- Speaker #0
Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans 5 Voix, 5 Villes, une série spéciale réalisée par Terre des Érudits, le podcast de l'Institut français en Haïti. Dans cette série, nous donnons la parole aux responsables des alliances françaises du pays pour mieux comprendre leur travail, leur engagement et leur impact dans les communautés locales. Pour le premier épisode, nous nous rendons au Cap-Haïtien, une ville étrangère. historiques et très culturelles. Pour en parler, nous recevons le directeur de l'Alliance française du cap haïtien Maxime Marc Altieri. Bonjour Maxime Marc et merci d'être avec nous aujourd'hui.
- Speaker #1
Bonjour mon cher, bonjour tout le monde, bonjour à toutes et à tous.
- Speaker #0
Pour commencer, pouvez-vous nous parler de votre histoire avec l'Alliance française du capaïtien ?
- Speaker #1
Bon, déjà je vous remercie parce que c'est une occasion opportune pour nous et c'est très rare d'en trouver pour parler de nous, surtout de l'Alliance française du capaïtien. Je travaille à l'Alliance française du capaïtien depuis été 2007, d'abord comme professeur de FLE, puis comme coordinateur pédagogique à partir d'avril 2014. jusqu'à occuper le poste de directeur depuis mai 2022, en remplaçant M. Martinez. Ma présence française du Cap-Haïtien, 6 entre les 15 et 16 BID à Cap-Haïtien, reste un bleu point de rencontre entre l'art, la culture et la pédagogie. Et encore, c'est l'espace de prédilection de plus d'un. Donc il faut aussi dire que l'enseignement du Cap-Haïtien fonctionne maintenant tous les jours, parce qu'avant c'était uniquement de mardi à samedi. Puisque la demande nous oblige, on fonctionne de lundi à dimanche, et ceci de mardi à samedi de 8h30 à 18h. Le dimanche à partir de 10h jusqu'à 17h. Et le lundi c'est uniquement pour les épreuves de TEF-Syoto. La maison, c'est propriété privée de l'Alliance française du Cap-Haïtien. C'est une construction ancienne qui a hébergé dans le temps la clinique du Dr
- Speaker #0
Christophe. Vous avez combien d'employés ? Combien de personnes visitent généralement l'Alliance française du Cap-Haïtien ? Comment est la vie à l'Alliance française du Cap-Haïtien ?
- Speaker #1
Nous fonctionnons comme toutes les autres alliances, mais j'ai un conseil d'administration. On est 25 au total entre le conseil de direction, le petit personnel et les professeurs. On est au total 25. Et parfois quand on invite, s'il faut contrôler deux profs de soutien qui sont préparés par notre coordinateur pédagogique, on peut être jusqu'à 27. Et puis, normalement... C'est une ville, c'est une ville culturelle, il faut bien dire. Et comme l'Alliance française, déjà depuis bon nombre d'années, c'est le centre de motivation pour tout ce qui est culture avant tout. Donc c'est très demandé. Nous recevons des groupes de différentes localités, des groupes. venant de Port-au-Prince et de partout et d'ailleurs. Donc l'Alliance française est très demandée pour toutes les occasions.
- Speaker #0
Mais quel rôle joue aujourd'hui l'Alliance française dans la vie culturelle et éducative du capaïtien de la ville ? Je vois que vous organisez beaucoup d'activités, des projections de films, des ateliers, des conférences pour les Français. Parlez-nous un peu de la programmation de cette institution.
- Speaker #1
Cela dépend culturelle et éducative de l'Alliance française du Cap-Haïtien ne résume pas seulement à la ville, le centre-ville du Cap-Haïtien, mais plutôt ça fait référence au Grand Nord d'Haïti en général. Puisque avec le temps, non seulement il y a les départements du Nord-Est et du Nord-Ouest qui sont connectés au Grand Nord vers l'Alliance française du Cap-Haïtien, mais il y a aussi le plateau central du Sud-Urbain. Nous suivons tout pour des tests d'évaluation. Nous sommes comme le carrefour. pour tout ce qui est conférences-débats, des ateliers de poésie, des ateliers d'écriture. Et c'est l'espace qui ouvre la voie à toutes les formations théâtrales ou musicales en herbe. Donc, la Lens française du Cap-Haïtien est jusqu'à date le seul centre agréé dans la région pour les examens internationaux comme le DELF, le DALF et le TEF-TEF parce que nous, à Cap-Haïtien... Il n'y a pas tellement de demandes pour le TCF. Et ça, c'est des examens que nous organisons sur tous les niveaux et aussi pour tout le public. Donc il y a encore à l'Institut français du Cap-Aïssien un point de formation Campus France qui accompagne, qui oriente et qui assiste dans les postes suivants désirés de continuer leur étude dans une université en France. Et actuellement, nous sommes à un moment où il y a les entretiens Comme plus France, qui sont animés par Mme Emastella Alliance et puis M. Julien Nixon. Donc tout ça, c'est un rôle. Voilà le rôle majeur de l'Alliance française de Kabaïs.
