- Speaker #0
bonjour à tous bienvenue sur The Escape Game saison 1 épisode 1 aujourd'hui je reçois kevin roland kevin on va te laisser te présenter mais kevin tu es très connu pour toute la partie skieur professionnel mais tu as aussi un autre côté on dirait pas le dark side mais tu as un autre côté entrepreneur tu vas nous en dire plus un petit peu maintenant de ce que tu fais de ton rapport aussi avec la culture outdoor, du business autour de ça, parce qu'effectivement tu as été sportif de haut niveau, mais tu as aussi côtoyé les marques. Et en fait, ce qui va nous intéresser dans ce ESK BM, c'est un petit peu de voir ce côté-là, de ton évolution un peu dans ce business, en rapport avec tes débuts en tant que skieur professionnel, et puis également derrière, depuis ta retraite. Alors pour les gens qui nous suivent, on est dehors, on est en outdoor. On est chez Kevin, on est sur le lac d'Annecy. Sur la terrasse. Exactement, sur la terrasse. On profite d'être en plein air. Il fait beau aujourd'hui, en ce mois de décembre. On a des petits hélicoptères, des avions qui passent. Donc peut-être on va avoir quelques perturbations au niveau sonore. Mais au moins, on est un peu dans l'ambiance d'Annecy, PGHM, sécurité civile, l'outdoor complètement. Kevin, on va commencer tout de suite par déjà te présenter. je pense que pour ceux qui ne connaissent pas dans ce sport et puis même ce que tu fais aujourd'hui exactement
- Speaker #1
Salut à tous, moi c'est Kevin Roland je suis très content de faire partie de la première de The Escape Game avec toi, donc je fais du ski freestyle depuis plus de 20 ans professionnel j'ai été médaillé olympique j'ai gagné 5 fois les X Games 3-20 globes de cristal j'ai été champion du monde
- Speaker #0
Petit palmarès.
- Speaker #1
Je gagne un petit peu toutes les compétitions, sauf les Jeux Olympiques, mais j'ai quand même fait ma petite médaille au JO. Et voilà, je gravite autour du milieu du ski depuis que j'ai l'âge de 16 ans, un peu plus professionnellement.
- Speaker #0
Vraiment, le ski, tu as commencé à quel âge ?
- Speaker #1
Le ski, 18 mois, comme tout enfant de station. Après, j'ai fait le parcours classique de l'enfant de station, le club des sports. Ensuite, j'étais au comité de Savoie, jusqu'à participer à mes premières Coupes du Monde à l'âge de 16-17 ans. Et ça a très vite marché. À 18 ans, j'ai été champion du monde junior. À 19 ans, j'ai été champion du monde pas junior. Et du coup, de là, ça s'est vraiment enchaîné sur les sponsors, les X Games. J'ai commencé à gagner ma vie correctement, on va dire, dès l'âge de 18-19 ans.
- Speaker #0
Et c'est relativement jeune ? à cette époque-là pour l'esquieur ?
- Speaker #1
Oui et non parce que les sports extrêmes on a toujours été bon tôt c'est un sport où contrairement à d'autres sports quand t'es jeune t'as quand même un avantage on voit des vainqueurs de jeux olympiques qui ont 18 ans, un peu au même titre qu'en skateboard, on voit sur les jeux olympiques ils ont 14 ans les mecs et les petites nanas et C'est comme la gym, comme le patin à glace. C'est des sports acrobatiques où cette insouciance de la jeunesse amène beaucoup. Donc, on performe relativement tôt.
- Speaker #0
OK. Et justement, quand on a 18 ans et qu'on se fait aborder par les marques, quand on sort tout juste de l'école et qu'on se retrouve avec des grandes marques, on doit se sentir un peu dépassé quand même de tout ça.
- Speaker #1
Ah bah c'est sûr que c'est compliqué si on n'est pas accompagné. Moi j'ai eu un peu l'intelligence entre parenthèses, mais tout de suite je me suis entouré de personnes dont c'était le métier. Mais bon voilà, moi mon rêve c'était d'avoir une paire de skis à cet âge-là, quand j'avais 15-16 ans, quand Rossignol sont venus me voir et ont dit « hé mon gars on va te donner deux paires de skis » et j'avais l'impression que j'étais le roi du monde quoi.
- Speaker #0
Énorme.
- Speaker #1
Et donc en fait, d'ailleurs... C'est comme ça que ça a commencé. Mon premier sponsor, ça a été Rossignol. Ils m'ont approché, ils m'ont dit on va te donner deux paires de skis et 1000 euros de budget voyage la deuxième année. 1000 euros de budget voyage, c'était génial. Je peux partir en Suisse gratuitement.
- Speaker #0
Aujourd'hui, tu ne vas plus loin avec 1000 euros de budget voyage. On n'allait pas en Suisse en train.
- Speaker #1
À l'époque, on n'allait pas bien loin. mais avec ces 1000 euros je les ai utilisés pour aller sur les Champs Opens, je me rappelle à Grand Montana une compétition où j'ai terminé 3ème Et là, Rossignol, ils se sont dit, ah, mais il a terminé 3e, incroyable. On va l'envoyer. Ils ont rajouté un peu de budget. Ils m'ont envoyé en Autriche, à l'Australian Open, où j'ai gagné. Ah, mais il a gagné aussi. Bon, ben, on l'envoie au Japon. Et donc, ça a été mon premier gros voyage de ma carrière. C'était le Japon. Je me suis retrouvé au Japon, alors que je ne devais pas du tout y être. Et je termine encore une fois 3e. Et du coup, on l'amène au Canada. Et en fait, c'est comme ça. Et puis, j'ai fait un podium. Et c'est comme ça que j'ai fait ma première grosse année et que je suis rentré sur le circuit avec ces fameux 1000 euros de budget voyage.
- Speaker #0
C'est bon ça. Et Rossignol, est-ce qu'ils avaient vraiment en tête de te sponsoriser pour devenir ambassadeur de la marque, de jouer de ton image ? Ou plutôt, ils se sont dit... C'est... Un jeune talent et on va l'accompagner, on a envie qu'il performe. Et s'il peut en plus, il peut performer sur nos skis. C'était quoi leur approche au départ en fait ? C'était d'image ?
- Speaker #1
Ouais, alors au départ, comme je te dis, j'étais vraiment pas les grosses stars de l'industrie de la glisse. Il y avait les Candide Tovex, Xavier Delerue en snowboard, Thierry Rossignol. Il y avait des gros gros noms à cette époque-là. Donc voilà, j'étais le petit jeune qui avait un petit peu de... Il payait pour voir, on va dire. Il payait pas grand-chose. ouais mais au début c'est ça et du coup petit à petit en fait après cette fameuse saison où j'ai performé sur quand même la majorité des grosses compétitions internationales j'ai été qualifié aux X Games qui est le c'est un graal quoi le graal quand tu veux il y a 10 invités grosso modo donc si tu es invité c'est que tu fais partie des 10 meilleurs du monde Et là, c'est là que les choses ont commencé à changer parce que tu es sur une grosse audience aux Etats-Unis. Et c'est là où vraiment on a commencé à me prendre au sérieux chez Rossignol, où j'ai pu prétendre avoir des contrats décents. Donc voilà, c'est vraiment à partir de ce moment-là, à partir de cette qualification au X Games, où les choses étaient complètement différentes.
- Speaker #0
Et justement, Rossignol, est-ce qu'il t'apportait un échange financier, mais aussi technique ? tu parlais de paires de skis c'était des skis vraiment que tu as travaillé avec eux c'était quoi l'échange avec eux ?
