- Speaker #0
On avait 25 000 clients à l'époque, il y en a 10%, 2 500 qui sont devenus actionnaires, pour 4,2 millions et le tout en une dizaine de jours. Toi aussi, profite de placements jusqu'ici réservés aux plus fortunés. Même si moi j'ai des petits revenus où j'ai que 2 millions de côté, c'est pertinent pour moi, ça a du sens. Il y a une population énorme qui est dans ce range, qui a entre 0 et 20-30 millions à placer. À vouloir taper un peu de partout, comme peuvent le faire un peu nos concurrents qui se prémurent, tu perds un petit peu en singularité. Hello Thomas, écoute c'est un plaisir de te recevoir aujourd'hui. Donc tu es fondateur de Mon Petit Placement. Donc votre volonté c'est vraiment de démocratiser l'investissement pour tous. Donc moi je suis ravi d'avoir cette conversation avec toi parce que quelque part j'ai l'impression que dans nos modèles on se rejoint sur ce côté de faciliter en tout cas une meilleure connaissance et le fait de mobiliser beaucoup plus l'épargne. Donc bienvenue et merci en tout cas d'être venu.
- Speaker #1
Et bien merci beaucoup pour l'invité. dans ce super lieu comme on disait tout à l'heure.
- Speaker #0
Yes, on a eu la chance effectivement de pouvoir meubler ce bel espace et donc du coup, je me suis dit tant qu'à faire, autant en profiter et finalement, ça m'a permis de te faire découvrir en tant que Lyonnais une nouvelle adresse à Lyon.
- Speaker #1
Trop bien.
- Speaker #0
Super, écoute, pour commencer, ce que je te propose, c'est peut-être de revenir un petit peu rapidement sur ton parcours et surtout peut-être nous expliquer qu'est-ce qui t'a amené finalement à... à lancer mon petit placement ? Est-ce que tu vois, c'est un vécu perso, un besoin perso, des frustrations perso ? C'était quoi un peu la... Ouais,
- Speaker #1
je pense que c'est un mix de plusieurs éléments. Moi, j'ai un parcours, j'ai fait une école d'ingénieur, donc je suis plutôt côté maths et finances en termes de background. J'ai commencé à travailler en banque d'investissement, donc justement qui s'appelle Natixis, d'abord à New York, puis à Paris. Et en fait, là, dans mes équipes, ce qu'on faisait, c'est... On travaillait pour l'équipe fonds de pension et donc concrètement on aidait nos clients à estimer combien les retraites de leurs collaborateurs allaient coûter et du coup combien il fallait investir en face. Et donc c'est comme ça que j'ai découvert un peu que je passais des maths à l'univers de l'investissement de la finance. Donc j'ai développé une petite expertise. Je viens d'un univers familial où mon père et mes deux grands-pères travaillaient dans l'univers de la banque. inconsciemment ce sujet de départ, d'investissement, de bourse et cotage était présent même si je n'en avais pas forcément conscience. Donc voilà, j'ai ce petit parcours pro, ce truc de l'enfance, du contexte familial et quelque chose que j'entendais parler au sein de mes proches, que tu vois un peu dans les médias, en tout cas à 25 ans, qu'il y a quelque chose qui est opaque, qui est à la fois attirant dans la bourse et l'investissement, qui est aussi je trouve repoussant, enfin en tout cas c'est la perception que j'avais. Donc je me suis dit en fait, si j'accumule ces trois éléments, je sens qu'il y a vraiment, j'ai une petite expertise et légitimité, une impétence personnelle, et je sens qu'il y a un vrai sujet de rendre cet univers plus simple, plus accessible, plus sexy. Voilà un peu comment c'est né. Après c'est poser la question du... J'ai un peu l'univers, le contexte, qu'est-ce que je vais faire ? Eh bien l'arme, par mon expérience chez Natixis, mes clients c'est des investisseurs professionnels et je me suis rendu compte qu'ils avaient accès à des produits financiers, à un niveau de conseil et d'accompagnement auquel moi particulier qui ai 500 ou 2 000 euros à placer n'a pas du tout accès. Donc le pitch de base c'est celui-là, mon petit placement, c'est de dire toi aussi profite de placements jusqu'ici réservés aux plus fortunés. Donc au tout début on ne fait plus ça mais... L'idée c'était d'agréger des petits placements de 500 euros pour atteindre 500 000 euros et de donner accès à des produits qui sont réservés. Dans les faits, je ne vais pas rentrer trop en détail, mais on a réussi en passant par un chemin plus traditionnel qui est nos investissements se font par des contrats d'assurance-vie, à répliquer ce schéma de manière un peu plus simple. Au début on est rentré par une porte très... On va donner accès à des produits financiers et maintenant on est plus sur... On propose de démocratiser au sens large Merci. Ça veut dire donner accès à des produits, ça veut dire te permettre d'avoir accès à des conseillers qui te comprennent et avoir un contenu et une simplicité dans l'UX, dans le vocabulaire qui vraiment te donne envie de rentrer dans cet univers.
- Speaker #0
Ok, très cool. En faisant un petit peu de recherche justement sur vous, etc., il y a quelque chose que vous mettez fort en avant en disant que plus de 80% des Français aujourd'hui gardent leur argent simplement sur des livrets. On le sait évidemment, les taux sont... sont assez bas et donc du coup parfois ne sont pas même suffisants pour battre l'inflation, qui est quand même déjà le minimum on va dire en termes d'investissement. Donc ça montre bien que finalement il y a une méconnaissance, je pense, de l'importance d'investir et ainsi de suite. Est-ce que ça pour toi, ça a aussi été, je veux dire, un élément important ? Est-ce que c'est quelque chose que tu constates encore aujourd'hui ?
- Speaker #1
Ça fait huit ans que j'ai créé Monty Placement et malheureusement ou heureusement pour nous, c'est vraiment le... Ça n'a pas bougé d'un point entre guillemets. Il y a un peu plus d'effet de mode autour de l'investissement des ETF et tout, mais c'est encore très marginal par rapport à la population française, que ce soit via les livrets A ou via ce qu'on appelle le fonds en euros qui est la partie sans risque de l'assurance vie. Une majorité, une grande partie de l'épargne des Français, effectivement, est investie sur les supports sans risque. Qui dit sans risque dit que du coup l'espérance de gain n'est pas énorme. Et donc tout l'enjeu c'est comment on démystifie un peu la notion de risque. Donc il ne faut pas le mettre, mais il faut être bien clair sur le fait que le risque ça se juge avec un horizon. Ce n'est pas pareil si on veut investir à 3 ans, à 5 ans, à 10 ans. Parce que quand on a 10 ans devant nous, le risque, c'est plus... de ne rien faire parce qu'on va perdre l'inflation et en fait les gens voient surtout le risque de perdre parce que il y a plein de raisons mais je pense qu'il y a quelque chose de culturel mais il y a aussi parfois un peu médiatiquement où nous on l'a vu parce que dès qu'il y a un peu des crises en mars-avril quand il y avait les droits de loi de notre homme, les médias s'en emparent, alors c'est bien parce qu'on est sur les plateaux télé mais en fait du coup c'est très anxiogène pour les gens et donc je pense qu'il y a pas mal de raisons qui fait que malgré cette petites tendances avec notamment des acteurs comme nous au petit niveau mais des révolutes d'acteurs qui permettent de simplifier des lydia avoir l'investissement en un clic on est encore loin d'avoir l'état d'esprit un peu anglo-saxon où là c'est dans leur quotidien et c'est la norme d'investir en banque Est-ce que tu penses qu'aujourd'hui on pourrait dire que les banques ou tu
- Speaker #0
me diras les conseillers en patrimoine c'est réservé à des personnes qui ont plus de patrimoine forcément mais qui jouent pas trop leur rôle dans l'écosystème parce que finalement non. Ça fait quand même quelques années que ça dure.
