Speaker #0Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de Soul RnB Diaspora. Pour les habitués maintenant, vous connaissez le rendez-vous tous les jeudis pour les passionnés de Soul et de RnB. Le film sur Michael Jackson, intitulé Michael, doit sortir le mercredi 22 avril 2026, en tout cas en France, et je suis comme vous, je sais pas trop à quoi m'attendre. de personnel, j'ai vécu l'époque MG avec la découverte de Thriller en live, de Bad ou encore de Dangerous. Donc, je sais exactement comme sans doute certains d'entre vous, quel a été l'impact de Michael Jackson sur la pop culture. Alors je dis ça parce que je sais que certains jeunes qui n'ont pas vécu cette période remettent parfois en question sa carrière, mais tous ceux qui ont grandi dans les années 80 et 90, eh bien, savent à quel point cet artiste à compter dans la musique et dans l'art de manière générale. Alors pour avoir lu plusieurs biographies, je me suis aussi forgé mon opinion sur le personnage depuis quelques années maintenant, mais aujourd'hui je souhaite aborder le phénomène Michael Jackson sous un angle différent, à savoir celui des producteurs qui ont travaillé avec lui. Alors par chance, j'ai lu trois livres qui abordent la carrière de Michael Jackson depuis Off the Wall jusqu'à Dangerous. Donc ce que je vous propose aujourd'hui, ce sont des feedbacks des divers producteurs qui ont travaillé avec Bambi à travers trois ouvrages. Alors le premier, ce sera Quincy par Quincy Jones. Alors là, c'est un livre en français qui est sorti en 2003. Le second, ce sera Sing to Me de L.A. Reid. Donc là, un livre sorti en anglais en 2016. Et enfin, le troisième et dernier, alors là, c'est tout récent, c'est Remember the Times de Teddy Riley, qui est l'inventeur du New Jack Swing. Teddy Riley qui a écrit sa biographie avec Jake Brown, et le livre est sorti en février 2026, donc là c'est tout récent. Mais avant de démarrer, bien entendu, n'oubliez pas de vous abonner au podcast et de le noter également. Je le répète à chaque épisode, mais c'est important, puisque Soul R&B Diaspora est un podcast indépendant, donc à chaque fois que vous mettez une note, que vous mettez des commentaires, que vous vous abonnez, eh bien ça aide au niveau du référencement. Michael Jackson vu par trois producteurs différents. C'est parti, de suite ! Tout d'abord, je vais démarrer avec la biographie de Quincy Jones, sobrement intitulée « Quincy » , sortie en 2003. Donc là, vous pouvez regarder sur Internet, et elle est disponible en français. Donc ça aussi, c'est un avantage, parce que parfois, avoir des biographies en anglais, je sais que ce n'est pas facile pour tout le monde, en tout cas, ça dépend du niveau d'anglais de chacun. Alors, dans cette biographie de Quincy Jones... Il y a notamment le chapitre 27, qui est intitulé « Sobrement Thriller » , et donc le producteur majeur des 50 dernières années nous parle affectueusement de Michael Jackson. Alors, pour se mettre un petit peu en condition et faire un petit rappel, les deux géants de la musique se sont rencontrés à la fin des années 70, puisqu'à l'époque, Michael participe à la comédie musicale « The Wiz » , sur laquelle Quincy Jones est superviseur principal. Au départ, Quincy n'était pas très chaud à l'idée de travailler sur cette bande originale, mais le producteur accepta pour renvoyer l'ascenseur à son ami, le réalisateur Sidney Lumet. De son propre aveu, Michael est la meilleure chose qui lui soit arrivée sur le tournage de ce film. Quincy Jones explique que Michael Jackson était d'une intelligence remarquable, derrière sa timidité, une vraie éponge capable d'absorber tous les détails relatifs au film. Par ailleurs, c'était un artiste accompagné d'une impressionnante volonté de réussite. Il écrit aussi que MG était à part forcément et