- Speaker #0
Bonjour à tous, bienvenue dans The Process. Aujourd'hui, on reçoit Guillaume Kouké, alias Guillaume Lequiné.
- Speaker #1
Vous êtes détendu, vous n'écoutez que le son de ma voix. Le sport allège votre corps de vos excès. Ce n'est pas de la sueur qui ruisselle, c'est le gras qui pleure. Vous êtes le magret de canard qu'on aurait laissé fondre en douceur sur la plancha.
- Speaker #0
diminuant dans un crépitement délicieux l'épaisseur de sa graisse créateur de contenu ancien rugbyman chroniqueur avec ICI Occitanie il suit les matchs du stade Toulousain il a pas mal de casquettes donc voilà Comme vous l'avez compris, aujourd'hui, on va sortir un peu de la performance habituelle où on suit les athlètes, mais plus pour aller parler de l'humain, parler et rigoler, parler de la création de contenu, parler des patients, de la vie aussi de tous les jours. Bref, on va être un épisode un peu plus détendu, je pense. Mais bon, je n'en dis pas plus. On va commencer l'épisode bien tranquillement.
- Speaker #1
Ah, génial !
- Speaker #0
Guillaume,
- Speaker #1
comment ça va ? Ça va super bien, très content, merci beaucoup pour l'invitation, c'est cool.
- Speaker #0
Franchement, merci d'avoir accepté de suite, franchement, c'est un plaisir pour moi de te recevoir.
- Speaker #1
C'est un honneur d'être invité, toujours. Moi, je réponds, tant que je peux répondre oui, je suis dispo, je dis oui. Puis j'avais vu tout le taf que t'as fait avec l'interview de Sofiane, j'avais trouvé super, j'ai regardé tout votre interview, je me suis dit vas-y, allez, voilà.
- Speaker #0
il va essayer d'être aussi intéressant que Sofiane avec 1%
- Speaker #1
de son talent rugbystique ça va être compliqué on va faire des blagues pour compenser t'as peut-être moins de talent au rugby mais je pense que t'en as d'autres c'est pour ça que t'es là de toute façon c'était important pour moi de te recevoir parce que comme on en a discuté un peu tout à l'heure j'ai fait pas mal de sportifs on parlait beaucoup de
- Speaker #0
performance mais il n'y a pas que ça il y a aussi l'humain aussi. des gens qui font l'actualité sportive. C'est-à-dire que toi, tu n'es pas sur le terrain, mais tu commentes les matchs, tu es un grand suiveur du stade toulousain. On est à Toulouse, donc nous aussi, on est fans du stade toulousain, donc je trouve que ça collait quand même avec The Process, tu as réussi à faire grandir aussi ton personnage dans la région, donc franchement, pour nous, c'était logique de t'inviter.
- Speaker #1
Merci. L'humain, c'est ce que je trouve le plus intéressant. Même, tu vois, le rugby, pour moi, c'est qu'un... la kiné, c'est que des prétextes pour rencontrer des personnes, des gens. Je trouve que c'est ça la vraie richesse de tous ces secteurs, tous ces milieux où tu peux vraiment rencontrer des gens que tu n'aurais jamais rencontrés autrement. Je suis assez d'accord avec toi sur la logique.
- Speaker #0
J'ai déjà un intro. Tu étais kiné, créateur de contenu. J'ai oublié de dire que tu étais auteur aussi. Tu as sorti ton livre.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Tu commentes les matchs du stade toulousain ? Tout ça, dans une vie,
- Speaker #1
comment tu fais ? Je pense que j'ai deux secrets. Le premier, c'est que j'ai la chance d'avoir une organisation familiale qui me permet de bosser aussi beaucoup. Donc, ma première équipe, c'est ma femme et ma fille. C'est vraiment ma première team. Et bien sûr, les belles-mères, les beaux-pères. bien sûr toute une organisation qui font que tu peux aussi dégager du temps et puis après moi j'adore créer, j'ai envie de dire oui à tout en fait dès qu'il y a un projet tu veux pas venir assez comme ça que ça a commencé à la radio on m'a demandé si je voulais y aller, je dis oui écrire un bouquin, tu veux pas écrire un bouquin j'ai dit oui tu vois et après petit à petit tu vois où ça te mène après tu parles de performance c'est pas vraiment de la performance mais quand tu dis oui après tu dois aussi respecter un peu les gens à qui tu dis oui et puis les gens qui vont euh à consommer ton contenu, qui le regardent, qui écoutent à la radio, qui lisent tes bouquins. Donc, si, tu as quand même une notion, je trouve, un peu, où tu dois quand même être bon dans ce que tu fais. Tu ne veux pas trahir les gens. Ah oui,
- Speaker #0
c'est clair. Non, mais moi, je t'ai découvert sur les réseaux, un peu comme pas mal de monde. Franchement, j'ai kiffé tes petites capsules, franchement. J'étais mort de rire à regarder tout ça. Et je me suis dit, ah ouais, je pense qu'on peut passer un bon petit moment avec lui, en tout cas.
- Speaker #1
Ouais, j'espère.
- Speaker #0
Pour en revenir au début, c'est toujours ce que je fais avec mes invités. C'est quoi ton parcours avant d'être Guillaume Lequiné, Guillaume Kouquet ? De son plus jeune âge jusqu'à l'adolescence, c'était comment pour toi ?
- Speaker #1
Moi, je suis né à Toulouse. Et puis, j'ai une famille qui est un peu mélangée entre mon père et ma mère. Mon père, c'est plutôt des origines... Ariégeoise, de la Creuse, donc vraiment, tu vois, plutôt terroir.
- Speaker #0
Terroir.
- Speaker #1
Et puis du côté de ma mère, c'est des Espagnols et des Italiens, tu vois, donc il y a un peu le feu et la glace, tu vois. Dans ce couple, je te laisse deviner lequel est le feu, lequel est la glace.
- Speaker #0
J'ai bien deviné.
- Speaker #1
J'ai grandi en Guyane après ce que mon père a bossé d'amérospatial.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Donc j'ai vécu en Guyane jusqu'à mes 10-11 ans, qui était un endroit incroyable.
- Speaker #0
J'imagine.
- Speaker #1
Puis voilà, retour à Toulouse. J'ai vécu à Toulouse et puis moi j'ai un... parcours un peu particulier, c'est parce que j'ai fait mes études à l'étranger. J'ai fait mes études de kiné au Maroc.
- Speaker #0
J'ai vu.
- Speaker #1
Ouais, ça, c'était incroyable. Ça, pas beaucoup de gens le savent.
- Speaker #0
J'ai vu ça.
- Speaker #1
Mais c'était fabuleux, même si après, j'ai mon équivalence, je suis diplômé de l'école de Toulouse.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Mais j'ai trois années où j'ai vécu à Toulouse. J'ai vécu à Casablanca, donc au Maroc. Et ces trois années, pour moi, qui ont été exceptionnelles et qui ont vraiment... Sans le Maroc, je pense que je ne serais jamais devenu kiné, puisque... J'avais fait le concours de kiné, demandé un niveau d'exigence où il fallait être hyper fort dans tout, notamment en chimie. Et moi, j'ai toujours été une énorme buse en chimie, tu vois. Mais vraiment, je ne sais pas comment te dire, je n'ai jamais capté ce truc, je n'arrivais pas à le bosser. Et je me suis dit, mais ce n'est pas possible, je ne vais pas réussir à faire le métier dont j'ai envie parce que je n'arrive pas à avoir... Il fallait 17 ou 18 sur 20, tu vois, en chimie. Et j'ai cherché dans tous les pays de la francophonie où je pouvais aller faire mes études. j'avais aussi envie de me... de voir autre chose, de partir, tu vois, de Toulouse. Et ça s'est fait à Casablanca. Donc, c'est le destin qui m'a emmené là-bas. Et ça a été trois années complètement dingues. Je pense que c'est vraiment la base. Je pense que la base du truc, elle n'est pas loin de ce moment-là, en 2009, là où je prends mes billets pour aller là-bas.
- Speaker #0
Du coup, tu avais quel âge à ce moment-là, quand tu pars ?
- Speaker #1
J'avais 22 ans.
- Speaker #0
22 ans. Ouais, 22 ans. Donc, tu étais 22 à 25 ans. C'est ça.
- Speaker #1
Je présente le projet, du coup, à... à mes parents et à mon père. Et mon père, il me dit, si j'avais 20 ans de moins, je partirais faire mes études aussi avec toi.
