Description
Et si la plus belle des rencontres était celle avec soi même?
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Et si la plus belle des rencontres était celle avec soi même?
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Avez-vous déjà réfléchi à la destination du voyage de vos rêves ? Moi, j'y ai déjà pensé. Et pour être bien, ici et maintenant, je vous propose de plonger au plus profond de soi-même. Bienvenue dans le podcast « Tendre une main pour soi » . Vous êtes avec Alice Boy, embarquement immédiat, porte numéro 54. Il y a eu un moment où quelque chose s'est rompu en moi, sans bruit, sans drame, dans un silence si profond que je l'ai senti résonner dans tout mon être. Ce n'était pas de la colère, ce n'était pas de la tristesse, c'était quelque chose de plus radical, de plus définitif. C'est le moment où le lien invisible qui me reliait au père de mes enfants, à mon amour de jeunesse, s'est coupée de l'intérieur. Et quand ce lien s'est rompu, quelque chose d'étrange s'est produit. Je ne ressentais plus rien, ni colère, ni culpabilité, ni regret, juste une paix froide, presque clinique, qui me surprenait moi-même. Je me demandais si c'était normal de ne rien ressentir, mais au fond, je savais que mon inconscient avait pris une décision à mon insu, qu'il avait fermé une porte que ma conscience hésitait encore à fermer. Cette rupture intérieure n'était pas préparée, elle est arrivée après des accumulations silencieuses. Chaque fois que j'ai donné et qu'on a pris sans gratitude, chaque fois que j'ai été présente et que l'on a remarqué que mon absence, chaque fois que j'ai offert ma vulnérabilité et qu'on l'a utilisée contre moi, toutes ces expériences se sont empilées quelque part dans mon inconscient. J'ai dû accepter une vérité douloureuse, à savoir que je n'ai jamais vraiment été aimée pour ce que je suis, mais pour ce que j'offrais. Alors j'ai continué, j'ai donné encore une chance et encore une. Je me racontais des histoires, je cherchais des excuses, je minimisais. Mais pendant ce temps, temps mon inconscient comptait. Il enregistrait chaque déséquilibre, chaque injustice émotionnelle, chaque trahison mineure et un jour, sans prévenir, il a atteint un seuil, un point de non-retour. À ce moment-là, mon inconscient a coupé le lien définitivement. Ce qui est troublant, c'est que je n'ai rien décidé consciemment. C'est arrivé malgré moi. Je me suis réveillée, un matin, et j'ai réalisé que je ne ressentais plus rien. Pas de haine, pas d'amour, pas de nostalgie. Rien comme s'il était devenu un étranger. Cette neutralité m'a déstabilisée. quand je me souvenais de ce que je ressentais avant et de l'intensité de mon attachement. Et maintenant, il n'y avait plus que du vide. C'est mon moi profond qui avait pris le relais en faisant ce que ma conscience n'osait pas faire pour protéger mon intégrité. Continuer à maintenir ce lien aurait continué à me blesser. Et mon inconscient a refusé la répétition de la blessure en mettant fin à ce cycle. Je n'avais pas d'émotion de tristesse, de deuil de cette relation à traverser. Il n'y avait rien de tout cela. C'était comme s'il avait été effacé de mon registre émotionnel. Je continuais de le croiser, de lui parler si nécessaire. Mais intérieurement, le lien était complètement mort. Et ce qui était le plus frappant en me connaissant, c'était que je ne culpabilisais pas. Normalement, j'aurais eu tendance à me demander ce que j'aurais pu faire pour éviter cet éloignement. Mais là, je n'éprouvais étonnamment aucune culpabilité. Car ce n'était pas moi qui avais décidé. C'était quelque chose de plus profond, quelque chose qui savait. qui avait vu, qui avait compris que cette relation était toxique pour mon âme, et qui a agi en conséquence. Ma conscience, elle, voulait encore croire, encore espérer, encore donner, mais mon inconscient savait. Il savait que cette personne ne changerait jamais, qu'elle continuerait à prendre sans donner. à blesser sans reconnaître, à utiliser mon empathie comme une ressource gratuite. Alors mon inconscient a pris la décision que ma conscience n'osait pas prendre. Il a coupé le lien et il l'a fait de manière si nette, si définitive, qu'il ne restait aucun fil émotionnel à démêler. Je suis partie du domicile conjugal, j'ai fermé la porte, c'était fini, sans appel, sans retour possible. Et ce qui est extraordinaire, c'était que je n'ai pas lutté contre cette décision. Je l'ai acceptée immédiatement, parce qu'au fond, je savais qu'elle était juste, que c'était nécessaire, que c'était même... en retard. J'aurais pu résister à ma rupture, m'accrocher, négocier avec moi-même, revenir pour tenter un dernier essai, mais pour moi, le lien était coupé. Je n'ai pas résisté, j'ai lâché prise instantanément, non par résignation, mais par reconnaissance. J'ai reconnu que mon système intérieur avait fait le travail que ma volonté n'avait pas réussi à faire et j'ai respecté cette décision. Je ne l'ai pas remise en question, je n'ai pas cherché à la comprendre intellectuellement, je l'ai vécu. Et dans cette acceptation, il y avait une forme de sagesse. Jusque-là, je pensais que l'attachement est un acte volontaire et qu'on choisit d'aimer, de se lier, de rester connecté. Mais en réalité, l'attachement a sa propre logique, son propre mécanisme. Je n'ai pas décidé de me détacher, j'ai décidé de partir physiquement, de ne plus le voir, mais le lien émotionnel, lui, a persisté. Il a continué à exister en moi. Je pensais encore à lui, je ressentais encore quelque chose quand j'entendais son nom. Le détachement véritable ne se commande pas. Il est arrivé quand les conditions ont été réunies, quand mon inconscient a achevé son travail de comptabilité émotionnelle, quand la balance a tellement penché d'un côté, qu'il n'y avait plus aucune ambiguïté possible. À ce moment-là, et seulement à ce moment-là, le lien s'est coupé. Et il s'est coupé naturellement, sans effort. Ce silence émotionnel n'était pas de l'indifférence, mais ma guérison. Après la rupture du lien, j'ai eu besoin de vérifier. Je me testais moi-même. Je pensais à lui pour voir ce que je ressentais. J'imaginais le revoir, je me demandais ce que je lui dirais si je revenais. Et à chaque fois, je constatais la même chose. Je ne ressentais rien. Aucune émotion, aucun désir de revanche, aucune envie de confrontation, aucun besoin de clarification. Pendant que je dormais, pendant que je vivais, mon inconscient avait travaillé en arrière-plan. Et un jour, je me suis réveillée guérie. Sans avoir fait de thérapie, sans même avoir pleuré toutes les larmes de mon corps, ma blessure avait cicatrisé d'elle-même. Et c'est exactement ce qui se passe quand le lien se coupe de l'intérieur. Mon égo voulait peut-être maintenir la relation par loyauté, par espoir, par peur de la solitude. Mais mon inconscient, lui... n'a pas eu ses scrupules. Il n'avait qu'un objectif, celui de préserver mon intégrité psychique. Et si cela signifiait couper un lien qui me détruisait, il l'a fait, sans hésitation, sans sentimentalité, avec une efficacité chirurgicale. Je me suis désengagée d'une relation qui ne me nourrissaient plus, et je les redirigais ailleurs, vers moi-même d'abord, vers des relations plus saines ensuite, vers des projets qui m'animent et me font grandir. J'ai cessé de projeter sur l'autre des qualités qu'il n'avait pas. Je n'étais plus dans l'illusion. J'ai cessé d'aimer une image. Et ce fut un moment crucial. Le