que c'était lié à la notoriété qu'il a acquise alors qu'il n'était encore qu'un enfant. Ce qui expliquait parfois sa personnalité en marge de la société. Cela étant dit, il semblerait que sur le tournage de The Wiz, l'équipe du film n'avait pas pris la mesure du talent de Michael Jackson. Et lorsque ce dernier a commencé à réfléchir à son premier album solo, il demanda à Quincy Jones s'il connaissait un producteur pour l'épauler. Alors Quincy était pris à l'époque par de nombreux projets, mais il décida finalement d'épauler Michael dans la réalisation de son premier disque parce qu'il avait senti, lui en tout cas, le potentiel du chanteur. Mais Epic Records, la maison de disques du King of Pop, enfin qui ne l'était pas encore, Ne voyez pas d'un bon oeil cette collaboration avec Quincy, parce que selon eux, Quincy était trop jazzy. Pas assez disco. Mais Michael, déjà à l'époque, tint bon, il s'affirma, et le duo commença finalement à travailler sur son premier album, Off The Wall. Les deux prodiges de la musique se sont apprivoisés, alors ils avaient déjà commencé sur le tournage de The Wiz, mais là, Quincy fit notamment travailler Michael Jackson sur sa voix, plutôt les capacités de sa voix, puisqu'il essayait de lui faire gagner un demi-ton supplémentaire par rapport aux compositions qui étaient prévues. Et lorsque Michael fut prêt à enregistrer, et bien Quincy réunit sa Dream Team, composée entre autres de Rod Temperton, classique, extrêmement connu ce producteur, Bruce Sweden ou encore Paulino da Costa, un percussionniste brésilien. Et pour la petite histoire, Michael Jackson a tout enregistré en live sans re-recording. Résultat, Off The Wall s'est vendu à 10 millions d'exemplaires. et à l'époque le clin d'œil c'est que Quincy explique que finalement c'était pas si mal pour un disque jazz dont personne ne voulait entendre parler chez Epic. A noter également que Quincy Jones surnommait affectueusement le King of Pop Smelly. Alors pourquoi ? Parce qu'au lieu de dire qu'un morceau ou une mélodie était funky, Michael Jackson disait que c'était Smelly, voire que c'était Smelly Jelly. Le producteur taquinait également le King of Pop sur son côté plouc, car malgré sa notoriété, Michael Jackson avait grandi à Gary, une toute petite ville dans l'Indiana. On avance un petit peu dans le temps, on se retrouve en 82, et le duo travaille en fait sur le deuxième album de Michael Jackson. Thriller, lorsque Steven Spielberg proposa à Quincy de travailler sur le livre-album D.T. Extraterrestre. Quincy accepta, ainsi que Michael, qui narre d'ailleurs l'histoire de l'extraterrestre, sur le disque. Le King of Pop s'était pris d'affection pour le personnage D.T., sans doute dans une forme de métaphore avec sa situation personnelle. Cela étant, la participation du duo à ce projet généra deux problèmes. Le premier, c'est que le bouclage de Thriller se fit dans la précipitation, avec notamment la partie du mixage final qui vira au fiasco. Je vais y revenir. Et le second problème fut pour une question de droit, puisque le livre-album d'E.T. devait sortir sur MCA Records, un label qui n'était pas autorisé à travailler avec MG. Et aussi incroyable que cela puisse paraître, surtout vu aujourd'hui avec le recul, personne chez MCA, donc Universal, n'avait demandé la permission de travailler et d'enregistrer la voix du plus grand artiste noir de l'époque. Comme vous pouvez l'imaginer, cela provoqua une guerre entre les avocats des deux labels, MCA et Epic Records. Mais revenons-en à Thriller. Pour ce disque, Quincy Jones explique qu'il écouta plus de 600 chansons avant de faire sa sélection avec Michael. Quincy rappelle d'ailleurs que Bambi s'est toujours impliqué dans le processus d'écriture, puisqu'il a écrit 3 titres sur Of The Wall, 4 sur Thriller et 6 sur