- Speaker #0
Ah oui, quelle expérience. C'est une belle expérience d'aile. Oui, c'était cool.
- Speaker #1
Et après retour, j'ai passé mon équivalence à Toulouse. Donc, j'ai eu mon diplôme de kiné à Toulouse. Et après, je suis resté à Toulouse après un petit passage aussi par rapport au rugby à Orléans. Donc, je n'étais pas loin de Sistofian, lui qui était à Vierzon. On avait des rêves communs entre Chartres, Tours, etc. Et après, retour à Toulouse. Je suis installé dans le centre-ville de Toulouse, donc Kiné, depuis une dizaine d'années maintenant.
- Speaker #0
Et tu prends toujours autant de plaisir à pratiquer ?
- Speaker #1
Oui, je me régale. Là, tu vois, les gens ne le savent pas, il est 20h30. Moi, j'étais au cab. Là, aujourd'hui, c'est super. C'est toujours un peu compliqué. Il faut arriver à tout associer. Mais mon métier, c'est Kiné. Je me régale à faire de la Kiné.
- Speaker #0
C'est un métier de passion et d'engagement. On s'enlève un peu du patient. Il y a une relation humaine qui se crée avec ces patients.
- Speaker #1
On revient toujours à l'humain. Je pense que là, tu es dans la kiné, tu es dans le soin qui est très proche de l'humain, physiquement, parce que tu utilises tes mains pour soigner les gens. Et puis, tu as une proximité dans le soin individuel où tu discutes beaucoup. Les gens te racontent toute leur vie. Tu as des profils. complètement incroyables, différents. Et en fait, tu ne fais jamais la même chose parce que tu n'as jamais deux fois la même personne dans ton cabinet. Donc non, non, c'est un super métier que j'adore.
- Speaker #0
On va revenir là-dessus parce que ça va quand même être un passage important de notre entretien. Mais je voulais revenir sur rétro-pédaler quand même un peu sur ton adolescence et le rugby dans ta vie. À quel moment... Tu as toujours été fan de rugby ? À quel moment ça a peut-être pris un peu plus de place dans ta vie ?
- Speaker #1
Oui, mon père, c'est souvent une histoire de famille. Mon père, c'était lui le joueur de rugby de la famille. Mon frère a commencé, j'ai un petit frère qui a commencé le rugby avant moi. Moi, j'ai fait du judo dans un premier temps. J'ai commencé le rugby tardivement, à 18 ans. J'ai commencé dans une entente à côté de chez nous, pas loin d'ici, à Castaner.
- Speaker #0
Oui, on est là, c'est ici.
- Speaker #1
Donc, c'était bon. premières années. Après, au bout de deux ans, je suis parti à Colomiers. Donc, on était en moins de 21 à l'époque, en réchelle avec un autre pote. J'y suis resté une année qui a été compliquée parce que c'était une année qui était concomitante avec mes concours de kiné.
- Speaker #0
Alors,
- Speaker #1
j'ai essayé de faire les deux. Moi, j'avais des lacunes parce que j'ai commencé le rugby tardivement et j'avais des lacunes techniques, notamment sur certaines phases où j'allais comme un âne. Donc j'ai fait une belle commotion cérébrale en colonie contre Aurillac. Je m'étais fait aussi abîmer le planche orbital dans une bagarre contre Narbonne. On a fait un petit point avec mon père. Il m'a dit, bon, est-ce que vraiment tu vas falloir que tu choisisses ? Parce que là, je pense que tu ne vas pas arriver à faire les deux en même temps. Et vu mon talent quand même réduit, même si j'étais vaillant quand même, on ne peut pas m'enlever que je n'aimais pas y aller.
- Speaker #0
Tu allais à la castagne.
- Speaker #1
Mais il fallait un peu plus pour devenir professionnel. Ou alors tu deviens pro sur une jambe et tu te fais mascariller de partout. Donc, ouais, ouais, non, du coup, on a stoppé. J'ai fait mes études. Et puis, j'ai repris un peu plus tard. Donc, voilà, mon niveau, c'était... Fédéral 2, Fédéral 1, c'était Fédéral 1B, c'était ça mon niveau.
- Speaker #0
Mais beaucoup de plaisir.
- Speaker #1
Oui, beaucoup de plaisir et puis beaucoup d'apprentissage aussi. L'année où j'ai joué en Fédéral 1, c'était une année qui était difficile parce qu'à l'époque, la Fédéral 1, c'était une division charnière entre les amateurs et les pros. Donc, tu avais des équipes qui étaient professionnelles, qui voulaient monter en pro D2, et des équipes d'amateurs qui étaient pas très structurées. Et donc, moi, j'étais plutôt dans cette partie-là, tu vois. Des bons amateurs ou des clubs qui étaient plutôt prometteurs dans les amateurs. Et c'est vrai qu'on te demandait de t'entraîner comme un pro avec les avantages en moins, c'est-à-dire, tu vois, l'argent, tout ça. Et puis, c'était aussi une année où j'ai dû apprendre, il y avait un apprentissage de la mêlée. qui était très très dur la fédérale c'était compliqué tu tombais contre, dans mon équipe moi je fais 1m81 126 kilos 127 aujourd'hui j'étais pas loin d'être un des plus gaillards on avait des pieds à plus de 150, 160 kilos des pieds qui avaient des feuilles de match en pro D2 en top 14 donc ça a été très pénible et clairement la marche était trop haute Et puis cette année-là, il y a un joueur dans ma poule qui a eu une grosse blessure, qui jouait à l'Anne Meusan. Je ne vais pas citer son nom, même si tout le monde verra peut-être de qui je veux parler. Mais par respect pour lui, je ne sais pas s'il veut être cité dans cette interview. Mais voilà, qui a fini d'être aplégique. C'était une mêlée dans ma poule, Anne Meusan contre Bagnard de Bigorre. Ça a été vraiment un choc. Surtout que moi, j'étais kiné. J'étais en train de faire mes suites de kiné. Et j'avais soigné des gens qui avaient été... blessé au rugby qui était tétraplégique mais c'était des joueurs qui avaient qui s'étaient blessés dans des contextes plutôt amateurs donc moi je m'étais toujours un peu caché derrière le fait que ça touchait peut-être des joueurs qui étaient moins préparés mais là ce joueur Alain Meusan était un joueur très chevronné, très costaud qui avait énormément une grosse carrière professionnelle derrière lui et donc je me suis dit que c'était un risque d'ailleurs je pense qu'il ne faut pas nier le fait qu'il y ait des risques dans ce sport sport, c'est juste que tout le monde doit être conscient. Mais ça a été aussi un truc qui m'a dit bon, allez, ça ne va pas être pour moi la carrière, on va dire, de haut niveau, d'où mon respect et mon amour incommensurable pour tous les joueurs de première ligne. Et je vous laisse de première ligne parce que je pense que les personnes ne se rendent compte du travail que c'est. C'est des contraintes monstrueuses en match, à l'entraînement. Et puis, pour arriver à des niveaux internationaux ou même professionnels, il faut être passé par des cribles de sélection même physique. C'est-à-dire que des fois, tu as le talent, tu as la force, mais ton corps, il n'arrive pas à encaisser. Donc, c'est dingue. Ce qui fait qu'aussi, vraiment, moi, je suis vraiment passionné par ce poste de pilier, par cette mêlée, parce que finalement, pour moi, ça a été ma limite. Je me suis dit... Tous les gens qui arrivent, finalement, sont des gens qui sont arrivés à aller plus loin que ce que j'aurais jamais pu faire. Et il y a une vraie forme de respect, d'admiration pour ces gens-là.
- Speaker #0
D'où le bel hommage que tu as fait à Dorian Aldeguerri.
- Speaker #1
Ah, Dorian Aldeguerri, c'est... Dorian Aldeguerri, si tu veux, c'est un besogneux. C'est un travailleur, c'est un mec...
- Speaker #0
C'est pas le mec qu'on cite en premier, en général.
- Speaker #1
Il a dû se battre comme un fou pour arriver. À l'époque, quand j'étais en Fédéralune, c'était ici à Castaner, on est allé faire 2-3 sessions d'entraînement sur le joug du Stade Toulousain, avec l'entraîneur à l'époque, Thierry Savio de la mairie du stade. Et il y avait Dorian à l'époque qui s'entraînait à côté, qui était espoir. Je crois que cette saison, il avait fait 2 ou 3 matchs. C'est un joueur qui travaille, qui est autour du stade depuis tellement longtemps. Donc Dorian, Dorian Aldeguerri, c'est quelqu'un que je respecte beaucoup parce que c'est vraiment l'archétype du pilier. Travailleur, bosseur, toujours le smile, bon caractère, bonne patte. Et puis, c'est le pilier. T'as autant envie de jouer avec lui que d'être son pote. D'aller se souder derrière Davidson dans son garage.
