- Speaker #0
Didier Deschamps disait par exemple, mais nous finalement, les joueurs que l'on recrute, ils ont déjà ce bagage mental, dans le très très haut niveau, sinon on ne les prend pas.
- Speaker #1
Je suis heureux de vous retrouver aujourd'hui, ça faisait un moment qu'on ne s'était pas retrouvés, donc voilà, on part sur cette nouvelle année avec pas mal de projets qui arrivent. Comme je vous le dis à chaque fois... Je préfère le dire au début, n'hésitez pas dans la vidéo à mettre un j'aime, à la partager aussi, à vous abonner à la page. C'est important, ça nous permet d'avoir aussi plus de facilité et plus de visibilité surtout. Voilà, en tout cas, je ne parle pas plus longtemps de ça. Aujourd'hui, on se retrouve pour un nouvel épisode très intéressant, je pense. On va aborder une nouvelle thématique qui, pour moi, est primordiale dans le haut niveau. C'est vrai qu'on parle souvent de talent, de travail. de physique, mais on ne parle pas de ce qui peut détruire beaucoup de carrières, c'est-à-dire le mental. Et pour moi, aujourd'hui, c'est quelque chose d'important parce que la personne que je retrouve aujourd'hui, c'est une personne qui m'a fait découvrir ce sujet-là. On parlait souvent de mes performances sur le terrain quand j'étais encore joueur de foot. On parlait de tout ça. On ne parlait pas vraiment de ce qui se passait aussi dans ma tête, comment je me sentais en dehors du terrain. Et donc, voilà. C'est cette première personne qui m'a fait comprendre aussi l'importance de se sentir bien, que tout est lié. Et voilà, je suis heureux de la retrouver aujourd'hui. Donc voilà, bienvenue dans The Process. Aujourd'hui, on se retrouve avec Christian Ramos. Bon, Christian, comment ça va ?
- Speaker #0
Ça va, je suis vraiment très heureux que tu m'aies sollicité. Ça nous rappelle des bons souvenirs.
- Speaker #1
Oui, ça fait longtemps. On s'est connus, j'étais au centre de formation, je devais avoir 15-16 ans peut-être. Et voilà, comme je l'ai dit, c'est la première personne qui m'a fait aborder ces thématiques-là. Donc, je suis heureux de te retrouver. Donc, qu'est-ce que tu peux te présenter déjà dans un premier temps ?
- Speaker #0
Alors, Chris Ramos, je suis psychologue depuis maintenant plus de 30 ans. Je travaille uniquement avec les sportifs. Donc, parfois, je suis sollicité par des personnes du monde sportif pour faire des interventions avec des entreprises ou autres. J'y réponds. mais mon public principal, c'est vraiment le monde du sport. Au départ, et j'aime bien le rappeler, c'est que ma carrière par rapport à la préparation mentale et la psychologie est partie d'un échec. Et ça, c'est important dans l'approche mentale de se dire qu'on va se nourrir de toutes les situations pour avancer. Je voulais être prof d'EPS. C'était une époque où on passait un concours. Je jouais au rugby en parallèle. Et il fallait travailler, notamment la natation. Et donc, j'ai eu un choix à faire. Est-ce que je vais vraiment dans cette préparation qui est particulière ? On dit, nous, les réglements, ça nous ramollit un peu les muscles. Ou j'y vais avec ce que j'avais en fait comme ressource. Et j'ai échoué au concours. Et donc, je n'ai pas été pris à l'époque. On ne rentrait pas à un STAPS comme on rentre à la fac. Il y avait vraiment un concours. Ça s'appelait l'UREPS, d'ailleurs. Je te parle d'un temps. Et donc à partir de là, réflexion, j'ai basculé dans un brevet d'État et j'ai immédiatement eu l'opportunité de travailler en école primaire comme éducateur sportif. Donc c'était ce que je voulais. Je n'étais pas prof de gym en lycée, mais éducateur sportif. Et c'est un poste municipal qui m'a bien plu. Mais immédiatement, je me suis dit je vais aller plus loin dans les études. Et j'ai eu cette idée de partir en psychologie. Et donc, je suis rentré, c'était en 1985, et donc il n'y avait pas forcément de préparateur mentaux à cette époque-là. Et j'ai dit, je me lance dans ce lien que j'ai envie d'expérimenter entre le sport, le mental. Je suis rentré en fait de psycho.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Et ce qui s'est passé, c'est que j'ai pu organiser des études en alternance, tout seul. En étant sur le terrain, avec des enfants, en cours d'EPS maternelle et primaire, et à la fac. Donc je faisais ça à distance, je jouais également au rugby, et samedi j'allais à la fac pour faire les TD, les TP, et voilà, j'ai cheminé comme ça, pour arriver à construire quelque part une préparation mentale, mais qui avait déjà un goût de terrain. Toute la théorie, les universitaires et les chercheurs me l'ont donnée, mais... Au quotidien, je l'expérimentais. Donc voilà, l'idée de rentrer dans cette approche mentale est venue de cette logique éducative. Et après, j'étais à ce moment-là bien plus intégré dans le monde du rugby. Et j'ai commencé à travailler avec des entraîneurs, des sportifs. Et toujours dans cette logique de partir du terrain.
- Speaker #1
D'accord. Et donc, du coup, là, pour resituer, tu avais 20 ans d'année à cette époque-là.
- Speaker #0
Voilà, donc je lui bac à 18 et dès 20 ans, je me suis lanté dans cette logique-là.
- Speaker #1
Donc, du coup, tu l'as dit, tu es issu du rugby et du coup, tu as commencé ces accompagnements. En plus, à une époque où vraiment l'accompagnement mental, je pense, ce n'était pas démocratisé comme aujourd'hui. Donc comment les clubs t'ont accueilli, comment les échanges se sont mis en place à cette époque-là ?
- Speaker #0
Alors déjà, tu vois ce qui est important, c'est qu'il faut avoir l'adhésion du responsable qui est l'entraîneur. Et chaque fois que j'ai commencé à mettre en place la préparation mentale, c'est que l'entraîneur adhérait. On avait eu un échange intéressant, il avait compris l'intérêt et il m'ouvrait la porte. Pour le faire collectivement, c'était souvent avec des sélections, avec des jeunes. Après, individuellement, avec les pros, c'est venu un peu plus tard. Et avec également cette logique d'inviter le pro à venir échanger. C'est-à-dire présenter devant toute une équipe, voilà, il y a un préparateur mental, allez le voir si ça vous convient. Même aujourd'hui, je pense qu'il ne faut pas procéder comme ça. Il vaut mieux rencontrer tout le monde, 10, 15 minutes. échangé un peu à bâton rompu, et la personne s'aperçoit que finalement la préparation mentale c'est tellement évident, il en fait déjà sans le savoir, et on arrive à l'accrocher sur cette particularité qui n'en est pas une, et à partir de là on va créer ce lien qui est également lié à la connaissance du sport, parce que c'est important de mêler la préparation mentale, l'aspect... Sans être dépositaire de la technique et de l'aspect tactique, il faut connaître ce milieu du sport, connaître, s'intéresser pour qu'il y ait de la fluidité entre le mental et le sport.
