Speaker #0Bonjour et bienvenue à toi pour ce nouvel épisode du balado de Sacha. Je m'appelle Félicie et aujourd'hui je te raconte l'histoire du soir qui s'appelle « Des limites solides » . Bonne écoute cet après-midi ! Une surprise attend Sacha à la sortie de son cours de gym. Ce n'est pas sa maman ou son papa qui vient le chercher, c'est sa tata. La tata de Sacha attend donc dans le gymnase à côté du vestiaire que Sacha la rejoigne. Seulement, au fur et à mesure que les minutes passent, le vestiaire se vide et Sacha ne sort pas. La tata de Sacha finit par passer la tête par la porte et aperçoit Sacha. au fond du vestiaire le regard triste. « Quelque chose ne va pas » , se dit la tata de Sacha en s'approchant. « Coucou mon chat ! Je peux m'asseoir à côté de toi ? » Sacha lève la tête et regarde sa tata avec un petit sourire. Malgré la joie de la surprise, le moral reste triste. La tata de Sacha s'assoit sur le banc et prend la main de Sacha. Puis demande à Sacha de lui expliquer ce qui se passe. Sacha hésite, commence à ouvrir la bouche, mais ce sont les larmes qui sortent en premier. « Hola mon chat, c'est tout plein à l'intérieur de toi. Tu veux me dire ce qui se passe ? Ça peut aider de vider ce que tu gardes à l'intérieur de toi. Tu veux bien essayer pour voir ? » Sacha aime beaucoup sa tata. C'est la petite sœur de son papa. Elle n'est jamais sérieuse comme les parents. Elle invente toujours des solutions pour tout, même si parfois, c'est très farfelu. Et ce que Sacha aime par-dessus tout avec sa tata, c'est qu'elle est la meilleure pour lui raconter les histoires du soir. « C'est Gabriel, il m'a puni parce que j'ai poussé Charlie sur le tapis et maintenant, j'ai plus le droit d'être responsable des équipements. » La tata de Sacha. c'est que Gabrielle est le professeur de gym de Sacha. Elle sait aussi que Sacha aime être responsable des équipements avec Oden et Eline. C'est eux qui distribuent les outils comme les ballons, les cerceaux ou les plots pour les différents ateliers du cours de gym. La tata de Sacha sait aussi que Sacha et Charlie sont meilleurs amis depuis la première année de maternelle et que c'est très rare de les voir fâcher. « Qu'est-ce qui s'est passé pour que tu te fâches avec Charlie, mon chat ? » « Charlie voulait être responsable des équipements avec moi » , dit Sacha. Mais Gabriel, il a dit que c'était Hélène et Oden et moi les responsables. Et comme Charlie était triste de ne pas être responsable avec nous, j'ai dit à Charlie de nous aider. Mais c'était au début. Après, j'ai pu voulu. Et Charlie n'a pas voulu m'écouter. Et à l'atelier d'après, Charlie a voulu sortir les cerceaux à ma place. Et moi, j'ai tiré les cerceaux dans les mains de Charlie. Et Charlie est tombé et... et... Sacha s'arrêta au milieu de sa phrase. Alors sa tata lui demanda. Et ensuite, mon chat. Que s'est-il passé ? Eh bien, Gabriel a vu Charlie par terre et il nous a demandé ce qui s'est passé. Et comme personne n'a parlé, Gabriel m'a dit d'aller sur le banc pour réfléchir à ce qui s'était passé et a dit à Charlie de continuer à distribuer les cerceaux. Alors que c'est pas juste. Et maintenant, Gabriel est fâché contre moi et Charlie aussi. Alors voilà ce qui s'est passé tout à l'heure. Sacha et sa tata furent tous les deux surpris d'entendre une voix derrière eux. C'était Gabriel qui était entré dans le vestiaire sans que Sacha ni sa tata ne s'en rendent compte. Gabriel s'approcha de Sacha et de sa tata puis s'accroupit pour être à la même hauteur que Sacha avant de continuer. Écoute Sacha, c'est important de préserver ses limites. Mais quand tu n'y arrives pas seul, s'agacer n'est pas la meilleure des solutions, surtout si à la fin quelqu'un finit par terre. « D'accord ? » Sacha répondit un « oui » timide en gardant le visage tourné vers le sol. « C'est un petit oui ça Sacha ! » lui dit Gabriel. « J'ai bien compris ce qui s'est passé et je ne suis pas