- Speaker #1
ce qui était assez intéressant c'est que très jeune à l'âge de 17-18 ans je faisais des journées ski test on me faisait quand même confiance dans les retours que je donnais sur les skis alors que c'était une très grosse marque si ce n'est la plus grosse marque de skis à l'époque Merci. Je travaillais déjà sur comment faire pour avoir la meilleure paire de skis de freestyle. Je ne sais pas s'ils ont eu bien raison. Je ne suis pas forcément le plus grand expert dans le chef de ski, mais j'ai bossé avec les big boss de Rossignol sur les skis très jeunes.
- Speaker #0
Au final, ils avaient peut-être envie d'avoir un retour d'expérience d'athlète au-delà de juste signer de l'image, d'être présent sur des podiums. C'était ce côté technique aussi, performance, qui était intéressant pour eux.
- Speaker #1
il faut se remettre dans le contexte on est à l'époque, on est en 2006 le ski freestyle c'est quand même tout jeune c'est quand même vraiment jeune chaque année on voit des évolutions en fonction des retours des athlètes le twin tip c'est à dire le ski relevé à l'arrière pour ski en switch n'existe depuis pas si longtemps on parle des années 2000 1998, un truc comme ça ça fait même pas 10 ans donc vraiment Chaque freestyler a sa petite pierre à apporter à l'évolution du ski freestyle à cette époque-là.
- Speaker #0
Au final, tu défrichais aussi un petit peu et t'accompagnais les marques dans l'évolution de leurs produits, de leur gamme de produits, de leur profondeur de collection, des choses comme ça ?
- Speaker #1
Oui, je me rappelle qu'à cette époque, à chaque fois que j'étais avec une marque, je les aidais dans le développement, dans ce qu'on peut faire pour que ce soit mieux, pour évoluer. Maintenant toujours, c'est toujours le cas. Mais forcément, on a un peu plus d'expérience, on est un peu plus pointilleux qu'on pouvait l'être à l'époque.
- Speaker #0
Et ils t'ont suivi combien de temps, Rossignol, tu me dis ?
- Speaker #1
Rossignol, de 2006 à 2012.
- Speaker #0
C'est quand même un long partenariat, 6 ans. C'est pas juste 2 ans, un petit one shot, on fait 3 photos et...
- Speaker #1
J'ai une pleine histoire avec eux et c'est aussi avec eux qu'on a développé... Le côté un petit peu hors compétition aussi.
- Speaker #0
Justement, le hors compétition, je sais qu'on a beaucoup parlé de toi sur ta chaîne YouTube, Follow Us. J'ai un ami qui m'en a reparlé il y a un peu de temps, justement, comme c'était un petit peu nouveau justement sur cette plateforme YouTube qui maintenant explose. Je ne sais pas en quelle année exactement, c'était peut-être 2010, mais c'était déjà très en valeur.
- Speaker #1
On l'a lancé en 2009. Ce n'était même pas YouTube en fait à l'époque, c'était Zapix qui est un player dans le ski. Petit à petit, on s'est développé sur YouTube. Mais en fait,
- Speaker #0
on s'est rendu compte. Ce n'était pas une plateforme média où tu te bloquais tes vidéos, c'était presque une portion de stream un peu à la Netflix.
- Speaker #1
C'était un vidéo blog. C'était un vidéo blog. Oui, je ne connais pas du tout la terre. C'était un vidéo blog, on avait un site internet et on mettait nos vidéos qui étaient hébergées sur Zappix au début.
- Speaker #0
Ok. Donc, ce n'était même pas une chaîne YouTube. C'était le même principe qu'aujourd'hui, les vlogs sur YouTube, mais en dehors de YouTube.
- Speaker #1
Sauf qu'en dehors de YouTube, qu'avec la communauté ski, on a très vite fait beaucoup de vues pour l'époque parce qu'on était, en fait, je pense pouvoir dire qu'on a été les premiers à faire du vidéo blog bien avant, les vlogs qu'on voit partout.
- Speaker #0
Oui, bien sûr.
- Speaker #1
Mais en fait, c'est parti du constat qu'on s'est dit, bon, on fait un sport freestyle, on fait des tricks de ouf et tout, mais dans notre vie, il se passe des choses incroyables. On gagne les... Mon ami Xavier venait de gagner l'X Games l'année d'avant. On gagne l'X Games, moi j'ai venu d'être champion du monde. On s'éclatait littéralement dans le halfpipe. On avait des grosses chutes. On rigolait énormément. On faisait beaucoup, beaucoup les cons. Avec notre coach et tout. J'ai 8 ans, 19 ans. J'en ai 36, je le fais encore. Mais à l'époque, on se marrait vraiment. Et on s'est dit, mais ça, il faut le raconter. Parce qu'on ne touchait pas les gens. Ça ne touche pas les gens. Le ski freestyle était encore très peu connu. Et on ne touchait pas les gens avec nos résultats. Les gens, voir des doubles corks 1260 dans la halfpipe, ça ne leur parle pas. On s'est dit, il faut qu'on se raconte. Il faut qu'on raconte notre histoire. Il faut qu'on montre aux gens ce qui se passe dans notre vie. Parce que nous, on pleure, on rit. On se fait mal. Il y a vraiment beaucoup d'émotions là-dedans. Il faut qu'on le montre. Et donc, avec mon pote Xavier Bertoni, on était vraiment le duo, les meilleurs potes du ski. Et lui, quand ce n'est pas lui qui gagnait, c'était moi. Donc, on était en plus de ça. Ils faisaient la même chose que toi ? Oui, on était dans le pipe aussi. On faisait vraiment partie. On était dans le top 3 mondial tous les deux. Et on a pris notre caméraman, Mathias Lopez. Et on s'est dit, allez, on... on essaye, on fait deux épisodes bimensuels et on raconte ce qui se passe qu'on gagne ou qu'on perde, on raconte tout nos conneries on les fait quand on se fait mal on le filme en dehors du ski aussi à l'appart quand on est en slip en train de cuisiner vous vivez ensemble en plus ? oui, on voyageait ensemble on vivait ensemble avec le reste du team et en fait tout de suite on s'est rendu compte qu'on a réussi à choper les gens et ils ont commencé à nous suivre Ce qui n'était pas le cas. Et ils ont commencé à nous suivre et à s'intéresser à ce qu'on faisait beaucoup plus. Du coup, le fameux double corps comme l'Ile de 160 que tout le monde s'en foutait. Ah, mais attends, c'est là où il s'est fracassé sur le coping et après il a réussi. Donc en fait,
- Speaker #0
tu racontes l'histoire.
- Speaker #1
Et on s'est vraiment dit que pour toucher les gens, il faut se raconter en fait. Et on le voit. Moi, je peux regarder aujourd'hui. Je ne connais rien, je dis une bêtise, au triathlon. Tu me mets un documentaire sur un gars qui fait du triathlon et tu me racontes son histoire qui me touche, j'ai envie de le suivre, j'ai envie de voir tout ce qu'il fait. Donc je pense que c'est vraiment grâce à ça qu'on a réussi à émerger un petit peu et intéresser plus de monde et du coup aussi plus de sponsors.
- Speaker #0
J'imagine, même si à la base, la finalité, c'était d'intéresser une audience, d'intéresser les gens, de se faire comprendre dans le sport, ça a intéressé les marques juste derrière d'être présents et justement, comment ils étaient présents sur ce format-là ?
- Speaker #1
Au début, on était en mode un peu débrouille. On avait Rossignol qui nous aidait. Mais comme ça a très vite marché, je ne sais plus les chiffres, mais pour l'époque, c'était énorme. Sans passer par les fameux... En plus, il fallait aller si vite.
- Speaker #0
Il n'y avait pas le principe de followers.
