- Speaker #0
J'espère que ça te donnera toi aussi le boost qu'ils te font pour tenter le coup, parce que si elles l'ont fait alors pourquoi pas toi. Allez c'est parti ! Place à mon invité du jour et aujourd'hui je reçois Lina de Maison Roulat. Alors ne vous fiez pas à sa petite voix parce que derrière elle se révèle une femme puissante et de caractère. Malgré un épisode très traumatisant, la maladie et les défis financiers, Lina et sa mère font briller Maison Roulat. Ce sont des robes de mariée de soirées entièrement sur mesure adapté aux morphologies et aux envies de chaque cliente. Chaque robe est conçue à Beyrouth. Maison Roulat, c'est l'alliance de l'élégance parisienne et de l'héritage libanais. Bonjour Lina ! Coucou ! Je suis très contente de t'avoir. Merci ! T'es toute mignonne et t'es trop belle ! Merci, toi aussi ! Alors du coup, tu es la fondatrice de la Maison Roulat avec ta maman. Ça fait maintenant presque plus de 10 ans que tu es à Paris.
- Speaker #1
Oui, 12 ans tout à fait.
- Speaker #0
Alors comment... Tout a commencé pour toi. Je sais que souvent dans les interviews, tu dis que ta maman rentrait tard le soir quand tu étais petite parce qu'elle travaillait dans la mode. Qu'est-ce qu'elle faisait ta maman ?
- Speaker #1
T'as bien regardé, hein ?
- Speaker #0
Je fais mes recherches.
- Speaker #1
En 2013, j'ai terminé ce qu'on appelle l'école au Liban. J'ai grandi au Liban jusqu'à mes 17 ans. Je me demandais ce que je pouvais bien faire. Donc, grosse question. J'ai décidé de suivre les pas de ma maman. C'est exactement ce que je dis un peu partout. C'est que quand j'étais... adolescente, je ne déjeunais presque jamais avec maman. Donc bon c'est pas dramatique mais c'est des moments qui m'ont marqué parce que je l'avais pas avec moi à table. C'était parce que maman travaillait dans la mode et la mode c'est un domaine qui prend beaucoup beaucoup de temps donc peut-être qu'on peut connaître ça avec les fashion week. Voilà on travaille jusqu'à minuit, rien ne va plus, on change, on refait toute la collection en 24 heures. Voilà, et du coup c'était très intense donc elle travaillait chez un grand couturier qui s'appelle Zouher Mourad. Il y a Elie Saab, il y a lui... bon il y en a plein d'autres aussi hein mais...
- Speaker #0
C'est des grands couturiers donc libanais ? Exactement.
- Speaker #1
Voilà, elle était chef d'atelier là-bas donc elle avait un bon poste mais voilà je la voyais jamais.
- Speaker #0
C'était pendant toute ta période adolescente ou vraiment depuis que t'es toute petite elle fait ça ?
- Speaker #1
Depuis mes 5 ans. Ah oui ! Sauf que... Je ne sais pas pourquoi ça m'a plus marquée pendant mon adolescence. Enfin, je me souviens vraiment de ces années entre 12 et 16. Enfin, même les samedis, elle n'était presque pas là. Elle m'a toujours donné beaucoup d'amour. C'est une maman formidable. Mais elle n'était pas là dans le temps. J'avais pas le temps de faire du shopping, de déjeuner avec elle.
- Speaker #0
Une présence... En plus, là, c'est un peu l'adolescence où tu as peut-être besoin de ta maman pour des conseils, des trucs comme ça que tu veux dire.
- Speaker #1
Exactement. Heureusement, il y avait mon papa qui est aussi génial.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
mais bon c'est pas la même chose et c'est pas pareil.
- Speaker #0
Et est-ce que tu as des soeurs avec qui aussi tu pouvais échanger ?
- Speaker #1
Oui sauf qu'elle avait dix ans de plus que moi, elle était en médecine et elle n'était plus à la maison.
- Speaker #0
Non je comprends donc tu avais besoin de sa présence de maman surtout pour parcourir ces années où justement tu étais en train de te chercher finalement en plus.
- Speaker #1
Exact c'est peut-être pour ça que ça m'a marqué plus.
- Speaker #0
Et la mode ça a toujours été une passion ou c'était vraiment juste parce que peut-être maman était là dedans ou Toi aussi, t'étais passionnée par la mode ou t'avais d'autres passions à côté ?
- Speaker #1
Si, si, si. J'étais passionnée, j'étais passionnée mais je pense pour être très très sincère avec toi. Voilà, elle n'était pas là et voilà, j'avais vraiment envie de passer du temps avec elle et comprendre un peu ce monde qui m'a poussée à faire ça. Bon après, j'ai toujours eu un goût pour la mode. J'ai toujours été très stylée à l'école. Cool ! On avait un uniforme, je ne voulais jamais mettre l'uniforme donc je mettais des sacs, des jeans. Voilà, je trichais donc on me mettait souvent à la porte.
- Speaker #0
Oh là là, il y en a !
- Speaker #1
J'étais pas la fille avec ses épingles et son crayon et son papier le soir à minuit dans sa chambre d'adolescente. Je collais des posters un peu partout dans ma chambre, mais tu vois c'était pas...
- Speaker #0
Tu développais ton propre style, originalité et tout, mais pas forcément de la création encore.
- Speaker #1
Exactement, exactement. J'ai voulu faire comme elle. Maintenant c'est drôle, je le dis, on passait pas du tout ensemble. Maintenant on est H24 ensemble, du matin jusqu'au soir, on s'échange des messages.
- Speaker #0
Et alors ça te va ?
- Speaker #1
C'est super, c'est génial de travailler avec sa maman. C'est un rêve mais après il y a ses inconvénients aussi. Mais non, je suis la plus heureuse.
- Speaker #0
Ça c'était quand tu avais 17 ans que tu décides du coup de suivre les pas de ta mère après quand même une fortitude. Donc comment s'est passée la formation ? Qu'est-ce que tu as décidé de faire ?
- Speaker #1
Du coup j'habite à Beyrouth et du coup j'ai décidé de m'inscrire à l'université, comme tout le monde, mais à Paris. Parce que c'est un peu la ville pour faire ses études là. Enfin une des meilleures pour faire des études de mode. Je me suis inscrite à l'école La Chambre Syndicale de la Couture Parisienne, donc c'est l'école où elle était. J'ai fait 3-4 mois là-bas et c'était horrible. C'était horrible parce que du coup je ne sais pas si tu vas à quoi ? On peut voir ce que je veux dire. Tu sais, c'est un peu le monde méchant de la mode. D'accord.
- Speaker #0
Donc tu as eu beaucoup de désillusions. Tu t'attendais à une certaine chose et tu as été déçue peut-être des gens.
- Speaker #1
Oui, des gens plutôt. C'était vraiment chacun pour soi hyper compétitif. Non, je ne t'attendais pas. C'était très dur, oui. Je me suis dit, OK, je vais chercher... Je ne veux pas abandonner. Je vais chercher une école qui me convient un peu plus. Je suis partie vers elle. Istituto Marangoni, qui est une école italienne. Et qui, elle, plus tournait vers... Enfin, centrait vers la... Moins le technique. Donc à l'école de la chance syndicale, qui était quand même un super niveau. C'était plus technique, donc dans les patrons, les dessins, tout ça. Mais moins tourné vers l'histoire, le storytelling, le marketing. Et voilà, c'était deux façons de voir les choses. Et je pense aussi que c'était un peu plus dans... dans le marketing, le storytelling que j'étais un peu plus passionnée et un peu plus douée. J'ai fait trois ans là-bas du coup.
