Speaker #0Une semaine plus légère, mais une grosse annonce en fin d'épisode, Supplement Chill, c'est tout de suite ! Salut mes p'tits geekouniou, on se retrouve dans Supplement Chill pour parler de mes lectures et visionnages de la semaine, avec une compagnie d'assurance pas comme les autres, une IA pas comme les autres, un jeu pas comme les autres, et pour commencer un manuscrit pas comme les autres. Un épisode pas comme les autres. On débute donc par un nouveau titre chez Pika, Zashitsu, un manga de Masanori Morita, sorti le 15 avril. Et la bonne nouvelle, c'est que ce sera complet en 3 tomes. On adore. L'histoire suit Kai Yamoichi, professeur au collège qui apprend à la télévision qu'un ancien camarade de classe, Yuki Suzuki, vient de perdre la vie en étant poussé d'un toit. Peu après, sa compagne, Tamao, éditrice... tombe sur un manuscrit refusé qui décrit précisément ce meurtre avant même que l'affaire ne prenne toute son ampleur. Pire, le texte laisse entendre qu'il ne s'agit que de la première victime et que d'autres suivront. Petit problème, suite à une maladresse, une partie du texte est perdue et c'est con parce que Kai pourrait en avoir besoin. A partir de là, le manga joue sur deux plans simultanément, l'enquête autour du manuscrit et du meurtrier potentiel et la remontée à la surface d'anciens secrets liés au passé de... Kai. Difficile de ne pas spoiler, donc je vais pas en dire plus, c'est vraiment un court résumé, mais en vrai on apprend des choses très vite, et si je les balance ici, vous allez me détester, donc je ne dis rien. Ça veut dire que c'est un bon page-turner ce tome 1, un meurtre, une fiction qui semble annoncer la réalité, et un héros forcé de replonger dans quelque chose qu'il aurait préféré laisser derrière lui. Ça sent clairement le thriller noir, tendu, avec une mécanique pensée pour faire monter l'angoisse. Y'a des scènes assez trachouilles, notamment une avec des p... petits rongeurs tout mignons. Pareil, je n'en dis pas plus, je me tais. On est dans un bon thriller psychologique, parfois étouffant, parfois plus léger et ce contraste fait plutôt du bien. Je pense aux scènes avec Tamao, l'éditrice, qui a un côté un peu gauche, un peu rigolote. Elle fait des grimaces quand elle est gênée. Ça désamorce bien pour relancer une bonne tension derrière et ça, je trouve que c'est appréciable. Il y a une bonne ambiance qui repose sur la menace, mais aussi sur les secrets, le malaise et même la peur. Surtout, quand tout semble écrit d'avance. Visuellement, c'est vraiment ma cam. Le dessin réaliste de Morita est un vrai atout pour donner du poids au regard, au silence et à la violence de certaines scènes clés. Et j'aime bien un truc qu'on ne voit pas souvent, c'est sa manière de faire passer des expressions, non pas avec le haut du visage, genre les yeux ou les sourcils, mais bien avec le bas du visage. Il dessine des bouches qui savent faire passer ce que ressentent les personnages. Et franchement, c'est bien cool à voir. Il y a une vraie maîtrise du rythme, c'est un thriller, mais j'ai pas souvenir que Morita en ait déjà fait avant, donc c'est d'autant plus fort d'y parvenir sur ce projet-là, et même si c'est classique dans le postulat, je trouve que c'est quand même bien efficace. Le prochain tome sortira le 3 juin, on va suivre ça avec attention. On passe à la suite avec le premier tome de Cosmos, manga de Ruei Tamura, sorti le 2 avril chez Kiyun. Alors là, on est dans un univers bien moins réaliste, mais pas moins prenant, et surtout avec une idée de départ. bien plus farfelues et si les extraterrestres vivaient déjà parmi nous, non pas comme une armée d'invasions, mais comme des individus intégrés à la société, avec leurs problèmes, leurs mensonges, leurs disparitions et même leurs assurances. On commence avec un petit gars du nom de Kaede, lycéen, et pareil, lui aussi, il a un petit truc pas commun, non pas qu'il soit extraterrestre, mais il sait sentir littéralement les mensonges. Tu mens devant lui, il trouve que ça pue. C'est pas super simple pour lui du coup, puisqu'il peut savoir quand ses camarades ne sont pas francs et il décèle le moindre petit mensonge, même innocent, donc c'est compliqué de faire confiance à qui que ce soit. Mais il est