Speaker #0Bonjour et bienvenue à toi pour ce nouvel épisode du balado de Sacha. Je m'appelle Félicie et aujourd'hui, l'histoire du soir s'appelle le gros plein d'amour. Cela fait plusieurs mois que Sacha n'a pas vu sa tata. Elle avait pourtant dit qu'elle serait là pour la fête de fin d'année. Mais dans l'après-midi, le papa de Sacha lui a annoncé qu'elle ne pourrait pas venir. La tata de Sacha avait voulu lui parler pour lui expliquer, mais Sacha n'avait pas envie. Sa tata lui avait dit qu'elle viendrait et maintenant elle ne voulait plus venir. Alors Sacha ne voulait plus lui parler. Ce jour-là, le papa de Sacha, qui était aussi le grand frère de sa tata, termina la conversation avant de raccrocher. « Tata est vraiment désolée, mon Sacha. Tu sais bien que si elle avait pu... » « Elle serait venue à la fête avec nous. » « Non, je sais pas » , avait dit Sacha, avant de partir se mettre en boule sur le canapé pour bouder. Heureusement, ce gros nuage sur cette belle journée n'avait pas empêché Sacha de profiter de la fête de l'école et aussi des copains et des copines. Il y avait d'abord eu le moment du spectacle, où tout le monde était déguisé. Et après, il y avait une kermesse avec plein de jeux, un chambouletou, une course en sac. un jeu de quilles géante et même une conteuse d'histoire qui avait ramené plein d'instruments de musique aux sons étranges. La fête avait été super et Sacha était rentré endormi, blotti dans les bras de son papa. Et maintenant que la fête était passée, les derniers jours d'école avant la fin de l'année avaient filé comme une fusée. Pendant la dernière journée d'école, toutes les classes avaient été mélangées. Chaque professeur avait organisé un atelier dans sa salle et tous les élèves pouvaient choisir une ou plusieurs activités pour la journée. Il y avait des jeux de société, de la chorale, une enquête à résoudre, un grand mur sur lequel tout le monde avait le droit de peindre ou d'écrire son prénom. À cause de la chaleur, il n'avait pas été possible d'aller jouer à l'extérieur. Mais Sacha avait quand même passé une super journée. C'est d'ailleurs ce que Sacha était en train de raconter à ses parents au moment du dessert, pendant le repas du soir, lorsque quelqu'un sonna à la porte d'entrée. « Tu devrais aller voir qui c'est mon chat » , dit la maman de Sacha avec un petit sourire. Sacha était ravi de pouvoir aller ouvrir la porte, car lorsque ses parents l'autorisaient à le faire, c'était toujours pour une bonne surprise. Tata ! Sacha n'en croyait pas ses yeux. Sa tata était revenue. Elle était venue lui rendre visite. Elle ne l'avait pas oubliée. La tata de Sacha se baissa à sa hauteur pour recevoir l'énorme câlin de Sacha qui ne voulait plus la lâcher. « Tu m'as manqué ! T'étais où ? Pourquoi t'es pas venu me voir avant ? » « Wow ! Ça en fait des questions mon chat ! » lui répondit sa tata après lui avoir planté un énorme bisou sur la joue. « Est-ce que j'ai le droit de rentrer avant de répondre à toutes ces questions mon chat ? » Sacha esquissa un oui avec sa tête et desserra ses bras autour de sa tata pour lui permettre de se relever et entrer dans la maison. « Maman ! Papa ! Venez regarder ces tatas ! » hurla Sacha qui ne mesurait absolument plus le volume de sa voix. « Oui, je vois ça mon Sacha et je pense aussi que tous les voisins sont tout courants ! » lui répondit sa maman avec un sourire. « Ouais, tu restes dormir à la maison ! » hurla Sacha de plus belle. « Oui, et ça aussi les voisins sont au courant maintenant » , dit le papa de Sacha en rigolant, tout en ajoutant une assiette sur la table pour sa petite sœur. Tout le monde retourna à table. Et lorsque Sacha finit le dernier morceau de son dessert, ses questions reprirent de plus belles. « Alors tata, t'étais où ? Pourquoi t'es pas venue à la fête de fin d'année ? » dit Sacha en fronçant le front, la bouche et les sourcils, comme à chaque fois qu'un nuage de contrariété venait s'installer au-dessus de son esprit. Ce que sa tata remarqua de suite. « Je suis vraiment désolée, mon chat, tu sais. J'avais dit que je serais là pour ton spectacle de fin d'année. Et