- Speaker #0
- Là t'es restée ? - Voilà,
- Speaker #1
là je suis restée.
- Speaker #0
- Et qu'est-ce que tu as trouvé là-bas et que tu as aimé du coup ?
- Speaker #1
- C'était multiculturel, il y avait vraiment des personnes, des gens des États-Unis, des Chinois, des Italiens, des Japonais, vraiment des gens de partout alors qu'à l'école de la chambre syndicale c'était très français. C'est super sympa aussi, c'est intéressant mais C'était un autre enrichissement.
- Speaker #0
C'est ça. Là, tu avais une autre ouverture sur le monde, différents profils.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Ça te permet aussi de faire plusieurs copines aussi.
- Speaker #1
Exactement. Il y en a quelques-unes avec qui je suis encore amie. Oh super !
- Speaker #0
Et donc là-bas, tu t'es beaucoup plus épanouie et tu as appris finalement le métier que ta maman était en train de faire.
- Speaker #1
Exactement, elle m'a beaucoup aidée au téléphone aussi. J'ai appris le métier et j'ai compris pourquoi ça pourrait aller tellement tard. Tu vois un peu les études d'archi ou je compare ça beaucoup à l'archi parce que je ne sais pas si la mode c'est assez connu ou voilà on ne se rend pas compte un peu de comment ça se passe. Mais c'est vraiment 4h du matin, ce n'est pas des maquettes mais c'est des patrons et c'est du moulage, c'est des robes. J'habitais dans 9m2 à l'époque. dans un foyer. Voilà, c'était rempli d'épingles. Il fallait finir ses projets et tout.
- Speaker #0
Il y a un projet dont tu te rappelles qui t'a pris le plus de temps ou qui a été challengeant pour toi ?
- Speaker #1
Oui, il y avait... C'était mon tête. tout dernier projet. En fait, si je ne le passais pas, je ne le passais pas. Je n'étais pas diplômée. C'était la collection de ma troisième année. La collection finale.
- Speaker #0
Tu as réussi ou la main, ça va ?
- Speaker #1
Pas ou la main, mais j'ai réussi. J'ai réussi, oui. C'est l'histoire de la mode et justement le marketing de la mode qui m'avait sauvée. Cool ! Mais vraiment, sur les patrons-patrons, je n'étais pas... Mais bon, je me suis débrouillée. Et dans le jury, il y avait le creative director de Givenchy. Enfin, tu vois, c'était hyper... Ah oui,
- Speaker #0
c'était au classique. Ça met la pression.
- Speaker #1
Et encore une fois, le monde de la mode, c'est assez spécial. Donc voilà, ils ont des regards assez... C'est vrai.
- Speaker #0
Autant c'est fun, c'est coloré, c'est osé, c'est audacieux, c'est paillette. Et autant, c'est hautain, ça peut être froid, ça peut être distant. Et on peut se faire comprendre que tu ne viens pas de ce milieu-là, alors que toi, tu es juste passionné et tu as juste envie de rentrer. Mais c'est vrai qu'il peut y avoir pas mal de portes fermées.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Et c'est un milieu aussi de réseau aussi.
- Speaker #1
Exactement, c'est un milieu de réseau. Ce qui est bien avec la mode, c'est qu'on peut faire passer des messages. Pour moi, c'est vraiment créer quelque chose, c'est faire passer un message. Il ne faut pas se décourager au cas où, je ne sais pas. Des personnes qui nous entendent, ce n'est pas horrible, horrible. Il faut se battre, mais...
- Speaker #0
C'est clair, c'est clair. Et en tout cas, on a l'impression qu'il y a vraiment de la persévérance dans ton parcours parce que tu as réussi, tu as tenu les 3 ans. Et du coup, est-ce qu'à la fin, tu t'es dit j'ai quand même fait le bon choix, c'est vraiment ce que j'aime faire. Je ne fais pas ça vraiment juste pour ma maman. Là, je le fais vraiment pour moi.
- Speaker #1
Oui, oui, oui. J'avais quand même hâte par contre de rentrer au Liban et de pouvoir l'aider au quotidien. et de tenir enfin avec elle l'atelier. Quand moi, j'ai commencé mes études, elle a quitté son travail, enfin, elle est partie de son travail et elle a décidé du coup de créer sa propre marque, donc Maison Roulat à Beyrouth. Et en fait, elle m'attendait. J'avais hâte et surtout, en fait, maintenant je comprenais tout. Donc, je savais comment ça se passe. Pourquoi on fait ça comme ça ? Enfin,
- Speaker #0
voilà, j'étais formée. - C'est cool ! C'était un beau projet entre mère-fille, franchement pour le coup, et puis elle après avoir travaillé autant je dirais pour les autres, de pouvoir enfin travailler pour soi avec sa propre fille, c'est un bel accomplissement, trop cool !
- Speaker #1
- Exactement !
- Speaker #0
- Et je vais juste revenir aussi sur tes années parisiennes, est-ce que ça a été aussi d'être à Paris, je sais pas si t'as été toute seule ou il y avait de la famille qui était là avec toi ou bien tu as dû tout de suite... ben te... de jeter dans la vie parisienne ?
- Speaker #1
Au tout début c'était difficile parce que à Beyrouth, c'est vrai qu'au Liban, on le disait tout à l'heure ensemble, on est beaucoup aidé et puis il y a la famille. Sainte-Saman là-dessus, j'ai eu de la chance. Au début à l'école, la chance d'école c'était horrible mais quand je rentrais, mes parents m'ont mise dans un foyer. Ils n'ont pas voulu que j'habite seule dans un appartement. Et en fait, dans ce foyer-là, j'ai eu l'occasion de faire des copines qui sont vraiment mes meilleures, meilleures, meilleures copines maintenant. Et sans elles, ça n'aurait pas été possible parce qu'elles étaient super bienveillantes. Elles m'ont accueillie à bras ouverts. Donc, c'était entouré. C'est cool.
