- Speaker #0
Dans The Manifest Podcast, le podcast dédié à l'impact de l'IA sur les industries créatives.
- Speaker #1
L'idée n'est pas de faire une revue d'actualité d'IA classique, l'idée est de vous aider chaque semaine à comprendre les signaux importants, les analyser et surtout de comprendre l'impact réel, que vous soyez dans le cinéma, dans l'architecture, le design, la publicité, le jeu vidéo. L'idée est de vous accompagner à comprendre concrètement. Comment vous pouvez utiliser l'IA dans votre quotidien et à bénéficier de retours d'expérience d'acteurs ayant déjà implémenté cette technologie au sein de leur process ?
- Speaker #0
On parlera d'outils bien sûr, mais surtout de workflow, de production, de retour d'expérience, de droits, de métiers et de cas d'usage.
- Speaker #1
Vous l'avez donc bien compris, l'idée n'est pas de vous faire la liste de tout ce qui est sorti chaque semaine. L'idée est de vous aider à comprendre concrètement qu'est-ce que l'IA créative transforme réellement dans les industries créatives. chaque semaine. Nous allons donc reparcourir les grandes tendances et non pas lister uniquement l'actualité des nouveaux modèles, des nouvelles plateformes. Pour cela, encore une fois, vous avez le média The Manifire qui va vous accompagner au quotidien. L'idée de vous aider à comprendre les grandes tendances et à rentrer chaque semaine plus en détail dans des thématiques telles que l'impact de l'IA dans le cinéma, l'impact de l'IA dans les métiers du design, dans les métiers de la mode, dans la photographie. nous allons lister et prendre chaque semaine sur les dix premiers épisodes la liste des industries créatives que nous allons décortiquer et vous aider à comprendre comment l'IA impacte chacune d'entre elles. Et par la suite, nous aurons des invités qui viendront participer pour vous faire des retours d'expériences concrètes, des invités qui pourront être des fondateurs de studios d'IA, des personnes travaillant dans les industries créatives et ayant déjà intégré l'intelligence artificielle dans leur process de création. Merci. juste un petit peu de teasing. Le second épisode sera dédié à l'impact de l'IA dans le cinéma et nous pourrons vous partager les retours d'expérience suite à notre participation au Festival de Cannes et au Festival du Film de Biarritz Nouvelle Vague de cette année pour vous partager l'état de l'art, quelles sont les grandes tendances, quels sont les avis, contre-avis sur l'impact de l'IA dans le cinéma et surtout comment l'utiliser.
- Speaker #0
Voici l'ambition de ce podcast.
- Speaker #1
Avant de commencer sur les actualités de la semaine, peut-être Brice te présenter sur Qui tu es ? Que fais-tu ? Et j'en ferai de même par la suite.
- Speaker #0
Merci beaucoup, Robin. Je me présente, Bruce Hébert, cofondateur de The Mad Fire. Ce qu'il faut savoir, c'est que j'ai un passé en cinéma. Après des études en cinéma, j'ai été assistant décorateur sur des plateaux de longs-métrages. Les deux derniers en date, c'est les deux derniers longs-métrages de Daniel Oteuil. Depuis plus d'un an, j'ai enchaîné sur l'IA. Déjà, je m'intéressais à l'IA, c'était été 2003. avec la sortie de Runway, qui m'avait poussé à faire quelques courts-métrages. Et ça m'a donné de poursuivre dans ce chemin-là, ce qui m'a permis aujourd'hui d'être EA Director, sur des projets de films publicitaires ou des vidéos en EA, où je conçois le storyboard, je produis et je livre des films publicitaires, des marques comme Dior, Sanofi, LVC Baloise, Roche. Et Romain, est-ce que tu n'as pas... petit côté tech ?
- Speaker #1
En effet, sommes complémentaires tout simplement parce que Brice vient du milieu du cinéma, comme il a pu vous l'expliquer. De mon côté, je viens du monde de la tech. J'ai toujours travaillé sur les sujets d'intelligence artificielle. D'abord, en étant consultant en innovation et stratégie, et puis par la suite au sein de diverses entreprises et startups. J'ai aujourd'hui lancé PTG Company, une entreprise qui a pour objectif d'accompagner les acteurs des industries créatives à intégrer l'IA justement dans leur process et aussi à former Merci. chacun des métiers de toutes les industries créatives. Et de ce fait, quand on s'est rencontrés avec Brice, on a très vite lancé cette idée de créer un média et de lancer un podcast sur l'impact de l'IA dans les industries créatives ensemble. Car Brice, comme vous avez pu le comprendre, va pouvoir apporter au fil des épisodes son expertise sur l'industrie du cinéma, mais aussi des métiers créatifs. Et de mon côté, je vais avoir... la possibilité, j'espère, de vous apporter un peu plus d'informations techniques et de vous expliquer concrètement à travers des outils, des workflows, mais aussi des termes un peu plus techniques, comment intégrer l'IA dans vos processus créatifs. Donc maintenant que vous en savez un peu plus sur ce podcast et pourquoi nous lançons et qui nous sommes, Brice te laisse passer à la première partie du podcast qui est de nous partager quelles sont tes actualités de la semaine.