c'est ce qui était prévu. Seulement, j'ai eu un contre-temps. Et c'est ça que je voulais t'expliquer lorsque je t'ai appelé le jour de la fête de l'école. » Sacha se souvenait que sa tata avait voulu lui parler lorsqu'elle avait appelé son papa. Mais à ce moment-là, la déception l'avait emporté sur la curiosité. Le jour de la fête de l'école, Sacha n'avait aucune envie de savoir... pourquoi sa tata ne venait pas. Sacha voulait juste que sa tata soit là. Mais aujourd'hui, c'était différent. Sacha voulait savoir. « Eh bien, comment ça la tata de Sacha ? Tu te souviens de mon métier ? » « Oui, hum, tu aides les mamans à faire naître les bébés. » « Oui, c'est ça mon chat. Mon métier, c'est sage-femme. » « Eh bien, figure-toi que le jour de la fête de l'école, l'une de mes patientes a accouché. » « Et il a fallu que j'aille l'aider. » « Bien sûr que j'aurais préféré être avec toi, mais ma patiente comptait sur moi. » « Et je lui avais fait une promesse. » « Et tu sais ce qu'on dit quand on fait une promesse ? » « Si tu ne tiens pas tes promesses, t'auras des poils sur les fesses ! » dit Sacha avec un éclat de rire dans la voix. « Mais personne ne dit ça ! » dit la maman de Sacha, surprise de la réponse. « Si, tata dit ça, et puis papa aussi dit ça ! » répondit Sacha. Tandis que sa tata regardait son papa, qui lui faisait semblant de regarder de l'autre côté, alors qu'il n'y avait rien du tout à observer. « Ah bon ? » répondit la maman de Sacha. « Eh bien, on en apprend tous les jours ! » Et Tata a repris Sacha. « Tu sais, il n'y a pas eu que toi qui a eu un bébé le jour de la fête de l'école. Tu sais, ma copine Jade, celle qui est dans ma classe. Eh bien, après la fête de l'école, son papa l'a réveillée pour l'amener chez sa tata à elle parce que sa maman, elle a eu un bébé garçon. Tu te rends compte, Tata ? La maman de Jade, elle a eu un bébé dans le ventre pendant toute l'année scolaire. « Oh, excellente nouvelle ! » dit la tata de Sacha. « Et est-ce que tu sais comment s'appelle le petit frère de Jade ? » Sacha avait cette moue du bout des lèvres qui apparaissait à chaque fois que quelque chose échappait à sa mémoire. Et comme souvent, la réponse ultime glissa du bout des lèvres. « Maman ? » Sacha n'eut pas besoin d'en dire plus, car sa maman, comme très souvent, savait. quelle était sa question. « C'est Nils » , répondit la maman de Sacha. « Oui, tata, c'est Nils » , rajoute à Sacha. « Et est-ce que tu l'as vu, ce nouveau bébé, mon chat ? » demanda la tata de Sacha. « Non, pas encore » , répondit Sacha. « Mais maman m'a dit qu'on irait voir Jade et son petit frère pendant l'été. On ira avec Eline et Oden de la gym et aussi Com. Tu sais, tata, Com, c'est le grand frère de Eline et Oden. Et puis, tata, on fera un gâteau et je pourrai... » aider à le préparer. « Oh, en voilà un super programme, mon chat ! » lui répondit sa tata. « Au fait, tata, » demande à Sacha, « puisque tu fais naître les bébés, tu sais, toi, comment ils arrivent dans le ventre de la maman ? » La tata de Sacha jeta un coup d'œil à son grand frère qui répondit avec un large sourire « On a dit à Sacha que tu étais la meilleure personne pour répondre à cette question, vu que c'est un peu ton métier. » « Oui, oui, oui, je vois » , répondit la tata de Sacha à son grand frère. « Eh bien, mon chat » , ajouta la tata de Sacha, « et si je te racontais tout ça au lit, en guise d'histoire du soir ? Tu te prépares pour aller te coucher, le temps que je termine mon dessert, et je monte te rejoindre. » Sacha ne savait pas si son papa avait raison quand il disait que sa tata était la meilleure pour lui expliquer comment on faisait les bébés. Par contre, ce que Sacha savait, c'est que sa tata était... était la meilleure pour raconter des histoires. Alors, sans se faire prier, Sacha alla embrasser ses parents pour leur souhaiter une bonne nuit. Puis, petit tour par les toilettes, avant d'aller à la salle de bain pour se laver les mains et se brosser les dents avec le sablier de deux minutes. Une fois le pyjama enfilé, Sacha fila dans sa chambre retrouver Chips qui était posé sur son oreiller. Chips était