Description
(Emission du 29 novembre 2025)
Simon raconte son évasion du 20ᵉ convoi et le pardon impossible devenu nécessaire.
Invité dans le Studio156, Simon remonte le temps : arrêté par la Gestapo à 11 ans, entassé à 50 par wagon, il sent soudain l’air frais, la porte coulisse. Sa mère le hisse sur le bord : “Descends, doucement.” Il saute. Elle, non. Le train repart vers Auschwitz. “La première héroïne, c’est ma mère”, dit-il. Il court toute la nuit, sera caché 17 mois, retrouve son père… avant de le perdre aussi.
Simon Gronowski est resté 50ans dans le silence. “Parler, c’était remuer la douleur.” Puis des historiens le convainquent : il écrit, témoigne, pour les jeunes. Avocat à 20 ans, il choisit la justice “pour aider”, et le jazz pour respirer : “La musique rapproche les gens.” Son standard fétiche ? “The Preacher” d’Horace Silver.
Récit sidérant : son amitié avec Konrad Tinel, fils d’un nazi fanatique. “Les enfants des nazis ne sont pas coupables.” Plus encore : la rencontre avec Walter, frère de Konrad et ex-Waffen-SS du convoi.
“Il m’a supplié de lui pardonner. J’ai accepté : pour pardonner, il faut la demande, le repentir, la sincérité.”
Simon Gronowski reste optimiste malgré tout : “Comment douter de l’humanité quand un gendarme a risqué sa vie pour me sauver ?” Et quand on lui demande quoi retenir ? Il sourit : “Le jazz.”
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