fâchée. D'ailleurs, Charlie non plus n'est pas fâchée. » « C'est vrai ? » dit Sacha en levant la tête d'un coup. « Bien sûr que c'est vrai » , répondit Gabriel avec un sourire. « Charlie est même venu me voir après l'atelier pour me dire que tu n'avais pas fait exprès et que vous étiez amis. Donc tout va bien, Sacha. Tu continues d'être responsable des équipements avec Eline et Oden et Charlie va se joindre à vous. Désormais, vous allez être quatre à vous occuper des équipements. » Sans que personne ne prenne la place de l'autre. « Ok, d'accord, répondit Sacha. Alors, plus de bousculades sur mon tapis. C'est pas comme ça qu'on va créer des limites solides, dit Gabriel avec un clin d'œil, avant de repartir en direction de la porte du vestiaire pour prendre son sac de sport et laisser Sacha seul avec sa tata. La tata de Sacha demanda à Sacha si les paroles de Gabriel lui avaient fait du bien. Et rien qu'à voir son visage, Elle sut que c'était le cas, car Sacha commençait à sourire tout en enlevant ses chaussons de gym pour mettre ses baskets à scratch avant d'enfiler son écharpe rouge, son bonnet rouge, son manteau bleu marine et ses gants rouges. « On peut y aller ? » demanda la tata de Sacha. « Oui ! » répondit Sacha avec un sourire. Alors Sacha et sa tata dira au revoir à Gabriel avant de quitter le gymnase. Sur le chemin du retour, la bonne humeur de Sacha grandissait au fur et à mesure des pas qui les rapprochaient de la maison. Et à la maison, Sacha et sa tata retrouvèrent le papa et la maman de Sacha qui les attendaient pour le goûter. Les parents de Sacha avaient préparé des biscuits que tout le monde dégusta avec grand plaisir, accompagnés d'un bon chocolat chaud. Puis, la fin de l'après-midi se transforma en début de soirée. qu'il ait sa place au dîner et comme toujours, le moment du coucher arriva bien trop tôt. « Tata, est-ce que je peux avoir une histoire s'il te plaît ? » « Bien sûr mon chat » , lui répondit sa tata. « Mais dans ton lit » , ajouta-t-elle avec un clin d'œil. « Tu vas te préparer et je te rejoins dans ta chambre dans cinq minutes. » Alors Sacha se leva pour aller dire bonne nuit à ses parents. Lorsque Sacha arriva dans sa chambre après être passé aux toilettes, s'être brossé les dents et avoir enfilé son pyjama, sa tata était déjà installée en tailleur au bout de son lit. Sacha retira ses chaussons et glissa se mettre au chaud sous sa couette. « Tu es bien installé mon chat ? » demanda la tata de Sacha. « C'est bon » dit Sacha en attrapant sous son bras, Chips, sa peluche en forme de patate que sa tata lui avait offert à sa naissance. Chips était une grosse boule marron, toute douce, avec des petits yeux, une petite bouche et des grands pieds. Sacha aimait bien caler sa tête sur Chips lorsque sa tata lui racontait une histoire. Ça lui permettait de tenir les pieds de Chips entre ses doigts. Chips était une grosse boule marron, toute douce, avec des petits yeux, une petite bouche et des grands pieds. Sacha aimait bien caler sa tête sur Chips lorsque sa tata lui racontait une histoire. Ça lui permettait de tenir les pieds de chips entre ses doigts. Tata, comment on fait pour avoir des limites solides ? C'est une excellente question mon chat, lui répondit sa tata en souriant. Elle aimait bien quand Sacha lui posait des questions au moment de dormir. Les questions de Sacha ressemblaient toujours à des phrases qui étaient restées coincées dans le flot des occupations, attendant leur moment pour exister. Juste un peu de place. dans le calme des derniers instants de la journée. « Hum, comment ça la tata de Sacha ? » Les limites, c'est ce qui te permet de protéger ton espace et tout ce à quoi tu tiens. C'est un peu comme un mur imaginaire. « Tu saisis ? » « Hum, oui tata, répondit Sacha. » « Ok, continue à ça tata. » Eh bien ce mur, il a besoin d'être solide pour éviter que les autres le bousculent. ou que tu le fasses tomber sans faire exprès. Et