- Speaker #1
Et on était vite à 50 000 vues par épisode, ce qui était vraiment beaucoup pour l'époque. Il n'y avait pas de réseaux sociaux. C'était le début de Facebook, je crois. Donc voilà, les gens attendaient ce rendez-vous. Et quoi qu'il arrive, on posait... On le postait deux fois toutes les deux semaines. Donc, après chaque compétition, le lendemain, c'était aussi parce qu'il n'y avait pas de mauvaises retransmissions des compétitions et tout ça. Et donc, si la compétition terminait à 21h, le lendemain matin, Mathias y montait toute la nuit et les Français, ils pouvaient voir ce qui s'était passé vraiment dans les backstage, du lit le matin jusqu'au soir sur le podium. On essayait toujours que ce soit... On ne voulait pas montrer pour montrer. C'est un peu la différence avec aujourd'hui. C'est vrai qu'aujourd'hui, tu peux regarder des vlogs où il ne se passe pas grand-chose et les gens aiment bien. qu'ils rentrent vraiment dans la vie. Là, nous, on essayait quand même de...
- Speaker #0
C'est plus du selfie, du vlog, je raconte ma vie. Voilà,
- Speaker #1
c'était pas vraiment ça. C'était du monter, c'était un mix de conneries, de trucs très sérieux, et voilà.
- Speaker #0
Tu t'es fait piquer l'idée par Youdolson après, derrière. Ouais. C'est à peu près à la même période. Vous avez tous commencé un petit peu... C'est étonnant d'avoir utilisé ce média pour faire connaître un sport. d'être presque un ambassadeur du sport alors qu'effectivement il peut y avoir des fédés même des marques qui travaillent là-dedans donc l'impulsion de l'athlète elle est assez étonnante.
- Speaker #1
En fait, nous en ski freestyle on était un petit peu les racailles du ski le ski alpin, en tout cas la fédération française de ski détestée on n'avait pas de fédération française de ski, ça n'existait pas,
- Speaker #0
il n'y avait pas l'équipe de France parce que tu portais mal le lycra moulant notre sport n'était même pas olympique Merci.
- Speaker #1
Donc, nous, on était un peu les pestiférés. Donc, on s'est dit, on va créer notre équipe de France à nous. On a créé le Free Ski Project. Donc, l'argent qu'on gagnait, parce qu'on commençait quand même à avoir un peu de sous, on réinvestissait beaucoup, beaucoup de cet argent dans la structure pour pouvoir se payer au début un coach, ensuite un kiné sur les étapes importantes, ensuite un préparateur de ski. On a créé une vraie entreprise en mutualisant nos moyens avec Xavier Bertoni, Thomas Krièf, Ben Valentin et moi. On était les quatre piliers du Frisky Project au début. Et on investissait vraiment de notre compte en banque pour créer cette équipe de France pro, tout simplement. Jusqu'au jour où ça a cartonné. On était tous dans le top 5 mondial. Et vu que ça a cartonné, on a réussi à embarquer un petit peu des sponsors. Et ça nous coûtait un petit peu moins cher, même si ça nous coûtait quand même beaucoup d'argent.
- Speaker #0
C'était tes prize money que tu avais aux US ?
- Speaker #1
Ah ben ouais, nos prize money, l'argent de nos contrats. Il y avait une grosse partie qui allait là-dedans. On payait nos voyages, notre bouffe, les locations de voitures, les avions, même les inscriptions en compétition en Coupe du Monde. On n'avait rien de la fédération.
- Speaker #0
Tu faisais vraiment tout toi-même ?
- Speaker #1
Tout, de A à Z. On avait l'habitude. Si je parle de ça, c'est parce que si Follow Us.tv, c'est pareil, on s'est dit qu'on n'attendait rien de personne. Il fallait qu'on crée notre média. Vu que les gens ne s'intéressaient pas à nous, il fallait qu'on les force à s'intéresser à nous un petit peu. Pareil, il n'y avait pas de fédération, il fallait qu'on crée notre fédération. Sauf qu'en 2011, je crois, ou 2012, il y a eu l'annonce qu'il y aurait les Jeux Olympiques en 2014. Et là, la fédération, ils sont tout de suite venus me voir. Bon, les gars, c'est bon.
- Speaker #0
On vous intègre.
- Speaker #1
On vous paye rien, mais venez quand même. On vous met Fédération Française, on vous met des tenues, etc. On leur dit, mais vous avez craqué complet. Nous, ça cartonne comme ça. Vous ne touchez pas. Si vous voulez être sponsor de notre groupe, vous pouvez, mais c'est tout.
- Speaker #0
C'est énorme. Pouvoir dire non, si vous voulez être sponsor, ça nous suffit. Nous, on peut fonctionner seul.
- Speaker #1
D'un autre côté, c'est un peu gagnant-gagnant. Parce que s'il fallait qu'ils nous prennent sous le... L'entité équipe de France, ça allait leur coûter beaucoup d'argent. Ils n'avaient pas envie de mettre cet argent, l'argent qui est gardé pour le ski alpin, etc. Du coup, à terme, je crois que ce qui s'est passé, je crois sur la fin, ils ont payé le coach sur la fin. Ils s'occupaient du salaire du coach. C'est la seule chose qu'ils ont payé durant toute ma carrière de ski freestyle.
- Speaker #0
Et justement, les marques par rapport à ça, parce qu'effectivement, la fédération vous disait en gros, bon, nous, ce qu'on préfère, c'est le salome, le super G, les disciplines un petit peu plus nobles ou d'origine du ski. Les marques, justement, elles, elles vous considéraient comment ? Parce que Rossignol, il y a l'impression que globalement, ils sont venus te voir en disant non, mais nous, on sait que c'est l'avenir. Les jeunes de demain, ils ne vont pas faire du super G dans les stations de ski. Ils vont plus faire du freestyle.
- Speaker #1
Non, mais bizarrement, enfin bizarrement. les marques elles croyaient en nous elles croyaient en nous en plus c'est la période où il y a les X Games qui ont commencé à venir en France ça ça a été un gros décollage pour Xavier et moi parce que avant c'était beaucoup aux Etats-Unis le freestyle c'était aux Etats-Unis et là on se retrouve à avoir les X Games à Qing et en plus de ça on a Follow Us donc on peut raconter cette histoire et en plus de ça on fait 1 et 2 donc le scénario rêvé pour pour n'importe quel diffuseur, sponsor, et nous, forcément. Et donc voilà, c'est là où on a commencé à avoir des sponsors beaucoup plus mainstream. On était tous les deux, avec Xavier, sponsorisés par Orange. Vraiment la marque orange qui est après devenue sous l'entité Soch. On avait des sponsors qui nous appelaient pour cet événement, pour être visibles sur cet événement. Et quand tu gagnes, forcément ça.