Bad. Beedit, par exemple, est né de l'insistance de Quincy auprès de Michael pour qu'il lui sorte une version personnelle de My Sharona, le célèbre titre du groupe Rock The Knack sorti en 1979. L'album fut légèrement retardé, comme je le disais précédemment, car toute l'équipe de production avait négligé un détail important. En 1982, le vinyle était le support le plus vendu, et ce support supportait 19 à 20 minutes par face, alors que le mixage original de Thriller comportait, lui, 28 minutes par face. C'est la raison pour laquelle il a fallu couper certaines parties, notamment la longue introduction de Billit ou encore Un couplet sur « The Lady in My Life » . Le second mixage sera le bon. Après « The Girl is Mine » en premier single, Billie Jean et Bill Hitt enflammeront les charts et rien ne sera plus comme avant pour Michael Jackson, surtout après la sortie du clip de Thriller. Il devint la plus grande star du monde et Quincy évoque régulièrement à quel point cette notoriété avait transformé le rapport du public envers Michael Jackson. Par exemple, Quincy nous raconte à travers une métaphore un fait survenu dans le ranch de Neverland qui résume la situation de Michael Jackson après Thriller. Michael avait donc un perroquet et un serpent, un boa constrictor, prénommé Muskell dans sa résidence. Un jour, Muskell disparut et tout le monde chercha le serpent dans le manoir de Michael Jackson. Finalement, le personnel de maison retrouva Muskell dans la cage du perroquet Merci. avec le bec de l'oiseau qui sortait de sa gueule. Le serpent n'avait pas pu ressortir de la cage, car il n'avait pas encore totalement digéré le perroquet. Et Quincy Jones explique que cette histoire est le reflet de la vie de Michael Jackson après Thriller. Il ne pouvait plus sortir de la cage, toute cette agitation autour de lui était devenue indigeste. Ce succès planétaire l'avait complètement dépassé. Et pour vous donner une idée, On estime en 2026 que Thriller, c'est vendu à plus de 68 millions d'exemplaires, soit l'album le plus vendu au monde. Dans les lignes suivantes, Quincy raconte notamment les tournées au Japon, en Italie, avec à chaque fois de beaux moments de partage avec le roi de la musique pop, mais il rappelle aussi à quel point il est difficile de vivre le succès, et à quel point cela peut vous faire perdre la tête, et par ricochet, la jalousie qui peut en découler. Par exemple, Joe Jackson, le père de Michael, aurait déclaré que Quincy Jones n'était pas véritablement un producteur, et qu'il aurait pu sortir Thriller avec un autre. producteur lambda, je cite, pour 25 000 dollars seulement. Ou encore son frère Jackie Jackson qui aurait affirmé que Quincy souhaitait retirer Billie Jean de l'album Thriller. Tout simplement hallucinant. Leur troisième et dernier disque en commun, Bad, sera lui aussi un succès et s'est vendu à l'heure où je vous parle à plus de 35 millions d'exemplaires. Par la suite... Les deux artistes ont cessé leur collaboration car ils avaient chacun la sensation d'avoir fait le tour de la question. Ils avaient tous les deux reconfiguré et changé l'univers de la musique noire et de la musique pop tout court. On passe maintenant pour ce deuxième angle de vue à L.A. Reid, Antonio L.A. Reid, qui a sorti son livre « Sing to me » en 2016 et qui revient en fait sur la collaboration avec Michael Jackson dans le chapitre 6 de son ouvrage intitulé « The Dirty Clowns » . Alors, pour les auditeurs du podcast « Soul, R&B, Diaspora » , eh bien vous le savez, je suis déjà revenu sur l'anecdote du titre « Word to the Bad » de Michael Jackson qui s'attaquait frontalement à Michael. Vous retrouverez cette histoire, pour ceux que ça intéresse, dans l'épisode paru le 26 mars 2026 et consacré à Haley Reed. Alors j'expliquais pourquoi ce titre est né et dans