- Speaker #1
Oui, c'est sûr que... Je ne sais pas si les banques ne jouent pas le jeu ou si c'est peut-être des produits moins rentables pour elles que l'immobilier par exemple, ou que d'autres produits. Ça nécessite de l'accompagnement des conseillers, ça nécessite peut-être qu'ils aient de la disponibilité mais ils aient aussi la connaissance. Donc effectivement, en tout cas, on le voit bien, les acteurs traditionnels sont encore très présents, je trouve, sur la partie crédit, IMO. Bancarisation. Mais sur ce sujet investissement, accompagnement, je veux pas les attaquer frontalement, mais pas assez, en tout cas.
- Speaker #0
Clairement. Et du coup, aujourd'hui, comment est-ce que... Finalement, parce que c'est la mission que vous vous êtes donnée, de réussir à justement créer une transition et augmenter cette part d'investissement un peu plus active et l'éducation financière. Comment vous vous y êtes pris ? C'est quoi concrètement aujourd'hui votre offre et votre proposition de valeur ?
- Speaker #1
Déjà, nous, notre parti pris, parce qu'on est quand même dans un environnement où il y a énormément d'acteurs, c'est tout dans le nom. On s'appelle Mon Petit Placement et ça n'a pas bougé malgré les différents rebrandings depuis 8 ans parce que je pense que tout est dit. On veut essayer de s'adresser aux petits placeurs, aux gens qui se sont souvent délaissés, qui disent « Attends, mais moi, j'ai que 3 murs de côté, ce n'est pas pour moi. » Il y a vraiment un sujet de comment on va faire en sorte que tu te sentes considéré et que tu te dises, OK, même si moi, j'ai des petits revenus ou j'ai que 2 millions de côté, c'est pertinent pour moi, ça a du sens. Donc, il y a un sujet presque de la marque.
- Speaker #0
Adapter ton langage, quoi. Adapter ton langage. Exactement.
- Speaker #1
Il y a ce point-là qui est très important qui est, on se met au niveau des utilisateurs. En fait, il y a beaucoup de Français qui, très vite, quand tu vois des produits, le langage de l'investissement, c'est vraiment une charabia. Donc, nous, l'idée, ça peut paraître... simple comme une barrière à l'entrée, mais rien que d'avoir un vocabulaire, on se met au niveau d'un utilisateur, un site, une expérience, où tu as plus l'impression d'être presque sur une app de food plutôt qu'être sur un truc financier, déjà tu permets de parler à une population un peu plus large. Donc il y a vraiment cette notion d'accessibilité par l'expérience, par le langage. Il y a le modèle économique qui joue beaucoup, parce qu'en fait un des enjeux très importants c'est de réussir à générer de la confiance. Et nous, on n'est pas une grande banque, on n'a pas une marque d'une grande banque, on n'a pas les moyens d'une banque. Et du coup, l'enjeu, c'est comment tu crées la confiance dans ce contexte-là. Nous, une des réponses qu'on a apportées, c'est par notre modèle économique, qui est qu'une grande partie de notre rémunération est basée sur ce qu'on appelle une commission de performance. Donc on prend un pourcentage, on partage le gâteau si tu gagnes, et les années où il n'y a rien, ce stream de revenus est à zéro.
- Speaker #0
Ça, par rapport à des concurrents, c'est relativement rare sur ce type de... Pour l'instant,
- Speaker #1
on est le seul à faire... Ok. à faire ça sur le marché, ça fait déjà 5 ans, soit ils disent que le modèle est économiquement trop compliqué, ou trop risqué, exactement. Donc c'est fait côté fonds d'investissement, il y a des fonds qui se rémunèrent avec une commission de performance, mais pas auprès des particuliers, donc on est les seuls à faire ça. Ce qui, encore une fois, est un modèle qui a vocation à aligner les intérêts, qui n'est pas low cost, parce que si nos produits font 10% par an, effectivement on a Si on prend 10%, 12% de ça, tu paieras 1% de frais par an de ce que tu as placé, mais c'est que tu as gagné, donc je suis assez à l'aise avec ça. Oui,
- Speaker #0
il y a un partage de risques, donc philosophiquement, en tout cas, il y a un aliment. Et donc, ça génère confiance parce que nous,
- Speaker #1
ce qu'on peut faire, c'est de faire des choses qui sont très, Et donc, ça génère la confiance parce que nous, ce qu'on pourrait... propose, c'est un accompagnement et c'est des portefeuilles d'investissement. On a trois profils, petit, moyen, grand en termes de risque. Tu vois l'idée que ce soit assez basique. Et du coup, ça met inconsciemment dans la tête de l'utilisateur en disant s'ils se rémunèrent sur la performance, c'est bien qu'eux, ils doivent travailler à ce que leurs trois portefeuilles performent bien.
- Speaker #0
Si tu ne performes pas, du coup.
- Speaker #1
Donc, ça donne confiance et ça permet de casser un petit peu des barrières. Donc, voilà un peu rapidement. Et le dernier point qui est quand même important, c'est par l'humain. Donc chaque utilisateur a un conseiller dédié. Et petit détail, mais qu'il n'en est pas un, c'est qu'on a un chat encore aujourd'hui, disponible 7 jours sur 7, même le dimanche jusqu'à 20h, avec des vrais humains, des vrais conseillers. Donc je suis vraiment anti... Enfin, je ne suis pas du tout anti-IA, mais sur la relation directe client.
- Speaker #0
C'est-à-dire dans un monde où, en fait, on digitalise tout et ainsi de suite, sur des sujets qui sont comme ça un peu touchy, c'est clair qu'aujourd'hui, pouvoir parler à un humain, etc.
- Speaker #1
Même pour des trucs très administratifs, je veux changer mon RIB de prélèvement et tout. Peut- Quand derrière, tu as un humain, tu sais que le jour où les marchés vont perdre 10%, où toi tu auras un besoin de récupérer ton argent, tu auras un humain derrière. Donc ça apporte cette réassurance qui est super importante.
- Speaker #0
Génial. Et du coup, comment tu arrives aussi à l'organiser ? Parce que bon, tout ça on pourrait dire que c'est super pour l'utilisateur, mais du coup il faut aussi pouvoir le faire. Comment est-ce que tu arrives à justement, d'un point de vue opérationnel, gérer tout ça ?
- Speaker #1
C'est un vrai enjeu. L'organisation ça va, mais la question c'est comment tu fais cette mission qui est bien sur le papier, l'organisation et... le modèle économique, parce qu'en fait, c'est consommateur de ressources humaines d'avoir des humains. Donc, nous, pour dire, on est une cinquantaine, une quinzaine dans l'équipe tech produit, 20-25 sur la partie, ce que nous appelons le pôle user. Donc, c'est ceux qui gèrent l'utilisateur, que ce soit les conseillers, le service support et le reste, une dizaine, plutôt sur les équipes marketing et fonction support. Donc, c'est ça, nos trois gros pôles. Donc, on a pris le parti à l'inverse de concurrents qui sont plutôt dans ce qu'on appelle des robots advisors, donc c'est très automatisé, nous, d'avoir une équipe de conseillers en interne basée à Lyon. Et il y a beaucoup aussi d'éléments qui sont passés par l'application et tout, donc qui permettent d'essayer d'automatiser une partie. Donc nous, on a fait une croix, entre guillemets, sur la rentabilité court terme, en disant par notre positionnement, c'est trop important qu'il y ait des vrais humains, que ce ne soit pas juste marketing. Ce qui nécessite un peu de patience, le temps d'avoir atteint. Nous, on estime qu'il faudra gérer entre 400 et 500 millions placés chez nous pour commencer à pouvoir rembourser tous ces coûts. Aujourd'hui, on a 250 millions.
- Speaker #0
Je vais te demander en chiffres un peu ce que ça représente.
- Speaker #1
Il y a 250 millions qui nous sont confiés et on n'est pas loin des 100 millions chaque année maintenant de collecte. On a passé vraiment cette phase, parce que la première année on a fait 4 millions, après 25, donc pour arriver à 500 à ce rythme-là, tu te dis il va falloir 10 ans, donc mes investissements en RH ça va être dur, mais là on voit vraiment le bout du tunnel.
