette décision, après cette décision, il y a eu beaucoup de moments de... de doutes, d'échecs. C'était dur, je pense que c'est la période la plus dure. Mais grâce à un ami à moi qui s'appelle Sofiane, d'ailleurs, c'est lui qui m'a recentré, qui a fait que, à l'heure d'aujourd'hui, je ne suis plus dans un mauvais mood, je suis bien, je suis épanoui, parce qu'il m'a branché avec un autre club, à la Garenne-Colombe. pour faire du foot en loisir, juste en loisir. Au début, quand il m'a proposé, j'étais au fond du trou à ce moment-là.
En fait, ça t'a réconcilié avec le foot ?
C'est ça. En fait, à ce moment-là, j'étais au fond du trou. En fait,
ça t'a déprimé ?
Je voulais pas sortir, vraiment, j'étais au fond, au fond, au fond. Et lui, il me soutenait, etc. Il m'a envoyé un message un soir, il était 1h du matin. Il me fait « Ouais, Eliane, si tu veux, j'ai le numéro d'un coach, Sébastien, c'est dans mon club. » Bon, ils me disaient, bon, ce n'est pas un grand club, on est juste en R3. Mais tu verras, tu vas prendre du plaisir, tu vas jouer. J'ai appelé le coach, je me suis dit, on ne pourra pas se relever, on va essayer de reprendre le foot au plaisir. J'ai pris le contact du coach, je l'ai appelé, il m'a fait faire un test, j'ai été pris directement. Ça a été de belles années, je suis resté deux ans. Mais au bout de deux ans, je me suis rendu compte que le foot n'était plus fait pour moi. Je prenais beaucoup de plaisir à jouer, à part les quatre derniers mois. Et c'est les 4 derniers mois où je me suis rendu compte en fait que C'était plus pour moi. À côté, j'avais autre chose dans ma tête. La musculation. Du coup, j'étais à la salle de sport. Et depuis mes 14 ans...
Ça t'a ouvert à autre chose.
Ça m'a ouvert à autre chose. Et la musculation, on va parler de l'aérox tout à l'heure. Ça a été, je pense, un palier entre le foot et l'aérox. La musculation, c'est le pont. Parce que j'ai commencé la musculation un peu comme tout le monde. Chez moi, en regardant Tibo InShape, je faisais ces parcours de 10 minutes. Et après, je me suis inscrit à une salle de sport. Et quand je faisais du bout, on me reprochait souvent d'être assez fin. Du coup, je me suis épaissi, j'ai pris confiance en moi. Et à l'heure d'aujourd'hui, ça fait deux ans, je suis fier de mon corps, je suis fier de mes résultats. Mais voilà, pour revenir sur Sofiane, il m'a beaucoup aidé à me relouer.
Il t'a aidé à trop le jeu.
Énormément. Et je ne lui serai jamais reconnaissant. Jamais, jamais, jamais.
Je pense qu'il ne faut jamais oublier ceux qui te mettent la lumière quand tu es dans le noir.
Jamais. Il m'a tellement aidé ce mec que je l'estime comme un frère. Et voilà, à l'heure d'aujourd'hui, je fais de l'Irox. Donc en fait,
la musculation t'a amené vers l'Irox.
Exactement. À la base, je me suis dit que, après le full, je vais faire de la musculation à vie. C'est super, je vais m'élargir. je vais plaire, je vais me construire. Au final, j'ai découvert l'aérox il n'y a pas si longtemps que ça. C'est super.
Et qu'est-ce qui t'a donné envie de te lancer à fond dans cette discipline ?
À la base, j'étais sur les réseaux et je tombe sur des petites vidéos de mecs en train de courir, en train de pousser des charges. Je me dis, c'est qui ?
C'est un déménagement ou c'est quoi ?
Je me dis, c'est qui ? C'est qui ? en train de faire ça.
Ça déplace les meubles.
C'est ça, je me suis dit, mais ils poussent des charges, ils jettent des balles. Ils veulent. Ils jettent au sol dans des pompes sautées, je ne comprenais pas. Et en même temps que je tombe sur ça, juste la semaine qui suit, je commence à parler avec Momo, que tu connais très bien.
On l'embrasse, on va le faire.
On l'embrasse, qui était mon coach et qui est devenu mon ami à l'heure actuelle. Et... Il commence à m'en parler, il me dit « Hey Liane, t'as vu l'Irox, etc. ? » Je dis « Ah bah ouais, j'ai vu ça la semaine dernière sur les réseaux. » Et il me fait « Franchement, je crois que je vais en faire un. » Il me fait « Je pense que je vais en faire un. » Et je lui fais « Ouais, super, bah écoute, lance-toi, etc. » Et il s'inscrit avec son frère. Et moi, à côté, je m'entraînais. Il devait faire le double avec son frère. Il devait faire le double avec son frère, exactement. Et moi, je m'entraînais pour peut-être plus tard faire un...
Mais c'était pas forcément dans mes objectifs Objectifs court terme t'avais pas l'idée de prendre un dossard tout de suite Exactement
Et je m'entraînais Et pour x ou y raisons son frère n'a pas pu Pour des raisons personnelles je sais pas pourquoi Et à un moment il voyait que je m'entraînais à côté J'étais pas à son niveau Mais je m'entraînais
Surtout qu'il a quand même 10 ans d'avance par rapport à toi là dessus Qu'on veuille ou pas 10 ans d'avance sur le plan physique c'est un monstre Momo,
c'est un monstre tu peux avoir 10 ans d'avance sur le plan mental mais sur le plan physique les 10 ans tu les rattrapes pas comme ça c'est ça du coup je m'entraînais je m'entraînais à ma manière et je faisais pas de mauvaises choses en soi et il m'a dit on était dans les vestiaires, il me dit il y a un frère, viens on s'entraîne ensemble et son frère n'avait pas encore annulé à ce moment là il me fait viens on s'entraîne ensemble comme ça on se pousse nous deux mentalement et physiquement Du coup, on s'entraîne, on s'entraîne, on fait des sessions. Et il voit que mentalement, je ne lâche pas. Malgré que ce soit dur, mentalement, je ne lâche pas. Les burpees, je les mange. Les courses, je les mange. Tout se passe dans la tête. À ce moment-là, tout se passe dans la tête. Parce qu'en soi, petit à petit, j'avais quand même le projet de faire un IROX.
C'était un petit peu lointain pour toi ? Un peu lointain pour moi,
mais je me suis dit, ça me plaît, c'est complet. Je cours, je pousse, je tire, je saute. Je suis assez fou de mon code. J'aime bien faire plein de choses. Donc, on s'entraîne et son frère annule. Et on est en octobre. L'Irox de Paris est en novembre. Il me dit, après une session à Fitness Park, je me souviens, il me dit, Eliane, en vrai, je te prends. Je lui dis, de quoi tu me prends ? Ne me fais pas pour l'Irox de Paris. Je dis, ah ouais, moi j'étais tout refait, je me suis dit, ah ouais, ok. Quel honneur !
En plus, tu sais ça, tu as dû te sentir valorisé, quelqu'un comme vous qui est hyper exigeant, il se reconnaîtra, merci. Le niveau d'exigence hyper élevé, et je pense que dans son domaine, c'est une référence, il n'y a pas de sujet. Donc du coup, tu t'es senti valorisé du fait que... On pose ce challenge, c'est un gros défi, en peu de temps en plus.
Exactement, je me suis dit, ok, je ne suis pas si mauvais que ça. Je me suis dit, bon,
je n'ai des choses à apprendre,
mais je ne suis pas si mauvais que ça. Du coup, on s'est entraîné, il restait un mois, on s'est entraîné à fond. On a su, on était en PLS à chaque fois. Chaque séance, on tombait par terre. J'ai encore des souvenirs, on s'allongeait, on se regardait, mais qu'est-ce qu'on fait en vrai ? Qu'est-ce qu'on fait ? On est des fous. Les gens de la salle, ils nous regardaient. Du coup, on a un peu monté la hype de l'Irox à la salle.
Ah bah oui, ça c'est clair que vous avez contaminé autour de vous. Vous avez propagé le virus de l'Irox, je dirais même. Parce que moi-même, j'en suis arrivée à prendre un dossard aussi. C'est vrai.
Moi,
j'ai pris une assurance avec, on ne sait jamais, tu vois. Non,
mais...
Oui, c'est vrai que, disons qu'il a le don de... Comment dire ? Moi, je dis toujours, c'est le leadership par l'exemple. Tu vois ? Dire qu'il y a des gens... qui vont te donner un discours, mais qui, dans les actes, vont être en total désaccord. Alors que lui, il incarne ce qu'il fait et ce qu'il dit. Donc du coup, je pense que c'est ça qui fait qu'il y a pas mal de personnes qui ont pris l'initiative de s'inscrire, de s'entraîner autour de ça. Et qui ont pris goût, en fait.
Bien sûr, maintenant la salle s'est remplie. Je pense que... Moi, je pète un calme. tranquille, détendez-vous,
reprenez la muscu parce que tout le monde s'en va courir sur les tapis alors qu'il y en a, ils n'avaient jamais fait une course sur tapis là moi je respecte,
tous ceux qui se lancent à l'IROC, je respecte mais ceux qui veulent faire une perf une vraie perf à l'IROC, si on parle de champions du monde mais bon, qui courent 6 minutes le kilomètre, je me dis trop du plaisir, taf et après, il y en a, vu qu'ils ont couru 2 minutes dans leur vie, ils se disent bon, il y a un moyen de courir c'est pas ça à
1 km x 8 c'est pas ça,
c'est 80%
mental et si t'as pas de mental dans ce genre de discipline c'est mort et justement je vais faire une petite transition là dessus, selon toi qu'est-ce qui constitue le profil idéal d'un athlète hybride d'un point de vue les qualités physiques, mentales qu'est-ce que ça implique pour toi ?
déjà pour moi Il n'y a pas forcément de profil type. Si tu es un bon sportif, que tu veux le faire pour le fun, avec tes potes, avec la famille, avec des amis, fais-le. Lance-toi, c'est une super expérience. C'est une super expérience. S'emballe le dossard, mais c'est une super expérience.
Il faut avoir les moyens de ses loisirs.
Il faut avoir les moyens, mais si après tu prends du plaisir, et moi je n'ai jamais regretté. Par exemple, j'ai fait des sales perfs à Marseille, j'ai fait une sale perf. À Toulouse, j'étais blessé, j'ai fait une sale perf. Mais mentalement, ça m'a... tellement forgé que...
J'ai l'impression que c'est quand même une expérience unique.
L'argent, j'en ai rien à faire.
Quand on parle, si on goûtait à ça, ils te disent que c'est une expérience incroyable.
Mais vraiment. Par exemple, nous, quand on a fait l'Irox en duo avec Momo, on a fait 1h35. 1h7 ? 1h7 et 35. D'ailleurs,
je t'avais dit, vous avez même fait un meilleur temps que Thibaut InShape. C'est vrai.
C'est toi qui me l'avais appris. Oui, exactement. On a fait 1h07 et 35.
Il n'y avait pas de quoi rougir pour une première.
À cette époque-là, moi, j'étais beaucoup plus fin. J'étais cardio, mais j'étais beaucoup plus fin. Et Momo était beaucoup plus massif. Lui, Momo, justement, c'est un gabarit à la base. Il est massif, il est musclé. Et l'Irox...
Lui, son physique s'est transformé avec l'Irox. Il s'est transformé. Il s'est affiné.
Il s'est affiné, il a complètement séché. Et aujourd'hui, on a vu le mois dernier, il est parti à Bilbao. Il a fait 59 minutes.
Il est passé sous les 60 secondes.
Ouais, c'est ça.
60 minutes pardon Il est passé sous les 60 secondes. 60 secondes. Ok,
il faut le faire. Sous les 60 minutes,
pardon.
Franchement, il s'est vraiment transformé. Et voilà, il n'y a pas forcément de profil type. Je pense qu'il faut savoir courir. Pour moi, l'aéroque...
Pour toi, c'est plus un équilibre, un savant mélange d'endurance et de force. Parce qu'il faut quand même assumer les 8 kilomètres. Alterner... Un exercice puissant, de force, avec tout de suite une course derrière.
C'est ça, je pense qu'il faut faire beaucoup de compromises. C'est vraiment ce qu'il faut faire. Tu cours, tu fais une station, tu cours, tu fais une station. Parce qu'en fait, il faut savoir enchaîner.
J'ai l'impression que tu peux être un peu bon en tout.
Il faut savoir enchaîner et tu peux être bon. Je pense que la base à l'Aérox pour moi, après c'est mon avis personnel, 70% de course. Pour moi c'est 70%.
Donc ton cardio s'il n'est pas bon ?
Ton cardio s'il n'est pas bon, tu ne feras jamais de perfs à l'Irox. Jamais, jamais, jamais, jamais. Si ton cardio n'est pas bon, tu ne feras jamais de perfs à l'Irox. Bosse ton cardio. Parce que tu en as beaucoup que je connais, ils me disent j'aimerais bien faire un Irox sous les 1h20, sous les 1h10 Mais oui, mais tu cours 3 km par semaine, même pas. Il faut courir. Moi, en ce moment, je suis à 60-70 km par semaine. Genre, j'enchaîne, je cours. La dernière fois avec Momo, la semaine dernière, on est parti, on a fait un 30 km. On était à 4,05 sur 15 km. Le kilomètre. Franchement, on a...
Lui, il a beaucoup progressé aussi. Il a énormément progressé, Momo. En vitesse.
Mais c'est le travail. C'est le travail.
Et la régularité, je pense.
La régularité, sur ça, pour moi, c'est un exemple. Genre vraiment, en termes d'exemple, je ne sais pas si tu voulais y venir tout à l'heure, mais pour moi, en termes d'exemple, de travail en tout cas, c'est Momo.
On va y revenir tout à l'heure sur les mentors, les personnes qui t'ont inspiré, etc. On y reviendra après. Et à ton âge, qu'est-ce que ça représente pour toi de t'engager dans une telle discipline ? Est-ce que tu te sens plutôt en décalage ? parce que tu sens que les mecs en face, ils ont de la bouteille, ils ont de l'expérience, ils ont déjà un physique bien construit. Parce que, comme on disait tout à l'heure, tu peux être mentalement en avance. Un physique, ça prend du temps pour se construire. Tu ne peux pas devenir fort en 30 jours. Comme tu ne peux pas perdre du poids, tu ne peux pas perdre 20 kilos en 30 jours. Il y a un moment donné où, humainement, c'est inaccessible. T'as quand même un délai incompressible pour transformer un corps, que ce soit pour le faire monter ou pour le faire descendre en poids.
Je suis d'accord avec toi. Et moi, je pense qu'à mon âge, s'engager dans une telle discipline, c'est marquant. C'est vraiment marquant. Par exemple, t'as vu, je suis parti à Malaga il y a deux semaines, sous jeune. J'étais le plus jeune de tous. Open, pro, double. Et j'étais le plus jeune de tous. À la fin, j'ai fini ma course. T'as le... Le gérant de l'Irox de Malaga, il est venu me voir. Il me fait « Mais t'as quel âge ? » Je fais « J'ai 18 ans. » Et moi, je ne parle pas très bien anglais. J'ai déjà mon pote à côté, il parle plutôt bien anglais. Et il m'avait dit « Franchement, choqué. » « On est choqué de ta perf et franchement, c'est beau ce que t'as fait. »
C'était quoi ton temps à Malaga ?
J'ai fait 1h23 en professionnel, en pro.
C'est pas mal.
C'est pas mal. Bon, j'aurais aimé faire un... Un podium dans ma catégorie En fait je trouve ça pas mal parce que j'étais sous jeune Et ça m'a encore permis Ça a permis de me renforcer encore mentalement Mais j'aurais aimé faire Sous l'1h15
Toi t'es dans la catégorie 18-25 là c'est ça ? 16-24 Ah ouais d'accord donc tu commences à 16 quand même 16-24,
ma catégorie c'est la plus grande C'est de 16 à 24 Ah ouais parce que je pense qu'il y a moins de Il y a moins de gens, il y a beaucoup moins de gens Par exemple à Malaga On était beaucoup pour une fois Mais en général Dans ma catégorie, il y a 20 à 22 personnes. En général, j'ai comparé et il y a 20 à 22 personnes.
D'accord. Donc tu peux quand même tirer ton épingle du jeu quand même. Je peux tirer mon épingle du jeu. C'est un avantage concurrentiel par rapport à d'autres catégories où il y a plus d'appelés et moins d'élus, tu vois.
Ça va pas.
Alors toi, tu es vraiment dans une fourchette qui est peut-être intéressante pour...
Pour l'instant, oui. Pour l'instant, oui, mais ça se développe. Je crois que tu les développes de semaine en semaine. Et à un moment donné, je pense qu'ils vont changer quelques règles. Par exemple, je pense que la catégorie pro, elle va être fermée. Si tu fais un temps en open, tu pourras accéder en pro. Je pense que ce sera ça. C'est mon avis. Après, on verra ce que ça donne. Mais à mon âge, je pense que c'est beaucoup de responsabilité, beaucoup de sacrifice aussi. Parce qu'à mon âge...
Oui, c'est clair que... La plupart des jeunes, ils ont envie de s'amuser, de sortir, de passer de la vie. Et toi, tu as quand même déjà une idée claire que ça passera par...
Je n'aime pas. Moi, je suis d'avis à l'idée que plus tu travailles jeune, plus tu auras des résultats tôt.
Donc toi, tu dis que tu préfères renoncer à la gratification immédiate pour pouvoir plus tard.
être récompensé de tes efforts je suis patient et même je vois des gens de mon âge malheureusement ils se gâchent au lieu de dépenser leur argent dans de l'Irox ils dépensent en boîte ils dépensent dans des restos festifs, avec des filles ils n'investissent pas pour eux-mêmes déjà je trouve ça triste parce que sans s'en rendre compte ils se gâchent, ils se disent on est jeune, on n'a qu'une vie Mais à 30 ans, qu'est-ce que tu seras ? C'est ça la question. Et moi, je veux qu'à 30 ans, tranquille, j'ai fait ce que j'avais à faire, mais j'entreprends, j'investis, j'ai mes projets, je continue mon sport, je suis avec ma famille. À 30 ans, on ne sait pas après, mais qu'est-ce qu'ils feront ? C'est ça que je me pose quand je vois certaines personnes. Et ça m'a triste.
Et du coup, tout à l'heure, tu parlais de ton chrono à Malaga. Tu disais que maintenant, tu as quand même une target à 1h15. Est-ce que pour toi, la performance, ça se résume à un chrono ? Ou est-ce qu'il y a autre chose ?
Moi, je suis un compétiteur. Donc forcément, que ce soit au foot ou à l'Irox, quand je faisais un score ou quand je gagnais un match, Pour moi c'était une performance, quand je gagnais un trophée c'était une performance. Quand je fais un score à l'Irox, c'est une performance. Et pour moi j'ai pas encore fait de performance à l'Irox. Je suis honnête, je suis fier de mes résultats parce que mentalement et physiquement je sens que j'ai progressé. Mais je suis pas encore fier de mes résultats. Pour moi je suis encore loin et en toute humilité, j'ai énormément à apprendre. Et de beaucoup de gens, et de beaucoup de choses.
Ouais t'es humble par rapport à ça ?
Je suis très humble par rapport à ça. L'humilité c'est pour moi la chose la plus... Une des choses les plus importantes à avoir, si tu veux être champion, il faut être humble. Écouter les gens, écouter les anciens, écouter leurs conseils, les appliquer à ta manière et les retranscrire sur le terrain, c'est le plus important. Maintenant, en termes de performance, personnellement, ça passe par un score, par un résultat, mais je pense qu'il y a d'autres types de performances. Par exemple... Moi j'ai encore ce souvenir, je sors de l'Irox de Paris.
J'étais là.
T'étais là d'ailleurs, avec Momo. Et je vois mon père, il...
Ouais c'était émouvant ça.
Mon père il sourit rarement.
C'est hyper émouvant l'arrivée je trouve.
C'est ça, mon père il sourit rarement, il est dur. Mais quand je le vois il sourit, mon petit frère il pleure dans mes bras. Je me dis ah ouais, j'ai comme rendu fier des gens. Et quand je vous vois, vous tous, vous êtes là, vous nous...
Là vous aviez un sacré comité de soutien là.
C'était une quarantaine et franchement ça m'a tellement touché que je me suis dit, c'est à ce moment là où je me suis dit, ah ok j'ai quelque chose à faire dans le sport en fait.
Ouais, t'as vu que ça avait un impact en fait.
Ouais, ça a un impact et...
Et que ça prenait autour en fait.
Et au final je me suis rendu compte, après j'ai eu une réflexion, tous ceux qui étaient là à l'Irox de Paris, ils se sont inscrits à l'Irox là.
Voilà.
Je me suis rendu compte de ça.
Bah je pense que c'était une manière pour eux de prendre la température tu vois. Parce que, voire en tant que spectateur, bon, c'est pas pareil que quand tu mouilles ton maillot, tu vois, mais ça te donne déjà un premier aperçu de ce que c'est, de l'ambiance. Et tu dis, ben en fait, je pense que le cerveau, avant d'accomplir quelque chose, il a besoin de matérialiser le fait que ce soit possible. Donc je pense que les personnes qui sont venues, ils avaient besoin de voir et de se dire, bon, ben écoute, eux, ils l'ont fait, moi aussi, je peux le faire. Et je pense que tout le monde passe un peu par cette logique de se dire, bon, ben si, eux, ils y arrivent, moi aussi. En tout cas, moi, c'est comme ça que je réfléchis souvent. Avant de faire quelque chose, j'aime bien voir quelqu'un le faire avant moi.
Bien sûr, c'est ce qu'il faut toujours observer.
Oui, ça donne un modèle, ça donne une idée du réel aussi. Et je pense que ça aide ton cerveau à le matérialiser et à le concrétiser dans le réel.
Je suis d'accord avec toi. Moi, par exemple, avant de me lancer à l'Irox, juste avant de faire mes entraînements, je regardais les entraînements du champion du monde actuel, Hunter. Je ne sais pas si tu connais, lui c'est un monstre et je regardais ses vidéos juste avant de me lancer à l'entraînement, juste avant de faire des entraînements. Je regardais et je me disais, ah ouais, le mec il est chaud. Mais il y a quelqu'un qui m'inspire encore à l'heure d'aujourd'hui, il est dans l'élite 15, c'est Jack Durden. Je te laisserai te renseigner sur lui. Il a un mindset, mais je me reconnais en lui, en termes de... en termes Irox, je parle purement Irox. sa routine de vie. Il dort à 21h30 le mec. Et il mange mais carré, carré, carré. Je le vois, en fait j'aime trop. Il a sa femme qui le soutient, qui est là à côté. Il a une routine de vie, il est humble en plus, qui m'inspire. Et ce mec je l'aime beaucoup, j'aime beaucoup sa mentalité. Et ouais, purement Erox, c'est un exemple pour moi. Purement Erox, c'est lui. Après, dans la vie j'ai d'autres exemples.
Mais justement, autour de la discipline, côté alimentation, on sait que c'est un des piliers, c'est peut-être l'un des plus importants. Parce que souvent, on te dit, tu sais, alimentation, sommeil, entraînement, etc. C'est un peu le triptyque de l'athlète idéal. Et est-ce que toi, tu as une diète particulière ?
En ce moment,
oui. Ouais ?
En ce moment, oui.
Je veux dire, avec ta vie pro ?
Je me suis beaucoup adapté. Comment dire ? Ça va faire deux, trois semaines que...
Je repars sur une prise de masse. Là, je repars sur une prise de masse parce que j'ai vu ce qui me manquait à l'Irox. C'est clairement de la force, plus de force. Il faut que j'ai plus de force, que j'élargisse mes muscles. Et je suis clairement en prise de masse. C'est-à-dire que toute ma routine, elle change. Parce que moi, je suis quelqu'un, je mange, je mets du temps à digérer. Je n'ai pas faim tout de suite après. C'est-à-dire que maintenant, je me lève très tôt.
Mais t'es pas tu te forces à manger ?
Pas maintenant, parce que ma routine a complètement changé. Je me lève à 6h du matin. À 6h du mat, je me fais du skir, framboises dedans, myrtilles, à côté je fais tartines, pain complet, beurre de cacahuète, bananes, café. Je mange un très bon repas, après soit je vais au travail, soit je vais m'entraîner. À 11h, je prends une collation. Les gens me prennent pour un fou à chaque fois. Il est 10h, 11h, ils me voient avec ma boîte de thon. en train de taper ça je me régale, c'est trop bon goûter mais ouais c'est pour l'apport en protes avec du riz ensuite vers 14-15h je me fais un bol souvent je vais acheter un bol dans un poké, c'est super bon ça j'aime trop ça c'est mon plaisir poké, du riz,
du poulet la diète faut pas penser que c'est tout le temps une punition riz,
poulet,
tu peux tout à fait manger équilibré Mimime. sain et que ce soit super bon.
Moi,
j'ai changé mon rapport à la nourriture parce que moi, avant, franchement, moi, j'ai jamais géré la nourriture. Et d'ailleurs, aujourd'hui, je mange comme j'ai envie, à peu près. Moi, il me faut halluciner les gens qui pèsent tout ce qu'ils mangent.
Moi, je les comprends.
Ah non, moi, ça, je pourrais pas.
Je les respecte énormément. J'en connais des gens comme ça. Non,
mais je respecte. Mais après, il faut être conscient de ses limites. Moi, perso, je pourrais pas.
Je comprends. Je comprends, c'est très...
Mais déjà, manger à peu près proprement, déjà, pour moi, c'est bien.
J'ai connu quelqu'un. Dis-toi, j'ai vécu avec lui, parce que c'était un ami à moi. J'allais souvent chez lui. Et il était purement sport. T'as vu, je me réveillais, on se réveillait le matin à 8-9h. Il pesait tout. Mais il pesait tout. Genre, chaque petit truc, il mettait sur sa petite balance. J'étais, mais c'est un fou. J'étais, après, je crois... Moi, je ne fais pas ça, je ne pèse pas, mais je sais que je mange plus que... Mais après,
je pense que tu as le résultat proportionnel à ce que tu mets en face aussi. Si tu es vraiment dans le détail, tu auras un résultat qui est aussi dans le détail.
Exactement.
Donc après, tout est en fonction de l'objectif que tu as en face. Oui,
c'est ça.
Tu as un objectif de perfection, si tu veux vraiment...
Moi, je veux prendre... En ce moment, je suis dans une prise de masse. Donc comme je te disais...
Tu ne comptes pas tes cales, toi ?
Je ne compte pas. Pour l'instant je compte pas, je suis honnête je compte pas Mais je sais que je mange bien, sainement Je mange très sainement et je mange plus que ce que je mange de base Et ça c'est vu sur la balance J'ai vu sur la balance Dis toi en deux semaines j'ai pris 2,5 kilos En deux semaines Par exemple t'as vu juste avant de m'entraîner Je prends un shaker, shaker de protes Banane, dattes Les dattes c'est la clé Vraiment la clé
D'avouer avant j'aimais pas ça Incroyable Et maintenant j'en mange avec plaisir Alors qu'avant j'étais pas fan Ça bouge,
ça aide pour la digestion Pour la récupération aussi Je trouve ça un aliment complet Et le soir je me fais Patate douce J'aime beaucoup la patate douce Poulet blanc Viande blanche Et 2 à 3 litres d'eau par jour Avec électrolyte
Tu mets dans l'eau ?
Ouais Pour la récup ça m'aide Vraiment parce qu'avant je prenais pas tout ça, je me disais bon les compléments c'est cliché.
Non en fait je pense les compléments. Énormément.
En termes de réécupe je le sens. Dis-toi, la semaine dernière pour revenir j'ai fait un 30 km avec Momo, on a fait. Le lendemain, je me suis dit ah ok, je me sens bien. Je suis reparti pour une séance, on a fait une séance poule le lendemain. Franchement, non, ça... Les compléments, ça aide beaucoup.
Non, les compléments, je pense que c'est une manière aussi d'optimiser son physique et d'améliorer ses perfs. De récupérer plus vite, en fait.
Et le sommeil aussi, pour en exiger.
Le magnésium, le zinc, les oligo-éléments, les trucs de base, je pense que ça aide. D'ailleurs j'ai vu que tu incarnais un peu une nouvelle marque dans la nutrition sportive. Félicitations, j'ai vu que tu étais un petit peu ambassadeur pour Eric Favre. D'ailleurs on l'embrasse.
On l'embrasse, grosso modo.
C'est quelqu'un que je connais et que j'apprécie beaucoup. Donc écoute, ça c'est plutôt bien, ça fait partie des...
Très bon leur produit d'ailleurs.
Oui, d'ailleurs lui c'est quelqu'un qui est très orienté sur le bien-être et plutôt... qui a une approche un peu holistique du corps, tu vois. Parce qu'en fait, il y a énormément de remèdes et de bienfaits dans les produits naturels. Tu vois, je pense par exemple au safran. Personne n'y pense, mais le safran, ça a des vertus énormes.
Je connais pas. Le safran,
c'est une épice qui coûte super cher, mais qui a des vertus extraordinaires, par exemple, pour tout ce qui est le bien-être. Il y a des bénéfices pour le soin. C'est plutôt pour le bien-être. Ça a des vertus. On n'y pense pas forcément, mais par exemple, le curcuma, c'est une épile aussi. Ça a des propriétés anti-inflammatoires qui ont des vraies vertus pour le corps. En réalité, il n'y a pas besoin forcément d'aller chercher tout de suite des molécules. Tu as beaucoup de solutions naturelles déjà. En tout cas, l'on est juste son approche et j'aime bien sa façon de voir le business et le corps de son approche un peu holistique. Et pour en revenir au mindset, comment tu fais pour garder ta motivation au quotidien ? Parce qu'on sait que c'est rythmé, tu peux emmagasiner de la fatigue, des fois tu peux aussi avoir certaines déceptions. parce que, comme tu disais à Malaga, Tu avais fait un temps plutôt pas mal parce que tu étais en pro. Mais comment tu gères ça ? Comment tu le...