la peluche préférée de Sacha. C'était un cadeau de sa tata. qui avait été offert avant sa naissance. Chips était une petite peluche en forme de patate. C'était une petite boule marron toute douce avec des petits yeux, une petite bouche et des grands pieds. Sacha aimait caler sa tête sur Chips lorsque sa tata lui racontait une histoire. Ça lui permettait de tenir les pieds de Chips entre ses doigts. « Alors tata, comment on fait les bébés ? » La tata de Sacha lui souriait. Elle aimait les... questions qui venaient résonner dans la tête de Sacha au moment du coucher. Comme si des pensées restaient coincées dans un coin pour attendre le meilleur moment de la journée pour exister. Juste un peu de place dans le calme des derniers instants de la journée. « Alors alors, commença la tata de Sacha, par où commencer ? Eh bien, tu sais que lorsqu'on grandit, on gagne des capacités. C'est quoi des capacités tata ? » demanda Sacha. Eh bien, ce sont des choses en plus. Par exemple, quand tu es né, tu n'avais pas de dents. Et puis, tu as eu des dents de lait qui ont poussé. Ce qui est parfait pour manger des biscuits, mais peut-être pas assez pour manger des choses plus solides, comme par exemple du chocolat, répondit spontanément Sacha. Je dirais plutôt les noisettes du chocolat, mon chat, lui répondit sa tata. Est-ce que c'est plus clair pour toi ? Hum, comment ça Sacha ? Quand on grandit, on gagne des super pouvoirs. Oui, c'est tout à fait ça mon chat. Chaque jour, on vieillit un peu plus. on gagne des super pouvoirs. Des centimètres en plus, des dents définitives à la place des dents de lait, une voix plus grave, des pointures de chaussures, de la force aussi, et puis... Paf ! Nouveau pouvoir, celui de faire des enfants. Le pouvoir des filles s'appelle l'ovule et celui des garçons s'appelle le spermatozoïde. C'est rigolo comme nom de tata, dit Sacha. Oui, reprit la tata de Sacha. Comme c'est un pouvoir de garçon, ils lui ont donné un petit nom marrant pour qu'on ne l'oublie pas. Donc, j'en étais où ? Ah oui, quand ces deux super pouvoirs, l'ovule et le spermatozoïde, se rencontrent, eh bien ça crée une petite boule d'énergie qui va se transformer pendant 9 mois pour devenir un bébé fille ou un bébé garçon. Oh ! dit Sacha. Et c'est les parents qui choisissent si c'est un bébé fille ou si c'est un bébé garçon, Tata ? Ah non ! dit la tata de Sacha. C'est pas les parents qui choisissent. Mais par contre, c'est le spermatozoïde, le super pouvoir des garçons, qui détient la formule secrète pour que ce soit un bébé fille ou un bébé garçon. « Oh ! » dit Sacha. « Et là, mon chat, est-ce que c'est plus clair pour toi maintenant ? » lui demande à sa tata. « Est-ce que tu veux essayer de me l'expliquer ? » « Hum, quand tu grandis, tu gagnes plein de nouveaux pouvoirs et... » À un moment, tu as un pouvoir de vul pour les filles. C'est l'ovule, mon chat, dit Satata. Alors, reprit Sacha, un pouvoir de l'ovule pour les filles et un pouvoir du zozoïde pour les garçons. C'est spermatozoïde, mon chat, le pouvoir des garçons. Mais zozoïde, c'est pas mal aussi, dit Satata en souriant. Puis Sacha reprit son explication. Quand ces deux pouvoirs se rencontrent, ça forme une boule qui devient un bébé au bout de neuf mois. « Eh bien voilà, t'as tout compris mon chat ! » dit la tata de Sacha. « Tu vas pouvoir même l'expliquer à tes parents maintenant ! » Sacha était ravi de détenir une information qui paraissait échapper à ses parents puisqu'il n'avait pas su lui répondre. C'est alors que quelque chose de nouveau s'anima dans l'esprit de Sacha. « Tu sais, tata, des fois, moi aussi, j'aimerais avoir un petit frère ou une petite sœur. » « Ah bon ? Pourquoi tu dis « des fois » mon chat ? » lui demanda sa tata. « Eh bien, parce que des fois, j'aimerais avoir quelqu'un avec moi pour jouer à la maison quand je m'ennuie. Et des fois, eh bien, j'aime bien avoir papa et maman juste pour moi. » « C'est vrai, il y a des bons côtés à avoir papa et maman rien que pour toi, mon chat. » ajouta sa tata. Seulement, même si sa chatte était d'accord avec sa tata, Il y avait quelque chose qui restait coincé au