- Speaker #0
Hello chère maman de haut niveau, j'espère que tu vas bien. Alors si jamais ce n'est pas le cas, je t'invite à écouter ce premier épisode d'une série d'interviews avec des mamans inspirantes qui ont décidé de kiffer leur vie avec leur enfant. Mon objectif, comme tu le sais, c'est de t'inspirer pour t'aider à retrouver l'espoir d'abord et la sérénité ensuite. Mais avant d'entrer dans le vif du sujet, j'ai une excellente nouvelle pour toi. La réouverture de mon programme signature, celui qui transforme la vie des mamans. Je parle bien évidemment de mon programme TDAH Serenity, un coaching de groupe au sein duquel les mamans d'enfants TDAH bénéficient de trois mois d'accompagnement entourés de moi-même et de toute mon équipe d'experts. Le nombre de places étant limité, je t'invite à t'inscrire sur la liste d'attente pour obtenir les infos en exclusivité. Tu trouveras le lien vers la liste d'attente en description de cet épisode. Place maintenant à notre interview avec Zohra. Zohra est une maman incroyable qui est également la coach pilate de mon coaching de groupe. Oui, parce que dans mon coaching de groupe, le bien-être physique et mental des mamans est clairement ma priorité. Mais revenons à Zohra. C'est une battante qui a décidé de vivre ses rêves malgré son handicap. Un parcours inspirant que je te laisse tout de suite découvrir.
- Speaker #1
Bonjour Zohra.
- Speaker #2
Bonjour Sabrina, comment vas-tu ?
- Speaker #1
Bah écoute, ça va et toi ?
- Speaker #2
Oui, ça va, j'ai bien dormi, ça va.
- Speaker #1
Merci à toi d'avoir accepté mon invitation. Je sais que tu es très occupée, notamment avec ton petit garçon, mais pas que, tu vas nous raconter tout ça. Est-ce que tu peux te présenter ?
- Speaker #2
Oui, bien sûr. Alors, moi, c'est Zohra. J'ai 33 ans. Je suis maman d'un petit garçon de 2 ans et demi. Et je suis instructrice pilates certifiée depuis maintenant presque un an. J'enseigne cette méthode dans mon association sur Jeune Villiers. Et aussi, je propose des coachings vidéo en ligne. Donc, voilà.
- Speaker #1
Super, écoute, merci. Alors Zohra, pour que nos auditeurs comprennent, on s'est rencontré dans le cadre d'un accompagnement. En fait, tu as sollicité mes services après la naissance de ton fils.
- Speaker #2
C'est ça.
- Speaker #1
voilà et donc j'ai eu le bonheur de t'accompagner pendant plusieurs mois et puis ensuite j'ai accompagné aussi ta maman, ton papa, ta petite soeur toute la famille voilà donc je te remercie à toi déjà pour ta confiance en tout cas voilà j'ai passé un super moment avec chacun des membres de ta famille je dois bien le dire donc merci encore pour ta confiance merci à toi Sabrina et alors je voulais donc que tu nous expliques ton parcours parce que tu as un parcours très atypique et aussi très intéressant, qui va inspirer aussi beaucoup de mamans qui traversent aussi peut-être des difficultés de la même nature. Donc tu as vécu un événement particulièrement douloureux et traumatique, et j'aimerais que tu nous en parles.
- Speaker #2
Je te remercie Sabrina de me laisser aujourd'hui prendre la parole sur ce sujet qui me touche particulièrement. Je me suis rendu compte récemment que justement le fait d'en parler pourrait avoir un impact positif autour de moi. Il faut savoir que justement j'avais fait appel un petit peu à tes services même si j'étais déjà disons bien calée dans le domaine du bien-être j'ai toujours pris soin de moi, fait attention à ce que je mange j'avais quand même besoin de ton professionnalisme et d'apporter un petit peu cette valeur ajoutée par rapport à tout ce que tu proposes et je t'en remercie parce que ça m'a énormément aidée Alors, le bien-être me touche particulièrement parce que j'ai toujours recherché comment me faire du bien par rapport à ce que je traverse, ce que j'ai traversé et ce que je continue de traverser au final. J'étais toujours à la recherche de comment me faire du bien, comment essayer de jongler entre un bon sommeil, une bonne alimentation, une pratique d'activité physique, etc. et je sentais qu'après l'arrivée de mon fils, je bloquais en fait. Il y avait beaucoup de choses que je ne connaissais pas, j'étais très carencée et tu m'as apporté justement toutes ces réponses. Alors, il faut savoir que pour la petite histoire, la petite ou la grande, ça dépend comment on la voit, à l'âge de 15 ans, donc adolescente, j'ai traversé une période un petit peu difficile, j'ai eu un accident de la voie publique. Cet accident, il faut savoir qu'il m'a coûté la moitié de mon pied et du coup j'ai perdu la marche pendant presque dix ans. J'ai mis dix ans à récupérer. entre centre de rééducation, hôpital, plusieurs opérations à mon actif, et jongler avec l'école à la maison, l'école en centre de rééducation, etc. En fait, j'ai grandi vraiment dans un univers où je n'ai pas eu le temps de faire la crise d'adolescence ou quoi que ce soit. Moi, je n'ai pas connu tout ça. Je suis rentrée directement dans le domaine où il faut sauver mon pied, il faut remarcher très vite, il faut en même temps continuer. Il y avait beaucoup de il faut, il faut Au final, je me mettais beaucoup de pression. Il faut savoir que je n'ai jamais redoublé. Avec le recul aujourd'hui, je me dis que j'aurais pu au final. Ce que je traversais, c'était possible. Et du coup, oui, beaucoup de pression, beaucoup de stress, de remise en question. Parce que du coup, on a un nouveau corps. Il faut savoir s'adapter avec, apprendre à se connaître en même temps, travers sa période de l'adolescence. Donc voilà, c'est toute cette période-là un petit peu que j'ai dû traverser. et j'ai rencontré plusieurs problématiques que des adolescents vont rencontrer des jeunes femmes vont rencontrer qui sont en bonne santé et du coup moi traverser toutes ces choses là en même temps avec le handicap c'était pas forcément évident mais c'est faisable par la grâce d'Allah adolescente on va faire simple tu connais Sabrina le parcours de l'ado où il faut choisir tout de suite une voie alors que tu te connais même pas tu sais même pas ce que tu veux faire dans la vie on te demande tout de suite qu'est-ce que tu veux faire plus tard Alors moi j'ai envie d'adresser vraiment un message à tous ces jeunes d'aujourd'hui qui se sentent peut-être paumés, qu'on leur met tout de suite des étiquettes, tu ne sais pas ce que tu veux faire, t'es perdu, laissez-vous perdre, perdez-vous, il n'y a pas de problème, cherchez-vous, parce qu'après d'être perdu, qu'est-ce qui se passe ? Tu te trouves, donc perds-toi. tranquille si tu trouves pas ce que tu veux faire tout de suite je t'invite vraiment à te connaître déjà dans un premier temps donc je m'adresse vraiment à toutes ces mamans qui ont des enfants de 15 à 18 ans parce que ça a été cette période là qui a été difficile pour moi t'imagines Sabrina, ça a été plus difficile pour moi la scolarité que le handicap. Parce que le handicap, à côté, bon, ok, je suis blessée, j'ai perdu la moitié de mon pied, j'avais des infirmières aux petits soins, j'avais des kinés. C'est à travers la kinésithérapie, justement, que j'ai connu le domaine du sport et le pilates. Donc, du coup, j'avais déjà des abdômes béton à 16 ans. Non, franchement, tout ça, ça s'est super bien passé parce qu'on te donne de l'espoir, on te dit que ça va aller.