quelles conditions. Un rappel rapide, Michael Jackson avait contacté en douce Haley Reed et Babyface durant les enregistrements de You Said, l'album de Jermaine Jackson. Le problème c'est que Jermaine, infini par son rond de compte, se mit hors de lui, raison pour laquelle il menaça d'abord de rompre pour son contrat avec Arista et les deux producteurs. Et en représailles, il sortira quelques semaines plus tard Word to the Bad. Mais avant que German sorte ce titre, Michael fut mis au courant de la colère de son frère et questionna Elie Reed, est-ce que German a signé un contrat avec Arista, la maison de disques ? Et Reed lui répondit, oui, bien entendu. Alors Michael Jackson rétorqua, dans ce cas, German sera... obligé de respecter sa part du contrat, il n'aura pas le choix. Et ce qui a impressionné Reed, c'est que Michael dit ceci sans aucune émotion, froid comme de la glace. Ce passage intéressant, issu de la biographie de L. Reed, nous rappelle que la perception du public envers M.G. était celle d'un Peter Pan un peu candide et parfois déconnecté du monde. Mais ce n'est pas du tout l'avis d'Antonio Reed. Il trouve Michael intelligent, je dirais même extrêmement intelligent et futé, pas dénué non plus d'un certain sens de l'humour, mais rodé à l'univers musical et à ses codes. Cela est sans doute lié aux histoires de contrat qu'il avait vécues quelques années plus tôt. Par ailleurs, Michael Jackson était extrêmement exigeant et déterminé dans ses choix de production et dans sa direction musicale. Par exemple, lors de la période de composition avec Babyface et Reed, Ce dernier écoutait les propositions des deux producteurs avec attention, mais s'il n'accrochait pas, c'était peine perdue. Le King of Pop ne prenait même pas la peine de tenter d'interpréter des chansons qui ne lui plaisaient pas. Maintenant, si on parle en technique pure, L.A. Reid écrit qu'il a la plus haute estime pour Michael Jackson, son timbre de voix phénoménal, et que ce dernier était la perfection incarnée. Je rappelle que Reed a eu l'occasion de travailler sur des maquettes qui ont été utilisées par les gens qui ont travaillé sur les maquettes. qui ne sont jamais sortis, à part Slave to the Rhythm, mais en tout cas, il considère dans son ouvrage que le talent de Bambi était hors norme. Enfin, cette anecdote aussi nous permet de comprendre pourquoi Michael Jackson s'est tourné ensuite vers Teddy Riley pour Dangerous, son quatrième projet solo. En effet, dans le livre de Reed, Michael explique qu'il a adoré les productions de Jem et Lewis pour Janet Jackson. Mais comme si ! dernier, les deux producteurs de Minneapolis avaient déjà travaillé par deux fois avec sa sœur pour Control et Rhythm Nation, Michael Jackson, en tant que roi de la pop, ne pouvait pas se contenter de travailler avec des producteurs qui avaient déjà composé pour sa sœur. Il lui fallait quelque chose de nouveau, d'inspirant et de novateur. Ce sont des termes d'ailleurs qui revenaient souvent dans la bouche de Michael Jackson. Il souhaitait régulièrement être challengé, heurté, par de nouvelles idées et de nouveaux sons. D'autre part, il ne pouvait plus, après cette histoire liée à Word to the Bad de German Jackson, collaborer avec Reed et Babyface, puisque ces derniers avaient produit malgré eux un titre à son encontre. Il ne leur en tiendra pas rigueur, mais il lui fallait un autre producteur. Il se tournera donc vers Teddy Riley, qui venait lui d'inventer le New Jack Swing. Un troisième et dernier angle de vue avec un troisième producteur, et un troisième livre donc, celui de Teddy Riley, sorti en février 2026, intitulé Remember the Times, en clin d'œil bien évidemment à l'expérience avec Michael. Pour ceux qui suivent déjà le podcast, j'ai évoqué la collaboration entre Teddy Riley et Michael