- Speaker #0
J'imagine que le fait d'avoir pris ce parti-prix, comme tu dis, qui est quand même un investissement important et du coup avec une vision long terme, ça crée de la confiance, ça crée j'imagine une base de clients quand même satisfaits. Et dans beaucoup d'échanges que j'ai pu avoir sur des modèles un peu similaires où il y a de la communauté et tout, j'imagine que vous devez avoir une grosse partie de vos clients aussi qui viennent du bouche à oreille grâce à la confiance que tu crées.
- Speaker #1
Ce qui est à la fois une bonne nouvelle, c'est que le parrainage c'est à peu près 50% de notre acquisition, mais c'est difficilement scalable. C'est-à-dire que le jour où tu as des budgets et que tu veux accélérer, comme tu es dans un univers où c'est rare le truc que tu vois sur Insta, tu dis à la nouvelle app pour placer ton argent et tu y vas tout de suite. C'est souvent un truc où tu as besoin d'un prescripteur et de recommandations. pour transmettre cette confiance. C'est la beauté et à la fois la limite du modèle.
- Speaker #0
Du coup, ça m'intéresse de savoir aussi comment vous trouvez vos clients investisseurs. Parce que comme tu le sais, nous, avec Enki, on a un modèle aussi où d'un côté, on loue du mobilier, mais de l'autre côté, on fait financer ce mobilier à travers un système de plateforme financière qui s'apparente à du crowdfunding, crowdlending, peu importe. Mais l'idée, c'est qu'on a des investisseurs. particuliers qui peuvent investir leur épargne dans des obligations liées aux mobiliers et aux contrats qu'on met en place. Et clairement c'est un vrai challenge quand même de se dire bon aujourd'hui on a beaucoup d'investisseurs parce qu'effet communautaire, effet comme tu disais un peu parrainage et tout, mais c'est vrai qu'à un moment donné on se posait vraiment la question comment faire pour aller chercher ces investisseurs sachant que c'est un marché quand même qui est extrêmement concurrentiel. Il y a beaucoup de monde et tout, et donc du coup, vous en plus qui visez des petits investisseurs, etc. Je me dis que le challenge a quand même dû être important.
- Speaker #1
Et il l'est toujours. C'est toujours parce que c'est le nerf d'hier. On a un gros sujet parrainage, boucher à l'animation de notre communauté d'utilisateurs. Notre chance, c'est qu'on a une mission, une cause qui est assez noble. Oui,
- Speaker #0
et que du coup, tu as des gens qui se positionnent un peu comme ambassadeurs.
- Speaker #1
Ils ne le font pas juste parce qu'ils vont toucher 50 ou 80 euros en parrainant, mais parce qu'ils se disent, OK, en fait, ils m'ont permis de devenir un petit peu connaisseur. Et en fait, notre chance, c'est qu'il y a plein de Français qui sont aujourd'hui... à laisser leur épargne dormir. Du coup, on a quand même une mare dans laquelle pêcher qui est importante. Cette partie parrainage est importante. Récemment, le gros développement se fait sur la partie un peu média. On essaie d'être de plus en plus présents, proactifs sur des plateaux, dans des podcasts, en écrivant des tribunes. Parce qu'on se rend compte que... les médias traditionnels ont du bon pour toujours un peu ce tampon de réassurance et de confiance donc c'est quelque chose qui marche pas mal et après on a l'acquisition un peu plus traditionnelle tu vois via des ads en payant mais on voit que cette partie là c'est plus presque pour de la notoriété que pour de l'acquisition parce que c'est rare que les utilisateurs voient une fois, deux fois, trois fois une pub et qu'ils disent c'est ça,
- Speaker #0
ça leur met la puce à l'oreille après quand ça prend de l'argent il y a la répétition et ainsi de suite et du coup en fait En parallèle, vous avez quand même investi de manière assez importante sur, je pense, le côté éducation. Puisqu'on l'a dit au début, justement, la problématique, c'est souvent qu'il y a un manque d'accompagnement. Et donc, il y a un manque de sensibilisation sur l'importance d'investir. Et ou de se dire, finalement, même toi, petit épargnant, en fait, t'es concerné. Et même avec des petits montants, c'est important d'épargner. Donc, vous avez quand même fait le parti pris. Est-ce que tu peux nous en parler un petit peu plus ?
- Speaker #1
Le sujet pédagogie financière est un vrai sujet. En plus, il y a une tendance en ce moment avec plein de finfluenceurs qui se mettent sur le sujet. Donc nous, ça a été très présent à l'origine. On a fait assez vite une académie. On a un webinaire par mois où on a environ 1000 de nos clients qui viennent. donc ça permet de faire de à la fois de la proximité mais de la pédagogie. Donc on a notre académie, nos webinars, une zetteur tous les deux mois et après les relations avec les conseillers. Et en fait on s'est rendu compte que ça c'était bien mais ça permettait surtout d'aller toucher des gens qui étaient un tout petit peu déjà sensibilisés. En fait qui venaient sur notre site et on leur offrait ce contenu pédagogique. Ce qu'on a voulu faire pour aller plus loin, c'est dire ok est-ce qu'on ne peut pas essayer d'aller toucher ceux qui justement ne viennent pas chez Monty Placement. Et donc pour ça, on a créé une marque dédiée qu'on a appelée Flouz, qui est un peu notre marque, mais presque philanthropique, parce qu'il n'y a pas de modèle économique derrière Flouz, c'est vraiment juste d'évangéliser et de s'assurer qu'on peut avoir le plus de Français qui ont un niveau de connaissance minimum sur l'éducation financière. Et donc Flouz, c'est aujourd'hui une application où on gamifie la pédagogie. Donc tu as des niveaux, tu swipes, voilà, et on lance une nouvelle version là où tu pourras... demander à faire une compétition avec certains de tes amis pour gamifier le truc. Et c'est aussi une version papier avec des cahiers de vacances. Et là, on a une discussion avec une maison d'édition pour industrialiser un petit peu cette partie éducation financière format papier. Donc voilà un peu tout ce qu'on a essayé de faire sur ce sujet qui est long, complexe, mais qui nous semble être nécessaire pour vraiment croître dans le futur.
- Speaker #0
Clairement, clairement. Et du coup, tu parlais tout à l'heure de cette tendance de fin influencer. Nous aussi, on le voit pas mal. D'ailleurs, on a fait quelques collaborations avec certains. On a aussi le sentiment, je ne sais pas si vous avez senti ça aussi, qu'il y a un peu une nouvelle génération aussi d'investisseurs, de gens qui, de plus en plus, quand même, s'intéressent à l'investissement. Là où peut-être avant, on avait plus tendance à se dire « Ok, je fais beaucoup plus confiance à ma banque ou à mon banquier ou à mon gestionnaire de patrimoine. » Là aussi, je trouve que... Il y a une curiosité de plus en plus importante sur quelles sont les possibilités, quelles sont les alternatives au schéma un peu classique, obligations, actions, etc.
- Speaker #1
Nous ce qu'on voit beaucoup, je ne sais pas si le mot existe, mais il y a une grande autonomisation des particuliers, ce qui laisse la place à ces film-fluenceurs, parce qu'il y a de plus en plus de demandes, d'essayer d'avoir des recommandations, de comprendre. Pour nous, c'est un grand sujet de discussion en interne, parce que même stratégiquement, tu pourrais dire que si les gens sont de plus en plus autonomes, même des services comme Monty Placement, un jour, n'auront plus d'être. Je pense qu'il y a encore un peu de marge, mais ça peut être un sujet. Et on essaie de comprendre un peu c'est quoi la racine et est-ce que ça concerne tout le monde. Il y a vraiment un sujet d'usage du X. Je parlais de Revue tout à l'heure. Maintenant, ils ont... 60 millions de clients et en un clic tu peux vraiment investir. Je pense que la facilité aide. Je pense qu'il y a beaucoup de travaux qui ont été faits autour de la vulgarisation. Ça aide, la démystification. Mais je pense qu'il faut faire aussi attention un peu au biais de l'expert. En tout cas, moi, c'est ce que je dis en interne. Où tu ne vois que ceux qui sont dans ton cercle. Et en fait, il y a encore une part de délaissé. des personnes qui sont non concernées, qui est encore largement majoritaire. Donc il y a vraiment une tendance de fond, mais qui est en ordre de grandeur, tu parles peut-être de centaines de milliers de Français.