- Speaker #1
alors que non j'ai plus subi du stress avec l'école tu te rends compte on te demande de faire des choses une institution scolaire qui ne tient pas compte en fin de compte de ton évolution en fait c'est ça carrément carrément c'est ce que je dis souvent aux mamans tu as raison de le souligner moi aussi mon fils à un moment donné l'a connu cette période là tu vois c'est à dire que l'école a un planning mais ce planning de l'école il ne correspond pas en fait à la diversité des situations que vivent les jeunes, tout simplement. Et tout le monde n'est pas prêt au mois d'octobre de telle année ou de tel cycle, etc. Et ça, c'est une aberration pour moi d'exiger de tous, en fait, d'avoir la réponse à cette question qui est quand même fondamentale et quand même à un âge où on ne se connaît pas encore. Pour moi, c'est une aberration et je suis contente que tu soulignes.
- Speaker #2
Oui, je voulais vraiment souligner ce sujet-là parce que je sais que ta spécialité, c'est vraiment le TDAH. D'ailleurs, en ayant pu participer à tout ce que tu proposes, j'ai pu moi-même remarquer que je le suis au final. Je l'ai été et je le suis encore. Et je comprends mieux, j'ai les réponses à mes questions et mes doutes d'adolescentes. Et je pense que c'est important de pouvoir mettre un mot sur ces mots, M-A-U-X.
- Speaker #1
Zohra, qu'est-ce que tu as dit à la conseillère d'orientation ? Parce que si tu lui as dit je vais être coach pilote avec un chien en moins, je ne pense pas qu'elle a kiffé le délire.
- Speaker #2
Déjà, on va juste revenir à la psychologue. Je m'en souviendrai toute ma vie de cette psychologue. Elle est venue me voir sur mon lit d'hôpital. Elle m'a regardée. Elle m'a dit, tu sais que tu ne pourras plus mettre de petites chaussures à nouveau. Et là, j'ai pleuré, pleuré, pleuré. Alors, je comprends sa méthode. Mais en fait, elle a été horrible parce que non, ce n'est pas vrai. J'ai pu remettre des petites chaussures, j'ai pu porter des robes et me faire belle. Non, c'est faux au final. Tu vois, comme quoi, c'est vraiment Allah qui décide de ton destin. et du coup au final après les psychologues c'était moi je leur faisais la psychologie, je leur posais des questions sur leur vie au final ils commençaient à parler ils m'ont dit bon là stop on est là pour vous mais ils ont arrêté de me voir parce que tu peux pas je leur disais moi mon psychologue c'est Allah au final j'ai pas besoin je comprends qu'il y en a qui ont besoin d'accompagnement attention je serais pas con pour aller voir une psychologue aujourd'hui pour discuter avec elle de point à plus éclairer mais c'est vrai que très jeune comme ça on nous médicamente, du coup, pour m'endormir un petit peu, pour supporter la douleur, mais on ne nous apprend pas à survoler tout ça, on ne nous apprend pas à nous projeter, à nous dire, il y a une douleur, il y a quelque chose, tu vas devoir vivre avec et faire des choix par conséquence, c'est-à-dire que tu dois intégrer cet handicap au quotidien. et je l'ai appris au fur et à mesure toute seule parce que ça a été très très très brut moi l'entrée dans le monde du travail j'ai demandé juste à ce qu'on m'adapte la photocopieuse à côté de moi pour pas faire des allers-retours, on m'a dit non, c'est pas possible on m'a pas gardé du coup j'ai dit ah ouais, du coup si c'est comme ça je vais devoir vraiment me former toute seule au final je l'ai remercié je l'ai remercié parce qu'ils m'ont poussé à aller très loin à dépasser mes limites donc au final je les remercie mais c'est vrai que voilà, si j'adresse ce message à ces mamans là, Sabrina c'est vraiment pour qu'elles puissent aussi elles se réveiller et parler à leurs enfants, communiquer je les invite vraiment à apprendre à se connaître dans un premier temps connaître leur peur, leurs limites ce qui les anime au fond d'elles, au fond d'eux qu'est-ce qui te fait plaisir ? Est-ce que c'est plutôt d'entreprendre ? Est-ce que c'est plutôt de créer des choses ? De rester assis sur un bureau et de répondre à des services ? Qu'est-ce qui t'anime ? Qu'est-ce qui te fait du bien ? Et commencer par ces pistes-là, essayer parce que tu peux essayer, au final ça ne te plaît pas. J'ai envie de te dire, même si à 26 ans tu changes de voie, c'est OK. même si il y a 40 ans tu changes de voie c'est ok t'as le droit de faire plusieurs métiers alors si tu veux rigoler mon parcours j'ai fait un DUT carrière sociale j'étais dans l'animation ensuite j'ai fait un bachelor européen en tourisme donc j'étais en agence de voyage ensuite j'ai voulu ouvrir ma salle de sport mais je me suis retrouvée à travailler dans des salles de sport et là c'est là que j'ai découvert le métier je me suis dit pourquoi pas moi pourquoi pas moi coach sportif à enseigner justement cette méthode qui me tient vraiment à coeur et d'où mon parcours où j'ai vraiment pu seulement à 31 ans avec mon