- Speaker #0
Alors ce que je retiens de cette semaine, c'est la sortie de Flux 3 par Black Forest Lab. Et ce que j'en retiens, c'est que malgré la concurrence américaine au niveau modèle et l'autre concurrence qui vient de Chine, Black Forest Labs, qui est germanique, c'est une boîte germanique, qui est la seule en Europe à ma connaissance, s'en sort plutôt bien, franchement. Ça fait presque deux ans qu'ils sont sur le marché et ils sont toujours là.
- Speaker #1
Sur quel aspect ? Par exemple, il y a des gros leaders sur le marché, tel que Renouët sur la vidéo qui a toujours été très bon. Qu'est-ce que flux 3 de Renouët, par exemple ?
- Speaker #0
On ne va pas se mentir, ils ont tous le même objectif, une meilleure fluidité dans le mouvement. Mais je veux dire, vu les résultats qui sortent en vidéo, je parle, vu que c'est de la vidéo,
- Speaker #1
ils s'en sortent plutôt bien franchement là c'est sorti hier c'était sorti jeudi 23 juillet franchement les résultats sont assez probants donc toi tu pourrais remplacer dans tes process de création sur tes films Seedance par
- Speaker #0
LTX3 pour la partie vidéo après tu connais la problématique Romain c'est que quand il y a un projet t'as plein de contraintes on est obligé de tester tous les modèles Et oui, ça peut remplacer, mais on n'est jamais sûr. Au début de prod, on teste tout. Donc, ça rentre dans le process, mais après, ça reste à être validé en production.
- Speaker #1
Tu as pas autre chose à m'entendre parler sur l'actualité de la semaine ?
- Speaker #0
Ce que je retiens aussi, c'est dans Kling qui permet les MCP avec Cloud. Donc, si vous avez l'habitude de travailler avec Cloud, ça peut être vachement bien.
- Speaker #1
pour connecter des acteurs. Oui, c'est une grande tendance. Flora le fait également. Tous les acteurs s'y mettent. Je pense qu'il y a eu un petit peu la défonctionnalité. Tout le monde se court après. Ça a d'abord été d'intégrer des agents pour construire des workflows sans avoir à les construire manuellement dans les plateformes. Et puis, tout le monde se met à lancer CMCP pour rendre certaines fonctionnalités accessibles depuis les CLI, que ce soit un cloud. ou autre acteur du marché. Donc, on se rend compte aussi que la partie créative prend vraiment une dimension conversationnelle. On sort du prompt, on est passé par des workflows qu'on construisait manuellement. Et moi, ce que j'observe aujourd'hui, et tu fais très bien d'en parler de cette partie MCP, c'est que la création prend, encore une fois, vraiment une partie très conversationnelle.
- Speaker #0
Comment tu expliquerais à une audience qui débute qu'est-ce que c'est les MCP ?
- Speaker #1
Les MCP, c'est un peu, pour le dire très... Simplement, c'est un peu comme une clé USB qui vous permet d'intégrer sur une plateforme un outil externe. Donc, vous allez pouvoir utiliser un outil tel que Xfield ou les outils qui proposent l'app CP, comme Flora, comme tu l'as dit sur Kling, depuis une autre interface sans aller directement sur la plateforme.
- Speaker #0
Je te suis complètement, j'allais reprendre la même analogie, les MCP c'est une clé USB. Et les API c'est vraiment pensé plus pour les développeurs, les MCP c'est pensé pour tout le reste de l'audience. Donc je pense que l'audience sera plus familier avec les MCP que les
- Speaker #1
API. En fait, les MCP permettent de donner à l'IA l'accès à des services et des données externes. Contrairement aux API, qui permettent à un être humain développeur de connecter plusieurs outils entre eux.
- Speaker #0
On ne peut pas être plus clair.
- Speaker #1
Je pense.