- Speaker #0
Ça reste encore assez marginal. Et du coup, pour revenir un petit peu sur vos produits, parce que si j'ai bien compris ce que tu disais, si les utilisateurs vont en direct, je pense que vous avez quand même une valeur ajoutée à sélectionner de manière assez active aussi les produits. Peut-être juste revenir là-dessus, sur quel type... de sous-jacents vous choisissez comment vous les choisissez est-ce que c'est dynamique etc donc en gros nous on a 3 portefeuilles d'investissement classiques ça s'appelle plan B parce que c'est la partie sans risque qui est le plan B au livret A donc c'est un produit sans risque qui
- Speaker #1
fait 3,5% par an environ sans risque ensuite ambitieux et intrépide qui sont nos 2 portefeuilles dynamiques ambitieux visent 8% par an et il l'a fait on s'est fait contrôler par la CPR donc on a dû justifier que les rendements annoncés avaient été en tout cas Merci. réalisé dans le passé. Et Intrepid, qui lui vise entre 10 et 12. Historiquement, il fait 11% sur une période de l'ordre de 5-7 ans. Donc voilà, on a ces portefeuilles. Et au-dessus de ça, on a des compléments thématiques. Donc en fait, tu peux... L'utilisateur peut dire, je veux être 50% sur ambitieux, 30% sur Intrepid et 20% sur environnement, sur santé, sur égalité. Mais nos portefeuilles thématiques sont construits de sorte à être complémentaires avec nos portefeuilles classiques. Tu peux pas être 100%. En l'occurrence, on peut être 100% sur environnement, mais c'est une spécificité. Sinon, tu ne peux pas être 100% sur notre portefeuille santé ou sur notre portefeuille sport. Donc voilà, on a construit des portefeuilles. L'idée étant de dire, je ne m'y connais rien, je ne veux pas une jungle de 10 000 produits. Moi, je sais si je suis prêt à prendre beaucoup de risques, moins de risques ou pas de risques. Et après, faites pour moi. Donc nous, on construit ces portefeuilles. Derrière chaque portefeuille, il y a environ 4 ou 5 fonds d'investissement. Et en fait, on a un comité d'investissement qui se réunit chaque trimestre pour étudier si les fonds qui sont à l'intérieur nous semblent être... cohérents versus ce que nous on estime être un peu les prévisions macroéconomiques. Pour te donner un exemple concret, ça fait quand même deux ans qu'on est assez surexposé sur l'Europe et la Chine, ce qui nous a un peu pénalisé en 2024 parce que du coup si on est surpondéré, on était sous-pondéré sur les Etats-Unis. Donc en 2024, la tech US a encore énormément marché, donc on a un peu sous-performé, même si tu vois on a fait entre 8 et 10%. en revanche sur cette année où l'Europe et la Chine, je regardais ce matin, c'est à plus 39% la Chine depuis le début de l'année, ça nous a permis de bien anticiper. Donc on essaie d'être proactifs et de dire aux utilisateurs, t'inquiète pas, nous on fait ce travail de sélection, et dès qu'on va changer d'ambitieux un des fonds, tu recevras une notification et tu auras juste un bouton sur lequel tu dois appuyer pour déplacer ton investissement vers une nouvelle version d'ambitieux. Donc l'idée c'est de fournir la boîte à outils, d'être proactif, sans être dans du trading enfin tu vois il y a des fonds parfois il y a des portefeuilles qui pendant un an on va garder les 4 mêmes fonds parce que nous on dit qu'il faut viser long terme on va pas tous les 3 mois changer alors que nos fonds disent qu'il faut un oiseau long terme donc tous
- Speaker #0
les trimestres on se réunit pour étudier et en moyenne tu vois nos portefeuilles évoluent une fois par an ouais et pour revenir un peu à ce qu'on disait aussi au tout début sur le côté un petit peu paradoxe aussi parce que c'est vrai que finalement bah Parfois, on se dit, limitons le risque au maximum. Je serais intéressé de savoir quelle est la répartition de vos investissements sur les différents niveaux de risque. Parce que, comme tu le dis, on a souvent ce réflexe de se dire, on va investir, mais on va prendre le moins de risques possible. Donc, on va avoir tendance à aller sur des trucs un peu plus garantis. Là où, au final, à long terme, quand on analyse bien, ce n'est pas toujours finalement... Choisir le moins risqué n'est pas toujours le moins risqué à long terme par rapport à l'objectif de construire un patrimoine.
- Speaker #1
C'est une bonne question parce qu'au début on était très extrême et on a un petit peu cédé. Au début, les 3-4 premières années, on n'avait pas le produit plan B. On n'avait que des produits risqués. Donc en gros on avait vraiment un message en disant... Tu viens chez Monty Placement pour placer les 500, 1000, 5000, 10000 euros dont tu n'as pas besoin pour vivre à court terme, pas besoin pour aller en vacances et t'es à l'aise que ça va faire les montagnes russes. Tu peux récupérer quand tu veux, mais ça va un peu fluctuer à la hausse. comme à la baisse. Et en fait, historiquement, 100% de notre stock est sur les produits risqués. Et du coup, on acceptait de dire, t'es pas éligible, ou si t'as 20 000 euros à placer, vu ce que tu nous dis sur ton patrimoine, nous on va te prendre que 4 000, et le reste, il faut que tu le mettes sur du sans risque. Donc récemment, en janvier 2024, on a ouvert cette poche sans risque, et on se rend compte qu'en fait, t'as fait rentrer un peu le loup dans la bergerie, parce que c'est plus facile pour les commerciaux. de vendre un produit sans risque, pour les utilisateurs c'est un peu moins anxiogène. Donc pour te dire, en 31-12-2023, on était 100% sur du risqué. Aujourd'hui, on gère 250 millions, il y a à peu près 225 dynamiques et 25 de sans risque. Donc t'es à 10%, mais en fait tu pourrais dire, c'est encore bien, mais en termes de tendance sur le nouveau flux carré,
- Speaker #0
on voit bien que la part de sans risque augmente un petit peu.
- Speaker #1
Donc c'est un vrai sujet, c'est-à-dire soit t'es T'es un peu rigide, t'es très pur, mais ton développement est un peu plus long, soit tu t'ouvres, tu frustres moins tes utilisateurs, mais du coup tu crées un peu une brèche dans ton modèle. Et après,
- Speaker #0
est-ce que tu pourrais dire qu'il y a aussi peut-être une volonté un peu de conscientiser, surtout que vous venez un peu de ce profil-là, de dire qu'en fait nous on était plutôt pour le risque et donc on encourageait ça, de se dire aujourd'hui on a créé une porte d'entrée pour des personnes qui à la base sont un peu plus risque-averse. Et de se dire, pourquoi pas, vous exposez-nous, vous non plus, d'un point de vue, on va dire, juridique et compliance, mais d'essayer de conscientiser aussi les utilisateurs, de se dire, oser prendre un peu plus de risques, ça pourrait avoir un impact positif.
- Speaker #1
Une des raisons qu'on a fait, c'est de dire, ok, notre job, c'est qu'ils rentrent dans l'univers multiplacement, ils reçoivent nos utilisateurs, ils auront nos interactions, et au fur et à mesure, on suit un petit peu. qu'elles partent de la partie sans risque, on arrive à dynamiser un petit peu au fil du temps. Il y en a qui rentrent par exemple avec 10 000 euros sans risque, en revanche, leur versement de 100 euros par mois, ils sont que sur le dynamique. Tu arrives un peu, mais l'enjeu de déplacer de non risqué vers risqué, il n'est pas facile. Et en plus, quand tu es parti sur le non risqué, dès que les marchés perdent 5%, ce qui va arriver dans un contexte géopolitique tendu et incertain, ils viennent te voir en disant « Attends, je comprends, j'avais un truc sans risque qui faisait plus de 3% et là, j'ai perdu 5%. » Merci. C'est un vrai... Ouais,
- Speaker #0
il y a un travail. Et je pense que, quand même, un avantage que vous avez, le fait que vous ayez des vraies personnes, des conseillers et tout, je pense que vous avez peut-être l'opportunité d'un peu plus accompagner ça et jouer sur cette... Expliquer. Effectivement,
- Speaker #1
quand il y a une présence, déjà, ça fait redescendre un peu en température.