pour ça, eh bien, le mieux, c'est que je te raconte une histoire, dit la tata de Sacha en souriant. D'accord, répondit Sacha avec un grand sourire sur le visage. Alors, commença la tata de Sacha. Dans un pays imaginaire, il y avait une demoiselle lapin qui s'appelait Carotte. « Mais tata, carotte, c'est pas un prénom, dit Sacha. » « Ah oui, crotte, pas carotte. » « Eh bien, cherche à la tata de Sacha, on va l'appeler... Charlotte ! » répondit Sacha. « Ok, va pour Charlotte ! » dit la tata de Sacha. Alors, c'est l'histoire d'une demoiselle lapin qui s'appelle Charlotte. Depuis qu'elle est toute petite, Charlotte adore les fleurs. Et aujourd'hui, maintenant qu'elle est grande, Charlotte est devenue fleuriste. Et pour vendre ses fleurs, elle a construit un petit comptoir en paille qui lui sert de boutique. Sur ce comptoir en paille, on peut voir des graines et des fleurs dans des pots à planter. Depuis quelques jours, Charlotte a un nouveau voisin. C'est un éléphant qui s'appelle Augustin, dit Sacha. « Augustin comme ton voisin ? » répondit la tata de Sacha. « Oui, c'est ça, Augustin comme le voisin. » Ok, donc repris la tata de Sacha. Donc, Augustin, le nouveau voisin de Charlotte, vient visiter le comptoir à fleurs. Seulement, ce que Charlotte et Augustin ne savent pas encore, c'est qu'Augustin est allergique aux fleurs. Alors, quand Augustin commence à sentir que ça trompe le gratte, que ça chatouille à l'intérieur, que ça gratouille de plus en plus, Il ne sait pas ce qui se passe quand soudain... Augustin vient de pousser avec sa trompe un énorme éternuement qui souffle tout. Le comptoir, les graines, les pots de fleurs, les ustensiles de jardinage, tout part en l'air et tout retombe par terre dans un boucan infernal. « Oh non ! » dit Sacha en serrant chips tout contre sa joue. « Mais Augustin n'a pas fait exprès, tata ! » « Oui, c'est vrai, mon chat. Augustin n'a pas fait exprès. » « D'ailleurs, » reprit la tata de Sacha, « pauvre Augustin, il est vraiment désolé. Il a tellement honte de ce qui vient d'arriver qu'il aimerait pouvoir disparaître dans un trou comme une petite souris. » Charlotte voit bien que son voisin se sent triste et qu'il regrette. Seulement... Elle sent aussi une grande contrariété qui monte, car c'est quand même tout son comptoir qui est sans dessus dessous. Alors, pour calmer cette boule qui commence à gonfler, elle décide de faire… Et là, la tata de Sacha s'arrête et demande à Sacha. Qu'est-ce que peut faire Charlotte pour calmer son agacement qui lui monte au nez comme de la moutarde ? Eh bien, elle peut faire le ballon avec son souffle, Tata. Ah oui ? C'est bien ça, le ballon avec son souffle. Et toi, tu sais comment on fait, mon chat ? Oui, Tata, et c'est toi qui me l'as appris. D'abord, on respire, après on gonfle les joues, et ensuite on souffle tout. Ok, mon chat. Alors, ce que je te propose, c'est qu'on le fasse trois fois. pour aider Charlotte à faire retomber son agacement. Ok ? D'abord, on inspire. Ensuite, on gonfle les joues. Et puis, on expire. On recommence une deuxième fois. On inspire. On gonfle les joues. Et on expire. Et une troisième et dernière fois, on inspire, on gonfle les joues et on expire. Voilà. Et maintenant, à ton avis, elle se sent comment, Charlotte, mon chat ? Mieux. Mieux tata, elle est moins fâchée contre Augustin et en plus, elle sait qu'il n'a pas fait exprès. Oui, c'est vrai mon chat. Par contre, maintenant la pauvre Charlotte, elle n'a plus de comptoir à fleurs. Alors elle se met à réfléchir. Parce que ce qu'elle sait aujourd'hui, c'est qu'un comptoir en paille, c'est pas bien solide, surtout si on a un voisin allergique aux fleurs. Du coup, Charlotte, elle réfléchit, elle réfléchit, elle cherche encore et là... Devant ses yeux, elle voit passer un castor avec des planches de bois dans ses bras. Et là, eureka ! Charlotte va protéger ses graines et ses fleurs en pot en construisant un comptoir