- Speaker #0
Et de ton côté, qu'est-ce que tu retiens de l'actualité de la semaine, Romain ?
- Speaker #1
Moi, de mon côté, étant donné que j'avais vraiment commencé avec mon outil coup de cœur, je vais vous parler de Rev. Rev, pour la spécificité, contrairement aux autres modèles du marché, d'avoir un système de layering, c'est-à-dire que Rev va décomposer des images plein de sous-parties et donc de permettre d'éditer très précisément les différentes parties d'une image sans tout régénérer systématiquement. Donc, Rêve, pourquoi cette semaine ? Parce que Rêve a lancé plusieurs nouvelles fonctionnalités sur leur plateforme que je vous invite aussi à aller voir parce que Rêve, ce qui est intéressant, même si on a tendance à préférer des outils avec des canvas infinis qui permettent de centraliser tous les modèles du marché, Mon avis très sincère, c'est que Rêve, sur la partie précision et édition d'images, propose une interface et une expérience utilisateur qui est vraiment hyper intéressante, en plus de la capacité de leur modèle, comme je vous le disais, à déconstruire des images et à permettre de les éditer de manière très précise, contrairement aux autres modèles du marché. Je ne dis pas qu'il n'y a pas d'autres modèles qui permettent de faire de l'édition d'images, mais ça reste par du prompt, alors que là, Rêve permet vraiment visuellement. de cliquer, de sélectionner la partie de l'image que vous souhaitez éditer. Et donc, Rêve a créé des systèmes de layers qui rassemblent toutes ces sous-parties de l'image. Donc, vous pouvez imaginer un paysage en étant, par exemple, sur la plage, sur votre serviette, de regarder l'horizon et sur l'horizon, il y a donc la mer, le ciel, le soleil, des bateaux, des nageurs. Vous allez être capable de préciser. Donc ça, ça va être les gros layers, tous ces éléments-là. Et à l'intérieur de ces layers, donc de ces sous-parties, vous allez avoir encore des sous-parties. Par exemple, le bateau, si c'est un voilier, vous allez pouvoir sélectionner la voile, la coque. Si c'est un nageur ou une nageuse, vous allez pouvoir sélectionner la tête, les cheveux, le maillot de bain. Vous allez vraiment pouvoir modifier de manière très précise chaque partie de l'image. Donc ça, c'est la première nouvelle feature que Rêve a lancée la semaine passée. Et ils ont aussi lancé une feature qui peut être assez intéressante qui s'appelle le Reframe. C'est toujours compliqué quand on part d'une image qu'on veut remettre à une bonne dimension. Là, Rêve modifie l'orientation et l'échelle d'une image tout en conservant la composition. Aujourd'hui, plutôt que de cropper ou de devoir restreindre l'étendue d'une image, vous allez être capable de vraiment redimensionner une image tout en conservant sa composition. Donc voilà les dernières fonctionnalités aussi de Rêve. Après, j'aurai une autre actualité. dans laquelle j'aimerais vous parler, mais troisième fonctionnalité, nouvelle fonctionnalité de Rev après les layers group, le reframe, c'est le RevColors. RevColors vous permet de colorer très précisément avec des couleurs de référence des zones de l'image. Par exemple, si vous avez des teintes définies par des codes hexadécimales, ou que vous souhaitez prélever avec une pipette ou quoi que ce soit pour modifier sur une image. Parce que sur un produit, sur un visuel de vêtements, de produits physiques, vous souhaitez une couleur très précise ou même encore sur des logos, peu importe. Je trouve que cette fonctionnalité-là est très intéressante. Et moi, ce que je conseillerais, c'est vraiment de créer des images de référence dans Rev parce qu'il y a un niveau de précision tel et une expérience utilisateur telle que vous pouvez vraiment... toucher d'un niveau de précision vraiment 100%, puis d'intégrer ces images-là dans un de vos outils de création avec les fameux workflows infinis et donc de partir d'images de référence très précises plutôt que de les générer sur ces autres plateformes. Donc voilà, Brice, tu avais une question ?
- Speaker #0
Vous ne rêvez plus, tout ça est possible à la fraise.
