Speaker #0Pendant dix ans, je vous ai parlé de ce qu'il y avait à la surface. Pendant dix ans, je vous ai parlé de mode, de tendance, de basique. Pendant dix ans, je suis restée à la surface. Aujourd'hui, j'ai envie d'aller observer ce qui se passe en dessous. Qu'y a-t-il sous les couches de vêtements, sous les couches de maquillage, mais aussi sous les couches de la bienséance et de la conformité ? Aujourd'hui... j'ai envie d'aller explorer avec vous ce qui se passe sous les couches. Bienvenue dans Sous les couches. Pour ce premier épisode, j'ai finalement envie de vous parler de mes propres couches, de comment j'ai réussi à aller voir ce qui se passe en dessous, d'aller voir justement et d'aller explorer ce qu'il y a sous les couches de maquillage, sous les couches de vêtements, sous les couches de la conformité. C'est ce que j'ai dû faire. C'est ce que j'ai voulu faire et c'est ce qui s'est passé. Et donc peut-être que mon expérience pourra aussi vous aider, vous servir peut-être d'exemple, ou en tout cas vous ouvrir à une éventualité que c'est possible. En tout cas, c'est ce que j'espère et c'est ce qui m'anime aussi à vous partager tout ça. Parce que c'est vrai que je n'en ai pas beaucoup parlé. Je suis partie trois mois l'hiver dernier en Asie du Sud-Est et pas que c'était un secret, loin de là. Mais je n'ai pas senti spécialement le besoin de communiquer là-dessus, d'en parler, d'épiloguer pendant des vlogs et des vlogs à ce sujet. Ce n'était pas l'objectif de ce voyage. Ce voyage, il était avant tout personnel. Il était presque identitaire, j'irais peut-être même jusque-là, parce que j'ai vraiment ressenti une sorte de mue. La chenille qui devient papillon, ou en tout cas la chenille qui enlève certaines choses pour devenir le papillon qu'elle est vraiment. Au-delà de la chenille qui devient papillon, c'est plus encore enlever des carapaces, enlever des couches pour justement comprendre quel est le noyau qui reste quand on enlève tout ça. Et c'est ce que mon voyage m'a permis de faire vraiment parce que je suis partie en Asie du Sud-Est pendant trois mois. Je ne suis pas partie seule parce que je suis partie avec mon compagnon qui entre-temps est devenu mon fiancé. Ça, c'est la petite parenthèse personnelle que je vous partage avec plaisir. et on a décidé ce voyage. Il y a deux ans maintenant, notre objectif était simple à ce moment-là, c'était partir, partir longtemps, partir dans un pays ou un continent sur lequel on n'était jamais allé, ni lui ni moi, ce qui était le cas de l'Asie, et être complètement dépaysé de ce qu'on connaît, du monde occidental qu'on connaît. Et l'Asie s'est imposée à nous, et je pense qu'il n'y a pas de hasard dans la vie, parce que l'Asie représente aussi, à mon sens en tout cas... Un continent avec une spiritualité qui m'attire très fort. Le bouddhisme, leur religion, leur vision de la vie, etc. Moi, c'est quelque chose qui m'a toujours très fort attirée. Je n'ai pas été déçue parce que j'ai pu en découvrir énormément. Je me suis beaucoup renseignée, je me suis beaucoup nourrie de rencontres. On a passé une journée avec un ancien moine. On a passé plusieurs journées avec des guides. Donc vraiment des personnes qui ont pu nous partager aussi leur amour pour leur pays, pour leur culture. qui nous l'ont partagé vraiment avec douceur, bienveillance et beaucoup d'amour, beaucoup d'échanges. Et en fait, ça, ça nourrit aussi énormément. Et donc, c'est exactement ce qu'on allait chercher finalement avec ce voyage de trois mois en Asie du Sud-Est. On allait rechercher vraiment une déconnexion totale avec nos habitudes, avec notre monde, avec notre manière de vivre. Ça, en tout cas, c'était dans la théorie ce qu'on attendait. Et ce qui en est ressorti, c'est ça, mes puissances mille. Parce qu'on ne s'attendait pas à ce que ce voyage nous transforme autant, à ce qu'il puisse changer autant notre vision de la vie, de nous, de notre travail. Parce que ça a changé pas mal de choses. Ça nous a permis vraiment, à lui comme à moi, de pouvoir aller aussi explorer ce qui se passe sous les couches, comme je vous le disais. Parce que quand on part dans un voyage comme celui-là, d'une durée comme celle-là, on est obligé. de partir avec peu de choses. Donc on est parti en sac à dos avec 10 kilos chacun, un