enfant à me former à la méthode Pilates ça a duré plus d'un an et demi mais c'était magnifique parce que du coup vraiment je sens qu'autour de moi j'avais besoin de donner un sens et des valeurs à ce que je fais je sens que je fais du bien à ces femmes j'aide les personnes vraiment à travers la thérapie par le mouvement à se faire du bien ne serait-ce que de demander à une maman de lever le bras en direction du plafond pour la plupart, c'est très difficile. Elles ont mal aux épaules, elles ont mal au cervical. Et ne serait-ce que de les entraîner à faire ça quotidiennement et qu'après, elles viennent me voir et me disent Mais ça me fait du bien, c'est super, merci. Rien que ça, je me dis que j'ai accompli ma mission de vie, je me sens bien. Je ne suis pas là pour la performance. Je l'ai donnée, la performance, à 24 ans, 25 ans, en salle de sport. Mais là, vraiment, trouver sa voie, je pense que c'est important. Tu as cette sensation de ne jamais aller travailler au final. même si le statut d'entrepreneur est très difficile aujourd'hui, parce que du coup, tu dois vraiment faire des choix qui sont importants. Tu as des choses à payer, tu as des choses à gérer, mais c'est une bonne fatigue. À choisir entre la fatigue d'aller travailler pour quelqu'un qui ne veut pas adapter ta photocopieuse, et ta fatigue à toi voilà le choix est vite fait je me fais me lever à 8h du matin coacher des femmes pour voir après les prendre un petit déj tranquillement mais voilà tout ça pour te dire que je te laisse parler Sabrina on l'a pas précisé mais c'est vrai que tu
- Speaker #1
étais la coach sportive du programme TDAH pour ceux qui ne connaissent pas c'est mon coaching de groupe et effectivement tous les dimanches matins grâce à toi on a pu pratiquer le pilates et c'est vrai que ça a énormément plu aux mamans qui étaient pour la plupart sédentaires Et ça leur a permis aussi de faire une activité sportive avec leurs enfants. Et ça, c'était intéressant parce que c'était dimanche matin et on leur a dit, mais prenez vos enfants. Ce n'est pas une excuse, ce n'est pas grave, faites-les bouger avec vous. Et il n'y a pas mieux finalement que de montrer l'exemple aussi à ces enfants en termes d'activité physique, tu vois, et de pratiquer aussi ce petit moment d'échange et de partage, de complicité avec les enfants, tu vois. Donc c'était vraiment top tes séances et je confirme que tu es vraiment passionné par ce que tu fais.
- Speaker #2
C'est ça. En fait, tout ce que je donne là, je me dis, c'est ce que j'aurais voulu recevoir. Et je pense que c'est le discours que tu nous donnes à chaque fois, Sabrina. C'est que j'ai même mis en place des ateliers pilates maman-bébé. Je me suis formée instructrice massage-bébé pour connaître ce public. Avant d'accoucher, je me suis dit, bon, un bébé, c'est quoi ? Parce que c'est bien beau de porter le petit neveu, la petite nièce. OK, mais ce n'est pas pareil quand tu as ton enfant qui pleure. J'ai voulu comprendre c'est quoi les pleurs, c'est quoi, voilà, qu'est-ce qu'un bébé ressent. On oublie qu'un enfant a ses émotions. on est beaucoup dans l'éducation positive en ce moment, c'est super, mais on oublie que l'enfant a cette émotion, la maman aussi, et pour un bien-être général, ça passe par le bien-être de la maman, et c'est ce que tu répètes souvent, et je leur dis, mais même s'il y a l'enfant à côté, faites les mouvements, il va vous imiter, restez en mouvement, le sport ce n'est pas forcément aller à la salle, prendre son sac, une demi-heure de route, ensuite une heure d'entraînement, non. ça peut être à la maison, je prends mon tapis de sport et je fais quelques étirements, je fais quelques exercices qui ne me prennent pas de temps et qui me font du bien, mais c'est la régularité qu'on demande au final, c'est la régularité, c'est ce qui est apprécié au final, c'est ce qui va donner des résultats dans votre quotidien. Donc voilà ce que j'essaye d'enseigner à ces femmes. et pour en revenir en tout cas à l'handicap, voilà, moi il se vit tous les jours, et je pense qu'elles se reconnaissent un petit peu en moi ces femmes-là, parce que au final je vis avec des douleurs chroniques c'est-à-dire que je ne sais pas ce que c'est de vivre sans douleur vraiment, j'ai appris à vivre avec, j'ai appris à plus ou moins parfois les écouter, parfois non mais elles se reconnaissent en moi elles disent bon bah ok, moi j'ai peut-être mal à l'épaule, elle a peut-être mal au pied mais on peut faire quelque chose ensemble je peux bouger mon autre épaule je peux bouger le bas du corps je me vide l'esprit, j'oxygène mes muscles, je respire. Apprendre à respirer. Combien de personnes ne savent pas respirer, Sabrina ?
- Speaker #1
Énormément. Est-ce que tu peux nous expliquer pourquoi tu as encore des douleurs chroniques ? Parce que ça aussi, moi, au début, ça m'avait un peu interpellée quand tu me l'as dit.