Forcément, il y a des fois...
Comment tu gardes la motivation alors que parfois tu peux avoir des épreuves, des difficultés, des choses qui te remettent un peu en question ?
Honnêtement, il y a des matins où je me lève où j'ai moins de motivation. Après, je suis quelqu'un qui est dynamique. Quand je ne fais pas quelque chose, je ne me sens vraiment pas bien. Quand je suis là, je ne fais rien, je ne me sens pas bien. Je suis tout le temps obligé de bouger. Sinon je me sens pas bien. Même ma mère me le dit, elle me dit « Mais Eliane, repose-toi, j'en ai marre que tu bouges ! » Et à chaque fois, on a des petites enbreux par rapport à ça. Mais je suis quelqu'un qui...
T'es hyperactif ?
Je suis hyperactif. Je suis hyperactif, je tiens pas en place. Que ce soit en cours, ça se voyait. Au taf, ça se voit, je suis hyperactif. Je n'arrive pas à... Je suis obligé de faire quelque chose. Mais même si des fois, j'ai des moments où je suis moins motivé, j'ai toujours cette chose en tête où je me dis Faut que je fasse ça, faut que je le fasse Parce que il faut que je rende fier des gens.
Tu as une responsabilité ?
Oui, j'ai une responsabilité, clairement. Il faut que je rende fier des gens, il faut que je me rende fier. Et pour moi, la vie, elle est remplie d'objectifs, de petits objectifs clés. Chaque jour, j'ai un objectif que je veux atteindre. En ce moment, ça va faire du coup huit mois, et je pense que ça sera long encore. Mon réel objectif de vie en ce moment, c'est d'atteindre les Ligue 15 en Airox. L'île de Caen, c'est l'île de Caen, c'est la meilleure.
Avec quelle temporalité ? Tu te fixes à quel objectif dans le temps ?
Je n'ai pas forcément de temps, mais je sais que je suis plutôt en avance pour mon âge. Et franchement, dans 5-6 ans, j'aimerais bien. Je suis honnête, dans 5-6 ans, j'ai beaucoup de choses à apprendre.
Tu auras peut-être ta maturité ?
Peut-être musculaire. J'ai beaucoup de choses à apprendre.
Entre 20 et 25 ans, pour les hommes, je crois que c'est là où ils ont...
le pic hormonal il est à cet âge là donc c'est là où tu peux à l'Irox les meilleurs ils ont entre 30 et 34 ans c'est la catégorie qui explose tout et j'aimerais bien limiter ça toi t'as envie d'être un peu précurseur mais je garde cette discipline et il y a des choses que j'ai promis à des gens aussi qui aujourd'hui malheureusement ils sont plus là Mais je leur ai promis des choses que je dois respecter. Et à chaque fois que je garde ça en tête, je me dis, si des fois je n'ai pas envie de le faire pour moi, au moins je le fais pour eux. Parce que je sais que même s'ils me voient de loin, ou dans le silence, on ne se côtoie plus, je sais que je leur ai promis des choses et je dois au moins le faire pour eux.
Pour eux,
c'est ça. Mais souvent je le fais pour moi parce que m'entraîner à Irox... ça me libère. Des fois, je n'ai pas envie d'y aller, mais en fait, ça me libère. Moi,
je suis assez d'accord avec toi. Parce qu'en fait, réussir, ce n'est pas que pour soi. Réussir, c'est aussi pour tout ce qu'il y a autour de toi. C'est-à-dire les personnes que tu aimes et l'influence que tu peux avoir sur les autres. Parce que moi-même, c'est comme ça que je me réfléchis la plupart du temps. Je me dis non, mais en fait, ce n'est pas que pour toi que tu fais ça. Tu fais ça pour ton fils, tu fais ça pour les gens qui t'aiment, tu fais ça pour... pour les personnes que tu influences, parce que des fois on influence des gens sans même s'en rendre compte. Sans même s'en rendre compte. Et donc en fait tu as une responsabilité vis-à-vis de ça. Parce que tu dis, si moi je lâche, tout le monde lâche en fait.
C'est ça.
Et d'ailleurs c'est ce que je me dis parfois au cours de Momo, quand c'est en mode workout, bon là petite parenthèse sur notre life à la gym. En fait, j'ai remarqué au workout, quand il y en a un qui lâche, tu as tout le monde qui lâche autour.
Bien sûr.
Dès qu'il y en a un qui pose le Senbai par terre Ou il pose son alter Tu te rends compte que Ça se propage Il y en a un qui lâche, il y en a deux qui lâchent, trois qui lâchent Alors que quand il y en a un qui reboost Rapidement autour de soi Tu vois que ça repart C'est pour ça que des fois on se fait des petits regards Entre nous, l'air de dire tu lâches pas Parce que si tu lâches,
moi aussi je vais lâcher On décrit dans la scène Allez, on en voit C'est là que c'est
J'ai remarqué que c'était assez contagieux, le fait de lâcher.
C'est ça.
Et le fait de résister aussi. C'est pour ça qu'il nous fait la dernière minute de gainage. Tout le monde se regarde en disant « toi, tu lâches pas, parce que si tu lâches, il va nous remettre... » Je pense que tu as une responsabilité perso et aussi vis-à-vis de ce qui est autour de toi. Donc c'est bien d'en être conscient et d'avoir ce niveau de conscience.
Clairement, je suis d'accord avec toi. Donc, en tout cas... Mais en tout cas... S'il faut retenir une chose, pour réussir, je pense pour réussir dans la vie, peu importe le domaine, si ce n'est IROX, sport, entrepreneuriat, il faut être discipliné. Vraiment discipliné. Genre tous les jours, même si tu n'as pas envie, le faire. T'es obligé à le faire pour... Oui,
parce qu'il y a une différence entre motivation et discipline.
Exactement.
La motivation, on a compris qu'elle pouvait fluctuer.
La motivation, elle ne dure pas.
Oui, mais ça ne me tue pas parce qu'aujourd'hui, il fait moche, aujourd'hui, il fait froid. Aujourd'hui, j'ai un coup de blues. La motivation, alors que ta discipline, c'est quelque chose que tu t'imposes à toi parce que tu as une déclaire de ton objectif à la fin. Et souvent, les gens confondent les deux notions entre la motivation et la discipline qui ont pour moi des choses qui n'ont absolument rien à voir. Et tu peux être motivé cinq minutes, dix minutes après, il n'y a plus personne.
Mais bien sûr, la discipline, c'est sur des années.
C'est sur des années Ça se construit et c'est pas inné en fait Quand on voit certains sportifs
Je vais prendre l'exemple d'un sportif qui m'inspire énormément Cristiano Ronaldo Cristiano Ronaldo à la base lui C'est un monument le mec Il a pas de talent A la base lui il a pas de talent Comparé à Messi Cristiano Ronaldo il part de rien Il a tellement cravaché Il a tellement travaillé En fait pour moi c'est l'exemple parfait de la discipline A l'heure actuelle
Il a un sacré physique.
Il en a ravi saoudite.
Il a 40 balais.
Mais moi, ça me choque. Je vois ce genre de mec, c'est un exemple. C'est un exemple. Il n'a jamais lâché.
En fait, il l'incarne. En fait, ta discipline, elle se reflète sur ton physique.
C'est ça.
C'est-à-dire que quand tu as 40 ans passé, je fais partie des gens qui ont dépassé les 40 ans. C'est plutôt bien. Justement, c'est parce que... Souvent, on me dit, mais Sonia, tu ne fais pas ton âge. Je dis, ouais, mais je ne bois pas. Je ne fume pas.
Tu fais du sport ?
J'ai toujours fait des choix pour me préserver. Parce que tout à l'heure, on parlait de sport, etc. Mais moi, j'ai atteint un stade où le sport, pour moi, c'est une façon d'optimiser et d'être dans la longévité.
Parce que moi,
tu as bien compris, je ne cherchais plus trop la perf. Même si bon, je peux encore faire 2-3...
Et souligner une heure à l'aérox. Ouais, ouais,
ouais. Ça, ce n'est pas garanti. Non, mais je n'ai pas... En premier lieu, je n'ai pas un objectif de performance, moi. Même si j'aime bien le challenge et j'aime bien le défi, tu vois. Mais moi, j'ai plutôt une trajectoire où je me dis, il faut viser la longévité. Parce que moi, tout le monde me dit, mais Sonia, pourquoi tu fais tout ça ? Parce qu'autour de moi, on prend pour un avenir, moi. On me dit, mais pourquoi tu t'imposes tout ça ? Tu n'as pas besoin. En fait, on part du principe que je n'ai pas besoin. Mais moi, je dis, mais déjà, laissez-moi tranquille, premièrement. Et deuxièmement, moi, je vise la longévité. J'ai envie de mourir en bonne santé. C'est mon truc, moi. J'ai envie de me dire je vieillis, mais soit en me bonifiant, soit en me disant que... J'ai envie de vieillir avec grâce, en fait. Et en santé, parce que le sport, c'est pas que la perf, c'est aussi la longévité. Il y a récemment une étude qui disait que préserver ses muscles, c'est rester en santé, tu vois. Parce que tous les ans, tu perds en vieillissant. Tu perds un certain pourcentage. Bon, toi, tu n'en es pas là, mais c'est clair que le sport, ça a plusieurs vertus, dont celle de te faire bienveillir, tu vois. Il y avait un peu le mec qui fait un peu peur sur les réseaux, Brian Johnson, je crois. Tu sais, le mec qui est parti dans un délire de reverse aging. Dire qu'il a décidé d'inverser son âge métabolique.
Il fait peur un peu ça.
Bah écoute, il y a des leçons à tirer de son expérience, parce que le mec, il a dédié X millions de dollars à cette expérience. Et franchement, les résultats, on les voit. C'est-à-dire que c'est incroyable. Il a réussi à inverser son âge biologique, pas que par le sport, mais par une routine et une discipline incroyables. Et des gros investissements, parce que 2 millions de dollars au minimum d'investissement pour... Sans râler ! Ça prouve que le sport, tu vois, ça a vraiment un impact sur tellement de choses.
C'est la meilleure des choses, c'est la meilleure des choses, vraiment. Même dans la tête, dans l'esprit, ça te soulage. Moi, quand je sors de ma séance, on dirait que j'ai... Ah mais t'as ton pic d'endorphine là Je me sens bien Tu baignes dans les endorphines En fait dans la vie il faut savoir être tout le temps calme D'ailleurs je te sortirai une citation tout à l'heure Ah ouais je veux bien Je l'adore les citations Dans la vie il faut toujours être calme Mais au moment où il faut agir C'est là où tu piques, c'est là où t'agis C'est pas ça la citation je te la sortirai tout à l'heure Mais je trouve que Il faut être calme, il faut être zen Mais quand il faut agir, il faut agir. Il ne faut pas faire le dormeur. Il ne faut pas être flémard. Il faut être tout simplement discipliné. C'est important pour réussir.
Et d'ailleurs, à ce jour, quel est ton plus gros défi que tu as relevé ? Le plus gros challenge ? Et comment tu l'as surmonté ?
C'est le foot. Je pourrais écrire un livre. Je pourrais écrire un...
Tu as surmonté ton échec, par ton échec entre guillemets. parce que je considère que c'est plus une expérience qu'un échec tu vois
C'est une expérience, mais les échecs, ça rend plus fort.
L'échec est formateur.
Ça a été très dur. Et des fois, c'est encore dur quand j'y repense. Quand je vois des amis à moi, et d'ailleurs je suis très fier d'eux.
Qui ont percé.
Et qui aujourd'hui sont professionnels.
Ah, ils ont percé.
Bien sûr. Il y en a aujourd'hui, ils jouent en Ligue 1, ils jouent en Liga, ils jouent en Bundesliga. Des mecs avec qui tu étais sur le terrain ? Des mecs avec qui j'étais sur le terrain. Et je les vois et je... Je me disais ah ouais...
Mais est-ce qu'ils étaient plus forts que toi ?
C'est pas la question de plus fort. J'étais bon, je suis arrivé à leur niveau, mais après j'ai eu des... Je vais pas accuser des gens, mais...
Mais qu'est-ce qui a fait la différence finalement entre ceux qui ont percé et qui se retrouvent aujourd'hui dans des championnats et toi qui as pris une autre trajectoire ?
On va dire que...
Si tu devais faire l'autre truc...
Le destin fait bien les choses. Le destin fait les choses. Moi je... Moi, c'était mon destin d'aller vers l'Irox. Honnêtement, les gens vont dire « ah, ligament croisé, tu sais l'excuse, j'ai eu les ligaments croisés » . Moi, c'est pas ça. Il y a eu des fausses promesses qui m'ont été tenues, dont j'ai cru. Et au final, les gens sont mauvais. Par moments, les gens sont mauvais.
Tu penses qu'il n'y a pas eu de bienveillance autour de toi à ce moment-là ?
Je te dis la vérité, tu as vu quand tu arrives en national, tu es à ça du professionnel.
Dans l'antichambre du monde pro quoi.
C'est ça, c'est dans l'antichambre et je pensais que ça allait arriver pour moi. J'y croyais à fond et je voulais rendre fière mes proches, surtout mon père. Parce que quand tout s'est écroulé... En fait, ça a brisé tellement de choses, mais en même temps, ça a reconstruit tellement de choses. Je t'explique un petit peu. Tu vois, mon père, il se levait tous les matins à 6h du mat. Il me déposait à l'autre bout de la France pour faire des stages. Il récupérait des personnes, des potes à moi, ici à Port-de-Champérez ou dans Paris. Il allait les chercher, les redéposer. Il faisait des sacrifices pour moi. Il me réveillait. C'était vraiment le cliché. Il me réveillait à 6h du matin, on allait courir. C'est réel, c'est le cliché que beaucoup de gens ont. Mais nous, c'était vraiment réel. Je me réveillais, ils faisaient énormément de sacrifices. Ma belle-mère, elle me préparait à manger, elle me préparait mes repas. Ils ont sacrifié honnêtement. Et je ne leur serai jamais reconnaissant pour ça. C'est pour ça que je veux aussi performer à l'Ivox pour eux. Parce qu'ils ont sacrifié 10 ans de leur vie pour le foot. Et moi aussi, j'ai fait beaucoup de sacrifices. Je ne voyais pas ma mère à certains moments. Ma mère, je ne l'ai pas vue pendant des deux, trois mois. Et voilà, elle me reprochait beaucoup ça, que je la délaissais pour le foot. J'ai vécu des moments très durs. Et quand tout s'est écroulé, je me suis dit... Tout ça pour ça En fait ça m'a tellement fait mal Que ça m'a reconstruit après Et aujourd'hui en fait même des petits trucs qui vont me faire de la peine Je vais les sous-estimer Parce que ça a été tellement une épreuve dure Tu sais quand t'es à ça D'atteindre une étoile Et qu'on te coupe la fusée
Ouais ça doit être extrêmement frustrant
Ça m'a dévasté Mais maintenant je l'utilise
Ouais, c'est ton moteur maintenant.
C'est mon moteur, j'y pense. Et c'est vrai que j'en parle peu. Moi, je suis quelqu'un à la base beaucoup dans l'observation, mais j'en parle peu et des fois, le fait d'en pas comme là, ça fait du bien.
Tu fais ta petite thérapie là.
Ça va, je fais ma petite thérapie. T'es un peu un psychologue. Non, en somme, ça fait du bien. Ça te permet d'extérioriser un peu ? Mais voilà, c'était ça. Pour répondre à ta question, c'était, je pense, le plus gros défi que j'ai eu.
Et justement, ton idée de Mindsport, de te lancer sur les réseaux, et Et c'est aussi une façon pour toi d'exerciser un petit peu ce passé un peu douloureux autour de cette déception sportive, etc. En fait, je veux transmettre. C'est quoi ton objectif maintenant autour de Mindsport et du contenu que tu veux créer ?
J'ai envie de transmettre. J'ai envie de construire une communauté. Une communauté mentalement solide et physiquement qui peut faire de son mieux. C'est mon objectif. Je veux transmettre mon état d'esprit. Je veux créer une meute, une meute un peu de loup, affamé, qui va vers son objectif et qui lâche rien. C'est mon objectif, moi je suis quelqu'un, j'admire les gens acharnés. Par exemple, j'arrive, j'ai une facilité à analyser le caractère de quelqu'un, le comportement de quelqu'un à travers ses entraînements. Quand je vois quelqu'un, il s'acharne à ses entraînements, il est là, il pousse le skirg à fond, il envoie des burpees et qu'après tu discutes avec lui. Tu vois son passé, tu vois son histoire. En fait, j'arrive à reconnaître certaines personnes à travers leur entraînement.
Ça pratique. C'est ça. Elle démontre son état d'esprit.
Et moi, j'admire ces personnes et c'est ça que je veux créer. En fait, je veux réunir, même si je suis encore tout modeste sur les réseaux sociaux, mais je veux construire une communauté qui, mentalement, ne lâche pas et qui donne tout, qui donne toute sa vie pour atteindre ses objectifs. C'est mon objectif et c'est ça le Mindsport. C'est de l'humilité, de la patience, du travail, de la discipline.
Moi je crois que tu incarnes ça.
C'est ce que j'essaye de faire.
Et quel message tu voudrais faire passer aux jeunes qui hésitent à se lancer, qui se recherchent un peu parce que finalement, à ton âge en général, on ne se connaît pas encore très très bien.
Moi je leur dirais, t'as peur de quoi ? De quoi t'as peur ? T'as mon âge, t'as 18 ans, de quoi t'as peur ? Lance-toi, tombe, échoue. Parce que c'est à travers les échecs qu'on se construit. Et en fait, si dans la vie, tu réussis toutes les choses que tu fais, mais que t'as pas d'échecs, je trouve ça trop facile. Je trouve ça trop facile et t'as pas de... Je sais pas, je trouve que t'as pas de... Une récompense particulière. Pour moi, tombe. Tente des choses. Tombe. T'as peur de décevoir tes parents ? Fais d'abord les choses et tu verras que si t'es sincère dans tes actes, dans ton approche à la discipline, dans ton approche au travail, tu verras qu'ils seront automatiquement avec toi. T'as peur du jument des autres ? Les gens, ils vont t'apporter quoi ? En plus,
la plupart des gens n'ont strictement rien à faire. La plupart des gens sont intéressés par eux-mêmes et leur nombril. Donc en fait... Je pense qu'on surestime le jugement des autres.
Mais bien sûr. En fait, il ne faut pas avoir peur. Il ne faut vraiment pas avoir peur. Il faut se lancer. Tu veux faire du théâtre ? Fais du théâtre. Tu veux faire du...
Tu n'as pas peur de prendre des risques, en fait.
Jamais.
Et je pense que plus tu es jeune, et plus c'est urgent de prendre des risques.
Mais bien sûr. Parce que finalement, il n'y a rien d'irréversible. J'ai fait quoi dans ma vie ?
Je pense que c'est... Le plus tôt tu prends les risques, et le mieux c'est, en fait.
Exactement.
Parce que ce n'est pas 40 ans. tu as 15 crédits sur le dos avec des gamins, que tu vas prendre tes risques, tu vois. Donc, je pense que plus tu les prends tôt, plus tu te forges et plus tu apprends. Et en fait, finalement, ton magazine des expériences...
Je pense qu'honnêtement, il y a une phrase qu'on m'a dit qui m'a fait énormément réfléchir. C'était un ancien coach qui me l'a dit. Il m'a dit, là où les autres fuient l'échec, toi, embrasse-le. Et tu verras que ça va te forger. C'est une phrase, elle est restée marquée à vie et depuis l'échec, je l'embrasse. J'aime l'échec. Moi j'aime, honnêtement, je vais te dire la vérité. Mon vrai échec de cette année, un petit peu, ça a été à Toulouse, quand j'ai fait l'Irox à Toulouse.
Tu t'es blessé là, non ?
Je me suis blessé.
Tu t'es blessé en tout début, c'est ça ?
Je t'explique. Pour expliquer un peu, vite fait. J'ai fait ma première course, je me sens super bien. À ce moment-là, je me dis, je vais faire une vraie perf. Je fais le skierg, je me dis, au moment où je me dis, aujourd'hui je fais une bête de perf, short du out pour repartir courir à Liscio, Liscio il a lâché et dans ma tête je me dis J'ai crié, j'ai fait Ah, t'as un mec à côté, il me fait ça va ? J'ai continué ma course, mon père il me voyait J'ai mal, j'ai mal J'ai pas lâché, je voulais pas lâcher Et à ce moment là, je repense à beaucoup de choses En ce moment mon père Ainsi que mon grand-père, les deux ils sont malades Mon père il a, bah tu le vois plus à la salle Parce que C'est le détail, et mon grand-père aussi C'est compliqué, et dans ma tête je me suis dit Si eux ils arrivent à tenir Tout ce qu'ils font Moi, pour un petit truc à l'ISKIO, je vais lâcher. Et au final, j'ai fait ce que j'avais à faire. J'ai fait 1h13. Mais en sortant de ma course, je me suis dit, ouais, je n'ai pas lâché. Peut-être que je me suis détruit l'ISKIO. Bon, aujourd'hui, ça va mieux, tant mieux. Mais j'ai fait ça pour eux, je n'ai pas lâché. D'ailleurs, à la fin, si tu vois sur mon post Insta, je fais un L. Un L, c'est pour mon grand-père. parce que son nom c'est Luc et voilà c'est parce que c'était une dédicace une dédicace aussi
Toujours. Ce que tu nous partages, c'est assez puissant depuis tout à l'heure. Je ne sais pas si tu t'en rends compte, mais en tout cas, est-ce qu'on peut aller un peu au-delà et faire un peu d'introspection et se dire maintenant, qu'est-ce qui se passe dans ta tête en fait ?
Plaisir.
Peut-être un petit peu plus dans le mindset, un peu plus dans la psychologie.
Avec plaisir.
Est-ce que tu as toujours eu ce mindset ? Et où c'est quelque chose qui s'est construit avec les épreuves ? Où t'as toujours réfléchi comme ça ?
Pas du tout. Pas du tout. Avant j'étais un petit, parce qu'en soi je suis toujours petit, mais j'étais un petit qui avait peur de la pression. J'avais peur de la pression, j'étais... Je rentrais dans... Dis-toi, je rentrais dans un match, et j'étais bon, j'étais bon. J'étais pas mauvais.
Tu te mettais une pression.
Mais j'étais...
T'étais anisé un peu ?
J'étais... Je tremblais, j'étais... Et... j'avais pas confiance en moi aussi. Genre j'avais 10-12 ans, j'avais pas confiance en moi. J'étais... Je me trouvais pas, j'étais petit, je savais pas qui j'étais, je savais pas.
Ouais c'est normal.
Et du coup l'épreuve du foot, c'est là où j'ai eu le déclic. C'est là où j'ai eu ce déclic. Dis-toi, pour t'expliquer, je suis resté 2-3 mois en PLS. Je sais pas si je peux dire dépression, je sais pas, parce que je pense qu'il y a des gens qui vivent pire que moi, mais... Ouais, j'étais pas bien. Et le moment où j'ai eu le déclic, toute ma vie s'est reconstruite. Toute ma vie s'est reconstruite, j'ai rebâti beaucoup de choses. Et encore une fois, encore une fois, je veux dire un grand merci à Sofiane. Parce que c'est cette personne-là qui m'a aidé et qui m'a un peu reconstruit aussi. Parce qu'en soi, on a beaucoup parlé, il a été proche de moi, il a été là. Et lui, je le serai jamais reconnaissant. Et mon mindset a complètement changé depuis que je le côtoie. C'est une personne en or et il mérite mieux que moi en termes de bonheur. Il mérite la lune.
Parce qu'il t'a tendu la main à un moment compliqué pour toi ?
Il m'a tendu la main à un moment où j'étais au fond du trou, c'était compliqué.
Est-ce qu'il y a eu un moment, un déclic où tu t'es dit c'est ce moment-là qui a tout changé pour moi ? Tu as vraiment eu de la clarté, une idée claire de ce que tu voulais faire.
Par rapport à l'Irox ?
Par rapport à ta trajectoire personnelle, ce que tu avais envie de construire.
Oui, il y a eu un moment où je me suis remis en question. C'est quand je jouais avec mon ancien meilleur pote, Elias. Il est toujours là, il est toujours dans mon cœur. mais quand je le voyais c'était Voilà, il a un peu fait n'importe quoi. Il a un peu fait n'importe quoi et je me suis dit, malheureusement, même si je l'aime beaucoup, je ne veux pas faire comme lui.
En fait, c'est pas le contre-exemple.
C'est ça. T'as dit non, moi, ça je ne veux pas. Je me suis dit, je ne veux pas ça. Pourtant, c'est une très bonne personne. Cette personne aussi est dans mon cœur. Mais c'est le moment où je me suis dit,
je ne veux pas avoir cette trajectoire.
Je ne veux pas avoir cette trajectoire et je veux... Voilà, je veux battre de mes propres ailes aussi. Je voulais battre de mes propres ailes et... Et voilà, je voulais... Je voulais trouver un truc, je l'ai trouvé. Aujourd'hui, je suis fier. En fait, je ne saurais pas comment trop t'expliquer, mais c'est une mentalité. En fait, c'est tout de suite moi qui l'ai mise en question. Il n'y a pas que Elias, qui est mon meilleur pote, mais c'était... En fait, toute ma vie s'est remise en question. Les cours, parce qu'à cette époque-là, j'étais en cours. Ma famille. À ce moment-là, je me suis dit, Et c'est vrai en fait que ça fait 10 ans que je fais du foot et ma mère... Ma mère, je ne la connais pas. Je me suis dit, c'est compliqué. Mais bon, après, ma mère, ça reste ma mère. C'est ma mère. On ne la touche pas comme mon père. Ma mère, elle est là pour moi aussi. Elle m'aide beaucoup. Mais disons que tu es passé à côté de beaucoup de moments dans ta vie personnelle. Je regrette. C'est des choses que je regrette, mais qui me construisent. Même si encore alors... Après,
tu ne peux pas revenir sur le passé ?
Non, je ne peux pas.
Tu ne peux pas le réinventer, mais il faut se dire que c'est les prochaines étapes qui comptent.
C'est ça. Maintenant, on avance et on va les rendre pires. C'est ça.
Est-ce que tu as un mantra, une phrase qui incarne ton mindset ? Une phrase que tu te répètes parfois, qui résume bien ta philosophie.
C'est quoi alors ? C'est la phrase que je voulais dire tout à l'heure. Vol comme un papillon, pique comme une abeille.
Ah j'aime bien.
Tu la connais ?
Non je la connaissais pas.
C'était Mohamed Ali.
Ah j'aime beaucoup.
Vol comme un papillon, pique comme une abeille. Je l'ai détenu.
C'est un peu assez léger dans ta façon d'être, peut-être c'est ça ?
Comment ?
Est-ce que c'est ça la philosophie ? Enfin tout ce que je comprends ?
S'explique. Moi je l'interprète à ma manière. Chacun l'interprète. Ouais voilà. Pour moi voler comme un papillon c'est T'es calme, t'observes Tu regardes ce qu'il y a de bon à faire T'es élégant, t'es droit, pour moi c'est ça. Mais pique comme une abeille, au moment décisif, au moment où tu dois prouver, au moment où tu dois faire des sacrifices, au moment où tu dois travailler, c'est là que tu piques. C'est là que t'es bon, c'est là que tu fais mal.
Ouais j'aime bien, j'aime bien ta philosophie, je partage. C'est le prince des moments, ce qui est normal. Ouais, être sérieux sans te prendre au sérieux. Et ouais c'est ça, c'est-à-dire qu'il faut être raisonné, raisonnable, tu vois, être dans la constance. mais au moment décisif c'est là où il faut montrer ton caractère et ton tempérament exactement il y a des gens qui aboient toute la journée que ça parle qui font beaucoup de vent, beaucoup de bruit mais au moment où il faut montrer le caractère, là il n'y a plus personne bizarrement donc ouais je suis assez d'accord avec cette phrase, je trouve que ça résume bien même ta façon d'être en fait ouais, depuis tout petit celle-là et si tu devais Merci. comparé à un animal totem ? Ce serait lequel et pourquoi ?
Je vais être cliché. Le tigre. Je vais être cliché parce que elle reflète un peu cette phrase aussi. Ça se reflète un peu, le tigre. Il a une certaine sagesse. J'ai appris avec le temps qu'il faut être calme pour réussir. J'ai eu des expériences. des expériences sportives, des expériences personnelles, des expériences relationnelles, amies, etc. Et j'ai compris que pour réussir, ou pour être bien, juste bien, il faut être calme. Il faut être calme, serein, ne pas être nerveux, mais au moment où tu dois agir, c'est là où tu rugis comme un tueur.
C'est la pémouche quoi.
C'est ça. Il faut être calme.
Au moment opportun, en fait.
Au moment opportun.
Et ne pas se précipiter.
Ça, c'est quelque chose que je suis en train de construire aussi.
Et c'est aussi une manière d'utiliser ton énergie en bon moment.
Exactement, c'est ça. Parce que sinon,
tu as une départition d'énergie. Tu es sur tous les ballons.
C'est ça.
Je pense qu'à un moment donné, tu t'épuises aussi inutilement. Et ouais, il faut choisir un peu tes batailles, en fait.
C'est ça. Il y a des fois, moi, par exemple, à la base, j'étais quelqu'un de malheureusement nerveux. J'étais assez nerveux. Mais avec les expériences, je me rends compte que je suis apaisé. Je deviens de plus en plus apaisé, de plus en plus calme. Après, je grandis aussi, mais je deviens de plus en plus calme.
Et posé.
Et je sais que ça a causé des problèmes à certaines personnes, que je sois nerveux, etc. Mais bon.