- Speaker #0
Et donc du coup, tu es diplômée, tout va bien, tu aimes toujours la mode. Et tu retournes enfin à Beyrouth, chez ta maman, pour pouvoir aller travailler avec elle. Oui. alors l'aventure a été un petit peu chamboulée parce que le 4 août 2020 il y a eu donc l'explosion du port et alors comment j'arrive même pas à imaginer qu'est-ce que ça peut faire de voir tout un atelier tout son lieu de travail complètement explosé voilà toi je sais pas où est-ce que t'étais ce 4 août là est-ce que t'étais déjà revenue depuis longtemps à Beyrouth ou pas c'était quoi l'histoire derrière ça
- Speaker #1
Donc où est-ce que j'étais ? J'étais rentrée déjà à Beyrouth depuis un an. Bon, je n'étais pas vraiment rentrée parce que j'étais encore entre Paris et Beyrouth. Parce que je voulais quand même garder ma patte ici et tout. Mais je me formais quand même chez maman. On ne va pas se mentir, c'est le meilleur des stages. Et du coup, ça faisait peut-être un an que j'étais avec elle. J'ai fait un peu grandir... Enfin, j'ai apporté un peu un côté aussi jeune à l'entreprise là-bas. Parce que du coup, maman... Un savoir-faire magnifique mais il y a aussi la petite patte jeune, trend tout ça. Et ça fonctionnait super bien. Donc ça faisait un an que j'étais avec elle et ce jour là, elle était dans cet atelier là. Donc un atelier qui du coup c'était en 2020, qui existait depuis 7 ans et elle était avec papa et des employés. Et moi j'étais en banlieue un peu de Beyrouth, tout le monde a entendu. c'était énorme. Bref, j'étais avec mon conjoint à ce moment-là. On a couru chez eux. Ils ont failli perdre la vie. Ils sont toujours vivants,
- Speaker #0
c'est le plus important.
- Speaker #1
Par rapport à l'atelier, il n'y avait plus rien. Quand je dis qu'ils ont failli perdre la vie, c'est qu'ils étaient en sang de haut en bas. Il n'y avait Et bon, on a repris nos esprits. Le plus important c'est la santé effectivement. Voilà le temps de se remettre en forme et tout. Au bout d'un mois, on a fait les opérations nécessaires, les trucs voilà. Et au bout d'un mois là, je me disais « Ah mais il n'y a plus rien ! Comment on fait ? » Et du coup, papa nous avait rejoints en 2018 pour travailler avec nous aussi. Donc en fait,
- Speaker #0
on était trois full time sur l'activité.
- Speaker #1
Que faire ? En plus, c'était le Covid. Donc, problème sur problème. Et en fait, je ne sais pas expliquer ce sentiment, mais c'est une explosion qui a tout détruit en l'espèce de vraiment une fraction de seconde. Et quand on a mis sept ans... Tu sais, l'argent, ça vient, ça part. La santé, ce qu'il y a de plus important, ça, on ne peut pas décider. Mais le temps qu'on a mis sur un projet, ça ne s'achète pas. C'est pas... Le temps il part et c'est fini, on ne peut pas racheter les 7 ans. Et ça c'était très très dur. Boum, il n'y a plus rien. Donc là j'étais dans un espèce de... Tu sais, comme un robot. Je ne voyais plus devant moi. Je me suis dit, allez c'est bon, là je veux faire quelque chose, il faut que je fasse quelque chose. Et là, en fait maman habitait à Paris quand elle était jeune aussi pendant 10 ans. Parce qu'elle avait fait ses études aussi. Ok. Donc je me suis dit bon, Paris voilà, Paris Paris.
- Speaker #0
Ce sera peut-être la réponse à tout ça.
- Speaker #1
Exactement. Moi j'ai pris mes valises, je me suis retournée à Paris, enfin retournée comme je t'ai dit c'était un peu entre les deux mais sauf qu'en fait on n'avait plus d'argent parce que aussi tu vois on C'était le Covid. En plus, il y avait la crise au Liban. Je ne sais pas.
- Speaker #0
Ah oui, bien sûr. Mais oui, mais oui. Oui, oui, oui. Vraiment, difficulté sur difficulté.
- Speaker #1
Du coup, j'ai téléphoné à une copine qui... qui m'a accueillie les bras ouverts chez elle dans 16m2, c'est elle qui m'a proposé. Donc j'ai dormi chez elle, il y avait de septembre 2020 à mars 2021, je sais pas si tu te souviens, on était encore en confinement, pas confinement voilà et donc en fait j'ai dormi chez elle mais en fait sans savoir où je vais, comment je vais faire, qu'est ce que je vais ouvrir à Paris, qu'est-ce que, où, comment, pourquoi...
- Speaker #0
Quelle persévérance et surtout quelle force aussi de se dire bon bah je Je ne vais pas me laisser abattre malgré la situation et tout. Comme tu as dit, comme un robot. Mais c'est une force. C'est plus qu'un robot. C'est vraiment une force qui t'aide à te lever. Et tu te dis, il faut que je fasse quelque chose. On ne peut pas rester comme ça. On ne peut pas s'abattre. Il faut faire de l'argent.
- Speaker #1
Il faut faire de l'argent. Et surtout, en plus, c'est mes parents. Ils sont vieux, oui, il faut le dire. Tu vois ? Et c'est horrible. Moi, ça va, j'ai toute ma vie pour me reconstruire. Mais... Hop, boum, ils n'ont plus rien. Et tu vois, ce n'est pas comme ici en France. Franchement, c'est quand même génial. L'État est là pour nous aider. On est encadrés, tu vois. Enfin, par rapport à moi qui est libanaise, qui n'a jamais eu d'État, un État hyper corrompu.
- Speaker #0
Non, je comprends. Oui, il y a quand même des attitudes. Donc, c'est vraiment une force de caractère de ta part aussi d'être dit, OK, bon, bah, Lina, il faut y aller, il faut se bouger. C'est vrai que là, pour le coup, c'est quand même quelque chose d'assez fort. Ça n'arrive pas à tout le monde. Ça, c'est quelque chose de... tellement fort et tellement quelque part horrible aussi. Et c'est vrai que ça aurait pu vous mettre tous à terre. Même toi, tu aurais pu te dire j'ai fait toutes mes études à Paris pour ça. On peut très vite se lamenter sur son sort et tout. Et au final, t'as repris vraiment une force. C'est trop cool. Et aussi trop cool pour ta copine qui t'a accueillie.
- Speaker #1
Je la remercierai jamais assez.
- Speaker #0
Et du coup, t'as réussi à arriver ici et là, tu te dis qu'il faut reprendre Maison Voula ici à Paris ?
- Speaker #1
C'est ça l'idée maintenant.
- Speaker #0
Au début, il n'en était pas ça.
- Speaker #1
Quand j'étais chez elle dans ce 16 mètres carrés,
- Speaker #0
je ne savais pas ce que je faisais là. Je faisais quelque chose. Mais voilà.
- Speaker #1
En fait, ça n'aidait pas parce que c'était le Covid. En plus, on était confinés.
- Speaker #0
Comment tu as eu le déclic ? Comment après, tu en es arrivée à t'occuper de Maison Voula et à être dans cette si belle boutique ? La boutique actuelle que tu as dans le 6ème est très jolie. J'aime beaucoup où le plafond, c'est lumineux. Bon, je suis arrivée un petit peu le soir, mais déjà j'avais vu et je trouvais ça vraiment magnifique. Donc comment on passe de ce qu'on a aujourd'hui dans le 6e à toi qui es dans ce 16 mètres carrés avec ta copine ? Qu'est-ce qui se passe entre temps ?
- Speaker #1
En fait, je cherchais, et là je me suis dit, je vais simplement ouvrir une boutique à Paris. Et là, je me disais, mais comment je vais faire ? J'ai pas de clients communs. On avait énormément de clients au Liban, mais bon, c'est pas la même chose. Paris, c'est tellement grand.