lien était coupé, toutes mes projections étaient tombées, je le voyais enfin tel qu'il était, sans filtre, sans espoir déformant, sans idéalisation. Et cette vision nue a révélé une vérité que je n'avais pas voulu voir. Il n'a jamais été celui que je croyais. Il a joué un rôle. Il a rempli une fonction. Il a répondu à un besoin inconscient que j'avais en moi. Mais il n'a jamais été un partenaire authentique, un ami véritable, un être capable de réciprocité. Je voyais désormais clairement. L'illusion s'était dissoute et mon attachement Avec. Stupéfaite, je me demandais comment avais-je pu ne pas voir, comment avais-je pu accepter pendant si longtemps l'inacceptable, comment avais-je pu me mentir à moi-même avec une telle constance. Je ne me suis pas jugée, mais j'étais étonnée de découvrir à quel point mon inconscient m'avait maintenu dans mes illusions pour m'éviter une douleur qu'ils jugeaient prématurée. Car si j'avais vu la vérité trop tôt, avant d'être prête, cela aurait pu me briser. Mon inconscient m'a protégée en maintenant le voile, en me laissant croire encore un peu, jusqu'à ce que je sois assez forte pour supporter la vérité. Et quand ce moment est arrivé, il a levé le voile d'un coup, sans préparation, et j'ai tout vu. Et cette vision a coupé le lien. Je n'ai pas décidé consciemment de ne plus rien ressentir pour lui. Ça ne marche pas comme ça. Mon inconscient a fait son travail. Et quand cela a été le bon moment, Le lien s'est coupé naturellement, sans effort de ma part. Parfois, le meilleur travail que l'on puisse faire est de ne rien faire, d'observer, d'attendre, de laisser mûrir, de faire confiance. Notre système intérieur est plus intelligent que notre mental. Il voit des choses qu'on ne voit pas, il sait des choses qu'on ne sait pas, et il agira quand il le faudra. Quand le lien s'est coupé, je suis entrée dans une phase nouvelle, une phase où je n'étais plus définie par mes relations passées, où je n'étais plus hantée par ce qui aurait pu être, où je n'étais plus en attente d'excuses ou de reconnaissance. J'étais libre. Libre de construire quelque chose de nouveau, sur des bases saines. avec des gens qui respectent ma valeur. Cette liberté ressemblait à une sorte de plénitude, la plénitude de quelqu'un qui n'est plus tiraillé entre ce qu'elle donne et ce qu'elle reçoit. Tout était clair, aligné, tout était en paix. Cette paix n'était pas de la résignation, mais je savais ce que je méritais. Je ne me contenterai plus de miettes, je ne négocierai plus, je ne me sacrifierai plus pour des gens incapables de le voir. Cette clarté a tout changé, elle a transformé ma manière d'aborder mes relations. Je suis devenue sélective, exigeante. Je sais désormais ce que ça fait. Lorsqu'un lien se coupe, je sais la souffrance silencieuse qui précède, je sais le vide qui suit, et je ne veux plus jamais revivre ça. Alors je choisis différemment, j'observe différemment, je ressens différemment. Ma plus grande sagesse a consisté à ne rien faire. à laisser mourir ceux qui devaient mourir, à ne pas retenir ceux qui voulaient partir, à accepter que certaines personnes aient un rôle limité dans ma vie et que quand ce rôle est terminé, il faut les laisser partir, sans colère, sans culpabilité, avec gratitude même, pour ce qu'elles m'ont appris. Aujourd'hui, je suis riche de ce que mon histoire m'a enseigné, et je vais tenter de me souvenir du dicton d'Héraclite, « On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve » . Cette citation résonne en moi, elle parle du sourire que j'ai perdu et que je ne retrouverai jamais à l'identique. Elle parle de cette larme. qui a tracé un sillon sur ma joue. Elle parle de mes amours qui sont des courants chauds, de mes peines qui sont des eaux glacées. Elle parle de mon espoir, de mes doutes et de mes cicatrices. Tout s'écoule, rien jamais ne demeure. Les changements les plus profonds sont ceux... que nul œil ne peut voir. Mon esprit n'est plus le même. L'expérience même de cette première baignade, de la fraîcheur de l'eau, le sentiment de liberté, cette expérience a laissé son empreinte en moi, moi qui reviens sur la rive. Je ne suis plus celle qui est entrée dans l'eau la première fois. Je suis plus riche d'une sensation, plus âgée d'un instant, subtilement altérée, infiniment différente. Et voilà, le miracle silencieux de chaque moment. Ce n'est pas seulement le fleuve qui est autre, c'est moi. Chaque rencontre est infiniment unique. La vie est comme une danse, une danse. éternel de forces qui naissent se rencontrent et se transforment et je suis dans la danse ce premier amour qui un jour m'a semblé un océan sans fin ce premier et moi m'a submergé tout entière les années ont passé une part de moi espérait secrètement Retrouver la magie d'alors, je cherchais dans ses yeux le reflet de celle que j'étais, je tendais l'oreille pour entendre la mélodie d'autrefois, mais je sentais bien que c'était impossible. Le fleuve a coulé, le grand fleuve de nos vies respectives a creusé de nouveaux lits, heurté de nouveaux rochers. Nous avons été sculptés par d'autres joies, polis par d'autres larmes. Tenter de revivre le passé, c'est demander à l'eau de revenir en arrière. Quand je reprends une photographie de moi enfin, je vois ses yeux grands ouverts, sur un monde plein de promesses, ce sourire qui ne connaissait pas encore le poids de certains mots, cette confiance offerte au monde, comme une main tendue. Je reconnais ce visage, et pourtant, cette personne n'est plus. Le fleuve du temps ne m'a pas détruite, il m'a emportée, et patiemment, vague après vague, il m'a transformée en la personne que je suis. Chaque souffle que je prends, chaque regard que je croise, Chaque parole que j'entends est un miracle unique, un cadeau qui ne sera jamais offert deux fois. C'est une invitation à épouser le présent, un appel à danser avec le changement. La véritable sagesse, la seule paix possible, consiste à apprendre à nager, à ouvrir les bras. Pour accueillir chaque jour comme une nouvelle eau, c'est accepter avec une grâce souveraine que les amitiés se transforment, que les amours se métamorphosent, que les certitudes d'hier deviennent les questions de demain. Chaque instant où je respire est une occasion unique de me baigner dans la vie. Chaque rencontre que je fais, est une nouvelle eau qui vient me toucher. Chaque lever de soleil est un nouveau fleuve qui s'offre à moi. Je suis pleinement, entièrement présente à la caresse de l'instant. Vous le savez, j'aime bien vous quitter sur les paroles d'une chanson. Je suis un homme de Cro-Magnon. Je suis un singe ou un poisson sur la terre. terre en toute saison moi je tourne en rond je tourne en rond je suis un seul puis des millions je suis un homme au coeur de lyon à la guerre en toute saison moi je tourne en rond je tourne en rond je suis un homme plein d'ambition belle voiture et belle maison dans la chambre dans le salon moi je tourne en rond Je tourne en rond, j'ai fait l'amour et la révolution, j'ai fait le tour de la question, j'avance, avance à reculons, oui je tourne en rond, je tourne en rond, tu vois, je ne suis pas un homme, je suis le roi de l'illusion, au fond, qu'on me pardonne, je suis le roi, le roi des cons. Si vous avez aimé ce podcast, je vous remercie de me faire un petit signe, de le partager pour qu'il voyage le plus loin possible. Vous pouvez me retrouver sur TikTok, Instagram, Facebook, Youtube et je vous dis à très vite !
