Speaker #0Sauf aux réflexions, le podcast pour un nouveau regard. Il y a des mots qu'on aime et des mots qu'on redoute. Pourtant, un mot, c'est juste un mot. Bonjour, bonjour, je suis Félicie Neff-Morera, j'exerce l'activité de sophrologue et j'ai créé Sauf aux réflexions pour explorer sous un angle nouveau ces mots qui s'invitent parfois avec plaisir et parfois avec difficulté dans notre quotidien. Et pour diversifier les angles de vue, à chaque épisode, je vous partage un nouveau mot avec différentes pistes de réflexion, plus une pratique guidée inspirée de la sophrologie. Et parce que le mois d'avril est celui des cloches de Pâques, mais aussi des blagues du poisson d'avril, j'ai décidé de vous proposer le mot absurde. Si vous découvrez ce format avec cet épisode, bienvenue à vous. Pensez à vous abonner pour suivre l'actualité du podcast et pour échanger, retrouvez-moi sur les réseaux, tout est en description. Et maintenant ! Je vous invite à laisser votre logique et votre bon sens de côté pour suivre Alice au fond du tarier du lapin blanc. Place à l'épisode. L'absurde. L'absurde est une proposition. Un trait de l'esprit né d'un regard original porté sur les choses. L'absurde est une création artistique qui s'affranchit du sens pratique, des ordres du classique. L'absurde... déroge au bon sens. Et à la fois, l'absurde n'est jamais hasardeux. L'absurde fonctionne avec sa propre logique, ses propres codes, pour déterminer les chemins à emprunter, pour nous amener à destination. L'absurde est libre de dire, libre de faire. L'absurde ne se fixe aucune limite. L'absurde naît de la surprise. L'absurde crée l'inattendu, n'importe où, n'importe quand. En s'affranchissant des attentes et des évidences, l'absurde fixe son cadre et ses limites. L'absurde nous propose d'observer la réalité sous un angle différent. À quitter le sentier étriqué de nos chemins de pensée pour oser le pas de côté, le changement de perspective, et découvrir ce qu'il y a à voir au-delà de notre propre carte du monde. L'absurde nous incite au voyage, à l'exploration des mondes, à l'introspection de soi, à créer la rencontre pour mieux percevoir. Car l'absurde, par sa dissonance, laissent rarement en situation d'indifférence. L'absurde est solaire. L'absurde aime se mettre en scène et bousculer les stéréotypes de classe, de genre, de hiérarchie, briser le déterminisme de notre temps et se jouer des idéologies de notre système. Ah oui, l'absurde redonne du sens à l'absence de sens. L'absurde sait comment attirer l'attention. L'absurde aime les turbulences. Dérouter la droiture, semer la logique. L'absurde tisse un fil d'Ariane qui nous permet de revenir à notre propre système de logique, de croyance, en captant par le biais de ce qui est proposé, ce qui dénote à l'image ou au son, ce qui manque à l'harmonie. Et c'est peut-être parfois l'ambivalence de tous ces sens proposés qui peut parfois semer l'incompréhension et dérouter notre appréciation de l'absurde. Car oui, lorsque notre attention se met en état d'alerte, dans les situations où l'absurde vient nous questionner, c'est uniquement pour nous pousser à observer. Tout à fait. L'absurde nous invite à regarder ce qui s'éveille en nous face à l'absurde. Car l'absurde peut être ce qui se propose, et aussi tout autre chose. Car un mot, ce n'est qu'un mot, et chaque mot a son importance. Alors, s'il était possible d'observer l'absurde différemment, que pourrions-nous y voir ? Et si l'absurde surprenait notre attention, pour mieux dévier notre regard du commun ? des choses du quotidien que nous utilisons, que nous réalisons, sans prendre le temps de les voir. Car l'absurde interpelle. L'absurde, c'est provoquer le temps d'arrêt, le temps d'interrogation. Et si l'absurde nous offrait ce double discours pour mieux se glisser dans les lignes de notre réalité ? Car l'absurde est subtil. Il est rarement populaire, rarement grand public. C'est pour cela que comprendre l'absurde peut donner ce sentiment d'appartenir à un club très fermé, celui des érudits qui ont compris le truc que la plupart des autres ont manqué, qui ont capté les deux images, qui ont volontairement été mises l'une sur l'autre pour n'en former qu'une seule. L'absurde récompense la singularité de l'esprit. Et si l'absurde s'adressait à notre candeur, notre part de facétie, pour exprimer autrement la bêtise du monde des grands, si dur et si sérieux par moment ? Car l'absurde crée des ponts entre la fantaisie, l'imaginaire