- Speaker #1
Elle est pas mal, hein ? Elle est pas mal, elle est pas mal. Non j'ai pas mieux mais je vais pas me lancer là dessus
- Speaker #0
Tu touches combien Chaque fois que tu dis rêve
- Speaker #1
Ah bah écoutez C'est pas C'est un des rares outils Même si c'est franchement un des meilleurs Et un de mes favoris avec Flora Pour être hyper transparent C'est un des seuls outils qui a pas de système De référol encore Donc vraiment il y a pas d'intérêt monétaire C'est une pure passion et un amour très profond pour rêve, outil avec lequel j'ai commencé il y a un an et demi maintenant et avec qui j'ai la chance d'avoir une relation. C'est une histoire d'amour. Deuxième actualité de la semaine, je voulais parler avant qu'on passe peut-être à la partie thématique plus généraliste et moins dans l'actualité. C'est Flora qui a lancé... Les timelines, pour ceux à qui ça ne parle pas, c'est un outil d'édition de vidéos. Comme Premiere Pro, comme tous ces outils utilisés pour la partie post-production, désormais vous pouvez vraiment passer de plusieurs vidéos à une vidéo finale avec toute la post-production que vous pouvez imaginer directement dans Flora. Donc ça évite encore une fois de sortir de l'outil avec les plans finaux. de les importer ailleurs et aussi de rationaliser les abonnements et le coût que peuvent représenter ces suites d'outils. Du coup, Brice, je te laisse enchaîner. Je vais juste expliquer. Comme vous avez pu le voir, ce podcast est un peu particulier. C'est le premier d'une longue série, on espère. Nous avons commencé par introduire le podcast pour vous expliquer quels étaient nos objectifs et ce qu'on souhaitait vous apporter. Ensuite, la deuxième partie du podcast sur l'actualité qu'on vient juste de terminer. Et nous allons passer à la troisième et dernière partie qui pourra par la suite potentiellement être suivie de l'intervention ou de la participation d'un intervenant externe pour nous partager encore une fois ses retours d'expérience. La partie thématique. Donc la partie thématique aujourd'hui, on va faire une partie très généraliste pour parler de l'impact de l'IA dans les industries créatives et quels sont les grands mouvements ou les grandes analyses et aussi avec quelques chiffres que nous allons pouvoir vous partager. Et encore une fois, par la suite, dans tous les prochains épisodes, nous allons plus nous focaliser sur des industries spécifiques plutôt que de revenir sur des sujets comme ça, très généralistes comme aujourd'hui. qui est encore une fois un épisode un peu spécial. Donc Brice, je te laisse démarrer, peut-être avec le premier insight que tu souhaites partager. Je crois qu'on en a allé trois. Donc je te propose de faire le premier. Moi, j'aimerais insister sur un deuxième et tu pourras terminer sur un dernier.
- Speaker #0
Ça marche. Comme premier insight, moi, j'ai envie de parler que le prompt ne s'y fit plus. C'est vraiment le workflow qui a un gros avantage de savoir. Alors, j'ai envie de dire, le prompt, ça ne s'y fuit plus dans le sens où il faut connaître chaque force et faiblesse de chaque modèle, connaître très bien comment chacun fonctionne pour ensuite assembler un bon workflow qui tourne à son avantage.
- Speaker #1
Ça ne sert à rien d'être un expert du prompt parce que l'expert du prompt, c'est l'IA elle-même. Et il suffit de demander à l'IA de créer le prompt pour faire ce que vous avez envie de faire.
- Speaker #0
Après, sur ce dernier point, le prompt ne s'y fuit plus. Je te suis... Pas parce que là, j'ai fait une dernière production qui est toujours sous NDA. Mais c'est le prompt a toujours une importance. Ça va être à la bonne place. Mais après, c'est vrai que le workflow a plus d'importance que le prompt.
- Speaker #1
Non, mais c'est très juste. Mais tu vois, par exemple, tu peux demander à l'IA de créer ton prompt plutôt que de l'écrire toi-même. Et ce que je veux dire, c'est qu'une fois que tu as une première version, plus complète avec plein d'éléments peut-être auxquels tu n'aurais pas pensé, de le personnaliser, le spécifier toi-même. Donc oui, c'est un impact et je suis complètement d'accord avec toi. Par contre, je pense que le prompt aujourd'hui, on peut remplacer une qualité du prompt par peut-être plusieurs étapes dans un workflow pour arriver à la même finalité. Tu vois ce que je veux dire ?
- Speaker #0
Oui, je vois ce que tu veux dire. Tu veux parler du système prompt.