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Et si la plus belle des rencontres était celle avec soi même?
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Avez-vous déjà réfléchi à la destination du voyage de vos rêves ? Moi, j'y ai déjà pensé. Et pour être bien, ici et maintenant, je vous propose de plonger au plus profond de soi-même. Bienvenue dans le podcast « Tendre une main pour soi » . Vous êtes avec Alice Boy, embarquement immédiat, porte numéro 54. Il y a eu un moment où quelque chose s'est rompu en moi, sans bruit, sans drame, dans un silence si profond que je l'ai senti résonner dans tout mon être. Ce n'était pas de la colère, ce n'était pas de la tristesse, c'était quelque chose de plus radical, de plus définitif. C'est le moment où le lien invisible qui me reliait au père de mes enfants, à mon amour de jeunesse, s'est coupée de l'intérieur. Et quand ce lien s'est rompu, quelque chose d'étrange s'est produit. Je ne ressentais plus rien, ni colère, ni culpabilité, ni regret, juste une paix froide, presque clinique, qui me surprenait moi-même. Je me demandais si c'était normal de ne rien ressentir, mais au fond, je savais que mon inconscient avait pris une décision à mon insu, qu'il avait fermé une porte que ma conscience hésitait encore à fermer. Cette rupture intérieure n'était pas préparée, elle est arrivée après des accumulations silencieuses. Chaque fois que j'ai donné et qu'on a pris sans gratitude, chaque fois que j'ai été présente et que l'on a remarqué que mon absence, chaque fois que j'ai offert ma vulnérabilité et qu'on l'a utilisée contre moi, toutes ces expériences se sont empilées quelque part dans mon inconscient. J'ai dû accepter une vérité douloureuse, à savoir que je n'ai jamais vraiment été aimée pour ce que je suis, mais pour ce que j'offrais. Alors j'ai continué, j'ai donné encore une chance et encore une. Je me racontais des histoires, je cherchais des excuses, je minimisais. Mais pendant ce temps, temps mon inconscient comptait. Il enregistrait chaque déséquilibre, chaque injustice émotionnelle, chaque trahison mineure et un jour, sans prévenir, il a atteint un seuil, un point de non-retour. À ce moment-là, mon inconscient a coupé le lien définitivement. Ce qui est troublant, c'est que je n'ai rien décidé consciemment. C'est arrivé malgré moi. Je me suis réveillée, un matin, et j'ai réalisé que je ne ressentais plus rien. Pas de haine, pas d'amour, pas de nostalgie. Rien comme s'il était devenu un étranger. Cette neutralité m'a déstabilisée. quand je me souvenais de ce que je ressentais avant et de l'intensité de mon attachement. Et maintenant, il n'y avait plus que du vide. C'est mon moi profond qui avait pris le relais en faisant ce que ma conscience n'osait pas faire pour protéger mon intégrité. Continuer à maintenir ce lien aurait continué à me blesser. Et mon inconscient a refusé la répétition de la blessure en mettant fin à ce cycle. Je n'avais pas d'émotion de tristesse, de deuil de cette relation à traverser. Il n'y avait rien de tout cela. C'était comme s'il avait été effacé de mon registre émotionnel. Je continuais de le croiser, de lui parler si nécessaire. Mais intérieurement, le lien était complètement mort. Et ce qui était le plus frappant en me connaissant, c'était que je ne culpabilisais pas. Normalement, j'aurais eu tendance à me demander ce que j'aurais pu faire pour éviter cet éloignement. Mais là, je n'éprouvais étonnamment aucune culpabilité. Car ce n'était pas moi qui avais décidé. C'était quelque chose de plus profond, quelque chose qui savait. qui avait vu, qui avait compris que cette relation était toxique pour mon âme, et qui a agi en conséquence. Ma conscience, elle, voulait encore croire, encore espérer, encore donner, mais mon inconscient savait. Il savait que cette personne ne changerait jamais, qu'elle continuerait à prendre sans donner. à blesser sans reconnaître, à utiliser mon empathie comme une ressource gratuite. Alors mon inconscient a pris la décision que ma conscience n'osait pas prendre. Il a coupé le lien et il l'a fait de manière si nette, si définitive, qu'il ne restait aucun fil émotionnel à démêler. Je suis partie du domicile conjugal, j'ai fermé la porte, c'était fini, sans appel, sans retour possible. Et ce qui est extraordinaire, c'était que je n'ai pas lutté contre cette décision. Je l'ai acceptée immédiatement, parce qu'au fond, je savais qu'elle était juste, que c'était nécessaire, que c'était même... en retard. J'aurais pu résister à ma rupture, m'accrocher, négocier avec moi-même, revenir pour tenter un dernier essai, mais pour moi, le lien était coupé. Je n'ai pas résisté, j'ai lâché prise instantanément, non par résignation, mais par reconnaissance. J'ai reconnu que mon système intérieur avait fait le travail que ma volonté n'avait pas réussi à faire et j'ai respecté cette décision. Je ne l'ai pas remise en question, je n'ai pas cherché à la comprendre intellectuellement, je l'ai vécu. Et dans cette acceptation, il y avait une forme de sagesse. Jusque-là, je pensais que l'attachement est un acte volontaire et qu'on choisit d'aimer, de se lier, de rester connecté. Mais en réalité, l'attachement a sa propre logique, son propre mécanisme. Je n'ai pas décidé de me détacher, j'ai décidé de partir physiquement, de ne plus le voir, mais le lien émotionnel, lui, a persisté. Il a continué à exister en moi. Je pensais encore à lui, je ressentais encore quelque chose quand j'entendais son nom. Le détachement véritable ne se commande pas. Il est arrivé quand les conditions ont été réunies, quand mon inconscient a achevé son travail de comptabilité émotionnelle, quand la balance a tellement penché d'un côté, qu'il n'y avait plus aucune ambiguïté possible. À ce moment-là, et seulement à ce moment-là, le lien s'est coupé. Et il s'est coupé naturellement, sans effort. Ce silence émotionnel n'était pas de l'indifférence, mais ma guérison. Après la rupture du lien, j'ai eu besoin de vérifier. Je me testais moi-même. Je pensais à lui pour voir ce que je ressentais. J'imaginais le revoir, je me demandais ce que je lui dirais si je revenais. Et à chaque fois, je constatais la même chose. Je ne ressentais rien. Aucune émotion, aucun désir de revanche, aucune envie de confrontation, aucun besoin de clarification. Pendant que je dormais, pendant que je vivais, mon inconscient avait travaillé en arrière-plan. Et un jour, je me suis réveillée guérie. Sans avoir fait de thérapie, sans même avoir pleuré toutes les larmes de mon corps, ma blessure avait cicatrisé d'elle-même. Et c'est exactement ce qui se passe quand le lien se coupe de l'intérieur. Mon égo voulait peut-être maintenir la relation par loyauté, par espoir, par peur de la solitude. Mais mon inconscient, lui... n'a pas eu ses scrupules. Il n'avait qu'un objectif, celui de préserver mon intégrité psychique. Et si cela signifiait couper un lien qui me détruisait, il l'a fait, sans hésitation, sans sentimentalité, avec une efficacité chirurgicale. Je me suis désengagée d'une relation qui ne me nourrissaient plus, et je les redirigais ailleurs, vers moi-même d'abord, vers des relations plus saines ensuite, vers des projets qui m'animent et me font grandir. J'ai cessé de projeter sur l'autre des qualités qu'il n'avait pas. Je n'étais plus dans l'illusion. J'ai cessé d'aimer une image. Et ce fut