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Ce que j'allais dire, c'est que de par ton parcours, de par ton vécu de rugbyman, du coup, c'est plus facile de créer du lien avec aussi les sportifs que tu accompagnes. Ça te permet peut-être aussi de te mettre un peu à leur place, de comprendre aussi leurs enjeux. faciliter aussi la connexion et le travail que tu mets en place avec eux. Donc c'est intéressant. Moi, quand je suis arrivé, quand j'étais à Toulouse, du coup, comme je l'ai dit en introduction, c'est la première fois qu'on me parlait de mental. Est-ce que tu avais déjà, à cette époque-là, quand tu es arrivé au TFC, déjà première question, comment tu es arrivé à venir au TFC ? Et ensuite, est-ce que tu avais aussi... conscience de l'impact que tu pouvais avoir sur des jeunes joueurs qui ont des aspirations de devenir professionnels ?
- Speaker #0
Alors déjà, l'arrivée au TFC c'est faite par Alain Casanova qui a assisté à une intervention que je faisais à Clairefontaine dans le cadre de la formation des Antenors Pro.
- Speaker #1
Alain Casanova qui était entraîneur à l'époque au Toulouse
- Speaker #0
FC. Et à cette époque-là, il était adjoint d'Eric Monberthes. Donc il était en formation. C'était la même promo que Didier Deschamps. Et c'était intéressant parce que dans l'échange qu'on avait eu avec ses entraîneurs, Didier Deschamps disait par exemple, c'est hyper intéressant. Il était à ce moment-là à Monaco. Il disait, mais nous, finalement, les joueurs que l'on recrute, ils ont déjà ce bagage mental dans le très, très haut niveau. Sinon, on ne les prend pas. D'accord. Et l'idée, et ça avait été intéressant avec Alain, parce qu'il disait, nous, on n'est plus dans une logique de formation. Il faut qu'on crée un peu cette Ausha. Et là, on a vraiment cette réalité d'une demande qui est dans une demande d'investissement à long terme. Il m'a dit, je vais en parler à Eric Monber, s'il m'a rappelé dans la semaine. Et immédiatement, on a commencé. Et on a commencé à mettre en place cette approche qui était issue d'un échange lors d'une formation à Clairefontaine.
- Speaker #1
Ok, donc du coup, vous avez mis en place cet accompagnement. L'accompagnement principalement, si je comprends bien, c'était vers le groupe professionnel ?
- Speaker #0
Au départ, oui. Il y avait cette mise à disposition dans des rendez-vous individuels. Collectivement, on avait sur une semaine type, je me rappelle, le jeudi matin, il y avait un entraînement qui était assez court. Derrière, on faisait toujours une séance de relaxation. Dimashri avait le groupe et ensuite, ils avaient l'après-midi de libre. Et on faisait évoluer le thème de l'imagerie en fonction des thèmes des semaines. Donc ça, c'était en 2005-2006, 2004-2005-2006, donc c'était déjà il y a très longtemps. Et on avait rentré ce processus même avec le collectif.
- Speaker #1
Ok, c'était hyper intéressant déjà à l'époque qu'on s'intéresse à ces sujets-là. Est-ce que tu as vu à cette époque-là, au niveau du groupe pro, une adhésion des joueurs à ce que tu mettais en place ?
- Speaker #0
L'idée, c'est de... Bien sûr, l'adhésion, c'est le premier paramètre. Mais la différence avec un préparateur physique qui est derrière toi, qui te contrôle, qui peut te faire faire l'exercice, qui peut te taper sur les doigts si tu ne vas pas assez vite, mentalement On laisse cette liberté à l'individu parce qu'on lui suggère, mais c'est lui qui agit dans sa tête. Donc là, il faut avoir ce recul et de dire, on met tout en place pour te donner des armes nouvelles, mais en fait, tu en fais ce que tu en veux. Et c'est un peu ce recul qu'il faut avoir quand on est préparateur mental. On fait tout pour accompagner, pour permettre à la personne d'avancer, mais parfois, on s'aperçoit que certains en prennent conscience bien plus tard. J'ai eu des jeunes dans différentes disciplines que j'ai accompagnés parce que c'était imposé par la structure et qui m'ont rappelé 4, 5, 6 ans après en me disant maintenant j'ai compris. Je suis devenu professionnel et j'ai envie d'aller plus loin. Et ça, c'est déjà une victoire.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Parce que l'adhésion immédiate, ce n'est pas forcément donné à tous.
- Speaker #1
Oui, des fois, c'est un travail qui met du temps à rentrer. Des fois au début on est un peu... Moi, je parle de mon ressenti. Quand on m'a commencé à me parler de préparation mentale, quand tu es venu avec nous après sur les jeunes, c'était bien après, forcément. Mais au début, on était toujours un peu craintif. On a dit, moi, je n'ai pas besoin de ça. Donc, on se dit, non, ce n'est pas intéressant. Et après, avec le recul, avec du recul, avec la maturité aussi, on prend conscience que c'est primordial. Donc, je pense que c'est un peu ce que tu nous dis là. Après, du coup, comment ça t'est venu ? Comment vous avez mis en place un peu l'accompagnement vers le centre de formation ?
- Speaker #0
En fait, l'idée, c'est que quelque part, il faut prendre la préparation mentale comme un élément qui fait partie de la construction du joueur. Donc, au départ, le joueur, historiquement, il a commencé à travailler techniquement. Puis après, les préparateurs physiques sont arrivés, parce qu'on a compris qu'il fallait qu'il se développe physiquement. Aujourd'hui, on a compris qu'il fallait que le joueur se développe mentalement. Donc l'idée, c'est de se dire, voilà, on intervient avec les pros, mais si on gagne du temps et que les jeunes joueurs arrivent en pro avec déjà un bagage mental, c'est vraiment intéressant. Parce qu'en pro, à cette époque-là, c'était aléatoire. Il y avait ceux qui avaient ressenti ça et qui l'avaient en eux sans l'avoir identifié. Il y avait ceux qui ressentaient ce besoin et... et qui venaient déjà le chercher. Mais aujourd'hui, il faut donner cette approche à tout le monde.