- Speaker #0
En tout cas, ça se voit qu'il a l'air bonheur. Il a l'air vraiment d'être un bon mec.
- Speaker #1
Il a beaucoup de talent au stade. Dorian Aldeguerri, Joel Merkler. On enregistre ça, il y en a d'abord Castre Toulouse, c'est incroyable, Benjamin Bertrand, des petits jeunes, il y en a plein.
- Speaker #0
Le réservoir toulousain, de toute façon, c'est quelque chose.
- Speaker #1
En première ligne, c'est fou.
- Speaker #0
Et partout. Et partout,
- Speaker #1
c'est sûr, c'est sûr.
- Speaker #0
Non, mais c'est clair, en tout cas, on sent vraiment aussi cette passion qui t'anime. Dès que tu parles du rugby, je sens que... qui a une vraie passion, on le voit aussi dans tes commentaires à chaque fois. Comment ? Bon, déjà, ça, je vais le garder pour après la partie commentaires, parce que ça vient après. On va évoquer la suite, du coup. Après tes études, du coup, tu commences à travailler en tant que kiné. Tu as expliqué un peu, tu as dit aussi que c'est une organisation, tu m'as parlé d'une organisation de vie aussi. Parce que ça consiste à quoi pour toi, une journée type ? Une semaine type de...
- Speaker #1
Après, tu vois, j'ai des grosses... Des grosses journées. Donc, en gros, mes deux grosses journées, c'est lundi, vendredi. Là, je fais en gros 7h30, 21h, 21h30.
- Speaker #0
Pardon ?
- Speaker #1
C'est la journée libérale. 14h ? Ouais, ouais. Après, c'est... Après, tu vois, j'en parle jamais de mon rythme. Parce que si tu veux, moi, quand je parle de mon rythme de travail, souvent, j'ai des gens qui me disent... Mais tes collègues, tu vois, qui me disent des cons, ils sont complètement tarés. Pourquoi tu bosses comme ça ? Moi, je vois dans ma belle famille, il y a des artisans dans le bâtiment. Un artisan, ça bosse super fort. C'est ouvert le samedi ou le dimanche. Des restaurateurs, j'en connais, j'en côtoie, j'en soigne. Tu te lèves à 7h du matin, tu fais tes livraisons, tu fais ta compta, tu fais ton service. L'après-midi, on est quand même beaucoup, je trouve, de professions indépendantes à devoir travailler beaucoup. Bien sûr. C'est vraiment un poste... Un travail quand même compliqué parce que tu donnes énormément. Bon, on va pas en refaire un peu de... C'est vraiment, c'est des sacrifices. Tu les fais parce que t'as soit un but particulier, soit parce que t'adores ce que tu fais, quoi. Mais voilà, ça, c'est lundi-vendredi, donc c'est des gros journées. Le mardi, c'est un peu plus cool. Je dépose la petite à l'école le matin, puis après, j'ai domicile le matin.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Donc, c'est un peu plus soft, tu vas chez les gens. Donc, il n'y a pas d'horaire, tu vois. Tu peux glisser un peu. Le mercredi, je ne bosse pas. depuis cette année. Aussi, grâce à ce que je peux dégager sur les réseaux sociaux, aux livres, qui me permettent de dégager du temps pour être chez moi, en fait. Donc, je peux être plus proche de ma fille, ce qui est une énorme motivation pour développer plein de trucs, tu vois.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Et puis, le samedi, je bosse le samedi aussi sur des journées plus courtes, jusqu'à 18h, 19h, quoi.
- Speaker #0
Journées plus courtes.
- Speaker #1
Ouais, ouais, c'est des journées normales.
- Speaker #0
Non, mais c'est... Comme tu as dit, il y a deux options. C'est soit il n'y a pas le choix, ou soit c'est la passion aussi, l'engagement, le plaisir que tu prends dedans. Toi, je pense que tu as ce goût aussi de... Le plaisir que tu as, je pense que tu prends au quotidien à soigner des gens, à aider les gens, aussi peut-être partager des expériences au quotidien qui t'animent. Ouais,
- Speaker #1
ouais, c'est... Tu vois, ça arrive. Moi, je ne sais pas, samedi dernier, par exemple, C'était un samedi matin, il faisait froid. La petite s'est réveillée en même temps que moi. Donc, tu dois partir, tu dois dire que tu vas travailler. Donc, tu vas au boulot, tu es un peu comme tout le monde. Tu as un fichier. Et en fait, le premier patient avait une histoire de vie incroyable. Et si tu veux, c'était un patient que je ne voyais pas la première fois. Et c'était une histoire, c'était un cas médical, un cas en kiné qui était passionnant. dès tes 45 premières minutes, tu te dis que c'est bon, ça y est, c'est parti. Je sais pourquoi je suis là. Tu switches sur la journée. C'est ce qui fait, je pense, que tu arrives à encaisser des grosses charges de travail. En tout cas, moi, personnellement, c'est ce truc en plus que tu as, ce supplément d'âme, comme dirait beaucoup d'entraîneurs de rugby, il faut aller chercher le supplément d'âme. Mais c'est ce truc, je trouve, qui fait que tu arrives... Ça te donne l'énergie en plus, je pense.
- Speaker #0
Du coup, tu as dit que tu switchais un peu entre le cabinet et le domicile.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Il y a un des deux que tu préfères ? Oui,
- Speaker #1
domicile, c'est un soin particulier parce que souvent, c'est des personnes âgées qui sont isolées. Tu fais quand même de la rééducation parce que ton but, c'est de faire bouger les gens qui ne sortent pas de chez eux, qui sont plutôt... sédentaire, on dirait, médicalement grabataire. C'est-à-dire que tu ne peux pas physiquement te déplacer. Donc, tu fais beaucoup de travail un peu comme ça, marcher, des trucs tout bêtes, tu vois, marcher, faire de la petite gym. Mais ouais, t'as un côté aussi un petit peu... T'as une proximité avec des gens qui finalement ne voient pas grand monde de plus que le kiné, l'infirmier, tu vois, le médecin, l'aide-soignant, l'aide-domicile. Enfin, c'est des gens qui sont vraiment très isolés. Donc, c'est une prise en charge particulière. J'aime beaucoup faire ça.
- Speaker #0
J'imagine. Mais c'est bien. Puis, ça te permet aussi de sortir, de faire autre chose qu'à me sortir un peu de la routine du cabinet. Et comme tu as dit, de lutter contre... contre l'isolement, mais ça tombe bien parce que tu me crées des ponts, je voulais en venir à ton livre du coup. Comment l'opportunité est arrivée ?
- Speaker #1
En fait, moi j'ai commencé à... J'ai créé la page Instagram parce que depuis tout petit je voulais écrire. Je pense que j'écris depuis petit physiquement, mais écrire c'est aussi quand t'as un moment tout seul dans ta tête. tu additionnes des mots, des phrases, et puis tu es toujours en train d'inventer des histoires. Tu écris avant même de commencer à écrire, en fait, dans ta tête. Et en fait, j'ai commencé à écrire des histoires de ces patients à domicile, des patients du cabinet. Et c'est comme ça que la page a débuté. Et suite au succès de certaines histoires, on m'a proposé, enfin, j'ai vraiment eu très peu de choses à faire. J'ai été beaucoup aidé par Émilie, que j'embrasse aussi, qui m'a fait donner ces contacts avec la... le monde de l'édition. Et c'est comme ça qu'est né le premier livre. Et là, l'année prochaine, il y en a deux autres qui vont s'en faire.
- Speaker #0
J'ai vu ça. Incroyable. Deux autres. Il y en a deux autres.
- Speaker #1
Sur deux trucs différents. Le dernier, on l'a signé la semaine dernière. Mais le premier, c'était plutôt tout sur les histoires du cabinet.
- Speaker #0
Le cœur sur la main.