- Speaker #0
Ouais, parce que je le vois. Bon, moi, perso, je suis... exposé quand même sur sur des trucs en bourse et tout est bon moi mon premier réflexe quand ça baisse c'est souvent de dire ok est ce que j'ai pas une poche en plus et d'augmenter et voilà et quand je vois parfois les gens qui sont peut-être moins aguerri et du coup qu'ils sont en mode panique totale tu te rends compte à quel point en fait ça nous on le voit dans les salles quand on analyse un petit peu là et je dis à une grosse baisse de l'ordre de 10%
- Speaker #1
au mois de mars avril quand le président américain a fait les annonces des droits de douane Et on regardait un peu le comportement de nos utilisateurs et c'était super intéressant de voir que ceux qui sont rentrés en 2020-2021, ils avaient vécu la guerre en Ukraine, la crise de l'inflation, donc ils étaient un petit peu initiés. Et donc là, il y avait une grande majorité qui a remis. D'ailleurs, j'ai fait un posting d'Inn où tu sens qu'en fait, avec l'expérience, ils sont éduqués. On a eu un pic sur eux de reversement, enfin un record ever au mois d'avril, ce qui est top parce qu'ils sont rentrés. En plus, l'histoire leur donne raison, on l'a vu que ça s'est bien monté après. Et en revanche, sur nos utilisateurs plutôt 2023-2024 qui n'avaient pas vécu ça, Là, il y a beaucoup plus de demandes sur le chat, beaucoup plus besoin d'accompagnement. Donc, à la fois, c'est positif parce que tu dis quand tu arrives à passer les 3-4 ans, tu te rends compte qu'en fait, quand c'est les soldes, il faut y aller. Il ne faut pas flipper. Mais ce qui est un peu contre-intuitif et on comprend l'aspect émotionnel.
- Speaker #0
Clairement, oui. Et ça joue un rôle encore hyper, hyper important. Nous aussi, on l'a vu, évidemment, comme notre produit est plutôt perçu comme un produit non corrélé des marchés et ainsi de suite. des trucs tangibles que les gens comprennent, tous ces moments de baisse, pour nous, ça a toujours été le moment où on voyait beaucoup d'investissements arriver. Du coup, une autre question que je me pose par rapport à ton modèle, où tu me dis, effectivement, le but, c'est d'attirer les petits épargnants, que tout le monde se sente concerné. Est-ce que cette image-là, ou le fait de se profiler comme ça, tu n'as pas aussi l'impression que potentiellement, ça peut bloquer ? Ou créer un peu un truc de les plus gros investisseurs, les plus gros portefeuilles, du coup, ils sont un peu moins attirés.
- Speaker #1
Oui, et c'est là aussi une vraie bonne question. Et je pense que c'est un bien. Moi, j'espérais au début que les performances feraient la différence. D'ailleurs, j'espère toujours. On a cinq ans, je dis en moyenne. On respecte les 8 et 10%, ce qui est vraiment pas mal par rapport à un taux de l'Urea. Mais effectivement, on est un petit peu identifié. Et comme on a voulu faire simple, on a une gamme qui est assez restreinte. Mais bon, quand tu as même 50 000 euros à placer, tu n'as pas besoin d'une complexité produit trop importante. Donc c'est assez vrai. Après, sur 30 médiateurs, tu as toujours quelqu'un qui a mis 700 000 euros en full autonomie. Donc, tu as toujours des gars qui se perdent un peu dans les filets. Mais effectivement, on doit avoir 2-3 tickets supérieurs à 100 000 euros par semaine versus 100-200 qui sont entre 1 000 et 5 000. Donc, on s'est peut-être un petit peu cornerisé. Il y a discussion de créer une marque un peu plus près, mais on ne peut pas. Et à côté de ça, on se dit que... C'est bien d'être niché et d'être un peu extrait dans son truc. Il y a une population énorme qui est dans ce range, qui a entre 0 et 20-30 000 euros à placer. Et du coup, à vouloir taper un peu de partout, comme peuvent le faire un peu nos concurrents qui se prémurisent, tu te mets un peu là où il y a toute la concurrence, tu perds un petit peu en singularité. C'est un vrai sujet un peu.
- Speaker #0
Oui parce que beaucoup de personnes avec qui je discute me disent voilà en fait à un moment donné on a élevé le panier et ainsi de suite et on s'est rendu compte que c'était bénéfique parce que du coup on a tiré plus de plus gros portefeuilles qui pour eux quand tu leur dis tu peux arriver à partir de 500 euros ils n'ont pas l'impression qu'ils se sentent concernés si eux leur ticket moyen c'est 100 000 euros.
- Speaker #1
Mais pas mal j'avais échangé avec un concurrent qui disait nous on a juste changé la tarification on a fait une tarification pour les plus de 1 million et ça a apporté des clients après pour les plus de 5 millions on peut manger. Et donc, tu as des moyens de créer ça. Nous, je te le disais un peu tout à l'heure sur la cause, surtout pour nos ambassadeurs, mais aussi pour l'équipe en interne.
- Speaker #0
Vous avez pris un espèce de parti pris sur lequel vous tenez, vous tenez à garder votre identité.
- Speaker #1
Et en tout cas, c'est le sens que, tu vois, même en tant que moi, entrepreneur, j'y trouve, de dire que c'est notre petit impact à nous. Donc, pour l'instant, on reste sur le plan initial.
- Speaker #0
Nous, c'est un peu la même chose. On a aussi voulu très vite donner l'accès à ce type. en tout cas de produits ou en tout cas d'investissement à partir de 500 euros et comme t'as dit on a aussi créé des clubs avec des conditions un petit peu différentes pour des gens qui veulent investir plus mais on tient quand même à garder cet ADN de dire au final on veut rester inclusif et on veut donner accès à ça un maximum de monde, surtout qu'on a l'impression que c'est une alternative au final qui plaît dans le sens que C'est simple à comprendre, les gens comprennent à quoi sert leur argent, où il va et ainsi de suite. Et je pense que c'est ça qui a permis notre succès. Et du coup, je me rends compte qu'il y a un vrai besoin, en tout cas une vraie demande sur des alternatives. D'ailleurs, je voulais un peu avoir ton avis. J'ai eu l'occasion aussi d'échanger avec Lucas de la plateforme Caption. Comme tu sais, ils financent, ils ont pas mal de... différents produits d'investissement, mais ils ont quand même beaucoup de choses qui sont liées à du asset-backed, donc ils ont financé par exemple des montres de luxe, des véhicules, tu vois, des stocks de véhicules électriques ou de collections, et ainsi de suite. Nous, on vient avec le mobilier, donc c'est des nouvelles tendances, et un peu le consensus dans ce qu'on se disait, c'est que, au final, le fait que les gens comprennent, le fait que les gens voient qu'il y a un côté décorrelation, et après il y a le côté aussi un peu passion qui joue fait que ce genre d'alternative est de plus en plus recherché. Et du coup, toi qui restes quand même dans malgré qu'il y a ce côté très communautaire, tu restes quand même dans des produits financiers qui sont plus ou moins traditionnels. Ce serait intéressant d'avoir un peu ton regard justement là-dessus.