- Speaker #0
Maxime, quelles initiatives récentes ont particulièrement marqué votre communauté ?
- Speaker #1
Les réalisations sont très peu, mais récemment, nous avons expérimenté un camp d'été avec les jeunes. Pourquoi je dis « quand d'été » ? C'est parce que d'habitude, on organisait des cours de 90 minutes pendant la saison estivale. Mais l'été dernier, nous avons reçu les enfants et adolescents pendant une demi-journée avec des activités ludiques. Je peux encore prendre en exemple une fois au gastronomie que nous avons réalisé le 1er mai dernier. Et c'était vraiment intéressant et le feedback a été vraiment positif. L'enseignement de différentes parcelles du FLE a toujours été un défi pour nous aussi. Et depuis avril 2025, nous avons commencé avec un cours de français sur objectifs spécifiques, prendre la parole en public, et c'était vraiment nécessaire. Et encore, on dispense des cours de français sur objectifs universitaires. Pourquoi ? C'est parce que nous travaillons en partenariat avec différentes écoles et universités européennes de la ville. Donc je peux dire que l'alliance est présentée, s'il faut la décrire normalement, c'est comme un phare qui se définit par la qualité, l'efficacité, la confiance et l'innovation. Et tout cela s'explique par une équipe compétente et qualifiée, et aussi avec le dynamisme du conseil d'administration, qui s'est toujours fait représenter par une présidente brave et courageuse, j'ose dire, C'est Madame Chantal Laroche. C'est vrai que la langue française du Cap-Haïtien est avant tout un centre culturel, mais afin de bien asseoir les échanges linguistiques, l'enseignement de la langue française s'impose à différents publics, aux enfants, aux ados et aux adultes, et surtout sur différents niveaux selon ce qui est proposé par le cadre européen commun de référence pour les langues. Donc les niveaux, ça va de A1 vers le C2. Sur l'ensemble de nos activités et événements culturels, il y en a qui sont purement des initiatives de l'Alliance française du capaïtien. Comme par exemple Mercredi Cinéma, il y a un club de lecture qui fonctionne très bien chaque demi-samedi du mois. Et puis on a aussi parlé de la semaine de la francophonie qui fait toujours venir l'eau à la bouche avec l'organisation du concours Blume d'or, aussi les ateliers d'écriture. Et en avril... Chaque mois d'avril, pour bien dire, l'Association du Capricien organise la semaine du livre et du doigt d'auteur. En mai dernier, par exemple, nous avons expérimenté, comme je viens de vous en parler, une foire culturelle et gastronomique. Et je vous avais bien dit que le résultat, c'était vraiment positif. Et encore, il y a la fête de la musique le 21 juin. Et ça, c'est un rendez-vous à ne pas manquer. Parfois, nous l'organisons sur le boulevard. Et parfois, c'est devant l'Alliance, à la rue B, 15B. Donc, le temps d'été, c'est toujours animé par des activités culturelles pour les enfants et adolescents. Et c'est toujours sous l'œil des parents qui sont tellement motivés. Donc, c'est une phase à ne pas manquer surtout. D'autres activités à l'Alliance sont surtout réalisées en partenariat avec soit des écoles ou des universités de la place ou encore avec des groupes socioculturels du département ou venus d'ailleurs. Et surtout, on a la participation de deux groupes ou encore deux organisations qui ont pris naissance à l'Aïe en ce même temps. Il y a JAD Haïti, c'est une organisation féministe qui inclut hommes et femmes. Donc, c'est sous l'égide de Mme Emasté Lalliance, prof à la France française. Et encore, il faut parler de l'Association des professeurs de français du Grand Nord Haïti qui a vu le jour depuis novembre 2023. Et c'était sous la direction de M. Julien Nixon, qui est à la fois prof de français, coordinateur pédagogique à la France française de Kapaïti. L'Alliance organise sur demande des formations au bénéfice d'autres institutions, soit en didactique du FLE ou des professeurs de français ou des professeurs qui enseignent en français. Parfois aussi, ce sont des formations en bibliothéconomie ou des centres qui logent des fonds de manuel et qui reçoivent un public assez important. élargie. Et des fois aussi, nos formations vont sur bien d'autres thématiques peut-être qui me sont passées. C'est tout ça en termes d'activité à la Ligue française du Cap-Haïti.
- Speaker #0
On vous rappelle que nous sommes avec Maxime Antéry, qui est le directeur de la Ligue française du Cap-Haïtien. On en parle de cette institution très vivante dans la ville Mais Maxi, comment réagit le public quand vous organisez des activités comme des concerts, des ateliers, des conférences, etc. ?