- Speaker #1
Par exemple, du système prompt. mais aussi du fait que, par exemple, pour modifier ou ajouter quelque chose sur une image, avant, un objet, par exemple, sur une image existante, à un endroit spécifique, peut-être qu'avant, en effet, il fallait être très précis dans le prompt. Peut-être que maintenant, grâce à un workflow, tu peux générer une première version, puis une deuxième étape de workflow, lui demander de déplacer l'objet, puis dans une troisième étape, de lui dire de bien ajuster la couleur. Donc, le fait de pouvoir décomposer comme ça en plein de sous-étapes, réduit au final l'importance du prompt, Parce que... itérations possibles avec plus de précision alors qu'avant on était vraiment dans des interfaces conversationnelles pour la génération d'images un peu plus en one shot où en effet le prompt avait toute son importance alors qu'aujourd'hui le fait de pouvoir diviser une création en plein de sous étapes permet de réduire de mon point de vue l'impact et l'importance du prompt.
- Speaker #0
Je dirais plus loin ce qui permet ce workflow c'est de faire des variations à des plus grandes échelles Je le vois dans tout ce qui est packaging, c'est énorme. Toutes les déclinaisons que tu peux faire aujourd'hui avec les workflows, c'est impressionnant. Si vous partez d'un simple dessin, d'un packaging, par exemple d'une crème, et toutes les combinaisons au niveau décor, au niveau couleur du packaging, au niveau placement du logo, c'est énorme. Toutes les variations aujourd'hui avec un bon workflow, ça vous fait économiser une journée de shoot.
- Speaker #1
Oui, pour revenir aussi sur, évidemment, et on va revenir sur tous ces cas d'usage là par la suite, évidemment, les cas d'usage sont infinis. Je pense qu'il faut retenir, c'est qu'à partir du moment où le rendu final est une image ou une vidéo, quelle qu'elle soit, quelle que soit la finalité, que ce soit des images pour du commerce, que ce soit une publicité, que ce soit un court-métrage, que ce soit à partir du moment où il y a une création visuelle, image ou vidéo, encore une fois, peu importe le cas d'usage de ce livre à finale. l'IA transforme aujourd'hui la manière de créer ces images et vous permet vraiment de réduire les coûts et de réduire les délais de production. Je ne veux pas m'étendre ici sur ce sujet-là ou en tout cas pas aujourd'hui, mais c'est bien de l'avoir en tête et si vous avez des questions, n'hésitez pas à les mettre aussi en commentaire du podcast et on prendra le temps avec Brice de vous répondre. Mais voilà, il y a juste cette phrase-là en tête sans trop rentrer dans le détail aujourd'hui. Et du coup, je voudrais aussi revenir sur ce qu'on disait avant avec les fameux MCP, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, il est possible de lancer les workflows. que vous avez déjà construit ou non via des MCP et donc de pouvoir potentiellement importer des dossiers Drive avec par exemple des backshots de vos produits, de les lancer via de l'MCP et la demande qui va bien, donc la prompte qui va bien pour que les backshots soient par exemple positionnés avec un certain background ou qu'un produit générait facilement des UGC. pour du social media ou peu importe. Donc voilà, pareil sur cette partie d'automatisation et d'efficacité et d'optimisation de vos workflows. On reviendra aussi plus dans le détail lors des épisodes suivants.
- Speaker #0
De ton côté, quel insight tu retiens ?
- Speaker #1
Moi, ma conviction, et c'est aussi pour ça que j'ai lancé PTG Company, ma conviction, c'est qu'il sera toujours. Ça va être de plus en plus simple de créer du contenu, de créer des images, de créer des vidéos. Je pense que j'aimerais mettre en avant pour ce deuxième insight vraiment que oui, la vitesse augmente, mais même sans parler de vitesse et des avantages que peuvent avoir, et on pourra évidemment aussi revenir sur les inconvénients et les limites de l'IA lors de prochains épisodes. Mais moi, ce que je voudrais mettre en avant, c'est qu'aujourd'hui... On peut parler d'IA, de technologie, mais ce qui reste central, c'est le goût. C'est le goût, c'est la direction artistique, c'est la pensée humaine. Comment vous allez diriger l'IA ? Qu'est-ce que vous allez lui demander de faire ? Pourquoi ? Avec quelle esthétique ? Quelle histoire vous allez raconter ? Je pense qu'aujourd'hui, on est beaucoup dans une phase de passion et de début un peu de relation avec cette nouvelle technologie où on est omnibulé par la qualité de ce qu'on peut faire avec et des rendus. Mais en réalité, ce n'est pas la qualité d'une image ou un effet visuel qui fait que vous allez apprécier une vidéo, un film ou retenir un message. Donc ce qui compte aujourd'hui selon moi, c'est vraiment ce goût. Et j'irais même encore plus loin que le goût, c'est le savoir-faire et la capacité à écrire des histoires et à raconter des histoires grâce à l'IA qui reste un outil. Encore une fois, l'IA ne remplace pas le goût, ne remplace pas un bon scénario, ne remplace pas un bon script. L'IA est au service du goût, de la créativité, mais elle ne la rentasse pas. Pour faire court, du coup, je délague. Pour moi, un élément différenciant dans la durée sera le goût et les histoires.