un moment crucial. Le lien était coupé, toutes mes projections étaient tombées, je le voyais enfin tel qu'il était, sans filtre, sans espoir déformant, sans idéalisation. Et cette vision nue a révélé une vérité que je n'avais pas voulu voir. Il n'a jamais été celui que je croyais. Il a joué un rôle. Il a rempli une fonction. Il a répondu à un besoin inconscient que j'avais en moi. Mais il n'a jamais été un partenaire authentique, un ami véritable, un être capable de réciprocité. Je voyais désormais clairement. L'illusion s'était dissoute et mon attachement Avec. Stupéfaite, je me demandais comment avais-je pu ne pas voir, comment avais-je pu accepter pendant si longtemps l'inacceptable, comment avais-je pu me mentir à moi-même avec une telle constance. Je ne me suis pas jugée, mais j'étais étonnée de découvrir à quel point mon inconscient m'avait maintenu dans mes illusions pour m'éviter une douleur qu'ils jugeaient prématurée. Car si j'avais vu la vérité trop tôt, avant d'être prête, cela aurait pu me briser. Mon inconscient m'a protégée en maintenant le voile, en me laissant croire encore un peu, jusqu'à ce que je sois assez forte pour supporter la vérité. Et quand ce moment est arrivé, il a levé le voile d'un coup, sans préparation, et j'ai tout vu. Et cette vision a coupé le lien. Je n'ai pas décidé consciemment de ne plus rien ressentir pour lui. Ça ne marche pas comme ça. Mon inconscient a fait son travail. Et quand cela a été le bon moment, Le lien s'est coupé naturellement, sans effort de ma part. Parfois, le meilleur travail que l'on puisse faire est de ne rien faire, d'observer, d'attendre, de laisser mûrir, de faire confiance. Notre système intérieur est plus intelligent que notre mental. Il voit des choses qu'on ne voit pas, il sait des choses qu'on ne sait pas, et il agira quand il le faudra. Quand le lien s'est coupé, je suis entrée dans une phase nouvelle, une phase où je n'étais plus définie par mes relations passées, où je n'étais plus hantée par ce qui aurait pu être, où je n'étais plus en attente d'excuses ou de reconnaissance. J'étais libre. Libre de construire quelque chose de nouveau, sur des bases saines. avec des gens qui respectent ma valeur. Cette liberté ressemblait à une sorte de plénitude, la plénitude de quelqu'un qui n'est plus tiraillé entre ce qu'elle donne et ce qu'elle reçoit. Tout était clair, aligné, tout était en paix. Cette paix n'était pas de la résignation, mais je savais ce que je méritais. Je ne me contenterai plus de miettes, je ne négocierai plus, je ne me sacrifierai plus pour des gens incapables de le voir. Cette clarté a tout changé, elle a transformé ma manière d'aborder mes relations. Je suis devenue sélective, exigeante. Je sais désormais ce que ça fait. Lorsqu'un lien se coupe, je sais la souffrance silencieuse qui précède, je sais le vide qui suit, et je ne veux plus jamais revivre ça. Alors je choisis différemment, j'observe différemment, je ressens différemment. Ma plus grande sagesse a consisté à ne rien faire. à laisser mourir ceux qui devaient mourir, à ne pas retenir ceux qui voulaient partir, à accepter que certaines personnes aient un rôle limité dans ma vie et que quand ce rôle est terminé, il faut les laisser partir, sans colère, sans culpabilité, avec gratitude même, pour ce qu'elles m'ont appris. Aujourd'hui, je suis riche de ce que mon histoire m'a enseigné, et je vais tenter de me souvenir du dicton d'Héraclite, « On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve » . Cette citation résonne en moi, elle parle du sourire que j'ai perdu et que je ne retrouverai jamais à l'identique. Elle parle de cette larme. qui a tracé un sillon sur ma joue. Elle parle de mes amours qui sont des courants chauds, de mes peines qui sont des eaux glacées. Elle parle de mon espoir, de mes doutes et de mes cicatrices. Tout s'écoule, rien jamais ne demeure. Les changements les plus profonds sont ceux... que nul œil ne peut voir. Mon esprit n'est plus le même. L'expérience même de cette première baignade, de la fraîcheur de l'eau, le sentiment de liberté, cette expérience a laissé son empreinte en moi, moi qui reviens sur la rive. Je ne suis plus celle qui est entrée dans l'eau la première fois. Je suis plus riche d'une sensation, plus âgée d'un instant, subtilement altérée, infiniment différente. Et voilà, le miracle silencieux de chaque moment. Ce n'est pas seulement le fleuve qui est autre, c'est moi. Chaque rencontre est infiniment unique. La vie est comme une danse, une danse. éternel de forces qui naissent se rencontrent et se transforment et je suis dans la danse ce premier amour qui un jour m'a semblé un océan sans fin ce premier et moi m'a submergé tout entière les années ont passé une part de moi espérait secrètement Retrouver la magie d'alors, je cherchais dans ses yeux le reflet de celle que j'étais, je tendais l'oreille pour entendre la mélodie d'autrefois, mais je sentais bien que c'était impossible. Le fleuve a coulé, le grand fleuve de nos vies respectives a creusé de nouveaux lits, heurté de nouveaux rochers. Nous avons été sculptés par d'autres joies, polis par d'autres larmes. Tenter de revivre le passé, c'est demander à l'eau de revenir en arrière. Quand je reprends une photographie de moi enfin, je vois ses yeux grands ouverts, sur un monde plein de promesses, ce sourire qui ne connaissait pas encore le poids de certains mots, cette confiance offerte au monde, comme une main tendue. Je reconnais ce visage, et pourtant, cette personne n'est plus. Le fleuve du temps ne m'a pas détruite, il m'a emportée, et patiemment, vague après vague, il m'a transformée en la personne que je suis. Chaque souffle que je prends, chaque regard que je croise, Chaque parole que j'entends est un miracle unique, un cadeau qui ne sera jamais offert deux fois. C'est une invitation à épouser le présent, un appel à danser avec le changement. La véritable sagesse, la seule paix possible, consiste à apprendre à nager, à ouvrir les bras. Pour accueillir chaque jour comme une nouvelle eau, c'est accepter avec une grâce souveraine que les amitiés se transforment, que les amours se métamorphosent, que les certitudes d'hier deviennent les questions de demain. Chaque instant où je respire est une occasion unique de me baigner dans la vie. Chaque rencontre que je fais, est une nouvelle eau qui vient me toucher. Chaque lever de soleil est un nouveau fleuve qui s'offre à moi. Je suis pleinement, entièrement présente à la caresse de l'instant. Vous le savez, j'aime bien vous quitter sur les paroles d'une chanson. Je suis un homme de Cro-Magnon. Je suis un singe ou un poisson sur la terre. terre en toute saison moi je tourne en rond je tourne en rond je suis un seul puis des millions je suis un homme au coeur de lyon à la guerre en toute saison moi je tourne en rond je tourne en rond je suis un homme plein d'ambition belle voiture et belle maison dans la chambre dans le salon moi je tourne en rond Je tourne en rond, j'ai fait l'amour et la révolution, j'ai fait le tour de la question, j'avance, avance à reculons, oui je tourne en rond, je tourne en rond, tu vois, je ne suis pas un homme, je suis le roi de l'illusion, au fond, qu'on me pardonne, je suis le roi, le roi des cons. Si vous avez aimé ce podcast, je vous remercie de me faire un petit signe, de le partager pour qu'il voyage le plus loin possible. 