- Speaker #0
Oui, c'est sûr. Je pense que tu as aussi, quand je vois ce que tu me racontes, j'ai l'impression que vous aviez créé votre propre média, votre propre écosystème. Vous avez tout créé de zéro. et en fait je pense que est-ce que les marques elles venaient vous voir justement parce qu'elles étaient capables de faire ou parce que justement comment elles vous approchaient, on vous finance on veut être intégrés comme ça donnez-nous des idées nous on a toujours donné des idées on s'est toujours dit que gagner des compétitions ça suffisait
- Speaker #1
pas tu pouvais gagner toutes les compétitions de l'année même les X Games Si tu ne créais pas du contenu, si tu n'arrivais pas avec un petit peu d'originalité, tu n'existais pas. Donc nous, on a très vite été conscients de ça. Donc très vite, on s'est dit, déjà que les performances, il fallait les raconter, montrer aux gens ce que c'était, les performances. Mais aussi, on a tout de suite, parce qu'on est des skieurs, on aime le ski freestyle, on n'aime pas que la compétition, on aime le ski freestyle comme c'est le sport. Et du coup, on a aussi, chaque année, Moi j'ai mis un... point d'honneur à avoir un projet en dehors des compétitions, en dehors des half-pipe pour mettre en avant la créativité justement que donne le ski freestyle parce que tu peux faire un milliard de choses, on le voit aujourd'hui sur toutes les vidéos internet qui sortent, plus originales les unes que les autres sur Red Bull j'ai vu dernièrement ils tiraient un vélo avec un un avion avec des vélos ça va très très loin tous les sports extrêmes c'est la richesse des sports extrêmes contrairement à... une bêtise à tennis ou le foot ou le basket, c'est que la créativité n'a pas de limite. Et donc, on s'est vraiment rattaché à ça aussi pour faire vivre notre image de deux manières, la manière du compétiteur et la manière du créateur de contenu original. En tout cas, j'ai toujours essayé de faire vivre les deux tout au long de ma carrière.
- Speaker #0
C'est un peu, en fait, quand je t'écoute, j'ai l'impression que tu as un peu été pionnier sans te dire ce que tu as fait. C'est extraordinaire, mais honnêtement, c'est très bien pour l'époque, entre guillemets. Quand tu vois aujourd'hui, effectivement, tu as des athlètes performants qui vont sortir des titres et qui vont être présents avec de la performance. Et puis, alors, je parle d'un autre univers, mais je pense en ce moment, tout le monde parle de Clem qui court. qui fait de la perf, qui est quand même dans la perf mais globalement lui ce qui les intéresse c'est de créer du contenu, d'être dans la culture du trail d'être lui-même, de présenter des contenus, même avec des marques qui fonctionnent bien avec son écosystème et c'est un peu toi ce que t'as déjà fait il y a 10 ans déjà maintenant, l'état d'esprit c'était moi je fais ce que j'aime et en plus j'intègre des marques derrière si elles sont intéressées Oui et non parce que l'objectif principal
- Speaker #1
Moi, mon rêve, ce que j'ai toujours voulu et ce que j'ai mis énormément de cœur à l'ouvrage, c'est d'essayer d'être le meilleur skieur du monde.
- Speaker #0
Ça a toujours été ça,
- Speaker #1
la priorité. Moi, je voulais gagner. Je voulais être champion du monde. Je voulais gagner les Jeux Olympiques. Je voulais gagner les X Games. Et en deuxième plan, tout le reste était très important et j'y mettais beaucoup d'importance. Mais voilà, la priorité, c'était vraiment être... compétiteurs et de force qui peut peut-être ne pas être le cas sur les exemples que tu racontes moi je voulais être bon en trait c'est Kylian Jornet moi je voulais être le Kylian Jornet en tout cas à l'époque t'as quand même monté les trucs je
- Speaker #0
pense que t'es aussi connu pour tes performances sportives comme pour Follow Us ou tes vidéos ou ce qu'on peut voir c'est ça qui est je trouve assez bluffant c'est cette capacité à être super créatif et et performant sur le terrain et aussi d'avoir créé tous ces supports de com avant l'heure t'as quand même créé les vlogs avant Youtube aujourd'hui pour un kid qui débute qui fait du freestyle c'est sûr qu'il va aller plus facilement sur Youtube, il va avoir facilement des gens autour de lui je trouve que cette dualité est assez intéressante moi je te parle d'une époque où on allait
- Speaker #1
On allait au tabac et on attendait le dernier magazine et on regardait si on avait une parution dedans. J'avais des primes de course de mes sponsors, chez Rossignol, par exemple. Typiquement chez Rossignol, si j'y gagnais la Coupe du Monde, je ne sais pas, j'avais 5 000, je ne sais plus. à une somme. Mais j'avais aussi 300 euros pour le quart de page dans un magazine. J'avais 1000 euros pour la double page. J'avais 2000 euros pour la page de couverture. Donc en fait, il fallait que j'aille acheter tous les livres, tous les magazines en librairie et que je découpe tout et que j'envoie tout à Roussignol. Je dis, ouais, vous me devez... 2 575 euros parce que j'ai fait le quart de...
- Speaker #0
Il fallait se maquer avec tous les journalistes. C'est ça.
- Speaker #1
Je vous parle d'un temps que les moins de 20. Je ne sais pas connaître. Ça me revient, mais je me rappelle être à Saint-Michel-de-Maurienne en BEP Vente Action Marchande et au lieu de faire mes cours, j'étais là, je regardais les pages.
- Speaker #0
Dès qu'il y avait marqué Kevin Rolland quelque part. Allez,
- Speaker #1
500 balles. Je me rappelle même une fois il y avait une pleine page ou une double page je crois une double page d'un super grab de moi pendant une des compétitions sauf qu'il n'y avait pas marqué Kevin Roland ils avaient mis que c'était Richard Parmain ou un autre skieur freestyle c'était l'époque où j'avais 0€ donc c'était comme ça que j'allais ma vie c'était les 3 francs 6 sous que je pouvais récupérer c'était mes parutions et là j'avais loupé 1000€ parce qu'ils s'étaient trompés de nom sur la photo Voilà, il faut vous dire que ça remonte. Maintenant, ça n'existe plus, les magazines.
- Speaker #0
Si, on a toujours, mais effectivement, c'est la prochaine différente. Justement, c'est intéressant, on en parlait tout à l'heure, sur faire plus de vues. Là, tu as sorti un film justement sur Season Switch, où tu skis à la fois en hiver et au même endroit, exactement au même endroit l'été, au-delà de la performance euh... technique, visuelle, il y a aussi la performance sportive et c'est vrai que parfois on peut être un peu déçu en se disant j'ai fait un truc qui m'a pris un an de shoot et j'ai pas derrière autant de vues que quelqu'un qui va juste se filmer, faire un peu n'importe quoi derrière son téléphone et je dis pas que c'est le cas de tout le monde et que la qualité derrière n'est pas le cas mais t'as quand même ce truc aujourd'hui où même en étant un athlète ultra performant en proposant des projets artistiques forts, derrière, tu n'es pas sûr d'avoir l'algorithme, le like ?
- Speaker #1
C'est l'histoire de ma vie, l'histoire de ma nouvelle vie, avec tout cet algorithme, Instagram, etc. Mais je le sais. Là, je sais très bien que je vais faire un film, je vais travailler pendant un an pour faire un truc très difficile et je suis très fier et que ça ne va pas forcément marcher, ça je le sais. Même si je suis toujours un peu deg, ça ne marche pas. Mais je sais très bien que si je poste un 3-6 en caleçon où je me mets une vôtre, je vais faire 5 millions de vues. Ce qui est dans le cas. Tu l'as déjà fait,
- Speaker #0
on la voit la vidéo.
- Speaker #1
Si je suis en manque de vues, je mets mes chutes. Tu peux faire un backflip à poil. Tu sais que tu vas faire des millions de vues, il n'y a pas de souci. Mais j'essaie de croire encore au fait... qu'il faut mettre des contenus de qualité quand même avec forcément des choses impressionnantes qui captent les gens qui regardent mais voilà j'essaie quand même de ne pas faire n'importe quoi de ne pas virer sur le côté très très blogueur où on est juste là pour un flux juste pour gagner des voilà être dans l'algorithme pour être dans l'algorithme moi si je ne suis pas dans l'algorithme c'est pas grave à partir du moment où Je suis fier de ce que j'ai fait. Bien sûr, j'aimerais bien y être. En fait, la frontière, elle est difficile à trouver. Parce que soit tu peux très vite devenir l'influenceur entre parenthèses putaclic, parce que tu restes dans des codes qui ne sont pas forcément les tiens et tu t'aventures dans un milieu dont je ne suis pas à l'aise, mais tu sais que ça peut fonctionner. Ou alors tu restes dans ce que tu aimes faire, ce que tu as envie de montrer.