Tu te canalises mieux ?
Je me canalise mieux maintenant.
Mais par le sport, je pense que ça aide aussi.
Par le sport et par les expériences. Les expériences de vie.
Aujourd'hui, quelles sont les personnes qui te donnent de l'inspiration, qui te servent un peu de modèle, qui incarnent pour toi ton idéal de réussite ?
Mon père. Mon père. J'aurais pu dire Ronaldo
Zidane. Mon père.
Mon père, il est fait de ses bâtons. Je ne vais pas raconter son histoire, mais c'est quelqu'un qui a sacrifié sa vie. pour sa famille. Aujourd'hui, à l'heure actuelle, il est un petit peu malade, mais il se lève encore pour aller au travail, il lâche pas, il a cette discipline en lui qui... Il veut que sa famille soit bien, il veut que les choses soient bien. Il est dur, mon père est dur, c'est quelqu'un de très impactant, tu le ressens quand tu parles avec lui. Mais il est vrai, et mon père il va tout donner pour sa famille, et en termes de discipline c'est mon exemple.
En même temps avec toi on a l'impression que la pomme elle tombe pas très loin de l'arbre. Je pense que tu peux. Ça ne s'invente pas en fait. C'est aussi le fruit de ton éducation.
Il m'a tout donné. C'est lui mon exemple. C'est vraiment lui. J'aurais pu dire
Ronan. Et un mentor ou des gens qui t'inspirent ? Parce qu'on a tous un ou plusieurs mentors. Moi, perso, j'en ai eu plusieurs.
Il y a toi. Moi aussi. Tu m'inspires beaucoup. En termes de psycho, comment tu penses, j'aime beaucoup. J'aime beaucoup la manière dont tu penses. J'en parlais d'ailleurs à un ami la dernière fois. T'es inspirante, genre t'es vraiment inspirante. Ah c'est genre moi ? Ouais, t'as un bon mindset et...
J'ai parti de la meute moi aussi.
Après niveau sportif, t'as... ouais clairement. Niveau sportif, t'as... bah t'as Momo. Ah oui bah... En termes de travail, voilà je me reconnais en lui.
Bah c'est un leader et tout.
Je me reconnais en lui, vraiment.
C'est un travailleur, oui.
Il nous comparait à la seule, souvent, minimum. Mais non, c'est lui. Lui, il est là. Moi, je suis là. Et j'ai beaucoup à apprendre de lui. Genre, en toute humilité. Malheureusement, il y a beaucoup de... Après l'Irox de Paris, j'ai entendu des choses. Ouais, ils nous ont comparé, etc. Mais j'ai rien à voir. Bon, moi, il est là. Moi, je suis là.
Mais pourquoi il comparait quoi, en fait ?
Je sais pas. J'ai entendu, en mode, concurrence. Mais il n'y a aucune concurrence. Momo il est là, moi je suis là, et j'ai énormément de choses à apprendre de lui.
Et parce que lui il te sert de modèle aussi, pour créer ton propre modèle.
Bien sûr, bien sûr.
Est-ce que c'est bien de prendre un petit bout de chaque personne inspirante ?
Mais bien sûr.
Parce qu'après chacun a sa propre personnalité. Parce que lui il a déjà une image bien à lui, son propre caractère, sa propre personnalité. Mais après rien n'empêche de prendre des petites sources d'inspiration. Pour construire, se forger son propre modèle.
Sportivement, c'est une inspiration.
Mais c'est vrai que lui, demain, il part, la boutique, elle ferme là-bas. Je te le dis. Je ne vais pas porter la poisse, mais j'ai l'impression que c'est lui qui tient la baraque un peu.
Je vais en parler.
Bref, je me permets cette petite pique au passage. Aujourd'hui, tu as clairement une envie d'entreprendre. C'est ce que je ressens de nos échanges et quand on discute. Et comment tu te projettes à 5 ou 10 ans ?
Les deux ?
Ouais.
Dans 5 ans ?
Horizon court terme et horizon long terme ?
Dans 5 ans. On va encore en train d'apprendre.
De toute façon, tu passeras ta vie à apprendre. Moi, je te dis, j'ai 42 ans, je continue.
Je me vois encore en train d'apprendre. Et peut-être avec un niveau assez élevé. Mais continuer à apprendre. Et dans mon sport... Clairement tout exploser. Je veux laisser aucune miette. Je veux laisser aucune miette. Je veux tout exploser dans l'Irox. Clairement, comme je t'ai dit, dans 5 ans, je ne sais pas si je serai dans l'élite 15, mais c'est mon objectif. Je veux vraiment être parmi les meilleurs du monde.
Il y en a eu français ? Il y en a eu un.
Dans les 15 ? Il y en a eu un. En ce moment, pas, mais il y a eu Geoffrey Voisin. 44 ans, dis-toi environ. Je crois 44 ans.
T'es bien documenté, toi, sur les...
Bien sûr, je me renseigne, j'aime énormément. Et cette personne, j'aime beaucoup, il est très humble. Il a une belle histoire aussi.
Mais j'ai l'impression que tous les mecs dans ce game-là, ils sont tous hyper humbles et c'est pas forcément des gens qui sont mis... Pas tous, non.
Non, non, pas tous, non.
Non ?
Non, pas le monde. D'accord.
On va pas donner de noms. Non, pas tous.
Mais en tout cas, Geoffrey Voisin, tu pourrais écouter un de ses podcasts, tu t'écouteras. Il fait des podcasts dans le domaine. Rarement, mais il en a fait un et... C'est quelqu'un de très humble et franchement, il n'y en a eu qu'un. C'est Geoffrey Voisin et peut-être il y en a un autre qui peut-être prochainement, je l'espère pour lui, Alan Kao.
Ah oui, je le connais lui.
Alan Kao. Lui,
il a l'air humble.
Ça va, ouais. Ouais, ouais, ça va. Mais il est...
Il est agressif, je crois qu'il...
Ça va, il donne de bons conseils, de très bons conseils, il a des bons entraînements. C'est un monstre. lui c'est, comme il le dit dans un de ses podcasts que j'ai écouté, c'est un chien affamé Genre lui, c'est un chien affamé.
Mais je pense que c'est une discipline, t'as intérêt à avoir un chien. Lui,
il mange tout, il se réveille à 5h du mat.
Mais c'est hyper dur.
À 5h du mat, il cale des 5km skier, des 10km, c'est un fou. Mais j'aime trop, j'aime trop la mentalité. Et je pense qu'il peut aller loin, il peut aller loin. Et là, il est en duo avec Tom, Tom Tom sur les réseaux. Et je pense qu'ils vont faire, ils vont toucher les... de 15 les deux en binôme dès l'année prochaine je pense Et moi, dans quelques années.
Bon, est-ce que si tu pouvais parler au petit Ilian, à ton petit enfant intérieur de Ilian qui a 12 ans, tu lui dirais quoi ?
Pour le rassurer, le réconforter.
Tu lui dirais quoi ?
N'aie peur de rien.
T'inquiète pas, ça va bien se passer.
N'aie peur de rien, tout va aller. Tu vas tomber. Je vous préviendrai, je parlerai français Je dirai tu vas tomber, tu vas avoir des échecs Tu vas te ramasser Mais tu sortiras plus fort et tu deviendras Le monstre que tu dois être Et je suis pas encore arrivé, là j'ai 18 ans Je suis pas encore arrivé à ça Mais je sais que je suis sur la bonne voie en toute humilité Et je continue à apprendre Je continue à apprendre, je me prends pour personne Je me prends pour personne Je suis un être parmi tant d'autres Mais voilà j'ai ma Je dois me démarquer dans l'aéroport parce que je veux transmettre aussi le mind sport.
C'est bien. Est-ce qu'il y a un livre, une citation ou une lecture qui t'a particulièrement inspiré ?
Oui, une phrase que j'ai lue dans plusieurs livres qui... qui me marquent souvent, que je répète, souvent à des gens aussi qui sont dans des périodes assez compliquées. Surtout en ce moment, c'est vrai que je côtoie beaucoup de gens qui sont dans des périodes compliquées en ce moment. En ce moment, je ne sais pas pourquoi... Ils ont clémé sur ton chemin,
c'est peut-être pas pour rien.
En ce moment, on m'a mis des gens sur mon chemin qui ont énormément compté. En ce moment-là, ça me construit un corps et en ce moment, j'ai des gens sur mon chemin qui... qui sont dans le cœur. Vraiment, et qui étaient aussi dans des phases compliquées. Du coup, pour revenir à ta question, la phrase, c'est « après chaque difficulté vient la facilité » . Et c'est une phrase peut-être toute simple, mais elle veut dire tellement de choses en même temps que je leur répète, et je me la répète à moi-même aussi. Et je pense que cette phrase, elle est réelle. T'as une difficulté, t'es au fond du trou. mais pense tout le temps, tu resteras pas comme ça éternellement. Ouais, en fait,
je pense qu'il y a des cycles, en fait. Faut pas accepter que parfois, t'aies un cycle où ça soit pas favorable.
La vie, c'est des vagues.
Oui, mais j'ai envie de dire, même quand tout va bien. C'est-à-dire que parfois, tu vois, on peut être un peu enivré par la réussite, les succès et tout, parce que, tout à l'heure, tu parlais de l'échec.
Exactement.
Moi, par exemple, j'ai fait l'erreur de m'endormir. Enfin, de m'endormir. ou de considérer que certaines situations étaient acquises parce que j'étais dans un cycle hyper favorable. En fait, des fois, t'as la... Comment on l'appelle ? La baraka, tu vois. Bizarrement, autant t'as des cycles où tout va mal, toutes les portes se ferment, tu comprends pas ce qui se passe, et tout d'un coup, t'as l'effet contraire où tout ce que tu fais, ça marche. Et moi, j'ai connu ce truc-là, où dès que je faisais un truc, ça se transformait en monnaie sonnante et très mutante, et tu te dis, mais... C'est super ! tu as l'illusion de croire que ce truc-là, ça va durer. Mais en fait, je pense que, comme tu dis, il faut avoir la sagesse de se dire tout a une fin, mais que ce soit en bien ou en mal.
C'est ça. Comme je dis avec mes potes, comme je dis souvent à des potes à moi, il faut être sur les appuis. Il faut être sur les appuis parce que la vie, elle est faite de haut, de bas et que ce soit dans l'entrepreneuriat, dans le sport, dans ta vie familiale, dans ta vie relationnelle, quand tu as des enfants. T'as des hauts, t'as des bas, et faut l'accepter. Et tant que mentalement tu restes, encore une fois, discipliné, en sachant ce que tu veux, tu vas réussir et faut croire au destin.
Je pense qu'il faut accepter. Faut croire au destin.
Le destin fait très très très bien les choses.
Je pense que t'es dans un niveau d'acceptation, t'as un niveau de sagesse, qui fait que tu vis mieux les choses. Parce que des fois t'en as, ils vivent une expérience compliquée, et ils ajoutent de la complexité en refusant ce truc-là. en forçant etc et je pense qu'il faut accepter et se dire bon bah là c'est ceci qu'il faut accepter en fait c'est un peu comme une vague quand tu te la prends, il faut la surfer tu te la prends de plein fouet c'est sûr que tu vas te... la vague c'est pas elle qui va te faire la place donc je pense que c'est important de se dire Après la pluie vient le beau temps.
Toujours. Le destin fait bien les choses. Je le répète.
C'est puissant. Tout ce qu'on vient de dire, c'est plus qu'un simple échange. J'ai l'impression qu'on est rentré dans les profondeurs de l'âme. Aujourd'hui, tu nous as montré que cette citation de Corneille, aux âmes bien nées, la valeur n'attend pas les nombres des années.
Félicitations.
J'ai même en sorti une deuxième, pure impro. C'est vraiment où tu disais... qu'il ne fallait pas avoir peur de se mettre en danger. Il y a une deuxième citation que j'aime beaucoup de Corneille, c'est « À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire » . Ça veut dire que si tu ne prends jamais de risques, si tu ne te mets jamais en difficulté, c'est sûr que tu ne progresseras pas plus que ça. Et même si tu ne prends pas vraiment de risques, tu ne mérites pas forcément... les mois. Voilà. C'est bien de se mettre en difficulté aussi de temps en temps, quand tu vas faire un peu de la zone de confort et se dire comment on fait pour être la meilleure version de soi-même, c'est ça ? En tout cas, merci pour ce partage, Ildéam. T'es ravi d'avoir cet échange avec toi, avec toute ta sincérité, ton authenticité. De toute façon, j'en attendais pas moins de toi. Et pour ta transparence aussi. Et ta confiance, parce que c'est le premier, mais peut-être pas le dernier.
Je pense pas.
Est-ce que je te laisse le mot de la fin ?
Moi, tout ce que j'ai à dire Une réussite à l'Irox
Ça arrive là Moi je passe le 20 avril Pour ceux qui veulent voir Iliane, toi c'est quand que tu passes au Grand Palais ? Le 18 avril Au Grand Palais, Iliane T'as ton numéro de 2 heures, non ?
J'espère que Le mindset, le mind sport On va briller encore. On va s'émanciper. J'aimerais bien l'émanciper dans de longs horizons.
Tu veux élargir ça ?
J'aimerais bien. On verra ce que ça donne.
C'est ce qu'on va te souhaiter en tout cas.
Merci beaucoup.
Merci à toi.
On se revoit bientôt.
À très vite, à la salle.
À la salle. À tout à l'heure.
À tout à l'heure.
Tu t'es inscrit pour le Grand Palais Mais tu sais que c'est... Tu sais, je me suis repensé à ça hier, je me suis dit, franchement,
je suis pas encore à l'aise avec les burpees.
Ah ouais ? Vraiment ?
Ouais, j'attends que tu me fasses un petit peu les burpees.
En vrai, si tu veux, moi t'as vu, je pense que pour les burpees, tu devrais faire un box jump. Moi, tu fais une burpees, tu sautes de la box, tu vas de l'autre côté, burpees.
Franchement, les burpees, pour moi, c'est pas intuitif.
Ah ouais, vraiment ?
Je sais pas, ça c'est vraiment mon plan. Y'a que ça ?
Les wallballs, ça va ?
Ouais, non, tout va bien à part les burpees. Je crois que j'ai un problème de mobilité au niveau du bassin. Je ne sais pas, il y a un truc... Mais Momo, il ne s'explique pas. avec l'échaouement en pâte et les burpees.
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Description
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Iliane, bienvenue. Je suis ravie qu'on se retrouve aujourd'hui dans ce petit cadre intime pour discuter, pour évoquer le Mindsport, savoir la philosophie autour de ça, savoir ce que ça implique, quelles sont les valeurs, ce que toi tu souhaites véhiculer autour de ça. Moi, la première citation qui m'est venue en pensant à toi, forcément je suis une littéraire à la base, c'était la fameuse citation de Corneille, à savoir « Aux âmes bien nées, la valeur n'attend pas le nombre des années » . Donc ça, je pense que c'est une citation qui résume parfaitement bien l'esprit de ce premier échange qu'on va avoir, parce qu'elle résume un peu ce que tu incarnes pour moi, parce que ça fait quand même quelques mois que je t'observe de près. Et c'est vrai que ce que je remarque, c'est que tu as une forme de précocité assez rare qui mêle à la fois force mentale, maturité, ambition et une vision assez structurée de là où tu veux aller. Donc moi, ce que je propose, c'est que déjà, on lance ce premier podcast pour qu'on puisse explorer l'univers de la performance physique et mentale où on va parler discipline, mindset. sport, ambition et surtout de la vraie vie. Parce que sinon...
C'est plus important.
Voilà. Donc, en synthèse, ce qu'on peut dire, c'est que Mindsport, c'est un espace de parole pour celles et ceux qui construisent leur puissance intérieure, qui se lancent des défis, qui ne restent pas forcément sur leurs acquis, qui ont envie de construire, qu'ils soient aussi bien athlètes, entrepreneurs, étudiants, ou simplement une personne en quête de sens ou qui a envie de... de se challenger. Pour ce podcast, tu es mon premier invité, parce que tu incarnes vraiment à la perfection l'ADN Mindsport. Tu t'appelles Iliane, tu as 18 ans. Tu as déjà connu plus de combats et de déceptions que certains adultes. On peut dire que toi, tu as un esprit assez clair dans un corps en pleine construction. Est-ce que ça te résume bien ça ?
Ça me résume bien, c'est une belle citation, j'aime beaucoup.
Donc aujourd'hui on va se parler de ton parcours, on va échanger, on va retracer un petit peu les grandes étapes de ton parcours jusqu'à maintenant et que tu partages avec nous ta philosophie autour du sport, autour de tes objectifs. Et écoute, on va commencer tout de suite. Est-ce que déjà Eliane tu peux te présenter ?
Alors déjà, merci de m'accueillir. Moi c'est Ilian, comme tu as dit j'ai 18 ans. Je fais du sport depuis que je suis né. J'ai commencé par le judo, j'ai fait de la boxe, j'ai fait de l'athlétisme, de la natation. Je suis même passé par le trampoline. Mais il y a un sport qui m'a construit. J'ai commencé à l'âge de 8 ans, c'est le foot. Le foot, j'ai tout connu dans ce sport. Je suis passé par des hauts, des bas, j'ai tout gagné. J'ai fait des stages à Clairefontaine. J'ai joué contre l'équipe de France féminine, je suis parti à l'étranger, j'ai fait des tests partout en Ile-de-France, j'ai joué dans beaucoup de clubs en Ile-de-France, notamment le Val-aux-Pérées qui est juste à côté, j'ai joué à la Garenne-Colombes, à Issy-Léon-Linaud, à Versailles, à Montrouge, je suis passé par le Racing, j'ai fait des petits allers-retours au PSG, j'ai fait beaucoup de clubs et c'est un sport qui m'a construit. Comme je l'ai dit, j'ai connu des hauts et des bas. J'ai passé tout mon collège dans un sport études à Issy-le-Moulineau, qui s'appelait l'Académie Bernard Diomède. Je ne sais pas si tu connais Bernard Diomède, champion du monde. Oui. Champion du monde 98. Et il a créé son académie à Issy-le-Moulineau. Du coup, ça veut dire que le matin, j'avais école. L'après-midi, j'avais foot. J'étais en internat. Et c'était assez compliqué par moments. Mais je pense que ça m'a grandement forgé.
Et en internat, c'est-à-dire que tu ne rentrais pas chez toi le soir ?
Non, je ne rentrais pas chez moi le soir.
Et à quel âge ?
J'avais... 10 ans.
Donc à 10 ans, t'étais déjà...
Ouais, j'avais 10 ans.
T'étais autonome finalement.
C'était ça et c'était assez compliqué par moments parce que moi, je sors d'un milieu où je connaissais pas tout ce qui était... Tu sais, quand tu rentres au collège, forcément t'es jugé, t'es... Ouais,
c'est l'adolescence, c'est une période assez...
C'est l'adolescence et moi j'étais assez... j'avais pas m'habiller, j'étais toute innocente, ça veut dire que j'ai connu beaucoup de moqueries, etc. Mais ce qui me sauvait, c'était mon niveau au foot. C'était vraiment la chose qui faisait taire les autres un peu.
C'était la façon à toi de fermer les bouches.
Exactement, c'était ma manière de faire. Et comme j'ai vécu de belles années, j'ai fait des rencontres incroyables qui, bon aujourd'hui on s'est éloignés, mais qui m'ont vachement soutenu dans les moments durs. Et voilà, à l'académie j'ai tout gagné. Des distinctions de l'excellence devant... C'est Laurent Blanc qui me remettait ma... Ma médaille de l'excellence, je me souviens, il y a mon père dans les tribunes, c'était de beaux moments. Et pendant ce temps-là, en même temps que j'étais à cette académie, je jouais à Issy-les-Moulineaux, pendant ce temps-là, pendant mon temps libre. Et à Issy-les-Moulineaux, je suis resté cinq ans avec un coach qui m'a énormément formé. C'était un coach qui s'appelait Alexis, je me souviens, je crois qu'aujourd'hui il est à Versailles. Et il était dur, il était froid, mais avec du recul, je crois que c'est le coach qui m'a le plus servi. Quand je repense à ces discours, des fois, ils me mettaient sur le banc pendant deux matchs, deux, trois matchs et je ne comprenais pas. Je me disais, mais pourquoi il me met sur le banc ? Je suis bon à l'entraînement, je ne comprends pas. Mais en fait, c'était pour m'apprendre certaines choses que je n'avais pas. Et en me laissant sur le banc, je réalisais beaucoup de choses et ce qui m'a permis de performer. C'est-à-dire que moi, je suis resté cinq ans à Issy-le-Mulneau. Au bout de la quatrième année, lui, il est parti à Versailles. Je suis resté un an de plus à Issy-le-Buneau, je me sentais pas bien Je me suis dit Pourquoi pas aller à Versailles ? Et ça, c'était du coup après le collège. Donc, début seconde. En seconde, je suis allé à Versailles, je l'ai rejoint. On était en U15. En U15, on a fait une super saison, j'ai pris énormément de plaisir. Je suis resté deux ans à Versailles, c'est les deux années où j'ai pris le plus de plaisir à jouer au foot. Je faisais des passes décisives, j'étais vu par tous les clubs, on faisait des stages à droite, à gauche. C'était... Franchement, je retiens, j'ai que des bons moments. J'ai que des bons moments. Et du coup... La deuxième année à Versailles arrive, on est premier du championnat du début à la fin. Je suis le meilleur passeur du championnat, etc. Ça se passe à merveille. Ma saison se passe à merveille et on monte de UCSR2 à UCSR1. On est champion. À ce moment-là, j'étais avec tous mes amis. J'avais mon meilleur ami qui s'appelait Elias à l'époque. On s'est suivis partout, lui et moi. Il venait d'Algérie, il est venu à Issy-le-Mouneau, on s'est rencontrés. Je crois qu'on a passé 6 ans ensemble, non-stop, à ne pas se lâcher. D'ailleurs, grosse dédicace à lui. Et du coup, on est montés, comme j'ai dit, de U16 R2 à U16 R1. Et à ce moment-là, quand on est montés, j'avais deux choix. Soit rester en U18 R1 à Versailles, soit partir en U17 Nationale à Montrouge. J'ai pris le choix d'aller à Montrouge, et je pense que ça a été... Peut-être la pire décision de ma vie, mais avec du recul, c'est peut-être en même temps la meilleure. Et bon, j'expliquerai peut-être tout à l'heure.
Ouais, bon après tu sais, c'est plutôt à la fin du film qu'on sait si c'était une mauvaise décision ou pas finalement.
C'est ça, c'est ça, je suis d'accord avec toi. Après,
chaque choix t'emmène vers une direction. Et finalement, le pire, ce serait de ne pas avoir pris de décision.
Exactement, exactement. Et j'ai pris cette décision, après cette décision, il y a eu beaucoup de moments de... de doutes, d'échecs. C'était dur, je pense que c'est la période la plus dure. Mais grâce à un ami à moi qui s'appelle Sofiane, d'ailleurs, c'est lui qui m'a recentré, qui a fait que, à l'heure d'aujourd'hui, je ne suis plus dans un mauvais mood, je suis bien, je suis épanoui, parce qu'il m'a branché avec un autre club, à la Garenne-Colombe. pour faire du foot en loisir, juste en loisir. Au début, quand il m'a proposé, j'étais au fond du trou à ce moment-là.
En fait, ça t'a réconcilié avec le foot ?
C'est ça. En fait, à ce moment-là, j'étais au fond du trou. En fait,
ça t'a déprimé ?
Je voulais pas sortir, vraiment, j'étais au fond, au fond, au fond. Et lui, il me soutenait, etc. Il m'a envoyé un message un soir, il était 1h du matin. Il me fait « Ouais, Eliane, si tu veux, j'ai le numéro d'un coach, Sébastien, c'est dans mon club. » Bon, ils me disaient, bon, ce n'est pas un grand club, on est juste en R3. Mais tu verras, tu vas prendre du plaisir, tu vas jouer. J'ai appelé le coach, je me suis dit, on ne pourra pas se relever, on va essayer de reprendre le foot au plaisir. J'ai pris le contact du coach, je l'ai appelé, il m'a fait faire un test, j'ai été pris directement. Ça a été de belles années, je suis resté deux ans. Mais au bout de deux ans, je me suis rendu compte que le foot n'était plus fait pour moi. Je prenais beaucoup de plaisir à jouer, à part les quatre derniers mois. Et c'est les 4 derniers mois où je me suis rendu compte en fait que C'était plus pour moi. À côté, j'avais autre chose dans ma tête. La musculation. Du coup, j'étais à la salle de sport. Et depuis mes 14 ans...
Ça t'a ouvert à autre chose.
Ça m'a ouvert à autre chose. Et la musculation, on va parler de l'aérox tout à l'heure. Ça a été, je pense, un palier entre le foot et l'aérox. La musculation, c'est le pont. Parce que j'ai commencé la musculation un peu comme tout le monde. Chez moi, en regardant Tibo InShape, je faisais ces parcours de 10 minutes. Et après, je me suis inscrit à une salle de sport. Et quand je faisais du bout, on me reprochait souvent d'être assez fin. Du coup, je me suis épaissi, j'ai pris confiance en moi. Et à l'heure d'aujourd'hui, ça fait deux ans, je suis fier de mon corps, je suis fier de mes résultats. Mais voilà, pour revenir sur Sofiane, il m'a beaucoup aidé à me relouer.
Il t'a aidé à trop le jeu.
Énormément. Et je ne lui serai jamais reconnaissant. Jamais, jamais, jamais.
Je pense qu'il ne faut jamais oublier ceux qui te mettent la lumière quand tu es dans le noir.
Jamais. Il m'a tellement aidé ce mec que je l'estime comme un frère. Et voilà, à l'heure d'aujourd'hui, je fais de l'Irox. Donc en fait,
la musculation t'a amené vers l'Irox.
Exactement. À la base, je me suis dit que, après le full, je vais faire de la musculation à vie. C'est super, je vais m'élargir. je vais plaire, je vais me construire. Au final, j'ai découvert l'aérox il n'y a pas si longtemps que ça. C'est super.
Et qu'est-ce qui t'a donné envie de te lancer à fond dans cette discipline ?
À la base, j'étais sur les réseaux et je tombe sur des petites vidéos de mecs en train de courir, en train de pousser des charges. Je me dis, c'est qui ?
C'est un déménagement ou c'est quoi ?
Je me dis, c'est qui ? C'est qui ? en train de faire ça.
Ça déplace les meubles.
C'est ça, je me suis dit, mais ils poussent des charges, ils jettent des balles. Ils veulent. Ils jettent au sol dans des pompes sautées, je ne comprenais pas. Et en même temps que je tombe sur ça, juste la semaine qui suit, je commence à parler avec Momo, que tu connais très bien.
On l'embrasse, on va le faire.
On l'embrasse, qui était mon coach et qui est devenu mon ami à l'heure actuelle. Et... Il commence à m'en parler, il me dit « Hey Liane, t'as vu l'Irox, etc. ? » Je dis « Ah bah ouais, j'ai vu ça la semaine dernière sur les réseaux. » Et il me fait « Franchement, je crois que je vais en faire un. » Il me fait « Je pense que je vais en faire un. » Et je lui fais « Ouais, super, bah écoute, lance-toi, etc. » Et il s'inscrit avec son frère. Et moi, à côté, je m'entraînais. Il devait faire le double avec son frère. Il devait faire le double avec son frère, exactement. Et moi, je m'entraînais pour peut-être plus tard faire un...
Mais c'était pas forcément dans mes objectifs Objectifs court terme t'avais pas l'idée de prendre un dossard tout de suite Exactement
Et je m'entraînais Et pour x ou y raisons son frère n'a pas pu Pour des raisons personnelles je sais pas pourquoi Et à un moment il voyait que je m'entraînais à côté J'étais pas à son niveau Mais je m'entraînais
Surtout qu'il a quand même 10 ans d'avance par rapport à toi là dessus Qu'on veuille ou pas 10 ans d'avance sur le plan physique c'est un monstre Momo,
c'est un monstre tu peux avoir 10 ans d'avance sur le plan mental mais sur le plan physique les 10 ans tu les rattrapes pas comme ça c'est ça du coup je m'entraînais je m'entraînais à ma manière et je faisais pas de mauvaises choses en soi et il m'a dit on était dans les vestiaires, il me dit il y a un frère, viens on s'entraîne ensemble et son frère n'avait pas encore annulé à ce moment là il me fait viens on s'entraîne ensemble comme ça on se pousse nous deux mentalement et physiquement Du coup, on s'entraîne, on s'entraîne, on fait des sessions. Et il voit que mentalement, je ne lâche pas. Malgré que ce soit dur, mentalement, je ne lâche pas. Les burpees, je les mange. Les courses, je les mange. Tout se passe dans la tête. À ce moment-là, tout se passe dans la tête. Parce qu'en soi, petit à petit, j'avais quand même le projet de faire un IROX.
C'était un petit peu lointain pour toi ? Un peu lointain pour moi,
mais je me suis dit, ça me plaît, c'est complet. Je cours, je pousse, je tire, je saute. Je suis assez fou de mon code. J'aime bien faire plein de choses. Donc, on s'entraîne et son frère annule. Et on est en octobre. L'Irox de Paris est en novembre. Il me dit, après une session à Fitness Park, je me souviens, il me dit, Eliane, en vrai, je te prends. Je lui dis, de quoi tu me prends ? Ne me fais pas pour l'Irox de Paris. Je dis, ah ouais, moi j'étais tout refait, je me suis dit, ah ouais, ok. Quel honneur !
En plus, tu sais ça, tu as dû te sentir valorisé, quelqu'un comme vous qui est hyper exigeant, il se reconnaîtra, merci. Le niveau d'exigence hyper élevé, et je pense que dans son domaine, c'est une référence, il n'y a pas de sujet. Donc du coup, tu t'es senti valorisé du fait que... On pose ce challenge, c'est un gros défi, en peu de temps en plus.