- Speaker #1
Le deuxième. De quoi ? Le cœur sur la main. Oui, c'est ça. Un livre dont je suis vraiment très fier parce que c'est un rêve. Je ne sais pas comment te dire. C'est un truc de fou quand même. Quand tu as dans tes mains un bouquin que tu as écrit. C'était fabuleux. Je pense que, gamin, j'aurais jamais cru qu'un jour, j'aurais fait ça. J'ai une grosse fierté. Et puis le deuxième bouquin qui va être plutôt sur le rugby. Petite histoire du rugby. Qui parle aussi de rugby sans parler de rugby. C'est toujours la même chose. C'est l'humain. Tu vis des trucs aussi incroyables. Je pense que j'ai jamais autant pleuré et autant rigolé qu'autour du... autour du rugby. Il y a des histoires fabuleuses et j'essaye, avec le même ton, de transmettre aussi ces émotions autour de ce sport.
- Speaker #0
En tout cas, on a l'impression qu'on va suivre ça. Le cœur sur la main, je vais le débuter. Là, j'ai l'emploi du temps, il est chargé. Mais franchement, pour avoir écouté tout ce qui se dit autour et surtout, c'est des histoires, on parle beaucoup d'humains, on parle beaucoup de témoignages. de confession, entre guillemets, au cours de tes échanges, au cours de ton travail. Et franchement, ça donne envie, en tout cas, de ce que j'ai pu voir. Il y a beaucoup d'histoires différentes à travers tes patients. Notamment, j'ai cru comprendre qu'il y avait une histoire aussi à travers une... On parlait des personnes isolées, des personnes âgées qui luttaient contre l'isolement. Une personne âgée qui t'a beaucoup marqué, dont tu fais le témoignage dans ton... Dans ton livre, ça s'est devenu spontanément de la cité dans le livre ? Ou c'était... Oui,
- Speaker #1
oui. En fait, il y a plusieurs histoires. Parce que, bon, déjà, il y a vraiment beaucoup de choses à raconter. Et puis, le but aussi du livre, c'était d'avoir un livre qui soit... Et ce sera le cas des autres aussi. D'avoir des livres qui sont faciles à lire. Tu peux l'attraper, tu peux l'ouvrir. Tu peux lire une histoire qui va assez vite. Et puis, une autre. Le but, c'est vraiment d'avoir... Voilà. Quelque chose de spontané et de facile. Et les histoires par rapport à cette personne isolée, à cette personne isolée, c'est parce que des fois, en fait, il y a des gens... Moi, je sors des fois de séances, je pleure, tu vois. Il y en a, je descends de l'escalier parce que tu as été touché par, je ne sais pas, par une phrase, par une situation, par... Il y a une forme aussi d'injustice, tu vois, des gens qui souffrent. Tu dis, pourquoi, tu vois ? Une fois, une dame m'a dit ça. Elle m'a dit, mais pourquoi je suis encore là ? Quand est-ce que ça s'arrête ? D'essayer de lui remonter le moral, tu fais des blagues. Allez, mais non. Mais finalement, tu sors, tu fermes la porte. Des fois, il me faut 10 secondes parce que je me prends une claque dans l'escalier. Je me dis, mais tu vois, mon Dieu. Des fois, ces histoires, je me dis, une des façons de lutter contre cette forme d'injustice, c'est d'en parler, d'essayer. Alors, tu ne peux pas. Dans la santé, tu ne peux pas. tu vois Trahir le secret médical, c'est-à-dire que tu ne peux pas citer le nom, la profession, la pathologie, l'adresse, tout ça. Mais tu essaies d'une certaine façon de détourner, de faire vivre en gros ces gens. Et puis si tu veux, ça a encore plus de chance parce qu'il y a certaines de ces patientes et de ces patients qui sont malheureusement décédés maintenant. Le livre est sorti il y a trois ans, je crois. Et ça donne encore plus de sens.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Parce que quand tu relis l'histoire, tu dis « Waouh, cette personne, moi je sais qui c'est. » Et je sais que finalement, dans ce livre... Il y aura toujours une part de cette personne qui vivra. Je trouve ça... Juste ça, pour moi, c'est un énorme plaisir, un énorme succès, parce que... Je me dis, c'est pour eux.
- Speaker #0
Ah oui, c'est top. Et puis, je pense qu'en les rendant visite, c'est des personnes qui sont isolées. Vous êtes le rayon de soleil un peu de leur journée. C'est leur moment un peu qui les sort un peu de leurs difficultés, de leur isolement. Donc, je pense que rien que ça, déjà, c'est bien quand même.
- Speaker #1
Oui, et puis tu vois, des fois, tu as une forme aussi de symétrie parce que c'est des gens, tu vois, je pense à une patiente. qui avait dépassé la centaine d'années, tu vois, qui a vécu des choses incroyables. Incroyables. Des fois, les gens, ils te racontent leur vie, mais c'est toi qui t'as sié, tu vois. Et t'es con, tu vois. C'est un truc de dingue. Et c'est ça qui est aussi un peu triste, c'est que des fois, t'as des gens, ils ont un parcours de vie tellement incroyable et tellement fabuleux. Et de se retrouver, tu vois, dans ce petit bout de la société où ils sont dans leur petit appartement fermé et ils sont isolés du reste, tu te dis, waouh, c'est dingue. Et c'est aussi une motivation pour dire oui à tout, tu vois, au quotidien. Parce que mec, waouh, on ne sait pas du tout ce qu'il y aura demain. Surtout quand tu es dans la santé, des dingues qui t'envoient tous les jours.
- Speaker #0
Des fois,
- Speaker #1
tu y rentres, tu fais, ok, en fait, tu as le temps, tu n'as pas le temps, en fait. Personne, personne n'a le temps, tu vois. Il y a un truc sur lequel personne ne peut être sûr, c'est vraiment combien de temps on peut encore agir sur cette... dans cette terre.
- Speaker #0
C'est quoi le plus gros cas que tu as connu au cabinet ou à domicile ?
- Speaker #1
Les cas qui m'ont le plus marqué. Les claques, tu vois. Il y en a tellement. Moi, le cas vraiment qui est symbolique pour moi, c'est un patient à qui on a annoncé une maladie, un cancer, que je suivais en traitement pour un autre truc. Et puis en fait, on s'entendait vachement bien. Et puis à un moment donné, il a commencé à avoir des symptômes. Et puis petit à il a su que c'était ça sa maladie, un cancer du pancréas. Et ça va très vite, cette maladie malheureusement. Et il m'a demandé de le suivre, même pendant son traitement, parce que maintenant en oncologie, les patients, on les fait bouger. Même quand tu es en traitement, faire du sport, il faut bouger. Ça maximise au maximum les chances de traitement, même si... Dans certains cancers, c'est très dur. Et évidemment, ce n'est pas juste du ressort du patient. Des fois, c'est un truc qui te tombe dessus. Mais en tout cas, il s'est vraiment battu jusqu'au bout, malheureusement. On faisait du massage, après ses traitements chimiaux, tout ça. Et puis, il est malheureusement parti, ce gars que j'embrasse. Et avant de partir, il a laissé... Enfin, les dernières séances qu'on a faites ensemble au cabinet, il avait une gourde noire métallique. qui prenait et qui posait avant de faire ses exos. Et cette gourde, il ne l'a jamais récupérée, tu vois. Et cette gourde, je l'ai gardée, elle est dans l'entrée de mon cabinet. Personne ne sait ce qu'elle fout là. Mais tous les matins, je la vois, j'ai une pensée pour ce monsieur. Et puis, c'est une façon de se dire, rappelle-toi que le temps est compté, quoi. Tu vois, c'est la citation latine. Souviens-toi que tu es en train de mourir C'est super gay mon poulet Tu m'avais amené pour faire des blagues Et je suis en train de te chibrer Contre ton pot de casque Donc maintenant on va tous éteindre la lumière On va tous pleurer, on va se fouetter Non mais ça a du sens Moi je pense que Savoir, le pire truc C'est de ne pas être conscient Je ne sais pas ce qui est le mieux De ne pas savoir vraiment ce qui peut t'arriver ou de le savoir et tomber dans une forme de tristesse. Moi, je pense qu'il faut savoir, mais le prendre, l'accueillir avec joie, tu vois.
- Speaker #0
Et s'éclater parce que c'est...
- Speaker #1
Oui, parce que la vie est courte. La vie est courte. C'est vrai que d'un autre côté, ça permet de relativiser les petits problèmes du quotidien.
- Speaker #0
Voilà, ça, c'est la base.
- Speaker #1
Du coup, comme tu as dit, on a plombé l'ambiance pour remettre une petite note fun. Explique-nous l'histoire de ces crocs-là, s'il te plaît.