peu de choses près. Donc c'est-à-dire pas grand-chose finalement. Et quand c'est comme ça, on doit partir avec l'essentiel. Et l'essentiel, c'est quoi ? Ce n'est pas toute sa garde-robe, ce n'est pas toutes ses paires de chaussures, ce n'est pas tout son make-up. C'est partir avec l'essentiel. Donc partir avec le minimum des tenues dans lesquelles on se sent bien avant toute chose parce qu'il fait chaud, parce qu'on marche, parce qu'on se déplace, parce qu'il fait humide. Des tenues qui correspondent aussi à certains lieux de culte, parce qu'on ne rentre pas dans un temple en short et débardeur, donc il faut aussi pouvoir adapter ce qu'on prend par rapport à ça. En tout cas, on part avec peu de vêtements parce qu'on doit les porter aussi. L'objectif n'était pas de faire du trek, on s'arrêtait, on allait dans des auberges, dans des guest houses, dans des hôtels, etc. Et nos sacs ne nous suivaient pas forcément, mais il fallait quand même transporter ses affaires. Donc l'objectif n'était pas de se surcharger. On part avec trois paires de chaussures, pas plus, une paire de chaussures de rando, une paire de baskets, une paire de chaussures type Birks qui sont juste confortables parce que de nouveau il fait chaud, qu'on marche beaucoup, donc on oublie les talons. On oublie les vêtements trop sophistiqués, on oublie le make-up aussi, même si j'avais pris une petite trousse avec moi, finalement il fait tellement chaud, il fait humide, qu'en fait on n'a pas envie de se maquiller. On ne part pas avec son lisseur, parce que de nouveau ça ne fait pas partie des priorités, donc ça veut dire que pendant trois mois finalement on ne se coiffe pas vraiment. Moi je faisais des petites tresses pour avoir un petit côté un petit peu wavy, me sentir coiffée. malgré tout et en même temps c'était très pratique et donc tout ce qu'on connaît de moi, tout ce que je connaissais de moi, en fait j'ai dû l'abandonner ici et choisir de le récupérer ou pas, trois mois plus tard. Donc bien souvent si on me connaît un petit peu, on sait que je suis une addict des blazers, des talons et j'adore me maquiller donc j'ai toujours du rouge à lèvres, au moins un rouge à lèvres et un peu de mascara, ça c'est vraiment, et un petit peu de blush. Ça, c'est vraiment ma petite base, ma petite routine du strict minimum. Et là, en fait, je n'avais rien de tout ça. Donc, j'ai dû revenir aussi à une certaine forme de naturel, d'essentiel, qui, je ne vous le cache pas, a été assez confrontante, parce que l'air de rien, on s'habitue déjà assez jeune à se maquiller, à s'habiller. Moi, c'est quelque chose que j'ai toujours beaucoup aimé. Alors, je ne sais pas si c'était spécialement pour les bonnes raisons ou si c'était de la conformité. parce qu'il y a un petit peu ça qui peut nous frapper aussi d'une certaine manière parce que les codes sociaux, culturels ou même les codes de beauté ne sont pas du tout les mêmes de l'autre côté sur un autre continent, en tout cas de l'autre côté du monde si je peux le dire comme ça et donc se poser la question aussi tiens finalement je me maquille tous les jours mais en fait ça correspond à quoi ? à une norme parce que je suis née dans un monde où les femmes se maquillent où on peut voir sa maman sa soeur, sa cousine, sa maîtresse d'école, peu importe, mais les femmes autour de nous en tout cas qui accordent une certaine importance à la beauté, au make-up, etc. Et donc on rentre un petit peu aussi dans ce schéma, qu'on le veuille ou non, quand on arrive sur cette terre, il y a déjà tout ça qui est bien ancré, et donc on finit par avoir un petit peu ce mode de fonctionnement qui reproduit ce qu'on voit chez les autres. absolument plus fait pendant trois mois. Et donc, ça a été très déconcertant parce que toutes ces habitudes qu'on prend, tout ce qui nous représente socialement, eh bien, on doit s'en détacher. Donc, s'habiller simplement, ne pas se maquiller, ne pas se coiffer. Pour certaines personnes, ça peut paraître un peu superficiel de dire que pendant trois mois, on n'a pas dû faire tout ça parce qu'il y en a déjà certaines qui sont très naturelles et qui n'ont pas ce besoin ou qui, en tout cas, ne le ressentent pas ou n'ont pas l'envie de le faire. Et c'est très bien, il n'y a pas de bien ou de mal, ni dans un cas ni dans