Exactement, je me suis dit, ok, je ne suis pas si mauvais que ça. Je me suis dit, bon,
je n'ai des choses à apprendre,
mais je ne suis pas si mauvais que ça. Du coup, on s'est entraîné, il restait un mois, on s'est entraîné à fond. On a su, on était en PLS à chaque fois. Chaque séance, on tombait par terre. J'ai encore des souvenirs, on s'allongeait, on se regardait, mais qu'est-ce qu'on fait en vrai ? Qu'est-ce qu'on fait ? On est des fous. Les gens de la salle, ils nous regardaient. Du coup, on a un peu monté la hype de l'Irox à la salle.
Ah bah oui, ça c'est clair que vous avez contaminé autour de vous. Vous avez propagé le virus de l'Irox, je dirais même. Parce que moi-même, j'en suis arrivée à prendre un dossard aussi. C'est vrai.
Moi,
j'ai pris une assurance avec, on ne sait jamais, tu vois. Non,
mais...
Oui, c'est vrai que, disons qu'il a le don de... Comment dire ? Moi, je dis toujours, c'est le leadership par l'exemple. Tu vois ? Dire qu'il y a des gens... qui vont te donner un discours, mais qui, dans les actes, vont être en total désaccord. Alors que lui, il incarne ce qu'il fait et ce qu'il dit. Donc du coup, je pense que c'est ça qui fait qu'il y a pas mal de personnes qui ont pris l'initiative de s'inscrire, de s'entraîner autour de ça. Et qui ont pris goût, en fait.
Bien sûr, maintenant la salle s'est remplie. Je pense que... Moi, je pète un calme. tranquille, détendez-vous,
reprenez la muscu parce que tout le monde s'en va courir sur les tapis alors qu'il y en a, ils n'avaient jamais fait une course sur tapis là moi je respecte,
tous ceux qui se lancent à l'IROC, je respecte mais ceux qui veulent faire une perf une vraie perf à l'IROC, si on parle de champions du monde mais bon, qui courent 6 minutes le kilomètre, je me dis trop du plaisir, taf et après, il y en a, vu qu'ils ont couru 2 minutes dans leur vie, ils se disent bon, il y a un moyen de courir c'est pas ça à
1 km x 8 c'est pas ça,
c'est 80%
mental et si t'as pas de mental dans ce genre de discipline c'est mort et justement je vais faire une petite transition là dessus, selon toi qu'est-ce qui constitue le profil idéal d'un athlète hybride d'un point de vue les qualités physiques, mentales qu'est-ce que ça implique pour toi ?
déjà pour moi Il n'y a pas forcément de profil type. Si tu es un bon sportif, que tu veux le faire pour le fun, avec tes potes, avec la famille, avec des amis, fais-le. Lance-toi, c'est une super expérience. C'est une super expérience. S'emballe le dossard, mais c'est une super expérience.
Il faut avoir les moyens de ses loisirs.
Il faut avoir les moyens, mais si après tu prends du plaisir, et moi je n'ai jamais regretté. Par exemple, j'ai fait des sales perfs à Marseille, j'ai fait une sale perf. À Toulouse, j'étais blessé, j'ai fait une sale perf. Mais mentalement, ça m'a... tellement forgé que...
J'ai l'impression que c'est quand même une expérience unique.
L'argent, j'en ai rien à faire.
Quand on parle, si on goûtait à ça, ils te disent que c'est une expérience incroyable.
Mais vraiment. Par exemple, nous, quand on a fait l'Irox en duo avec Momo, on a fait 1h35. 1h7 ? 1h7 et 35. D'ailleurs,
je t'avais dit, vous avez même fait un meilleur temps que Thibaut InShape. C'est vrai.
C'est toi qui me l'avais appris. Oui, exactement. On a fait 1h07 et 35.
Il n'y avait pas de quoi rougir pour une première.
À cette époque-là, moi, j'étais beaucoup plus fin. J'étais cardio, mais j'étais beaucoup plus fin. Et Momo était beaucoup plus massif. Lui, Momo, justement, c'est un gabarit à la base. Il est massif, il est musclé. Et l'Irox...
Lui, son physique s'est transformé avec l'Irox. Il s'est transformé. Il s'est affiné.
Il s'est affiné, il a complètement séché. Et aujourd'hui, on a vu le mois dernier, il est parti à Bilbao. Il a fait 59 minutes.
Il est passé sous les 60 secondes.
Ouais, c'est ça.
60 minutes pardon Il est passé sous les 60 secondes. 60 secondes. Ok,
il faut le faire. Sous les 60 minutes,
pardon.
Franchement, il s'est vraiment transformé. Et voilà, il n'y a pas forcément de profil type. Je pense qu'il faut savoir courir. Pour moi, l'aéroque...
Pour toi, c'est plus un équilibre, un savant mélange d'endurance et de force. Parce qu'il faut quand même assumer les 8 kilomètres. Alterner... Un exercice puissant, de force, avec tout de suite une course derrière.
C'est ça, je pense qu'il faut faire beaucoup de compromises. C'est vraiment ce qu'il faut faire. Tu cours, tu fais une station, tu cours, tu fais une station. Parce qu'en fait, il faut savoir enchaîner.
J'ai l'impression que tu peux être un peu bon en tout.
Il faut savoir enchaîner et tu peux être bon. Je pense que la base à l'Aérox pour moi, après c'est mon avis personnel, 70% de course. Pour moi c'est 70%.
Donc ton cardio s'il n'est pas bon ?
Ton cardio s'il n'est pas bon, tu ne feras jamais de perfs à l'Irox. Jamais, jamais, jamais, jamais. Si ton cardio n'est pas bon, tu ne feras jamais de perfs à l'Irox. Bosse ton cardio. Parce que tu en as beaucoup que je connais, ils me disent j'aimerais bien faire un Irox sous les 1h20, sous les 1h10 Mais oui, mais tu cours 3 km par semaine, même pas. Il faut courir. Moi, en ce moment, je suis à 60-70 km par semaine. Genre, j'enchaîne, je cours. La dernière fois avec Momo, la semaine dernière, on est parti, on a fait un 30 km. On était à 4,05 sur 15 km. Le kilomètre. Franchement, on a...
Lui, il a beaucoup progressé aussi. Il a énormément progressé, Momo. En vitesse.
Mais c'est le travail. C'est le travail.
Et la régularité, je pense.
La régularité, sur ça, pour moi, c'est un exemple. Genre vraiment, en termes d'exemple, je ne sais pas si tu voulais y venir tout à l'heure, mais pour moi, en termes d'exemple, de travail en tout cas, c'est Momo.
On va y revenir tout à l'heure sur les mentors, les personnes qui t'ont inspiré, etc. On y reviendra après. Et à ton âge, qu'est-ce que ça représente pour toi de t'engager dans une telle discipline ? Est-ce que tu te sens plutôt en décalage ? parce que tu sens que les mecs en face, ils ont de la bouteille, ils ont de l'expérience, ils ont déjà un physique bien construit. Parce que, comme on disait tout à l'heure, tu peux être mentalement en avance. Un physique, ça prend du temps pour se construire. Tu ne peux pas devenir fort en 30 jours. Comme tu ne peux pas perdre du poids, tu ne peux pas perdre 20 kilos en 30 jours. Il y a un moment donné où, humainement, c'est inaccessible. T'as quand même un délai incompressible pour transformer un corps, que ce soit pour le faire monter ou pour le faire descendre en poids.
Je suis d'accord avec toi. Et moi, je pense qu'à mon âge, s'engager dans une telle discipline, c'est marquant. C'est vraiment marquant. Par exemple, t'as vu, je suis parti à Malaga il y a deux semaines, sous jeune. J'étais le plus jeune de tous. Open, pro, double. Et j'étais le plus jeune de tous. À la fin, j'ai fini ma course. T'as le... Le gérant de l'Irox de Malaga, il est venu me voir. Il me fait « Mais t'as quel âge ? » Je fais « J'ai 18 ans. » Et moi, je ne parle pas très bien anglais. J'ai déjà mon pote à côté, il parle plutôt bien anglais. Et il m'avait dit « Franchement, choqué. » « On est choqué de ta perf et franchement, c'est beau ce que t'as fait. »
C'était quoi ton temps à Malaga ?
J'ai fait 1h23 en professionnel, en pro.
C'est pas mal.
C'est pas mal. Bon, j'aurais aimé faire un... Un podium dans ma catégorie En fait je trouve ça pas mal parce que j'étais sous jeune Et ça m'a encore permis Ça a permis de me renforcer encore mentalement Mais j'aurais aimé faire Sous l'1h15
Toi t'es dans la catégorie 18-25 là c'est ça ? 16-24 Ah ouais d'accord donc tu commences à 16 quand même 16-24,
ma catégorie c'est la plus grande C'est de 16 à 24 Ah ouais parce que je pense qu'il y a moins de Il y a moins de gens, il y a beaucoup moins de gens Par exemple à Malaga On était beaucoup pour une fois Mais en général Dans ma catégorie, il y a 20 à 22 personnes. En général, j'ai comparé et il y a 20 à 22 personnes.
D'accord. Donc tu peux quand même tirer ton épingle du jeu quand même. Je peux tirer mon épingle du jeu. C'est un avantage concurrentiel par rapport à d'autres catégories où il y a plus d'appelés et moins d'élus, tu vois.
Ça va pas.
Alors toi, tu es vraiment dans une fourchette qui est peut-être intéressante pour...
Pour l'instant, oui. Pour l'instant, oui, mais ça se développe. Je crois que tu les développes de semaine en semaine. Et à un moment donné, je pense qu'ils vont changer quelques règles. Par exemple, je pense que la catégorie pro, elle va être fermée. Si tu fais un temps en open, tu pourras accéder en pro. Je pense que ce sera ça. C'est mon avis. Après, on verra ce que ça donne. Mais à mon âge, je pense que c'est beaucoup de responsabilité, beaucoup de sacrifice aussi. Parce qu'à mon âge...
Oui, c'est clair que... La plupart des jeunes, ils ont envie de s'amuser, de sortir, de passer de la vie. Et toi, tu as quand même déjà une idée claire que ça passera par...
Je n'aime pas. Moi, je suis d'avis à l'idée que plus tu travailles jeune, plus tu auras des résultats tôt.
Donc toi, tu dis que tu préfères renoncer à la gratification immédiate pour pouvoir plus tard.
être récompensé de tes efforts je suis patient et même je vois des gens de mon âge malheureusement ils se gâchent au lieu de dépenser leur argent dans de l'Irox ils dépensent en boîte ils dépensent dans des restos festifs, avec des filles ils n'investissent pas pour eux-mêmes déjà je trouve ça triste parce que sans s'en rendre compte ils se gâchent, ils se disent on est jeune, on n'a qu'une vie Mais à 30 ans, qu'est-ce que tu seras ? C'est ça la question. Et moi, je veux qu'à 30 ans, tranquille, j'ai fait ce que j'avais à faire, mais j'entreprends, j'investis, j'ai mes projets, je continue mon sport, je suis avec ma famille. À 30 ans, on ne sait pas après, mais qu'est-ce qu'ils feront ? C'est ça que je me pose quand je vois certaines personnes. Et ça m'a triste.
Et du coup, tout à l'heure, tu parlais de ton chrono à Malaga. Tu disais que maintenant, tu as quand même une target à 1h15. Est-ce que pour toi, la performance, ça se résume à un chrono ? Ou est-ce qu'il y a autre chose ?
Moi, je suis un compétiteur. Donc forcément, que ce soit au foot ou à l'Irox, quand je faisais un score ou quand je gagnais un match, Pour moi c'était une performance, quand je gagnais un trophée c'était une performance. Quand je fais un score à l'Irox, c'est une performance. Et pour moi j'ai pas encore fait de performance à l'Irox. Je suis honnête, je suis fier de mes résultats parce que mentalement et physiquement je sens que j'ai progressé. Mais je suis pas encore fier de mes résultats. Pour moi je suis encore loin et en toute humilité, j'ai énormément à apprendre. Et de beaucoup de gens, et de beaucoup de choses.
Ouais t'es humble par rapport à ça ?
Je suis très humble par rapport à ça. L'humilité c'est pour moi la chose la plus... Une des choses les plus importantes à avoir, si tu veux être champion, il faut être humble. Écouter les gens, écouter les anciens, écouter leurs conseils, les appliquer à ta manière et les retranscrire sur le terrain, c'est le plus important. Maintenant, en termes de performance, personnellement, ça passe par un score, par un résultat, mais je pense qu'il y a d'autres types de performances. Par exemple... Moi j'ai encore ce souvenir, je sors de l'Irox de Paris.
J'étais là.
T'étais là d'ailleurs, avec Momo. Et je vois mon père, il...
Ouais c'était émouvant ça.
Mon père il sourit rarement.
C'est hyper émouvant l'arrivée je trouve.
C'est ça, mon père il sourit rarement, il est dur. Mais quand je le vois il sourit, mon petit frère il pleure dans mes bras. Je me dis ah ouais, j'ai comme rendu fier des gens. Et quand je vous vois, vous tous, vous êtes là, vous nous...
Là vous aviez un sacré comité de soutien là.
C'était une quarantaine et franchement ça m'a tellement touché que je me suis dit, c'est à ce moment là où je me suis dit, ah ok j'ai quelque chose à faire dans le sport en fait.
Ouais, t'as vu que ça avait un impact en fait.
Ouais, ça a un impact et...
Et que ça prenait autour en fait.
Et au final je me suis rendu compte, après j'ai eu une réflexion, tous ceux qui étaient là à l'Irox de Paris, ils se sont inscrits à l'Irox là.
Voilà.
Je me suis rendu compte de ça.
Bah je pense que c'était une manière pour eux de prendre la température tu vois. Parce que, voire en tant que spectateur, bon, c'est pas pareil que quand tu mouilles ton maillot, tu vois, mais ça te donne déjà un premier aperçu de ce que c'est, de l'ambiance. Et tu dis, ben en fait, je pense que le cerveau, avant d'accomplir quelque chose, il a besoin de matérialiser le fait que ce soit possible. Donc je pense que les personnes qui sont venues, ils avaient besoin de voir et de se dire, bon, ben écoute, eux, ils l'ont fait, moi aussi, je peux le faire. Et je pense que tout le monde passe un peu par cette logique de se dire, bon, ben si, eux, ils y arrivent, moi aussi. En tout cas, moi, c'est comme ça que je réfléchis souvent. Avant de faire quelque chose, j'aime bien voir quelqu'un le faire avant moi.
Bien sûr, c'est ce qu'il faut toujours observer.
Oui, ça donne un modèle, ça donne une idée du réel aussi. Et je pense que ça aide ton cerveau à le matérialiser et à le concrétiser dans le réel.
Je suis d'accord avec toi. Moi, par exemple, avant de me lancer à l'Irox, juste avant de faire mes entraînements, je regardais les entraînements du champion du monde actuel, Hunter. Je ne sais pas si tu connais, lui c'est un monstre et je regardais ses vidéos juste avant de me lancer à l'entraînement, juste avant de faire des entraînements. Je regardais et je me disais, ah ouais, le mec il est chaud. Mais il y a quelqu'un qui m'inspire encore à l'heure d'aujourd'hui, il est dans l'élite 15, c'est Jack Durden. Je te laisserai te renseigner sur lui. Il a un mindset, mais je me reconnais en lui, en termes de... en termes Irox, je parle purement Irox. sa routine de vie. Il dort à 21h30 le mec. Et il mange mais carré, carré, carré. Je le vois, en fait j'aime trop. Il a sa femme qui le soutient, qui est là à côté. Il a une routine de vie, il est humble en plus, qui m'inspire. Et ce mec je l'aime beaucoup, j'aime beaucoup sa mentalité. Et ouais, purement Erox, c'est un exemple pour moi. Purement Erox, c'est lui. Après, dans la vie j'ai d'autres exemples.
Mais justement, autour de la discipline, côté alimentation, on sait que c'est un des piliers, c'est peut-être l'un des plus importants. Parce que souvent, on te dit, tu sais, alimentation, sommeil, entraînement, etc. C'est un peu le triptyque de l'athlète idéal. Et est-ce que toi, tu as une diète particulière ?
En ce moment,
oui. Ouais ?
En ce moment, oui.
Je veux dire, avec ta vie pro ?
Je me suis beaucoup adapté. Comment dire ? Ça va faire deux, trois semaines que...
Je repars sur une prise de masse. Là, je repars sur une prise de masse parce que j'ai vu ce qui me manquait à l'Irox. C'est clairement de la force, plus de force. Il faut que j'ai plus de force, que j'élargisse mes muscles. Et je suis clairement en prise de masse. C'est-à-dire que toute ma routine, elle change. Parce que moi, je suis quelqu'un, je mange, je mets du temps à digérer. Je n'ai pas faim tout de suite après. C'est-à-dire que maintenant, je me lève très tôt.
Mais t'es pas tu te forces à manger ?
Pas maintenant, parce que ma routine a complètement changé. Je me lève à 6h du matin. À 6h du mat, je me fais du skir, framboises dedans, myrtilles, à côté je fais tartines, pain complet, beurre de cacahuète, bananes, café. Je mange un très bon repas, après soit je vais au travail, soit je vais m'entraîner. À 11h, je prends une collation. Les gens me prennent pour un fou à chaque fois. Il est 10h, 11h, ils me voient avec ma boîte de thon. en train de taper ça je me régale, c'est trop bon goûter mais ouais c'est pour l'apport en protes avec du riz ensuite vers 14-15h je me fais un bol souvent je vais acheter un bol dans un poké, c'est super bon ça j'aime trop ça c'est mon plaisir poké, du riz,
du poulet la diète faut pas penser que c'est tout le temps une punition riz,
poulet,
tu peux tout à fait manger équilibré Mimime. sain et que ce soit super bon.
Moi,
j'ai changé mon rapport à la nourriture parce que moi, avant, franchement, moi, j'ai jamais géré la nourriture. Et d'ailleurs, aujourd'hui, je mange comme j'ai envie, à peu près. Moi, il me faut halluciner les gens qui pèsent tout ce qu'ils mangent.
Moi, je les comprends.
Ah non, moi, ça, je pourrais pas.
Je les respecte énormément. J'en connais des gens comme ça. Non,
mais je respecte. Mais après, il faut être conscient de ses limites. Moi, perso, je pourrais pas.
Je comprends. Je comprends, c'est très...
Mais déjà, manger à peu près proprement, déjà, pour moi, c'est bien.
J'ai connu quelqu'un. Dis-toi, j'ai vécu avec lui, parce que c'était un ami à moi. J'allais souvent chez lui. Et il était purement sport. T'as vu, je me réveillais, on se réveillait le matin à 8-9h. Il pesait tout. Mais il pesait tout. Genre, chaque petit truc, il mettait sur sa petite balance. J'étais, mais c'est un fou. J'étais, après, je crois... Moi, je ne fais pas ça, je ne pèse pas, mais je sais que je mange plus que... Mais après,
je pense que tu as le résultat proportionnel à ce que tu mets en face aussi. Si tu es vraiment dans le détail, tu auras un résultat qui est aussi dans le détail.
Exactement.
Donc après, tout est en fonction de l'objectif que tu as en face. Oui,
c'est ça.
Tu as un objectif de perfection, si tu veux vraiment...
Moi, je veux prendre... En ce moment, je suis dans une prise de masse. Donc comme je te disais...
Tu ne comptes pas tes cales, toi ?
Je ne compte pas. Pour l'instant je compte pas, je suis honnête je compte pas Mais je sais que je mange bien, sainement Je mange très sainement et je mange plus que ce que je mange de base Et ça c'est vu sur la balance J'ai vu sur la balance Dis toi en deux semaines j'ai pris 2,5 kilos En deux semaines Par exemple t'as vu juste avant de m'entraîner Je prends un shaker, shaker de protes Banane, dattes Les dattes c'est la clé Vraiment la clé
D'avouer avant j'aimais pas ça Incroyable Et maintenant j'en mange avec plaisir Alors qu'avant j'étais pas fan Ça bouge,
ça aide pour la digestion Pour la récupération aussi Je trouve ça un aliment complet Et le soir je me fais Patate douce J'aime beaucoup la patate douce Poulet blanc Viande blanche Et 2 à 3 litres d'eau par jour Avec électrolyte
Tu mets dans l'eau ?
Ouais Pour la récup ça m'aide Vraiment parce qu'avant je prenais pas tout ça, je me disais bon les compléments c'est cliché.
Non en fait je pense les compléments. Énormément.
En termes de réécupe je le sens. Dis-toi, la semaine dernière pour revenir j'ai fait un 30 km avec Momo, on a fait. Le lendemain, je me suis dit ah ok, je me sens bien. Je suis reparti pour une séance, on a fait une séance poule le lendemain. Franchement, non, ça... Les compléments, ça aide beaucoup.
Non, les compléments, je pense que c'est une manière aussi d'optimiser son physique et d'améliorer ses perfs. De récupérer plus vite, en fait.
Et le sommeil aussi, pour en exiger.
Le magnésium, le zinc, les oligo-éléments, les trucs de base, je pense que ça aide. D'ailleurs j'ai vu que tu incarnais un peu une nouvelle marque dans la nutrition sportive. Félicitations, j'ai vu que tu étais un petit peu ambassadeur pour Eric Favre. D'ailleurs on l'embrasse.
On l'embrasse, grosso modo.
C'est quelqu'un que je connais et que j'apprécie beaucoup. Donc écoute, ça c'est plutôt bien, ça fait partie des...
Très bon leur produit d'ailleurs.
Oui, d'ailleurs lui c'est quelqu'un qui est très orienté sur le bien-être et plutôt... qui a une approche un peu holistique du corps, tu vois. Parce qu'en fait, il y a énormément de remèdes et de bienfaits dans les produits naturels. Tu vois, je pense par exemple au safran. Personne n'y pense, mais le safran, ça a des vertus énormes.
Je connais pas. Le safran,
c'est une épice qui coûte super cher, mais qui a des vertus extraordinaires, par exemple, pour tout ce qui est le bien-être. Il y a des bénéfices pour le soin. C'est plutôt pour le bien-être. Ça a des vertus. On n'y pense pas forcément, mais par exemple, le curcuma, c'est une épile aussi. Ça a des propriétés anti-inflammatoires qui ont des vraies vertus pour le corps. En réalité, il n'y a pas besoin forcément d'aller chercher tout de suite des molécules. Tu as beaucoup de solutions naturelles déjà. En tout cas, l'on est juste son approche et j'aime bien sa façon de voir le business et le corps de son approche un peu holistique. Et pour en revenir au mindset, comment tu fais pour garder ta motivation au quotidien ? Parce qu'on sait que c'est rythmé, tu peux emmagasiner de la fatigue, des fois tu peux aussi avoir certaines déceptions. parce que, comme tu disais à Malaga, Tu avais fait un temps plutôt pas mal parce que tu étais en pro. Mais comment tu gères ça ? Comment tu le...
Forcément, il y a des fois...
Comment tu gardes la motivation alors que parfois tu peux avoir des épreuves, des difficultés, des choses qui te remettent un peu en question ?
Honnêtement, il y a des matins où je me lève où j'ai moins de motivation. Après, je suis quelqu'un qui est dynamique. Quand je ne fais pas quelque chose, je ne me sens vraiment pas bien. Quand je suis là, je ne fais rien, je ne me sens pas bien. Je suis tout le temps obligé de bouger. Sinon je me sens pas bien. Même ma mère me le dit, elle me dit « Mais Eliane, repose-toi, j'en ai marre que tu bouges ! » Et à chaque fois, on a des petites enbreux par rapport à ça. Mais je suis quelqu'un qui...
T'es hyperactif ?
Je suis hyperactif. Je suis hyperactif, je tiens pas en place. Que ce soit en cours, ça se voyait. Au taf, ça se voit, je suis hyperactif. Je n'arrive pas à... Je suis obligé de faire quelque chose. Mais même si des fois, j'ai des moments où je suis moins motivé, j'ai toujours cette chose en tête où je me dis Faut que je fasse ça, faut que je le fasse Parce que il faut que je rende fier des gens.
Tu as une responsabilité ?
Oui, j'ai une responsabilité, clairement. Il faut que je rende fier des gens, il faut que je me rende fier. Et pour moi, la vie, elle est remplie d'objectifs, de petits objectifs clés. Chaque jour, j'ai un objectif que je veux atteindre. En ce moment, ça va faire du coup huit mois, et je pense que ça sera long encore. Mon réel objectif de vie en ce moment, c'est d'atteindre les Ligue 15 en Airox. L'île de Caen, c'est l'île de Caen, c'est la meilleure.
Avec quelle temporalité ? Tu te fixes à quel objectif dans le temps ?
Je n'ai pas forcément de temps, mais je sais que je suis plutôt en avance pour mon âge. Et franchement, dans 5-6 ans, j'aimerais bien. Je suis honnête, dans 5-6 ans, j'ai beaucoup de choses à apprendre.
Tu auras peut-être ta maturité ?
Peut-être musculaire. J'ai beaucoup de choses à apprendre.
Entre 20 et 25 ans, pour les hommes, je crois que c'est là où ils ont...
le pic hormonal il est à cet âge là donc c'est là où tu peux à l'Irox les meilleurs ils ont entre 30 et 34 ans c'est la catégorie qui explose tout et j'aimerais bien limiter ça toi t'as envie d'être un peu précurseur mais je garde cette discipline et il y a des choses que j'ai promis à des gens aussi qui aujourd'hui malheureusement ils sont plus là Mais je leur ai promis des choses que je dois respecter. Et à chaque fois que je garde ça en tête, je me dis, si des fois je n'ai pas envie de le faire pour moi, au moins je le fais pour eux. Parce que je sais que même s'ils me voient de loin, ou dans le silence, on ne se côtoie plus, je sais que je leur ai promis des choses et je dois au moins le faire pour eux.
Pour eux,
c'est ça. Mais souvent je le fais pour moi parce que m'entraîner à Irox... ça me libère. Des fois, je n'ai pas envie d'y aller, mais en fait, ça me libère. Moi,
je suis assez d'accord avec toi. Parce qu'en fait, réussir, ce n'est pas que pour soi. Réussir, c'est aussi pour tout ce qu'il y a autour de toi. C'est-à-dire les personnes que tu aimes et l'influence que tu peux avoir sur les autres. Parce que moi-même, c'est comme ça que je me réfléchis la plupart du temps. Je me dis non, mais en fait, ce n'est pas que pour toi que tu fais ça. Tu fais ça pour ton fils, tu fais ça pour les gens qui t'aiment, tu fais ça pour... pour les personnes que tu influences, parce que des fois on influence des gens sans même s'en rendre compte. Sans même s'en rendre compte. Et donc en fait tu as une responsabilité vis-à-vis de ça. Parce que tu dis, si moi je lâche, tout le monde lâche en fait.
C'est ça.
Et d'ailleurs c'est ce que je me dis parfois au cours de Momo, quand c'est en mode workout, bon là petite parenthèse sur notre life à la gym. En fait, j'ai remarqué au workout, quand il y en a un qui lâche, tu as tout le monde qui lâche autour.
Bien sûr.
Dès qu'il y en a un qui pose le Senbai par terre Ou il pose son alter Tu te rends compte que Ça se propage Il y en a un qui lâche, il y en a deux qui lâchent, trois qui lâchent Alors que quand il y en a un qui reboost Rapidement autour de soi Tu vois que ça repart C'est pour ça que des fois on se fait des petits regards Entre nous, l'air de dire tu lâches pas Parce que si tu lâches,
moi aussi je vais lâcher On décrit dans la scène Allez, on en voit C'est là que c'est
J'ai remarqué que c'était assez contagieux, le fait de lâcher.
C'est ça.
Et le fait de résister aussi. C'est pour ça qu'il nous fait la dernière minute de gainage. Tout le monde se regarde en disant « toi, tu lâches pas, parce que si tu lâches, il va nous remettre... » Je pense que tu as une responsabilité perso et aussi vis-à-vis de ce qui est autour de toi. Donc c'est bien d'en être conscient et d'avoir ce niveau de conscience.
Clairement, je suis d'accord avec toi. Donc, en tout cas... Mais en tout cas... S'il faut retenir une chose, pour réussir, je pense pour réussir dans la vie, peu importe le domaine, si ce n'est IROX, sport, entrepreneuriat, il faut être discipliné. Vraiment discipliné. Genre tous les jours, même si tu n'as pas envie, le faire. T'es obligé à le faire pour... Oui,
parce qu'il y a une différence entre motivation et discipline.
Exactement.
La motivation, on a compris qu'elle pouvait fluctuer.
La motivation, elle ne dure pas.
Oui, mais ça ne me tue pas parce qu'aujourd'hui, il fait moche, aujourd'hui, il fait froid. Aujourd'hui, j'ai un coup de blues. La motivation, alors que ta discipline, c'est quelque chose que tu t'imposes à toi parce que tu as une déclaire de ton objectif à la fin. Et souvent, les gens confondent les deux notions entre la motivation et la discipline qui ont pour moi des choses qui n'ont absolument rien à voir. Et tu peux être motivé cinq minutes, dix minutes après, il n'y a plus personne.
Mais bien sûr, la discipline, c'est sur des années.
C'est sur des années Ça se construit et c'est pas inné en fait Quand on voit certains sportifs
Je vais prendre l'exemple d'un sportif qui m'inspire énormément Cristiano Ronaldo Cristiano Ronaldo à la base lui C'est un monument le mec Il a pas de talent A la base lui il a pas de talent Comparé à Messi Cristiano Ronaldo il part de rien Il a tellement cravaché Il a tellement travaillé En fait pour moi c'est l'exemple parfait de la discipline A l'heure actuelle
Il a un sacré physique.
Il en a ravi saoudite.
Il a 40 balais.