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Avez-vous déjà réfléchi à la destination du voyage de vos rêves ? Moi, j'y ai déjà pensé. Et pour être bien, ici et maintenant, je vous propose de plonger au plus profond de soi-même. Bienvenue dans le podcast « Tendre une main pour soi » . Vous êtes avec Alice Boy, embarquement immédiat, porte numéro 54. Il y a eu un moment où quelque chose s'est rompu en moi, sans bruit, sans drame, dans un silence si profond que je l'ai senti résonner dans tout mon être. Ce n'était pas de la colère, ce n'était pas de la tristesse, c'était quelque chose de plus radical, de plus définitif. C'est le moment où le lien invisible qui me reliait au père de mes enfants, à mon amour de jeunesse, s'est coupée de l'intérieur. Et quand ce lien s'est rompu, quelque chose d'étrange s'est produit. Je ne ressentais plus rien, ni colère, ni culpabilité, ni regret, juste une paix froide, presque clinique, qui me surprenait moi-même. Je me demandais si c'était normal de ne rien ressentir, mais au fond, je savais que mon inconscient avait pris une décision à mon insu, qu'il avait fermé une porte que ma conscience hésitait encore à fermer. Cette rupture intérieure n'était pas préparée, elle est arrivée après des accumulations silencieuses. Chaque fois que j'ai donné et qu'on a pris sans gratitude, chaque fois que j'ai été présente et que l'on a remarqué que mon absence, chaque fois que j'ai offert ma vulnérabilité et qu'on l'a utilisée contre moi, toutes ces expériences se sont empilées quelque part dans mon inconscient. J'ai dû accepter une vérité douloureuse, à savoir que je n'ai jamais vraiment été aimée pour ce que je suis, mais pour ce que j'offrais. Alors j'ai continué, j'ai donné encore une chance et encore une. Je me racontais des histoires, je cherchais des excuses, je minimisais. Mais pendant ce temps, temps mon inconscient comptait. Il enregistrait chaque déséquilibre, chaque injustice émotionnelle, chaque trahison mineure et un jour, sans prévenir, il a atteint un seuil, un point de non-retour. À ce moment-là, mon inconscient a coupé le lien définitivement. Ce qui est troublant, c'est que je n'ai rien décidé consciemment. C'est arrivé malgré moi. Je me suis réveillée, un matin, et j'ai réalisé que je ne ressentais plus rien. Pas de haine, pas d'amour, pas de nostalgie. Rien comme s'il était devenu un étranger. Cette neutralité m'a déstabilisée. quand je me souvenais de ce que je ressentais avant et de l'intensité de mon attachement. Et maintenant, il n'y avait plus que du vide. C'est mon moi profond qui avait pris le relais en faisant ce que ma conscience n'osait pas faire pour protéger mon intégrité. Continuer à maintenir ce lien aurait continué à me blesser. Et mon inconscient a refusé la répétition de la blessure en mettant fin à ce cycle. Je n'avais pas d'émotion de tristesse, de deuil de cette relation à traverser. Il n'y avait rien de tout cela. C'était comme s'il avait été effacé de mon registre émotionnel. Je continuais de le croiser, de lui parler si nécessaire. Mais intérieurement, le lien était complètement mort. Et ce qui était le plus frappant en me connaissant, c'était que je ne culpabilisais pas. Normalement, j'aurais eu tendance à me demander ce que j'aurais pu faire pour éviter cet éloignement. Mais là, je n'éprouvais étonnamment aucune culpabilité. Car ce n'était pas moi qui avais décidé. C'était quelque chose de plus profond, quelque chose qui savait. qui avait vu, qui avait compris que cette relation était toxique pour mon âme, et qui a agi en conséquence. Ma conscience, elle, voulait encore croire, encore espérer, encore donner, mais mon inconscient savait. Il savait que cette personne ne changerait jamais, qu'elle continuerait à prendre sans donner. à blesser sans reconnaître, à utiliser mon empathie comme une ressource gratuite. Alors mon inconscient a pris la décision que ma conscience n'osait pas prendre. Il a coupé le lien et il l'a fait de manière si nette, si définitive, qu'il ne restait aucun fil émotionnel à démêler. Je suis partie du domicile conjugal, j'ai fermé la porte, c'était fini, sans appel, sans retour possible. Et ce qui est extraordinaire, c'était que je n'ai pas lutté contre cette décision. Je l'ai acceptée immédiatement, parce qu'au fond, je savais qu'elle était juste, que c'était nécessaire, que c'était même... en retard. J'aurais pu résister à ma rupture, m'accrocher, négocier avec moi-même, revenir pour tenter un dernier essai, mais pour moi, le lien était coupé. Je n'ai pas résisté, j'ai lâché prise instantanément, non par résignation, mais par reconnaissance. J'ai reconnu que mon système intérieur avait fait le travail que ma volonté n'avait pas réussi à faire et j'ai respecté cette décision. Je ne l'ai pas remise en question, je n'ai pas cherché à la comprendre intellectuellement, je l'ai vécu. Et dans cette acceptation, il y avait une forme de sagesse. Jusque-là, je pensais que l'attachement est un acte volontaire et qu'on choisit d'aimer, de se lier, de rester connecté. Mais en réalité, l'attachement a sa propre logique, son propre mécanisme. Je n'ai pas décidé de me détacher, j'ai décidé de partir physiquement, de ne plus le voir, mais le lien émotionnel, lui, a persisté. Il a continué à exister en moi. Je pensais encore à lui, je ressentais encore quelque chose quand j'entendais son nom. Le détachement véritable ne se commande pas. Il est arrivé quand les conditions ont été réunies, quand mon inconscient a achevé son travail de comptabilité émotionnelle, quand la balance a tellement penché d'un côté, qu'il n'y avait plus aucune ambiguïté possible. À ce moment-là, et seulement à ce moment-là, le lien s'est coupé. Et il s'est coupé naturellement, sans effort. Ce silence émotionnel n'était pas de l'indifférence, mais ma guérison. Après la rupture du lien, j'ai eu besoin de vérifier. Je me testais moi-même. Je pensais à lui pour voir ce que je ressentais. J'imaginais le revoir, je me demandais ce que je lui dirais si je revenais. Et à chaque fois, je constatais la même chose. Je ne ressentais rien. Aucune émotion, aucun désir de revanche, aucune envie de confrontation, aucun besoin de clarification. Pendant que je dormais, pendant que je vivais, mon inconscient avait travaillé en arrière-plan. Et un jour, je me suis réveillée guérie. Sans avoir fait de thérapie, sans même avoir pleuré toutes les larmes de mon corps, ma blessure avait cicatrisé d'elle-même. Et c'est exactement ce qui se passe quand le lien se coupe de l'intérieur. Mon égo voulait peut-être maintenir la relation par loyauté, par espoir, par peur de la solitude. Mais mon inconscient, lui... n'a pas eu ses scrupules. Il n'avait qu'un objectif, celui de préserver mon intégrité psychique. Et si cela signifiait couper un lien qui me détruisait, il l'a fait, sans hésitation, sans sentimentalité, avec une efficacité chirurgicale. Je me suis désengagée d'une relation qui ne me nourrissaient plus, et je les redirigais ailleurs, vers moi-même d'abord, vers des relations plus saines ensuite, vers des projets qui m'animent et me font grandir. J'ai cessé de projeter sur l'autre des qualités qu'il n'avait pas. Je n'étais plus dans l'illusion. J'ai cessé d'aimer une image. Et ce fut un moment crucial. Le lien était coupé, toutes mes projections étaient tombées, je le voyais enfin tel