fond de sa gorge et qui peinait à sortir. « Il y a quelque chose d'autre que tu voudrais me dire, mon chat ? » demanda sa tata. Sacha hésitait, car les bons mots lui manquaient, et aussi à cause d'autres choses, que sa tata semblait reconnaître. Alors, sans rien forcer, la tata de Sacha ajouta. « Tu sais, mon chat, tu as le droit de tout dire à tata. Parce que tata t'écoutera toujours, et peu importe ce que tu me diras, tu seras... » Toujours mon chat. Sacha joue quelques instants avec les pieds de chips en silence avant de dire à sa tata. Eh bien, des fois quand les parents sont occupés, que personne ne vient à la maison et que j'ai personne pour jouer avec moi, eh bien, c'est comme si... Eh bien, c'est comme si personne ne voulait être avec moi et que j'étais seule. Et ça, ben, j'aime pas ça. La tata de Sacha Ausha la tête sans dire un mot. Elle aussi maintenant, elle cherchait les bons mots pour rassurer Sacha, tout en faisant de la place pour ce que Sacha ressentait. Alors elle lui dit, « Je crois comprendre ce que tu m'expliques mon chat. Et j'entends même qu'il y a de la tristesse qui vient dans ces moments-là. C'est bien ça ? » « Oui, » dit Sacha du bout des lèvres. « Eh bien, je crois avoir une proposition à te faire pour... » consoler ta tristesse, mon chat. Quand nous étions petits, ton papa et moi, ta mamie nous a transmis un super pouvoir pour les moments où elle ne pouvait pas être avec nous et qu'elle nous manquait. Elle appelait ça le gros plein d'amour. Et le gros plein d'amour, c'est un super pouvoir que tu peux activer tout le temps à toi. « Tout moment. Tu veux que je te montre comment, mon chat ? » Sacha, qui était enchanté de la proposition de sa tata, répondit sans hésiter « Oui ! » « Alors, » commença la tata de Sacha, « d'abord, tu vas bien t'allonger dans ton lit et tu vas écouter le son de ma voix. » « D'accord, tata, » répondit Sacha. « Ok, et bien maintenant que tu es bien installé en sécurité dans ton lit, on va faire trois respirations ensemble pour commencer. » Tu vas attraper l'air avec ton nez et tu souffles. Tu inspires avec le nez et tu souffles avec la bouche. Tu inspires et tu expires. Voilà, voilà. Maintenant, c'est le soir. Le moment d'aller se coucher et tu es là dans ton lit bien installé en sécurité. Maintenant, tu es bien installé. Tu es tout contre ta peluche. Ta peluche avec laquelle tu t'endors le soir. Maintenant, tu es dans ta chambre et tu es tout contre ta peluche. Tout va bien. Là, maintenant, dans ton lit, tout va bien. Tout va bien parce que tu es entouré d'amour. Tout va bien parce que tu comptes pour les gens qui t'aiment, même si tu ne penses pas à eux et même si tu ne les vois pas. Les gens qui t'aiment, ce sont toutes les personnes qui veulent ton bonheur. Ce sont toutes les personnes qui t'apportent de la joie, les gens qui t'aiment, ce sont aussi les personnes qui font attention pour que les choses se passent bien pour toi, même quand tu ne penses pas à eux, même quand tu ne les vois pas. Les gens qui t'aiment, ce sont les personnes qui t'aident quand tu en as besoin et qui te protègent si besoin. Et tout autour de toi, il y a plein de gens qui t'aiment, même quand tu n'y penses pas et même quand tu ne les vois pas. Et toutes ces personnes qui t'aiment, c'est elles qui t'aident à faire le plein d'amour. Alors maintenant mon chat, tu vas imaginer que toutes ces personnes qui t'aiment te font un énorme câlin. Tu vas laisser venir dans ton esprit, dans ton imaginaire, l'image de toutes ces personnes. Et ce n'est pas grave si ce n'est pas tout à fait juste ou tout à fait net. Tu les fais venir dans ton esprit comme tu veux, avec les vêtements que tu veux. Tu laisses venir toutes les personnes que tu aimes dans tes pensées. Tu laisses venir toutes les personnes qui t'aiment dans tes pensées. Et même s'il en manque, c'est pas grave. Parce que même quand tu ne penses pas aux gens qui t'aiment, ou même quand tu ne les vois pas, les gens qui t'aiment sont toujours avec toi. Tu continues de penser à toutes les personnes que tu aimes, et là, tu vas ouvrir les bras et les refermer sur toi. toi pour te serrer