Mais moi, ça me choque. Je vois ce genre de mec, c'est un exemple. C'est un exemple. Il n'a jamais lâché.
En fait, il l'incarne. En fait, ta discipline, elle se reflète sur ton physique.
C'est ça.
C'est-à-dire que quand tu as 40 ans passé, je fais partie des gens qui ont dépassé les 40 ans. C'est plutôt bien. Justement, c'est parce que... Souvent, on me dit, mais Sonia, tu ne fais pas ton âge. Je dis, ouais, mais je ne bois pas. Je ne fume pas.
Tu fais du sport ?
J'ai toujours fait des choix pour me préserver. Parce que tout à l'heure, on parlait de sport, etc. Mais moi, j'ai atteint un stade où le sport, pour moi, c'est une façon d'optimiser et d'être dans la longévité.
Parce que moi,
tu as bien compris, je ne cherchais plus trop la perf. Même si bon, je peux encore faire 2-3...
Et souligner une heure à l'aérox. Ouais, ouais,
ouais. Ça, ce n'est pas garanti. Non, mais je n'ai pas... En premier lieu, je n'ai pas un objectif de performance, moi. Même si j'aime bien le challenge et j'aime bien le défi, tu vois. Mais moi, j'ai plutôt une trajectoire où je me dis, il faut viser la longévité. Parce que moi, tout le monde me dit, mais Sonia, pourquoi tu fais tout ça ? Parce qu'autour de moi, on prend pour un avenir, moi. On me dit, mais pourquoi tu t'imposes tout ça ? Tu n'as pas besoin. En fait, on part du principe que je n'ai pas besoin. Mais moi, je dis, mais déjà, laissez-moi tranquille, premièrement. Et deuxièmement, moi, je vise la longévité. J'ai envie de mourir en bonne santé. C'est mon truc, moi. J'ai envie de me dire je vieillis, mais soit en me bonifiant, soit en me disant que... J'ai envie de vieillir avec grâce, en fait. Et en santé, parce que le sport, c'est pas que la perf, c'est aussi la longévité. Il y a récemment une étude qui disait que préserver ses muscles, c'est rester en santé, tu vois. Parce que tous les ans, tu perds en vieillissant. Tu perds un certain pourcentage. Bon, toi, tu n'en es pas là, mais c'est clair que le sport, ça a plusieurs vertus, dont celle de te faire bienveillir, tu vois. Il y avait un peu le mec qui fait un peu peur sur les réseaux, Brian Johnson, je crois. Tu sais, le mec qui est parti dans un délire de reverse aging. Dire qu'il a décidé d'inverser son âge métabolique.
Il fait peur un peu ça.
Bah écoute, il y a des leçons à tirer de son expérience, parce que le mec, il a dédié X millions de dollars à cette expérience. Et franchement, les résultats, on les voit. C'est-à-dire que c'est incroyable. Il a réussi à inverser son âge biologique, pas que par le sport, mais par une routine et une discipline incroyables. Et des gros investissements, parce que 2 millions de dollars au minimum d'investissement pour... Sans râler ! Ça prouve que le sport, tu vois, ça a vraiment un impact sur tellement de choses.
C'est la meilleure des choses, c'est la meilleure des choses, vraiment. Même dans la tête, dans l'esprit, ça te soulage. Moi, quand je sors de ma séance, on dirait que j'ai... Ah mais t'as ton pic d'endorphine là Je me sens bien Tu baignes dans les endorphines En fait dans la vie il faut savoir être tout le temps calme D'ailleurs je te sortirai une citation tout à l'heure Ah ouais je veux bien Je l'adore les citations Dans la vie il faut toujours être calme Mais au moment où il faut agir C'est là où tu piques, c'est là où t'agis C'est pas ça la citation je te la sortirai tout à l'heure Mais je trouve que Il faut être calme, il faut être zen Mais quand il faut agir, il faut agir. Il ne faut pas faire le dormeur. Il ne faut pas être flémard. Il faut être tout simplement discipliné. C'est important pour réussir.
Et d'ailleurs, à ce jour, quel est ton plus gros défi que tu as relevé ? Le plus gros challenge ? Et comment tu l'as surmonté ?
C'est le foot. Je pourrais écrire un livre. Je pourrais écrire un...
Tu as surmonté ton échec, par ton échec entre guillemets. parce que je considère que c'est plus une expérience qu'un échec tu vois
C'est une expérience, mais les échecs, ça rend plus fort.
L'échec est formateur.
Ça a été très dur. Et des fois, c'est encore dur quand j'y repense. Quand je vois des amis à moi, et d'ailleurs je suis très fier d'eux.
Qui ont percé.
Et qui aujourd'hui sont professionnels.
Ah, ils ont percé.
Bien sûr. Il y en a aujourd'hui, ils jouent en Ligue 1, ils jouent en Liga, ils jouent en Bundesliga. Des mecs avec qui tu étais sur le terrain ? Des mecs avec qui j'étais sur le terrain. Et je les vois et je... Je me disais ah ouais...
Mais est-ce qu'ils étaient plus forts que toi ?
C'est pas la question de plus fort. J'étais bon, je suis arrivé à leur niveau, mais après j'ai eu des... Je vais pas accuser des gens, mais...
Mais qu'est-ce qui a fait la différence finalement entre ceux qui ont percé et qui se retrouvent aujourd'hui dans des championnats et toi qui as pris une autre trajectoire ?
On va dire que...
Si tu devais faire l'autre truc...
Le destin fait bien les choses. Le destin fait les choses. Moi je... Moi, c'était mon destin d'aller vers l'Irox. Honnêtement, les gens vont dire « ah, ligament croisé, tu sais l'excuse, j'ai eu les ligaments croisés » . Moi, c'est pas ça. Il y a eu des fausses promesses qui m'ont été tenues, dont j'ai cru. Et au final, les gens sont mauvais. Par moments, les gens sont mauvais.
Tu penses qu'il n'y a pas eu de bienveillance autour de toi à ce moment-là ?
Je te dis la vérité, tu as vu quand tu arrives en national, tu es à ça du professionnel.
Dans l'antichambre du monde pro quoi.
C'est ça, c'est dans l'antichambre et je pensais que ça allait arriver pour moi. J'y croyais à fond et je voulais rendre fière mes proches, surtout mon père. Parce que quand tout s'est écroulé... En fait, ça a brisé tellement de choses, mais en même temps, ça a reconstruit tellement de choses. Je t'explique un petit peu. Tu vois, mon père, il se levait tous les matins à 6h du mat. Il me déposait à l'autre bout de la France pour faire des stages. Il récupérait des personnes, des potes à moi, ici à Port-de-Champérez ou dans Paris. Il allait les chercher, les redéposer. Il faisait des sacrifices pour moi. Il me réveillait. C'était vraiment le cliché. Il me réveillait à 6h du matin, on allait courir. C'est réel, c'est le cliché que beaucoup de gens ont. Mais nous, c'était vraiment réel. Je me réveillais, ils faisaient énormément de sacrifices. Ma belle-mère, elle me préparait à manger, elle me préparait mes repas. Ils ont sacrifié honnêtement. Et je ne leur serai jamais reconnaissant pour ça. C'est pour ça que je veux aussi performer à l'Ivox pour eux. Parce qu'ils ont sacrifié 10 ans de leur vie pour le foot. Et moi aussi, j'ai fait beaucoup de sacrifices. Je ne voyais pas ma mère à certains moments. Ma mère, je ne l'ai pas vue pendant des deux, trois mois. Et voilà, elle me reprochait beaucoup ça, que je la délaissais pour le foot. J'ai vécu des moments très durs. Et quand tout s'est écroulé, je me suis dit... Tout ça pour ça En fait ça m'a tellement fait mal Que ça m'a reconstruit après Et aujourd'hui en fait même des petits trucs qui vont me faire de la peine Je vais les sous-estimer Parce que ça a été tellement une épreuve dure Tu sais quand t'es à ça D'atteindre une étoile Et qu'on te coupe la fusée
Ouais ça doit être extrêmement frustrant
Ça m'a dévasté Mais maintenant je l'utilise
Ouais, c'est ton moteur maintenant.
C'est mon moteur, j'y pense. Et c'est vrai que j'en parle peu. Moi, je suis quelqu'un à la base beaucoup dans l'observation, mais j'en parle peu et des fois, le fait d'en pas comme là, ça fait du bien.
Tu fais ta petite thérapie là.
Ça va, je fais ma petite thérapie. T'es un peu un psychologue. Non, en somme, ça fait du bien. Ça te permet d'extérioriser un peu ? Mais voilà, c'était ça. Pour répondre à ta question, c'était, je pense, le plus gros défi que j'ai eu.
Et justement, ton idée de Mindsport, de te lancer sur les réseaux, et Et c'est aussi une façon pour toi d'exerciser un petit peu ce passé un peu douloureux autour de cette déception sportive, etc. En fait, je veux transmettre. C'est quoi ton objectif maintenant autour de Mindsport et du contenu que tu veux créer ?
J'ai envie de transmettre. J'ai envie de construire une communauté. Une communauté mentalement solide et physiquement qui peut faire de son mieux. C'est mon objectif. Je veux transmettre mon état d'esprit. Je veux créer une meute, une meute un peu de loup, affamé, qui va vers son objectif et qui lâche rien. C'est mon objectif, moi je suis quelqu'un, j'admire les gens acharnés. Par exemple, j'arrive, j'ai une facilité à analyser le caractère de quelqu'un, le comportement de quelqu'un à travers ses entraînements. Quand je vois quelqu'un, il s'acharne à ses entraînements, il est là, il pousse le skirg à fond, il envoie des burpees et qu'après tu discutes avec lui. Tu vois son passé, tu vois son histoire. En fait, j'arrive à reconnaître certaines personnes à travers leur entraînement.
Ça pratique. C'est ça. Elle démontre son état d'esprit.
Et moi, j'admire ces personnes et c'est ça que je veux créer. En fait, je veux réunir, même si je suis encore tout modeste sur les réseaux sociaux, mais je veux construire une communauté qui, mentalement, ne lâche pas et qui donne tout, qui donne toute sa vie pour atteindre ses objectifs. C'est mon objectif et c'est ça le Mindsport. C'est de l'humilité, de la patience, du travail, de la discipline.
Moi je crois que tu incarnes ça.
C'est ce que j'essaye de faire.
Et quel message tu voudrais faire passer aux jeunes qui hésitent à se lancer, qui se recherchent un peu parce que finalement, à ton âge en général, on ne se connaît pas encore très très bien.
Moi je leur dirais, t'as peur de quoi ? De quoi t'as peur ? T'as mon âge, t'as 18 ans, de quoi t'as peur ? Lance-toi, tombe, échoue. Parce que c'est à travers les échecs qu'on se construit. Et en fait, si dans la vie, tu réussis toutes les choses que tu fais, mais que t'as pas d'échecs, je trouve ça trop facile. Je trouve ça trop facile et t'as pas de... Je sais pas, je trouve que t'as pas de... Une récompense particulière. Pour moi, tombe. Tente des choses. Tombe. T'as peur de décevoir tes parents ? Fais d'abord les choses et tu verras que si t'es sincère dans tes actes, dans ton approche à la discipline, dans ton approche au travail, tu verras qu'ils seront automatiquement avec toi. T'as peur du jument des autres ? Les gens, ils vont t'apporter quoi ? En plus,
la plupart des gens n'ont strictement rien à faire. La plupart des gens sont intéressés par eux-mêmes et leur nombril. Donc en fait... Je pense qu'on surestime le jugement des autres.
Mais bien sûr. En fait, il ne faut pas avoir peur. Il ne faut vraiment pas avoir peur. Il faut se lancer. Tu veux faire du théâtre ? Fais du théâtre. Tu veux faire du...
Tu n'as pas peur de prendre des risques, en fait.
Jamais.
Et je pense que plus tu es jeune, et plus c'est urgent de prendre des risques.
Mais bien sûr. Parce que finalement, il n'y a rien d'irréversible. J'ai fait quoi dans ma vie ?
Je pense que c'est... Le plus tôt tu prends les risques, et le mieux c'est, en fait.
Exactement.
Parce que ce n'est pas 40 ans. tu as 15 crédits sur le dos avec des gamins, que tu vas prendre tes risques, tu vois. Donc, je pense que plus tu les prends tôt, plus tu te forges et plus tu apprends. Et en fait, finalement, ton magazine des expériences...
Je pense qu'honnêtement, il y a une phrase qu'on m'a dit qui m'a fait énormément réfléchir. C'était un ancien coach qui me l'a dit. Il m'a dit, là où les autres fuient l'échec, toi, embrasse-le. Et tu verras que ça va te forger. C'est une phrase, elle est restée marquée à vie et depuis l'échec, je l'embrasse. J'aime l'échec. Moi j'aime, honnêtement, je vais te dire la vérité. Mon vrai échec de cette année, un petit peu, ça a été à Toulouse, quand j'ai fait l'Irox à Toulouse.
Tu t'es blessé là, non ?
Je me suis blessé.
Tu t'es blessé en tout début, c'est ça ?
Je t'explique. Pour expliquer un peu, vite fait. J'ai fait ma première course, je me sens super bien. À ce moment-là, je me dis, je vais faire une vraie perf. Je fais le skierg, je me dis, au moment où je me dis, aujourd'hui je fais une bête de perf, short du out pour repartir courir à Liscio, Liscio il a lâché et dans ma tête je me dis J'ai crié, j'ai fait Ah, t'as un mec à côté, il me fait ça va ? J'ai continué ma course, mon père il me voyait J'ai mal, j'ai mal J'ai pas lâché, je voulais pas lâcher Et à ce moment là, je repense à beaucoup de choses En ce moment mon père Ainsi que mon grand-père, les deux ils sont malades Mon père il a, bah tu le vois plus à la salle Parce que C'est le détail, et mon grand-père aussi C'est compliqué, et dans ma tête je me suis dit Si eux ils arrivent à tenir Tout ce qu'ils font Moi, pour un petit truc à l'ISKIO, je vais lâcher. Et au final, j'ai fait ce que j'avais à faire. J'ai fait 1h13. Mais en sortant de ma course, je me suis dit, ouais, je n'ai pas lâché. Peut-être que je me suis détruit l'ISKIO. Bon, aujourd'hui, ça va mieux, tant mieux. Mais j'ai fait ça pour eux, je n'ai pas lâché. D'ailleurs, à la fin, si tu vois sur mon post Insta, je fais un L. Un L, c'est pour mon grand-père. parce que son nom c'est Luc et voilà c'est parce que c'était une dédicace une dédicace aussi
Toujours. Ce que tu nous partages, c'est assez puissant depuis tout à l'heure. Je ne sais pas si tu t'en rends compte, mais en tout cas, est-ce qu'on peut aller un peu au-delà et faire un peu d'introspection et se dire maintenant, qu'est-ce qui se passe dans ta tête en fait ?
Plaisir.
Peut-être un petit peu plus dans le mindset, un peu plus dans la psychologie.
Avec plaisir.
Est-ce que tu as toujours eu ce mindset ? Et où c'est quelque chose qui s'est construit avec les épreuves ? Où t'as toujours réfléchi comme ça ?
Pas du tout. Pas du tout. Avant j'étais un petit, parce qu'en soi je suis toujours petit, mais j'étais un petit qui avait peur de la pression. J'avais peur de la pression, j'étais... Je rentrais dans... Dis-toi, je rentrais dans un match, et j'étais bon, j'étais bon. J'étais pas mauvais.
Tu te mettais une pression.
Mais j'étais...
T'étais anisé un peu ?
J'étais... Je tremblais, j'étais... Et... j'avais pas confiance en moi aussi. Genre j'avais 10-12 ans, j'avais pas confiance en moi. J'étais... Je me trouvais pas, j'étais petit, je savais pas qui j'étais, je savais pas.
Ouais c'est normal.
Et du coup l'épreuve du foot, c'est là où j'ai eu le déclic. C'est là où j'ai eu ce déclic. Dis-toi, pour t'expliquer, je suis resté 2-3 mois en PLS. Je sais pas si je peux dire dépression, je sais pas, parce que je pense qu'il y a des gens qui vivent pire que moi, mais... Ouais, j'étais pas bien. Et le moment où j'ai eu le déclic, toute ma vie s'est reconstruite. Toute ma vie s'est reconstruite, j'ai rebâti beaucoup de choses. Et encore une fois, encore une fois, je veux dire un grand merci à Sofiane. Parce que c'est cette personne-là qui m'a aidé et qui m'a un peu reconstruit aussi. Parce qu'en soi, on a beaucoup parlé, il a été proche de moi, il a été là. Et lui, je le serai jamais reconnaissant. Et mon mindset a complètement changé depuis que je le côtoie. C'est une personne en or et il mérite mieux que moi en termes de bonheur. Il mérite la lune.
Parce qu'il t'a tendu la main à un moment compliqué pour toi ?
Il m'a tendu la main à un moment où j'étais au fond du trou, c'était compliqué.
Est-ce qu'il y a eu un moment, un déclic où tu t'es dit c'est ce moment-là qui a tout changé pour moi ? Tu as vraiment eu de la clarté, une idée claire de ce que tu voulais faire.
Par rapport à l'Irox ?
Par rapport à ta trajectoire personnelle, ce que tu avais envie de construire.
Oui, il y a eu un moment où je me suis remis en question. C'est quand je jouais avec mon ancien meilleur pote, Elias. Il est toujours là, il est toujours dans mon cœur. mais quand je le voyais c'était Voilà, il a un peu fait n'importe quoi. Il a un peu fait n'importe quoi et je me suis dit, malheureusement, même si je l'aime beaucoup, je ne veux pas faire comme lui.
En fait, c'est pas le contre-exemple.
C'est ça. T'as dit non, moi, ça je ne veux pas. Je me suis dit, je ne veux pas ça. Pourtant, c'est une très bonne personne. Cette personne aussi est dans mon cœur. Mais c'est le moment où je me suis dit,
je ne veux pas avoir cette trajectoire.
Je ne veux pas avoir cette trajectoire et je veux... Voilà, je veux battre de mes propres ailes aussi. Je voulais battre de mes propres ailes et... Et voilà, je voulais... Je voulais trouver un truc, je l'ai trouvé. Aujourd'hui, je suis fier. En fait, je ne saurais pas comment trop t'expliquer, mais c'est une mentalité. En fait, c'est tout de suite moi qui l'ai mise en question. Il n'y a pas que Elias, qui est mon meilleur pote, mais c'était... En fait, toute ma vie s'est remise en question. Les cours, parce qu'à cette époque-là, j'étais en cours. Ma famille. À ce moment-là, je me suis dit, Et c'est vrai en fait que ça fait 10 ans que je fais du foot et ma mère... Ma mère, je ne la connais pas. Je me suis dit, c'est compliqué. Mais bon, après, ma mère, ça reste ma mère. C'est ma mère. On ne la touche pas comme mon père. Ma mère, elle est là pour moi aussi. Elle m'aide beaucoup. Mais disons que tu es passé à côté de beaucoup de moments dans ta vie personnelle. Je regrette. C'est des choses que je regrette, mais qui me construisent. Même si encore alors... Après,
tu ne peux pas revenir sur le passé ?
Non, je ne peux pas.
Tu ne peux pas le réinventer, mais il faut se dire que c'est les prochaines étapes qui comptent.
C'est ça. Maintenant, on avance et on va les rendre pires. C'est ça.
Est-ce que tu as un mantra, une phrase qui incarne ton mindset ? Une phrase que tu te répètes parfois, qui résume bien ta philosophie.
C'est quoi alors ? C'est la phrase que je voulais dire tout à l'heure. Vol comme un papillon, pique comme une abeille.
Ah j'aime bien.
Tu la connais ?
Non je la connaissais pas.
C'était Mohamed Ali.
Ah j'aime beaucoup.
Vol comme un papillon, pique comme une abeille. Je l'ai détenu.
C'est un peu assez léger dans ta façon d'être, peut-être c'est ça ?
Comment ?
Est-ce que c'est ça la philosophie ? Enfin tout ce que je comprends ?
S'explique. Moi je l'interprète à ma manière. Chacun l'interprète. Ouais voilà. Pour moi voler comme un papillon c'est T'es calme, t'observes Tu regardes ce qu'il y a de bon à faire T'es élégant, t'es droit, pour moi c'est ça. Mais pique comme une abeille, au moment décisif, au moment où tu dois prouver, au moment où tu dois faire des sacrifices, au moment où tu dois travailler, c'est là que tu piques. C'est là que t'es bon, c'est là que tu fais mal.
Ouais j'aime bien, j'aime bien ta philosophie, je partage. C'est le prince des moments, ce qui est normal. Ouais, être sérieux sans te prendre au sérieux. Et ouais c'est ça, c'est-à-dire qu'il faut être raisonné, raisonnable, tu vois, être dans la constance. mais au moment décisif c'est là où il faut montrer ton caractère et ton tempérament exactement il y a des gens qui aboient toute la journée que ça parle qui font beaucoup de vent, beaucoup de bruit mais au moment où il faut montrer le caractère, là il n'y a plus personne bizarrement donc ouais je suis assez d'accord avec cette phrase, je trouve que ça résume bien même ta façon d'être en fait ouais, depuis tout petit celle-là et si tu devais Merci. comparé à un animal totem ? Ce serait lequel et pourquoi ?
Je vais être cliché. Le tigre. Je vais être cliché parce que elle reflète un peu cette phrase aussi. Ça se reflète un peu, le tigre. Il a une certaine sagesse. J'ai appris avec le temps qu'il faut être calme pour réussir. J'ai eu des expériences. des expériences sportives, des expériences personnelles, des expériences relationnelles, amies, etc. Et j'ai compris que pour réussir, ou pour être bien, juste bien, il faut être calme. Il faut être calme, serein, ne pas être nerveux, mais au moment où tu dois agir, c'est là où tu rugis comme un tueur.
C'est la pémouche quoi.
C'est ça. Il faut être calme.
Au moment opportun, en fait.
Au moment opportun.
Et ne pas se précipiter.
Ça, c'est quelque chose que je suis en train de construire aussi.
Et c'est aussi une manière d'utiliser ton énergie en bon moment.
Exactement, c'est ça. Parce que sinon,
tu as une départition d'énergie. Tu es sur tous les ballons.
C'est ça.
Je pense qu'à un moment donné, tu t'épuises aussi inutilement. Et ouais, il faut choisir un peu tes batailles, en fait.
C'est ça. Il y a des fois, moi, par exemple, à la base, j'étais quelqu'un de malheureusement nerveux. J'étais assez nerveux. Mais avec les expériences, je me rends compte que je suis apaisé. Je deviens de plus en plus apaisé, de plus en plus calme. Après, je grandis aussi, mais je deviens de plus en plus calme.
Et posé.
Et je sais que ça a causé des problèmes à certaines personnes, que je sois nerveux, etc. Mais bon.
Tu te canalises mieux ?
Je me canalise mieux maintenant.
Mais par le sport, je pense que ça aide aussi.
Par le sport et par les expériences. Les expériences de vie.
Aujourd'hui, quelles sont les personnes qui te donnent de l'inspiration, qui te servent un peu de modèle, qui incarnent pour toi ton idéal de réussite ?
Mon père. Mon père. J'aurais pu dire Ronaldo
Zidane. Mon père.
Mon père, il est fait de ses bâtons. Je ne vais pas raconter son histoire, mais c'est quelqu'un qui a sacrifié sa vie. pour sa famille. Aujourd'hui, à l'heure actuelle, il est un petit peu malade, mais il se lève encore pour aller au travail, il lâche pas, il a cette discipline en lui qui... Il veut que sa famille soit bien, il veut que les choses soient bien. Il est dur, mon père est dur, c'est quelqu'un de très impactant, tu le ressens quand tu parles avec lui. Mais il est vrai, et mon père il va tout donner pour sa famille, et en termes de discipline c'est mon exemple.
En même temps avec toi on a l'impression que la pomme elle tombe pas très loin de l'arbre. Je pense que tu peux. Ça ne s'invente pas en fait. C'est aussi le fruit de ton éducation.
Il m'a tout donné. C'est lui mon exemple. C'est vraiment lui. J'aurais pu dire
Ronan. Et un mentor ou des gens qui t'inspirent ? Parce qu'on a tous un ou plusieurs mentors. Moi, perso, j'en ai eu plusieurs.
Il y a toi. Moi aussi. Tu m'inspires beaucoup. En termes de psycho, comment tu penses, j'aime beaucoup. J'aime beaucoup la manière dont tu penses. J'en parlais d'ailleurs à un ami la dernière fois. T'es inspirante, genre t'es vraiment inspirante. Ah c'est genre moi ? Ouais, t'as un bon mindset et...
J'ai parti de la meute moi aussi.
Après niveau sportif, t'as... ouais clairement. Niveau sportif, t'as... bah t'as Momo. Ah oui bah... En termes de travail, voilà je me reconnais en lui.
Bah c'est un leader et tout.
Je me reconnais en lui, vraiment.
C'est un travailleur, oui.
Il nous comparait à la seule, souvent, minimum. Mais non, c'est lui. Lui, il est là. Moi, je suis là. Et j'ai beaucoup à apprendre de lui. Genre, en toute humilité. Malheureusement, il y a beaucoup de... Après l'Irox de Paris, j'ai entendu des choses. Ouais, ils nous ont comparé, etc. Mais j'ai rien à voir. Bon, moi, il est là. Moi, je suis là.
Mais pourquoi il comparait quoi, en fait ?
Je sais pas. J'ai entendu, en mode, concurrence. Mais il n'y a aucune concurrence. Momo il est là, moi je suis là, et j'ai énormément de choses à apprendre de lui.
Et parce que lui il te sert de modèle aussi, pour créer ton propre modèle.
Bien sûr, bien sûr.
Est-ce que c'est bien de prendre un petit bout de chaque personne inspirante ?
Mais bien sûr.
Parce qu'après chacun a sa propre personnalité. Parce que lui il a déjà une image bien à lui, son propre caractère, sa propre personnalité. Mais après rien n'empêche de prendre des petites sources d'inspiration. Pour construire, se forger son propre modèle.
Sportivement, c'est une inspiration.
Mais c'est vrai que lui, demain, il part, la boutique, elle ferme là-bas. Je te le dis. Je ne vais pas porter la poisse, mais j'ai l'impression que c'est lui qui tient la baraque un peu.
Je vais en parler.
Bref, je me permets cette petite pique au passage. Aujourd'hui, tu as clairement une envie d'entreprendre. C'est ce que je ressens de nos échanges et quand on discute. Et comment tu te projettes à 5 ou 10 ans ?
Les deux ?
Ouais.
Dans 5 ans ?
Horizon court terme et horizon long terme ?
Dans 5 ans. On va encore en train d'apprendre.
De toute façon, tu passeras ta vie à apprendre. Moi, je te dis, j'ai 42 ans, je continue.
Je me vois encore en train d'apprendre. Et peut-être avec un niveau assez élevé. Mais continuer à apprendre. Et dans mon sport... Clairement tout exploser. Je veux laisser aucune miette. Je veux laisser aucune miette. Je veux tout exploser dans l'Irox. Clairement, comme je t'ai dit, dans 5 ans, je ne sais pas si je serai dans l'élite 15, mais c'est mon objectif. Je veux vraiment être parmi les meilleurs du monde.
Il y en a eu français ? Il y en a eu un.
Dans les 15 ? Il y en a eu un. En ce moment, pas, mais il y a eu Geoffrey Voisin. 44 ans, dis-toi environ. Je crois 44 ans.
T'es bien documenté, toi, sur les...
Bien sûr, je me renseigne, j'aime énormément. Et cette personne, j'aime beaucoup, il est très humble. Il a une belle histoire aussi.
Mais j'ai l'impression que tous les mecs dans ce game-là, ils sont tous hyper humbles et c'est pas forcément des gens qui sont mis... Pas tous, non.
Non, non, pas tous, non.
Non ?
Non, pas le monde. D'accord.
On va pas donner de noms. Non, pas tous.
Mais en tout cas, Geoffrey Voisin, tu pourrais écouter un de ses podcasts, tu t'écouteras. Il fait des podcasts dans le domaine. Rarement, mais il en a fait un et... C'est quelqu'un de très humble et franchement, il n'y en a eu qu'un. C'est Geoffrey Voisin et peut-être il y en a un autre qui peut-être prochainement, je l'espère pour lui, Alan Kao.
Ah oui, je le connais lui.
Alan Kao. Lui,
il a l'air humble.
Ça va, ouais. Ouais, ouais, ça va. Mais il est...
Il est agressif, je crois qu'il...
Ça va, il donne de bons conseils, de très bons conseils, il a des bons entraînements. C'est un monstre. lui c'est, comme il le dit dans un de ses podcasts que j'ai écouté, c'est un chien affamé Genre lui, c'est un chien affamé.
Mais je pense que c'est une discipline, t'as intérêt à avoir un chien. Lui,
il mange tout, il se réveille à 5h du mat.
Mais c'est hyper dur.
À 5h du mat, il cale des 5km skier, des 10km, c'est un fou. Mais j'aime trop, j'aime trop la mentalité. Et je pense qu'il peut aller loin, il peut aller loin. Et là, il est en duo avec Tom, Tom Tom sur les réseaux. Et je pense qu'ils vont faire, ils vont toucher les... de 15 les deux en binôme dès l'année prochaine je pense Et moi, dans quelques années.
Bon, est-ce que si tu pouvais parler au petit Ilian, à ton petit enfant intérieur de Ilian qui a 12 ans, tu lui dirais quoi ?
Pour le rassurer, le réconforter.
Tu lui dirais quoi ?
N'aie peur de rien.
T'inquiète pas, ça va bien se passer.