- Speaker #2
D'accord. Alors, il faut savoir que moi, l'accident, comme je t'ai dit, ça m'a coûté la moitié du pied. Mais en fait, au final, ça m'a coûté tout le pied. C'est tout le pied qui est parti ce jour-là. et le chirurgien il a fait ce qu'il a pu, il a récupéré que la moitié et forcément quand tu récupères tu greffes un petit peu de la peau pour du pied de ce qui reste etc pour en créer un joli petit moignon parce que dans le terme chirurgical c'est un moignon et ce moignon là pour les médecins il est très joli il est très bien mais il est très fragile parce que c'est comme la peau d'un brûlé vif Et du coup, cette peau-là, elle respire mal. Et quand elle respire mal, il suffit d'un petit frottement. Je te donne un exemple. Sabrina, tu achètes une nouvelle paire de chaussures. Et cette paire de chaussures-là, au début, peut-être qu'elle te gêne, elle te crée même des petites cloques. Moi, c'est ce qui m'arrive souvent. Si je marche trop, si j'ai fait trop d'efforts dans la journée, si je suis trop sollicité ou que je suis mal appareillée ou parce qu'il faut attendre le prochain rendez-vous pour réparer mon orthèse, du coup, ça peut me créer des petites lésions. Et ces lésions-là vont mettre des fois deux semaines à guérir, des fois deux jours, des fois trois mois. et ça c'est mon quotidien au final c'est mon quotidien à me dire bon bah là ok je suis blessée bah ça je peux pas faire en fait à chaque fois que je dois sortir c'est très réfléchi et ça c'est une charge mentale et ça crée un épuisement et d'où les douleurs chroniques ça peut être une fatigue chronique aussi parce que tu dois tellement réfléchir à comment tu dois t'organiser je peux te dire oui, aujourd'hui, on va se voir, mais le soir même, je ne peux plus. Je ne peux plus parce que j'ai tellement donné dans mon quotidien, ne serait-ce que les choses, aller prendre sa douche, s'occuper de son foyer. Ça peut tellement me prendre, on va dire, 70% de mon énergie. Chez vous, peut-être que ça va vous prendre 20%, mais chez moi, ça me prend tellement que je ne pourrai plus assumer la suite. Aller voir quelqu'un ou sortir. faire des courses et d'où c'est un handicap au final c'est un handicap même si je suis en fait de l'hiver tu es confrontée entre un choix à chaque fois entre vouloir et pouvoir c'est à dire que tu as ce que tu veux mais le corps ne suit pas et tu es obligée du coup de t'adapter à la vitesse de ton corps finalement exactement mais Allah il est juste pourquoi ? parce que il m'a donné la capacité d'enseigner la méthode pilate à travers cette méthode t'es pas obligée de rester debout tu peux rester allongée sur le dos, faire tes abdominaux, travailler tes fessiers, tu peux tout faire sans frustration. Et du coup, j'extériorise comme ça. J'extériorise comme ça et aussi quand je vais dire aux filles quoi faire, comment faire, etc. Les voir faire, c'est comme si moi je l'avais fait. Et du coup, ça me fait du bien. Parce que oui, effectivement, je suis une pile électrique, Sabrina, tu me connais. Je fais plein de choses en même temps et du coup, voilà, j'arrive entre guillemets à ne pas ressentir cette frustration. Parce qu'il faut savoir que je ne peux plus courir à vie. Et ça oui, c'est frustrant Ça peut être un sujet qu'on pourra aborder La maman et le handicap Avec un enfant Parce que du coup, quand t'as un enfant de 2 ans et demi qui veut courir partout Forcément, vous vous doutez bien que je sors pas seule avec lui Et ça aussi, c'est une charge mentale Faut toujours réfléchir qui peut venir avec toi Pour l'emmener au parc T'attrapes la voisine, t'attrapes le neveu Et tout ça C'est pour ça que Chacun, je pense, vraiment chacun vit ses difficultés dans son quotidien, à nous de savoir les contourner, à nous de savoir vraiment les prendre dans le bon sens, de se dire, bon, ok, je peux m'amuser autrement, je ne peux pas faire ça, mais je peux faire ça. Je ne sens pas que mon enfant est frustré, alhamdoulilah. Je pense qu'il est bien épanoui même. Et pour moi, ça, c'est une réussite. C'est un challenge que j'ai pu accomplir et je vais continuer.
- Speaker #1
Moi je pense Zohra que ta force c'est ton mental, parce que malgré l'immensité de l'épreuve, surtout à un âge où tu étais quand même très jeune et donc tu as dû te confronter vraiment à la on va dire à des challenges que très peu d'enfants de cet âge là ou de jeunes ados de cet âge là vivent, ça t'a énormément forgé au niveau mental et ça se ressent. Je veux dire tu es quelqu'un depuis que je te connais je t'ai toujours connu avec un mindset positif. c'est à dire que t'es pas du tout le genre de personne qui va se lamenter sur son sort qui va se plaindre mais absolument pas,
- Speaker #2
même c'est toi plutôt qui encourage les autres on essaye c'est vrai ce qui est fou c'est que je vais me plaindre pour des broutilles genre la vaisselle elle est pas faite je ne veux pas arriver en retard mais oui c'est clair pour les gros trucs il y a plein de monde comme ça je pense j'en ai connu quand c'est des grosses épreuves je me dis il n'y a pas le choix et qu'est-ce que mon seigneur attend de moi quelle est ma mission de vie ici bas et au final je pense qu'il faut juste savoir vivre les choses sereinement J'aime beaucoup cette phrase On peut faire autrement, c'est pas grave. J'aime beaucoup ces phrases-là. Il n'y a pas qu'une seule manière de faire. Et Sabrina, toi, tu m'as ouvert l'esprit par rapport à ça et à l'école, justement. quand t'as un enfant voilà suspect neuroatypique un peu comme moi ça m'étonnerait pas avec une belle hyperactivité je dis une belle parce que moi je trouve ça génial je fais que de rigoler tous les jours avec lui voilà il a pas envie il a pas envie il ressent des choses les enfants c'est ce que je me dis je me dis voilà on a ce recul là de se dire en fait il n'y a pas qu'une seule manière de faire et je pense que les gens ils ont peur ils ont peur de faire autrement oui Peur peut-être d'être jugée ou peur, voilà, ou pas envie de se prendre la tête, tout simplement. Je pense qu'ils n'ont pas envie de réfléchir aussi à d'autres moyens de faire. C'est parfois plus simple, peut-être, je ne sais pas. Mais moi, j'ai toujours...