- Speaker #0
Ces crocs, je les ai achetés à la base parce que c'est du 47-48. Wow. et je pense que le gars qui voulait les vendre n'arrivait pas à les vendre c'était la blague je me suis dit tiens je vais les acheter parce qu'elles sont marrantes et puis en fait elles sont tellement confortables que je les mets tous les jours j'ai acheté un douzième modèle je les surbade elles sont incroyables tout
- Speaker #1
le monde veut me les faire enlever mais non je les garde tu résistes je résiste mon gars non non je les kiffe elles sont top en tout cas c'est sûr que un mec balèze comme toi avec ces crocs là c'est Ça détonne, c'est incroyable.
- Speaker #0
C'est ça, c'est ça. Je les surkiffe. Et puis, ça devient un peu une forme de signature. Tu vois la croix. Je me dis, allez, c'est bon. Pour l'instant, il ne fait pas encore trop froid. Je ne sais pas encore. Ça va.
- Speaker #1
Parce que même l'hiver, tu résistes avec ?
- Speaker #0
Écoute, elles n'ont jamais fait l'hiver encore. C'est mon premier hiver en crocs. On va voir ce que ça donne, je te dirais.
- Speaker #1
Même si l'hiver toulousain, ce n'est pas le pire, mais quand même.
- Speaker #0
Ah ouais, ça m'a piqué. Quand je suis rentré de Lyon, je t'annonce que la neige, j'avais vu ça. Ce n'est pas mon élément préféré, la neige ni l'eau froide. Ça,
- Speaker #1
c'est clair. Et du coup, pour en revenir à toi, au livre, tu l'as expliqué que c'est en créant ta page Instagram que tu as pu être approché et sortir ton premier livre. Du coup, tu as parlé de l'origine de la création de ta page Instagram. Je t'attendais à un tel décollage, à une telle notoriété, on va dire, entre guillemets, aussi rapide.
- Speaker #0
Non, tu vois, après, c'est toujours pareil. C'est des phrases toutes faites qu'on entend à chaque fois. Mais notoriété, je ne sais pas si c'en est une.
- Speaker #1
Notoriété, entre guillemets. En tout cas, être aussi suivi, être aussi apprécié.
- Speaker #0
C'est une forme de continuité. En fait, ça s'est fait pas à pas. Et puis, au fur et à mesure, rien n'empiétait sur ma base, qui était le cabinet. Et d'ailleurs, il y a beaucoup de choses qui ont fait que la page a marché, qui sont autour du rugby du Sud-Ouest, qui n'ont rien à voir avec finalement mon travail. Donc quand quelqu'un vient au cabinet, même s'il vient parce qu'il a vu un truc sur Insta, tout de suite on switch. Je ne fais pas des blagues sur le marais de canard. Mais bien que des fois ça peut arriver.
- Speaker #1
Ça peut arriver.
- Speaker #0
Mais on est très carrés. Et puis après, non, c'est que du bonheur. Je ne sais pas. C'est rigolo. C'est un plaisir finalement, tu vois, de créer des trucs qui font rire les gens aussi.
- Speaker #1
En tout cas, tu nous fais bien rire. Non, franchement, d'où vient cette inspiration-là, franchement ?
- Speaker #0
En fait, j'ai un truc, j'écris tout. Parce que je ne sais pas. En fait, j'ai un téléphone. Sur mon téléphone, sur mon tableau, j'écris dès que j'ai une idée, un truc, un machin. Et j'essaye... Le maximum, en fait, des fois j'ai des idées mais elles partent parce que j'ai pas le temps de les faire. Donc au fait, je me dis, vas-y, balance tout ce que t'as. Dès que t'as un texte, une vidéo, tu crées, tu mets en page et puis hop, tu envoies, Et puis je me dis, c'est les gens qui décideront, tu vois, de ce qui est cool et ce qui est pas cool. Moi, ça me plaît beaucoup parce que c'est vraiment un loisir, un plaisir de créer si je me dis, parra, merde, putain, il faut que je fasse un post. C'est vraiment ça,
- Speaker #1
c'est toujours le plaisir de le faire.
- Speaker #0
C'est du kiff.
- Speaker #1
J'ai jamais une contrainte.
- Speaker #0
Des fois, je rigole tout seul, mes propres conneries. Des fois, mes propres bêtises.
- Speaker #1
La vidéo que tu as sortie ce week-end, où tu assaisonnes la viande, j'étais explosé.
- Speaker #0
Il y en a qui rigolent, qui fonctionnent bien, les vidéos ASMR du
- Speaker #1
Sud-Ouest. Moi, j'ai fait l'accent du Sud-Ouest, moi, je suis explosé.
- Speaker #0
Moi, j'adore. Tu vois, ce n'est pas des gens... C'est bien parce qu'en fait, là où je me dis que c'est cool, c'est qu'en fait, personne ne me dit que je me fous de la gueule des gens qui ont cette voix-là. Moi, c'est vraiment... Non, c'est pour l'enfant. C'est de leur rendre hommage. Parce que j'en ai des vrais, tu vois, des Michel. Et moi, je les adore, tu vois. Je les adore. C'est des gens incroyables. Je ne sais pas, c'est... Tu as l'impression que, tu vois, c'est des gens qui sont d'un autre temps, tu vois. et tu as l'impression que quand ils seront plus là il n'y en aura plus c'est vrai tu les entends plus dans les campagnes c'est vrai donc ils sont géniaux et puis dans la santé c'est rigolo parce que tu vois ces gens là, ces anciens C'est des gens qui ont vécu dans une autre société où il ne fallait pas se plaindre. Bien sûr. Ils ont des trucs du cosmos et puis ça va. Ils ont super mal, mais c'est bon.
- Speaker #1
Ils en ont abîmé.
- Speaker #0
Ils ont 10 000 trucs. Ils sont hyper touchants. Super, super touchants.
- Speaker #1
En tout cas, franchement, je ne peux qu'encourager à continuer parce que franchement, on prend du plaisir. C'est prévu, mon poulet.
- Speaker #0
On ne va pas s'arrêter.
- Speaker #1
Il ne faut pas. Il ne faut pas. Franchement, on prend énormément de plaisir à te suivre. En tout cas, moi, je kiffe. En plus, je vois que maintenant, tu es partout. On t'invite à tous les événements. Là, j'ai vu la semaine dernière, tu étais encore invité au Galas de MMA, au Zénith.
- Speaker #0
C'était incroyable. Oh là là ! C'était un truc de fou. Ben ouais, j'avais un peu d'appréhension parce que moi, j'aime bien les sports de combat. J'ai fait un peu de boxe anglaise, mais moi, ce n'est pas fait pour les gros, la boxe anglaise. Tu comprends vite qu'en fait, être gros, ça ne t'aide pas du tout. À la limite, pour mettre deux, trois cartouches sur un terrain de rugby un dimanche, c'est tout. Mais c'est un vrai sport, la boxe. Et donc, clairement, le sport de percussion pieds-pourriens, ce n'est pas mon truc. Mais je n'avais jamais assisté à un sport de combat en vrai. Et j'avais un peu cette appréhension, parce que tu vois quand même voir des mecs et des nanas se pétarder.
- Speaker #1
C'est chaud.
- Speaker #0
Et puis, il y avait une histoire incroyable avec ce combattant. Alors, je crois que c'est un prof, Quentin Arrola.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Et ce gars, en fait, comme on m'explique, c'est une short notice. C'est-à-dire qu'il faut que le mec, on l'appelle 24 heures avant le combat. 24 heures avant le combat, il y a un combattant qui a un souci. Il ne peut pas combattre. On t'appelle. Je crois qu'il était minuit, un truc comme ça. Tu es en train de regarder une rediffusion de Koh Lanta avec Madame
- Speaker #1
O. Et là,
- Speaker #0
on t'appelle. Je te dis, vas-y, est-ce que tu viens à la bagarre demain ? Ouais, OK, j'y vais. Il y est allé. Il a gagné en plus. 37 piges. Et puis, ça va être une super belle personnalité. Il y avait des combats, des combattants restés autour de la cage, des adversaires. Moi, je trouvais ça super impressionnant. En même temps, c'est des athlètes incroyables. Il faut du courage, de zinzin pour rentrer dans la cage. C'était un bel événement. J'essaye aussi, pareil, on se dit oui à tout. Quand on me dit, tu peux venir voir le MMA, allez, on y va. J'y suis allé, c'était cool.