- Speaker #0
Oui, c'est grand et puis il y a aussi de la concurrence. Je veux dire, il faut se faire un nom et d'accord. C'est vrai qu'au Liban, vous étiez quand même assez connue, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, oui, au Liban, oui, oui. Ça faisait 7 ans. Au Liban et un peu dans les pays à côté, Jordanie, aux Émirats et tout. mais principalement au Liban et l'activité fonctionnait très bien là-bas. Mais à Paris, j'avais des contacts, des copains, des personnes que je connaissais de l'école, mais je ne savais pas comment avoir des clients. J'ai eu cette idée de pop-up, pop-up éphémère, où je me suis dit « je vais présenter ma collection au sein de ce pop-up et je vais voir si ça plaît déjà la clientèle, comment elle répond » .
- Speaker #0
Quand tu dis collection, c'est-à-dire que t'as repris des... des patrons qui existaient ou alors tu as créé quelque chose de nouveau comment ça se passe ?
- Speaker #1
Oui j'ai demandé à maman de créer quelque chose de nouveau et elle m'a fait complètement confiance. Et c'est vrai qu'au début elle comprenait pas trop non plus ce que je faisais mais me dit ok, ok vas-y je te fais confiance.
- Speaker #0
C'est vrai que je t'ai pas posé cette question là mais quand tu décides de repartir à Paris c'est vrai que ta mère comment elle le prend du coup ? Est-ce qu'avec tes parents, ils te laissent partir ou alors ils ont un peu peur ? C'est vrai que je ne t'ai même pas posé la question.
- Speaker #1
Oui, c'est eux qui m'ont dit « pars, il n'y a plus d'avenir ici » . Vas-y et fais autre chose. En fait, j'avais fait un master aussi, je ne t'avais pas dit en marketing du luxe. Donc, ils m'ont dit « trouve quelque chose d'autre, ce n'est pas grave, ne t'en fais pas pour nous » . Et moi, je leur ai dit « non, non, je continue, maisons là, maisons là » . C'était la situation qui était très complexe, donc ils ont eu peur pour moi.
- Speaker #0
Ok, d'accord. Et donc du coup, tu demandes à ta maman qui t'appelle Rula d'ailleurs. Exactement. De créer quelque chose de frais, de nouveau.
- Speaker #1
Même avec plein de couleurs, des robes du soir aussi parce que... des robes de mariée. Elle crée une collection spéciale pour cet événement-là et du coup, j'organise un pop-up que j'ai organisé dans un Airbnb. Le proprio de l'Airbnb ne savait pas, je ne lui ai pas dit, mais bon, maintenant il le sait. et du coup je sais plus comment j'avais mis des ads sur Facebook ok avec un titre et tout nouvelle collection mariage venez découvrir quelque chose comme ça trop bien donc t'as fait venir les robes ou comment ça se passe moi j'étais posant des questions donc
- Speaker #0
ta mère elle a cousu avec les équipes T'as toute une collection et t'as fait venir toutes les robes. Ok,
- Speaker #1
waouh ! Oui, j'ai fait venir les robes. Au cas où tu te poses la question par rapport au Liban, en fait ils ont repris un atelier à côté, ils se sont un peu débrouillés. Oui, ils se sont aussi débrouillés. Je fais venir les robes et j'ai réussi à avoir trois clientes. C'est cool ! Mais maintenant quand j'y pense, tu verras pourquoi je rigole mais... C'était énorme pour moi.
- Speaker #0
Il y a un début à toute chose, on ne méprise pas le petit commencement.
- Speaker #1
Exactement, exactement. Et sur ces trois, il y en a deux qui sont venues et une qui avait annulé. Du coup voilà, j'avais présenté ma collection à ces deux personnes.
- Speaker #0
Et comment tu te sentais ? Toi c'était quoi ton bout d'assurance après tout ce que t'as vécu ? Est-ce que tu te rappelles encore de...
- Speaker #1
Euphorique et jeune. Je me dis si j'avais fait ça maintenant, je l'aurais peut-être jamais fait en fait. En fait c'était il y a... c'était il y a 5 ans, j'avais 29 ans, j'avais 24 ans je sais pas, c'est pas pareil j'étais euphorique je sais pas ce que...
- Speaker #0
j'étais euphorique ouais l'insouciance l'insouciance, vraiment mais aussi l'envie de réussir et de faire quelque chose oui ça te donne des ailes en fait ok, et donc elles réagissent bien elles aiment bien la collection oui,
- Speaker #1
il y en a une qui a adoré et une autre que du du coup, a été notre première cliente et qui a acheté une robe.
- Speaker #0
Wow, directement ! Oui, oui. C'était un peu pas réussi quand même. Oui,
- Speaker #1
oui. J'étais très heureuse et je pense qu'elle le sait. Je la remercie, voilà. J'ai gardé un petit contact avec mes premières maris mariés.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Je sais pas, c'est...
- Speaker #0
C'était particulier.
- Speaker #1
C'était particulier. Et on a aussi organisé un shooting. Et on est allées vraiment dans tout Paris. On avait... On se changeait dans le van et tout. Il faisait super beau. On a fait des photos, genre dans des tuileries. C'était pas trop permis, tu sais, aussi. Oui. Voilà. Mais voilà, on a fait plein plein de photos. Et là, je me dis mais ok, j'ai eu trois personnes qui ont pris rendez-vous, deux qui sont venues. Pourquoi est-ce que j'en ferais pas un deuxième ? Ça, c'était le 1er, c'était en avril. Du coup, j'en ai fait un deuxième et j'ai mis des ads, enfin, j'ai fait des publicités à l'aide des photos qui ont été prises à Paris.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Donc, je pense que quand les personnes recevaient ces publicités, tu vois, vu qu'elles voyaient aussi Paris, c'était plus attractif. On en a fait un deuxième en juin, pareil dans un autre Airbnb. Et là, je ne me souviens plus, mais je pense qu'il y avait eu 20 rendez-vous.
- Speaker #0
Oh, super !
- Speaker #1
- Une guerre ! - Oui, oui ! Et voilà, 20 rendez-vous, t'as 3-4 personnes qui avaient acheté.
- Speaker #0
- Et là toi tu fais le récap à ta mère, elle doit être contente !
- Speaker #1
- Elle était venue avec moi et là en fait c'est elle qui me disait : "Mais Léna c'est génial, elle était trop mignonne, je suis fière de toi, c'est trop bien, allez Léna, faut y aller, continue, continue." Au mois de septembre... Du coup ça c'était en juin 2021, au mois de septembre 2022, Donc le 1er en avril on a fait dans un Airbnb, le 2ème en j'en ai dans un Airbnb. Et en septembre 2022, j'ai contacté une vraie agence de pop-up qui s'appelle Nestor d'ailleurs. Je les adore, merci beaucoup ! Vraiment une team adorable. On a fait un pop-up sur rue, rue des Blancs Manteaux tu vois et là ça prenait vraiment, ça devenait plus professionnel. Tu vois on avait mis des affiches, des stickers "From Beyrouth to Paris". With Love, Lina et Mamouroula, tout ça. Et là, j'avais 50 rendez-vous. Puis ensuite, en novembre 70, tu vois.
- Speaker #0
Et à chaque fois, toujours sur le même modèle, avec les collections qui sont faites au Liban, présentées, et ensuite, les gens choisissent. Elles peuvent aussi personnaliser, c'est ça ? En fonction... Exactement.