- Speaker #0
Et ça peut être plus dur, mais il faut arriver à se la lommer là-dedans.
- Speaker #1
Oui, et puis je pense qu'aujourd'hui, pour moi, les marques, ou même se rapprochent de plus en plus de personnes de ton type, au-delà, je ne dis pas créateurs de contenu, mais des athlètes en capacité à imaginer des idées qui peuvent fonctionner pour des marques, qui ne sont pas là pour faire, comme tu dis, des putaclics, du clickbait en anglais. mais en gros de faire de la performance algorithmique. Mais je crois beaucoup au fait que les marques, elles s'intéressent à des athlètes comme toi ou même à des créateurs de contenu de qualité pour valoriser parfois une marque, un univers. Et derrière, il y a du média, donc du média payé, donc beaucoup plus de visibilité. Je pense qu'aujourd'hui, ton film, il est médiatisé. tu auras autant de vues qu'une vidéo virale qui va raconter presque rien ou qui ne va pas être dans la...
- Speaker #0
C'est toujours la même chose. Moi, je trouve que ce qui est important quand tu fais du contenu, c'est aussi de véhiculer, si tu as des choses à véhiculer, de véhiculer le message, de raconter l'histoire, de raconter quelque chose. Si tu ne racontes rien, c'est juste pour... Tu regardes sur TikTok, il y a des petites danses au bord de...
- Speaker #1
Des petites danses algorithmiques.
- Speaker #0
Moi, je vais te prendre un exemple tout simple. Moi, quand mes gamins sont nés, j'ai fait une petite vidéo avec le compte TikTok de ma chérie Roma. Petite vidéo avec les enfants sous l'eau en slow motion, avec l'iPhone en slow motion. 15 millions de vues. Bon, parce qu'on a l'impression que les enfants restent 3 minutes sous l'eau. et bon ben voilà après je vois tes enfants ils peuvent rester 3 minutes sous l'eau sans problème non non mais pour te dire moi si je veux vraiment faire je peux faire que ça, je peux faire que des vidéos avec mes enfants sous l'eau et je fais des millions de vues tu vois ouais mais ça fait pas une identité tu racontes rien toi t'as ta propre identité donc moi ce qui m'intéresse bien sûr c'est leur début mais le plus important c'est que je fasse passer mon message que je montre des choses qui me tiennent à coeur quand j'ai un projet tu vois là j'ai ce qui est d'été, hiver, c'est un projet que j'ai depuis 5 ans dans la tête et enfin il prend vie, je le sors, bon ça marche pas je suis pas content mais je suis quand même très content de l'avoir sorti et que les gens qui me suivent ils se disent ah c'est cool ce qu'il a fait, j'ai des super retours, voilà c'est ça qui m'intéresse et on est un peu dans cette culture,
- Speaker #1
tu dis que ça marche pas, moi je l'ai vu sortir j'ai vu le nombre de commentaires, le nombre de retours etc En fait, on quantifie beaucoup le « ça ne marche pas » par le nombre de likes, le nombre de vues, etc. Ce qui n'est pas forcément le cas tout le temps parce que, déjà, le nombre de vues peut être gonflé par du média. Et après, effectivement, tu peux être poussé par un algorithme parce que tu as fait un backflip en slip, clairement. Mais je ne pense pas qu'aujourd'hui, on peut dire « ça n'a pas marché » . après ça peut prendre le temps ça peut t'ouvrir demain des portes et surtout ça crée ton personnage je pense qu'on te connait depuis longtemps tu crées du contenu moi je trouve que c'est assez fort aujourd'hui de pas jouer sur ce côté je fais des vidéos algorithmiques pour gagner du like et je reste dans ce que je sais faire le mieux c'est ça ce que je dis il faut quand même être dans la frontière pour...
- Speaker #0
pas être complètement décalé avec son temps. Tu vois, c'est ça aussi. Les jeunes, c'est là où c'est dur. C'est qu'il faut qu'ils soient vraiment sur le qui-vive. Regarder où va la tendance des plateformes pour pouvoir communiquer ce qu'ils ont envie de communiquer, mais tout en restant dans les choses qui peuvent fonctionner. Ça ne sert à rien de faire quelque chose si tu es sûr que tu vas te planter non plus.
- Speaker #1
C'est sûr.
- Speaker #0
Il faut arriver à être agile et s'adapter un petit peu aussi à ça.
- Speaker #1
Donc là aujourd'hui, on a parlé pas mal de tout ton parcours en dehors de l'aspect sportif, même si tu nous as déroulé un petit peu ton palmarès, mais il y a ce côté création de contenu, création d'activation, on a parlé beaucoup de followers, quels autres types d'activation tu as pu faire ? Parce que j'en ai vu plein pour la marque de champagne je crois aussi.
- Speaker #0
Pour Moum, alors ça c'est une histoire assez marrante. c'est pas des gens qui ne sont pas du fan-mark complètement en dehors de l'outdoor en fait j'ai fait un projet un peu original comme un peu chaque année j'ai une idée dans la tête et je fais un projet avec mon ami Julien Reynier de La Plagne qui est une légende du ski freestyle aussi et ça a plutôt bien marché pareil on a fait des millions de vues sur cette vidéo un peu conceptuelle Et j'ai la marque Moum, donc le champagne qui m'a abordé et qui voulait que je crée un contenu pour eux. Donc je leur ai proposé de faire Fast Forward. C'était le nom de la vidéo, Fast Forward. On suivait dans la plagne. Fast Forward 2, du coup, avec Moum. On a essayé d'imaginer cette vidéo, ce que j'avais envie de faire avec cette vidéo. On a essayé de la faire fitter. au message que voulait renvoyer la marque de Champagne Moum. Et on a créé, on a fait cette vidéo.
- Speaker #1
Et tu avais un brief de Moum directement ?
- Speaker #0
C'était plus trouver la manière d'intégrer le sponsor sur mon brief à moi. Mon brief, c'était le jour et la nuit. Donc c'est ça qui peut être compliqué. Faut faire attention que tu ne sois pas trop tiré par les cheveux. Même si pour le coup, pour cette fameuse... vidéo, c'était complètement tiré par les cheveux. Mais c'était une expérience parce que c'est quand même une industrie un peu plus luxe. On parle à des gens qui ne sont pas de cet univers. C'était super intéressant de bosser avec eux. Surtout qu'il y a la loi Evin. Tu n'as pas le droit en France de faire de pub pour de l'alcool. En l'occurrence, là, c'était pub complètement pour l'alcool. Il a fallu contourner, donc créer des comptes aux Etats-Unis pour pouvoir poster la vidéo sur un compte américain et ensuite repartager la vidéo américaine avec nos comptes français. Enfin, on s'était un peu torturé l'esprit. Mais on a fait une avant-première à New York, sur des gratte-ciels avec Moom. C'était une expérience incroyable parce que forcément, sur des marques comme ça, il y a du budget, donc on peut s'amuser. Et un peu tout ce qu'on avait imaginé dans la tête, on a pu le faire. on avait plus de budget que d'habitude donc ça ça a été une de mes premières collabs parce que je crois que c'était en 2016 en 2016 j'ai pris un petit tournant marketing entre parenthèses c'est que je me suis fait virer de chez Monster qu'est-ce que t'avais fait comme connerie ? je suis resté quelques années chez la boisson énergétique Monster mais Monster c'est vraiment des... C'est des Américains, c'est la boîte américaine dans toute sa splendeur. J'imagine bien. Et il y a un des Français, d'ailleurs, leur conseiller ski, qui est un Français qui s'appelle Raphaël Regabdoni, leur a dit, écoutez, Kevin Roland, il est out. Il est arrivé au maximum de ce qu'il pouvait faire. Il va juste redescendre. Donc, il faut que vous preniez son contrat et que vous le donnez à des jeunes. ça dégage, c'est un peu ce qu'il a dit et donc bête et méchant, Monster ont appliqué sauf qu'ils ont fait ça à la requête, moi il m'avait dit qu'il me ressignait à l'oral, le jour des X Games mon contrat s'arrêtait le jour des X Games il m'avait dit qu'on ressignerait donc je ne m'étais pas trop pris le chou le jour de la finale des X Games il m'annonce que c'est terminé donc je n'ai pas encore fait la compétition et donc je suis au départ et donc je suis là, je me mets des... scotch sur les griffes Monster pour ne pas leur faire de la pub gratos parce qu'ils ont attendu le dernier jour pour pouvoir éventuellement avoir de la pub gratos et donc je me mets des scratchs noirs et tout et il se trouve que je gagne, je pars dernier en plus de la compétition, il ne reste plus que moi au départ je suis tombé aux deux premiers runs, il ne me reste plus qu'un run et je gagne les X Games pour la cinquième fois, c'était ma cinquième médaille et là...