- Speaker #1
Bien sûr. C'est hyper intéressant. Et du coup, toi, comment tu... Parce qu'à l'époque, c'était un peu... Moi, je dirais que c'était un peu, pas entre guillemets, un peu tabou de parler de ces difficultés mentales, du fait qu'on était un peu en souffrance. Parce que pour moi, je parle pour notre génération, le... Le centre de formation aussi, c'était un milieu très concurrentiel. Donc, ça peut être aussi des fois très, très dur. Donc, toi, comment tu vivais cette posture aussi à l'intérieur des clubs, que ce soit dans le foot ou dans les autres sports ? Comment se passait ton accompagnement ? Est-ce que vraiment tu as senti aussi la différence pour certains joueurs, certains sportifs, du début de ton accompagnement à la fin ? Comment tu te positionnes par rapport à ça ? Alors,
- Speaker #0
déjà, il faut prendre en compte deux aspects complémentaires. Il y a l'aspect vraiment accompagnement à la performance.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
D'accord ? Et là, je vais te prendre un exemple concret avec un pro. Et l'aspect qu'on appelle aujourd'hui santé mentale. C'est-à-dire prendre en compte l'individu dans sa globalité. Et au-delà du footballeur qu'il va devenir, c'est l'homme qui est là, qui est parfois dans une situation positive, parfois négative. Et donc, c'est déjà se situer par rapport à ça. Donc, on va être très concret. Si je veux illustrer l'aspect, par exemple... accompagnement à la performance. Un joueur de cette génération-là, avec qui je suis toujours en contact, qui s'appelle Nicolas Dieuze, en fait, lui était dans une situation où il a de suite compris l'intérêt que pouvait avoir cette préparation mentale. Il avait cette capacité à dire, voilà, j'ai des choses que j'ai déjà faites, mais il faut que j'arrive à les comprendre, à les formaliser. Il était dans une situation où, en Ligue 2, il était attaquant.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
d'accord. Il a joué à Toulouse, à Bastia. Et ensuite, en Ligue 1, à un moment, il s'est interrogé, parce que le but de la préparation mentale, c'est s'interroger. sur son identité, sur la façon dont il vivait le football. Et là, il s'est dit, mais j'ai des caractéristiques, on appelle ça le profil mental, qui ne correspondent pas forcément à celui d'un attaquant. Et j'ai plutôt cette envie de fédérer, de récupérer des ballons, de les distribuer, d'être au cœur du dispositif. Et au-delà de l'aspect vraiment football, il a fait émerger en lui cette... identité finalement du numéro 6 et donc il a entrepris cette démarche auprès d'Eric Monbert qui a dit voilà j'ai cheminé et je sens que je peux faire évoluer tout ça et donc Eric est parti dans ce projet il a commencé à jouer avec la CFA à ce poste et après tu sais le foot c'est également des circonstances il y a une ouverture et il a pu jouer en pro et après il a fait sa carrière finalement en Ligue 1. En numéro 6. Mais à l'origine, c'est venu d'une réflexion sur son identité de joueur. Et là, c'est une vraie victoire. Et après, il a continué à Lusenac. Il a même fini défenseur central.
- Speaker #1
Je suis connu à Lusenac, défenseur central.
- Speaker #0
Il a évolué dans ce sens-là. Mais si tu as joué avec lui à Lusenac, tu vois bien ce que je veux parler dans cette capacité à avoir cette identité de meneur, de fédérateur, qui ne pouvait pas avoir en étant attaquant. Mais ça ne va pas l'empêcher quand même de marquer des buts de la tête sur le corner,
- Speaker #1
parce qu'il a gardé ses compétences d'attaque. C'est hyper intéressant de voir qu'un joueur est capable lui-même de faire son introspection, de pouvoir se remettre en question. Et toi, ton rôle dans cela, c'est de l'accompagner. Le rôle, c'est de faire prendre conscience aux joueurs, aux sportifs, de ses qualités aussi, de ce qu'il peut... de ce qu'il peut faire, de comment il met en place des choses, des circuits, on va dire, pour arriver aussi à la performance.
- Speaker #0
Voilà, donc nous, notre cœur, en fait, de cette évolution mentale, et aujourd'hui, on est capable de l'identifier, c'est ce profil mental. Des fois, il y a un profil physique qui est identifié, il y a un profil de jeu aussi identifié. Aujourd'hui, on peut voir ce profil mental. Tu auras des joueurs qui seront vraiment des compétiteurs, mais qui seront un peu dans l'insouciance. dans cette capacité à jouer spontanément. C'est un peu le profil de l'attaquant, tu vois, pur. Après, tu auras plutôt des joueurs qui sont dans la réflexion, dans la stratégie, tu vois. Et donc, quelque part, il faut que le jeu qu'on te demande corresponde à ce que tu es. Et donc, un de nos... Notre premier travail, c'est de faire émerger chez l'individu ce qu'il est.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Et de bâtir, en fait, tout ça. Et c'est l'exemple que je t'ai cité avec Nico. Après... par rapport au thème de la santé mentale, c'est être capable de se dire, moi je reçois la personne, mais avant de recevoir le sportif, je reçois l'homme. Qui il est ? Est-ce qu'il est éloigné de ses parents ? Est-ce qu'il est dans une situation favorable ? C'est-à-dire, quand je dis favorable, parfois certains sentent que l'environnement sportif, humain, est positif autour. Et d'autres sont plus... dans une situation difficile. Donc ça, il faut le prendre en compte. Il faut le prendre en compte parce qu'on ne part pas à égalité. Donc, il faut gérer cet aspect affectif. Ensuite, on a des indicateurs. Il y a des indicateurs comme le sommeil. Si la personne dort peu, si la personne s'interroge beaucoup par rapport à des idées aussi qui sont plutôt négatives. Tout ça, ça va être des indicateurs qui ressortent de l'entretien et qui nous permettent de mettre des warnings. Aujourd'hui, vraiment, il faut qu'on marche. vraiment en collaboration étroite avec le médecin, lui qui est garant de tout ça. Et nous, dans notre partie secret professionnel, on a quand même une passerelle qui est liée au médecin et avec qui on peut partager ce genre d'informations. Et à partir de là, des fois, il faut prendre des décisions pour aller plus loin dans un accompagnement. Et ça, c'est vraiment important et c'est la partie psychologique de l'accompagnement qui est complémentaire. Par contre, on entend bien qu'au départ, quand... un club nous fait venir, c'est pour la partie performance. Et nous, on leur fait comprendre que dans la performance aussi, il y a le bien-être de l'individu qui va être fondamental.
- Speaker #1
Oui, ce que j'allais dire, c'est que, en priori, les deux sont un peu liés. Il y a une lien de cause à effet. Je pense que si mentalement, le joueur ne se sent pas bien, si son environnement est un peu nocif, je pense que ça n'aide pas à la performance, forcément.
- Speaker #0
J'ai un autre exemple avec le TFC. Il y avait une génération, une classe qui avait été exclue de l'établissement scolaire. La décision avait été prise de dire « on va vous faire des cours en interne » . Les profs vont venir. C'était une classe de 5-6 et ils l'ont très mal vécu. Parce qu'en fait, tu l'as vécu cette période où d'aller au lycée, ça te permettait d'avoir une vie sociale, de rencontrer d'autres personnes, et notamment des filles que tu n'avais pas au centre de formation. Et voilà. Et donc là, ils ont pris ça vraiment comme une situation très, très dure pour eux. Et donc, immédiatement, un environnement négatif. Et là, le... Le projet avait été de faire naître une identité, de se dire comment on va pouvoir valoriser ce petit groupe et s'apercevoir que finalement, on va en faire une force et de leur donner de l'intérêt. Donc, on avait pas mal fait de jeux de rôle, on avait joué sur cette logique-là pour valoriser un peu ce statut qui, au départ, était vraiment négatif. Donc, ça n'avait pas changé cette colère un peu par l'aspect social. Mais plutôt que de les enfermer dans cet aspect trop négatif, ça avait été de dire, voilà, on va créer cette identité, et avec cette classe, et je t'assure, on leur a fait faire des choses qui montrent qu'ils sont en capacité, s'ils s'approprient le projet. Je me rappelle, il y avait des jeux de rôle par rapport à comment on prend une équipe en main, on a un discours positif, et ils sortaient des choses qui étaient d'un niveau hyper intéressant. Parce qu'ils s'étaient appropriés ce projet. Alors qu'au niveau collège, lycée, ça ne leur parlait pas. Et ça, c'est important parce que c'est leur montrer, vous êtes des nuls, mais vous êtes des personnes qui avez cette capacité à pouvoir exploiter des qualités, mais il faut que vous le vouliez. Et là, ça avait donné un fil conducteur motivationnel qu'on appelle la motivation autodéterminée. Quand ça vient de toi, tu es capable de le faire. Quand on te l'impose, c'est plus compliqué. C'est à toi de choisir. Est-ce que quand on te l'impose, tu rejettes ? Ou est-ce que tu te l'appropries et ça devient ton projet ? Ça a été le fil conducteur avec cette classe-là.