- Speaker #1
Plus confortable, on va dire.
- Speaker #2
Voilà, plus confortable.
- Speaker #1
Que de se poser les vraies questions. Mais moi, je suis sûre, tu vois, que la qualité de ta vie est à l'image des questions que tu te poses. et pour rebondir sur ce que tu disais par rapport à ton épreuve c'est que finalement c'est pas tant l'événement lui-même que tu vis qui importe que le sens que tu lui donnes et toi tu lui as donné un sens positif qui fait que ça t'a permis de rebondir c'est
- Speaker #2
ça je repenserai toujours à ma prof d'économie qui me disait mais tu sais Il y a des gens comme ça qui restent ancrés dans ta tête. Elle me dit, tu sais, il y a une danseuse ballerine très connue. Elle m'a donné le nom. Bon, je ne l'ai pas reconnue, tu me connais. Je ne l'ai pas retenue. Elle a eu un accident avec un ascenseur. Du coup, elle a perdu son pied carrément. Et elle est danseuse ballerine, très connue, malgré le handicap. Et moi, je me disais, mais impossible. Tu ne peux pas faire ça. Quelque chose avec mon corps, en tout cas, pour moi, c'était impossible. Je me suis dit, il faut que ça soit intellectuel ou assis sur un bureau. mais mon dieu j'ai testé un travail assise en bureau mais c'était à me tirer une balle c'était pas possible tout ce qui était pointé point 14h j'avais envie de faire ma sieste et non 14h il fallait rentrer de la pause d'aise pointer, répondre à des appels ah non c'était juste pas possible on allait à l'encontre en fait de mes besoins et moi la sieste encore aujourd'hui c'est primordial je sais même pas comment les gens font pour tenir des journées de 8h à 18h je sais pas comment ils font Sabrina c'est pas possible
- Speaker #1
C'est vrai que tu as dit que tu as tous les caractéristiques de quelqu'un qui a un TDAH, mais tu n'es pas encore diagnostiqué officiellement. Est-ce que c'est quelque chose vers lequel tu vas aller avoir un diagnostic officiel ?
- Speaker #2
Oui, je pense que c'est important de, un, pour faire la paix avec soi-même, parce que des fois, je me trouvais parfois pissarde, je ne comprends pas pourquoi tout le monde comprend et moi, je ne comprends pas. J'avais toujours l'impression d'être un petit peu à l'ouest. Et j'ai envie de te dire, le handicap, il est venu au bon moment parce que c'est vraiment l'âge où l'adolescence, tu peux vite être mise de côté pour rien. Et moi, j'ai eu cette chance au baccalauréat d'avoir à chaque fois une heure en plus à toutes mes épreuves. Parce que j'avais mon handicap. Mais je t'assure qu'avec ou sans le handicap, c'est une heure en plus, c'était la bienvenue. Moi, le temps de lire le sujet, de m'installer, de regarder mon environnement, moi, je regardais tout. J'entendais la montre, j'entendais les pas des professeurs, j'entendais tout, je voyais tout. Tout est décuplé au final, parce que plus le TDAH, je pense que j'ai une hypersensibilité très développée. Et du coup, voilà.
- Speaker #1
Tu sais que dans le TDAH, le filtre à stimuli ne fonctionne pas. C'est-à-dire que tous les stimuli arrivent. avec le même niveau d'intensité dans ton cerveau. Et là, ce que tu décris, je l'ai totalement vécu. Je me souviens, moi, j'ai passé beaucoup de concours. Et à chaque fois que j'entendais l'enseignant qui marche dans l'allée, qui donne une feuille à quelqu'un qui a besoin d'une nouvelle feuille, ou alors à la fin, le pire, c'était quand il disait, il vous reste cinq minutes. Après, c'était, il vous reste quatre minutes. Mais moi, c'était terminé.
- Speaker #2
Moi, ça me bloque.
- Speaker #1
À partir du moment où il faisait le décompte,
- Speaker #2
je ne pouvais plus. Moi aussi, ça me bloque. Ouais, ça me bloque. Non, il y a tout à revoir dans l'enseignement. Mais c'est pour ça, d'où l'importance du parent de s'informer de tout ça. et ton enfant est normal au final, c'est le système qui n'est pas normal et pas adapté, ce n'est pas possible, on ne peut pas formater comme ça.
- Speaker #1
Tu disais que toi tu aimerais bien te faire diagnostiquer, ton fils à l'heure actuelle, il est encore petit bien sûr, il a deux ans et demi là.
- Speaker #2
Deux ans et demi, oui. Deux ans et demi,
- Speaker #1
mais alors il a déjà toutes les caractéristiques d'un beau TDAH. D'ailleurs, c'est incroyable à quel point il m'a rappelé mon fils, mais c'est incroyable dans la gestuelle, dans la manière de faire.
- Speaker #2
Ah ouais, il ne cesse pas de faire.
- Speaker #1
Ah ouais, non mais c'est impressionnant. C'est vrai que ce sont des enfants qui ont vraiment leur personnalité. C'est
- Speaker #2
Ouais, mais j'aime trop.