- Speaker #1
Désolé,
- Speaker #0
en fait on aimerait bien reprolonger quoi Je me rappelle, j'avais des... Des mots malheureux qui étaient sortis dans la raquette d'arrivée en regardant le directeur de Monster. Mais enfin, tout ça pour dire que je me retrouve sans Energy Drinks, qui était quand même un de mes gros revenus. Et cette même année, je ne me fais pas virer ce coup-ci, mais Nike, c'était aussi mon plus gros sponsor. Nike arrête le textile sur la glisse. Sur le monde de la neige. Du coup, je me retrouve, mes deux plus gros sponsors, qui étaient Nike et Monster, s'en vont. Donc j'ai... plus de la moitié de mes revenus qui se coupent en un mois. Et là, avec mes agents d'Octagon, on a établi un petit peu une nouvelle stratégie. On s'est dit, pourquoi pas essayer d'aller un peu dans l'univers un peu plus luxe.
- Speaker #1
Oui, j'allais te dire.
- Speaker #0
Parce que déjà,
- Speaker #1
Moum, gros univers luxe. Voilà,
- Speaker #0
donc c'est à ce moment-là qu'on s'est rapprochés de Moum pour cette fameuse vidéo. On s'est rapprochés aussi de Montclair. où on a eu un rendez-vous avec les patrons de Montclair, on leur a expliqué qu'on aimerait bien ramener Montclair dans notre univers donc j'étais vraiment au... ils avaient jamais vraiment mis un pied dans le freestyle Moncler c'est avec moi qu'ils sont rentrés dans le ski en 2016 du coup et donc j'ai signé un contrat avec Moncler avec Objectif Jeux Olympiques 2018, j'ai signé un contrat avec Moum en tant qu'athlète et en tant que...
- Speaker #1
C'était un des premiers athlètes chez Moum ou ils avaient déjà un pool d'athlètes existants ? Non,
- Speaker #0
ils n'avaient pas d'athlètes justement avec cette loyer défléchir un peu. Mais j'avais un contrat avec Moum en tant qu'athlète et j'avais un contrat pour la vidéo.
- Speaker #1
Moum en Energy Drink, c'est quand même compliqué.
- Speaker #0
Donc c'était un peu compliqué.
- Speaker #1
Tu peux performer après 2-3 coupes de champagne.
- Speaker #0
Je te racontais le système, on s'était débrouillé pour que ça fonctionne avec cette fameuse loi. Et donc voilà, je suis avec Moncler, je suis avec Moum. À ce moment-là, je signe aussi avec Beats by Dre qui est une...
- Speaker #1
C'est Apple quoi.
- Speaker #0
Donc il m'a signé Apple. Racheté par Apple, c'était quand même assez haut de gamme. Donc je me retrouve dans un... L'environnement est assez haut de gamme. Et oui, je travaille aussi avec... Je crée une pub télé, télé espagnole. Une pub télé pour l'Espagne. Enfin bref, très bizarre. Avec les crèmes hydratantes Shishido. Ils viennent me voir et disent une crème hydratante, est-ce que tu as une idée ? Et ça, c'est ce que je kiffe faire. parce qu'à la base je suis encore en train de faire des championnats du monde et tout c'est son côté créatif d'agence de publicité exactement je faisais mon agence je leur ai dit bon les gars moi je fais de l'apnée j'adore l'apnée, j'adore le ski crème hydratante on pourrait pas trouver faire un truc moitié apnée, moitié ski donc je leur ai vendu le concept en fait ils ont kiffé et donc on a fait une pub où je fais un double cork dans le halfpipe et au moment où je suis en l'air tout s'arrête non non tout s'arrête et je me retrouve sous l'eau et donc je suis allé dans une fosse une grosse piscine de 20 mètres de fond où je suis sous l'eau, on a fait un studio sous l'eau le temps s'arrête parce que je suis sous l'eau crème hydratante sous l'eau ok,
- Speaker #1
parce qu'en plus tu fais de l'apnée oui, parce que j'aime bien l'apnée tu plonges à 60 mètres non, c'est ça ? 50 mètres c'est quand même une grande piscine olympique c'est quand même c'est à ces moments là que j'ai
- Speaker #0
je suis rentré un petit peu plus quand je commençais à travailler avec des marques un peu plus haut de gamme et je me suis beaucoup plus intéressé j'ai mis un petit peu plus c'est devenu un peu plus professionnel tout ce côté créatif on va dire tu parlais de sponsors mainstream,
- Speaker #1
après t'es parti sur des sponsors vraiment spécifiques de la outdoor au signal, après je pense que t'en as eu encore des sponsors de ce qui est toujours aujourd'hui Tu as eu des sponsors vraiment techniques. Après, tu as été sur des sponsors beaucoup plus mainstream, beaucoup plus ouverts. Tu as cherché Tip Orange, Soch. Tu as cherché d'autres audiences. Et ce move de luxe, c'est même étonnant. Enfin, même étonnant. Non, pas étonnant. Mais ces marques de luxe qui ont débarqué un peu dans le ski, c'était nouveau pour l'époque ? C'est toi qui as un peu amené ça ? Ou il y avait déjà ce courant d'autres athlètes qui bossaient ?
- Speaker #0
Il y en avait très peu. Comme je te disais, chez Montclair, je crois qu'il y avait un snowboarder qui ridait en Montclair. Mais sinon, il n'y avait vraiment aucun athlète en ski. Déjà, il n'y avait aucun athlète Montclair. Ils ne s'étaient pas du tout intéressés à ça. Donc, ils ont commencé, pour être honnête, c'est moi qui suis allé taper à leur porte. J'ai eu la chance d'avoir des contacts chez Montclair. Et en fait, le discours que je leur ai raconté, l'histoire que je leur ai racontée, c'est toujours avec l'histoire qu'on touche les gens. Ça leur a plu. le côté on va aux Jeux Olympiques ensemble, etc. Je pense pouvoir dire que j'ai ramené mon clair dans l'univers du ski. Aujourd'hui, ils sont très présents, même dans le côté freestyle, ils sont beaucoup plus présents. On le voit même, ils sont présents avec des athlètes très corps, comme Alex Hall, qui est un freestyler assez corps, qui va faire beaucoup de street, du urbain, du big air, du slopestyle. C'est un des meilleurs. Et donc, il s'identifie à cette image. Et je trouve ça génial.