- Speaker #1
Oui, c'est un peu ce qu'on disait. Le but, c'est d'amener le joueur ou le sportif à se prendre conscience aussi du chemin qu'il doit entreprendre lui-même pour arriver aussi à la performance et pour être aussi bien dans sa peau et bien dans ses bottes, comme on dit. Je voulais savoir aussi... Du coup, si on parle de performance, forcément dans le football, il y a les joueurs qui jouent, il y en a qui jouent un peu moins. Comment tu arrives à accompagner, à déceler aussi ce qu'il faut faire quand un joueur ne joue pas, un joueur est en difficulté, un joueur est même en échec, ou un sportif n'a pas les résultats qu'il veut dans sa discipline ? Comment tu agis dans ces circonstances-là ?
- Speaker #0
Alors déjà, si tu veux, quand on intervient dans un club, on commence avec le staff. Parce que si tu veux, c'est eux qui vont vivre au quotidien avec les joueurs. C'est eux qui vont les accompagner finalement. Et déjà, qu'ils portent autant d'attention à un joueur qui est blessé, à un joueur qui est jeune, à un joueur qui est en fin de carrière, à un joueur qui est leader ou à un joueur qui ne joue pas trop, c'est déjà le premier. travail indirect pour ce joueur. Donc ça, c'est vraiment important de prendre la situation dans sa globalité. Après, il y a le joueur lui-même. Le joueur lui-même, bien sûr, dans un premier temps, il va avoir le réflexe de se mettre en opposition avec les personnes qui ne le font pas jouer. Il va être dans une logique qu'on appelle cette causalité externe. Je vais trouver les raisons à l'extérieur. Donc nous, notre premier travail, c'est de le comprendre, de lui dire voilà... C'est vrai, on considère que tu es dans une situation où le contexte est défavorable. Mais la préparation mentale, c'est d'abord prendre en main ce qui dépend de toi. Donc, tu ne vas pas pouvoir faire l'équipe, mais tu vas pouvoir influencer les choix. Donc, qu'est-ce que tu maîtrises toi qui peut faire influencer les choix ? Et donc, déjà, il y a la motivation. Donc, aller chercher une motivation qui dépend de lui. Se relancer dans un défi personnel qui dépasse peut-être même le club. On part sur deux, trois saisons. Mais si tu décides, toi, un chemin, ça va t'obliger à mettre en place des moyens. Des moyens qui sont des moyens physiques, techniques et mentaux. Dans ton attitude aussi. Et là, tu lui fais prendre un fil conducteur qui n'est pas ce que veut le coach, mais ce que tu veux toi. Et après, il y a un troisième élément qui est fondamental. D'accord, le coach ne se fait pas jouer. Mais ce qui t'empêche de t'entraîner, non ? Et le plaisir que tu avais quand tu étais gamin, de toucher du ballon, tout ça, est-ce qu'on te l'enlève ? Ah non ? Et là, tu t'aperçois ? que c'est toi qui te prives de ce plaisir. Et déjà, de reprendre l'activité par cette essence même du plaisir, ça te relance. Ensuite, ça te donne envie de travailler différemment pour atteindre ton but à toi. Et finalement, tu intéresses à nouveau l'entraîneur parce que tu lui donnes une autre image. Et tu relances cette logique, non pas parce que tu veux répondre à ce que demande l'entraîneur, mais parce que tu as compris... que ton chemin, c'est toi qui le trace d'abord. C'est un exemple concret aussi pour se mettre dans cette dynamique d'autodétermination.
- Speaker #1
C'est très intéressant ce que tu dis là, parce que ça fait écho aussi à des situations que j'ai connues ou que je vois aussi autour de moi, avec les personnes que je rencontre ou que je connais. C'est vrai que des fois, on a tendance à s'enfermer, à avoir tout un noir quand on ne joue pas, quand on est un peu frustré. Mais c'est vrai que de revenir à la base, à l'essentiel, au plaisir, juste d'être sur le terrain, de s'entraîner, de réussir des choses à l'entraînement, ça peut permettre aussi de garder ce côté positif. Ça peut permettre aussi de relancer une dynamique positive et de revenir à la performance de par ces aspects-là. Donc c'est hyper intéressant. Je voulais aussi aborder tes accomplissements personnels parce que là, on a parlé de... de ton suivi au TFC, mais il n'y a pas que ça, il y a aussi d'autres sports. Tu étais ici du rugby, donc tu as accompagné aussi des clubs de rugby. Tu as aussi accompagné dans des championnats du monde. Dans des championnats du monde, tu as fait pas mal de choses, de l'accompagnement individuel. Donc moi, je voulais aussi savoir, quand tu as accompagné des sportifs à des compétitions importantes, comment ça se passait un peu, ce genre d'accompagnement ?
- Speaker #0
Déjà, il faut se dire que l'approche mentale est universelle. Quel que soit le sport, quel que soit même si tu te prépares au permis de conduire, tu te prépares à passer le bac. La démarche est toujours, je dirais, avec les mêmes règles. Mais ce qui fait la force du mental, c'est qu'elle est spécifique à des disciplines et surtout spécifique à l'individu lui-même. Et c'est ça, se dire qu'on va toujours... traiter des mêmes thèmes, mais jamais de la même façon. Et ça, c'est ce qui est intéressant et qui nous permet de faire évoluer, en fait, notre carrière,
- Speaker #1
nous.
- Speaker #0
Parce que c'est toujours nouveau. Et même si on était resté, si on reste dans une même discipline, ce sera toujours différent. Mais en plus, quand on passe d'une discipline à l'autre, ça donne encore plus de piment à notre carrière, parce qu'on apprend des choses nouvelles. On apprend. tes spécificités, mais on revient toujours à l'essentiel. Dans tous les sports, par exemple, tu auras besoin de relâchement. Le relâchement, il sera relatif à la discipline, ce qu'on appelle du relâchement dans la tonicité. Mais tu n'as pas une discipline où, si tu n'es pas relâché, tu vas libérer ta technique.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Mais bien sûr, quand tu es dans une discipline comme l'athlétisme, ça va être encore plus pointu, parce que ça se joue sur 10-12 secondes, tu vois. Et dans une discipline plus globale, ça passera plus inaperçu. Mais dans le moment décisif, on retrouvera la précision d'un sport millimétré. Donc c'est là-dessus qu'il faut jongler. Et après, il y a un autre élément par rapport à l'accompagnement. C'est que nous, notre but, c'est de rendre la personne autonome. Il ne faut pas qu'elle soit dépendante de nous, mais on a cet engagement de l'accompagner à la limite. toute sa carrière avec des périodes où elle aura besoin de nous, des périodes où elle aura moins besoin de nous, mais il faut qu'elle comprenne que même si pendant six mois, elle n'a pas donné de nouvelles, nous re-solliciter, ce n'est pas un problème. Parce qu'on est un fil conducteur. Et j'ai un exemple très particulier pour revenir au TFC. Yann Baudigère, que tu as connu.
- Speaker #1
J'allais t'en parler.