N'aie peur de rien, tout va aller. Tu vas tomber. Je vous préviendrai, je parlerai français Je dirai tu vas tomber, tu vas avoir des échecs Tu vas te ramasser Mais tu sortiras plus fort et tu deviendras Le monstre que tu dois être Et je suis pas encore arrivé, là j'ai 18 ans Je suis pas encore arrivé à ça Mais je sais que je suis sur la bonne voie en toute humilité Et je continue à apprendre Je continue à apprendre, je me prends pour personne Je me prends pour personne Je suis un être parmi tant d'autres Mais voilà j'ai ma Je dois me démarquer dans l'aéroport parce que je veux transmettre aussi le mind sport.
C'est bien. Est-ce qu'il y a un livre, une citation ou une lecture qui t'a particulièrement inspiré ?
Oui, une phrase que j'ai lue dans plusieurs livres qui... qui me marquent souvent, que je répète, souvent à des gens aussi qui sont dans des périodes assez compliquées. Surtout en ce moment, c'est vrai que je côtoie beaucoup de gens qui sont dans des périodes compliquées en ce moment. En ce moment, je ne sais pas pourquoi... Ils ont clémé sur ton chemin,
c'est peut-être pas pour rien.
En ce moment, on m'a mis des gens sur mon chemin qui ont énormément compté. En ce moment-là, ça me construit un corps et en ce moment, j'ai des gens sur mon chemin qui... qui sont dans le cœur. Vraiment, et qui étaient aussi dans des phases compliquées. Du coup, pour revenir à ta question, la phrase, c'est « après chaque difficulté vient la facilité » . Et c'est une phrase peut-être toute simple, mais elle veut dire tellement de choses en même temps que je leur répète, et je me la répète à moi-même aussi. Et je pense que cette phrase, elle est réelle. T'as une difficulté, t'es au fond du trou. mais pense tout le temps, tu resteras pas comme ça éternellement. Ouais, en fait,
je pense qu'il y a des cycles, en fait. Faut pas accepter que parfois, t'aies un cycle où ça soit pas favorable.
La vie, c'est des vagues.
Oui, mais j'ai envie de dire, même quand tout va bien. C'est-à-dire que parfois, tu vois, on peut être un peu enivré par la réussite, les succès et tout, parce que, tout à l'heure, tu parlais de l'échec.
Exactement.
Moi, par exemple, j'ai fait l'erreur de m'endormir. Enfin, de m'endormir. ou de considérer que certaines situations étaient acquises parce que j'étais dans un cycle hyper favorable. En fait, des fois, t'as la... Comment on l'appelle ? La baraka, tu vois. Bizarrement, autant t'as des cycles où tout va mal, toutes les portes se ferment, tu comprends pas ce qui se passe, et tout d'un coup, t'as l'effet contraire où tout ce que tu fais, ça marche. Et moi, j'ai connu ce truc-là, où dès que je faisais un truc, ça se transformait en monnaie sonnante et très mutante, et tu te dis, mais... C'est super ! tu as l'illusion de croire que ce truc-là, ça va durer. Mais en fait, je pense que, comme tu dis, il faut avoir la sagesse de se dire tout a une fin, mais que ce soit en bien ou en mal.
C'est ça. Comme je dis avec mes potes, comme je dis souvent à des potes à moi, il faut être sur les appuis. Il faut être sur les appuis parce que la vie, elle est faite de haut, de bas et que ce soit dans l'entrepreneuriat, dans le sport, dans ta vie familiale, dans ta vie relationnelle, quand tu as des enfants. T'as des hauts, t'as des bas, et faut l'accepter. Et tant que mentalement tu restes, encore une fois, discipliné, en sachant ce que tu veux, tu vas réussir et faut croire au destin.
Je pense qu'il faut accepter. Faut croire au destin.
Le destin fait très très très bien les choses.
Je pense que t'es dans un niveau d'acceptation, t'as un niveau de sagesse, qui fait que tu vis mieux les choses. Parce que des fois t'en as, ils vivent une expérience compliquée, et ils ajoutent de la complexité en refusant ce truc-là. en forçant etc et je pense qu'il faut accepter et se dire bon bah là c'est ceci qu'il faut accepter en fait c'est un peu comme une vague quand tu te la prends, il faut la surfer tu te la prends de plein fouet c'est sûr que tu vas te... la vague c'est pas elle qui va te faire la place donc je pense que c'est important de se dire Après la pluie vient le beau temps.
Toujours. Le destin fait bien les choses. Je le répète.
C'est puissant. Tout ce qu'on vient de dire, c'est plus qu'un simple échange. J'ai l'impression qu'on est rentré dans les profondeurs de l'âme. Aujourd'hui, tu nous as montré que cette citation de Corneille, aux âmes bien nées, la valeur n'attend pas les nombres des années.
Félicitations.
J'ai même en sorti une deuxième, pure impro. C'est vraiment où tu disais... qu'il ne fallait pas avoir peur de se mettre en danger. Il y a une deuxième citation que j'aime beaucoup de Corneille, c'est « À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire » . Ça veut dire que si tu ne prends jamais de risques, si tu ne te mets jamais en difficulté, c'est sûr que tu ne progresseras pas plus que ça. Et même si tu ne prends pas vraiment de risques, tu ne mérites pas forcément... les mois. Voilà. C'est bien de se mettre en difficulté aussi de temps en temps, quand tu vas faire un peu de la zone de confort et se dire comment on fait pour être la meilleure version de soi-même, c'est ça ? En tout cas, merci pour ce partage, Ildéam. T'es ravi d'avoir cet échange avec toi, avec toute ta sincérité, ton authenticité. De toute façon, j'en attendais pas moins de toi. Et pour ta transparence aussi. Et ta confiance, parce que c'est le premier, mais peut-être pas le dernier.
Je pense pas.
Est-ce que je te laisse le mot de la fin ?
Moi, tout ce que j'ai à dire Une réussite à l'Irox
Ça arrive là Moi je passe le 20 avril Pour ceux qui veulent voir Iliane, toi c'est quand que tu passes au Grand Palais ? Le 18 avril Au Grand Palais, Iliane T'as ton numéro de 2 heures, non ?
J'espère que Le mindset, le mind sport On va briller encore. On va s'émanciper. J'aimerais bien l'émanciper dans de longs horizons.
Tu veux élargir ça ?
J'aimerais bien. On verra ce que ça donne.
C'est ce qu'on va te souhaiter en tout cas.
Merci beaucoup.
Merci à toi.
On se revoit bientôt.
À très vite, à la salle.
À la salle. À tout à l'heure.
À tout à l'heure.
Tu t'es inscrit pour le Grand Palais Mais tu sais que c'est... Tu sais, je me suis repensé à ça hier, je me suis dit, franchement,
je suis pas encore à l'aise avec les burpees.
Ah ouais ? Vraiment ?
Ouais, j'attends que tu me fasses un petit peu les burpees.
En vrai, si tu veux, moi t'as vu, je pense que pour les burpees, tu devrais faire un box jump. Moi, tu fais une burpees, tu sautes de la box, tu vas de l'autre côté, burpees.
Franchement, les burpees, pour moi, c'est pas intuitif.
Ah ouais, vraiment ?
Je sais pas, ça c'est vraiment mon plan. Y'a que ça ?
Les wallballs, ça va ?
Ouais, non, tout va bien à part les burpees. Je crois que j'ai un problème de mobilité au niveau du bassin. Je ne sais pas, il y a un truc... Mais Momo, il ne s'explique pas. avec l'échaouement en pâte et les burpees.
Description
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Transcription
Iliane, bienvenue. Je suis ravie qu'on se retrouve aujourd'hui dans ce petit cadre intime pour discuter, pour évoquer le Mindsport, savoir la philosophie autour de ça, savoir ce que ça implique, quelles sont les valeurs, ce que toi tu souhaites véhiculer autour de ça. Moi, la première citation qui m'est venue en pensant à toi, forcément je suis une littéraire à la base, c'était la fameuse citation de Corneille, à savoir « Aux âmes bien nées, la valeur n'attend pas le nombre des années » . Donc ça, je pense que c'est une citation qui résume parfaitement bien l'esprit de ce premier échange qu'on va avoir, parce qu'elle résume un peu ce que tu incarnes pour moi, parce que ça fait quand même quelques mois que je t'observe de près. Et c'est vrai que ce que je remarque, c'est que tu as une forme de précocité assez rare qui mêle à la fois force mentale, maturité, ambition et une vision assez structurée de là où tu veux aller. Donc moi, ce que je propose, c'est que déjà, on lance ce premier podcast pour qu'on puisse explorer l'univers de la performance physique et mentale où on va parler discipline, mindset. sport, ambition et surtout de la vraie vie. Parce que sinon...
C'est plus important.
Voilà. Donc, en synthèse, ce qu'on peut dire, c'est que Mindsport, c'est un espace de parole pour celles et ceux qui construisent leur puissance intérieure, qui se lancent des défis, qui ne restent pas forcément sur leurs acquis, qui ont envie de construire, qu'ils soient aussi bien athlètes, entrepreneurs, étudiants, ou simplement une personne en quête de sens ou qui a envie de... de se challenger. Pour ce podcast, tu es mon premier invité, parce que tu incarnes vraiment à la perfection l'ADN Mindsport. Tu t'appelles Iliane, tu as 18 ans. Tu as déjà connu plus de combats et de déceptions que certains adultes. On peut dire que toi, tu as un esprit assez clair dans un corps en pleine construction. Est-ce que ça te résume bien ça ?
Ça me résume bien, c'est une belle citation, j'aime beaucoup.
Donc aujourd'hui on va se parler de ton parcours, on va échanger, on va retracer un petit peu les grandes étapes de ton parcours jusqu'à maintenant et que tu partages avec nous ta philosophie autour du sport, autour de tes objectifs. Et écoute, on va commencer tout de suite. Est-ce que déjà Eliane tu peux te présenter ?
Alors déjà, merci de m'accueillir. Moi c'est Ilian, comme tu as dit j'ai 18 ans. Je fais du sport depuis que je suis né. J'ai commencé par le judo, j'ai fait de la boxe, j'ai fait de l'athlétisme, de la natation. Je suis même passé par le trampoline. Mais il y a un sport qui m'a construit. J'ai commencé à l'âge de 8 ans, c'est le foot. Le foot, j'ai tout connu dans ce sport. Je suis passé par des hauts, des bas, j'ai tout gagné. J'ai fait des stages à Clairefontaine. J'ai joué contre l'équipe de France féminine, je suis parti à l'étranger, j'ai fait des tests partout en Ile-de-France, j'ai joué dans beaucoup de clubs en Ile-de-France, notamment le Val-aux-Pérées qui est juste à côté, j'ai joué à la Garenne-Colombes, à Issy-Léon-Linaud, à Versailles, à Montrouge, je suis passé par le Racing, j'ai fait des petits allers-retours au PSG, j'ai fait beaucoup de clubs et c'est un sport qui m'a construit. Comme je l'ai dit, j'ai connu des hauts et des bas. J'ai passé tout mon collège dans un sport études à Issy-le-Moulineau, qui s'appelait l'Académie Bernard Diomède. Je ne sais pas si tu connais Bernard Diomède, champion du monde. Oui. Champion du monde 98. Et il a créé son académie à Issy-le-Moulineau. Du coup, ça veut dire que le matin, j'avais école. L'après-midi, j'avais foot. J'étais en internat. Et c'était assez compliqué par moments. Mais je pense que ça m'a grandement forgé.
Et en internat, c'est-à-dire que tu ne rentrais pas chez toi le soir ?
Non, je ne rentrais pas chez moi le soir.
Et à quel âge ?
J'avais... 10 ans.
Donc à 10 ans, t'étais déjà...
Ouais, j'avais 10 ans.
T'étais autonome finalement.
C'était ça et c'était assez compliqué par moments parce que moi, je sors d'un milieu où je connaissais pas tout ce qui était... Tu sais, quand tu rentres au collège, forcément t'es jugé, t'es... Ouais,
c'est l'adolescence, c'est une période assez...
C'est l'adolescence et moi j'étais assez... j'avais pas m'habiller, j'étais toute innocente, ça veut dire que j'ai connu beaucoup de moqueries, etc. Mais ce qui me sauvait, c'était mon niveau au foot. C'était vraiment la chose qui faisait taire les autres un peu.
C'était la façon à toi de fermer les bouches.
Exactement, c'était ma manière de faire. Et comme j'ai vécu de belles années, j'ai fait des rencontres incroyables qui, bon aujourd'hui on s'est éloignés, mais qui m'ont vachement soutenu dans les moments durs. Et voilà, à l'académie j'ai tout gagné. Des distinctions de l'excellence devant... C'est Laurent Blanc qui me remettait ma... Ma médaille de l'excellence, je me souviens, il y a mon père dans les tribunes, c'était de beaux moments. Et pendant ce temps-là, en même temps que j'étais à cette académie, je jouais à Issy-les-Moulineaux, pendant ce temps-là, pendant mon temps libre. Et à Issy-les-Moulineaux, je suis resté cinq ans avec un coach qui m'a énormément formé. C'était un coach qui s'appelait Alexis, je me souviens, je crois qu'aujourd'hui il est à Versailles. Et il était dur, il était froid, mais avec du recul, je crois que c'est le coach qui m'a le plus servi. Quand je repense à ces discours, des fois, ils me mettaient sur le banc pendant deux matchs, deux, trois matchs et je ne comprenais pas. Je me disais, mais pourquoi il me met sur le banc ? Je suis bon à l'entraînement, je ne comprends pas. Mais en fait, c'était pour m'apprendre certaines choses que je n'avais pas. Et en me laissant sur le banc, je réalisais beaucoup de choses et ce qui m'a permis de performer. C'est-à-dire que moi, je suis resté cinq ans à Issy-le-Mulneau. Au bout de la quatrième année, lui, il est parti à Versailles. Je suis resté un an de plus à Issy-le-Buneau, je me sentais pas bien Je me suis dit Pourquoi pas aller à Versailles ? Et ça, c'était du coup après le collège. Donc, début seconde. En seconde, je suis allé à Versailles, je l'ai rejoint. On était en U15. En U15, on a fait une super saison, j'ai pris énormément de plaisir. Je suis resté deux ans à Versailles, c'est les deux années où j'ai pris le plus de plaisir à jouer au foot. Je faisais des passes décisives, j'étais vu par tous les clubs, on faisait des stages à droite, à gauche. C'était... Franchement, je retiens, j'ai que des bons moments. J'ai que des bons moments. Et du coup... La deuxième année à Versailles arrive, on est premier du championnat du début à la fin. Je suis le meilleur passeur du championnat, etc. Ça se passe à merveille. Ma saison se passe à merveille et on monte de UCSR2 à UCSR1. On est champion. À ce moment-là, j'étais avec tous mes amis. J'avais mon meilleur ami qui s'appelait Elias à l'époque. On s'est suivis partout, lui et moi. Il venait d'Algérie, il est venu à Issy-le-Mouneau, on s'est rencontrés. Je crois qu'on a passé 6 ans ensemble, non-stop, à ne pas se lâcher. D'ailleurs, grosse dédicace à lui. Et du coup, on est montés, comme j'ai dit, de U16 R2 à U16 R1. Et à ce moment-là, quand on est montés, j'avais deux choix. Soit rester en U18 R1 à Versailles, soit partir en U17 Nationale à Montrouge. J'ai pris le choix d'aller à Montrouge, et je pense que ça a été... Peut-être la pire décision de ma vie, mais avec du recul, c'est peut-être en même temps la meilleure. Et bon, j'expliquerai peut-être tout à l'heure.
Ouais, bon après tu sais, c'est plutôt à la fin du film qu'on sait si c'était une mauvaise décision ou pas finalement.
C'est ça, c'est ça, je suis d'accord avec toi. Après,
chaque choix t'emmène vers une direction. Et finalement, le pire, ce serait de ne pas avoir pris de décision.
Exactement, exactement. Et j'ai pris cette décision, après cette décision, il y a eu beaucoup de moments de... de doutes, d'échecs. C'était dur, je pense que c'est la période la plus dure. Mais grâce à un ami à moi qui s'appelle Sofiane, d'ailleurs, c'est lui qui m'a recentré, qui a fait que, à l'heure d'aujourd'hui, je ne suis plus dans un mauvais mood, je suis bien, je suis épanoui, parce qu'il m'a branché avec un autre club, à la Garenne-Colombe. pour faire du foot en loisir, juste en loisir. Au début, quand il m'a proposé, j'étais au fond du trou à ce moment-là.
En fait, ça t'a réconcilié avec le foot ?
C'est ça. En fait, à ce moment-là, j'étais au fond du trou. En fait,
ça t'a déprimé ?
Je voulais pas sortir, vraiment, j'étais au fond, au fond, au fond. Et lui, il me soutenait, etc. Il m'a envoyé un message un soir, il était 1h du matin. Il me fait « Ouais, Eliane, si tu veux, j'ai le numéro d'un coach, Sébastien, c'est dans mon club. » Bon, ils me disaient, bon, ce n'est pas un grand club, on est juste en R3. Mais tu verras, tu vas prendre du plaisir, tu vas jouer. J'ai appelé le coach, je me suis dit, on ne pourra pas se relever, on va essayer de reprendre le foot au plaisir. J'ai pris le contact du coach, je l'ai appelé, il m'a fait faire un test, j'ai été pris directement. Ça a été de belles années, je suis resté deux ans. Mais au bout de deux ans, je me suis rendu compte que le foot n'était plus fait pour moi. Je prenais beaucoup de plaisir à jouer, à part les quatre derniers mois. Et c'est les 4 derniers mois où je me suis rendu compte en fait que C'était plus pour moi. À côté, j'avais autre chose dans ma tête. La musculation. Du coup, j'étais à la salle de sport. Et depuis mes 14 ans...
Ça t'a ouvert à autre chose.
Ça m'a ouvert à autre chose. Et la musculation, on va parler de l'aérox tout à l'heure. Ça a été, je pense, un palier entre le foot et l'aérox. La musculation, c'est le pont. Parce que j'ai commencé la musculation un peu comme tout le monde. Chez moi, en regardant Tibo InShape, je faisais ces parcours de 10 minutes. Et après, je me suis inscrit à une salle de sport. Et quand je faisais du bout, on me reprochait souvent d'être assez fin. Du coup, je me suis épaissi, j'ai pris confiance en moi. Et à l'heure d'aujourd'hui, ça fait deux ans, je suis fier de mon corps, je suis fier de mes résultats. Mais voilà, pour revenir sur Sofiane, il m'a beaucoup aidé à me relouer.
Il t'a aidé à trop le jeu.
Énormément. Et je ne lui serai jamais reconnaissant. Jamais, jamais, jamais.
Je pense qu'il ne faut jamais oublier ceux qui te mettent la lumière quand tu es dans le noir.
Jamais. Il m'a tellement aidé ce mec que je l'estime comme un frère. Et voilà, à l'heure d'aujourd'hui, je fais de l'Irox. Donc en fait,
la musculation t'a amené vers l'Irox.
Exactement. À la base, je me suis dit que, après le full, je vais faire de la musculation à vie. C'est super, je vais m'élargir. je vais plaire, je vais me construire. Au final, j'ai découvert l'aérox il n'y a pas si longtemps que ça. C'est super.
Et qu'est-ce qui t'a donné envie de te lancer à fond dans cette discipline ?
À la base, j'étais sur les réseaux et je tombe sur des petites vidéos de mecs en train de courir, en train de pousser des charges. Je me dis, c'est qui ?
C'est un déménagement ou c'est quoi ?
Je me dis, c'est qui ? C'est qui ? en train de faire ça.
Ça déplace les meubles.
C'est ça, je me suis dit, mais ils poussent des charges, ils jettent des balles. Ils veulent. Ils jettent au sol dans des pompes sautées, je ne comprenais pas. Et en même temps que je tombe sur ça, juste la semaine qui suit, je commence à parler avec Momo, que tu connais très bien.
On l'embrasse, on va le faire.
On l'embrasse, qui était mon coach et qui est devenu mon ami à l'heure actuelle. Et... Il commence à m'en parler, il me dit « Hey Liane, t'as vu l'Irox, etc. ? » Je dis « Ah bah ouais, j'ai vu ça la semaine dernière sur les réseaux. » Et il me fait « Franchement, je crois que je vais en faire un. » Il me fait « Je pense que je vais en faire un. » Et je lui fais « Ouais, super, bah écoute, lance-toi, etc. » Et il s'inscrit avec son frère. Et moi, à côté, je m'entraînais. Il devait faire le double avec son frère. Il devait faire le double avec son frère, exactement. Et moi, je m'entraînais pour peut-être plus tard faire un...
Mais c'était pas forcément dans mes objectifs Objectifs court terme t'avais pas l'idée de prendre un dossard tout de suite Exactement
Et je m'entraînais Et pour x ou y raisons son frère n'a pas pu Pour des raisons personnelles je sais pas pourquoi Et à un moment il voyait que je m'entraînais à côté J'étais pas à son niveau Mais je m'entraînais
Surtout qu'il a quand même 10 ans d'avance par rapport à toi là dessus Qu'on veuille ou pas 10 ans d'avance sur le plan physique c'est un monstre Momo,
c'est un monstre tu peux avoir 10 ans d'avance sur le plan mental mais sur le plan physique les 10 ans tu les rattrapes pas comme ça c'est ça du coup je m'entraînais je m'entraînais à ma manière et je faisais pas de mauvaises choses en soi et il m'a dit on était dans les vestiaires, il me dit il y a un frère, viens on s'entraîne ensemble et son frère n'avait pas encore annulé à ce moment là il me fait viens on s'entraîne ensemble comme ça on se pousse nous deux mentalement et physiquement Du coup, on s'entraîne, on s'entraîne, on fait des sessions. Et il voit que mentalement, je ne lâche pas. Malgré que ce soit dur, mentalement, je ne lâche pas. Les burpees, je les mange. Les courses, je les mange. Tout se passe dans la tête. À ce moment-là, tout se passe dans la tête. Parce qu'en soi, petit à petit, j'avais quand même le projet de faire un IROX.
C'était un petit peu lointain pour toi ? Un peu lointain pour moi,
mais je me suis dit, ça me plaît, c'est complet. Je cours, je pousse, je tire, je saute. Je suis assez fou de mon code. J'aime bien faire plein de choses. Donc, on s'entraîne et son frère annule. Et on est en octobre. L'Irox de Paris est en novembre. Il me dit, après une session à Fitness Park, je me souviens, il me dit, Eliane, en vrai, je te prends. Je lui dis, de quoi tu me prends ? Ne me fais pas pour l'Irox de Paris. Je dis, ah ouais, moi j'étais tout refait, je me suis dit, ah ouais, ok. Quel honneur !
En plus, tu sais ça, tu as dû te sentir valorisé, quelqu'un comme vous qui est hyper exigeant, il se reconnaîtra, merci. Le niveau d'exigence hyper élevé, et je pense que dans son domaine, c'est une référence, il n'y a pas de sujet. Donc du coup, tu t'es senti valorisé du fait que... On pose ce challenge, c'est un gros défi, en peu de temps en plus.
Exactement, je me suis dit, ok, je ne suis pas si mauvais que ça. Je me suis dit, bon,
je n'ai des choses à apprendre,
mais je ne suis pas si mauvais que ça. Du coup, on s'est entraîné, il restait un mois, on s'est entraîné à fond. On a su, on était en PLS à chaque fois. Chaque séance, on tombait par terre. J'ai encore des souvenirs, on s'allongeait, on se regardait, mais qu'est-ce qu'on fait en vrai ? Qu'est-ce qu'on fait ? On est des fous. Les gens de la salle, ils nous regardaient. Du coup, on a un peu monté la hype de l'Irox à la salle.
Ah bah oui, ça c'est clair que vous avez contaminé autour de vous. Vous avez propagé le virus de l'Irox, je dirais même. Parce que moi-même, j'en suis arrivée à prendre un dossard aussi. C'est vrai.
Moi,
j'ai pris une assurance avec, on ne sait jamais, tu vois. Non,
mais...
Oui, c'est vrai que, disons qu'il a le don de... Comment dire ? Moi, je dis toujours, c'est le leadership par l'exemple. Tu vois ? Dire qu'il y a des gens... qui vont te donner un discours, mais qui, dans les actes, vont être en total désaccord. Alors que lui, il incarne ce qu'il fait et ce qu'il dit. Donc du coup, je pense que c'est ça qui fait qu'il y a pas mal de personnes qui ont pris l'initiative de s'inscrire, de s'entraîner autour de ça. Et qui ont pris goût, en fait.
Bien sûr, maintenant la salle s'est remplie. Je pense que... Moi, je pète un calme. tranquille, détendez-vous,
reprenez la muscu parce que tout le monde s'en va courir sur les tapis alors qu'il y en a, ils n'avaient jamais fait une course sur tapis là moi je respecte,
tous ceux qui se lancent à l'IROC, je respecte mais ceux qui veulent faire une perf une vraie perf à l'IROC, si on parle de champions du monde mais bon, qui courent 6 minutes le kilomètre, je me dis trop du plaisir, taf et après, il y en a, vu qu'ils ont couru 2 minutes dans leur vie, ils se disent bon, il y a un moyen de courir c'est pas ça à
1 km x 8 c'est pas ça,
c'est 80%
mental et si t'as pas de mental dans ce genre de discipline c'est mort et justement je vais faire une petite transition là dessus, selon toi qu'est-ce qui constitue le profil idéal d'un athlète hybride d'un point de vue les qualités physiques, mentales qu'est-ce que ça implique pour toi ?
déjà pour moi Il n'y a pas forcément de profil type. Si tu es un bon sportif, que tu veux le faire pour le fun, avec tes potes, avec la famille, avec des amis, fais-le. Lance-toi, c'est une super expérience. C'est une super expérience. S'emballe le dossard, mais c'est une super expérience.
Il faut avoir les moyens de ses loisirs.
Il faut avoir les moyens, mais si après tu prends du plaisir, et moi je n'ai jamais regretté. Par exemple, j'ai fait des sales perfs à Marseille, j'ai fait une sale perf. À Toulouse, j'étais blessé, j'ai fait une sale perf. Mais mentalement, ça m'a... tellement forgé que...
J'ai l'impression que c'est quand même une expérience unique.
L'argent, j'en ai rien à faire.
Quand on parle, si on goûtait à ça, ils te disent que c'est une expérience incroyable.
Mais vraiment. Par exemple, nous, quand on a fait l'Irox en duo avec Momo, on a fait 1h35. 1h7 ? 1h7 et 35. D'ailleurs,
je t'avais dit, vous avez même fait un meilleur temps que Thibaut InShape. C'est vrai.
C'est toi qui me l'avais appris. Oui, exactement. On a fait 1h07 et 35.
Il n'y avait pas de quoi rougir pour une première.
À cette époque-là, moi, j'étais beaucoup plus fin. J'étais cardio, mais j'étais beaucoup plus fin. Et Momo était beaucoup plus massif. Lui, Momo, justement, c'est un gabarit à la base. Il est massif, il est musclé. Et l'Irox...
Lui, son physique s'est transformé avec l'Irox. Il s'est transformé. Il s'est affiné.
Il s'est affiné, il a complètement séché. Et aujourd'hui, on a vu le mois dernier, il est parti à Bilbao. Il a fait 59 minutes.
Il est passé sous les 60 secondes.
Ouais, c'est ça.
60 minutes pardon Il est passé sous les 60 secondes. 60 secondes. Ok,
il faut le faire. Sous les 60 minutes,
pardon.
Franchement, il s'est vraiment transformé. Et voilà, il n'y a pas forcément de profil type. Je pense qu'il faut savoir courir. Pour moi, l'aéroque...
Pour toi, c'est plus un équilibre, un savant mélange d'endurance et de force. Parce qu'il faut quand même assumer les 8 kilomètres. Alterner... Un exercice puissant, de force, avec tout de suite une course derrière.
C'est ça, je pense qu'il faut faire beaucoup de compromises. C'est vraiment ce qu'il faut faire. Tu cours, tu fais une station, tu cours, tu fais une station. Parce qu'en fait, il faut savoir enchaîner.
J'ai l'impression que tu peux être un peu bon en tout.
Il faut savoir enchaîner et tu peux être bon. Je pense que la base à l'Aérox pour moi, après c'est mon avis personnel, 70% de course. Pour moi c'est 70%.
Donc ton cardio s'il n'est pas bon ?
Ton cardio s'il n'est pas bon, tu ne feras jamais de perfs à l'Irox. Jamais, jamais, jamais, jamais. Si ton cardio n'est pas bon, tu ne feras jamais de perfs à l'Irox. Bosse ton cardio. Parce que tu en as beaucoup que je connais, ils me disent j'aimerais bien faire un Irox sous les 1h20, sous les 1h10 Mais oui, mais tu cours 3 km par semaine, même pas. Il faut courir. Moi, en ce moment, je suis à 60-70 km par semaine. Genre, j'enchaîne, je cours. La dernière fois avec Momo, la semaine dernière, on est parti, on a fait un 30 km. On était à 4,05 sur 15 km. Le kilomètre. Franchement, on a...
Lui, il a beaucoup progressé aussi. Il a énormément progressé, Momo. En vitesse.
Mais c'est le travail. C'est le travail.
Et la régularité, je pense.
La régularité, sur ça, pour moi, c'est un exemple. Genre vraiment, en termes d'exemple, je ne sais pas si tu voulais y venir tout à l'heure, mais pour moi, en termes d'exemple, de travail en tout cas, c'est Momo.
On va y revenir tout à l'heure sur les mentors, les personnes qui t'ont inspiré, etc. On y reviendra après. Et à ton âge, qu'est-ce que ça représente pour toi de t'engager dans une telle discipline ? Est-ce que tu te sens plutôt en décalage ? parce que tu sens que les mecs en face, ils ont de la bouteille, ils ont de l'expérience, ils ont déjà un physique bien construit. Parce que, comme on disait tout à l'heure, tu peux être mentalement en avance. Un physique, ça prend du temps pour se construire. Tu ne peux pas devenir fort en 30 jours. Comme tu ne peux pas perdre du poids, tu ne peux pas perdre 20 kilos en 30 jours. Il y a un moment donné où, humainement, c'est inaccessible. T'as quand même un délai incompressible pour transformer un corps, que ce soit pour le faire monter ou pour le faire descendre en poids.