- Speaker #0
Je te complète, Romain. Celui qui sera créé des émotions avec... il aura un fort avenir.
- Speaker #1
Je suis très bien résumé. Peut-être un troisième et dernier insight ? Il me semble que tu avais quelques chiffres à nous partager, Boris.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. Dans les derniers chiffres clés, Netflix a révélé qu'environ 300 des contenus proposés sur la plateforme avaient utilisé l'IA générative en 2026. Qu'est-ce que tu en penses, Robin ?
- Speaker #1
Quel type de contenu ? Tu as pu voir un petit peu ? Quel est-il le type de format ? Est-ce que c'est de l'animé ?
- Speaker #0
Il reste assez vague. On ne va pas se mentir. C'est vraiment pour plaire au marché financier qui est vraiment sur le momentum. Mais ça serait principalement sur la post-production. Donc, ce serait pour réduire les coûts et pour aller plus vite.
- Speaker #1
Super intéressant. De toute façon, ce qu'on peut voir, c'est que tous les grands acteurs du marché et même en parallèle, quelque chose qui est lié avec ce sujet-là, c'est qu'il me semble que Netflix a aussi racheté le studio d'IA d'un grand acteur américain. Ben Affleck. Ben Affleck, exactement. Donc, on voit que c'est vraiment aussi en train de bouger au sein des deux plateformes existantes. le sujet est pris en question. très au sérieux et je pense que toutes ces plateformes aujourd'hui se pensent, se réfléchissent à comment créer du contenu, comment créer des séries, des films autrement que ce soit pendant les phases de pré-production, la production ou la post-production. Mais on pourra revenir plus en détail sur un épisode dédié au cinéma.
- Speaker #0
Tout à fait. Et de ton côté, est-ce que tu as des chiffres clés dans d'autres secteurs ?
- Speaker #1
Moi, ce que je trouve intéressant, venant aussi de la tech et ayant beaucoup travaillé dans des groupes, et même dans le secteur de la finance, je pense qu'il y a un vrai sujet aujourd'hui. On entend de plus en plus parler, c'est qu'on a du mal à identifier l'impact de l'IA vraiment dans les processus, ce qu'elle fait gagner et avoir des capillaires très précis pour estimer sa valeur ajoutée. J'ai l'impression que dans les secteurs créatifs, ça a l'air d'être beaucoup plus simple. Parce qu'en réalité, on parle des mêmes indicateurs, du coût et du temps. Mais étant donné que ce sont des actions qui sont bien plus concrètes et qui sont plus matérialisables, j'ai l'impression que ça va être beaucoup plus simple d'estimer l'impact de l'IA dans les industries créatives que dans des industries ou dans des métiers où il y a un petit peu moins d'aspects tangibles et où le livrable est d'une certaine manière un peu infini. par exemple si on parle de la crise des sujets de développement, d'application, ou enfin, peu importe le sujet, peu importe les process, étant donné que c'est des process qui n'ont pas toujours un livrable final, mais qui continuent dans la durée, et qu'il y a beaucoup d'aversions à des effets un peu extérieurs, je trouve que c'est beaucoup plus compliqué d'estimer l'impact de l'IA sur ce genre de métier plus opérationnel. Et mon sentiment, et je vais essayer de vous le mettre en avance à travers un chiffre, Merci. Aujourd'hui, 86% des créateurs utilisent l'IA génératif. Et ça, ça provient d'une étude qui a été menée au niveau mondial par Adobe auprès de 16 000 créateurs. Et on voit qu'il y a une adoption quand même qui a été très rapide. C'est-à-dire qu'il y a encore un an et demi, même un an, je pense qu'on avait des qualités de rendu et de modèle qui n'étaient pas encore suffisamment précis et qualitatifs pour prétendre à être intégrés dans des process créatifs. et encore moins dans des industries et des entreprises. Aujourd'hui, c'est le cas. Aussi, sur des sujets, deuxième chiffre, du coup, que je me permets de vous partager, c'est que 77% des équipes marketing utilisent ou investissent dans l'IA générative. C'est une étude qui a été faite par Kenva. Et donc, pareil, 77% des équipes marketing utilisent l'IA générative. Je n'ai pas le chiffre en tête, mais si on la compare potentiellement avec... je ne sais pas, des équipes de finance ou des équipes de legal compliance, je ne suis pas sûr qu'on arrive à ce niveau-là d'adoption ou d'investissement.