- Speaker #0
Finalement, avec Yann, on s'est connus également au TFC. Et dans sa carrière, On a gardé ce fil conducteur. Il a évolué. Il est actuellement en Espagne. On a toujours le contact. Et de temps en temps, on se fait des petits blocs de séance pour relancer la machine. Le contenu, il le connaît parfaitement. Mais des situations font que, des fois, effectivement, on se fait repiéger et d'échanger, ça relance le dispositif. Et ça, c'est une victoire aussi d'avoir impulsé quelque chose très jeune et d'avoir cette confiance de... du joueur pro expérimenté qui garde ce fil conducteur. D'accord. C'est hyper intéressant. C'est très bien que tu t'en viennes à parler de Yann, parce que je voulais aborder ça aussi. Du coup, maintenant, l'individualisation des séances et de l'accompagnement. Comment ça se met en place et quelles sont les différences un peu entre l'accompagnement au niveau du centre de formation d'un jeune et après l'accompagnement au niveau professionnel ? Quelles sont les différences ? Comment tu mets en place ce suivi-là ? Est-ce que, par exemple, pour les joueurs comme Yann, que tu accompagnes régulièrement sur une longue durée ou sur une saison, par exemple, comment tu mets en place ce suivi-là ?
- Speaker #1
Aujourd'hui, on va dire que sur les jeunes, les centres de formation, les structures, c'est une activité obligatoire. On ne te demande pas si tu as envie de faire de la prépa physique ou de la préparation technique. Donc là, c'est obligatoire. Mais également sous deux formes. Obligatoire, sous la forme collective, parce qu'il est vraiment important aussi d'échanger sur des thèmes. Quand tu parles de la frustration avec un groupe et que toi, tu évoques ce que ça génère chez toi, tu t'aperçois que ton copain, ça génère aussi la même chose. Ou peut-être quelque chose d'opposé. Il y en a un à la frustration, il va s'énerver. Un autre, il va renoncer. Et ça, c'est vachement intéressant. Ah ouais, mais pourquoi ? Parce qu'on n'a pas une histoire commune. On a... Un profil différent ? Ah ben ouais, quand tu baisses la tête, c'est comme quand moi je m'énerve. Donc il faut les faire parler entre eux. Et donc ça, il faut que ce soit obligatoire. Après, individuellement, justement, par rapport notamment à cette santé mentale, il faut aller chercher chez lui et qu'on puisse, de façon, je dirais, obligatoire, qu'on puisse lui permettre d'aborder tous ces thèmes-là. Voilà. Et ensuite, chez le pro, c'est lui qui va mettre en place sa logique. Quand j'entame un travail avec un sportif, je lui dis aujourd'hui, je ne peux pas te dire combien de fois on va se voir, sous quelle forme. On va lancer la démarche et il faut que la préparation mentale te ressemble. Certains ont besoin de se voir fréquemment, mais peu de temps, échanger 10 minutes. D'autres ont besoin de faire des gros blogs d'une heure là où on va en profondeur. D'autres ont besoin de l'internance. D'autres ont besoin de débriefer après des matchs. D'autres... Et ça, on le met en place sur mesure. Mais c'est ça. Il ne faut pas que ce soit le planning du préparateur mental et son besoin d'avoir des séances qui guide. C'est l'individu. Et ça, c'est également un élément qu'il faut retenir dans cette démarche mentale. Elle est sur mesure.
- Speaker #0
C'est intéressant, oui. Il faut que ce soit un cheminement personnel de la part du sportif ou du joueur. De toute façon, c'est lui qui doit être amené à ressentir le besoin de... d'accompagnement et c'est hyper intéressant dans ces situations là où le joueur est en frustration, peut-être qu'il n'a pas le temps de jeu qu'il souhaite. On l'a abordé un peu tout à l'heure mais c'est vrai que moi c'est un sujet qui m'intéresse parce qu'il y a pas mal de joueurs qui se retrouvent dans ces situations. Là je parle de joueurs avec qui tu as l'accompagnement personnel, pas au sein du club. un joueur qui est au fond du trou, qui est en grande difficulté, comment les choses sont mises en place en fait ? Même si je l'ai un peu abordé tout à l'heure, mais c'est vrai que c'est quelque chose qui me passionne.
- Speaker #1
Alors, si tu veux, pour le sportif pro, la démarche, elle va être très personnalisée. C'est-à-dire, c'est lié à son parcours, c'est lié à son histoire, et on va rattraper des éléments qui lui permettent de voir ce qu'il a fait. quand il a réussi, et qu'il ne fait plus aujourd'hui. Même s'il est dans un contexte favorable, il ne fait plus. Donc, c'est aller chercher en lui, dans son expérience, les éléments qui vont lui permettre de se remettre dans cette logique de compétitivité. Mais ça, aujourd'hui, l'idée, c'est de l'anticiper. Tu vois, tu as des profils, par exemple, de joueurs qui dominent toutes les catégories jeunes et qui n'ont... jamais été confronté à une vraie concurrence. Mais si ça, il ne le traite pas, le jour où il est en concurrence et qu'il ne joue plus, il n'a jamais vécu. Donc il est incapable de l'aborder. Donc c'est ces éléments-là, par exemple, qu'il va falloir anticiper, trouver des situations de contraintes où il va expérimenter ces situations-là et lui donner une expérience de préparation mentale dans des situations délicates et dans le négatif. Ça s'apprend aussi. C'est comme l'aspect technique ou tactique quand on te fait jouer sous pression. Et c'est pour que tu arrives à te sortir de la pression à match. Si tu ne l'apprends pas dans ton développement personnel, tu auras plus de difficultés après le jour où ça te tombe dessus. C'est une éducation, une éducation mentale qui faut avoir.
- Speaker #0
C'est vrai que c'est très important et c'est très enrichissant. Je pense que ça va intéresser les gens de savoir aussi qu'il y a des moyens, il y a des leviers à activer quand on n'est pas dans la réussite ou dans le chemin qu'on veut. où on veut aller dans sa carrière. Donc c'est hyper intéressant. Justement dans ça, quel rôle joue aussi la famille, l'entourage, les agents peut-être aussi dans le développement et dans la santé mentale du sportif ? Et quels sont peut-être les freins qu'ils peuvent avoir sans le savoir dans le développement du joueur ?