- Speaker #1
C'est cool. Après, comme tu dis, tu vois que t'es très humble, tu dis que t'as pas de notoriété et tout, mais quand même, tu vois, et puis même, tu gardes quand même l'esprit, je trouve quand même cet esprit toulousain qui est de rester, d'essayer de garder l'humilité, même si en ce moment, au stade toulousain, d'ailleurs, t'en penses quoi ? J'ai l'impression que là, c'est seul contre tous, tout le monde veut la peau du stade, hier, j'ai écouté après le match, Hugo Mola, avant-hier, pardon, Hugo Mola, il a fait un discours en mode, ouais, je suis très fier qu'on ait gagné, ils veulent nous mettre des bâtons dans les roues, moi on est là,
- Speaker #0
tu vois. Ouais, c'est des leviers motivationnels, t'essaies toujours de sortir le meilleur de tes joueurs, je pense, tu vois, après je ne suis pas à l'intérieur de ce magnifique club, mais c'est sûr que c'est un club, à chaque fois on dit, ouais, mais s'ils gagnent, c'est parce qu'ils ont Antoine Dupont, et puis des joueurs incroyables, Antoine Dupont se blesse, on est champion de France. ouais, OK, en fait, s'ils gagnent, c'est parce qu'ils jouent avec des vieux, mais machin, leurs jeunes, tu mets des jeunes, tu gagnes. Donc, c'est un club, je pense que c'est un club vraiment incroyable qui a vraiment construit sa performance. Parce que quand Hugo Mola est arrivé il y a une dizaine d'années, tu vois, la saison suivante, le club est vraiment dans le fond du classement. Ils ont fait attendre. Donc, ils ont vraiment construit, Mais c'est sûr que, allez, si on est un peu chauvin, on dirait que Si le stade toulousain gagne tous les ans, on va commencer à dire que ça va tuer le spectacle, le championnat. Ils sont trop forts. Comme ils sont trop forts, ils récupèrent les meilleurs joueurs. C'est le salarié-camp, le machin. Mais je pense que Toulouse, c'est le maître de ce jeu. Ils ont gagné dans toutes les circonstances possibles. Ils ont gagné les différents... Les 10 dernières victoires contre Bordeaux. tu vois ils gagnent ils font ce carton incroyable ils gagnent de 50 points puis l'année d'après ils gagnent aux prolongations grâce excusez-moi mais grâce au pack avec une première mi-temps qui a été incroyable une conquête qui a privé Bordeaux-Bec de ballon Dorian Aldeguiri qui a fait un match incroyable contre Jefferson Poirot donc ils gagnent tu vois dans la besogne avec un Thomas Ramos qui est incroyable mais avec un pack qui est ultra dominateur une endurance de fou il faut tenir 120 minutes Donc, on voit mal ce qui peut freiner le Stade Toulousain parce qu'ils sont trop forts. C'est vrai,
- Speaker #1
c'est vrai. Ça me rappelle l'épisode qu'on a fait avec Stéphane Guitton. Lui, il nous disait que quand il était à l'extérieur, c'est quand tu es à l'extérieur, tu n'aimes pas le Stade Toulousain. Tu rêves d'y jouer, mais tu as ce côté, ils font un peu les stars. Mais dès que tu rentres dans le club, tu as l'impression que tu comprends que c'est autre chose. Même il y a ce côté famille, où ils ressentent vraiment l'esprit toulousain, l'esprit famille, on est tous ensemble.
- Speaker #0
Les joueurs sont hyper accessibles. Je pense que les joueurs qui sont le moins accessibles sont certainement les plus exposés médiatiquement. Mais je pense qu'il faut se protéger. Parce que... Des fois, je vois des conférences de presse après les matchs. Tu vois, tu as des joueurs, ils n'ont pas le droit à l'erreur. Tu vois un mec comme Antoine Dupont, comme Romain Ntamak. Il suffit que tu dis une phrase et puis si tu regardes un projecteur et tu vas dire un truc, tac, c'est repris, On va dire que tu es un mec arrogant, puant, que tu es nul. Ça va créer des problèmes incroyables. Je pense que tu dois vraiment faire attention à ta com. Mais les mecs sont hyper accessibles. tu le vois même à travers les réseaux sociaux ce qui d'ailleurs est compliqué à gérer je pense pour certains parce qu'en fait avant t'avais pas ça avant t'étais mauvais ou t'étais bon tu vois ces petits beaux flamands qui ont parlé dans une interview ils disaient avant t'étais bon t'étais nul bah tu savais pas maintenant si t'as un mec avec son téléphone t'envoie un DM et tu peux avoir un message qui va dire ouais super t'es trop fort t'es génial t'es le plus fort On peut t'envoyer que t'es une énorme buse, que t'es pourri. Donc, il faut arriver à mettre des barrières. Parce que sinon, tu te fais manger le cerveau. C'est compliqué d'être de rugby, mais d'être du stade toulousain. C'est compliqué. Et puis, parmi les énormes stars du stade, je pense qu'il faut vraiment avoir la tête sur les épaules.
- Speaker #1
Ah oui, c'est compliqué. Parce qu'il y a de plus en plus de sollicitations. T'es de plus en plus exposé. Et il faut savoir le gérer. Et surtout, comme t'as dit, la moindre petite bavure.
- Speaker #0
maintenant c'est repris partout donc non c'est compliqué mais en tout cas pour l'instant il le gère très bien ouais et puis c'est que du bonheur tu vois là ce week-end il y a eu Castretoulouse avec des petits jeunes tu vois on parlait de Mark Ely qui a fait une perte de fou Jérémy Nemort qui a mis une cartouche en défense ça fait longtemps que vous n'avez pas mis une cartouche comme ça pourtant face à une équipe de Castres qui est solide mais tu vois ces petits jeunes ils ont l'agnac et puis On sent qu'ils sont formés dans...
- Speaker #1
Il y a un système qui marche.
- Speaker #0
Il y a un système, mon gars, c'est... Ça rigole pas. Tu vois, le gamin, il a 18 ans, mais non, il est là.
- Speaker #1
Oui, il est mentalisé. Là où, en fait,
- Speaker #0
on l'a programmé pour être. Depuis tout petit, on a dit, gros, en fait, si vous êtes bons, un jour, vous aurez cette opportunité-là. Et là, ils y sont, tu vois. Là, il y a un commentateur qui disait, « Ah, mais là, ça doit être tellement stressant. Des fois, tu dois peut-être t'effondrer, tu vois, face à la pression. » En fait, ils se sont zéro effondrés. Genre, vas-y. c'est normal ils vont être plus au boulot il y en a qui font du kiné il y en a qui jouent devant 20 000 personnes tu vois 18 ans ils sont en boîte le samedi soir ils sont en top 14 chacun son truc ça c'est ta dernière vidéo de sur le monde sur le monde c'est là aussi c'est
- Speaker #1
vrai que c'est énorme c'est énorme mais toi du coup toi qui les suis au quotidien parce que t'es Merci. tu commentes les matchs. C'est venu comment aussi cette opportunité ?
- Speaker #0
En fait, à la base, j'étais sur Radio-Occitanie, qui était avant France Bleue. Et les matins, il y a une matinale. Les matins et les matinales, c'est logique. Et il y a un billet d'humeur sur le rugby. Et donc, à l'époque, un des rédacteurs me contacte sur Instagram. Tu vois, toujours pareil sur Insta. Il me dit, voilà, écoute, c'est rigolo ce que tu fais. Tu ne veux pas venir faire... à la radio, à la télé, parce que c'est rediffusé aussi sur France Télé. Est-ce que tu veux pas venir faire des trucs ? J'ai dit oui. Elle m'a dit oui. T'as compris le truc ? T'as une question ? C'est oui. Je lui ai dit, ouais, c'est parti. Et en fait, j'ai fait plusieurs chroniques, et puis un jour, il y a eu une galère au niveau des commentateurs. Je lui ai dit, pas plus ! Et donc, on m'a demandé, est-ce que tu veux pas venir commenter un match de rugby ? J'ai dit, ouais, avec plaisir. Moi, je suis passionné. Après, moi, voilà, je suis pas... le plus haut niveau que j'ai joué c'était le fédéral une et j'étais pillé droit donc c'est pas moi qui me dis vas-y t'inquiète pas, le but c'est de commenter, de mettre de l'énergie etc et puis en fait ça s'est bien passé et je me suis retrouvé à commenter les matchs du stade à l'extérieur, à domicile il y a un journaliste qui est Rémi Doutre qui fait tous les matchs, à domicile c'est Alexis Palisson qui est un ancien joueur du stade de France Merci. et à l'extérieur donc c'est moi et les matchs à domicile quand Alexis est pas dispo moi je fais les domiciles ou quand c'est des matchs extérieurs pas trop loin quoi comme la castre ouais et du coup tu prends du plaisir ah c'est génial mais mec on te mais mec on te propose on t'invite pour aller voir le sport que tu kiffes avec l'équipe que tu kiffes mais c'est pas possible tu vois moi je suis ouais je suis dans le truc de journaliste avec Rémi pareil il a la banane comme ça mais moi je suis comme un enfant c'est magnifique tu vois Et je me dis, c'est ça en fait mon commentaire, c'est juste de kiffer, de montrer cette énergie, ce kiff, ce bonheur que t'apporte ce sport et que t'apporte ces joueurs, en gardant évidemment la retransmission audible et que tu puisses vraiment transmettre ce que tu vois sur le terrain, mais le but c'est de mettre l'énergie du kiff, parce que c'est fabuleux en vrai. C'est pas un métier, pour moi en tout cas.