qu'il était, sans filtre, sans espoir déformant, sans idéalisation. Et cette vision nue a révélé une vérité que je n'avais pas voulu voir. Il n'a jamais été celui que je croyais. Il a joué un rôle. Il a rempli une fonction. Il a répondu à un besoin inconscient que j'avais en moi. Mais il n'a jamais été un partenaire authentique, un ami véritable, un être capable de réciprocité. Je voyais désormais clairement. L'illusion s'était dissoute et mon attachement Avec. Stupéfaite, je me demandais comment avais-je pu ne pas voir, comment avais-je pu accepter pendant si longtemps l'inacceptable, comment avais-je pu me mentir à moi-même avec une telle constance. Je ne me suis pas jugée, mais j'étais étonnée de découvrir à quel point mon inconscient m'avait maintenu dans mes illusions pour m'éviter une douleur qu'ils jugeaient prématurée. Car si j'avais vu la vérité trop tôt, avant d'être prête, cela aurait pu me briser. Mon inconscient m'a protégée en maintenant le voile, en me laissant croire encore un peu, jusqu'à ce que je sois assez forte pour supporter la vérité. Et quand ce moment est arrivé, il a levé le voile d'un coup, sans préparation, et j'ai tout vu. Et cette vision a coupé le lien. Je n'ai pas décidé consciemment de ne plus rien ressentir pour lui. Ça ne marche pas comme ça. Mon inconscient a fait son travail. Et quand cela a été le bon moment, Le lien s'est coupé naturellement, sans effort de ma part. Parfois, le meilleur travail que l'on puisse faire est de ne rien faire, d'observer, d'attendre, de laisser mûrir, de faire confiance. Notre système intérieur est plus intelligent que notre mental. Il voit des choses qu'on ne voit pas, il sait des choses qu'on ne sait pas, et il agira quand il le faudra. Quand le lien s'est coupé, je suis entrée dans une phase nouvelle, une phase où je n'étais plus définie par mes relations passées, où je n'étais plus hantée par ce qui aurait pu être, où je n'étais plus en attente d'excuses ou de reconnaissance. J'étais libre. Libre de construire quelque chose de nouveau, sur des bases saines. avec des gens qui respectent ma valeur. Cette liberté ressemblait à une sorte de plénitude, la plénitude de quelqu'un qui n'est plus tiraillé entre ce qu'elle donne et ce qu'elle reçoit. Tout était clair, aligné, tout était en paix. Cette paix n'était pas de la résignation, mais je savais ce que je méritais. Je ne me contenterai plus de miettes, je ne négocierai plus, je ne me sacrifierai plus pour des gens incapables de le voir. Cette clarté a tout changé, elle a transformé ma manière d'aborder mes relations. Je suis devenue sélective, exigeante. Je sais désormais ce que ça fait. Lorsqu'un lien se coupe, je sais la souffrance silencieuse qui précède, je sais le vide qui suit, et je ne veux plus jamais revivre ça. Alors je choisis différemment, j'observe différemment, je ressens différemment. Ma plus grande sagesse a consisté à ne rien faire. à laisser mourir ceux qui devaient mourir, à ne pas retenir ceux qui voulaient partir, à accepter que certaines personnes aient un rôle limité dans ma vie et que quand ce rôle est terminé, il faut les laisser partir, sans colère, sans culpabilité, avec gratitude même, pour ce qu'elles m'ont appris. Aujourd'hui, je suis riche de ce que mon histoire m'a enseigné, et je vais tenter de me souvenir du dicton d'Héraclite, « On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve » . Cette citation résonne en moi, elle parle du sourire que j'ai perdu et que je ne retrouverai jamais à l'identique. Elle parle de cette larme. qui a tracé un sillon sur ma joue. Elle parle de mes amours qui sont des courants chauds, de mes peines qui sont des eaux glacées. Elle parle de mon espoir, de mes doutes et de mes cicatrices. Tout s'écoule, rien jamais ne demeure. Les changements les plus profonds sont ceux... que nul œil ne peut voir. Mon esprit n'est plus le même. L'expérience même de cette première baignade, de la fraîcheur de l'eau, le sentiment de liberté, cette expérience a laissé son empreinte en moi, moi qui reviens sur la rive. Je ne suis plus celle qui est entrée dans l'eau la première fois. Je suis plus riche d'une sensation, plus âgée d'un instant, subtilement altérée, infiniment différente. Et voilà, le miracle silencieux de chaque moment. Ce n'est pas seulement le fleuve qui est autre, c'est moi. Chaque rencontre est infiniment unique. La vie est comme une danse, une danse. éternel de forces qui naissent se rencontrent et se transforment et je suis dans la danse ce premier amour qui un jour m'a semblé un océan sans fin ce premier et moi m'a submergé tout entière les années ont passé une part de moi espérait secrètement Retrouver la magie d'alors, je cherchais dans ses yeux le reflet de celle que j'étais, je tendais l'oreille pour entendre la mélodie d'autrefois, mais je sentais bien que c'était impossible. Le fleuve a coulé, le grand fleuve de nos vies respectives a creusé de nouveaux lits, heurté de nouveaux rochers. Nous avons été sculptés par d'autres joies, polis par d'autres larmes. Tenter de revivre le passé, c'est demander à l'eau de revenir en arrière. Quand je reprends une photographie de moi enfin, je vois ses yeux grands ouverts, sur un monde plein de promesses, ce sourire qui ne connaissait pas encore le poids de certains mots, cette confiance offerte au monde, comme une main tendue. Je reconnais ce visage, et pourtant, cette personne n'est plus. Le fleuve du temps ne m'a pas détruite, il m'a emportée, et patiemment, vague après vague, il m'a transformée en la personne que je suis. Chaque souffle que je prends, chaque regard que je croise, Chaque parole que j'entends est un miracle unique, un cadeau qui ne sera jamais offert deux fois. C'est une invitation à épouser le présent, un appel à danser avec le changement. La véritable sagesse, la seule paix possible, consiste à apprendre à nager, à ouvrir les bras. Pour accueillir chaque jour comme une nouvelle eau, c'est accepter avec une grâce souveraine que les amitiés se transforment, que les amours se métamorphosent, que les certitudes d'hier deviennent les questions de demain. Chaque instant où je respire est une occasion unique de me baigner dans la vie. Chaque rencontre que je fais, est une nouvelle eau qui vient me toucher. Chaque lever de soleil est un nouveau fleuve qui s'offre à moi. Je suis pleinement, entièrement présente à la caresse de l'instant. Vous le savez, j'aime bien vous quitter sur les paroles d'une chanson. Je suis un homme de Cro-Magnon. Je suis un singe ou un poisson sur la terre. terre en toute saison moi je tourne en rond je tourne en rond je suis un seul puis des millions je suis un homme au coeur de lyon à la guerre en toute saison moi je tourne en rond je tourne en rond je suis un homme plein d'ambition belle voiture et belle maison dans la chambre dans le salon moi je tourne en rond Je tourne en rond, j'ai fait l'amour et la révolution, j'ai fait le tour de la question, j'avance, avance à reculons, oui je tourne en rond, je tourne en rond, tu vois, je ne suis pas un homme, je suis le roi de l'illusion, au fond, qu'on me pardonne, je suis le roi, le roi des cons. Si vous avez aimé ce podcast, je vous remercie de me faire un petit signe, de le partager pour qu'il voyage le plus loin possible. Vous pouvez me retrouver sur TikTok, Instagram, Facebook, Youtube et je vous dis à très vite !