- Speaker #1
Alors là, on sait vraiment, on a vraiment identifié que l'environnement est fondamental et c'est l'environnement qui va donner un... premier impact mental. Mais tu le sais, il sera peut-être positif, mais il sera peut-être négatif cet impact mental. Et parfois même des parents, en voulant bien faire, amènent quelque part un impact négatif, indirect, même en étant bienveillant, sinon pas la bonne démarche, ils ont l'affect qui prend le dessus sur ça. Donc c'est vrai que dans l'idéal, dans l'idéal, c'est la formation des entraîneurs. ou des éducateurs, bien sûr, en premier lieu, des parents et de l'athlète. Et des agents. Mais ça, c'est utopique dans certains milieux. Après, dans des milieux privilégiés, sur des sports plutôt individuels, avec une demande déjà des parents, c'est un contexte plus favorable. Mais l'idée, c'est de les impliquer quand même, les parents. J'ai pas mal travaillé au TFC aussi, avec Pascal Sampé. Patrick Maricel, que j'ai connu, et Pascal notamment, que j'ai connu avec la CFA, et qui ensuite a dirigé le centre de formation. Et il avait cette fibre, cette fibre éducative, cette fibre préparation mentale. D'ailleurs, il a mis en place, dans toutes les catégories jeunes, un étudiant ou un entraîneur qui avait une formation de préparation mentale pour donner cette touche mentale. Et si tu veux, dans cette logique-là... Il avait instauré aussi des entretiens avec les parents pour au moins les informer, pour avoir la bonne évaluation. Parce que le parent a une évaluation faussée de l'enfant. Et d'échanger avec les parents, l'enfant, de façon objective, par rapport au standard de la filière de haut niveau. Voilà ce qu'a votre enfant, voilà ce qui lui manque. Et là, les parents, au moins, avaient le regard juste. Après, ça ne voulait pas dire qu'ils allaient... bien s'en servir. Mais au moins, il y avait la transparence avec les parents. Parce que les parents, après, il faut les impliquer. Il ne faut pas les rejeter totalement. Parce que si on les rejette, ils vont avoir automatiquement un aspect négatif vis-à-vis du club de l'entraîneur. Mais on ne peut pas non plus les intégrer parce qu'il y en a certains qui aimeraient prendre la place de l'entraîneur. Donc ça, c'est trouver cet équilibre. Vous êtes hyper important. Mais vous n'êtes responsable que de l'aspect affectif de votre gamin, pas de l'aspect football, préparation physique ou autre. Et donc, tu vois, là, on est dans cette logique-là. On prend en compte qui peut agir sur les parents, l'éducateur. Comment il va interagir avec lui ? Et là, on est déjà dans une préparation mentale, mais une préparation mentale indirecte. Tu vois ? Et parfois, on peut travailler en direct avec les parents. Et là, c'est un autre niveau d'accompagnement. Et parfois, ça m'est arrivé de faire la préparation mentale. des parents par rapport au haut niveau, c'est-à-dire des sportifs qui sont dans une dimension de très haut niveau, plutôt des sports individuels, où les parents sont souvent avec. Donc moi, en tant que parent, comment j'accompagne mon enfant ? Qu'est-ce que je dois dire ? Qu'est-ce que je ne dois pas dire ? J'ai des demandes dans ce sens-là, et c'est très riche aussi.
- Speaker #0
Justement, je trouve ça très intéressant que la démarche vienne des parents de se remettre en question aussi eux-mêmes, de savoir... comment ils peuvent optimiser leur accompagnement pour les enfants qui veulent atteindre le haut niveau. Parce que c'est vrai que ces fois, c'est compliqué. On voit des parents de plus en plus, des parents qui, comme tu as dit, qui essaient de prendre même la place de l'entraîneur, qui rejettent toutes les décisions. Parce qu'en tant que parent, on a du mal à voir l'objectivité de la situation. Et donc, je trouve que c'est hyper intéressant que des parents prennent la démarche de venir. vers toi pour progresser aussi, parce que je pense que les parents aussi, ils peuvent aussi progresser dans la façon d'accompagner le jeune. Donc c'est hyper intéressant.
- Speaker #1
Sachant que les parents n'ont pas... forcément le même profil mental que l'enfant. Un parent qui a fait la compétition, qui était un gagneur, un compétiteur, qui se posait zéro question, tout ça, s'il a un enfant qui est plutôt dans l'interrogation, qui veut comprendre avant de faire, il n'est pas câblé comme lui. Donc, sûrement, il ne comprend pas. Il dit, vas-y, fonce et tais-toi. Et donc, il faut qu'il arrive à s'apercevoir qu'il faut qu'il communique différemment ou inversement. Et ça, c'est très riche.
- Speaker #0
C'est hyper intéressant. Justement, tu l'as abordé par rapport au profil. aux différences de profils. C'est quoi les différences de profils entre les sportifs ? Là, tu l'as abordé, peut-être le concert.
- Speaker #1
Tu vois, ce qui est intéressant, c'est que aujourd'hui, il y a des tas de tests qui existent, de personnalités, où on peut être très précis par rapport à tout ça. Mais au-delà du test, moi, je suis pour la simplicité. La simplicité, c'est des évidences. Et en m'inspirant également d'un test qui s'appelle le DISC, Il y a quatre caractéristiques sur ce test-là. Il y a le dominant. Le dominant, c'est le compétiteur. Celui qui ne va pas réfléchir, qui va s'imposer. Celui qui va, s'il est dominant pur, il va prendre de la place. Il va être vraiment dans son projet. Le dominant pur, il a le sang froid. Après, il va y avoir un autre profil qui est également en contact avec les autres, mais qui est plus affectif, qui est interactif, qui est intéressé partout. Et celui-là, il est plus dans l'affect que le vrai dominant. Après, il peut être les deux. Il peut être à la fois dominant et entraîner les autres avec lui. Mais un, il faut que tu lui dises en face ce qu'il faut faire et que tu le reprennes s'il ne va pas droit. Et de suite, l'interactif va être sur la filière la plus affective. Ça, c'est des comportements plutôt extravertis. Mais après, tu as des introvertis. Tu as le stable, celui qui va tout respecter. mais qui va attendre que tu lui dises ce qu'il faut faire.
- Speaker #0
D'accord. Tu vois,
- Speaker #1
le dominant, il fait tout seul. Le stable, il faut lui dire. Mais il peut être aussi performant que le dominant. Mais il faut que tu l'accompagnes en lui traçant le chemin. Et après, tu as le cartésien, le réfléchi. Celui-ci pose plein de questions. Donc, il va être intéressant, ce questionnement, pour progresser, mais ça va l'handicaper pour performer.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Tu vois ? Donc, nous, comme un profil physique, on va dire, voilà, dans ton profil, ta force, c'est ça. Tu vois ? construire autour de ta force. Mais attends, il faut que tu travailles ça quand même. Si tu attends toujours qu'on te dise ce qu'il faut faire, tu vas faire manger par ceux qui le font de suite. Par contre, le dominant, on veut dire attention, d'accord, tu domines. Mais quand tu ne domines pas, comment tu réagis ? Ah ouais, je suis en colère de ça. Ah mais il faut que tu gères tes émotions alors. Donc dans chaque profil, tu as du positif et du négatif. Et nous, on va d'abord le renforcer positivement sur ce qu'il est, mais on va faire comprendre que ce n'est pas suffisant, qu'il faut qu'il développe autre chose. Tu vois, c'est logique un peu. Comme le physique, comme le technique, le mental, c'est la même chose.
- Speaker #0
Ah ouais, c'est hyper intéressant, franchement. Tu étais en train d'énoncer ces quatre profits, je suis en train de me demander dans quelle catégorie. Tu vois, c'est hyper intéressant, hyper pertinent. Donc là, tu l'as dit, on a évoqué un peu tout ça. Aujourd'hui, comme tu as dit, tu n'es pas seulement dans l'accompagnement individuel. Moi, je voulais savoir aujourd'hui un peu, c'était quoi ton quotidien ? Qu'est-ce que tu fais en termes d'accompagnement, en termes de préparation mentale ? Quel est ton quotidien là-dedans ?
- Speaker #1
Alors j'alterne à la fois du suivi, du suivi en collectif, avec des clubs pros, également des fédérations, du suivi individuel sur des demandes spontanées, de la formation. La formation, c'est également important parce que, je te l'ai dit tout à l'heure, l'idée, c'est qu'il faut donner cette préparation mentale, il faut qu'elle soit accessible à tous. Et elle va être accessible si on arrive à la mener à la base. Et donc, moi, aujourd'hui, bien sûr, je suis toujours passionné par l'accompagnement du haut niveau, mais je veux également accompagner des jeunes. Je réponds à des demandes de gamins. de parents pour des gamins qui ont 10-12 ans, pour justement entrer dans cette logique d'éducation mentale.