- Speaker #1
Et puis, il continue. Ils ont sorti la nouvelle collection Grenoble. Je n'ai absolument pas le nom du skieur, mais skieur slash mannequin.
- Speaker #0
C'est surtout le meilleur skieur de la planète. Un brésilien PO. C'est ça.
- Speaker #1
Et lui, ils ont fait à côté de ça, ils mettent Vincent Cassel.
- Speaker #0
C'est ça, ils sont surprenants. Ils ont loué l'aérodrome de Courchevel l'année dernière pour faire un défilé. Chaque année, ils mettent une grosse partie de leur chiffre d'affaires là-dedans.
- Speaker #1
Et dans le ski, moncler, c'est considéré comme étant une... Une marque sur laquelle tu skies juste pour aller à la Courchevel l'hiver ? Ou est-ce que c'est vraiment une marque d'appareil que tu peux porter vraiment sur des côtés techniques ?
- Speaker #0
Il y a de tout de souvenir. Alors moi, je ne suis plus chez Moncler depuis un bout de temps.
- Speaker #1
Ma question, elle induit. Est-ce qu'ils ont cherché de la crédibilité justement dans ce ski de la performance au travers justement d'un champlon comme toi ? Ou est-ce qu'ils n'avaient pas de message ? particulier.
- Speaker #0
Au début, oui. C'est-à-dire que ce n'était pas forcément adapté. Et là, maintenant, c'est adapté. Ils ont des trucs un petit peu qui coûtent très cher et de mauvaise qualité, mais ils ont aussi des trucs qui coûtent très cher et qui sont de très bonne qualité. Ils ont vraiment les deux et je pense qu'il faut bien savoir faire son marché quand tu vas au shop.
- Speaker #1
Oui, j'imagine. Ils ont une collection Grenoble, je crois que c'est ça. Oui, la collection Grenoble.
- Speaker #0
C'est la collection de ski.
- Speaker #1
Donc ce rapport un peu avec le luxe, les marques, tu as continué à le développer. Il y a d'autres marques qui t'ont accompagné ?
- Speaker #0
Après, je pense que ça va aussi avec ma carrière. C'est-à-dire qu'au début, c'était les marques très skis qui s'intéressaient à moi. Au moment de mon prime, où je suis vraiment médaillé, chance de médaille d'or aux Jeux Olympiques, etc. Là, j'ai réussi à aller chercher un peu des... des gros extrasportifs et surtout des marques un peu plus luxe, comme on disait. Et puis là, j'ai arrêté la compétition. Maintenant, je suis de retour dans l'univers très ski avec lequel j'ai commencé. Un peu plus corps. Je travaille avec mes marques de ski, le groupe Volkel, marqueur d'Albello, avec Watts, ma compagnie française qui cartonne en ce moment. J'ai ma gamme Amen. J'ai ma gamme de fringues à mon nom, donc c'était cool, je peux travailler avec eux, je peux parler directement avec le boss et dire ça, j'aimerais bien faire ça comme ça, et ça va vite, et je trouve ça super intéressant, d'autant plus qu'ils sont français. Je travaille avec des marques en public comme Easy Peasy, les masques, pareil, où j'ai mes modèles à mon nom. Donc on va dire que j'ai des marques moins luxe, moins, entre parenthèses, très haut de gamme, mais au moins je peux travailler avec eux, j'ai une voix et je peux créer des choses avec eux et c'est super intéressant.
- Speaker #1
Ouais, c'est ce que j'allais te dire. En fait, aujourd'hui, t'es à la fois un référent, alors il y en a beaucoup qui disent la légende du ski freestyle, mais t'es du coup un référent pour des marques type je pense Easy Peasy quand ils te demandent de développer des masques, des lunettes ou de travailler sur des choses très techniques. Donc t'en viens. Ma question c'est... c'est quoi même si t'es déjà dedans l'après performance maintenant tu fais de la production de films tu fais des conférences comment quel est ton rapport justement avec l'outdoor maintenant un peu naturellement donc
- Speaker #0
j'ai arrêté la compétition en 2023 et vu que toute ma vie comme je t'explique depuis le début j'ai créé du contenu créé du contenu autour de mes performances aujourd'hui je crée du contenu autour alors toujours de mes Merci. de mes performances personnelles, artistiques, comme on l'a vu avec Season Switch, où je skie jusqu'à finir avec les requins au fond de l'été, je skie en feu, je traverse la lune, j'essaie de trouver des concepts à chaque fois. Mais aussi, j'ai ma boîte de prod où je produis pour des marques, pour des chaînes de télé, notamment Discovery, Eurosport, pour plein de gens différents. Avec toujours... Même objectif, essayer de raconter les histoires. Ça peut être l'histoire des produits, des personnes, d'un sport, d'une station, etc.
- Speaker #1
C'est marrant, le rapport que tu as avec le storytelling. Pour un athlète, c'est étonnant. Comme tu disais, toute ta vie, tu as été consacré à être performant, à gagner les X Games, à être champion du monde, à aller au JO, de gagner des médailles au JO. Et en fait, tout ce que tu dis depuis le départ, j'ai l'impression, c'est ce que tu dis, c'est en fait, je raconte ma vie, je raconte des histoires. Dès que je fais un truc, je veux raconter quelque chose.
- Speaker #0
C'est naturel depuis la moitié de ma vie, je dirais. J'ai envie que quoi que je fasse, quoi qu'on fasse, j'ai envie que les gens soient au courant et j'ai envie de leur montrer. Parce que des fois, je trouve ça vraiment cool ce qu'on fait. Enfin cool. Sans vouloir me raconter quoi, mais on rigole tellement, il se passe des choses. En fait, j'ai envie de partager les émotions, tout simplement. je trouve qu'il y a des émotions très très fortes dans le sport et j'ai envie de les partager de les montrer aux gens c'est ça en tout cas la base c'est pour ça qu'on a commencé à faire tout ça ce que tu me disais t'avais envie de montrer ce qui se passait entre ton pote et toi quand vous aviez le ski vous
- Speaker #1
étiez en mode compétition je pense que c'est aussi pour ça je pense qu'il y a beaucoup de marques aussi aujourd'hui qui s'intéressent à des profils comme le tien sur des athlètes sur des expositions. explorateur et autres, c'est justement pour vivre ces moments-là, d'amener beaucoup plus de... moins de marketing, mais plus de...
- Speaker #0
d'humain ?
- Speaker #1
Ouais, de réel, en fait. En fait, effectivement, c'est cool que tu gagnes... Moi, je trouve plus passionnant l'histoire que tu racontes tout autour de ce que t'as pu vivre. On en a partagé des anecdotes sur, tiens, Jeep, il me file une bagnole, puis on va faire un tour avec des copains, ça se passe pas comme prévu. Il y a tout... En fait, c'est...
- Speaker #0
peut-être même plus intéressant tout ça qui est effectivement la performance en fait les gens ils veulent voir ce qu'on voit pas tu vois franchement quand tu regardes un footballeur à la fin de son match et qu'il te raconte son truc bon t'écoutes sans écouter tu t'en fous t'aimerais bien savoir ce qu'il s'est vraiment dit dans le dossier là et quand il lui a dit tu me casses les couilles c'est ça qu'on a envie de voir et c'est ça qu'on a essayé de faire en tout cas vu que nous On n'était pas loin d'être des stars. Tout le monde s'en foutait un peu de nous. Et on voulait...