bien plus solide. Et ce comptoir, il sera en bois. Elle va chercher des planches, des outils et commence à reconstruire son comptoir. Augustin, qui la voit s'affairer, lui propose de l'aider pour se faire pardonner et Charlotte accepte. Et en moins de temps qu'il faut pour le dire, le nouveau comptoir en bois de Charlotte est construit. Il est différent du premier comptoir en paille et à la fois, il est tout aussi joli. Charlotte est très contente du résultat. Elle commence à installer les nouveaux pots de fleurs et les graines. Puis, elle demande à Augustin de lui tenir l'échelle pendant qu'elle cloue la nouvelle enseigne. Seulement, la trompe d'Augustin commence à chatouiller de nouveau. Il fait de son mieux pour se retenir et continuer de tenir l'échelle de Charlotte, mais malheureusement... Augustin vient de pousser un énorme éternuement encore plus fort que le premier. Oh ! Et Charlotte demande Sacha. Eh bien, Augustin a rattrapé l'échelle avec Charlotte in extremis. Charlotte ne s'est pas fait mal. Mais elle a eu très peur. Et finalement, le bois ne suffit pas pour contenir le souffle expulsé par la trompe d'Augustin. Toutes les graines et tous les pots se sont à nouveau envolés. Charlotte a beau savoir qu'Augustin n'a encore une fois pas fait exprès, elle sent comme une boule de feu qui gonfle. Elle est d'humeur dragon. Et là ? « Qu'est-ce qu'elle peut faire à ton avis, mon Sacha ? » « Je ne sais pas, tata. » Et là, la tata de Sacha commence à frotter ses mains avant de les poser sur son visage. Et Sacha réagit aussitôt. « Ah oui ! Elle peut éteindre le feu avec ses mains ! » « Et comment Charlotte peut faire ça, mon chat ? » demanda la tata de Sacha. Eh bien, regarde Tata, Sacha commence à frotter ses mains ensemble en disant « J'éteins le feu » avant de poser ses mains sur son visage et d'ajouter « avec mes mains » . « Ok » dit la Tata de Sacha. Alors, ce que je te propose, c'est qu'on le fasse trois fois, nous aussi, pour aider Charlotte à ne plus être d'humeur dragon. Prêt Sacha ? Oui tata. Ok, alors on frotte les mains. J'éteins le feu. On met les mains sur le visage. Et on dit avec mes mains. Une deuxième fois. On frotte les mains. J'éteins le feu. On met les mains sur le visage et on dit avec les mains. Et pour une troisième et dernière fois, on frotte les mains. J'éteins le feu et on met les mains sur le visage avec mes mains. Hélas, Sacha, à ton avis, elle se sent comment, Charlotte ? Beaucoup mieux, tata. Je suis sûre qu'elle n'est plus d'humeur dragon. Eh oui, tu as raison, mon chat. Charlotte n'est plus d'humeur dragon. D'ailleurs, elle remercie même Augustin de l'avoir rattrapée, car sans lui, elle se serait fait très mal. Mais par contre, la pauvre Charlotte n'a plus de comptoir pour ses fleurs. Alors, elle continue de réfléchir. Un comptoir en bois, c'est... pas assez solide pour préserver ses fleurs et ses graines. Et pour elle, ses fleurs et ses graines, c'est très important. Elle veut les préserver, donc elle ne va pas abandonner, mais elle n'a vraiment plus d'idées. Quant à Augustin, le pauvre, il ne sait plus quoi lui dire. Il n'ose même plus la regarder, il n'ose même plus l'aider, et pire que tout, un nouvel éternuement est en train d'arriver dans sa troupe. Il tente d'appuyer sur le bout de sa trompe pour la contenir, mais ça devient de pire en pire. Du coup, il réfléchit. Il repense à la technique du ballon que Charlotte avait fait tout à l'heure, mais au moment de l'expiration, c'est un énorme barrissement qui sort de sa trompe. Et là, la tata de Sacha tente d'imiter le barrissement, le cri de l'éléphant, pour que Sacha puisse comprendre de quoi il s'agit. Sauf que le barrissement de la tata de Sacha ressemble pas du tout à un vrai bris d'éléphant. « Mais tata, on dirait une sirène qui pète ! » dit Sacha en rigolant, avant de tenter d'imiter le bruit fait par sa tata. « Ah oui ? Eh ben c'est peut-être pour ça que Charlotte et