- Speaker #1
Par rapport au processus, c'est que les mariés découvrent nos collections qui existent sur Insta. C'est une collection sur notre site web, une collection de... de 8 à 10 pièces et ensuite elles peuvent être tout à fait personnalisées. En général, elles personnalisent tout un tout petit peu. De toute façon, elles sont toutes faites aux mesures où on n'a pas de stock. Vu que c'est moi qui échange avec elles et que c'est moi qui les rencontre à chaque fois, On se personnalise ensemble.
- Speaker #0
C'est cool, c'est cool. Oui, c'est vraiment quelque chose qui est genre ta robe à toi, quoi. Personne n'est censé avoir la même que toi. Je crois que c'est ça qui fait un peu aussi le plus de maisons roulées, clairement, aujourd'hui, non ?
- Speaker #1
Oui, je pense que... Alors là, ce serait peut-être pas pour te dire ça, mais oui, peut-être. Le fait qu'aussi, c'est moi qui les accueille. Je pense que c'est important et c'est quelque chose qui s'est perdu dans le luxe. On était à l'école en marketing du luxe et qu'on nous apprenait la définition réelle du mot « luxe » . En fait, c'est vraiment... L'échange avec les créateurs, le savoir-faire et tout ça. Et bon après attention, chaque marque fait comme elle peut. Après quand on grandit il faut qu'on ait des personnes qui nous aident parce que sinon on ne peut pas. Voilà mais moi je repousse, repousse, repousse au moment où je vais devoir déléguer ça à quelqu'un. Même si je t'avoue que c'est un peu contre-productif. Pourquoi ? Parce qu'à force de faire tout moi-même, je ne fais pas tout très bien. Mais en fait la rencontre avec mes mariés, en fait j'arrive pas... J'ai l'impression, vraiment, j'ai l'impression de faire de la poésie là, mais c'est pas une trahison. J'ai l'impression qu'il y a un mur du coup qui se... Tu vois, ça reste quand même une ambiance assez familiale. C'est juste que le monde du mariage aussi, comme je te disais tout à l'heure, c'est assez spécifique, enfin, assez spécial plutôt, c'est le mot. Tu sais, les mariées, elles viennent chez moi avec un bagage aussi émotionnel. C'est le jour de leur vie. Ils ont des histoires, des petits problèmes. Oui. Donc c'est un peu, enfin c'est pas comme quand on fait du conseil, je sais pas, chez Massimo Ducci ou dans un restaurant où c'est juste une fois et après...
- Speaker #0
C'est personnel en fait.
- Speaker #1
C'est très personnel. C'est tout personnel,
- Speaker #0
ouais. Non je comprends, je comprends. Bah ça fera partie de l'ensuite de l'évolution de Maison Roula, on va voir comment Lina elle va se dédoubler pour pouvoir... Pour pouvoir faire... Pour pouvoir faire... Mais donc du coup c'est trop cool, t'as le soutien de maman, maman est là, ça marche et tout et tout. Et du coup, quelle est la stratégie à partir de là ? Comment toi tu vois les choses pour en arriver à cette boutique dans le 6ème qui, je ne l'en répète pas, est trop jolie ?
- Speaker #1
Merci, merci beaucoup.
- Speaker #0
Comment tu vois les choses alors ?
- Speaker #1
On fait pop-up sur pop-up toute l'année 2022 et là, quand je te disais 70, 100, il y en avait 120, là je me dis, je ne peux pas faire des pop-up toute ma vie, il faut que j'ouvre une boutique. Je me suis rendue compte aussi qu'à un moment, les gens faisaient plus confiance quand... Quand on était vraiment installés là.
- Speaker #0
Ouais il fallait s'installer à un moment donné, il fallait s'installer. Ok. Mais ça, ça coûte des sous, faut chercher un lieu alors comment tu te dévoues ?
- Speaker #1
C'est ça le grand problème ! Deuxième star de ma vie qui est mon conjoint qui m'a énormément aidée là-dessus. Comment on a fait ? Je cherchais, je cherchais, je cherchais. Au début je comprenais rien aux mots techniques donc déjà je comprenais rien à tout ce qui était compta, tout ça. Donc voilà. Bon, je me débrouillais autant que je peux. J'avais un compta super adorable. Mais je ne pouvais pas lui poser tout et n'importe quoi. Vraiment, je pense que tous les entrepreneurs que tu interviews, ils te disent peut-être la même chose. On n'est pas formés pour ça.
- Speaker #0
Être auto-entrepreneur et être entrepreneur, c'est vraiment être sur tous les postes. Alors qu'en fait, tu n'es pas bon partout et tu n'es pas compétent partout.
- Speaker #1
Et les trucs, moi, buy a CD, fonds de commerce, commerce, je ne sais pas quoi, je ne connaissais rien. En plus, c'était des prix faramineux. On était sur 100 000... 1 million, 300 000. Surtout qu'en plus, c'est des robes de mariée. Donc moi, je me positionne plutôt en haut de gamme, je dirais. Et il ne faut pas se mettre n'importe où. Donc le lieu est très important, très stratégique. Je me dis, bon, je vais aller sur PAP. Moi, tous mes appartements à Paris, je les avais trouvés sur PAP avant. Je me dis, au moins, j'économise les frais d'agence. Et là, je trouve sur PAP Pro. J'habitais à rue du Cherchemidi, à l'époque. Et là, je trouve à 200 mètres ce fameux... Le fameux endroit, magnifique avec... Voilà, bon, Marie reconnaîtront. Mais je ne sais pas comment on décrit ça.
- Speaker #0
Le plafond là, je ne sais pas. Mais en tout cas, c'est une belle peinture qui fait genre un peu ancien. Je ne saurais pas de quelle époque, je ne connais pas. Mais en tout cas, c'est...
- Speaker #1
Diffusion 68.
- Speaker #0
Ah, tu connais, voilà. Vraiment un plafond très ancien qui fait tout le charme, je trouve, de la boutique.
- Speaker #1
C'est ça, c'est ça. Je me suis dit que ça peut être génial pour des robes de mariée. Et donc je tombe sur ça, sauf qu'en fait c'était très cher. Enfin c'était très cher. C'était cher, un peu moins cher que ce qu'il y avait autour, mais c'était quand même très cher. Et en fait aucune banque n'a voulu m'aider. Mais vraiment aucune. C'était non,
- Speaker #0
Mais est-ce que tu avais quand même des fonds ou vraiment tu n'avais pas de fonds ?
- Speaker #1
Vu que je faisais des pop-ups, je pouvais sortir un peu de trésorerie parce que j'avais moins de dépenses mensuelles. Bien sûr,
- Speaker #0
c'est une bonne stratégie les pop-ups à ce niveau là.
- Speaker #1
Exactement. Je peux-être gagnais mieux avant, parce que j'avais moins de frais, mais je pouvais mettre plus vite de côté, on va dire. Et là, en fait, mon conjoint avec qui on était ensemble depuis 7 ans me propose de m'aider.
- Speaker #0
Voilà une belle preuve d'amour !
- Speaker #1
Bien sûr, sans lui, je ne serais pas dans ce bel endroit. Avec lui, plus l'aide aussi de mes parents. En fait, moi normalement, je rachète les robes de l'entreprise mère et il repoussait un peu les moments où je devais...