et notre monde, pour nous présenter les choses sous un angle plus acceptable, moins brutal, mais toujours avec authenticité. Et si l'absurde nous permettait de tracer notre chemin, notre propre route, en utilisant les codes de la complaisance, de tromper la réalité pour mieux la dénoncer ? Car aller à la rencontre de ses propres normes nécessite de capter celle du monde qui nous entoure, sous le prisme de nos propres ressentis. À prendre le temps d'observer ce que cela éveille en nous, sans renier, sans repousser, sans refouler. Car l'absurde défie, l'absurde dénonce, l'absurde n'est pas résilient, l'absurde sait que ce qui ne tue pas ne rend pas plus fort. L'absurde sait que ce qui blesse brise et laisse toujours une trace, une cicatrice qui peut parfois nous rendre plus dur à la peine, plus résistant, plus insensible, pour ne plus subir la douleur, l'impuissance. la souffrance du monde, ou pour ne plus nous laisser sans voix, sans joie. Car oui, l'absurde connaît toute l'absurdité de cette nouvelle normalité. L'absurde, c'est l'insurrection contre l'opportunisme de la dictature. L'absurde, c'est la résistance. L'absurde s'oppose à la docilité, à la pensée du groupe. L'absurde est fantasque et nous emmène ailleurs, en dehors de l'espace où nous nous donnons un rôle à tenir. L'absurde nous aide à exprimer notre incompréhension du monde, délicatement, avec fantaisie et précision. L'absurde aide à nommer la violence de la banalité, comme la banalité de la violence, à détourner notre attention, pour nous confronter à la vacuité des comportements des autres, alors que nous sommes toutes et tous les autres de quelqu'un d'autre. Finalement, ce mot, absurde, est peut-être un droit, le droit d'affirmer sa place, son point de vue et sa position, avec justesse, créativité, le tout, sans aucune brutalité. L'absurde ? n'est pas un monstre, c'est juste un mot aux multiples facettes, car rien n'est figé. Un mot, c'est juste un mot, et ce n'est pas son orthographe qui en fait sa valeur, c'est le regard que vous portez dessus. Notre conscience est en perpétuel mouvement. C'est pour cela que je vous invite à vous installer confortablement, en posture de relaxation, pour continuer l'expérience autrement. avec une pratique guidée pour un regard intérieur porté par ce mot « absurde » . Ce moment est pour vous. Alors prenez le temps de vous installer confortablement en position assise. Prenez le temps de vous déposer en posture de relaxation ici et maintenant. Laissez vos plantes de pied se poser en contact avec le sol. Prenez le temps de sentir vos jambes contre l'assise, votre dos déposé contre le dossier, votre tête bien droite et vos mains posées sur vos cuisses. Dans cette posture de relaxation. Je vous invite à découvrir l'espace dans lequel vous vous trouvez, comme si c'était la première fois, comme si vous étiez en train de découvrir la forme et les contours de votre environnement. Prenez le temps d'observer les différents objets, les couleurs, les formes. Prenez le temps de prendre... Chaque détail dans son unité, ici et maintenant. Laissez vos yeux se balader en haut, en bas, à gauche, à droite. Prenez le temps d'observer avec curiosité et bienveillance, comme si vous étiez en train d'explorer cet espace, comme si c'était la première fois qu'il se prêtait à voir à votre regard. Puis dans la conscience de cet espace dans lequel vous vous trouvez, je vous invite à saisir la place que vous occupez dans cet espace. Où vous trouvez-vous dans cet espace ici et maintenant ? Prenez le temps de cerner votre présence. et de percevoir également l'environnement sonore tout autour de vous. Les bruits lointains, le son de ma voix, les bruits réguliers, comme par exemple le bruit de votre respiration. Laissez votre attention venir se poser sur votre souffle. Et si ce n'est pas déjà fait et que vous en ressentez le besoin, sentez-vous libre de fermer les yeux pour une observation nouvelle sur ce qui peut se proposer à vivre ici et maintenant. Et sans rien changer, je vous invite à découvrir, à redécouvrir le mouvement de votre souffle à l'intérieur de vous. Prenez le temps de capter l'endroit où votre respiration se fait le plus perceptible. Comme si c'était la première fois que vous preniez conscience de la présence de votre souffle, prenez le temps d'aller à sa rencontre, sans rien brusquer, juste dans une intention d'aller voir ce qui se propose. Juste dans une intention de percevoir un rythme, une