Augustin sont tous les deux en train d'exploser de rire, après la tentative du ballon soufflé éternué ! » répondit la tata de Sacha. Et ça leur fait le... Plus grand bien. Mais Charlotte, elle n'a plus de comptoir, tata ? Non, elle n'a plus de comptoir, mon chat. Mais l'histoire n'est pas finie. Le fou rire, ça leur a fait un bien fou à Charlotte et Augustin. D'ailleurs, ça a permis à Charlotte d'avoir encore une fois une nouvelle idée. Elle demanda à Augustin de tout remettre dans l'ordre, tandis qu'elle va partir trouver la solution pour son nouveau comptoir à fleurs. Augustin commence à tout ranger, le temps passe et Charlotte ne revient pas. Augustin commence à trouver le temps long, il commence à s'appatienter et tout d'un coup entend le bruit d'un camion. Plus le camion approche, plus il reconnaît Charlotte qui est accompagnée d'un monsieur lapin au volant du camion. Il y a d'ailleurs un deuxième monsieur lapin à l'arrière du camion. Tout le monde descend du camion et Charlotte présente son papa et son tonton. à Augustin. Charlotte a demandé de l'aide à son papa, qui a appelé son tonton, pour qu'il vienne les aider avec sa bétonnière. Au grand mot, les grands remèdes ! Charlotte, son papa, son tonton et Augustin, qui est toujours ravi de pouvoir aider, se mettent à creuser des fondations solides sur lesquelles ils montent des parois pour le nouveau comptoir en béton de Charlotte. Quelques heures de patience, et le lendemain, Charlotte... donne rendez-vous à Augustin devant le nouveau comptoir à fleurs en ciment. Augustin a rapporté l'enseigne de Charlotte. Il n'est pas très rassuré car il ne voudrait pas abîmer encore une fois le comptoir de sa nouvelle amie. Mais Charlotte a assez de confiance pour deux car désormais Augustin est protégé du pollen et le comptoir à fleurs de Charlotte est protégé des éternuements d'Augustin. Et voilà comment Charlotte et Augustin devinrent les meilleurs amis. « Ouais ! » dit Sacha. « Ça t'a plu mon chat ? » « Oui, beaucoup tata ! » « Alors, qu'est-ce qui t'a plu dans cette histoire mon chat ? » « Ah, j'ai aimé que Charlotte se fâche pas contre Augustin, parce que le pauvre, c'était pas sa faute. Il était allergique aux pollens, il le savait pas, et en plus, il l'a aidé à chaque fois. » « C'est vrai, mon chat. Heureusement, elle avait les bons exercices pour ne pas se fâcher. Elle avait le ballon souffle et le feu avec les mains. Tu t'en souvenais, toi, de ces exercices, mon chat ? » « Oui, mais des fois, je les oublie. » « Comme ce matin avec Charlie ? » demanda la tata de Sacha. « Oui, tata, comme ce matin avec Charlie. » « Ok, mon chat. Et est-ce qu'il y a autre chose que tu as aimé dans l'histoire ? » « Hum, oui tata, j'ai aimé que Charlotte, eh ben, elle a refait son comptoir à chaque fois en mieux. » « Oui, c'est vrai Sacha. Charlotte, à chaque fois, elle voulait trouver une solution. Mais tu as aussi vu que lorsqu'elle n'a pas réussi, au bout de la deuxième fois, elle a demandé de l'aide à son papa. » « Oui, oui tata, elle a demandé à son papa et il y avait même son tonton qui est venu avec sa bétonnière. » « Oui, c'est tout à fait ça mon chat. » Et toi aussi, tu as le droit de demander de l'aide aux adultes quand tes limites sont bousculées. C'est comme ça qu'on apprend à construire des limites solides. Tu comprends mieux, mon chat ? Je crois. Et je crois aussi que je vais demander à Charlie de venir demain jouer à la maison si maman est d'accord. Ça, c'est une excellente idée, mon chat. Allez, maintenant que tu as des limites solides, je pense qu'il est temps de faire place au sommeil. « Mais avant de fermer les yeux, mon chat, on va se rappeler de notre dernier beau souvenir qu'on a eu aujourd'hui. Et on va faire un vœu pour la nouvelle journée qui arrive demain. » « D'accord, tata » , dit Sacha dans un énorme baillement qui avalait tout le son de sa voix. Puis, après quelques instants, Sacha commença une phrase.