l'autre. Finalement, chacune doit faire vraiment ce qui lui plaît et ce qui fait qu'elle se sentira bien dans sa peau. Mais en tout cas, ça a été aussi tout un apprentissage de pouvoir partir à la découverte de soi. sans tous ces artifices. Qui suis-je finalement quand je ne porte pas de laser, pas de talons, pas de maquillage ? Qui suis-je quand je reviens vraiment à la simplicité extrême ? Je ne suis plus Julie, fondatrice de Inyourstyle, je ne suis plus Julie, conseillère en images, quand je suis de l'autre côté du monde, parce qu'il y a un petit peu ça aussi, où on finit par s'associer avec son titre, avec sa profession. Et ça, c'est quelque chose que j'ai beaucoup aimé aussi en voyage. C'est que les gens, ce n'est pas du tout la première question qu'ils nous posent, de savoir ce qu'on fait dans la vie. Ici, c'est ce qui nous identifie. Et on s'identifie finalement à notre métier, à notre statut social, à plein de choses qui ne sont que de l'ordre finalement de la perception, mais qui ne sont pas de l'ordre de l'identité. Qui suis-je en fait ? Je suis Julie, la façade de conseillère en images. C'est ce que vous connaissez, c'est la face que je montre professionnellement. publiquement, entre gros guillemets, mais au fond, je reste Julie, juste Julie, qui peut aussi aimer ne pas se maquiller, s'habiller simplement, ne pas se coiffer, et qui pourra aussi prendre du plaisir, et qui pourra aussi se sentir elle-même, même sans avoir besoin de tout ça. Parce qu'il y a un petit peu aussi cette réflexion de est-ce que j'ai besoin de ça ? Est-ce que j'ai envie de ça ? Est-ce que c'est vraiment qui je suis ? Et donc il y a un petit peu toute cette déconstruction aussi à faire, d'aller observer, tiens, qui suis-je quand je dois moi-même enlever mes propres couches ? Je pense aussi que l'Asie du Sud-Est est un merveilleux continent pour pouvoir explorer cette part de moi, pour aller observer ce qui se passe sous les couches, parce que les gens là-bas vivent d'une façon tellement différente de la nôtre. Ils ne courent pas après les mêmes choses, il n'y a pas ce besoin de paraître, de performance, pas autant en tout cas. Après, ça dépend bien évidemment des pays d'Asie dans lesquels on va, des pays qu'on visite. Mais en tout cas, ici en Asie du Sud-Est, c'est vraiment quelque chose que j'ai pu ressentir très fort. Où en fait, il y a ce côté très communautaire, où on se rend compte qu'on vit dans un monde, nous, qui est très centré sur l'individu. On est très individualiste, on pense à nous avant penser aux autres. Malheureusement, parce que moi c'est quelque chose que je n'aime pas et que je n'approuve pas forcément, j'aime bien l'idée de la collectivité de pouvoir penser vraiment de façon plus large. Et ces pays, les pays que j'ai découverts, que j'ai visités, m'ont vraiment aussi frappé par rapport à ça, où les gens sont beaucoup plus simples, se prennent moins la tête, alors qu'ils auraient vraiment plus de raisons que nous finalement de le faire, parce que nous on a toutes les raisons d'avoir une vie qui est simple, qui est facile. en tout cas, et on se complique la vie. Tout est compliqué, alors que là-bas, j'ai ressenti vraiment une certaine simplicité. Une simplicité qui en fait fait vraiment du bien. Et cette simplicité pousse aussi à la réflexion sur est-ce que j'ai vraiment besoin de tout ce que j'ai pour être heureuse ? Finalement, je suis partie pendant trois mois avec très peu de choses. Je suis partie avec très peu de vêtements, avec très peu de possessions. je vivais et on vivait dans des petits espaces de 15 mètres carrés maximum et en fait tout allait bien, tout se passait bien, les gens vivent dehors, ils vivent ensemble on reste quasiment pas à l'intérieur on n'a pas besoin d'avoir mille choses avec nous pour être bien, pour être heureux et donc tout ça, ça déconstruit un petit peu aussi tous les codes avec lesquels on vit, avec lesquels on grandit Merci. Les codes de performance aussi qu'on ressent très fort dans notre société actuelle ici occidentale, qu'on ressent très fort aussi dans le monde de l'entreprise et de l'entrepreneuriat. Il faut toujours faire plus, pousser à plus, gagner plus d'argent, avoir plus de clients, plus, toujours plus. Et en fait, à quoi bon ? Ce n'est pas ça qui va nous rendre plus heureux. Ce n'est