- Speaker #1
En un mot, je peux dire positif, très, très positif. Ceci pour plusieurs raisons. Parce qu'à l'ère française de Cap-Haïtien, on a un cadre attirant et une horaire observable. Quand je dis « non réobservable » , nous essayons de nous programmer à partir de la réalité de la vie sociopolitique. Et puis, ce sont des activités qui sont triées sur le volet. Donc, l'annonce française du Cap-Haïtien bénéficie avant tout de cette confiance du public. C'est grâce à notre énergie positive et puis non seulement une énergie positive, mais aussi une énergie instructive. Quand je dis tout ça, que le public répond de façon positive… Cela ne veut pas dire que nous récoltons un public en collision à la sortie des activités, donc surtout dans les ateliers parce que là on ne le soit pas un grand nombre. Mais par exemple, organiser la fête de la musique, organiser n'importe quelle autre manifestation culturelle qui va inciter le débat, comme le Mercredi Cinéma parce qu'après chaque projection c'est animé par un débat, on parle autour du film, etc., Mais par contre, très souvent, on compte un bon nombre de spectateurs. Que ce soit dans notre centre d'activité, dans notre dystoglophe, ou sur la cour, ou encore dans un espace ailleurs où l'Alliance organise quelque chose ou une activité en partenariat avec notre institution. Donc, on ne fait pas toujours ça le comble. Mais par contre, on a toujours un bon nombre de spectateurs.
- Speaker #0
Dans le contexte actuel d'Haïti, quels sont les défis que vous devez affronter pour continuer vos missions ?
- Speaker #1
Il est clair que le contexte actuel en Haïti est difficile. C'est vraiment difficile. Et nous sommes confrontés à beaucoup de défis, en particulier l'insécurité et surtout l'émigration de certains de nos professeurs, certains aussi des membres du conseil d'administration et surtout... certains étudiants, bon nombre d'étudiants vers l'étranger. Donc ça c'est un grand défi pour nous. Et pour y parvenir, nous sommes bien obligés d'adopter de nouveaux principes. Donc s'il faut en parler, je peux dire que cela nous a grandement affecté, certes. Et aujourd'hui, nous essayons d'affronter la situation en nous tournant vers d'autres partenaires. Pourquoi d'autres partenaires ? Les institutions... commercial ou scolaire parce que ça nous permet de fidéliser une clientèle, soit dans le cadre de formation ou simplement de mise à niveau en français selon leur niveau à partir d'un test de positionnement. Donc ça nous permet de fidéliser les clientèles et parfois aussi on signe des conventions, des conventions de cours avec... des institutions. Parce que l'Anse Française est aussi appelée pour... enseigner le français à d'autres institutions, à des universités. Et là, voilà pourquoi je vous ai parlé tout à l'heure de l'enseignement du fou de français sur les objectifs universitaires. Donc, nous sommes obligés de jouer sur notre horaire aussi, notre horaire de fonctionnement, surtout pour les séances du soir. Parce que là, après, surtout au moment actuel, pendant cette saison, à 18h, c'est... C'est comme il fait très, très, très tard. Donc on est obligé aussi de rendre plus flexible notre horaire de fonctionnement. Et ça diminue considérablement le clientèle que nous devons recevoir parce que très souvent, ils n'ont pas pu bénéficier d'assez de temps pour jouer sur un cours entre leur temps de travail et le cours surtout pour se rendre chez eux après le cours. C'est tout ça comme défi à relever à la Laisse française du Kabaï-Sy.
- Speaker #0
Et quels projets que vous préparez en ce moment ?
- Speaker #1
Nos projets sont divers et sont regroupés en projet éducatif et projet socio-culturel. Le projet éducatif, c'est comme un grand, grand défi pour nous. Donc, nous insistons surtout sur la formation continue des maîtres. Et nous pensons à l'innovation pédagogique avec le souci de nous munir d'une salle numérique. Et encore, et on est six ans parce que la démarche qualité s'impose, c'est la mise en place de courants commodales. Ça veut dire qu'on permettra d'avoir des étudiants soit en présentiel ou à distance dépendamment de leur choix. S'il faut parler de défis socio-culturels, donc ce que pendant le mois de février nous comptons organiser une journée porte ouverte. Déjà nous préparons des produits avec le logo de l'Assemblée du Cap-Haïtien, afin de commercialiser avec le public et sur les ateliers davantage. Nous pensons aussi à la rénovation de notre salle de spectacle parce que écoutez je vous dis déjà c'est une maison ancienne, c'est vrai on ne peut pas... jouer comme bon nous semble sur l'architecture, mais pour l'intérieur, on compte rénover sur tout l'auditorium. Et je veux dire que c'est le seul espace de l'Alliance qui n'a pas encore eu de nouveauté avec le temps. Et le grand défi pour nous encore, c'est la célébration des dates clés, telles que la francophonie, la fête de la musique, La Union internationale des projets du français, pourquoi je dis que c'est un grand défi pour nous ? Parce que c'est très coûteux pour les réaliser. Voilà pourquoi on est en assistance avec des partenaires et surtout le dynamisme de la présidente du conseil d'administration qui nous aide à sortir de nos pétrines. C'est tout ça qu'on a en perspective.
- Speaker #0
Merci beaucoup Maxime Akalseri.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Merci beaucoup. C'était avec nous Maxime Althiery, le directeur de l'Alliance française du Cap-Aïtien. On vous rappelle que cette initiative de l'Institut français en Haïti dans le cadre de son balado titré « L'histoire des érudits » . À bientôt.