quand même apprécié, c'est pas un rebut pour autant. Mais un jour, il va croiser la route de Rin, enquêtrice pour Cosmos, une compagnie d'assurance intergalactique chargée de gérer les incidents impliquant des aliens sur Terre. Il y a un petit côté Men in Black qui fait un peu... petit peu sourire et que je trouve très bien utilisée ici. A partir de là, le manga bascule dans un mélange de SF, d'enquête et aussi de remise en question de ce qu'on connaît réellement. C'est un premier tome qui pose les bases. On découvre l'univers en même temps que Kaede. Rin va absolument pouvoir se servir du don de ce dernier pour ses missions, puisqu'elle enquête parfois sur des fraudes. Donc oui, ce serait bien pratique. Mais il y a quand même du mouvement dans ce premier volume. Un peu d'action, juste ce qu'il faut pour annoncer qu'on va pas s'ennuyer et ça promet d'aller Merci. assez loin dans son délire, mais aussi de raconter des choses assez humaines. L'ambiance alterne entre humour, étrangeté, émotions discrètes et petites pointes d'action, c'est accessible, assez malin et surtout porté par un univers qui semble pouvoir raconter énormément de choses très différentes. Ça a un vrai charme, un bon rythme et un univers immédiatement accrocheur. Et pour couronner le tout, le dessin est vraiment très stylé, dans les détails, dans les moments d'action. dans les designs des personnages et des aliens, donc que du positif. Ma seule réserve, c'est sur la suite. Je pourrais avoir un peu peur que le manga traite trop de petites affaires et selon la qualité de celles à venir, on pourra se faire une meilleure idée puisque son potentiel repose beaucoup sur la variété de ces cas. Mais vraiment, ce tome 1 est ultra solide et prometteur. Le deuxième tome sortira le 2 juillet et au Japon, nous en sommes déjà au 8ème et c'est toujours en cours. On va sur du comics pour le prochain titre. Un comics français, mesdames et messieurs, trouvé lors du Comic-Con France sur le stand très sympathique de Central Comics, magasin que je vous conseille si vous passez vers Bercy, et ça se nomme L'éveil de l'IA. L-Y-I-A, pas IA, pas Chachibiti quoi. Ce qui m'a interpellé avec L'éveil de l'IA, c'est tout l'écrin autour du livre. Plusieurs préfaces, une vraie mise en avant de la scène comics française et des liens assumés avec Central Comics. Comics Shop Assemblée et Comic Con France. Ils sont même sur la couve, un peu comme des labels de qualité. Tu sens que ce n'est pas juste une BD, c'est aussi un projet porté par tout un petit écosystème qui a envie de faire les choses bien. C'est écrit par Eric Dubois, avec qui j'ai eu la chance de discuter un petit peu et qui m'a pitché le livre, et c'est superbement mis en image par Pascal Alix. Du coup, l'édition est partagée, si j'ai bien compris, même si le tout est centralisé sous le nom de Airwood Plus Édition. J'ai pas vraiment trouvé de date de sortie, mais j'ai une date sur un dépôt légal en janvier 2026. Faites ce que vous voulez de cette info. L'éveil de Lya, c'est un comics de science-fiction thriller qui se déroule dans une unité pour malades difficiles à Strasbourg. Lya y est internée et très lourdement surveillée, si je puis dire. On comprend relativement vite qu'elle n'est pas une patiente comme les autres, comme cet épisode. Elle semble liée à des phénomènes mentaux et physiques anormalement anormaux dans un monde où la biotech connecte. avec à sa tête un certain Mark Schneider, travaille sur l'augmentation humaine, le contrôle du vivant et des formes de transhumanisme beaucoup moins propres qu'annoncées. Elon Musk version berlinois quoi. Le récit alterne entre deux axes. D'un côté, il y a le quotidien carcéral et médical de l'IA, médecins, personnels, les autres patients, les protocoles et une violence latente. De l'autre, il y a une montée progressive vers quelque chose de beaucoup plus organique et inquiétant qui met en scène des visions, des mutations. des dérives mentales avec des pertes de contrôle et un rapport de plus en plus flou entre l'humain, l'expérimentation et la monstruosité. Plus l'histoire avance, plus la BD semble poser une question simple. Jusqu'où peut-on modifier l'humain avant de perdre ce qui le définit ? Le final bascule dans quelque chose