- Speaker #1
Oui, puis tu as amené un tas à casser les codes. Tu as été, plutôt que d'avoir ce côté un peu stéréotype de le skieur, la performance, allez, j'ai un code qui me gueule dessus. Et puis, je tombe, je me relève, je repars. Je vais raconter, en fait, je vais bouffer avec mes potes. Je vais raconter mes journées.
- Speaker #0
Oui, et puis, c'était gagnant-gagnant, en fait. Enfin, c'était gagnant, cette histoire. Parce que même si on ne gagnait pas... Si on terminait le dernier de la compétition, on allait raconter pourquoi on a terminé dernier. Et ça donne à manger aux sponsors, même quand tu performes pas. Même si, bon, pour rester objectif, les blogs marchaient moins quand on gagnait pas.
- Speaker #1
Tu sentais vraiment la différence ?
- Speaker #0
Ouais, quand même. Parce que t'avais la visibilité des magazines, de la presse,
- Speaker #1
etc.
- Speaker #0
Ça a toujours mieux marché quand on gagnait, mais il n'empêche que... Si tu ne gagnes pas, c'est juste une ligne dans un classement et tu passes complètement à la trappe. Personne ne sait même que tu as participé. Alors que nous, on racontait même quand on perdait. Et ça, c'est intéressant. Et ça, je l'ai gardé. J'ai fait mon documentaire Résilience sur mon accident en 2019 où j'ai eu un grave accident, je faillis mourir, etc. Justement, ça me tenait vraiment à cœur de raconter cette histoire. Parce que quand je me suis retrouvé sur mon lit d'hôpital et que je me suis réveillé du coma, on m'a dit, bon, c'est fini, on ne va pas faire de vidéo là-dessus, c'est trop grave. Tout de suite, alors que je sortais à peine du coma, la première chose que j'ai dit, j'ai dit, mais vous êtes fou, il faut raconter tout. Non, tu as dit... Je voulais rester fidèle à ce que je fais depuis toujours, raconter. Et surtout que j'avais dans un coin de ma tête l'idée de reskier un jour et pourquoi pas... Tu sors du combat,
- Speaker #1
tu penses au storytelling. Non, mais c'est naturel. Non, mais c'est sûr.
- Speaker #0
Non, mais surtout que j'avais envie de... Même si on me disait, tu reskieras jamais, etc. J'avais quand même envie de reskier. Et j'avais eu dans un coin de ma tête très loin, pourquoi pas refaire de la compète, pourquoi pas... Et je me suis dit, il faut que je le raconte, ça. Et j'ai bien fait, parce que du coup, j'ai un super docu avec des... Avec des chambées, ouais. Avec des... avec des moments assez... Des hauts et des bas assez incroyables.
- Speaker #1
Justement, ce film-là, pour l'avoir vu plusieurs fois, on l'a vu au ciné. C'est vrai que déjà, on s'attend à voir un film de ski. En plus, je l'avais vu au High Five à l'époque. Donc, tu avais tous les films de ski, les grands films américains, ça dort des montagnes face nord. Assez impressionnant. Et puis après, toi, tu arrives avec ton film qui commence d'ailleurs sur le lac, je crois, avec Roma. Un truc qui n'a rien à voir avec le ski. Et surtout, c'est tout ton parcours avant. C'est tout ton parcours de réhabilitation. De méditation, comme on dit. Ton parcours de...
- Speaker #0
Tu récapitules de ma vie ? Voilà. De compétiteur. Oui,
- Speaker #1
surtout ce que tu as... Je perds les mots. Quand tu es de guérison. Voilà, tu as une période de guérison en fait, de rééducation, on te voit avancer. Et à la fin, on voit une séance de ski, tu es sur un halfpipe, tu fais un trix. Et en fait, c'est intéressant aussi ce décalage. Tu es par partie en disant je vais montrer le côté performance, je vais me battre, etc. Au final, le film est assez soft, beaucoup autour de Roma, autour de tes enfants, autour de ton entourage. de ce décalage entre ta vie performance à fond et puis après toi qui es à l'hôpital qui essayes de reprendre il y a aussi un peu la performance on voit quand même bien ce que j'ai fait que j'ai
- Speaker #0
performé je montre des images de ski mais oui c'est un film qui se veut grand public entre parenthèses t'as pas besoin d'être du tout skieur pour t'intéresser c'est ça que je veux dire Et c'était tout à... tout le but du film, c'est de faire un film humain, plus qu'un film sportif en soi, et que Ginette 68 ans, ou Mathieu 21 ans, ils ont les mêmes émotions.
- Speaker #1
C'était vraiment ce dont tu as fait plein de contenu, mais c'est vrai que celui-là m'a particulièrement marqué, parce que c'est vraiment une approche un peu plus personnelle, puis il y a vraiment ce truc de... hyper transparent, quand on te voit sortir de l'hôpital, quand on te voit juste découvrir Rio à l'époque pour la première fois, ce côté un peu justement transparent.
- Speaker #0
J'aime bien donner un peu parce que toute ma vie, j'ai eu l'habitude de montrer des moments importants de ma vie, des moments délicats de ma vie. Et là, en l'occurrence, c'était le moment le plus délicat que tu... Il n'y a pas plus délicat que ça. Donc, je me suis dit, allez, à fond. Moi, je n'ai jamais eu de problème avec ça, montrer un petit peu ces moments un peu intimes, ça ne me dérange pas de le montrer. Après,
- Speaker #1
tu le maîtrises. Je veux dire,
- Speaker #0
ça ne me dérange pas parce que c'est moi qui choisis ce qui va passer aussi. Mais à partir du moment où j'assume, si j'assume, il n'y a pas de souci. Et j'assume quand même plus ou moins tout.
- Speaker #1
Très bien. On peut le revoir ou pas, ce film ? Ou est-ce que tu le...
- Speaker #0
Écoute, je suis en train de voir pour le mettre sur une plateforme. Mais pour l'instant, il n'est nulle part. Il est sur mon téléphone. J'ai les codes, si tu veux. Il sera bientôt disponible.
- Speaker #1
C'est vrai que j'aime beaucoup, en dehors des autres qui sont aussi très bien sur ta chaîne YouTube qu'on peut découvrir. Mais celui-là, c'est vrai qu'il a un truc un peu complètement à côté. Écoute, Kevin, je te remercie encore pour le temps passé. On a fait une bonne discussion autour d'une heure. Merci pour ton temps. On peut te retrouver sur Insta, comme le bon... influenceur que tu es sur TikTok.
- Speaker #0
On peut se faire un tap et on peut nous retrouver sur les skis.
- Speaker #1
Je pense que c'est important aussi, on peut surtout t'écouter. Tu fais des masterclass, je crois.
- Speaker #0
Tu fais aussi des résidences. Tu fais aussi des... Des conférences. Des conférences. Pour des entreprises, justement, autour de tout ce qui m'est arrivé. sur la résilience notamment j'ai aussi ma boîte de production et je fais toujours je produis aussi mes propres films chaque année au moins un ou deux films je crois que tu te mets la pression de te dire je fais un film par an et le prochain c'est déjà dans les tuyaux le prochain c'est dans la tête pour l'instant mais oui oui c'est on a le droit d'en savoir un peu ou pas ? il va y avoir des sauts et ça sera à ski il y aura des skis dans les airs souvent
- Speaker #1
super merci beaucoup d'avoir ouvert ce premier épisode de The Escape Game avec moi et merci beaucoup et puis on peut te retrouver sur les réseaux ou sur Youtube pour tes dernières vidéos merci Kevin on va remettre le chauffage, il commence à faire frais plus de soleil l'outdoor sans manteau, comment ça s'est écaillé Merci Kevin, allez à bientôt Ciao