- Speaker #1
C'est marrant, nous on avait réfléchi aussi à ça parce que avoir du concret, du tangible, ça permet vraiment d'accapter une population très différente. Pour tout un tas de raisons, le fait qu'ils comprennent, les passions. donc ça c'est intéressant de ce point de vue là d'élargir et en plus c'est corrélant avec notre cible, tu vois souvent quelqu'un qui va investir dans le mobilier c'est pas forcément un expert ou un aficionné de la finance juste il sait qu'il connait, qu'il maîtrise et il croit dans la pertinence du modèle donc il y avait ça, il y avait la notion de diversification où on sait que s'il y a un truc où on se plante jamais c'est proposer des alternatives qui permettent de diversifier c'est toujours un bon conseil pour les créateurs donc ça fait du sens Nous, pour l'instant, on n'est pas allé là parce que, je te dis, on est encore petit dans cette finance traditionnelle. Donc, j'ai toujours un peu peur du défocus, tu vois. Mais on avait regardé pour faire des partenariats avec d'autres acteurs pour dire, OK, on veut quand même pouvoir le proposer à notre communauté sans forcément le faire nous-mêmes parce que ça nous semble être du conseil pertinent. Donc, nous, on y croit beaucoup. On pense que c'est du bon conseil, que c'est pertinent. Et dans cette recherche... On cherche vraiment de concret, plutôt qu'investir dans des boîtes où tu ne sais pas exactement la gouvernance qui se passe. Là au moins c'est très tangible et je pense que c'est une bonne manière d'appréhender.
- Speaker #0
Ce qu'on se disait c'est que c'est un vrai win-win parce que d'un côté il y a une demande, comme on vient de le dire, et de l'autre côté je pense qu'il y a beaucoup d'entreprises. qui ont des modèles qui pourraient vraiment bénéficier d'un système de financement des assets ou des stocks et ainsi de suite, et qui pourraient bénéficier que cet argent finalement, au lieu d'être immobilisé dans des stocks ou dans des assets, soit investi dans leur croissance. Donc je pense qu'il y a matière à vraiment créer beaucoup d'opportunités d'investissement. Et tu vois, nous quand on a commencé à investir dans le mobilier, c'est quand même quelque chose d'assez particulier. je pense que bon ben voilà Ce que fait Caption dans les montres ou dans d'autres trucs, c'est quand même des choses assez niches. Et donc je me dis, c'est pas non plus facile pour les investisseurs qui ont envie justement de se lancer là-dedans, de s'y retrouver et donc de les trouver. Et de l'autre côté, c'est pas non plus facile pour les entreprises qui peuvent en bénéficier. Tu vois, nous, on a vraiment dû avoir en fait une double activité. D'un côté, on loue du mobilier et ainsi de suite, mais de l'autre côté, on doit presque devenir... une plateforme d'investissement et donc du coup on vend un produit financier quoi donc tu vois c'est deux trucs totalement opposés alors pour nous forcément c'est ultra vertueux d'avoir fait ça mais franchement je pense que si j'avais pas eu mon expérience fintech avant je suis pas sûr que je me serais lancé là dedans et donc je me dis que ça peut être compliqué pour quand même beaucoup de boîtes et donc finalement je trouve que des acteurs un peu bas que ce soit capuchon ou même des acteurs en fait comme comme vous vous pourriez vraiment jouer un rôle intéressant demain Tu vois, à créer potentiellement des produits qui sont basés sur ce genre d'alternatives qui, en plus, finalement, sont facilement compréhensibles du grand public. Donc, côté vulgarisation, c'est assez facile. Tu as un niveau de liquidité qui peut quand même être aussi important parce que, voilà, soit tu as des revenus récurrents, etc. Et puis, tu as aussi ce sentiment que tu participes à l'économie réelle. Et à désintermédier aussi un petit peu, parce qu'in fine, tous ces gens-là vont parfois aller se financer auprès de fonds et auprès de banques et ainsi de suite. Et on connaît aussi aujourd'hui, et c'est un débat aussi sur le côté, qu'aujourd'hui la finance a besoin d'un petit peu de désintermédiation.
- Speaker #1
C'est clair. Et juste pour mener sur ça, ça collerait aussi avec une des demandes que nous on voit beaucoup, qui est une notion de centralisation. En fait, un des écueils peut être que si tu as dix plateformes différentes, tu t'y perds un petit peu. Et nous, c'est une demande qu'on a beaucoup.
- Speaker #0
Oui, nous, on se rend compte que c'est un blocage aussi, en discutant justement avec pas mal de gens, que ce soit des film-fluencer ou des gens dans la finance, qui nous disent, en fait, l'exercice aussi pour un investisseur, de devoir ouvrir à chaque fois une nouvelle plateforme pour chaque nouveau produit, c'est quand même un obstacle aussi. Et donc, effectivement, le fait de pouvoir se pluguer à des plateformes comme ça, ça pourrait être pas mal. Et c'est vrai qu'aujourd'hui, il y a très peu, je pense, Doudoudou. de plateformes qui offrent des solutions comme ça. Donc, il faudra qu'on en discute. Très cool. On a aussi parlé de la communauté. Je pense que c'est un aspect qui est hyper important. Je pense que vous aussi, vous avez utilisé ce levier. Donc, nous, franchement, au-delà de l'aspect financier dans l'investissement, comme je l'ai dit tout à l'heure, clairement, le côté communautaire, le fait qu'on ait des gens qui investissent aussi en... En se disant, je crois dans le projet, je crois dans la mission, je crois dans ce modèle de changer les choses et ainsi de suite. On a aussi du coup fait un crowdfunding qu'on a organisé nous-mêmes parce qu'on avait tous les outils. Donc j'ai cru comprendre que vous aussi vous avez fait un crowdfunding quand même important. Que finalement, tu m'as parlé aussi tout à l'heure avant en off sur la partie justement réseau que vous avez réussi à créer. Est-ce que ça, tu peux en dire un peu plus, vraiment, du rôle de la communauté, de cet aspect communautaire ?
- Speaker #1
Nous, en fait, on sentait qu'on avait un... Donc, on ne s'est pas créé sur un modèle communautaire. Tout est venu un peu... Malgré nous, il y avait des signaux faibles. Il y avait des utilisateurs qui disaient, OK, mais c'est bien votre produit intrépide, mais moi, j'aimerais bien investir chez vous, carrément. On avait un peu ces signaux faibles. Donc quand en 2024, on a dit qu'on allait activer cette partie crowdfunding en complément d'un tour de levée de fonds qu'on avait fait avec des investisseurs plus VC, plus traditionnels, c'est là où on s'est vraiment rendu compte qu'il y avait un aspect communautaire qu'on n'avait pas vraiment réalisé. On a, pour se faire rapidement, on a... On avait 25 000 clients à l'époque, il y en a 10%, 2500 qui sont devenus actionnaires.
- Speaker #0
C'est quand même un parcours scolaire.
- Speaker #1
4,2 millions, tu vois, donc les gars ont... Et le tout en une dizaine de jours, donc le truc...
- Speaker #0
Ouais, donc ça montre qu'il y avait vraiment, en tout cas, au-delà de l'aspect... Qu'il y avait vraiment, comme on pourrait dire, un lien fort avec le projet. Ouais, en tout cas, ils y croient.
- Speaker #1
Je ne sais pas s'ils y croient à l'aventure financière ou à l'aventure entrepreneuriale, mais il y a vraiment un surnommagement. Et donc, à partir de là, on s'est dit, ok, en fait, on a des... Enfin, ils sont prêts à y aller vraiment fort. Et du coup, on a créé un groupe avec ses clients actionnaires, qui sont du coup des ambassadeurs très forts. Et ça nous a permis plein d'éléments. Si tu vas sur notre site internet aujourd'hui, toutes les photos qu'il y a, c'est des clients actionnaires de mon type placement. Maintenant, on a un processus. Dès qu'on imagine une nouvelle fonctionnalité, un nouveau produit, on leur fait tester. Après, ils l'ont accès en avant-première. on les mobilise aussi avec des challenges un peu sur le parrainage ou pour qu'ils soient proactifs sur les réseaux sociaux donc c'est vraiment pour nous un levier très fort qui n'est pas que un levier d'acquisition mais qui est vraiment un levier de pouvoir nous dès qu'on a une question en fait on a fait des canaux avec la communauté il y en a un qui est un peu feedback produit dès qu'on a, là pour donner un exemple concret on va faire une rétrospective de l'année 2025 et on hésite, est-ce qu'on fait un format PDF, un format Spotify en deux secondes tu peux une question, tu as ton sondage et donc ça permet d'avoir des retours terrain Alors... Toujours un peu biaisé parce que tu sais que c'est des gens qui t'aiment, mais quand même, tu es sur des gros volumes de 2500 personnes. Donc, levier de dingue.