comme si tout le monde te faisait un énorme câlin. Tu serres et tu relâches. Tu ouvres les bras et tu mets chaque main sur l'épaule opposée. Et là, tu serres très fort, dans un énorme câlin. Oui, super ! Et là, ce que je te propose, c'est de relâcher tes bras avant de recommencer encore pour un deuxième câlin. Un deuxième câlin avec toutes les personnes qui t'aiment et auxquelles tu penses. C'est peut-être les mêmes, il y a peut-être des nouvelles personnes qui apparaissent dans tes pensées. C'est parfait, c'est comme tu le ressens maintenant. Tout est parfait. Parfait, alors... On recommence pour une deuxième fois. Tu vas ouvrir tes bras et venir les resserrer sur toi, dans un énorme super câlin, plein, plein d'amour, plein d'amour pour toi. Et tu ouvres tes bras et tu les reposes sur ton lit. Trop bien, super ! Un câlin, ça fait... tellement du bien. Et puis, on va le refaire pour une troisième et dernière fois. Tu penses aux personnes qui t'aiment, tu les laisses venir, tu vois leur visage, peut-être même que t'entends le son de leur voix, peut-être même qu'elles sont en train de bouger, ou peut-être c'est comme si c'était sur des photos. Tout est parfait. De la façon dont ça vient dans tes pensées, c'est super. Et comme je te l'ai dit, même s'il y a certaines personnes qui manquent ou certaines personnes que tu ne vois pas, les gens qui t'aiment sont toujours, toujours avec toi. Alors ce que je te propose, pour ce troisième et dernier câlin, c'est d'ouvrir grand les bras. et de les refermer sur toi dans un énorme, super, méga, giga, waouh, super câlin ! Un câlin plein d'amour, plein, plein d'amour, plein de douceur, plein de joie, plein de bisous, l'amour des autres pour toi et aussi l'amour que tu as toi pour... Toi, car toi aussi, tu as le droit de t'aimer, de t'aimer très, très, très fort. Parce que toi aussi, tu veilles sur toi. Toi aussi, tu sais prendre soin de toi. Voilà, super câlin. Et là, maintenant, tu peux réouvrir tes bras et les reposer contre toi. Tu peux même mettre tes deux petites mains sur ton cœur. Voilà, pose tes mains sur ton cœur et peut-être, peut-être que tu sens des petits battements. Ce sont les battements de ton cœur, ton cœur plein d'amour, qui a reçu plein, plein d'amour. Et tout cet amour est toujours là, toujours là, au cœur. autour de toi. Dans la chambre de Sacha, il y avait Sacha et sa tata. Sacha était allongé sur son lit, les deux mains posées sur son cœur. Sa tata laissa passer en silence, puis lui demanda « Alors, ça fait quoi tous ces câlins mon chat ? » C'était bien, c'était trop bien, dit Sacha en se roulant sur le côté pour serrer Chips tout contre son cœur. Puis sans un mot, Sacha vint se blottir dans les bras de sa tata. Tu m'as manqué tata quand t'étais pas là. La tata de Sacha lui rendit son câlin en lui disant, toi aussi mon chat. Là, dans la chambre de Sacha, Sacha et sa tata prirent quelques instants pour apprécier la douceur de ce câlin. « Tu sais, mon chat, même quand je ne suis pas là et même quand tu ne me vois pas, tu es toujours, toujours avec moi. » « Ah bon, tata ? » demanda Sacha. « Oui, mon chat, » répondit la tata de Sacha, « parce que même avant ta naissance, je t'ai fait... » Une place dans une partie de mon cœur. Et cette place-là, elle est pour toi et pour personne d'autre. Alors même quand on ne se voit pas, je pense à toi. Et quand tu me manques et que je ne peux pas venir te voir, je fais comme ma maman me l'a appris. Je fais le gros plein d'amour de toi, mon chat. Dis, Sacha. Eh bien, moi aussi maintenant, tata, je sais faire le gros plein d'amour. Et Sacha déposa chacune de ses mains sur l'épaule opposée. pour serrer son buste très fort. « Maintenant, toi aussi tu sais faire le gros plein d'amour, mon chat » , dit la tata de Sacha, en venant enserrer Sacha avec ses bras pour un supplément de câlin. Puis tout en gardant Sacha dans ses bras, la tata de Sacha commença à fredonner. Au creux des bras de sa tata, Sacha se sentait bien, Sacha se sentait en sécurité et surtout Sacha se sentait aimée. Puis dans un baillement qui laissait voir son sommeil, Sacha posa une dernière question.