- Speaker #0
toi même les... je comprends,
- Speaker #1
ok donc avec tout un truc super,
- Speaker #0
vous avez pu récolter la somme qu'il fallait pour payer ce local qui est en fait la première boutique officielle de Maison Roula à Paris à Paris en tout cas trop cool et voilà mais
- Speaker #1
je t'avoue que ça me suit encore jusqu'à maintenant dans le sens où maintenant quand je parle à ma banque ils sont ok de m'aider sur plein de trucs parce que du coup j'ai plus d'ancienneté Et à chaque fois, je leur dis, mais je vous ai dit il y a deux ans, personne n'achète un bail toute seule et tout. Et là, j'ai une conseillère qui est vraiment adorable et me dit, mais oui, oui, je sais, mais... C'est une question d'ancienneté aussi des entrepreneurs. Plus on est ancien...
- Speaker #0
Et plus c'est plus simple. Mais c'est vrai que c'est un peu difficile parce que quand tu démarres, en fait, il y a des bâtons dans les roues à tous les côtés.
- Speaker #1
Exactement. Après, il y a des moyens de faire aussi pour les entrepreneurs. entrepreneurs qui nous écoutent, il y a aussi des personnes qui font des levées de fonds et tout. Sauf que j'étais un peu toute seule et je n'avais pas fait des études de commerce donc je ne savais pas et j'étais un peu tu vois. Mais c'est faisable aussi.
- Speaker #0
Oui oui il peut toujours avoir des solutions. De toute façon quand on veut on peut. Et là vous avez trouvé la solution qu'il vous fallait. Et alors aujourd'hui comment ça se passe dans cette boutique ?
- Speaker #1
peu voilà c'est la même chose on accueille nos mariés entre septembre et je dirais avril pour qu'elles choisissent leur robe et entre avril et juillet pour la livraison en général après des personnes qui choisissent leurs hommes en avril mai juin pour pour l'année d'après ce qui est sympa aussi à paris c'est que du coup je ne dis enfin tu es il ya des personnes qui viennent un peu de partout ça vous a ouvert aussi une belle clientèle à l'international et tout mais
- Speaker #0
Et alors, qu'est-ce que cette aventure, Lina, elle t'a appris sur toi ? Parce que quand même, il y a eu les montagnes russes. Ça n'a pas été simple et tout. Mais qu'est-ce que tu dirais que ça t'a appris sur toi en tant que jeune femme aujourd'hui ?
- Speaker #1
Je pense que je n'ai pas arrêté d'apprendre, en fait. Parce que je me remets encore tous les jours en question. C'est très, très dur encore au quotidien. Qu'est-ce qu'elle m'a appris sur moi ?
- Speaker #0
Est-ce que tu te croyais capable d'accomplir tout ce que tu as accompli ? Si tu parlais à la Lina de 17 ans ou de 14 ans ?
- Speaker #1
Capable, non. Mais souvent quand on a 14 ans, on s'imagine quelque chose, on se dit à 24 ans je serais mariée, j'aurais 2-3 enfants. Et moi mon but à 24 ans ça n'a jamais été d'être mariée, c'était plus rendre fiers à mes parents. Pour la petite histoire, ma grand-mère maternelle a dû travailler pour payer les études de ses enfants. Tu sais à l'époque au Liban, les femmes n'allaient pas à l'école forcément parce qu'il y avait d'autres frères dans la fratrie. Ils étaient mis un peu de côté et elle, elle a jamais accepté. Elle a été très... tu vois, voilà. Donc je pense que j'ai un peu ce caractère d'elle parce que je passais beaucoup de temps avec elle quand j'étais petite. Et tu sais, il y a un peu ce côté un peu oriental, des femmes un peu orientales qui veulent se prouver.
- Speaker #0
Et aujourd'hui, tu penses que ça va t'approuver ? T'as rendu fière de tes parents ?
- Speaker #1
Si, si, si. Après, tu sais, on se met toujours une barre plus haute, Je pense que c'est peut-être aussi une question de culture, je ne sais pas.
- Speaker #0
Oui, oui, non, mais c'est totalement légitime, c'est top logique. Mais il y a une leçon qui t'a marquée plus qu'une autre ?
- Speaker #1
Prendre soin de soi plutôt et ralentir la cadence. Quand ça va trop vite, je suis tombée très, très malade en 2022. Donc, c'était en plein milieu des pop-up. Là, on est... On est optique par rapport à avant dans le sens où c'est constant, ça va très bien, on a notre boutique. Mais c'était le début et là je suis tombée très très malade. En fait j'ai commencé à faire des attaques de panique.
- Speaker #0
Ah des crises de panique ?
- Speaker #1
Des crises de panique. Alors c'était à cause du stress mais surtout à cause justement de l'explosion. En fait j'ai fait un PTSD donc tu sais il y avait toutes les images d'explosion qui me revenaient. Et en fait vu que pendant deux ans, c'est pour ça que j'avais utilisé le mot robot, vu que pendant deux ans... Tu sais, j'étais en mode : "Allez, il s'est rien passé
- Speaker #0
Tu voulais oublier.
- Speaker #1
- Ça m'est retombée d'un coup et j'étais paralysée pendant un mois.
- Speaker #0
- Oh voilà !
- Speaker #1
- Oui oui, j'ai pris des médicaments, là ça va très bien, je suis guérie.
- Speaker #0
- Oui c'est ça. Oui c'est vrai que quand on a des chocs, ça dépend du caractère Ah oui, c'est pas systématique. Et donc, le fait de ne pas prendre le temps de comprendre ce qui s'est passé et tout, c'est vrai qu'il peut y avoir des répercussions effectivement dans l'avenir. Et toi ça t'es revenue, bam, d'un coup...
- Speaker #1
Mais c'était parce que j'étais à fond dans le travail. En fait là j'ai ralenti, c'est peut-être ça ce que ça m'a appris c'est que là je fais peut-être les choses de façon beaucoup... Si j'avais gardé la même énergie que 2022 je pense que là on serait encore plus loin si tu veux, mais j'ai ralenti moi-même. pour me préserver parce que ça me...
- Speaker #0
Oui, la santé avant tout.
- Speaker #1
Oui, oui,
- Speaker #0
voilà. Très belle leçon. C'est vrai qu'il faut vivre de sa passion, c'est vrai qu'il faut faire ce qu'on aime et qu'il faut aller à fond dans les affaires pour que ça fonctionne mais à côté de ça, si notre corps n'essuie pas ça ne sert à rien. Donc il faut trouver l'équilibre. Il ne faut pas trop croire aussi ce qu'on voit un peu partout sur internet je pense que c'est en train d'un peu changer là il y a 2-3 ans on était beaucoup sur un c'était une fausse croyance tout le temps go jamais de pause 24h24 7 jours sur 7 alors qu'en fait c'est pas la bonne solution faut que ça reste aussi une passion et que ça reste un bonheur de faire ça en plus surtout qu'aujourd'hui vous avez pas encore une grande équipe je sais qu'au Liban il y a quand même beaucoup de monde mais toi ici à Paris tu gères tout quasiment toute seule je gère tout toute seule je
- Speaker #1
gère tout tout seul et oui et non dans le sens où bon Tout ce qui est comptage délégué. Je vais te dire une anecdote, pourquoi j'ai personne, alors que j'aimerais avoir peut-être, si j'avais deux, trois personnes, mais j'ai personne, je vais te dire ça pourquoi dans deux minutes. Mais je travaille du coup, Sarah, que tu as rencontrée sur les relations presse. Là maintenant non, mais on a travaillé très très longtemps ensemble, et enfin tu vois c'est sur mission. J'ai quelqu'un qui s'occupait du site web, pour les shootings bien sûr, c'est pas moi qui fais tout seul, je fais le photographe, voilà. Mais au quotidien, tout ce qui est... marketing, relations clients, accueillir les clientes, penser les shootings, penser les collections, tout ça pour Paris. C'est moi et j'adorerais avoir quelqu'un avec moi. Le problème c'est le système dans lequel on est où ça coûte très très très cher et c'est beaucoup de responsabilité. Mais en soi je pourrais et je pense que du coup c'est le next step. Quelques mois peut-être ?