- Speaker #0
Génial. Et du coup, vous avez vraiment vu la différence entre l'avant crowdfunding, on va dire, et l'après, où finalement, vous avez des gens qui se sentent vraiment concernés. Parce que pour le coup, ils sont actionnaires. Et là,
- Speaker #1
on rentre dans la troisième phase. Donc, ça, ça a été un vrai levier parce que tu dis, c'est ton projet autant que le mien. là on s'est rapproché du groupe Malakoff en mai 2025 donc du coup ils ont récupéré leur argent avec de la plus-value mais en fait ils ont été un peu contraints de récupérer alors qu'il y en avait plein qui disaient bah non en fait moi je suis rentré il y a un an, j'y crois je vais continuer à rester et donc là on rentre dans une nouvelle phase qui est que cette communauté d'ambassadeurs qui était actionnaire qui ne l'est plus est-ce qu'elle est toujours mobilisable mobilisée Et voilà. Pour l'instant, les premiers signaux, donc c'est il y a trois mois, donc c'est assez instant, mais les premiers signaux montrent que, en fait, comme on l'a bien mis dans la communication, on garde des webinars réguliers avec eux, on garde un lien sur le groupe WhatsApp, on sent, montrent que, bah, ouais, ils ont vécu les hauts et les bas de l'aventure entrepreneuriale. Donc, ça a créé un certain lien. Donc, pour l'instant, j'ai envie de croire qu'il y a une communauté, même s'ils ne sont plus actionnaires.
- Speaker #0
Ouais, c'est ça. Donc à un moment donné, ils étaient, c'est-à-dire, touchés par la vision, la mission, et donc ce lien-là, il reste malgré tout. Tu vois,
- Speaker #1
il y a eu, je crois, il y a eu un vote auprès de 1500 avec 81 ou 82% ont voté pour le rapprochement avec Malakoff, parce qu'ils pensent que c'est aussi le bien de la boîte, tu vois, donc ils ont...
- Speaker #0
Ouais, c'est la question un peu que je voulais te poser, tu vois, sans être... Voilà, mais de se dire, bon, est-ce que le fait de te rapprocher comme ça, justement, de grands groupes, etc., parce que Tu ne te dis pas qu'à un moment donné, ça pourrait faire évoluer ou en tout cas avoir un impact sur la mission ou la vision ou les valeurs initiales ? J'imagine que c'est quelque chose qui reste important pour toi, pour l'équipe.
- Speaker #1
Ce qu'il faut savoir, c'est que c'est quelque chose que nous, on a créé. Ce n'est pas quelque chose qui est subi. Ils sont venus parce qu'on était en difficulté. C'est justement pour la mission. C'est justement pour la mission parce qu'avec nos investisseurs qui étaient plutôt des investisseurs financiers. On a fait 5 levées de fonds, donc on est vraiment un peu cliché startup qui avait levé beaucoup de fonds auprès de fonds. Il y avait de plus en plus souvent en board la question de pourquoi on va pas sur des gros placements, sur des gros tickets, alors qu'avec le groupe Malakoff, qui est un groupe mutualiste, qui a du temps, eux ils sont beaucoup plus sensibles comme nous au sujet de faire quelque chose de grand public. Et du coup pour nous c'était justement la garantie. qu'on n'allait pas devoir se tordre le bras et renier le modèle et l'ADN en allant faire une croix sur les petits ou arrêter d'avoir des conseils financiers pour un sujet de rentabilité court terme pour que les fonds aient leur ROI.
- Speaker #0
L'idée, c'est plus de se dire finalement ce rapprochement va nous permettre d'amplifier la mission et d'avoir un impact encore plus large sans, comme tu dis, renier sur l'ADN initial et finalement avoir un impact positif. Super. Et du coup, pour revenir sur l'aspect communautaire, parce que c'est vrai que c'est un sujet, en tout cas moi, qui personnellement me passionne beaucoup, de ce que tu en as appris, est-ce que tu te dis que beaucoup de projets pourraient justement bénéficier d'une approche comme ça ? Est-ce que tu penses que c'est quelque chose qui pourrait devenir de plus en plus commun ? Je ne parle pas du crowdfunding pur et simple parce que c'est vrai que le souci que je constate aussi parfois sur les plateformes un peu typiques de crowdfunding, c'est que parfois il y a un peu la perception que la qualité des... Le projet n'est pas toujours là et que finalement parfois la plateforme ne joue pas vraiment son rôle de garant, de se dire bon je fais un bon filtre et je ne prends pas n'importe quoi comme projet. C'est comme dans toute nouvelle technologie, mais en tout cas de nouvelles tendances, de nouvelles manières de faire. Mais j'ai envie de croire quelque part que finalement dans des exemples comme ce que tu viens de citer, tu as une communauté qui croit dans un projet, qui investit. non seulement, mais qui va aussi avoir un impact dans ton business. J'ai aussi reçu un médit de Team Ford Planet, qui pour eux, pour le coup, il n'y a même pas de rendement financier, en tout cas pour l'instant, parce qu'il m'a dit qu'il travaillait sur quelque chose pour le faire évoluer. Mais il disait que la force de la communauté, de la mobilisation de la communauté était incroyable, pour faire du business. Donc ça confirme ça. Alors bon, ils ont vraiment un sujet. climat et tout, donc on va dire que le côté noble, comme tu disais, de la mission pour le coup, il est vraiment à fond, mais quelque part même, nous à notre échelle sur le mobilier ou sur d'autres sujets, moi je sens quand même que ça peut être vraiment très fort et que ça peut être aussi très différent que quelqu'un qui dit bon, en fait, oui, je suis actionnaire d'Amazon ou de ceci ou de cela la réalité c'est quand même que beaucoup le font pour leur rendement alors que là, sur des plus petites échelles comme ça et des plus petites communautés, j'ai vraiment l'impression qu'il y a un vrai lien. L'idée, c'est de se dire, est-ce que finalement, ça va changer un peu la manière dont on finance les boîtes dans l'avenir ? Est-ce que c'est un phénomène qui, pour toi, va grossir ?
- Speaker #1
En tout cas, nous, on essaie d'expliquer un peu d'où ça vient. Je pense qu'il y a une notion de proximité. En fait, il faut que l'équipe qui incarne le projet crée ce lien de proximité. je pense que c'est un des des Un des éléments constitutifs d'une communauté, je pense qu'effectivement la cause est quelque chose qui est... C'est plus facile de fédérer une communauté autour d'une cause d'un coup important. Et ouais, proximité, cause, authenticité, je pense que si t'as ça, t'as le lever pour avoir une communauté. Et en fait, une fois que tu l'as, tu peux aller sur la partie financement, mais effectivement tu peux aller sur la partie développement, sur la partie... Utiliser ça comme un hub un peu de test, de POC. Avoir un outil communautaire, c'est effectivement ultra précieux.