- Speaker #0
Il n'y a pas l'économie d'échelle, si vous voulez, en marketing, en pub, en livre, un film publicitaire. Alors que changer dans une industrie, dans une boîte, par exemple, pour automatiser une tâche, c'est une autre échelle. T'imagines le directeur de boîte qui doit appeler des conseillers pour automatiser avec le code des tâches. Je ne sais pas, mais tu appelles 4-5 conseillers avant de prendre une décision. C'est tellement crucial et important.
- Speaker #1
Sur ce point-là, je ne suis pas trop d'accord dans le sens où les équipes marketing produisent du contenu en fonction du métier de l'industrie, que ce soit des packshots ou même dans les métiers de l'événementiel. production de ou la création de stands pour des événements enfin plein de choses et pour moi ça reste des processus métiers dans lesquels à la différence de par exemple tu parlais de l'exemple du code j'ai vécu cette expérience là c'est très dur d'évaluer l'impact de l'intégration de l'IA au sein des équipes de développeurs ou des équipes techniques en interne sur l'intégration de l'IA générative donc où on peut on ne parle pas de création de code, mais on parle de création d'images, de visuels, de vidéos, je trouve que c'est déjà beaucoup plus simple d'en évaluer l'impact, mais que surtout, l'impact peut être positif très rapidement. Parce qu'encore une fois, on arrive aujourd'hui à des niveaux de qualité sur la création de pack shots, de 3D, de visuels, de photographies pour faire des shootings, enfin, peu importe, qui sont indissociables de ce qu'on Merci. faisaient auparavant dans le monde réel avec des vraies équipes de tournage, avec des produits physiques, etc. Donc voilà, mon opinion là-dessus, c'est que les mots sont différents, mais la manière de l'intégrer reste la même. Et pour conclure que l'impact de l'IA générative dans les process créatifs d'entreprise et pas seulement des fonctions marketing ou publicité encore une fois, mais vraiment tout type d'industrie créative est aujourd'hui plus facilement quantifiable. et plus facilement atteignable. On va finir par la troisième et dernière partie du podcast, la création qui nous a marqué sur la semaine. Donc peut-être, Brice, tu veux parler de ce que tu retiens ou ce qui t'a le plus marqué sur la semaine passée ?
- Speaker #0
Moi, ce que je retiens, c'est la sortie du dernier court-métrage de Gossip Goblin. Pour les gens qui ne connaissent pas, c'est un studio qui a été créé par Jack London. C'est un peu la légende dans le milieu, parce qu'au fait, il a fait une levée de fond, si je ne dis pas de bêtises, l'année dernière pour créer son studio de production. Donc oui, la sortie de son dernier court-métrage, Pomme Granate, qui est disponible sur YouTube. sur sa chaîne YouTube Gossip Goblin. Pour en parler un peu, parce que c'est le phare, c'est le poisson pilote de l'écosystème, j'ai envie de dire, on y a audiovisuel, cinéma. Parce qu'en fait, sa force, et c'est ça qu'il faut retenir, c'est qu'aujourd'hui, créer des vidéos, des images, ça ne suffit plus. Et la force de Jack London, c'est qu'il a créé une communauté. Il a su créer un univers qui est son univers à lui, il a su créer des personnages, il a su créer des histoires. Et petit à petit, c'est en postant sur Instagram, il a commencé il y a 2-3 ans, il a accumulé de plus en plus de followers, il a plus d'un million de followers sur Instagram, plus d'un million de followers sur YouTube, il a fait un lever de fond pour créer son studio, pour faire travailler des gens, parce qu'il y a quand même une dizaine de personnes derrière. Et voilà, ce que j'en retiens, c'est surtout savoir créer. Aujourd'hui, ce qui est le plus important, c'est créer une communauté.
- Speaker #1
Et du coup, ce film-là, pardon, je n'ai pas compris, c'est uniquement en IA ou c'est un film hybride ?
- Speaker #0
Il est 100% en IA, à part les voix d'acteurs.