amplitude, une présence, dans l'instant présent. Dans ce moment singulier, vous vous trouvez ici et maintenant. Prenez conscience du moment de la journée dans lequel vous êtes ici et maintenant. Puis tout en restant connecté à votre souffle, je vous invite à prendre conscience de votre présence en posture de relaxation sur votre support. Laissez votre attention venir se poser sur vos différents points d'appui en contact avec cette chaise, avec ce fauteuil, au niveau du dos, au niveau de l'assise. au niveau de vos pieds en contact avec le sol. Et également, prenez conscience de vos mains. Vos mains posées sur vos cuisses. Sentez le contact de vos cuisses contre vos mains et de vos mains sur vos cuisses, ici et maintenant. Et laissez-vous le temps de percevoir ce temps d'attention que vous avez pour vous-même dans cet instant présent. Laissez votre attention venir se poser sur la plante de vos pieds et remonter. Les pieds, les chevilles, les jambes, les genoux, les cuisses, les hanches, le bassin. Le bas du dos, l'abdomen, le buste, le haut du dos, la tête, le haut du crâne, l'arrière du crâne, les épaules, les bras, les coudes, les avant-bras, les poignets, les mains, les doigts. Et laissez votre attention. Se concentrer sur vos mains. Percevez peut-être la température de votre environnement sur le dessus de vos mains, en contact avec l'air. Prenez conscience de la forme de vos mains et pour percevoir davantage la présence de vos deux mains, Je vous invite à ouvrir les yeux et à observer vos mains comme si c'était la première fois. Prenez le temps de les regarder, poser sur vos cuisses, puis lentement, laissez échapper un souffle, prenez une inspiration et expirez. tout en continuant à observer vos mains, que vous pouvez peut-être, si vous le souhaitez, pour les voir sous un angle différent, vous pouvez peut-être les lever, les mettre au niveau de votre visage, les retourner et observer chacun de vos doigts, les uns après les autres, pouces, l'index, majeur, annulaire, auriculaire, l'intérieur des mains. Le dessus des mains, les ongles, les poignets, regardez vos deux mains, observez vos deux mains comme si c'était la première fois. Prenez le temps de les regarder avec attention pour redécouvrir les angles, les formes, les nuances de couleurs, les lignes. Observez-les, regardez-les, regardez vos mains avant de venir les redéposer au niveau de vos cuisses. Prenez le temps de redéposer vos mains sur vos cuisses puis je vais vous proposer de laisser votre attention revenir ce point. Posez sur votre souffle votre respiration et nous allons ensemble respirer. Le rythme de respiration que je vous proposerai n'est qu'une invitation. Prenez le temps de toujours rester à l'écoute de votre propre rythme et de ce qui vous convient. Prenez le temps de vous écouter. et de vous laisser porter par le rythme de votre respiration, comme elle se vit ici et maintenant, pour y porter un regard différent et nouveau, comme si c'était la première fois que vous alliez à la rencontre de votre souffle, de cette présence de vie en train de se vivre à l'intérieur de vous. Puis, je vais vous inviter tout simplement à laisser passer un souffle, à prendre une inspiration, suivi d'une expiration. Vous inspirez et vous expirez. Vous inspirez et vous expirez. Vous accueillez l'air et vous rejetez ce qui ne sert plus. Vous prenez ce dont vous avez besoin. Et vous déposez ce qui n'est plus nécessaire. Vous vous remplissez. Vous créez de l'espace. Vous recevez. Vous ouvrez. Puis vous allez laisser votre souffle reprendre son rythme, sans chercher à modifier quoi que ce soit, laissez-le juste reprendre sa place, sa juste place. Et vous allez maintenant pouvoir continuer à respirer simplement, juste à prendre le temps de vous écouter respirer. En laissant votre souffle rythmer le mouvement de vos mains, prenez le temps de continuer à laisser votre regard se poser sur vos mains, laissez vos mains ouvertes, prenez le temps d'expirer, fermez vos mains en inspirant, ouvrez vos mains en expirant. Fermez vos mains en inspirant. Sentez vos mains qui s'ouvrent à l'expiration. Sentez vos mains qui se ferment à l'inspiration. Étirez vos mains à l'expiration. Refermez vos mains à l'inspiration. Ouvrez vos mains en expirant. Fermez vos mains en inspirant et ouvrez vos mains avant de les redéposer sur vos cuisses et de reprendre votre souffle. Prenez quelques instants pour laisser votre souffle reprendre son calme, son rythme. Sentez à l'intérieur