- Speaker #0
Ça commence aussi jeune ?
- Speaker #1
Oui, ça commence à la maternelle. Parce que l'idée, ce n'est pas de leur dire, voilà, tu te prépares mentalement pour être un champion. Mais c'est les éduquer. Les éduquer à respirer, c'est de l'éducation mentale. Les éduquer à comprendre qu'ils vont se tromper. Et j'ai introduit notre échange par ça, et que de se tromper, ça peut te faire grandir. C'est de l'éducation mentale. Et aujourd'hui, je suis même parti dans l'idée de le diffuser à travers notamment des BD. où quelque part, je fais passer des messages pour que les parents les lisent avec les enfants, que les enfants, quelque part, apprennent, mais les parents aussi, que les enseignants, que les éducateurs, et même que les sportifs, quand ils revoient ces plans, ils disent « Mais mince, c'est ce que je dois faire, je dois retenir,
- Speaker #0
tu vois ? » Justement, j'allais en parler à la fin, mais bon. Tu m'as fait une passe décisive, comme on dit.
- Speaker #1
Il faut savoir les faire, les passes à l'intervalle.
- Speaker #0
C'est important. En tant que militaire, c'est important. Voilà, le livre de Christian, Mental de gagnant. Franchement, c'est un bel ouvrage. Je conseille à tous les parents, à tous les jeunes qui veulent se développer. C'est une BDA, c'est très interactif. Ça se lit tout seul. Donc voilà, ceux qui sont en recherche, les parents aussi qui se demandent. Comment ils peuvent aider aussi leurs enfants dans toutes ces thématiques-là. Un livre très intéressant, « Mental de gagnant » . Je le mettrai aussi dans la description pour ceux qui veulent se le procurer. Je pense que c'est très pertinent. En tout cas, bravo pour cet ouvrage et pour tous les accomplissements que tu réalises au quotidien pour poursuivre là-dessus. Tu m'as un peu perdu là. Mais c'est très intéressant en tout cas. En tout cas, tout ça, comme tu as dit, tu es dans ce rôle, tu veux garder toujours la base de l'accompagnement individuel, mais tu formes aussi pas mal de, la relève comme on dit, pas mal de nouveaux psychologues à se développer, préparation mentale à se développer. Comment tu mets en place tout ça et en quoi ça consiste en fait ? Alors si tu veux, aujourd'hui,
- Speaker #1
la préparation mentale, ce n'est pas encore un métier. D'accord. Donc moi, je considère qu'on est d'abord un professionnel qui va se développer dans cette approche mentale. Donc là, si tu es professionnel, tu es psychologue. En rapport avec le football, tu connais Roméo. Roméo Vena, j'ai eu son frère au TTC. Lui est venu vers moi, il est psychologue. Et il a développé maintenant cette approche mentale pour avoir ce lien, lui, par rapport à son parcours de footballeur. mais également par rapport à toute cette approche mentale. Donc là, c'est un professionnel qui va être spécialisé. Mais je peux avoir également un éducateur, un entraîneur de foot, Patrick Maricel, par exemple, qui est sur le TFC, qui est amuré maintenant et qui a fait cette formation aussi, mais qui l'utilise en tant qu'éducateur, qu'en tant qu'entraîneur. Comment, dans ma séance d'entraînement, je mets en place la préparation mentale ? Et ça, ça m'intéresse beaucoup également. J'ai des préparateurs physiques, des kinés qui viennent chercher cette approche. Moi, ce que je dispense aujourd'hui, c'est un complément de formation, une spécialisation pour pouvoir véritablement, en partant du terrain, amener une plus-value. Après, il y a des formations comme les diplômes universitaires qui te donnent le diplôme de préparation mentale. Là, on a une autre approche, une approche plutôt... théorique universitaire qui est basé sur des recherches et nous on s'en sert des recherches et là on a cette complémentarité dans le côté descendant de la recherche vers la préparation mentale et le côté le terrain a besoin de quoi et sont vraiment complémentaires j'ai par exemple également olivier blondel gardien de but au tfc qui est maintenant entraîneur des gardiens il a il est à brest actuellement il est passé par lyon il a voilà Et lui a fait également cette formation. Il avait déjà adhéré en tant que joueur. Et maintenant, il a fait cette formation pour intégrer la préparation mentale dans son quotidien d'entraîneur. Tu vois ce cheminement un peu ? C'est ça qui est beau. C'est que quelque part, et là, on est vraiment dans le parcours du sportif. On l'a initié au TFC par rapport aux joueurs. Et ensuite, ça a cheminé vers entraîneur. Et là, pour moi, c'est une victoire. C'est pas... Bien sûr, quand le joueur, tu l'accompagnes. Il est champion du monde, quelque part.
- Speaker #0
Là, c'est la lumière.
- Speaker #1
Mais la victoire, ce n'est pas simplement le champion du monde. C'est que cette préparation mentale, elle t'est servie dans ta vie. Et quand elle permet de te faire avancer, de te faire cheminer, la vraie victoire est là. Mais c'est une victoire invisible, mais elle est hyper importante.
- Speaker #0
Ce que j'allais dire, c'est que, comme on l'a dit tout à l'heure, de voir que tu as pu impacter des personnes qui, après leur carrière de sportif, continuent à... à se poser des questions et à revenir à ça, vers toi, pour continuer leur processus de vie et de poursuite de carrière. Je pense que c'est hyper valorisant aussi pour toi. C'est hyper intéressant. Je voulais savoir aussi, bon, là on arrive sur la fin de notre entretien, est-ce que tu vois une différence dans les générations entre quand tu as commencé l'accompagnement dans les clubs il y a un peu plus de 20 ans, jusqu'à la génération de maintenant ? Parce qu'on dit, on entend un peu partout que les générations ont beaucoup évolué, que ce ne sont pas les mêmes attentes, ce ne sont pas les mêmes centres d'intérêt aussi. Est-ce que toi... Au niveau de ton travail, tu as perçu aussi cela comme ça ?