pas d'avoir plus de clients, c'est d'avoir de meilleurs clients qui sont plus alignés avec qui on est. Et je me suis rendue compte aussi que ce n'est pas non plus cette glorification du travail acharné qui rend spécialement heureux. Et je pense que j'ai un petit peu contribué à ça aussi, de partager parfois dans des stories que j'étais toujours en train de répondre à des mails à 22 ou 23 heures et être contente de le partager, alors qu'en fait, avec le recul, ce n'est pas forcément bien de le faire. Et ce n'est pas forcément quelque chose qui doit être valorisé, quelque chose qui doit être glorifié en tout cas. Et ça je ne veux plus, je ne veux plus être dans ce schéma-là, je ne veux plus être dans cette vision-là des choses parce que j'ai appris aussi que le bonheur tient vraiment dans peu de choses et que cette rencontre avec moi-même finalement fait partie aussi du fait de se sentir mieux, d'avoir moins besoin de se comparer, d'avoir moins besoin aussi d'être sur les réseaux, d'avoir moins besoin et moins envie aussi je ne vous le cache pas de partager des choses. à tout moment, que ce soit même des moments qui sont privés en story, parce que ça je n'ai plus forcément envie de le faire, mais ce sera le sujet d'un autre épisode sur justement le lien aux réseaux sociaux et est-ce que ça nous fait vraiment du bien ou pas, parce que ça c'est aussi un sujet que j'aimerais vraiment beaucoup aborder dans ce nouveau format de vidéo podcast. Et donc tout ça aussi pour me rendre compte que finalement si je dois faire le lien avec mon métier, avec le métier de conseillère en images. et bien de me rendre compte qu'en réalité, ce que je fais depuis dix ans, n'est pas en lien direct avec la mode ou avec le vêtement, et ne l'est peut-être même encore de moins en moins. C'est-à-dire qu'il y a dix ans, quand je me suis lancée dans le conseil en images, j'y ai vraiment vu l'occasion, l'opportunité de pouvoir vraiment aller creuser, de pouvoir comprendre la personne qui est face à moi. J'ai toujours eu à cœur de mettre le style au cœur de mon accompagnement. Aujourd'hui, je l'appelle même style identitaire plutôt que style vestimentaire parce que j'adore aller comprendre qui est la personne que je vais accompagner, qui est cette personne, qui est cette femme, qui est cet homme, qu'est-ce que ces vêtements peuvent dire de lui ou d'elle, mais d'abord comprendre ce qu'il y a à l'intérieur vraiment. Et le vêtement finalement devient un outil de confiance en soi, de connaissance de soi, mais aussi d'affirmation de soi. Et ça, c'est vraiment ce que j'ai envie d'aller explorer encore plus maintenant, parce que c'est un petit peu comme si je l'avais conscientisé, que je l'avais... compris que, en fait, moi, ce que je travaille, au-delà du vêtement et du conseil en images, c'est la confiance en soi, c'est ce qui se passe en dessous et c'est quand on se connaît, quand on se comprend, qu'on peut aussi utiliser le vêtement à bon escient pour qu'il vienne faire transparaître vraiment qui on est. Qui êtes-vous sous vos couches de vêtements ? Est-ce que vos vêtements disent de vous ? Est-ce qu'ils racontent la bonne histoire ou est-ce qu'ils racontent une histoire qui n'est pas vraiment la vôtre ? Et moi, c'est toujours ça qui m'a... passionné, c'est toujours ça qui m'a attirée dans ce métier, c'est de comprendre l'être humain qu'il y a derrière le vêtement et c'est ça aujourd'hui que j'ai envie de vous partager dans ce nouveau format, dans ce format qui s'intitule Sous les couches parce que c'est ce qu'on va aller explorer ensemble. Je vous remercie du fond du cœur de m'avoir écoutée pour ce tout premier épisode j'espère que ce nouveau virage vous plaira, j'espère en tout cas de tout cœur pouvoir vous embarquer avec moi dans mon évolution Vous qui me suivez depuis longtemps peut-être, j'espère que ces thématiques vous plairont et j'espère que nous aurons encore l'occasion de pouvoir partager ensemble. Si vous avez suivi cet épisode sur YouTube, je vous invite à me laisser un petit commentaire ou à mettre un petit j'aime sur la vidéo. Et si vous l'avez suivi sur une plateforme audio, et bien de même je vous invite aussi à mettre un avis positif si le cœur vous en dit. Je vous remercie de m'avoir écouté et je vous dis à très vite pour un deuxième épisode.