Jackson dans l'épisode sur l'histoire de Guy, et dans l'ouvrage de Teddy, on apprend que celui-ci était déjà pressenti pour travailler avec Michael. sur l'album Bad, sorti 4 ans avant Dangerous. En effet, lors de leur journée de travail en commun, Michael expliqua qu'il avait tenté de joindre Teddy 4 ans plus tôt, mais Jen Griffin, le producteur de Teddy et de Guy, avait fait barrage avec des demandes ubuesques. Michael Jackson avait donc remis l'idée à plus tard, et je rappelle, pour ceux qui n'ont pas écouté les deux épisodes diffusés en février 2026 dans ce podcast sur la création de Guy, que Jen Griffin était le producteur de Teddy Riley et qu'il avait largement exploité financièrement ce dernier, ainsi que le groupe Guy. Du côté de Teddy, la proposition de Michael tombait à pic car les tensions avec Aaron et Damien Hall se multipliaient et il sentait bien que les deux frères étaient de plus en plus jaloux de lui. Il relate notamment le fait que lorsque la proposition de Michael Jackson est arrivée, Aaron et Damien Hall lui ont posé un ultimatum, à savoir, tu dois choisir entre Michael Jackson ou Guy. Bon, comme vous l'imaginez, Teddy Riley a choisi Michael Jackson, car il était fatigué de toutes les histoires liées au groupe, et il souhaitait aussi gagner plus d'argent en tant que producteur, plutôt qu'en membre d'un groupe. Pour rappel, à la fin de l'aventure Guy, Teddy Riley était mondialement connu, mais sans un sou en poche. D'ailleurs, Teddy le reconnaît lui-même, l'appel de Michael Jackson était inespéré. C'était une proposition artistique irrécusable, doublée d'une promesse financière qui pouvait le remettre à flot financièrement. Et ce, sans compter les retombées pour la carrière de Teddy en cas de succès. Et de fait, le compositeur de Guy ne pouvait absolument pas se rater. Michael appela donc Teddy avant le dernier concert de Guy et lui demanda s'il était chaud pour travailler avec lui. Teddy accepta, mais demanda un délai d'une dizaine de jours avant de se rendre à Los Angeles, chez Michael Jackson. Pour les raisons que j'évoquais plus tôt, mais également parce qu'il s'était mis une forme de pression et qu'il souhaitait arriver avec un paquet de sons à faire écouter au roi de la pop. Mais à cette période, les ingénieurs du son de Teddy résidaient dans son studio, occupés à mixer divers remixes et productions pour des artistes. confirmés comme Ket Sweat ou encore Jane Child. Teddy prit donc le parti de s'enfermer durant une bonne semaine pour produire des sons nuit et jour à l'attention de MG. Et il se fit donc prêter le studio de Q-Tip intitulé Soundtracks. Par exemple, Remember the Times, Joy, She Drives Me Wild ont été composés dans le studio du rappeur de A Tribe Called Quest. Parler de la création du titre Remember the Times, c'est évoquer la relation particulière entre Teddy Riley et l'actrice Sally Richardson. En effet, cette dernière a passé une semaine dans le studio d'enregistrement avec Teddy, avant son départ pour LA, pour rencontrer Michael Jackson. Sally était une amie, parfois bien plus, Teddy la considérant comme une muse, une inspiration. Alors comment le titre a été composé ? Eh bien, Teddy explique. qu'un soir, il a une discussion avec Sally Richardson et il explique que son fantasme serait de le faire dans l'ascenseur. Quelques instants plus tard, le vœu de Teddy se réalise avec l'aide de Sally et après avoir fait leur affaire, Teddy est dans un état second, encore sous le choc de son fantasme réalisé et c'est à ce moment finalement que lui vient l'inspiration pour cette composition. We fell in love, we were young and innocent Do you remember how it all began ? It just seemed like heaven, so I did We made words for you and him, back and forth Then we fell again, then we fell all again You knew for a minute,