- Speaker #1
Il y avait des difficultés différentes dans toutes les générations. Moi, j'ai vécu le moment où on commençait à impliquer le joueur par rapport à des séances participatives où on les mettait en réflexion, on les faisait réfléchir sur le jeu. En 2005 aussi, avec par exemple les féminines du Hand, comment... On arrive à réfléchir sur les stratégies de match, tout ça. Donc là, l'idée, c'était, voilà, le sportif a quelque chose à dire. Il faut aller chercher chez lui. Alors que c'était quand même une éducation plus descendante. C'était le coach qui avait la vérité et qui donnait. Et les générations, pour en revenir à l'action des générations, adhéraient à ce système-là. Je fais ce qu'on me dit et j'adhère. Et s'inscrivait plus dans la durée, s'inscrivait plus aussi dans la... la connaissance de l'activité. Aujourd'hui, la problématique liée au mental, on est dans l'éphémère. Tout passe à 2000 à l'heure. Et donc, il faut déjà rééduquer la concentration. Aujourd'hui, il y a tout un travail cognitif à faire sur l'attention. À ce sujet, je travaille avec Brian Liebenberg, un ancien entraîneur international de rugby. et qui a créé un ballon pédagogique avec des couleurs qui permet de stimuler et qui permet de faire un travail très spécifique par rapport à ça. Donc ça, c'est une problématique aujourd'hui, l'attention et la concentration. Ensuite, il y a le phénomène aussi de motivation qui a évolué aujourd'hui. C'est-à-dire qu'avant, on s'engageait à vie dans quelque chose. Aujourd'hui, on est attiré partout et la motivation est éphémère. Donc quand on a un projet, comme devenir... professionnels. Là, quelque part, il faut arriver à rester sur ce chemin. Mais l'idée, c'est qu'on ne travaille pas qu'avec des professionnels. Et il faut arriver aussi à donner un fil conducteur aux personnes qui sont dans le quotidien. Donc la motivation, aujourd'hui, c'est quelque chose d'également important. Et ensuite, il y a ce besoin d'être écouté, que l'on n'avait pas il y a 30-40 ans. Et aujourd'hui, ces générations ont besoin de parler et d'être écoutées. Et donc, il y a cette possibilité aussi qu'il faut leur donner, de les écouter, mais de leur donner des règles. À l'époque, on était, je caricature un peu, mais je ne suis pas loin de la vérité, on était très respectueux des règles et on ne nous donnait pas assez la parole. Aujourd'hui, on a le droit de dire tout ce qu'on veut dans les réseaux, tout ça, et on oublie parfois qu'il y a des règles. Et donc, d'arriver à trouver... Comment je m'exprime librement dans un cadre qui est bien défini, c'est ça la vérité. Et le sport, c'est ce que nous donne le sport. Il nous donne un cadre bien défini. Un cadre déjà par rapport à la règle, mais un cadre aussi par rapport au projet de jeu. Et donc là, on est dans cette logique où on est vraiment dans cette démarche mentale, cet équilibre entre ce qu'on appelle en psychologie les deux principes de réalité, qui est la règle, et de plaisir. Comment je m'exprime dans un monde où il y a des règles, mais où je peux exister ?
- Speaker #0
C'est hyper intéressant, c'est hyper intéressant tout ce que tu dis. Moi, je me remercie. Merci pour tout ça. Je repense par rapport à ce que tu m'as dit. Et c'est hyper intéressant parce que tu as un peu dit qu'on ne formait pas que des professionnels en centre de formation ou chez les jeunes. on forme aussi des êtres humains avant tout. Comment arriver à faire prendre conscience à un jeune qu'il a envie d'être professionnel, mais il y a très peu de joueurs qui arrivent ? Comment on peut les amener à prendre conscience que ne pas réussir, ce n'est pas une fin en soi, et à leur faire prendre conscience que tu n'as pas réussi, mais tu as toute une vie devant toi pour réaliser de belles choses ?
- Speaker #1
En fait, c'est très simple. Plutôt que de le faire croire. et de lui dire, voilà, tu rentres là pour être professionnel, c'est de lui dire, tu rentres là dans un parcours de haut niveau. Et ce parcours de haut niveau, il faut que tu t'en nourrisses. Il t'amènera dans un haut niveau personnel. Mais ce haut niveau personnel, tu le réaliseras soit dans le foot, soit dans d'autres domaines. Si tu es vraiment attentif à tout ce qui se passe dans ton éducation à ce haut niveau, ça te fera devenir un homme qui sera un homme de haut niveau. Donc là, tu t'occupes de l'homme et pas du joueur de foot. Et le joueur de foot, c'est une option. Et de le prendre avec cette direction, ça change tout. Et encore une fois, c'est à la base. C'est à la base que tu dois le prendre.
- Speaker #0
C'est hyper intéressant parce que, comme tu as dit, on forme des humains avant des sportifs. Donc c'est vrai que c'est hyper intéressant, cette démarche. J'avais une dernière question pour toi. Du coup, si tu avais peut-être un message à faire passer à un jeune sportif qui est dans son rêve, qui a l'espoir de passer professionnel, ça serait lequel ?
- Speaker #1
Alors pour rester dans l'idée que je viens de dire, je lui dirais ton rêve, il est important parce que c'est le début de quelque chose. Mais ce rêve, ensuite, il faut le transformer en objectif. Et l'objectif va te permettre déjà de faire deux choix. À quel moment je quitte la maison ? Quelle filière je prends ? Est-ce que je prends déjà le trait au niveau ou est-ce que je prends des étapes intermédiaires ? Et cet objectif, en fait, il va déterminer surtout des moyens que tu vas mettre en place. Et si tu prends en main les moyens, tu vas réussir. D'accord ? Si tu restes à l'état de rêve, tu es sûr d'échouer. Et les moyens, ton environnement va t'inviter à les prendre en main. Mais après... Tout dépend de toi.
- Speaker #0
C'est hyper intéressant. Quel beau message pour finir cet entretien. D'abord, je voulais finir par te remercier parce que dès que je t'ai sollicité, tu t'es accepté tout de suite de venir. Donc franchement, merci pour ça. Merci pour ce bel échange. Je ne sais pas si tu avais peut-être un dernier message à faire passer, mais je pense que tout a été dit. Je sais que tu es quelqu'un de... T'es pas mal occupé, t'as pas mal de sollicitations un peu partout dans la France. Donc vraiment, merci pour ton temps. Comme je l'ai dit, j'invite toutes les personnes qui cherchent aussi à se développer. Comme il a dit tout à l'heure, c'est un accompagnement qui n'est pas simplement ciblé sur les sportifs de haut niveau, c'est aussi ciblé sur toutes les personnes qui veulent progresser et se développer dans l'accompagnement. Donc si vous souhaitez vous développer dans ce domaine-là, n'hésitez pas à le contacter. Je vais mettre aussi toutes les informations pour pouvoir le suivre parce que je pense qu'il y a pas mal de choses à faire à ce sujet-là. Je remercie aussi tout le monde pour la force que vous me donnez en ce moment. Merci beaucoup. Mais bon, d'abord, je finis par la fin des remerciements. Merci à toi d'être venu en tout cas.
- Speaker #1
Merci à toi de m'avoir invité. J'ai répondu de suite parce que tu vois, dans cette logique, c'est une continuité aussi.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Je voulais savoir ce que tu étais vraiment devenu. Voilà, et en tant qu'homme, tu te réalises et ça illustre totalement mes propos.
- Speaker #0
Ouais, ben en tout cas, c'est vrai que ça faisait un long moment qu'on ne s'était pas vu. Et voilà, vraiment, vraiment encore une fois, c'est vraiment un plaisir. C'est pour ça qu'on a mis en place aussi The Process, le podcast. C'était pour avoir ce genre de discussion, de savoir un peu qu'est-ce qu'on mettait en place aussi dans ce genre d'accompagnement. C'est des discussions qui sont totalement différentes à chaque fois, mais c'est toujours un plaisir de... de rencontrer des personnes qui font des choses, qui oeuvrent au quotidien pour le développement aussi d'athlètes. Donc c'est vraiment top. Merci encore à toi, merci à tout le monde et comme je l'ai dit, n'hésitez pas toujours à liker, à partager, à en parler autour de vous. Si vous avez apprécié l'épisode, vous abonner aussi. Voilà, il y a deux process, on est en début d'année. Il y a pas mal de choses qui vont arriver prochainement, de nouveaux épisodes. Le nouveau format aussi des Insights, vous avez pas mal aimé les Insights qu'on a fait en fin d'année. Donc merci beaucoup à vous pour la force que vous nous donnez. Restez bien connectés parce que ça va vraiment être intéressant. Allez, à la prochaine !