- Speaker #0
C'est vrai que quand on a été longtemps tout seul à tout gérer, c'est dur de déléguer. Ça, il ne faut pas se mentir. Tu as une certaine qualité que tu veux avoir et tu ne sais pas si la personne va réussir à vraiment bien faire.
- Speaker #1
Je pense que le plus dur pour moi, ce sera l'accueil des clientes. En fait, ce n'est pas que quelqu'un ne saura pas faire parce que tout le monde peut tout apprendre. Mais c'est un peu le côté familial comme je te disais.
- Speaker #0
Après, ça peut être une autre forme.
- Speaker #1
Peut-être le premier essayage, ça peut être quelqu'un d'autre. Et si... Si la personne est intéressée et crée sa robe chez nous, peut-être à ce moment-là, je peux partir à la rencontre à ce moment. Tu vois ? Oui,
- Speaker #0
peut-être,
- Speaker #1
effectivement. J'ai pensé à ça.
- Speaker #0
Ça fait aussi un tri. Comme ça, toi, tu vois que les clientes qui seront vraiment là. Exactement. Et tu ne perds pas ton temps.
- Speaker #1
Et je ne perds pas mon temps. Et à ce moment-là, j'ai le lien avec mes vrais mariés. C'est une de mes solutions.
- Speaker #0
Et puis, c'est bien que tu vas garder ça. Moi, je trouve ça vrai. Et j'ai bien aimé quand t'as dit que c'était la vraie définition du luxe. C'est vrai. C'est ça au début. Ça s'est un petit peu perdu.
- Speaker #1
Ça s'est un peu perdu.
- Speaker #0
Mais c'est vrai que c'est tellement bien d'être face à la personne qui a... imaginer, conçu le truc, discuter avec la personne c'est un luxe.
- Speaker #1
Oui tout à fait.
- Speaker #0
Aujourd'hui en termes de sans forcément donner tous les chiffres mais l'activité franchement marche bien sur une année tu peux avoir combien de mariés par exemple ?
- Speaker #1
Pour cet été j'en ai 60 en France.
- Speaker #0
Parfait.
- Speaker #1
Ouais c'est sympa.
- Speaker #0
Et alors qu'est-ce qu'elles aiment le plus les mariées de maison vous là ?
- Speaker #1
Ah oui ça c'est un truc aussi je m'attendais pas à ça. Je pense qu'il y a beaucoup de mariés qui ont... beaucoup apprécié ce mélange un peu orient-occident. La simplicité des robes, la fluidité... Sur les maisons, là, on n'est pas dans une robe vraiment princesse, bouffante, où on arrive à peine à marcher et tout. C'est des robes dans lesquelles la mariée se sent puissante.
- Speaker #0
Vraiment, il y a de la fluidité.
- Speaker #1
C'est le mot. Mais avec cette petite touche de broderie, de petites paillettes, un truc décalé, c'est pas tout, Je n'aime pas le mot simple, mais... Voilà, tout blanc. Il y a un peu de... Je pense que c'est ça ce qu'elles aiment. Je pense.
- Speaker #0
Il y a un modèle qui part un peu... Dans la collection actuelle, il y a un modèle qui part un peu plus.
- Speaker #1
La robe Vouliagmeni, qui plaît à beaucoup de personnes. Personne ne l'a portée comme une autre. C'est-à-dire qu'elles l'ont toute personnalisée d'une certaine manière. C'est une robe en fait en moussine avec des grosses fleurs comme ça là. Et en fait, la particularité, c'est qu'il y a un short... Un short en mode body c'est transparent donc c'est très spécial, c'est assez osé voilà. Il y en a qui ont doublé et qui m'ont demandé de doubler donc très bien il n'y a pas de problème. Ça a eu un autre effet, un autre cachet et il y en a qui l'apportent
- Speaker #0
comme ça,
- Speaker #1
et c'est très cool, et c'est drôle parce qu'en fait quand elles la choisissent comme ça, on reconnait vite le personnage aussi qui la porte donc ouais je dirais que cette robe plaît à beaucoup de meurriers elle a un aspect un peu Wonder Woman clairement,
- Speaker #0
alors là ouais ouais clairement et alors c'est quoi aujourd'hui tes ambitions avec Maison Roulat ? C'est bien reparti et c'est génial. Quelle est la suite quand on les envoie là ?
- Speaker #1
J'aimerais bien ouvrir une boutique ailleurs dans le monde. Je me suis posé la question sur en France, mais j'ai l'impression qu'en France, tout est vraiment centré à Paris. Je ne sais pas si c'est...
- Speaker #0
Enfin,
- Speaker #1
en tout cas pour les grosses activités et tout ça.
- Speaker #0
Tu veux dire ailleurs en France ou ailleurs dans le monde ?
- Speaker #1
Ailleurs en France, je pense. Enfin, ailleurs dans le monde, pardon. je te disais ailleurs en France j'aurais bien aimé mais je sais pas si c'est très pertinent je comprends donc ailleurs dans le monde voilà c'est peut-être une petite surprise j'ai 2-3 destinations top j'ai fait un petit sondage sur insta pour voir où est-ce que nos mariés préfèrent nous voir et c'est très serré j'arrive pas à savoir c'est peut-être un de mes projets peut-être après un voyage dans l'une des deux destinations tu sauras ?
- Speaker #0
en étant sur place tu sentiras là où tu te sentiras le mieux oui pour que tu sentes exactement et à Paris continuer comme ça continuer à rencontrer,
- Speaker #1
avoir encore plus de mariés si possible et peut-être faire des événements des dîners où on passe du temps ensemble échanger aussi faire vivre la boutique autrement voilà faire vivre la boutique autrement
- Speaker #0
Elle est vraiment trop belle. Et oui, en parlant d'événements, donc peut-être continuer comme l'événement que tu as fait là, faire venir du coup tes clientes et mixer plusieurs marques pour des moments bien-être et tout et tout.
- Speaker #1
Exactement. Oui, ça peut être sympa parce que c'est quand même aussi un domaine où je rencontre des femmes. Voilà, des femmes toute la journée. On a chacune notre histoire. Un peu comme toi, tu rencontres des femmes aussi, c'est ça ?