de vous ce que ces mouvements éveillent. Peut-être un peu plus d'ouverture, un peu plus de fraîcheur, un peu plus de calme, du mouvement qui se crée, du mouvement qui se calme. Prenez le temps de sentir, de ressentir au niveau de votre corps, des différentes parties de votre corps, au niveau de vos mains, au niveau de votre tête, des épaules, les bras, au niveau du buste, au niveau du bassin, au niveau des jambes, au niveau de vos pieds. Prenez le temps d'observer. Peut-être aussi quelques sentiments qui s'invitent, quelques émotions peut-être aussi. Dépensez, laissez vos pensées passer, faites-leur de la place, ne les retenez pas ou ne les rejetez pas. Laissez-les juste passer, prenez juste quelques instants pour être disponibles. pour vous ouvrir à ce qui peut se proposer comme si c'était la première fois que vous redécouvrez ce rythme, ce souffle. Prenez le temps d'observer vos mains, ces mains qui peuvent à leur tour venir rythmer le souffle, la respiration, votre souffle et votre respiration. Laissez vos mains. Venir dicter le rythme de votre souffle à votre rythme. Vous allez fermer vos mains, inspirer, puis ouvrir vos mains pour expirer. Fermez vos mains pour vous inspirer, vous ouvrez vos mains pour vous expirer. Vous attrapez le souffle en fermant vos mains. Vous relâchez le souffle en ouvrant vos mains. Vous fermez vos mains, vous inspirez. Vous ouvrez vos mains, vous expirez. Et sentez-vous libre de le faire à votre propre rythme. Sentez-vous libre d'accélérer, de ralentir, de rythmer comme un chef d'orchestre, une chef d'orchestre. Votre propre harmonie à l'intérieur de vous. Vous êtes votre propre orchestre. Vous créez la mélodie de votre propre vie. Et prenez le temps avec... Vos mains, d'en battre la mesure, d'en rythmer l'intensité, la profondeur, la douceur. Prenez le temps de choisir quel rythme vous souhaitez donner à votre respiration. En fermant vos mains, vous inspirez. En ouvrant vos mains, vous expirez. pour lâcher et laisser vos mains venir se poser sur vos cuisses. On a le temps d'observer vos deux mains, de les regarder comme si c'était la première fois. Puis je vous invite à refermer les yeux, à revenir à vous, à recentrer votre attention sur l'intérieur de vous-même pour ressentir de nouveau votre souffle différemment. Et prenez quelques instants. Pour percevoir ce que cette exploration, cette visite nouvelle de votre souffle, cette rencontre singulière, prenez le temps d'observer ce que cela a pu éveiller à l'intérieur de vous. Puis maintenant, je vous invite à refermer cette parenthèse. Je vous propose de laisser votre attention capter les sons qui vous entourent pour revenir à ce moment de la journée. Reprenez conscience de l'environnement dans lequel vous êtes. Vous allez pouvoir remettre du mouvement dans votre corps à votre rythme en vous écoutant. Et si vous avez encore vos yeux fermés, je vous invite à les ouvrir lentement. dans une intention de porter sur vous, le monde et les autres, un nouveau regard. Et tout en restant connecté à vous-même, laissez votre mémoire embobiner le fil de cette bulle de souffre-réflexion jusqu'au début. Que s'est-il passé en vous ? Qu'avez-vous ressenti et que gardez-vous pour vous ? Dites-vous... Un mot, une phrase pour conserver en vous le souvenir de ce moment suspendu. Votre bulle de sophroréflexion touche à sa fin. Alors un grand merci à vous pour ce moment partagé. Prenez le temps de revenir à vous et de vous préparer à reprendre le fil de votre journée avec de la gratitude à l'égard de vous-même pour ce moment que vous vous êtes dédié ici et maintenant. Ce moment que vous venez de passer est inspiré de la sophrologie. Un épisode de sophroréflexion ne pourra jamais remplacer l'accompagnement d'une demande spécifique auprès d'un ou d'une professionnelle. En tant que sophrologue, d'ailleurs, j'accompagne les personnes en groupe ou en séance individuelle à traverser les changements de vie personnels ou professionnels, choisis ou pas. Le tout à votre écoute, à votre rythme et dans le respect de vos besoins et vos capacités de l'instant. Pour me joindre, tous les détails sont en description. J'organise également des ateliers sophro-réflexion pour vivre l'expérience du podcast ensemble avec plus d'interactions. Et ça, je vous en parlerai très prochainement sur les réseaux. C'était Félicine F. Moreira. J'ai écrit, monté et réalisé cet épisode de Sauf aux réflexions, le podcast pour un nouveau regard. A très bientôt !