- Speaker #1
gênent trop oui bien sûr mais nous on les aime comme ça mais c'est ça qui gêne le système on aime pas les individus qui sont trop libres tu vois que ce soit l'environnement où il sera je sais qu'il se laissera pas faire il se laissera bouffer, pas bouffer comme moi je l'ai été par exemple au travail jusqu'à en faire un burn out un burn out professionnel tu vois jamais je sais que ça lui arrivera ce genre de choses parce que lui il saura dire non mais que mais
- Speaker #2
il a de la chance d'avoir une maman comme toi qui le soutient par rapport à ça, déjà c'est super et moi c'est mon objectif en fait d'apprendre à mon fils à écouter ses besoins et son ressenti aussi parce que Allah il met en nous quelque chose on sent les choses on sait que c'est pas bon ou que telle chose ça va pas le faire mais on s'écoute pas assez on nous a pas appris à nous écouter assez et aussi à gérer nos émotions parce que moi je sais pas ce que c'est de gérer les émotions je me bats encore aujourd'hui contre moi-même euh... pour comprendre qu'est-ce que je ressens, pourquoi ça, qu'est-ce que ça dit de moi. Mais voilà, toutes ces questions-là, et il y en a beaucoup qui ne font pas ce travail-là. Tu vois, c'est compliqué à gérer.
- Speaker #1
C'est vrai que j'ai remarqué beaucoup les femmes, notamment TDAH, c'est celle que je connais le mieux, parce que c'est souvent elle que j'accompagne. On se remet beaucoup en question. On fait beaucoup d'introspection. C'est vrai que c'est quand même quelque chose que je retrouve énormément.
- Speaker #2
C'est une fatigue, parfois, assez épuisante. Des fois, je dis, j'en ai marre d'être moi, on est 15 dans ma tête, j'ai envie de… Là, je suis à deux doigts de faire une autre formation pour compléter ce que je fais.
- Speaker #1
En plus de sortir la moitié de l'équipe, à l'heure de dégager.
- Speaker #2
je me dis non calme toi mais ouais j'ai besoin de rien faire parfois, là tu vois c'est ce que je vis et ça me fait du bien ce podcast parce que j'ai envie de le faire entendre un petit peu à tout le monde mais des fois oui ne faites rien c'est ok aussi ne faites rien ça veut pas dire que tu vaux rien on est tellement dans le faire dans cette société que c'est fou hein, mais là j'ai envie de me le réveiller tranquillement de ranger ma maison tranquillement ou pas de sortir, d'aller prendre l'air et surtout à l'approche du moins sacré de faire encore ce travail d'introspection et d'essayer de changer ce qu'il y a à changer en tout cas à l'intérieur de soi pour mieux briller en tout cas auprès d'Allah et des autres et de faire du bien autour de soi c'est important parce qu'au final aujourd'hui on est là, demain on ne sait pas donc j'espère que ce podcast va faire du bien à ceux qui auront le temps de l'écouter tu as parlé de ton rôle en tant que maman
- Speaker #1
parle-nous de la relation que tu avais toi avec ta maman après ton handicap comment est-ce que toi, ta maman, ton papa,
- Speaker #2
tes parents de manière générale ont vécu cette situation et est-ce qu'ils ont contribué à te donner cette force que tu as aujourd'hui alors moi mes parents franchement je ne les remercierai jamais assez ils ont toujours été là après de manière différente c'est-à-dire que ma mère elle faisait attention à ce que je mange bien Elle m'a porté mes repas tous les soirs, elle a toujours été présente, toujours positif, toujours de ce côté à se dire Alhamdoulilah, t'es en vie, t'inquiète pas, ça va aller Même mes choix, elle respectait tous mes choix. Si je voulais arrêter l'école, elle m'aurait dit Ok Si je voulais faire astronaute, elle m'aurait dit Ok Ma mère, franchement, rien à dire. elle est bien d'ailleurs Agnès si tu nous écoutes mais en fait je pense tellement elle voulait pas me blesser elle s'est dit elle fera tout ce qu'elle veut après voilà c'est sûr qu'il faut nous mettre des limites aux enfants mais je pense que la limite Allah il me l'a déjà donnée avec ce pied donc ça m'a beaucoup préservé de pas mal de choses faut dire ce qu'il y ait donc j'avais pas le temps de faire quoi que ce soit de toute façon une fille comme moi qui sort tu la remarques tout de suite la fille avec le pire en moins tu sais c'est qui mais voilà c'est à dire que moi même j'avais pas j'avais tout de suite cette maturité de me dire qu'est-ce que je vais faire plus tard qu'est-ce que je vais devenir donc oui ma mère rien à dire et mon père lui c'était plus le challenger lui c'était continue de voyager ma fille te maries pas tout de suite t'as le temps va en Australie lui c'était tous mes voyages il m'a supporté voilà on s'appelait il voulait toujours voir quelle activité je me rappelle un jour je l'ai appelé j'étais à Singapour et je lui dis papa regarde ce que je vais faire et je lui avais filmé je m'apprêtais à faire la tyrolienne et j'allais complètement me lâcher dans le vide donc oui voilà tu vois les TDAH une fille censée avec un handicap normalement non elle s'aventure pas là dedans moi non j'ai foncé il lui regardait il était trop bien je pense qu'à travers moi il vivait un peu ce qu'il aurait aimé vivre lui-même il m'a toujours soutenue donc non il n'y a rien à dire franchement je pense que cette force-là je la tiens aussi de mes parents toujours dans la positivité malgré ce qui nous arrive à chaque fois et hamdoulilah franchement rien à dire
- Speaker #1
Masha'Allah mais c'est important quand même que t'en parles tu vois parce que c'est là où on voit le rôle social des parents mais vraiment oui
- Speaker #0
C'est hyper important, tu vois, et même pour toutes les mamans d'enfants TDAH qui nous écoutent, de comprendre que c'est elles qui ont le pouvoir, en fait, vraiment d'améliorer la vie de leur enfant, tu vois. Que ce soit la vie au niveau mental ou psychique ou physique, tu vois. Mais c'est hyper important à comprendre parce que très souvent, on est quand même dans un système où on nous dit que c'est les experts qui décident, c'est les experts qui vont faire le nécessaire, etc. Oui, il y a des experts et on les utilise, il n'y a pas de problème. Mais c'est avant tout ce qui se passe à la maison qui va être déterminant. D'ailleurs, les études scientifiques, notamment celles qui sont réalisées au niveau de l'école, prouvent que ce qui va être déterminant dans ta réussite, ce n'est pas tellement ce qui se passe à l'école, c'est plutôt ce qui se passe à la maison, justement.