Description
Et si la plus belle des rencontres était celle avec soi même?
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Avez-vous déjà réfléchi à la destination du voyage de vos rêves ? Moi, j'y ai déjà pensé. Et pour être bien, ici et maintenant, je vous propose de plonger au plus profond de soi-même. Bienvenue dans le podcast « Tendre une main pour soi » . Vous êtes avec Alice Boy, embarquement immédiat, porte numéro 54. Il y a eu un moment où quelque chose s'est rompu en moi, sans bruit, sans drame, dans un silence si profond que je l'ai senti résonner dans tout mon être. Ce n'était pas de la colère, ce n'était pas de la tristesse, c'était quelque chose de plus radical, de plus définitif. C'est le moment où le lien invisible qui me reliait au père de mes enfants, à mon amour de jeunesse, s'est coupée de l'intérieur. Et quand ce lien s'est rompu, quelque chose d'étrange s'est produit. Je ne ressentais plus rien, ni colère, ni culpabilité, ni regret, juste une paix froide, presque clinique, qui me surprenait moi-même. Je me demandais si c'était normal de ne rien ressentir, mais au fond, je savais que mon inconscient avait pris une décision à mon insu, qu'il avait fermé une porte que ma conscience hésitait encore à fermer. Cette rupture intérieure n'était pas préparée, elle est arrivée après des accumulations silencieuses. Chaque fois que j'ai donné et qu'on a pris sans gratitude, chaque fois que j'ai été présente et que l'on a remarqué que mon absence, chaque fois que j'ai offert ma vulnérabilité et qu'on l'a utilisée contre moi, toutes ces expériences se sont empilées quelque part dans mon inconscient. J'ai dû accepter une vérité douloureuse, à savoir que je n'ai jamais vraiment été aimée pour ce que je suis, mais pour ce que j'offrais. Alors j'ai continué, j'ai donné encore une chance et encore une. Je me racontais des histoires, je cherchais des excuses, je minimisais. Mais pendant ce temps, temps mon inconscient comptait. Il enregistrait chaque déséquilibre, chaque injustice émotionnelle, chaque trahison mineure et un jour, sans prévenir, il a atteint un seuil, un point de non-retour. À ce moment-là, mon inconscient a coupé le lien définitivement. Ce qui est troublant, c'est que je n'ai rien décidé consciemment. C'est arrivé malgré moi. Je me suis réveillée, un matin, et j'ai réalisé que je ne ressentais plus rien. Pas de haine, pas d'amour, pas de nostalgie. Rien comme s'il était devenu un étranger. Cette neutralité m'a déstabilisée. quand je me souvenais de ce que je ressentais avant et de l'intensité de mon attachement. Et maintenant, il n'y avait plus que du vide. C'est mon moi profond qui avait pris le relais en faisant ce que ma conscience n'osait pas faire pour protéger mon intégrité. Continuer à maintenir ce lien aurait continué à me blesser. Et mon inconscient a refusé la répétition de la blessure en mettant fin à ce cycle. Je n'avais pas d'émotion de tristesse, de deuil de cette relation à traverser. Il n'y avait rien de tout cela. C'était comme s'il avait été effacé de mon registre émotionnel. Je continuais de le croiser, de lui parler si nécessaire. Mais intérieurement, le lien était complètement mort. Et ce qui était le plus frappant en me connaissant, c'était que je ne culpabilisais pas. Normalement, j'aurais eu tendance à me demander ce que j'aurais pu faire pour éviter cet éloignement. Mais là, je n'éprouvais étonnamment aucune culpabilité. Car ce n'était pas moi qui avais décidé. C'était quelque chose de plus profond, quelque chose qui savait. qui avait vu, qui avait compris que cette relation était toxique pour mon âme, et qui a agi en conséquence. Ma conscience, elle, voulait encore croire, encore espérer, encore donner, mais mon inconscient savait. Il savait que cette personne ne changerait jamais, qu'elle continuerait à prendre sans donner. à blesser sans reconnaître, à utiliser mon empathie comme une ressource gratuite. Alors mon inconscient a pris la décision que ma conscience n'osait pas prendre. Il a coupé le lien et il l'a fait de manière si nette, si définitive, qu'il ne restait aucun fil émotionnel à démêler. Je suis partie du domicile conjugal, j'ai fermé la porte, c'était fini, sans appel, sans retour possible. Et ce qui est extraordinaire, c'était que je n'ai pas lutté contre cette décision. Je l'ai acceptée immédiatement, parce qu'au fond, je savais qu'elle était juste, que c'était nécessaire, que c'était même... en retard. J'aurais pu résister à ma rupture, m'accrocher, négocier avec moi-même, revenir pour tenter un dernier essai, mais pour moi, le lien était coupé. Je n'ai pas résisté, j'ai lâché prise instantanément, non par résignation, mais par reconnaissance. J'ai reconnu que mon système intérieur avait fait le travail que ma volonté n'avait pas réussi à faire et j'ai respecté cette décision. Je ne l'ai pas remise en question, je n'ai pas cherché à la comprendre intellectuellement, je l'ai vécu. Et dans cette acceptation, il y avait une forme de sagesse. Jusque-là, je pensais que l'attachement est un acte volontaire et qu'on choisit d'aimer, de se lier, de rester connecté. Mais en réalité, l'attachement a sa propre logique, son propre mécanisme. Je n'ai pas décidé de me détacher, j'ai décidé de partir physiquement, de ne plus le voir, mais le lien émotionnel, lui, a persisté. Il a continué à exister en moi. Je pensais encore à lui, je ressentais encore quelque chose quand j'entendais son nom. Le détachement véritable ne se commande pas. Il est arrivé quand les conditions ont été réunies, quand mon inconscient a achevé son travail de comptabilité émotionnelle, quand la balance a tellement penché d'un côté, qu'il n'y avait plus aucune ambiguïté possible. À ce moment-là, et seulement à ce moment-là, le lien s'est coupé. Et il s'est coupé naturellement, sans effort. Ce silence émotionnel n'était pas de l'indifférence, mais ma guérison. Après la rupture du lien, j'ai eu besoin de vérifier. Je me testais moi-même. Je pensais à lui pour voir ce que je ressentais. J'imaginais le revoir, je me demandais ce que je lui dirais si je revenais. Et à chaque fois, je constatais la même chose. Je ne ressentais rien. Aucune émotion, aucun désir de revanche, aucune envie de confrontation, aucun besoin de clarification. Pendant que je dormais, pendant que je vivais, mon inconscient avait travaillé en arrière-plan. Et un jour, je me suis réveillée guérie. Sans avoir fait de thérapie, sans même avoir pleuré toutes les larmes de mon corps, ma blessure avait cicatrisé d'elle-même. Et c'est exactement ce qui se passe quand le lien se coupe de l'intérieur. Mon égo voulait peut-être maintenir la relation par loyauté, par espoir, par peur de la solitude. Mais mon inconscient, lui... n'a pas eu ses scrupules. Il n'avait qu'un objectif, celui de préserver mon intégrité psychique. Et si cela signifiait couper un lien qui me détruisait, il l'a fait, sans hésitation, sans sentimentalité, avec une efficacité chirurgicale. Je me suis désengagée d'une relation qui ne me nourrissaient plus, et je les redirigais ailleurs, vers moi-même d'abord, vers des relations plus saines ensuite, vers des projets qui m'animent et me font grandir. J'ai cessé de projeter sur l'autre des qualités qu'il n'avait pas. Je n'étais plus dans l'illusion. J'ai cessé d'aimer une image. Et ce fut un moment crucial. Le lien était coupé, toutes mes