- Speaker #0
Moi, j'aime ça. Comme tu dis, on a chacune notre histoire et puis on apprend des unes et des autres. Et parfois, tu sais, tu vois quelqu'un, alors t'imagines peut-être quelque chose et puis quand tu connais son histoire, tu te dis mais...
- Speaker #1
Wow !
- Speaker #0
T'as vécu tout ça, je n'aurais jamais pensé ça.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
C'est trop bien. Les rencontres, moi, c'est ma passion.
- Speaker #1
Oui, voilà, j'imagine et c'est pour ça que je suis là. Oui. C'est hyper cool.
- Speaker #0
Linda, dans le podcast, il y a un petit jeu que j'aime faire. C'est cinq questions très rapides. T'inquiète pas, il n'y a pas de... Pas de questions pièges et tout. Est-ce que tu es prête ?
- Speaker #1
Je suis prête.
- Speaker #0
Alors, si tu pouvais passer un coup de fil business à une femme d'affaires ou un homme, qui est-ce que tu appellerais ?
- Speaker #1
Waouh ! Waouh ! Incroyable ! Je pense Coco Chanel.
- Speaker #0
Ouais !
- Speaker #1
Elle est assez controversée. Il y a des trucs aussi qui ne sont pas très... Mais pour son époque, la femme qu'elle est, ce qu'elle a apporté, ce qu'elle a changé, c'est surtout ce qu'elle a fait pour les femmes. Bien sûr, c'est magnifique, mais oui.
- Speaker #0
On sent que c'est vraiment important pour toi ces parcours de femmes fortes, puissantes, qui sont affirmées.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Alors un coup de main qu'on t'a fait et que tu n'oublieras jamais. Bon tout à l'heure, tu as parlé de ta copine, mais ça peut être dans le cadre de ton aventure entrepreneuriale, mais aussi en général.
- Speaker #1
Moi j'ai parlé de mon conjoint évidemment. Oui, c'est vrai. De ma copine qui m'a... Oui. Ma copine qui m'a accueillie chez elle. Ça aussi je ne peux pas oublier. Je dirais... L'agence avec qui j'ai travaillé pour les pop-up, entre le moment où on devait acheter le bail... En fait, on était chez eux parce que je faisais un pop-up, mais un pop-up long de six mois. Et donc au même moment, je devais acheter le bail parce qu'en fait, je payais des mensualités chez eux et je devais acheter le bail. Ils ont accepté que j'échelonne mes paiements sur l'année d'après. Ça, c'est un coup de main...
- Speaker #0
Un coup de main financier incroyable !
- Speaker #1
Incroyable ! Ils n'étaient même pas obligés de faire ça, tu vois. Donc, ça a changé ma vie.
- Speaker #0
Oui, ça t'a permis d'acheter le bail et de pouvoir rentrer dans la boutique. Super. Comme quoi, on ne se fait pas tout seul en jamais.
- Speaker #1
Exactement. Il faut aussi... On fait de belles rencontres. Il y a des gens très gentils comme il y a des gens qui peuvent être moins bien intentionnés. Mais il faut essayer.
- Speaker #0
Justement, dans une autre ambiance, est-ce qu'on t'a déjà fait un petit coup bas ou un gros coup bas dans ton business ? Et comment tu as réagi à ça ?
- Speaker #1
Non, franchement, je n'ai pas eu ça et heureusement.
- Speaker #0
Très bien, très bien. Ça, c'est cool. Alors, le dernier profil Instagram, si ce n'est pas trop indiscret ou tu as jeté un petit coup d'œil ?
- Speaker #1
Oups, j'ai honte ! Non, vas-y ! Alors, sur mon compte perso ou sur mon compte maison ou là ?
- Speaker #0
C'est toi qui choisis !
- Speaker #1
Attends, je vais regarder.
- Speaker #0
sur mon compte pro pardon c'est les petites cuillères de Juliette qu'on a rencontré d'ailleurs c'était une belle découverte je connaissais pas du tout c'est super sympa et
- Speaker #1
pour finir une phrase coup de coeur qui t'encourage tout le temps c'est la phrase qu'on met sur whatsapp et donc j'ai marqué ça m'encourage pas c'est juste que ça me rappelle ce qu'il faut faire et qu'il ne faut jamais oublier ça Il y a marqué, chers concitoyens, n'oubliez jamais de vous battre pour qu'un jour il n'y ait plus de débat.
- Speaker #0
Ouais, ça te parle. Ok. Et puis même, je crois que tu envoies un certain message en étant boss de ta propre entreprise, tu gagnes ton propre argent, fondée avec maman et puis il y a papa aussi dedans, mais ça reste quand même une aventure assez féminine de famille. Donc ça s'appelle maison roule.
- Speaker #1
Surtout que je rencontre des mariés aussi. Et le monde du mariage, il ne faut pas oublier qu'il se passe. encore des fois, des trucs... On est un peu stressé. On n'a pas toujours notre mot à dire. Comment on dit ? Les petites miettes du patriarcat qui restent, je sais où.
- Speaker #0
Dans l'organisation, dans le choix des choses. On veut t'imposer alors que c'est ton jour. On veut t'imposer plein de trucs.
- Speaker #1
La charge mentale, plein de trucs. C'est ça.
- Speaker #0
Les complexes aussi. Tu en parles beaucoup, je crois, avec elle.
- Speaker #1
Tout le temps. tout le temps comme je te disais l'autre jour 100% de mes mariées elles viennent chez moi en me disant Lina je veux cacher mes bras, je veux cacher mon genou je veux cacher mes pieds je ne veux pas qu'on voit le bout de ma tête, le bout de mes cheveux enfin je dis ça mais c'est tout et n'importe quoi et je me rends compte qu'on est toutes complexes physiquement et c'était un des trucs aussi que je te disais l'autre jour l'idée c'est vraiment aussi non seulement de vendre les robes pour vendre les robes quoi mais d'essayer de faire en sorte qu'elles se sentent belles
- Speaker #0
puissante dans leur rang ok c'est le mot en tout cas et toi aussi tu es puissante de par ton histoire et de par la suite qui va arriver là très certainement en tout cas c'était une belle rencontre Linda je sais pas si t'as envie de partager un dernier mot avant la fin si t'as envie de dire quelque chose libre à toi bah merci à toi j'ai
- Speaker #1
beaucoup aimé discuter et c'est très chill, j'adore c'est pas stressant parce qu'on connait chacune notre histoire Et j'espère qu'on se reverra pour un autre podcast, peut-être dans 6-7 ans, avec d'autres personnes. Je ne sais pas...
- Speaker #0
Et j'espère porter une rampe des enroulades pour mes renouvellements de vœux. Oui, avec plaisir ! Si cet épisode t'a donné envie de bouger, de crier ou d'oser, ne le garde surtout pas pour toi. Laisse 5 étoiles, un commentaire et partage-le à quelqu'un qui a besoin d'entendre cette conversation. Toutes les infos de mon invité sont en barre d'infos et un grand merci à Now Connected, notre partenaire. Rejoins-nous sur Instagram, LinkedIn et via la newsletter parce que là-bas je te dévoile les coulisses de ma rencontre avec Lina. Et je te retrouve très vite pour un nouvel épisode de Tenter le coup, le podcast qui te rappelle que toi aussi tu peux oser et tenter. A très bientôt, bye bye !