- Speaker #1
Carrément, carrément. Et j'en profite même pour remercier mes frères et sœurs, parce que du coup, ils ont contribué aussi à mon bien-être. Je sais que parfois, tout tourne autour de moi, et le temps fait que ça s'est équilibré. Mais je voulais aussi les remercier d'avoir sacrifié de leur temps. leur énergie et du coup c'est important la relation frère aussi pour pouvoir plus tard avoir j'ai cette figure masculine en tout cas de mon frère parce que voilà du coup tu te projettes plus tard tu te dis voilà j'aimerais bien me marier et je sais qu'il y avait toujours cette peur dans ma famille mais oh là là j'espère qu'elle va se marier malgré le handicap mais plus vous êtes sûr de ce que vous représentez de ce que vous êtes bah alhamdoulilah plus vous allez attirer les bonnes choses vers vous au final je me dis mais en fait j'avais peur pour rien je suis une fille géniale mais tout le monde rêverait de se marier avec moi c'est trop vrai du coup voilà j'ai toujours nourri cette pensée là en moi et Alhamdoulilah
- Speaker #0
on patiente et Allah il nous donne ce qu'on a ce qu'on aura puis c'est tout mais voilà tout ça pour dérossir ce que tu dis Zohra dans le sens où en fait l'énergie positive attire de l'énergie positive vu que toi tu faisais ce travail sur toi tu vois tu étais magnétique malgré toi en quelque part donc tu as été positif à toi si tu avais été tout le temps dans la complainte à te dire mais pourquoi ça m'est arrivé à moi et pourquoi moi je suis comme ci et pas comme les autres etc etc eh bien, tu auras attiré aussi quelqu'un qui est dans le mal-être, finalement. On s'attire de l'énergie qu'on dégage.
- Speaker #1
Exactement. C'est très poussé, au final. C'est pour ça que nos domaines se rejoignent, parce que pour nourrir les cellules, pour que ça puisse cicatriser sereinement, ce que tu vas mettre dans ta bouche, c'est très important, au final. Ce dont quoi tu vas te nourrir, comment il a été traité, comment il a été amené dans ton assiette, c'est important. Et donc, oui, j'avais cette réflexion-là depuis mes 17-18 ans. et donc l'impact du sucre aujourd'hui je le vois autour de moi c'est pas forcément les consciences ne sont pas encore forcément réveillées et c'est un travail que je fais au quotidien aussi, c'est un travail que je fais au quotidien et donc voilà c'est pour ça que je te dis vraiment ça se rejoint ça se rejoint ton travail et le mien moi ça passe à travers le mouvement qu'il faut vraiment continuer à bouger à votre niveau c'est à dire que même si vous pouvez pas monter des escaliers bah allez marcher et ça passe aussi du coup par l'alimentation donc voilà mon objectif en tout cas Sabrina actuellement super en tout cas c'était super intéressant alors écoute pour terminer cette interview parce qu'on arrive vers la fin ça passe très très vite je
- Speaker #0
vais te poser en fait quelques questions mais alors beaucoup plus fun que celles que je t'ai posées jusqu'à présent Parce que l'histoire, l'idée c'est de se détendre un peu. Tu es d'accord avec moi Zohra ? On est des haches, on s'assume.
- Speaker #2
Alors,
- Speaker #0
quel est Zohra, ton dessin animé préféré ?
- Speaker #1
alors j'aime beaucoup Shrek j'aime trop je te jure j'aime trop l'humour de ce dessin animé là il me semble que c'est un Pixar c'est pas un Disney je me rappelle plus mais en tout cas
- Speaker #3
Shrek ça me fait je sais pas je redeviens l'enfant là c'est un film que je t'ai cité il y en a 4 en tout mais je me rappelle parce que la dernière fois qu'on a été le voir au cinéma c'était avec ma soeur mais on a eu des fous rires avec ma soeur on rigole pour rien
- Speaker #1
Oui, moi, j'aurais cité Shrek en premier. Après, il y avait plein de petits dessins animés quand j'étais un peu plus jeune. Mais je ne sais pas, c'est des classiques à l'ancienne. Tom et Jerry, j'en ai plein. Les Super Nana.
- Speaker #3
Je ne sais pas si ça te parle parce que c'est vraiment ancien.
- Speaker #0
Oui, j'aimais bien. Tu es plus vieux que moi.
- Speaker #3
Oui, j'aimais bien. Ah non, voilà. Si je te dis Princesse Sarah, ça serait te mentir. Mais ça serait te mentir. Je m'ennuyais quand je regardais ça. Je n'ai jamais accroché.
- Speaker #1
mais ouais voilà c'est plus les cartoons de tout ce qui est cartoon network là je me rappelle j'aimais bien regarder ça mais voilà j'étais pas j'étais pas trop tu rigolais j'étais pas trop dessin animé parce que pendant que mes frères et soeurs ils regardaient dessin animé qu'est-ce que je faisais moi à ton avis Sabrina ?
- Speaker #3
ah tu sautais partout non je faisais le ménage je faisais le ménage avant que ma mère rentre comme ça bah c'était tout propre ouais voilà tu vois pour te dire la maturité à 7 ans 8 ans
- Speaker #0
mais en tout cas voilà je savais quand même m'amuser mais voilà les dessins animés en tout cas que mes préférés et du coup si tu devais choisir un personnage de dessin animé t'as particulièrement touché c'est ça ?
- Speaker #1
ben là là là un personnage je choisirais une fille ça serait Mulan ça serait plus Mulan ouais la battante ouais je me reconnais un petit peu en elle elle a un petit peu dévié les règles elle a pas trop écouté mais elle a eu raison au final de pas trop écouter c'est écouter je
- Speaker #0
sais pas elle a écrit son destin exactement ce serait plus Mulan ok alors maintenant si tu devais être coincée dans un ascenseur avec un personnage célèbre qui choisirais-tu ?