- Speaker #1
Écoute, on va un peu se rejoindre sur le tout-cœur de la semaine. Moi, c'est pareil, ça concerne un court-métrage qui a été produit par Neil Blomkamp, qui est le réalisateur de District 9 et d'Elysium, qui se lance vraiment dans le... sur le sujet de l'intelligence artificielle et qui a lancé son premier court-métrage qui s'appelle Nightborne qui est disponible aussi sur Youtube donc il dure environ une dizaine de minutes et je pense que ça serait intéressant que vous ayez le consulter parce que là pour le coup on est vraiment sur une personne qui maîtrise les arcs narratifs qui maîtrise la manière de raconter des histoires et de créer un lien avec les personnages et donc je vous invite à y aller et à aller le consulter et à le regarder Merci. Donc oui, il dure 13 minutes, il me semble. Et vous verrez que les images sont assez folles. On pourra revenir sur notamment la semaine, lors du prochain épisode. Mais il y a encore certaines limites aujourd'hui à faire comprendre. Il y a certaines réalités physiques ou spatiales. Et donc plusieurs combines qu'on peut mettre en place pour essayer de les détourner. Mais franchement, là, sur un rendu comme celui que... Neil Booker m'a réussi à atteindre, c'est quand même assez impressionnant. Et je pense que c'est un peu là, dans le top tiers des meilleurs films en IA qui est disponible aujourd'hui.
- Speaker #0
Et il avait une équipe avec lui pour le faire ?
- Speaker #1
J'en ai aucune idée, c'est une super question. Je sais juste qu'il a utilisé Seed&2 pour la partie génération des vidéos et qu'il a par contre pris des vraies personnes et des vraies voix pareilles. comme tu le disais, pour la partie acteur. Donc en gros, ils ont réassemblé, il me semble, une trentaine de personnes qu'ils ont photographiées et pour lesquelles ils ont enregistré la voix avec un agrément d'utilisation de leur image et de leur parole pour derrière les intégrer dans le film. Donc c'est aussi intéressant de voir cette manière d'utiliser, de partir de personnes réelles pour construire des films dans lesquels ils ne jouent pas réellement. mais qui ne sont pas des personnes générées et qui n'existent pas.
- Speaker #0
Et je tiens à faire remarquer à l'audience que cette semaine, on a choisi deux œuvres. On ne s'est pas consulté avant. Mais les deux œuvres qu'on a préférées, c'était un travail d'équipe. Donc, contrairement à ce qu'on dit, on peut créer tout seul. Mais franchement, quand il y a une équipe derrière…
- Speaker #1
C'est sûr qu'on peut être expert de tout.
- Speaker #0
Ce n'est pas possible.
- Speaker #1
Merci beaucoup d'avoir écouté ce premier épisode du podcast. Le prochain sera dédié à l'impact de l'IA dans le… dans l'industrie du cinéma, et on pourra vous faire des retours, plus que d'expérience, des retours de nos participations au Festival de Cannes et au Festival du Film de Biarritz, sur les différents échanges qu'on a pu avoir, sur les opinions, contre-opinions, et vous partager un petit peu l'état de l'art de la place de l'IA dans l'industrie du cinéma à ce jour.
- Speaker #0
De mon côté pareil, je vous ferai part du retour de tendance et d'opinion de la participation au EA Film Fest de Monaco, en tant que speaker, Où je peux ? Je pourrais vous parler du point de vue de l'intégration de l'IA en Chine, en Europe et aux États-Unis.
- Speaker #1
Merci de nous avoir écoutés. N'hésitez pas à mettre en commentaire si vous avez des questions, des choses qu'on... sur lesquels vous vous posez des questions, sur lesquels vous voulez qu'on fasse des analyses peut-être un peu plus précises lors des épisodes suivants. Encore une fois, l'idée, c'est assez naturellement, en fil des discussions qu'on peut avoir avec Brice, de comprendre l'impact réel de l'IA dans les industries créatives, de les adresser une par une, de manière mélangée. On verra, le format peut-être évoluera en fonction de vos retours. Le but, c'est vraiment de vous apporter des éléments de réponse aujourd'hui et de comprendre quel est l'impact concret et comment les... les acteurs qui ont déjà intégré ces technologies-là dans leur process de création, comment l'analysent-ils, quels sont les retours très concrets aujourd'hui, que ce soit en termes d'efficacité ou d'économie ou de qualité, ou quelles sont les choses qui ne fonctionnent pas. Donc voilà, n'hésitez pas à nous mettre des commentaires, n'hésitez pas à nous laisser les étoiles qu'il faut.
- Speaker #0
Étoiles sur Apple Podcasts, Deezer, Spotify, ça aide beaucoup pour la découvrabilité du podcast. Et on se dit à la prochaine !