- Speaker #1
T'as fait des bavures un peu ?
- Speaker #0
Non, je pense pas à ce que j'ai fait des bavures. Non, franchement, je pense pas à en faire des bavures. Au début, vraiment, le plus gros stress, c'était... Tu sais, après, il y a une conférence de presse.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Et donc, t'as tous les journalistes, les joueurs arrivent, t'as deux joueurs, un membre du staff de deux équipes, et tu dois poser des questions.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Et au début, tu sais, je regardais, parce que je voulais savoir un peu ce qui se posait comme question. Et la première fois que j'ai posé une question, mec, je croyais que j'allais faire un malaise vaguel. C'était un jour ? Ouais ouais c'était un joueur je sais plus qui c'était vraiment mais c'était hyper stressant parce que tu te retrouves tu brises le quatrième mur tu vois en fait t'es commentateur t'es spectateur et là en fait t'es en train de poser une question à un acteur devant d'autres journalistes et devant les membres du staff et t'as toujours une voix qui dit putain ça se trouve que tu vas dire c'est tellement bête tout le monde va faire mais c'est quoi ta question et puis en fait ça s'est bien passé et... Et puis, c'est du bonheur même dans les questions. Moi, je fais des questions sur des trucs. C'est un privilège énorme de pouvoir poser une question directe. Tu vois, un Paul Graou, un François Cross ou un Clément Poitronneau. C'est du plaisir, tu vois. Bien sûr. C'est cool.
- Speaker #1
Non, franchement, comme tu as dit, c'est du kiff. Commenter ce qu'on aime, franchement, il y a quoi de mieux. Et pour en revenir, du coup, principalement aussi à toi. On va revenir dans des sujets encore un peu plus sérieux. Tu as un rapport, je trouve. Tu m'as dit depuis tout à l'heure, Samju, tu parles de ton poids, du fait que tu dis que tu es gros alors que non. En tout cas, tu es bien barraqué, ça c'est sûr. Tu as toujours eu ce rapport à ton poids, à tout ça naturel. Tu n'as jamais été... Voilà. un peu complexé ou quelque chose comme ça par rapport à ta personne ?
- Speaker #0
Le rugby, pour ça, ça a été incroyable. Le rugby, ça a été... En fait, quand t'es gros, gros, c'est pas une insulte au rugby. C'est les gros, c'est les avant. L'entraîneur, il dit, les gros, vous venez avec moi, c'est les gros. Donc ça, gros, tu dis, en fait, gros, ça marche.
- Speaker #1
C'est un propos de le dire, parce que tu vois, il n'y a que au rugby, je pense, qu'on peut dire ça. Ouais,
- Speaker #0
et puis t'as des physiques. T'as tous les physiques. Et finalement, t'as une place qui t'est réservée. que moi, je n'ai pas trouvé dans aucun sport. Après, à l'EPS, au collège, mon gars, laisse tomber. Tu sais, moi, j'étais en plus, moi, je n'avais aucune qualité athlétique, tu vois. Ma qualité athlétique, c'était de lourd, tu vois ce que tu veux dire ? Alors qu'au collège, on te fait faire de l'escalade, de l'acro, machin. Toi, tu es le dernier, on te prend en dernier parce que, tu vois. Et puis, à un moment donné, même le judo, tu vois, le judo, il y avait quand même une catépoire lourde, tu vois, dans les combats par équipe. Mais je ne trouvais pas ce truc. Au judo, quand tu es poids lourd, j'aime beaucoup aussi le judo. Mon premier club a vu une énorme championne qui s'appelle Lucie Decosse, qui est une athlète guennaise qui a un palmarès dans le judo féminin monstreux. Mais j'aime bien évidemment les poids lourds dans l'équipe de France. Quand on voit tes gérineurs déjà. Romain Dicot. Oui, Romain Dicot, bien sûr. Et c'est vrai que tu as ce truc quand tu combats par équipe en poids lourd, tu as d'abord les catégories légères, et après il y a le lourd tu vois qui arrive et c'est vrai que quand t'as une forme de pression qui moi me plaisait pas trop quand j'étais gamin alors que là dans le rugby t'es lourd mais t'es dans la mêlée tu vois ce que je veux dire donc t'es fort mais t'es quand même proche des mecs autour de toi donc il y a quand même une forme de performance individuelle parce que la mêlée c'est aussi ça de la performance individuelle même si c'est un effort collectif mais t'es quand même ouais c'est j'ai pris énormément de plaisir ouais Quand t'es gros, entre guillemets, c'est tout le folklore du rugby. C'est-à-dire que quand t'es gros, t'aimes bien manger. C'est rigolo. T'es le pilier par excellence. Et puis, tu trouves d'autres clubs où les mecs sont comme toi, que ce soit dans le Sud-Ouest ou quand tu vas jouer en Orléans, tu vas jouer en Seine-Saint-Denis ou tu vas jouer en Bretagne. T'as toujours des mecs qui sont comme toi. Donc, c'est que du bonheur. c'est finalement Nous, les piliers, tu vois, c'est pas vraiment le rugby qui nous inusinise, c'est plutôt la cantine. Tu vois, je veux dire, c'est vraiment ça. C'est la bouche. Et c'est un lien bien plus puissant, tu vois.
- Speaker #1
C'est là qu'on crie les meilleurs liens, souvent.
- Speaker #0
Donc, c'est cool, ouais. Après, j'aime bien en parler aussi.
- Speaker #1
Mais je pense que ça peut faire du bien aussi à certaines personnes qui le vivent peut-être autrement aussi,
- Speaker #0
tu vois. Ouais, puis moi, je me suis mis à la course à pied. Parce que là, je fais 127 kilos, mais je suis monté à 145 puis à un moment donné. Donc, à un moment donné, tu as une limite entre, on va dire, le fait d'être bien dans sa peau en étant gros et être en bonne santé, tu vois. Parce qu'il y a quand même un moment donné où tu te dis, oh, voilà.
- Speaker #1
C'est limite. Ah,
- Speaker #0
ça commence à être un peu limite, là, tu vois. On commence à se calmer un peu. Et faire gaffe aussi à certaines choses. Faire du cardio, ça m'a aussi aidé. Et tu vois, j'ai fait mon premier trail de ma vie cet été à 127 plaques. Je vais en faire deux autres, je crois. C'est mon invité à deux autres trails. Et c'est super. On va essayer d'organiser une course aussi. Bon, ça, je ne peux pas trop en parler encore. Mais avant la fin de l'année, en fait, on peut être lourd, on peut être gros. Et on peut faire du sport quand c'est bien adapté, bien amené. Et puis, il y en a des super ambassadeurs et ambassadrices avec le rugby parce que tu as des gars et des nanas sur le terrain. Bien sûr. Ils sont capables de courir longtemps, vite, plaquer, se relever. Il y a des vrais athlètes. Je trouve qu'il y a une place pour les gros dans le rugby et c'est aussi pour ça que j'aime bien.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai que c'est un sport où tous les physiques peuvent exister.