- Speaker #1
franchement là te répondre là tout de suite je vais être frustrée parce qu'après je vais raccrocher je vais dire purée non en fait c'était ce personnage là plutôt là j'en ai le croc dans ma tête écoute honnêtement je sais pas et tu vois du coup ça soulève vraiment une problématique chez les personnes comme moi quand on doit donner un résultat tout de suite et qu'on n'est pas apte à répondre. Honnêtement, je ne sais pas. Je pense que je vais te retourner la question, Sabrina.
- Speaker #3
Toi,
- Speaker #1
tu aimerais te bloquer avec qui ?
- Speaker #3
Là, tout de suite,
- Speaker #1
aujourd'hui.
- Speaker #0
Je te confirme que ce n'est pas simple. Mais là, aujourd'hui, par rapport au contexte de l'actualité internationale, je te dirais avec Motaz. Motaz, je te dirais que c'est palestinien. Je vois.
- Speaker #1
Très intéressant.
- Speaker #0
Il m'a tellement touchée avec ses vidéos, avec ses stories, avec ce qu'il a vécu à son jeune âge, il n'a que 24 ans, que je te dirais que ce sera avec lui. J'aimerais discuter avec lui.
- Speaker #1
Tu vois, là, j'en ai des frissons. C'est vrai que là, tout de suite, c'est intéressant.
- Speaker #0
Mais bon, avant ce qui s'est passé récemment, je dirais que si j'avais dû répondre à cette question... Il y a tellement de gens finalement, quand tu réfléchis au niveau historique, que certains gens auraient voulu connaître.
- Speaker #1
Comme Nelson Mandela. Oui, c'est ça, Nelson Mandela, exactement.
- Speaker #0
Savoir comment il a fait pour supporter sa détention. Comment il a fait ?
- Speaker #1
Alors,
- Speaker #0
tu sais que l'ennui, c'est quand même la pire des choses pour un TDAH. Moi, je sais que je fuis l'ennui. Il ne faut surtout pas que je... On s'occupe.
- Speaker #3
Oui, il faut qu'on s'occupe.
- Speaker #0
Et je sais que, par exemple, j'ai toujours un livre dans mon sac, parce que si je suis dehors, je vais à un rendez-vous et que j'ai de l'attente, je ne supporte pas de rester comme ça, à rien faire, tu vois. C'est clair. C'est insupportable. Donc, c'est ça, cette question de savoir comment il a supporté ce temps qui passait comme ça, sans savoir en plus la fin de l'échéance, sans savoir à quel moment il allait pouvoir être libéré. Ça, j'aimerais savoir vraiment comment il a fait au niveau mindset.
- Speaker #1
Carrément, oui. C'est vrai qu'il faut avoir un sacré mental.
- Speaker #0
grave cette épreuve là elle m'a beaucoup touchée à l'époque j'étais jeune quand il a été libéré et je me souviens que ça m'a beaucoup marqué et surtout ce fait qu'il soit sorti de détention mais sans haine c'était puissant aussi j'ai trouvé ça sans haine malgré tout ce qu'il avait subi de garder toujours un état d'esprit positif et de ne pas alimenter la haine à l'intérieur de lui c'est un bel exemple de résilience c'est vraiment... donc voilà une question Zormi de clôture tu dis que tu pouvais échanger de corps changer de corps en fait avec un animal pour une journée lequel choisirais-tu et comment passerais-tu ta journée alors
- Speaker #3
déjà c'est sûr c'est pas la vache j'ai assez donné là je pense à toutes les mamans qui continuent d'allaiter du coup ça serait plus le guépard à ton avis,
- Speaker #1
pourquoi Sabrina ? le guépard pour sa vitesse exactement vu que je ne peux plus courir je pense que j'aurais tellement aimé retrouver cette sensation là de course donc ouais je pense que ça serait le guépard
- Speaker #0
J'ai partagé autrement dans ma story justement une vidéo, je sais pas si tu l'as vu, d'un guépard mais comment il est beau, c'est juste impressionnant. Moi je suis subjuguée sur les animaux de manière générale et surtout quand ils sont bien sûr à l'état de liberté tu vois dans la nature. C'est beau ce qu'il dégage, je sais pas comment t'expliquer, ça me touche énormément.
- Speaker #1
Ouais on s'en souvient.
- Speaker #0
Un guépard tu fais quoi de ta journée ?
- Speaker #3
Je te chasse, non je te dis quoi.
- Speaker #0
je pense que leur journée ils sont à la recherche de proies bah oui c'est ça t'es pas obligé d'avoir une vie de guépard t'as le droit je vais au bureau je prends le bus
- Speaker #3
je pense que pour attirer les foules si je vais chez les humains qu'est-ce qu'il va se passer ? ils vont me tirer dessus laisse moi aller voir les chutes du Niagara courir au Kenya tranquillement je vais rester dans la nature j'essaierai de monter dans des sommets et
- Speaker #1
de pouvoir de pouvoir observer la nature vraiment je pense qu'ils ont accès à des choses que nous humains si ce n'est qu'avec des appareils électroniques on peut pas avoir accès donc oui il y a tellement de choses qui sont créées sur terre qu'on a pas pu voir qu'on verra jamais au final donc
- Speaker #0
tu dis qu'eux ils ont gardé leur fitra en fait la nature c'est un truc de fou non mais super ta question on a perdu super ta question
- Speaker #1
Je tenais quand même à le préciser.
- Speaker #3
Très bonne question.
- Speaker #0
Écoute, merci Zohra. Merci d'avoir répondu à toutes mes questions. Même si elles sont pas farfelues.
- Speaker #3
Elles sont pas farfelues. J'aurais aimé avoir ce genre de questions au bac.
- Speaker #0
Tu m'étonnes. Si un jour ça arrive au bac, c'est que vraiment, on a bien bien évolué.
- Speaker #3
Je te jure. Merci à toi, Sabrina.
- Speaker #0
À bientôt, Zohra. Ciao.
- Speaker #3
À bientôt.