de plus frontal, plus explosif, presque cauchemardesque, avec une vraie dimension de body horror et de critique des dérives techno-capitalistes. On peut dire que c'est un comics de SF sombre. entre thriller biotech, huis clos psychiatrique, transhumanisme et body horror. L'ambiance est assez lourde, parfois oppressante, avec une vraie brutalité visuelle dès le début, mais encore plus exacerbée sur la fin. Il y a aussi un côté pulp et comics indépendants, avec des personnages très expressifs, une palette marquée et des montées en tension qui finissent presque dans le cauchemar organique. Et les dessins, la grande force du titre je pense, c'est juste superbe, même quand il y a beaucoup d'informations, On reste sur la page pour tout regarder. On scrute, c'est précis, c'est somatique, avec une approche réaliste qui donne un truc encore plus effrayant dans les passages de tension. Les dernières pages, vraiment, elles sont encore plus folles dans ce décor quasi exclusivement... rouge, c'est hyper marquant et vraiment, là aussi c'est ma cam. C'est mal notifié sur qui a colorisé quoi au début du bouquin. Je pense qu'ils n'avaient pas prévu toutes les préfaces et les interpages dedans. Coucou les Geekouniou, je pop ici aussi parce que c'est le Geeks du montage et que le Geeks du montage, il monte aussi les vidéos. Et je viens parce que j'ai oublié de mentionner les coloristes. C'est de ça dont je parle là à l'instant. Il y a un petit couac au tout début du bouquin parce que c'est comme s'il n'y avait que 46 pages alors qu'il y en a au moins 90 et ils ont colorisé... toutes les pages. Ils n'ont pas colorisé que les 46 premières. Donc, il y a Timothy C. Brown, il y a Pascal Alix, qui est le dessinateur également. Il a colorisé une partie. Et il y a Carlos Badilla, qui ont fait les couleurs de ce comics. Il fallait absolument que je vous en parle. C'est chose faite. Allez, je vous laisse. Gros bisous ! Mais ça change rien sur la qualité de l'histoire et des visuels. C'est juste une petite coquille dans les crédits. Bref, ce que j'ai bien aimé, c'est qu'on sent une vraie ambition. autant dans les thèmes que dans le visuel. C'est parfois un peu chargé, mais il y a plusieurs pages qui en voient vraiment fort, surtout quand la BD bascule dans quelque chose de plus monstrueux et cauchemardesque. C'est une proposition atypique, une vraie curiosité, c'est brut de pommes avec du fond et une vraie noirceur. Normalement en trois tomes, et c'est certain que je vais aller chercher la suite. Et on arrive à la dernière œuvre de la semaine. Mon seul visionnage qui valait le coup, c'est Shibu Yuji, Playing Death Game to Put Food on the Table. Oui, le titre, c'est un roman à lui tout seul, tellement il est long, mais ça, c'est pas moi qui choisis. A l'origine, c'est un light novel écrit par Yushi Ukai et illustré par Neko Metaru. L'anime est produit par le studio DIN et la saison 1 a été diffusée du 7 janvier au 18 mars 2026 avec 11 épisodes et c'est dispo sur Crunchyroll ou Netflix. Le point de départ de Shibu Yuji et très simple. On suit Yuki, une jeune fille qui participe à des jeux mortels, non pas par accident, ni par vengeance, ni par goût du frisson, mais parce que c'est son métier. Elle va chercher l'argent comme elle peut la petite Yuki. Dans le premier épisode, elle se réveille dans un manoir avec d'autres jeunes femmes et comprend immédiatement qu'elles vont devoir survivre à un nouveau Death Game fait de pièges, d'énigmes et de décisions potentiellement fatales. Là où la La série se démarque un peu, c'est précisément dans ce regard de Yuki. Pour les autres, c'est une horreur absolue, pour elle c'est presque une routine professionnelle. Elle a déjà participé à plusieurs sessions, et si elle est encore en vie, c'est bien qu'elle sait comment survivre. La saison 1 repose donc sur cette tension entre expérience très froide et terreur pure, et tout ça sans voir une goutte de sang, ou presque, mais j'y reviendrai. Au fil des épisodes, l'animé explore les mécaniques du jeu, la psychologie des participantes, et la manière dont notre protagoniste encaisse, calcule, et avance dans un univers où tout est pensé pour faire craquer les participantes. Ça donne un objet complètement unique, c'est pas un