- Speaker #0
Nous, honnêtement, on se dit que c'est une force incroyable parce qu'une des problématiques qu'on a, c'est que personne vraiment pense ou connaît le fait que ça existe, la possibilité de louer ton mobilier plutôt que de l'acheter. Je pense que dans quelques années, il y aura peut-être beaucoup de concurrents et donc c'est un sujet qui pourra devenir vulgarisé, donc beaucoup plus facile. Donc ça veut dire qu'il y a un sujet d'évangélisation hyper important. Et donc on est en constante réflexion de se dire, comment est-ce qu'on crée des leviers ? Sans aller dans un modèle où on va brûler du cash et du cash dans du marketing pour faire connaître la solution. Et du coup, on se dit que le levier communautaire, justement, de se dire que nos investisseurs, non seulement ils participent avec leurs investissements, mais en plus, ils font en sorte que le service soit connu, etc. Pour nous, c'est un levier hyper puissant. Et du coup, dans une tendance aujourd'hui où on est plus dans la sobriété, quand on compare par exemple... Il y a quelques années, le modèle un peu VC, où on arrosait de marketing et de croissance, et en fait c'était de la croissance à tout prix, là où aujourd'hui, comme je dis, on est plus dans un modèle plus sobre, avec recherche de rentabilité plus rapide, etc. Clairement, je pense que ces modèles où il y a une communauté font énormément de sens, parce que c'est un levier, même marketing, hyper puissant. Donc, trop cool. Écoute, en tout cas, c'était un échange hyper riche. Je te remercie beaucoup pour tous les insights et pour le partage et la transparence. Peut-être finir sur une dernière question, savoir un petit peu, c'est quand même un grand changement, ce rapprochement avec Malakoff, etc. Et d'ailleurs, bravo, parce que c'est quand même un beau parcours de pouvoir lancer un projet comme ça, avec les hauts, les bas, de l'entrepreneuriat. comme tu as pu le vivre et puis d'arriver à aujourd'hui en fait un rapprochement qui va permettre finalement d'amplifier la mission. C'est de savoir un peu voilà comment tu vois un peu les 5, 10 prochaines années, le futur et c'est quoi ta volonté, ta vision pour le futur de mon petit placement ?
- Speaker #1
Moi si je réponds en tant qu'entrepreneur et pas chez l'entreprise, le vrai déclic que je vois, c'est assez récent, c'est il y a 3-4 mois, mais ça me remet dans une position, une posture de prendre du risque. Ce qui est très agréable parce que, en tout cas, moi, c'était un de mes moteurs initials. Et plus tu avances avec les difficultés d'entraînement, plus tu construis quelque chose. Et plus, moi, je prenais moins de risques. Je voulais absolument... préserver la marque, l'équipe, l'existant. Et du coup, tu raisonnes en prenant de moins en moins de risques, mais du coup, c'est un peu le cercle vicieux, parce que tu prends moins de risques, tu innoves moins, tu crées moins, tu te différencies moins. Donc voilà, le vrai changement, c'est qu'on est à nouveau dans une optique de, vas-y maintenant... Il faut play the game, on va y aller.
- Speaker #0
Tu dis j'ai les moyens en tout cas. J'ai les moyens,
- Speaker #1
j'ai plus peur pour ma survie. Nous on était passé par l'étape du plan licenciement, donc on était un peu traumatisé aussi par ça. Donc on a plus peur, on sait que les emplois sont sécurisés, alors il ne faut pas faire n'importe quoi, mais en tout cas on est quand même soutenu par un groupe comme Malakoff. Et en termes d'excitation intellectuelle, de perspective, ça change tout. Donc ça c'est sur le côté entrepreneur. Maintenant sur le côté vision pour Multiplacement, nous on s'est beaucoup posé de questions sur l'ADN, la mission, leurs différents rebrandings. Là on n'en est plus à ce stade, on sait que ça a été beaucoup challengé mais on sait un peu où on veut aller, qu'on veut rester dans cette lignée. Et maintenant la question c'est comment on y met de la puissance. On a fait beaucoup de chemin mais bon on n'a que 30 000 clients à l'échelle des français et 250 millions placés. Ça peut être des gros chiffres mais en fait c'est... c'est ridicule par rapport aux centaines de milliards qu'il y a par ailleurs, donc le vrai enjeu c'est de dire maintenant, on a l'expérience, on a l'équipe, on a la marque on a le stock client et en plus, donc c'est comme si on repart sur une saison 2 de l'entrepreneuriat mais en plus on a toute cette expérience et on est backé par Malakoff donc passer de 30 000 à 100 000 ça doit être notre prochaine étape et ça peut se faire par l'innovation produit, par des synergies avec Malakoff, par de la croissance externe on a quand même tout D'où... par des agences physiques, par une stratégie de distribution différente. Donc voilà, l'ouverture, c'est rester, enfin stabilité en termes de mission et d'ADN, mais essayer de vraiment remettre les gaz pour y aller fort, quoi.
- Speaker #0
Génial. Écoute, super. Peut-être encore, tu m'as donné un peu de curiosité avec le partage. C'est vrai qu'on est entrepreneur et c'est vrai qu'ici, on a parlé beaucoup de sujets financiers, communautés et tout, mais je me dis que ça peut être pas mal aussi, tu vois, de partager un peu, donner des conseils aussi aux entrepreneurs. Enfin, moi aussi, j'ai eu des boîtes Voilà, des hauts, des bas, on n'en arrive pas là. Parfois, on a un peu cette image de l'entrepreneuriat un peu sacralisé, où on pense qu'en gros, c'est facile. Je trouve assez intéressant ce que tu as partagé. Je ne sais pas si peut-être en deux mots, tu peux donner quelques conseils sur ce que tu l'as dit. Il y a des moments où vous étiez en plein licenciement et ainsi de suite. Vous avez vraiment vécu des vagues. Je pense que c'est important de partager et de se dire, finalement, c'est un peu le processus normal. Peut-être un petit mot de la fin là-dessus ?
- Speaker #1
Nous, les quelques éléments, si je regarde notre parcours, bien s'entourer. Ça a été vraiment... Moi, j'ai commencé, j'avais 24 ans, donc ça a permis de gagner vite en expérience. Et même si on a fait beaucoup d'erreurs, quand tu t'entoures bien d'entrepreneurs, de gars experts, tu piques un petit peu de leur année d'expérience que tu n'as pas eue. Donc, ça te permet d'accélérer et de passer un peu les... un peu les crises et bien t'entourer en externe mais aussi en interne nous on a beaucoup travaillé la construction de l'équipe dirigeante parce qu'au début j'ai fondé tout seul donc il fallait vite s'équiper donc bien s'entourer c'est vraiment un élément trop important je pense que on parle beaucoup de la résilience je vais utiliser un autre mot pour être un peu différent mais l'optimisme en gros moi j'avais une espèce de bonne étoile Alors... en disant ça va passer, ça va passer. Donc on me reprochait un petit peu, oui mais ton truc est vrai, mais jusqu'au jour où ça n'a pas passé. On se tousse du bois pour l'instant, ça a marché. Mais le fait d'avoir cet état d'esprit fait que tu vois un petit peu moins tous les obstacles et tu es un peu moins immobile. Et du coup, tu dis, c'est un peu autorisateur. Donc ça, c'est vraiment... C'est dangereux parce que parfois, tu avais le mur là et tu t'es dit ça va passer, Mais en l'occurrence, nous...
- Speaker #0
On dit souvent que si tu avais vu les obstacles en avance, peut-être que tu n'y irais pas. Exactement. Donc effectivement, je pense que... En fait,
- Speaker #1
il faut voir le chemin, il faut y croire et tu te le créeras comme ça. Et moi, après c'est plus perso, mais un bon équilibre pro-perso, moi m'a permis, j'ai un collaborateur qui me demandait, mais comment tu as géré le stress, la charge mentale et tout. Et en fait, le fait de, même quand tu y es sensi 30% d'effectifs, même quand il y a tous tes clients qui perdent 10% et que c'est chaud, en fait, quand tu as un équilibre pro-perso, en tout cas moi c'était ma chance, tu peux toujours dézoomer. il y a le boulot mais il y a des trucs plus importants je suis en bonne santé ça a permis de prendre de la distance un petit peu par rapport à ce qui se passait d'avoir une vue un petit peu plus hélicoptère sur le sens des choses les grosses galères qui forcément arrivent
- Speaker #0
toujours super, merci beaucoup pour ces conseils c'était vraiment un plaisir d'échanger avec toi et je souhaite énormément de succès pour le futur de mon petit placement et puis merci à vous un partenariat avec eux.
- Speaker #1
Thank you du coup.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Merci beaucoup.
- Speaker #0
Trop bien.