Speaker #0Bonjour à vous, je suis Philici Neff Moreira, sophrologue de métier, et je vous souhaite la bienvenue dans ce format bonus de Sopho'réflexion, le podcast pour un nouveau regard. Un format court qui revient sur les mots déjà explorés, pour un moment de sophrologie ou de réflexion, à vivre selon votre envie et ce qui vous convient. Car rappelez-vous, vous seuls savez ce qui vous fait du bien. Les lignes changent, elles ne sont plus comme avant, et le présent s'écrit différemment. Le changement nous pousse à regarder là où rien n'est sûr, où rien n'est certitude, où tout n'est que peut-être. Le changement nous transporte dans un nouveau quotidien, un nouveau début, avant de nous laisser seuls, pour faire face, pour décider de la suite. Le changement appelle l'inconnu comme un ami et l'installe chez nous, dans nos murs, souvent sans nous le présenter. Le changement est aléatoire, imprévisible. Il porte un risque. C'est pour cela que le changement dérange. Avec ou sans notre accord, il se pose là. Il nous contraint à bousculer nos certitudes, nos attentes, nos croyances. Le changement est autoritaire. Il exige d'être considéré. Il n'aime pas quand on l'ignore. Nier son existence, c'est aussi prendre un risque, celui de réveiller sa fureur. Car lorsqu'il se sent rejeté, le changement ne laisse aucune alternative, aucune marge de négociation. Il s'impose car il a décidé qu'il serait accepté, sans tenir compte de notre consentement. Oui, le changement fait peur. Il nous met en état d'urgence, en état de vigilance. Parce qu'il demande des réponses. Est-ce que nous savons faire ? Est-ce que nous sommes fiables ? Est-ce que nous sommes capables ? Le changement est un monstre qui attend la première de nos faiblesses pour nous tomber dessus. Ces mots existent. Ce sont des mirages qui font parfois écho à nos pensées. Alors que le changement, ce n'est qu'un mot, prenez le temps d'épler chacune des lettres de ce mot et de les observer comme un objet, pour les voir autrement. C-H-A-N-G-E-M-E-N-T Alors c'est vrai, le changement est un mot qui sert à nommer la modification d'un état de fait vers un autre. Seulement, lorsque notre attention se met en état d'alerte face au changement, c'est pour observer ce qui se propose, car le changement est factuel, comme une image. Dans ce cas, si nous pouvions voir en photographie le changement, que pourrions-nous observer dans ces détails ? Et si le changement est le compteur de notre histoire ? La personne que nous sommes aujourd'hui n'est pas celle que nous étions il y a un an, il y a dix ans, il y a plus longtemps. Ces périodes de transition, ces mutations, ces nouvelles destinations, c'est bien par le biais de nos changements que nous les racontons aujourd'hui. C'est lui qui nous permet de visualiser nos différentes évolutions. Ici, le changement est une invitation pour une interaction avec soi-même, une rencontre avec ses propres besoins. Car après tout, notre regard est par défaut tourné vers l'extérieur. C'est physiologique. Seulement, il arrive des moments de vie où les sens sont à fleur de peau, où les émotions sont palpables. Notre attention n'est plus exclusivement dédiée aux autres, elle nous prend aussi en considération, pour nous demander peut-être de nous regarder, de nous rassurer. Et si le changement met en lumière notre capacité d'adaptation ? Chaque respiration, chaque mouvement de notre corps, au niveau des cellules, des organes, des membres, chaque parole, chaque geste illustre une réalité. Le changement nous accompagne depuis le premier jour de notre existence. À différentes échelles, nous faisons constamment bouger les choses. Nous l'avons déjà fait, nous le faisons, et nous saurons le refaire. Parce que même lorsque notre mémoire oublie, notre corps se souvient des mouvements. Et si le changement est le calme après la tempête ? La suite, ce que nous devenons, ce que nous gardons lorsque nous retrouvons notre équilibre après avoir senti la chute. Ce moment à part, en sécurité, où nous pouvons constater, accueillir et revoir l'horizon pour observer pour faire de la place à ce qui s'est déroulé. Parce que, soyons honnêtes, qu'il soit volontaire ou pas, le changement peut autant être attendu que redouté. Et si le changement est un éveil à l'instant présent, une connexion instantanée à ce qui se vit ici et maintenant, plus d'avant, plus d'après, juste là au présent, car là, dans l'instant, Il y a quelque chose à regarder, à écouter, à ressentir, à savourer, à deviner. Quelque chose qui n'est pas dans nos habitudes, quelque chose d'encore inqualifiable pour le moment. Et si finalement, le changement est un droit ? Un droit de réponse face aux aléas de la vie ? Le droit de bouger ? Le droit de corriger ? Le droit de partir ? Le droit de reprendre la parole, le droit de se tromper, le droit d'affirmer la personne que nous sommes et ce que nous vivons face à ce qui se propose. Le changement n'est pas un monstre, c'est juste un mot aux multiples facettes, car rien n'est figé. Notre conscience est en perpétuel mouvement. Et voilà, la partie réflexion touche à sa fin. Si le format vous plaît, vous pouvez partager l'épisode. Laissez une note sur votre plateforme préférée et surtout, continuez d'explorer d'autres mots. Car n'oubliez pas, un mot, ce n'est qu'un mot. Ce n'est donc pas son orthographe qui en fait sa valeur, c'est le regard que vous portez dessus. Je suis Félicie Nefmorera et j'ai créé, monté et réalisé de toutes pièces cet épisode. Alors à bientôt, sophro'réflexions. Le droit au nouveau regard.