projections étaient tombées, je le voyais enfin tel qu'il était, sans filtre, sans espoir déformant, sans idéalisation. Et cette vision nue a révélé une vérité que je n'avais pas voulu voir. Il n'a jamais été celui que je croyais. Il a joué un rôle. Il a rempli une fonction. Il a répondu à un besoin inconscient que j'avais en moi. Mais il n'a jamais été un partenaire authentique, un ami véritable, un être capable de réciprocité. Je voyais désormais clairement. L'illusion s'était dissoute et mon attachement Avec. Stupéfaite, je me demandais comment avais-je pu ne pas voir, comment avais-je pu accepter pendant si longtemps l'inacceptable, comment avais-je pu me mentir à moi-même avec une telle constance. Je ne me suis pas jugée, mais j'étais étonnée de découvrir à quel point mon inconscient m'avait maintenu dans mes illusions pour m'éviter une douleur qu'ils jugeaient prématurée. Car si j'avais vu la vérité trop tôt, avant d'être prête, cela aurait pu me briser. Mon inconscient m'a protégée en maintenant le voile, en me laissant croire encore un peu, jusqu'à ce que je sois assez forte pour supporter la vérité. Et quand ce moment est arrivé, il a levé le voile d'un coup, sans préparation, et j'ai tout vu. Et cette vision a coupé le lien. Je n'ai pas décidé consciemment de ne plus rien ressentir pour lui. Ça ne marche pas comme ça. Mon inconscient a fait son travail. Et quand cela a été le bon moment, Le lien s'est coupé naturellement, sans effort de ma part. Parfois, le meilleur travail que l'on puisse faire est de ne rien faire, d'observer, d'attendre, de laisser mûrir, de faire confiance. Notre système intérieur est plus intelligent que notre mental. Il voit des choses qu'on ne voit pas, il sait des choses qu'on ne sait pas, et il agira quand il le faudra. Quand le lien s'est coupé, je suis entrée dans une phase nouvelle, une phase où je n'étais plus définie par mes relations passées, où je n'étais plus hantée par ce qui aurait pu être, où je n'étais plus en attente d'excuses ou de reconnaissance. J'étais libre. Libre de construire quelque chose de nouveau, sur des bases saines. avec des gens qui respectent ma valeur. Cette liberté ressemblait à une sorte de plénitude, la plénitude de quelqu'un qui n'est plus tiraillé entre ce qu'elle donne et ce qu'elle reçoit. Tout était clair, aligné, tout était en paix. Cette paix n'était pas de la résignation, mais je savais ce que je méritais. Je ne me contenterai plus de miettes, je ne négocierai plus, je ne me sacrifierai plus pour des gens incapables de le voir. Cette clarté a tout changé, elle a transformé ma manière d'aborder mes relations. Je suis devenue sélective, exigeante. Je sais désormais ce que ça fait. Lorsqu'un lien se coupe, je sais la souffrance silencieuse qui précède, je sais le vide qui suit, et je ne veux plus jamais revivre ça. Alors je choisis différemment, j'observe différemment, je ressens différemment. Ma plus grande sagesse a consisté à ne rien faire. à laisser mourir ceux qui devaient mourir, à ne pas retenir ceux qui voulaient partir, à accepter que certaines personnes aient un rôle limité dans ma vie et que quand ce rôle est terminé, il faut les laisser partir, sans colère, sans culpabilité, avec gratitude même, pour ce qu'elles m'ont appris. Aujourd'hui, je suis riche de ce que mon histoire m'a enseigné, et je vais tenter de me souvenir du dicton d'Héraclite, « On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve » . Cette citation résonne en moi, elle parle du sourire que j'ai perdu et que je ne retrouverai jamais à l'identique. Elle parle de cette larme. qui a tracé un sillon sur ma joue. Elle parle de mes amours qui sont des courants chauds, de mes peines qui sont des eaux glacées. Elle parle de mon espoir, de mes doutes et de mes cicatrices. Tout s'écoule, rien jamais ne demeure. Les changements les plus profonds sont ceux... que nul œil ne peut voir. Mon esprit n'est plus le même. L'expérience même de cette première baignade, de la fraîcheur de l'eau, le sentiment de liberté, cette expérience a laissé son empreinte en moi, moi qui reviens sur la rive. Je ne suis plus celle qui est entrée dans l'eau la première fois. Je suis plus riche d'une sensation, plus âgée d'un instant, subtilement altérée, infiniment différente. Et voilà, le miracle silencieux de chaque moment. Ce n'est pas seulement le fleuve qui est autre, c'est moi. Chaque rencontre est infiniment unique. La vie est comme une danse, une danse. éternel de forces qui naissent se rencontrent et se transforment et je suis dans la danse ce premier amour qui un jour m'a semblé un océan sans fin ce premier et moi m'a submergé tout entière les années ont passé une part de moi espérait secrètement Retrouver la magie d'alors, je cherchais dans ses yeux le reflet de celle que j'étais, je tendais l'oreille pour entendre la mélodie d'autrefois, mais je sentais bien que c'était impossible. Le fleuve a coulé, le grand fleuve de nos vies respectives a creusé de nouveaux lits, heurté de nouveaux rochers. Nous avons été sculptés par d'autres joies, polis par d'autres larmes. Tenter de revivre le passé, c'est demander à l'eau de revenir en arrière. Quand je reprends une photographie de moi enfin, je vois ses yeux grands ouverts, sur un monde plein de promesses, ce sourire qui ne connaissait pas encore le poids de certains mots, cette confiance offerte au monde, comme une main tendue. Je reconnais ce visage, et pourtant, cette personne n'est plus. Le fleuve du temps ne m'a pas détruite, il m'a emportée, et patiemment, vague après vague, il m'a transformée en la personne que je suis. Chaque souffle que je prends, chaque regard que je croise, Chaque parole que j'entends est un miracle unique, un cadeau qui ne sera jamais offert deux fois. C'est une invitation à épouser le présent, un appel à danser avec le changement. La véritable sagesse, la seule paix possible, consiste à apprendre à nager, à ouvrir les bras. Pour accueillir chaque jour comme une nouvelle eau, c'est accepter avec une grâce souveraine que les amitiés se transforment, que les amours se métamorphosent, que les certitudes d'hier deviennent les questions de demain. Chaque instant où je respire est une occasion unique de me baigner dans la vie. Chaque rencontre que je fais, est une nouvelle eau qui vient me toucher. Chaque lever de soleil est un nouveau fleuve qui s'offre à moi. Je suis pleinement, entièrement présente à la caresse de l'instant. Vous le savez, j'aime bien vous quitter sur les paroles d'une chanson. Je suis un homme de Cro-Magnon. Je suis un singe ou un poisson sur la terre. terre en toute saison moi je tourne en rond je tourne en rond je suis un seul puis des millions je suis un homme au coeur de lyon à la guerre en toute saison moi je tourne en rond je tourne en rond je suis un homme plein d'ambition belle voiture et belle maison dans la chambre dans le salon moi je tourne en rond Je tourne en rond, j'ai fait l'amour et la révolution, j'ai fait le tour de la question, j'avance, avance à reculons, oui je tourne en rond, je tourne en rond, tu vois, je ne suis pas un homme, je suis le roi de l'illusion, au fond, qu'on me pardonne, je suis le roi, le roi des cons. Si vous avez aimé ce podcast, je vous remercie de me faire un petit signe, de le partager pour qu'il voyage le plus loin possible. 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