Je suis d'accord avec toi. Et moi, je pense qu'à mon âge, s'engager dans une telle discipline, c'est marquant. C'est vraiment marquant. Par exemple, t'as vu, je suis parti à Malaga il y a deux semaines, sous jeune. J'étais le plus jeune de tous. Open, pro, double. Et j'étais le plus jeune de tous. À la fin, j'ai fini ma course. T'as le... Le gérant de l'Irox de Malaga, il est venu me voir. Il me fait « Mais t'as quel âge ? » Je fais « J'ai 18 ans. » Et moi, je ne parle pas très bien anglais. J'ai déjà mon pote à côté, il parle plutôt bien anglais. Et il m'avait dit « Franchement, choqué. » « On est choqué de ta perf et franchement, c'est beau ce que t'as fait. »
C'était quoi ton temps à Malaga ?
J'ai fait 1h23 en professionnel, en pro.
C'est pas mal.
C'est pas mal. Bon, j'aurais aimé faire un... Un podium dans ma catégorie En fait je trouve ça pas mal parce que j'étais sous jeune Et ça m'a encore permis Ça a permis de me renforcer encore mentalement Mais j'aurais aimé faire Sous l'1h15
Toi t'es dans la catégorie 18-25 là c'est ça ? 16-24 Ah ouais d'accord donc tu commences à 16 quand même 16-24,
ma catégorie c'est la plus grande C'est de 16 à 24 Ah ouais parce que je pense qu'il y a moins de Il y a moins de gens, il y a beaucoup moins de gens Par exemple à Malaga On était beaucoup pour une fois Mais en général Dans ma catégorie, il y a 20 à 22 personnes. En général, j'ai comparé et il y a 20 à 22 personnes.
D'accord. Donc tu peux quand même tirer ton épingle du jeu quand même. Je peux tirer mon épingle du jeu. C'est un avantage concurrentiel par rapport à d'autres catégories où il y a plus d'appelés et moins d'élus, tu vois.
Ça va pas.
Alors toi, tu es vraiment dans une fourchette qui est peut-être intéressante pour...
Pour l'instant, oui. Pour l'instant, oui, mais ça se développe. Je crois que tu les développes de semaine en semaine. Et à un moment donné, je pense qu'ils vont changer quelques règles. Par exemple, je pense que la catégorie pro, elle va être fermée. Si tu fais un temps en open, tu pourras accéder en pro. Je pense que ce sera ça. C'est mon avis. Après, on verra ce que ça donne. Mais à mon âge, je pense que c'est beaucoup de responsabilité, beaucoup de sacrifice aussi. Parce qu'à mon âge...
Oui, c'est clair que... La plupart des jeunes, ils ont envie de s'amuser, de sortir, de passer de la vie. Et toi, tu as quand même déjà une idée claire que ça passera par...
Je n'aime pas. Moi, je suis d'avis à l'idée que plus tu travailles jeune, plus tu auras des résultats tôt.
Donc toi, tu dis que tu préfères renoncer à la gratification immédiate pour pouvoir plus tard.
être récompensé de tes efforts je suis patient et même je vois des gens de mon âge malheureusement ils se gâchent au lieu de dépenser leur argent dans de l'Irox ils dépensent en boîte ils dépensent dans des restos festifs, avec des filles ils n'investissent pas pour eux-mêmes déjà je trouve ça triste parce que sans s'en rendre compte ils se gâchent, ils se disent on est jeune, on n'a qu'une vie Mais à 30 ans, qu'est-ce que tu seras ? C'est ça la question. Et moi, je veux qu'à 30 ans, tranquille, j'ai fait ce que j'avais à faire, mais j'entreprends, j'investis, j'ai mes projets, je continue mon sport, je suis avec ma famille. À 30 ans, on ne sait pas après, mais qu'est-ce qu'ils feront ? C'est ça que je me pose quand je vois certaines personnes. Et ça m'a triste.
Et du coup, tout à l'heure, tu parlais de ton chrono à Malaga. Tu disais que maintenant, tu as quand même une target à 1h15. Est-ce que pour toi, la performance, ça se résume à un chrono ? Ou est-ce qu'il y a autre chose ?
Moi, je suis un compétiteur. Donc forcément, que ce soit au foot ou à l'Irox, quand je faisais un score ou quand je gagnais un match, Pour moi c'était une performance, quand je gagnais un trophée c'était une performance. Quand je fais un score à l'Irox, c'est une performance. Et pour moi j'ai pas encore fait de performance à l'Irox. Je suis honnête, je suis fier de mes résultats parce que mentalement et physiquement je sens que j'ai progressé. Mais je suis pas encore fier de mes résultats. Pour moi je suis encore loin et en toute humilité, j'ai énormément à apprendre. Et de beaucoup de gens, et de beaucoup de choses.
Ouais t'es humble par rapport à ça ?
Je suis très humble par rapport à ça. L'humilité c'est pour moi la chose la plus... Une des choses les plus importantes à avoir, si tu veux être champion, il faut être humble. Écouter les gens, écouter les anciens, écouter leurs conseils, les appliquer à ta manière et les retranscrire sur le terrain, c'est le plus important. Maintenant, en termes de performance, personnellement, ça passe par un score, par un résultat, mais je pense qu'il y a d'autres types de performances. Par exemple... Moi j'ai encore ce souvenir, je sors de l'Irox de Paris.
J'étais là.
T'étais là d'ailleurs, avec Momo. Et je vois mon père, il...
Ouais c'était émouvant ça.
Mon père il sourit rarement.
C'est hyper émouvant l'arrivée je trouve.
C'est ça, mon père il sourit rarement, il est dur. Mais quand je le vois il sourit, mon petit frère il pleure dans mes bras. Je me dis ah ouais, j'ai comme rendu fier des gens. Et quand je vous vois, vous tous, vous êtes là, vous nous...
Là vous aviez un sacré comité de soutien là.
C'était une quarantaine et franchement ça m'a tellement touché que je me suis dit, c'est à ce moment là où je me suis dit, ah ok j'ai quelque chose à faire dans le sport en fait.
Ouais, t'as vu que ça avait un impact en fait.
Ouais, ça a un impact et...
Et que ça prenait autour en fait.
Et au final je me suis rendu compte, après j'ai eu une réflexion, tous ceux qui étaient là à l'Irox de Paris, ils se sont inscrits à l'Irox là.
Voilà.
Je me suis rendu compte de ça.
Bah je pense que c'était une manière pour eux de prendre la température tu vois. Parce que, voire en tant que spectateur, bon, c'est pas pareil que quand tu mouilles ton maillot, tu vois, mais ça te donne déjà un premier aperçu de ce que c'est, de l'ambiance. Et tu dis, ben en fait, je pense que le cerveau, avant d'accomplir quelque chose, il a besoin de matérialiser le fait que ce soit possible. Donc je pense que les personnes qui sont venues, ils avaient besoin de voir et de se dire, bon, ben écoute, eux, ils l'ont fait, moi aussi, je peux le faire. Et je pense que tout le monde passe un peu par cette logique de se dire, bon, ben si, eux, ils y arrivent, moi aussi. En tout cas, moi, c'est comme ça que je réfléchis souvent. Avant de faire quelque chose, j'aime bien voir quelqu'un le faire avant moi.
Bien sûr, c'est ce qu'il faut toujours observer.
Oui, ça donne un modèle, ça donne une idée du réel aussi. Et je pense que ça aide ton cerveau à le matérialiser et à le concrétiser dans le réel.
Je suis d'accord avec toi. Moi, par exemple, avant de me lancer à l'Irox, juste avant de faire mes entraînements, je regardais les entraînements du champion du monde actuel, Hunter. Je ne sais pas si tu connais, lui c'est un monstre et je regardais ses vidéos juste avant de me lancer à l'entraînement, juste avant de faire des entraînements. Je regardais et je me disais, ah ouais, le mec il est chaud. Mais il y a quelqu'un qui m'inspire encore à l'heure d'aujourd'hui, il est dans l'élite 15, c'est Jack Durden. Je te laisserai te renseigner sur lui. Il a un mindset, mais je me reconnais en lui, en termes de... en termes Irox, je parle purement Irox. sa routine de vie. Il dort à 21h30 le mec. Et il mange mais carré, carré, carré. Je le vois, en fait j'aime trop. Il a sa femme qui le soutient, qui est là à côté. Il a une routine de vie, il est humble en plus, qui m'inspire. Et ce mec je l'aime beaucoup, j'aime beaucoup sa mentalité. Et ouais, purement Erox, c'est un exemple pour moi. Purement Erox, c'est lui. Après, dans la vie j'ai d'autres exemples.
Mais justement, autour de la discipline, côté alimentation, on sait que c'est un des piliers, c'est peut-être l'un des plus importants. Parce que souvent, on te dit, tu sais, alimentation, sommeil, entraînement, etc. C'est un peu le triptyque de l'athlète idéal. Et est-ce que toi, tu as une diète particulière ?
En ce moment,
oui. Ouais ?
En ce moment, oui.
Je veux dire, avec ta vie pro ?
Je me suis beaucoup adapté. Comment dire ? Ça va faire deux, trois semaines que...
Je repars sur une prise de masse. Là, je repars sur une prise de masse parce que j'ai vu ce qui me manquait à l'Irox. C'est clairement de la force, plus de force. Il faut que j'ai plus de force, que j'élargisse mes muscles. Et je suis clairement en prise de masse. C'est-à-dire que toute ma routine, elle change. Parce que moi, je suis quelqu'un, je mange, je mets du temps à digérer. Je n'ai pas faim tout de suite après. C'est-à-dire que maintenant, je me lève très tôt.
Mais t'es pas tu te forces à manger ?
Pas maintenant, parce que ma routine a complètement changé. Je me lève à 6h du matin. À 6h du mat, je me fais du skir, framboises dedans, myrtilles, à côté je fais tartines, pain complet, beurre de cacahuète, bananes, café. Je mange un très bon repas, après soit je vais au travail, soit je vais m'entraîner. À 11h, je prends une collation. Les gens me prennent pour un fou à chaque fois. Il est 10h, 11h, ils me voient avec ma boîte de thon. en train de taper ça je me régale, c'est trop bon goûter mais ouais c'est pour l'apport en protes avec du riz ensuite vers 14-15h je me fais un bol souvent je vais acheter un bol dans un poké, c'est super bon ça j'aime trop ça c'est mon plaisir poké, du riz,
du poulet la diète faut pas penser que c'est tout le temps une punition riz,
poulet,
tu peux tout à fait manger équilibré Mimime. sain et que ce soit super bon.
Moi,
j'ai changé mon rapport à la nourriture parce que moi, avant, franchement, moi, j'ai jamais géré la nourriture. Et d'ailleurs, aujourd'hui, je mange comme j'ai envie, à peu près. Moi, il me faut halluciner les gens qui pèsent tout ce qu'ils mangent.
Moi, je les comprends.
Ah non, moi, ça, je pourrais pas.
Je les respecte énormément. J'en connais des gens comme ça. Non,
mais je respecte. Mais après, il faut être conscient de ses limites. Moi, perso, je pourrais pas.
Je comprends. Je comprends, c'est très...
Mais déjà, manger à peu près proprement, déjà, pour moi, c'est bien.
J'ai connu quelqu'un. Dis-toi, j'ai vécu avec lui, parce que c'était un ami à moi. J'allais souvent chez lui. Et il était purement sport. T'as vu, je me réveillais, on se réveillait le matin à 8-9h. Il pesait tout. Mais il pesait tout. Genre, chaque petit truc, il mettait sur sa petite balance. J'étais, mais c'est un fou. J'étais, après, je crois... Moi, je ne fais pas ça, je ne pèse pas, mais je sais que je mange plus que... Mais après,
je pense que tu as le résultat proportionnel à ce que tu mets en face aussi. Si tu es vraiment dans le détail, tu auras un résultat qui est aussi dans le détail.
Exactement.
Donc après, tout est en fonction de l'objectif que tu as en face. Oui,
c'est ça.
Tu as un objectif de perfection, si tu veux vraiment...
Moi, je veux prendre... En ce moment, je suis dans une prise de masse. Donc comme je te disais...
Tu ne comptes pas tes cales, toi ?
Je ne compte pas. Pour l'instant je compte pas, je suis honnête je compte pas Mais je sais que je mange bien, sainement Je mange très sainement et je mange plus que ce que je mange de base Et ça c'est vu sur la balance J'ai vu sur la balance Dis toi en deux semaines j'ai pris 2,5 kilos En deux semaines Par exemple t'as vu juste avant de m'entraîner Je prends un shaker, shaker de protes Banane, dattes Les dattes c'est la clé Vraiment la clé
D'avouer avant j'aimais pas ça Incroyable Et maintenant j'en mange avec plaisir Alors qu'avant j'étais pas fan Ça bouge,
ça aide pour la digestion Pour la récupération aussi Je trouve ça un aliment complet Et le soir je me fais Patate douce J'aime beaucoup la patate douce Poulet blanc Viande blanche Et 2 à 3 litres d'eau par jour Avec électrolyte
Tu mets dans l'eau ?
Ouais Pour la récup ça m'aide Vraiment parce qu'avant je prenais pas tout ça, je me disais bon les compléments c'est cliché.
Non en fait je pense les compléments. Énormément.
En termes de réécupe je le sens. Dis-toi, la semaine dernière pour revenir j'ai fait un 30 km avec Momo, on a fait. Le lendemain, je me suis dit ah ok, je me sens bien. Je suis reparti pour une séance, on a fait une séance poule le lendemain. Franchement, non, ça... Les compléments, ça aide beaucoup.
Non, les compléments, je pense que c'est une manière aussi d'optimiser son physique et d'améliorer ses perfs. De récupérer plus vite, en fait.
Et le sommeil aussi, pour en exiger.
Le magnésium, le zinc, les oligo-éléments, les trucs de base, je pense que ça aide. D'ailleurs j'ai vu que tu incarnais un peu une nouvelle marque dans la nutrition sportive. Félicitations, j'ai vu que tu étais un petit peu ambassadeur pour Eric Favre. D'ailleurs on l'embrasse.
On l'embrasse, grosso modo.
C'est quelqu'un que je connais et que j'apprécie beaucoup. Donc écoute, ça c'est plutôt bien, ça fait partie des...
Très bon leur produit d'ailleurs.
Oui, d'ailleurs lui c'est quelqu'un qui est très orienté sur le bien-être et plutôt... qui a une approche un peu holistique du corps, tu vois. Parce qu'en fait, il y a énormément de remèdes et de bienfaits dans les produits naturels. Tu vois, je pense par exemple au safran. Personne n'y pense, mais le safran, ça a des vertus énormes.
Je connais pas. Le safran,
c'est une épice qui coûte super cher, mais qui a des vertus extraordinaires, par exemple, pour tout ce qui est le bien-être. Il y a des bénéfices pour le soin. C'est plutôt pour le bien-être. Ça a des vertus. On n'y pense pas forcément, mais par exemple, le curcuma, c'est une épile aussi. Ça a des propriétés anti-inflammatoires qui ont des vraies vertus pour le corps. En réalité, il n'y a pas besoin forcément d'aller chercher tout de suite des molécules. Tu as beaucoup de solutions naturelles déjà. En tout cas, l'on est juste son approche et j'aime bien sa façon de voir le business et le corps de son approche un peu holistique. Et pour en revenir au mindset, comment tu fais pour garder ta motivation au quotidien ? Parce qu'on sait que c'est rythmé, tu peux emmagasiner de la fatigue, des fois tu peux aussi avoir certaines déceptions. parce que, comme tu disais à Malaga, Tu avais fait un temps plutôt pas mal parce que tu étais en pro. Mais comment tu gères ça ? Comment tu le...
Forcément, il y a des fois...
Comment tu gardes la motivation alors que parfois tu peux avoir des épreuves, des difficultés, des choses qui te remettent un peu en question ?
Honnêtement, il y a des matins où je me lève où j'ai moins de motivation. Après, je suis quelqu'un qui est dynamique. Quand je ne fais pas quelque chose, je ne me sens vraiment pas bien. Quand je suis là, je ne fais rien, je ne me sens pas bien. Je suis tout le temps obligé de bouger. Sinon je me sens pas bien. Même ma mère me le dit, elle me dit « Mais Eliane, repose-toi, j'en ai marre que tu bouges ! » Et à chaque fois, on a des petites enbreux par rapport à ça. Mais je suis quelqu'un qui...
T'es hyperactif ?
Je suis hyperactif. Je suis hyperactif, je tiens pas en place. Que ce soit en cours, ça se voyait. Au taf, ça se voit, je suis hyperactif. Je n'arrive pas à... Je suis obligé de faire quelque chose. Mais même si des fois, j'ai des moments où je suis moins motivé, j'ai toujours cette chose en tête où je me dis Faut que je fasse ça, faut que je le fasse Parce que il faut que je rende fier des gens.
Tu as une responsabilité ?
Oui, j'ai une responsabilité, clairement. Il faut que je rende fier des gens, il faut que je me rende fier. Et pour moi, la vie, elle est remplie d'objectifs, de petits objectifs clés. Chaque jour, j'ai un objectif que je veux atteindre. En ce moment, ça va faire du coup huit mois, et je pense que ça sera long encore. Mon réel objectif de vie en ce moment, c'est d'atteindre les Ligue 15 en Airox. L'île de Caen, c'est l'île de Caen, c'est la meilleure.
Avec quelle temporalité ? Tu te fixes à quel objectif dans le temps ?
Je n'ai pas forcément de temps, mais je sais que je suis plutôt en avance pour mon âge. Et franchement, dans 5-6 ans, j'aimerais bien. Je suis honnête, dans 5-6 ans, j'ai beaucoup de choses à apprendre.
Tu auras peut-être ta maturité ?
Peut-être musculaire. J'ai beaucoup de choses à apprendre.
Entre 20 et 25 ans, pour les hommes, je crois que c'est là où ils ont...
le pic hormonal il est à cet âge là donc c'est là où tu peux à l'Irox les meilleurs ils ont entre 30 et 34 ans c'est la catégorie qui explose tout et j'aimerais bien limiter ça toi t'as envie d'être un peu précurseur mais je garde cette discipline et il y a des choses que j'ai promis à des gens aussi qui aujourd'hui malheureusement ils sont plus là Mais je leur ai promis des choses que je dois respecter. Et à chaque fois que je garde ça en tête, je me dis, si des fois je n'ai pas envie de le faire pour moi, au moins je le fais pour eux. Parce que je sais que même s'ils me voient de loin, ou dans le silence, on ne se côtoie plus, je sais que je leur ai promis des choses et je dois au moins le faire pour eux.
Pour eux,
c'est ça. Mais souvent je le fais pour moi parce que m'entraîner à Irox... ça me libère. Des fois, je n'ai pas envie d'y aller, mais en fait, ça me libère. Moi,
je suis assez d'accord avec toi. Parce qu'en fait, réussir, ce n'est pas que pour soi. Réussir, c'est aussi pour tout ce qu'il y a autour de toi. C'est-à-dire les personnes que tu aimes et l'influence que tu peux avoir sur les autres. Parce que moi-même, c'est comme ça que je me réfléchis la plupart du temps. Je me dis non, mais en fait, ce n'est pas que pour toi que tu fais ça. Tu fais ça pour ton fils, tu fais ça pour les gens qui t'aiment, tu fais ça pour... pour les personnes que tu influences, parce que des fois on influence des gens sans même s'en rendre compte. Sans même s'en rendre compte. Et donc en fait tu as une responsabilité vis-à-vis de ça. Parce que tu dis, si moi je lâche, tout le monde lâche en fait.
C'est ça.
Et d'ailleurs c'est ce que je me dis parfois au cours de Momo, quand c'est en mode workout, bon là petite parenthèse sur notre life à la gym. En fait, j'ai remarqué au workout, quand il y en a un qui lâche, tu as tout le monde qui lâche autour.
Bien sûr.
Dès qu'il y en a un qui pose le Senbai par terre Ou il pose son alter Tu te rends compte que Ça se propage Il y en a un qui lâche, il y en a deux qui lâchent, trois qui lâchent Alors que quand il y en a un qui reboost Rapidement autour de soi Tu vois que ça repart C'est pour ça que des fois on se fait des petits regards Entre nous, l'air de dire tu lâches pas Parce que si tu lâches,
moi aussi je vais lâcher On décrit dans la scène Allez, on en voit C'est là que c'est
J'ai remarqué que c'était assez contagieux, le fait de lâcher.
C'est ça.
Et le fait de résister aussi. C'est pour ça qu'il nous fait la dernière minute de gainage. Tout le monde se regarde en disant « toi, tu lâches pas, parce que si tu lâches, il va nous remettre... » Je pense que tu as une responsabilité perso et aussi vis-à-vis de ce qui est autour de toi. Donc c'est bien d'en être conscient et d'avoir ce niveau de conscience.
Clairement, je suis d'accord avec toi. Donc, en tout cas... Mais en tout cas... S'il faut retenir une chose, pour réussir, je pense pour réussir dans la vie, peu importe le domaine, si ce n'est IROX, sport, entrepreneuriat, il faut être discipliné. Vraiment discipliné. Genre tous les jours, même si tu n'as pas envie, le faire. T'es obligé à le faire pour... Oui,
parce qu'il y a une différence entre motivation et discipline.
Exactement.
La motivation, on a compris qu'elle pouvait fluctuer.
La motivation, elle ne dure pas.
Oui, mais ça ne me tue pas parce qu'aujourd'hui, il fait moche, aujourd'hui, il fait froid. Aujourd'hui, j'ai un coup de blues. La motivation, alors que ta discipline, c'est quelque chose que tu t'imposes à toi parce que tu as une déclaire de ton objectif à la fin. Et souvent, les gens confondent les deux notions entre la motivation et la discipline qui ont pour moi des choses qui n'ont absolument rien à voir. Et tu peux être motivé cinq minutes, dix minutes après, il n'y a plus personne.
Mais bien sûr, la discipline, c'est sur des années.
C'est sur des années Ça se construit et c'est pas inné en fait Quand on voit certains sportifs
Je vais prendre l'exemple d'un sportif qui m'inspire énormément Cristiano Ronaldo Cristiano Ronaldo à la base lui C'est un monument le mec Il a pas de talent A la base lui il a pas de talent Comparé à Messi Cristiano Ronaldo il part de rien Il a tellement cravaché Il a tellement travaillé En fait pour moi c'est l'exemple parfait de la discipline A l'heure actuelle
Il a un sacré physique.
Il en a ravi saoudite.
Il a 40 balais.
Mais moi, ça me choque. Je vois ce genre de mec, c'est un exemple. C'est un exemple. Il n'a jamais lâché.
En fait, il l'incarne. En fait, ta discipline, elle se reflète sur ton physique.
C'est ça.
C'est-à-dire que quand tu as 40 ans passé, je fais partie des gens qui ont dépassé les 40 ans. C'est plutôt bien. Justement, c'est parce que... Souvent, on me dit, mais Sonia, tu ne fais pas ton âge. Je dis, ouais, mais je ne bois pas. Je ne fume pas.
Tu fais du sport ?
J'ai toujours fait des choix pour me préserver. Parce que tout à l'heure, on parlait de sport, etc. Mais moi, j'ai atteint un stade où le sport, pour moi, c'est une façon d'optimiser et d'être dans la longévité.
Parce que moi,
tu as bien compris, je ne cherchais plus trop la perf. Même si bon, je peux encore faire 2-3...
Et souligner une heure à l'aérox. Ouais, ouais,
ouais. Ça, ce n'est pas garanti. Non, mais je n'ai pas... En premier lieu, je n'ai pas un objectif de performance, moi. Même si j'aime bien le challenge et j'aime bien le défi, tu vois. Mais moi, j'ai plutôt une trajectoire où je me dis, il faut viser la longévité. Parce que moi, tout le monde me dit, mais Sonia, pourquoi tu fais tout ça ? Parce qu'autour de moi, on prend pour un avenir, moi. On me dit, mais pourquoi tu t'imposes tout ça ? Tu n'as pas besoin. En fait, on part du principe que je n'ai pas besoin. Mais moi, je dis, mais déjà, laissez-moi tranquille, premièrement. Et deuxièmement, moi, je vise la longévité. J'ai envie de mourir en bonne santé. C'est mon truc, moi. J'ai envie de me dire je vieillis, mais soit en me bonifiant, soit en me disant que... J'ai envie de vieillir avec grâce, en fait. Et en santé, parce que le sport, c'est pas que la perf, c'est aussi la longévité. Il y a récemment une étude qui disait que préserver ses muscles, c'est rester en santé, tu vois. Parce que tous les ans, tu perds en vieillissant. Tu perds un certain pourcentage. Bon, toi, tu n'en es pas là, mais c'est clair que le sport, ça a plusieurs vertus, dont celle de te faire bienveillir, tu vois. Il y avait un peu le mec qui fait un peu peur sur les réseaux, Brian Johnson, je crois. Tu sais, le mec qui est parti dans un délire de reverse aging. Dire qu'il a décidé d'inverser son âge métabolique.
Il fait peur un peu ça.
Bah écoute, il y a des leçons à tirer de son expérience, parce que le mec, il a dédié X millions de dollars à cette expérience. Et franchement, les résultats, on les voit. C'est-à-dire que c'est incroyable. Il a réussi à inverser son âge biologique, pas que par le sport, mais par une routine et une discipline incroyables. Et des gros investissements, parce que 2 millions de dollars au minimum d'investissement pour... Sans râler ! Ça prouve que le sport, tu vois, ça a vraiment un impact sur tellement de choses.
C'est la meilleure des choses, c'est la meilleure des choses, vraiment. Même dans la tête, dans l'esprit, ça te soulage. Moi, quand je sors de ma séance, on dirait que j'ai... Ah mais t'as ton pic d'endorphine là Je me sens bien Tu baignes dans les endorphines En fait dans la vie il faut savoir être tout le temps calme D'ailleurs je te sortirai une citation tout à l'heure Ah ouais je veux bien Je l'adore les citations Dans la vie il faut toujours être calme Mais au moment où il faut agir C'est là où tu piques, c'est là où t'agis C'est pas ça la citation je te la sortirai tout à l'heure Mais je trouve que Il faut être calme, il faut être zen Mais quand il faut agir, il faut agir. Il ne faut pas faire le dormeur. Il ne faut pas être flémard. Il faut être tout simplement discipliné. C'est important pour réussir.
Et d'ailleurs, à ce jour, quel est ton plus gros défi que tu as relevé ? Le plus gros challenge ? Et comment tu l'as surmonté ?
C'est le foot. Je pourrais écrire un livre. Je pourrais écrire un...
Tu as surmonté ton échec, par ton échec entre guillemets. parce que je considère que c'est plus une expérience qu'un échec tu vois
C'est une expérience, mais les échecs, ça rend plus fort.
L'échec est formateur.
Ça a été très dur. Et des fois, c'est encore dur quand j'y repense. Quand je vois des amis à moi, et d'ailleurs je suis très fier d'eux.
Qui ont percé.
Et qui aujourd'hui sont professionnels.
Ah, ils ont percé.
Bien sûr. Il y en a aujourd'hui, ils jouent en Ligue 1, ils jouent en Liga, ils jouent en Bundesliga. Des mecs avec qui tu étais sur le terrain ? Des mecs avec qui j'étais sur le terrain. Et je les vois et je... Je me disais ah ouais...
Mais est-ce qu'ils étaient plus forts que toi ?
C'est pas la question de plus fort. J'étais bon, je suis arrivé à leur niveau, mais après j'ai eu des... Je vais pas accuser des gens, mais...
Mais qu'est-ce qui a fait la différence finalement entre ceux qui ont percé et qui se retrouvent aujourd'hui dans des championnats et toi qui as pris une autre trajectoire ?
On va dire que...
Si tu devais faire l'autre truc...
Le destin fait bien les choses. Le destin fait les choses. Moi je... Moi, c'était mon destin d'aller vers l'Irox. Honnêtement, les gens vont dire « ah, ligament croisé, tu sais l'excuse, j'ai eu les ligaments croisés » . Moi, c'est pas ça. Il y a eu des fausses promesses qui m'ont été tenues, dont j'ai cru. Et au final, les gens sont mauvais. Par moments, les gens sont mauvais.
Tu penses qu'il n'y a pas eu de bienveillance autour de toi à ce moment-là ?
Je te dis la vérité, tu as vu quand tu arrives en national, tu es à ça du professionnel.
Dans l'antichambre du monde pro quoi.
C'est ça, c'est dans l'antichambre et je pensais que ça allait arriver pour moi. J'y croyais à fond et je voulais rendre fière mes proches, surtout mon père. Parce que quand tout s'est écroulé... En fait, ça a brisé tellement de choses, mais en même temps, ça a reconstruit tellement de choses. Je t'explique un petit peu. Tu vois, mon père, il se levait tous les matins à 6h du mat. Il me déposait à l'autre bout de la France pour faire des stages. Il récupérait des personnes, des potes à moi, ici à Port-de-Champérez ou dans Paris. Il allait les chercher, les redéposer. Il faisait des sacrifices pour moi. Il me réveillait. C'était vraiment le cliché. Il me réveillait à 6h du matin, on allait courir. C'est réel, c'est le cliché que beaucoup de gens ont. Mais nous, c'était vraiment réel. Je me réveillais, ils faisaient énormément de sacrifices. Ma belle-mère, elle me préparait à manger, elle me préparait mes repas. Ils ont sacrifié honnêtement. Et je ne leur serai jamais reconnaissant pour ça. C'est pour ça que je veux aussi performer à l'Ivox pour eux. Parce qu'ils ont sacrifié 10 ans de leur vie pour le foot. Et moi aussi, j'ai fait beaucoup de sacrifices. Je ne voyais pas ma mère à certains moments. Ma mère, je ne l'ai pas vue pendant des deux, trois mois. Et voilà, elle me reprochait beaucoup ça, que je la délaissais pour le foot. J'ai vécu des moments très durs. Et quand tout s'est écroulé, je me suis dit... Tout ça pour ça En fait ça m'a tellement fait mal Que ça m'a reconstruit après Et aujourd'hui en fait même des petits trucs qui vont me faire de la peine Je vais les sous-estimer Parce que ça a été tellement une épreuve dure Tu sais quand t'es à ça D'atteindre une étoile Et qu'on te coupe la fusée
Ouais ça doit être extrêmement frustrant
Ça m'a dévasté Mais maintenant je l'utilise
Ouais, c'est ton moteur maintenant.