simple Squid Game version animée, mais plus un récit de survie étrange, plus mental et parfois plus mélancolique que le pitch laisse penser. C'est sombre et oppressant, avec une ambiance très poétiquement morbide, oui, c'est comme ça que j'arrive à l'expliquer, mais pas gratuitement gore. L'intérêt vient autant des pièges et du suspense que du ton général. Quelque chose de froid, de traumatique ? presque désenchantée. La série mise plus sur l'angoisse et le malaise que sur la surenchère sanglante pure et c'est en ça que c'est particulier. Le concept est simple mais fort, on n'en saura d'ailleurs pas plus sur pourquoi ces jeux existent ni qui les a mis en place, en tout cas dans cette saison, et c'est très bien comme ça. C'est là, point. Pourquoi que des femmes, comment une organisation a pu mettre ça en place, bah on n'en sait rien. Et l'héroïne n'a pas le regard qu'on pourrait retrouver dans d'autres types d'animés du genre. Non là, elle est plus mélancolique, parfois sinistre, mais en même temps touchante, avec un air désabusé qui lui donne une dimension très étrange mais aussi fascinante. Visuellement, c'est superbe, très doux, très graphique, et ça dénote avec le côté violent, il y a quand même des mises à mort dans chaque épisode, ce sont des jeux de survie dans lesquels les candidates s'adonnent, bah ça reste dans une ambiance très onirique, sensible, on a presque l'impression d'être dans un cauchemar idyllique. Le fait qu'elles ne saignent pas quand elles sont blessées, donc on peut même leur remettre leurs membres perdus après la partie si elles en perdent, rend le truc justement pas gore du tout. Violent, oui, même psychologiquement, mais pas gore. Le sang est remplacé par une sorte de mousse, comme dans des peluches par exemple, et ils arrivent à rendre ça crédible et pas ridicule. Ça donne même des scènes très picturales, assez fortes visuellement. C'est lent, parfois, avec une musique hyper mélodieuse. Donc vraiment, ça dénote à fond avec le propos. J'ai vraiment aimé regarder Shibu Yuji. même si je pense que c'est pas pour tout le monde, il n'y a pas de grand moment d'action, c'est lent, voire contemplatif parfois. Il faut adhérer au parti pris du dessin sur certains passages où les visages sont dessinés qu'en contour. On ne voit vraiment pas les yeux, la bouche ni rien, mais chez moi, ça marche à fond. Le light novel a déjà 9 tomes au Japon, zéro chez nous, et il a déjà été adapté en manga. Il y en a 5 là-bas, et le tome 1 devrait sortir en France le 11 septembre 2026. Il est fort probable qu'il atterrisse dans ma bibliothèque. Et enfin, un film d'animation est prévu au Japon pour le 10 juillet et fera office de suite directe à cette saison et donc arrivera peut-être un jour sur nos plateformes, mais pour le moment, j'ai rien vu pour l'affirmer. Bon, mes petits geekouniou, c'est le moment de vous annoncer quelque chose. Je vous le dis ici parce que c'est le bon endroit pour le faire. Cet épisode, c'est le dernier rendez-vous du dimanche sous la bannière supplément chill. Mais pas de panique ! Je n'arrête pas de vous parler de mes lectures et visionnages, bien au contraire. A partir de maintenant, tout sera réuni sous un seul nom, Supplément Geek, le nom du podcast et de la chaîne YouTube, avec un seul rendez-vous par semaine, le mercredi. Vous pouvez donc vous abonner pour rester informé, je vais pas arrêter. L'idée, c'est d'avoir quelque chose de plus clair, de plus solide, et aussi d'encore mieux préparer, et avec un rythme plus soutenable pour moi, parce que deux épisodes par semaine, quand on fait tout tout seul, ça peut être compliqué. Donc dans Supplément Geek, il y aura toujours mes recos, mes lettures et visionnages, mais aussi le gros sujet de la semaine, comics ou mangas, j'alterne chaque semaine. Et pour les invités, là aussi ça change, ce sera simple, premier mercredi du mois. Bref, moins de dispersion, plus de lisibilité, mais toujours la même envie de parler pop culture avec vous. On se retrouve donc mercredi pour le dernier supplément geek à l'ancienne, et je vous parlerai d'un manga qui devrait être bien plus célèbre, même s'il l'est déjà un peu, mais pas assez souvent cité, à mon sens, ça irait. D'ici là, geekez bien vos geekeries, et bon chill !