- Speaker #0
Entre Benji Bertrand, Benjamin Bertrand ce samedi et puis Juan Chimalia en 10, c'est… ou tu manges Kapozo je vais dire à Kapozo pourtant je sors quand je mange Kapozo moi je fais 130 kilos et qu'ils me retournent et me déboîtent, faut faire attention quand même autant les gros ils peuvent courir vite autant les mecs quand ils sont à ce niveau là c'est pas parce qu'ils sont cusses que tu vois ils sortent par eux lui dans la viande c'est souvent ceux là qu'on néglige et qui peuvent te faire très mal tu les évites parce que toi tu fais 130 kilos lui il te met un tube t'es à la honte de ta vie tu te caches quand tu le vois vas-y vas-y
- Speaker #1
non non pas toi on sait jamais ce que tu vas me faire toi cours vite loin de moi laisse moi dans ma mérite s'il te plaît c'est clair c'est clair c'est clair waouh non mais c'est non mais c'est vrai franchement c'est bien que t'en parles c'est vrai que comme t'as dit dans le rugby il y a tous ces il y a tous ces physiques là et le fait d'être comme t'as entre guillemets gros au rugby c'est ouf ben c'est ça peut être même un atout et en tout cas c'est pas du tout péjoratif parce qu'il y en a qui le dit qui le dit Merci. qui pourraient dire, ouais, c'est gros, c'est négatif. Non, pas du tout. Non,
- Speaker #0
pas du tout. Ça fait partie même, c'est la dénomination, les gros, tu vois. Les gros, les avants, du 1 au 8, ou plutôt du 1 au 5, ou encore plus du 1 au 3. Mais ouais, les gros, ça fait partie, c'est le nom qui est donné aux avants et avec beaucoup de sûreté, quoi. Ouais. Non,
- Speaker #1
mais en tout cas... En tout cas, franchement, on voit la passion. On voit le kiff.
- Speaker #0
T'as pas de kiff sur mon gars. Mais sors qu'il y a de la passion, t'inquiète.
- Speaker #1
Les 3e mi-temps ? Les 3e mi-temps,
- Speaker #0
c'est dans notre débat. C'est aussi plein de bons souvenirs. Puis ouais, c'est une forme aussi d'acceptation. Enfin, je sais pas comment dire. Il faut utiliser ce démo. C'est le groupe. Tu vois, par exemple, si on revient à ce match, au match, quand je vois les victoires, Merci. du Stade Toulousain. Moi, ce qui me donne le plus envie quand je vois les mecs gagner, ce n'est pas le fait d'être dans les vestiaires et de lever ton bouclier dans les tribunes et d'avoir ta médaille. Moi, je me dis, ces mecs-là, ils vont passer une semaine, deux semaines, trois semaines ensemble, ce qu'ils ont fait. Souvent, ils disent ça à la fin des matchs. Ils disent, les gars, on se douche et on trace. Ils partent ensemble dans un endroit qui n'est pas connu ou connu des gens qui sont très proches d'eux. Et c'est ce truc-là qui est incroyable. la victoire elle soude tout un groupe et quand t'as gagné et que t'as souffert et que t'as passé une saison compliquée bah tu pleures, tu ris, tu fais n'importe quoi t'as des mecs qui ont l'air tellement calmes en public et en privé ils sont complètement déjantés et tu crées vraiment des souvenirs de fous dans les vestiaires et dans les établissements de nuit tu vois mais c'est ça qui est incroyable c'est ça qui me manque le plus moi j'aimerais regagner quelque chose mais Mais je m'en fous de gagner en étant le meilleur technicien, etc. Moi, ce que je trouverais incroyable, c'est de voir ce que jouent ces mecs un samedi soir, où tu as gagné avec tes potes, devant ta famille. Et en fait, il n'y a plus rien qui existe, tu n'as plus aucun problème. Bien sûr,
- Speaker #1
le bonheur que tu partages dans les vestiaires et tous ces moments-là. C'est magnifique. C'est clair, en tant que sportif, en tant qu'ancien footer aussi. C'est ça qui nous manque aussi, c'est vrai, c'est le moment de partage, c'est le moment de communion après une grosse victoire. Ah ouais !
- Speaker #0
c'est top c'est le sport c'est ça donc bien sûr tu vois je me suis marié mais mon entamement de vie de garçon c'était 15 gars qui jouent au rugby tu vois on aurait pu faire une équipe on aurait pu faire un pack parce qu'il n'y avait pas beaucoup de 3-4 je t'avoue qu'il n'y avait pas beaucoup de 3-4 mais on aurait pu faire un pack c'est que des gars que tu as croisés toute ta vie dans des clubs et puis les gars se réunissent entre eux et puis en fait, il y a une alchimie tout de suite qui se crée. C'est comme s'il y avait quelque chose, un dominateur commun entre chaque. Et ça, c'était pas la technique du rugby. C'était que des copains de 3 émissions.
- Speaker #1
J'en doute pas. Du coup, là maintenant, on a parlé de tout ça. Comment tu envisages la suite pour toi ? à travers le kiné, aussi les réseaux sociaux. Est-ce que tu as des envies ? Bon, tu as parlé de tes livres. Deux livres qui vont arriver. Mais comment tu envisages un peu tout ça ?
- Speaker #0
Moi, j'essaie vraiment de dire, encore une fois, de construire le maximum de choses. Mais là, ce qui me motive vraiment, ce qui m'anime, c'est de pouvoir arriver à dégager du temps, tu vois, pour passer du temps avec... avec ma famille, avec ma femme. Le cabinet, je ne lâcherai jamais, je pense. Mais c'est vrai que le cab, l'activité extra-cabinet, les réseaux sociaux, les bouquins, me permettent petit à petit de libérer du temps, soit pour faire de la créa, c'est-à-dire avoir plus de temps pour écrire. C'est à l'écriture, cette année, j'ai réussi à dégager ça. J'ai un mercredi où je ne fais que écrire.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
C'est fabuleux, tu vois. C'est génial de pouvoir... Faire ce truc-là, de dire, en fait, c'est mon activité, je me lève, j'écris. Donc, ça serait ça, d'aller chercher le maximum d'opportunités possibles, de faire tout ce qui est possible de faire dans le temps qui reste,
- Speaker #1
tu vois.
- Speaker #0
Et en prenant le maximum de kiff et en étant fidèle à une forme de valeur, à des principes. Voilà, quoi. C'est ça, le truc. Donc, c'est vrai que le rugby est quand même quelque chose d'incroyable. Toulouse est une ville aussi magnifique. tellement de gens qui sont fabuleux, tellement de sports. Tu rencontres quelqu'un, waouh. Donc, que ça continue, c'est ça le truc.
- Speaker #1
En tout cas, on te le souhaite. Par rapport aux principes, aux valeurs, j'ai aucun doute. Je ne te vois pas changer. Je ne te change pas. Continue de nous régaler comme tu le fais tous les jours sur les réseaux. Franchement, c'est un plaisir. Même là, cette discussion, franchement, j'ai pris beaucoup de plaisir. J'aimerais que ça dure plus longtemps, mais on a un timing.
- Speaker #0
En trois émissions.
- Speaker #1
En trois émissions, on va pouvoir en discuter. En tout cas, franchement, merci. Merci à toi pour avoir accepté l'invitation.
- Speaker #0
Merci énormément.
- Speaker #1
Franchement, j'ai pris beaucoup de plaisir. Surtout, on te connaît un peu à travers les réseaux. Mais je voulais voir aussi qui se cachait derrière Guillaume Lequiné, l'humain qu'on voit à travers tes actions. pour les personnes âgées aussi, l'inclusion, pour améliorer le quotidien. On sent aussi que tu es vraiment passionné par ton métier, passionné par le rugby. Et franchement, c'était un vrai plaisir pour moi.
- Speaker #0
Merci beaucoup, ça me touche beaucoup. Merci.
- Speaker #1
Comme on le dit à chaque fois, on le dit sans cesse, mais c'est très, très important. N'hésitez pas à vous abonner, à partager, à liker la vidéo. Ce n'est pas grand-chose, mais pour nous, ça fait beaucoup. À vous abonner aussi aux réseaux sociaux, à suivre les vidéos de Guillaume Lequiné. Franchement, ça vaut le coup. Moi, je suis abonné, je suis un fan, mais je pense que vous pouvez aussi aller voir ça. Ça vaut vraiment le détour. Voilà, on est parti sur une nouvelle DA, un nouveau délire depuis la rentrée, avec le premier épisode avec Sofiane Guitoun. Il y a pas mal de choses qui vont arriver sur la fin de l'année et sur le début de l'année 2027. Donc voilà, n'hésitez pas à nous suivre, à partager comme d'habitude. Voilà, c'était encore nous dans ce process, c'est que le début.