C'est mon moteur, j'y pense. Et c'est vrai que j'en parle peu. Moi, je suis quelqu'un à la base beaucoup dans l'observation, mais j'en parle peu et des fois, le fait d'en pas comme là, ça fait du bien.
Tu fais ta petite thérapie là.
Ça va, je fais ma petite thérapie. T'es un peu un psychologue. Non, en somme, ça fait du bien. Ça te permet d'extérioriser un peu ? Mais voilà, c'était ça. Pour répondre à ta question, c'était, je pense, le plus gros défi que j'ai eu.
Et justement, ton idée de Mindsport, de te lancer sur les réseaux, et Et c'est aussi une façon pour toi d'exerciser un petit peu ce passé un peu douloureux autour de cette déception sportive, etc. En fait, je veux transmettre. C'est quoi ton objectif maintenant autour de Mindsport et du contenu que tu veux créer ?
J'ai envie de transmettre. J'ai envie de construire une communauté. Une communauté mentalement solide et physiquement qui peut faire de son mieux. C'est mon objectif. Je veux transmettre mon état d'esprit. Je veux créer une meute, une meute un peu de loup, affamé, qui va vers son objectif et qui lâche rien. C'est mon objectif, moi je suis quelqu'un, j'admire les gens acharnés. Par exemple, j'arrive, j'ai une facilité à analyser le caractère de quelqu'un, le comportement de quelqu'un à travers ses entraînements. Quand je vois quelqu'un, il s'acharne à ses entraînements, il est là, il pousse le skirg à fond, il envoie des burpees et qu'après tu discutes avec lui. Tu vois son passé, tu vois son histoire. En fait, j'arrive à reconnaître certaines personnes à travers leur entraînement.
Ça pratique. C'est ça. Elle démontre son état d'esprit.
Et moi, j'admire ces personnes et c'est ça que je veux créer. En fait, je veux réunir, même si je suis encore tout modeste sur les réseaux sociaux, mais je veux construire une communauté qui, mentalement, ne lâche pas et qui donne tout, qui donne toute sa vie pour atteindre ses objectifs. C'est mon objectif et c'est ça le Mindsport. C'est de l'humilité, de la patience, du travail, de la discipline.
Moi je crois que tu incarnes ça.
C'est ce que j'essaye de faire.
Et quel message tu voudrais faire passer aux jeunes qui hésitent à se lancer, qui se recherchent un peu parce que finalement, à ton âge en général, on ne se connaît pas encore très très bien.
Moi je leur dirais, t'as peur de quoi ? De quoi t'as peur ? T'as mon âge, t'as 18 ans, de quoi t'as peur ? Lance-toi, tombe, échoue. Parce que c'est à travers les échecs qu'on se construit. Et en fait, si dans la vie, tu réussis toutes les choses que tu fais, mais que t'as pas d'échecs, je trouve ça trop facile. Je trouve ça trop facile et t'as pas de... Je sais pas, je trouve que t'as pas de... Une récompense particulière. Pour moi, tombe. Tente des choses. Tombe. T'as peur de décevoir tes parents ? Fais d'abord les choses et tu verras que si t'es sincère dans tes actes, dans ton approche à la discipline, dans ton approche au travail, tu verras qu'ils seront automatiquement avec toi. T'as peur du jument des autres ? Les gens, ils vont t'apporter quoi ? En plus,
la plupart des gens n'ont strictement rien à faire. La plupart des gens sont intéressés par eux-mêmes et leur nombril. Donc en fait... Je pense qu'on surestime le jugement des autres.
Mais bien sûr. En fait, il ne faut pas avoir peur. Il ne faut vraiment pas avoir peur. Il faut se lancer. Tu veux faire du théâtre ? Fais du théâtre. Tu veux faire du...
Tu n'as pas peur de prendre des risques, en fait.
Jamais.
Et je pense que plus tu es jeune, et plus c'est urgent de prendre des risques.
Mais bien sûr. Parce que finalement, il n'y a rien d'irréversible. J'ai fait quoi dans ma vie ?
Je pense que c'est... Le plus tôt tu prends les risques, et le mieux c'est, en fait.
Exactement.
Parce que ce n'est pas 40 ans. tu as 15 crédits sur le dos avec des gamins, que tu vas prendre tes risques, tu vois. Donc, je pense que plus tu les prends tôt, plus tu te forges et plus tu apprends. Et en fait, finalement, ton magazine des expériences...
Je pense qu'honnêtement, il y a une phrase qu'on m'a dit qui m'a fait énormément réfléchir. C'était un ancien coach qui me l'a dit. Il m'a dit, là où les autres fuient l'échec, toi, embrasse-le. Et tu verras que ça va te forger. C'est une phrase, elle est restée marquée à vie et depuis l'échec, je l'embrasse. J'aime l'échec. Moi j'aime, honnêtement, je vais te dire la vérité. Mon vrai échec de cette année, un petit peu, ça a été à Toulouse, quand j'ai fait l'Irox à Toulouse.
Tu t'es blessé là, non ?
Je me suis blessé.
Tu t'es blessé en tout début, c'est ça ?
Je t'explique. Pour expliquer un peu, vite fait. J'ai fait ma première course, je me sens super bien. À ce moment-là, je me dis, je vais faire une vraie perf. Je fais le skierg, je me dis, au moment où je me dis, aujourd'hui je fais une bête de perf, short du out pour repartir courir à Liscio, Liscio il a lâché et dans ma tête je me dis J'ai crié, j'ai fait Ah, t'as un mec à côté, il me fait ça va ? J'ai continué ma course, mon père il me voyait J'ai mal, j'ai mal J'ai pas lâché, je voulais pas lâcher Et à ce moment là, je repense à beaucoup de choses En ce moment mon père Ainsi que mon grand-père, les deux ils sont malades Mon père il a, bah tu le vois plus à la salle Parce que C'est le détail, et mon grand-père aussi C'est compliqué, et dans ma tête je me suis dit Si eux ils arrivent à tenir Tout ce qu'ils font Moi, pour un petit truc à l'ISKIO, je vais lâcher. Et au final, j'ai fait ce que j'avais à faire. J'ai fait 1h13. Mais en sortant de ma course, je me suis dit, ouais, je n'ai pas lâché. Peut-être que je me suis détruit l'ISKIO. Bon, aujourd'hui, ça va mieux, tant mieux. Mais j'ai fait ça pour eux, je n'ai pas lâché. D'ailleurs, à la fin, si tu vois sur mon post Insta, je fais un L. Un L, c'est pour mon grand-père. parce que son nom c'est Luc et voilà c'est parce que c'était une dédicace une dédicace aussi
Toujours. Ce que tu nous partages, c'est assez puissant depuis tout à l'heure. Je ne sais pas si tu t'en rends compte, mais en tout cas, est-ce qu'on peut aller un peu au-delà et faire un peu d'introspection et se dire maintenant, qu'est-ce qui se passe dans ta tête en fait ?
Plaisir.
Peut-être un petit peu plus dans le mindset, un peu plus dans la psychologie.
Avec plaisir.
Est-ce que tu as toujours eu ce mindset ? Et où c'est quelque chose qui s'est construit avec les épreuves ? Où t'as toujours réfléchi comme ça ?
Pas du tout. Pas du tout. Avant j'étais un petit, parce qu'en soi je suis toujours petit, mais j'étais un petit qui avait peur de la pression. J'avais peur de la pression, j'étais... Je rentrais dans... Dis-toi, je rentrais dans un match, et j'étais bon, j'étais bon. J'étais pas mauvais.
Tu te mettais une pression.
Mais j'étais...
T'étais anisé un peu ?
J'étais... Je tremblais, j'étais... Et... j'avais pas confiance en moi aussi. Genre j'avais 10-12 ans, j'avais pas confiance en moi. J'étais... Je me trouvais pas, j'étais petit, je savais pas qui j'étais, je savais pas.
Ouais c'est normal.
Et du coup l'épreuve du foot, c'est là où j'ai eu le déclic. C'est là où j'ai eu ce déclic. Dis-toi, pour t'expliquer, je suis resté 2-3 mois en PLS. Je sais pas si je peux dire dépression, je sais pas, parce que je pense qu'il y a des gens qui vivent pire que moi, mais... Ouais, j'étais pas bien. Et le moment où j'ai eu le déclic, toute ma vie s'est reconstruite. Toute ma vie s'est reconstruite, j'ai rebâti beaucoup de choses. Et encore une fois, encore une fois, je veux dire un grand merci à Sofiane. Parce que c'est cette personne-là qui m'a aidé et qui m'a un peu reconstruit aussi. Parce qu'en soi, on a beaucoup parlé, il a été proche de moi, il a été là. Et lui, je le serai jamais reconnaissant. Et mon mindset a complètement changé depuis que je le côtoie. C'est une personne en or et il mérite mieux que moi en termes de bonheur. Il mérite la lune.
Parce qu'il t'a tendu la main à un moment compliqué pour toi ?
Il m'a tendu la main à un moment où j'étais au fond du trou, c'était compliqué.
Est-ce qu'il y a eu un moment, un déclic où tu t'es dit c'est ce moment-là qui a tout changé pour moi ? Tu as vraiment eu de la clarté, une idée claire de ce que tu voulais faire.
Par rapport à l'Irox ?
Par rapport à ta trajectoire personnelle, ce que tu avais envie de construire.
Oui, il y a eu un moment où je me suis remis en question. C'est quand je jouais avec mon ancien meilleur pote, Elias. Il est toujours là, il est toujours dans mon cœur. mais quand je le voyais c'était Voilà, il a un peu fait n'importe quoi. Il a un peu fait n'importe quoi et je me suis dit, malheureusement, même si je l'aime beaucoup, je ne veux pas faire comme lui.
En fait, c'est pas le contre-exemple.
C'est ça. T'as dit non, moi, ça je ne veux pas. Je me suis dit, je ne veux pas ça. Pourtant, c'est une très bonne personne. Cette personne aussi est dans mon cœur. Mais c'est le moment où je me suis dit,
je ne veux pas avoir cette trajectoire.
Je ne veux pas avoir cette trajectoire et je veux... Voilà, je veux battre de mes propres ailes aussi. Je voulais battre de mes propres ailes et... Et voilà, je voulais... Je voulais trouver un truc, je l'ai trouvé. Aujourd'hui, je suis fier. En fait, je ne saurais pas comment trop t'expliquer, mais c'est une mentalité. En fait, c'est tout de suite moi qui l'ai mise en question. Il n'y a pas que Elias, qui est mon meilleur pote, mais c'était... En fait, toute ma vie s'est remise en question. Les cours, parce qu'à cette époque-là, j'étais en cours. Ma famille. À ce moment-là, je me suis dit, Et c'est vrai en fait que ça fait 10 ans que je fais du foot et ma mère... Ma mère, je ne la connais pas. Je me suis dit, c'est compliqué. Mais bon, après, ma mère, ça reste ma mère. C'est ma mère. On ne la touche pas comme mon père. Ma mère, elle est là pour moi aussi. Elle m'aide beaucoup. Mais disons que tu es passé à côté de beaucoup de moments dans ta vie personnelle. Je regrette. C'est des choses que je regrette, mais qui me construisent. Même si encore alors... Après,
tu ne peux pas revenir sur le passé ?
Non, je ne peux pas.
Tu ne peux pas le réinventer, mais il faut se dire que c'est les prochaines étapes qui comptent.
C'est ça. Maintenant, on avance et on va les rendre pires. C'est ça.
Est-ce que tu as un mantra, une phrase qui incarne ton mindset ? Une phrase que tu te répètes parfois, qui résume bien ta philosophie.
C'est quoi alors ? C'est la phrase que je voulais dire tout à l'heure. Vol comme un papillon, pique comme une abeille.
Ah j'aime bien.
Tu la connais ?
Non je la connaissais pas.
C'était Mohamed Ali.
Ah j'aime beaucoup.
Vol comme un papillon, pique comme une abeille. Je l'ai détenu.
C'est un peu assez léger dans ta façon d'être, peut-être c'est ça ?
Comment ?
Est-ce que c'est ça la philosophie ? Enfin tout ce que je comprends ?
S'explique. Moi je l'interprète à ma manière. Chacun l'interprète. Ouais voilà. Pour moi voler comme un papillon c'est T'es calme, t'observes Tu regardes ce qu'il y a de bon à faire T'es élégant, t'es droit, pour moi c'est ça. Mais pique comme une abeille, au moment décisif, au moment où tu dois prouver, au moment où tu dois faire des sacrifices, au moment où tu dois travailler, c'est là que tu piques. C'est là que t'es bon, c'est là que tu fais mal.
Ouais j'aime bien, j'aime bien ta philosophie, je partage. C'est le prince des moments, ce qui est normal. Ouais, être sérieux sans te prendre au sérieux. Et ouais c'est ça, c'est-à-dire qu'il faut être raisonné, raisonnable, tu vois, être dans la constance. mais au moment décisif c'est là où il faut montrer ton caractère et ton tempérament exactement il y a des gens qui aboient toute la journée que ça parle qui font beaucoup de vent, beaucoup de bruit mais au moment où il faut montrer le caractère, là il n'y a plus personne bizarrement donc ouais je suis assez d'accord avec cette phrase, je trouve que ça résume bien même ta façon d'être en fait ouais, depuis tout petit celle-là et si tu devais Merci. comparé à un animal totem ? Ce serait lequel et pourquoi ?
Je vais être cliché. Le tigre. Je vais être cliché parce que elle reflète un peu cette phrase aussi. Ça se reflète un peu, le tigre. Il a une certaine sagesse. J'ai appris avec le temps qu'il faut être calme pour réussir. J'ai eu des expériences. des expériences sportives, des expériences personnelles, des expériences relationnelles, amies, etc. Et j'ai compris que pour réussir, ou pour être bien, juste bien, il faut être calme. Il faut être calme, serein, ne pas être nerveux, mais au moment où tu dois agir, c'est là où tu rugis comme un tueur.
C'est la pémouche quoi.
C'est ça. Il faut être calme.
Au moment opportun, en fait.
Au moment opportun.
Et ne pas se précipiter.
Ça, c'est quelque chose que je suis en train de construire aussi.
Et c'est aussi une manière d'utiliser ton énergie en bon moment.
Exactement, c'est ça. Parce que sinon,
tu as une départition d'énergie. Tu es sur tous les ballons.
C'est ça.
Je pense qu'à un moment donné, tu t'épuises aussi inutilement. Et ouais, il faut choisir un peu tes batailles, en fait.
C'est ça. Il y a des fois, moi, par exemple, à la base, j'étais quelqu'un de malheureusement nerveux. J'étais assez nerveux. Mais avec les expériences, je me rends compte que je suis apaisé. Je deviens de plus en plus apaisé, de plus en plus calme. Après, je grandis aussi, mais je deviens de plus en plus calme.
Et posé.
Et je sais que ça a causé des problèmes à certaines personnes, que je sois nerveux, etc. Mais bon.
Tu te canalises mieux ?
Je me canalise mieux maintenant.
Mais par le sport, je pense que ça aide aussi.
Par le sport et par les expériences. Les expériences de vie.
Aujourd'hui, quelles sont les personnes qui te donnent de l'inspiration, qui te servent un peu de modèle, qui incarnent pour toi ton idéal de réussite ?
Mon père. Mon père. J'aurais pu dire Ronaldo
Zidane. Mon père.
Mon père, il est fait de ses bâtons. Je ne vais pas raconter son histoire, mais c'est quelqu'un qui a sacrifié sa vie. pour sa famille. Aujourd'hui, à l'heure actuelle, il est un petit peu malade, mais il se lève encore pour aller au travail, il lâche pas, il a cette discipline en lui qui... Il veut que sa famille soit bien, il veut que les choses soient bien. Il est dur, mon père est dur, c'est quelqu'un de très impactant, tu le ressens quand tu parles avec lui. Mais il est vrai, et mon père il va tout donner pour sa famille, et en termes de discipline c'est mon exemple.
En même temps avec toi on a l'impression que la pomme elle tombe pas très loin de l'arbre. Je pense que tu peux. Ça ne s'invente pas en fait. C'est aussi le fruit de ton éducation.
Il m'a tout donné. C'est lui mon exemple. C'est vraiment lui. J'aurais pu dire
Ronan. Et un mentor ou des gens qui t'inspirent ? Parce qu'on a tous un ou plusieurs mentors. Moi, perso, j'en ai eu plusieurs.
Il y a toi. Moi aussi. Tu m'inspires beaucoup. En termes de psycho, comment tu penses, j'aime beaucoup. J'aime beaucoup la manière dont tu penses. J'en parlais d'ailleurs à un ami la dernière fois. T'es inspirante, genre t'es vraiment inspirante. Ah c'est genre moi ? Ouais, t'as un bon mindset et...
J'ai parti de la meute moi aussi.
Après niveau sportif, t'as... ouais clairement. Niveau sportif, t'as... bah t'as Momo. Ah oui bah... En termes de travail, voilà je me reconnais en lui.
Bah c'est un leader et tout.
Je me reconnais en lui, vraiment.
C'est un travailleur, oui.
Il nous comparait à la seule, souvent, minimum. Mais non, c'est lui. Lui, il est là. Moi, je suis là. Et j'ai beaucoup à apprendre de lui. Genre, en toute humilité. Malheureusement, il y a beaucoup de... Après l'Irox de Paris, j'ai entendu des choses. Ouais, ils nous ont comparé, etc. Mais j'ai rien à voir. Bon, moi, il est là. Moi, je suis là.
Mais pourquoi il comparait quoi, en fait ?
Je sais pas. J'ai entendu, en mode, concurrence. Mais il n'y a aucune concurrence. Momo il est là, moi je suis là, et j'ai énormément de choses à apprendre de lui.
Et parce que lui il te sert de modèle aussi, pour créer ton propre modèle.
Bien sûr, bien sûr.
Est-ce que c'est bien de prendre un petit bout de chaque personne inspirante ?
Mais bien sûr.
Parce qu'après chacun a sa propre personnalité. Parce que lui il a déjà une image bien à lui, son propre caractère, sa propre personnalité. Mais après rien n'empêche de prendre des petites sources d'inspiration. Pour construire, se forger son propre modèle.
Sportivement, c'est une inspiration.
Mais c'est vrai que lui, demain, il part, la boutique, elle ferme là-bas. Je te le dis. Je ne vais pas porter la poisse, mais j'ai l'impression que c'est lui qui tient la baraque un peu.
Je vais en parler.
Bref, je me permets cette petite pique au passage. Aujourd'hui, tu as clairement une envie d'entreprendre. C'est ce que je ressens de nos échanges et quand on discute. Et comment tu te projettes à 5 ou 10 ans ?
Les deux ?
Ouais.
Dans 5 ans ?
Horizon court terme et horizon long terme ?
Dans 5 ans. On va encore en train d'apprendre.
De toute façon, tu passeras ta vie à apprendre. Moi, je te dis, j'ai 42 ans, je continue.
Je me vois encore en train d'apprendre. Et peut-être avec un niveau assez élevé. Mais continuer à apprendre. Et dans mon sport... Clairement tout exploser. Je veux laisser aucune miette. Je veux laisser aucune miette. Je veux tout exploser dans l'Irox. Clairement, comme je t'ai dit, dans 5 ans, je ne sais pas si je serai dans l'élite 15, mais c'est mon objectif. Je veux vraiment être parmi les meilleurs du monde.
Il y en a eu français ? Il y en a eu un.
Dans les 15 ? Il y en a eu un. En ce moment, pas, mais il y a eu Geoffrey Voisin. 44 ans, dis-toi environ. Je crois 44 ans.
T'es bien documenté, toi, sur les...
Bien sûr, je me renseigne, j'aime énormément. Et cette personne, j'aime beaucoup, il est très humble. Il a une belle histoire aussi.
Mais j'ai l'impression que tous les mecs dans ce game-là, ils sont tous hyper humbles et c'est pas forcément des gens qui sont mis... Pas tous, non.
Non, non, pas tous, non.
Non ?
Non, pas le monde. D'accord.
On va pas donner de noms. Non, pas tous.
Mais en tout cas, Geoffrey Voisin, tu pourrais écouter un de ses podcasts, tu t'écouteras. Il fait des podcasts dans le domaine. Rarement, mais il en a fait un et... C'est quelqu'un de très humble et franchement, il n'y en a eu qu'un. C'est Geoffrey Voisin et peut-être il y en a un autre qui peut-être prochainement, je l'espère pour lui, Alan Kao.
Ah oui, je le connais lui.
Alan Kao. Lui,
il a l'air humble.
Ça va, ouais. Ouais, ouais, ça va. Mais il est...
Il est agressif, je crois qu'il...
Ça va, il donne de bons conseils, de très bons conseils, il a des bons entraînements. C'est un monstre. lui c'est, comme il le dit dans un de ses podcasts que j'ai écouté, c'est un chien affamé Genre lui, c'est un chien affamé.
Mais je pense que c'est une discipline, t'as intérêt à avoir un chien. Lui,
il mange tout, il se réveille à 5h du mat.
Mais c'est hyper dur.
À 5h du mat, il cale des 5km skier, des 10km, c'est un fou. Mais j'aime trop, j'aime trop la mentalité. Et je pense qu'il peut aller loin, il peut aller loin. Et là, il est en duo avec Tom, Tom Tom sur les réseaux. Et je pense qu'ils vont faire, ils vont toucher les... de 15 les deux en binôme dès l'année prochaine je pense Et moi, dans quelques années.
Bon, est-ce que si tu pouvais parler au petit Ilian, à ton petit enfant intérieur de Ilian qui a 12 ans, tu lui dirais quoi ?
Pour le rassurer, le réconforter.
Tu lui dirais quoi ?
N'aie peur de rien.
T'inquiète pas, ça va bien se passer.
N'aie peur de rien, tout va aller. Tu vas tomber. Je vous préviendrai, je parlerai français Je dirai tu vas tomber, tu vas avoir des échecs Tu vas te ramasser Mais tu sortiras plus fort et tu deviendras Le monstre que tu dois être Et je suis pas encore arrivé, là j'ai 18 ans Je suis pas encore arrivé à ça Mais je sais que je suis sur la bonne voie en toute humilité Et je continue à apprendre Je continue à apprendre, je me prends pour personne Je me prends pour personne Je suis un être parmi tant d'autres Mais voilà j'ai ma Je dois me démarquer dans l'aéroport parce que je veux transmettre aussi le mind sport.
C'est bien. Est-ce qu'il y a un livre, une citation ou une lecture qui t'a particulièrement inspiré ?
Oui, une phrase que j'ai lue dans plusieurs livres qui... qui me marquent souvent, que je répète, souvent à des gens aussi qui sont dans des périodes assez compliquées. Surtout en ce moment, c'est vrai que je côtoie beaucoup de gens qui sont dans des périodes compliquées en ce moment. En ce moment, je ne sais pas pourquoi... Ils ont clémé sur ton chemin,
c'est peut-être pas pour rien.
En ce moment, on m'a mis des gens sur mon chemin qui ont énormément compté. En ce moment-là, ça me construit un corps et en ce moment, j'ai des gens sur mon chemin qui... qui sont dans le cœur. Vraiment, et qui étaient aussi dans des phases compliquées. Du coup, pour revenir à ta question, la phrase, c'est « après chaque difficulté vient la facilité » . Et c'est une phrase peut-être toute simple, mais elle veut dire tellement de choses en même temps que je leur répète, et je me la répète à moi-même aussi. Et je pense que cette phrase, elle est réelle. T'as une difficulté, t'es au fond du trou. mais pense tout le temps, tu resteras pas comme ça éternellement. Ouais, en fait,
je pense qu'il y a des cycles, en fait. Faut pas accepter que parfois, t'aies un cycle où ça soit pas favorable.
La vie, c'est des vagues.
Oui, mais j'ai envie de dire, même quand tout va bien. C'est-à-dire que parfois, tu vois, on peut être un peu enivré par la réussite, les succès et tout, parce que, tout à l'heure, tu parlais de l'échec.
Exactement.
Moi, par exemple, j'ai fait l'erreur de m'endormir. Enfin, de m'endormir. ou de considérer que certaines situations étaient acquises parce que j'étais dans un cycle hyper favorable. En fait, des fois, t'as la... Comment on l'appelle ? La baraka, tu vois. Bizarrement, autant t'as des cycles où tout va mal, toutes les portes se ferment, tu comprends pas ce qui se passe, et tout d'un coup, t'as l'effet contraire où tout ce que tu fais, ça marche. Et moi, j'ai connu ce truc-là, où dès que je faisais un truc, ça se transformait en monnaie sonnante et très mutante, et tu te dis, mais... C'est super ! tu as l'illusion de croire que ce truc-là, ça va durer. Mais en fait, je pense que, comme tu dis, il faut avoir la sagesse de se dire tout a une fin, mais que ce soit en bien ou en mal.
C'est ça. Comme je dis avec mes potes, comme je dis souvent à des potes à moi, il faut être sur les appuis. Il faut être sur les appuis parce que la vie, elle est faite de haut, de bas et que ce soit dans l'entrepreneuriat, dans le sport, dans ta vie familiale, dans ta vie relationnelle, quand tu as des enfants. T'as des hauts, t'as des bas, et faut l'accepter. Et tant que mentalement tu restes, encore une fois, discipliné, en sachant ce que tu veux, tu vas réussir et faut croire au destin.
Je pense qu'il faut accepter. Faut croire au destin.
Le destin fait très très très bien les choses.
Je pense que t'es dans un niveau d'acceptation, t'as un niveau de sagesse, qui fait que tu vis mieux les choses. Parce que des fois t'en as, ils vivent une expérience compliquée, et ils ajoutent de la complexité en refusant ce truc-là. en forçant etc et je pense qu'il faut accepter et se dire bon bah là c'est ceci qu'il faut accepter en fait c'est un peu comme une vague quand tu te la prends, il faut la surfer tu te la prends de plein fouet c'est sûr que tu vas te... la vague c'est pas elle qui va te faire la place donc je pense que c'est important de se dire Après la pluie vient le beau temps.
Toujours. Le destin fait bien les choses. Je le répète.
C'est puissant. Tout ce qu'on vient de dire, c'est plus qu'un simple échange. J'ai l'impression qu'on est rentré dans les profondeurs de l'âme. Aujourd'hui, tu nous as montré que cette citation de Corneille, aux âmes bien nées, la valeur n'attend pas les nombres des années.
Félicitations.
J'ai même en sorti une deuxième, pure impro. C'est vraiment où tu disais... qu'il ne fallait pas avoir peur de se mettre en danger. Il y a une deuxième citation que j'aime beaucoup de Corneille, c'est « À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire » . Ça veut dire que si tu ne prends jamais de risques, si tu ne te mets jamais en difficulté, c'est sûr que tu ne progresseras pas plus que ça. Et même si tu ne prends pas vraiment de risques, tu ne mérites pas forcément... les mois. Voilà. C'est bien de se mettre en difficulté aussi de temps en temps, quand tu vas faire un peu de la zone de confort et se dire comment on fait pour être la meilleure version de soi-même, c'est ça ? En tout cas, merci pour ce partage, Ildéam. T'es ravi d'avoir cet échange avec toi, avec toute ta sincérité, ton authenticité. De toute façon, j'en attendais pas moins de toi. Et pour ta transparence aussi. Et ta confiance, parce que c'est le premier, mais peut-être pas le dernier.
Je pense pas.
Est-ce que je te laisse le mot de la fin ?
Moi, tout ce que j'ai à dire Une réussite à l'Irox
Ça arrive là Moi je passe le 20 avril Pour ceux qui veulent voir Iliane, toi c'est quand que tu passes au Grand Palais ? Le 18 avril Au Grand Palais, Iliane T'as ton numéro de 2 heures, non ?
J'espère que Le mindset, le mind sport On va briller encore. On va s'émanciper. J'aimerais bien l'émanciper dans de longs horizons.
Tu veux élargir ça ?
J'aimerais bien. On verra ce que ça donne.
C'est ce qu'on va te souhaiter en tout cas.
Merci beaucoup.
Merci à toi.
On se revoit bientôt.
À très vite, à la salle.
À la salle. À tout à l'heure.
À tout à l'heure.
Tu t'es inscrit pour le Grand Palais Mais tu sais que c'est... Tu sais, je me suis repensé à ça hier, je me suis dit, franchement,
je suis pas encore à l'aise avec les burpees.
Ah ouais ? Vraiment ?
Ouais, j'attends que tu me fasses un petit peu les burpees.
En vrai, si tu veux, moi t'as vu, je pense que pour les burpees, tu devrais faire un box jump. Moi, tu fais une burpees, tu sautes de la box, tu vas de l'autre côté, burpees.
Franchement, les burpees, pour moi, c'est pas intuitif.
Ah ouais, vraiment ?
Je sais pas, ça c'est vraiment mon plan. Y'a que ça ?
Les wallballs, ça va ?
Ouais, non, tout va bien à part les burpees. Je crois que j'ai un problème de mobilité au niveau du bassin. Je ne sais pas, il y a un truc... Mais Momo, il ne s'explique pas. avec l'échaouement en pâte et les burpees.
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