Speaker #0Bonjour à tous, bienvenue dans le deuxième épisode du podcast This is me trying (to). Avant d'entamer cet épisode, je voulais vous partager qu'est-ce que ça m'avait apporté personnellement d'avoir fait le tout premier. Puisque c'est le but de ce podcast, c'est vous partager mon ressenti, mes émotions, d'après mon ou mes expériences personnelles, mon parcours de vie. Et j'espère tout bientôt, pas uniquement que le mien, j'ai fait le premier épisode sur un coup de tête. Oui et non, c'est-à-dire que je voulais en faire depuis très longtemps. Pas sur ce sujet-là, par contre. D'une certaine manière, ça tombait sous le sens, puisque j'ai partagé des choses qui comptaient pour moi, que j'avais envie de partager, mais je me suis pas trop posé la question de pourquoi. J'ai arrêté de me demander pourquoi je voulais le partager. Aussi, j'ai arrêté de me dire est-ce que je vais amener une valeur ajoutée ? Parce qu'en fin de compte, et ça aussi je l'ai partagé sur la page Instagram du podcast This Is Me Trying (to), je suis dans un état d'esprit qui est lié à This is me trying, donc j'essaye, j'expérimente ou je partage parce que j'en ai envie. Je ne vais pas chercher à comprendre pourquoi, ou en tout cas pas tout le temps, de pourquoi j'ai envie de partager ces choses-là, ni où est-ce que ça va m'amener, est-ce qu'il y a des personnes qui vont écouter, qui comptent pour moi, c'est de partager et de m'exprimer parce que je suis arrivée à un moment où il y a des choses que j'ai envie d'exprimer, je pense comme beaucoup de personnes, et on n'ose pas parce qu'on a peur du regard des autres. On a pu. Peur peut-être aussi de quelqu'un qu'on pourrait devenir ou une évolution de nous-mêmes qu'on n'est pas prêt à accepter ou qu'on a peur que notre entourage n'accepte pas. J'ai envie de vous dire que là, avec le burnout, j'ai pris conscience d'énormément de choses et c'est très bien et je pense que c'est nécessaire et c'est le but. D'ailleurs, si vous voulez en connaître un peu plus sur mon burnout et un peu mon expérience, entre guillemets, même si c'est un peu bizarre de dire ça parce qu'on ne choisit pas de faire un burnout, Je vous invite très fortement à écouter. le premier épisode de ce podcast, puisque cet épisode est quanmême très lié au premier, vous allez comprendre pourquoi. Ainsi, avec le burnout, j'ai essayé de comprendre qu'est-ce qui m'avait amenée. Je n'ai pas partagé ça, mais j'avais aussi essayé de déterminer qu'elle était mes différentes zones de stress qui m'avaient amenée à ce stress chronique suite au burnout et même avant. Souvent, c'est beaucoup lié à la perte de sens, perte de sens dans son travail, dans sa vie personnelle, dans sa vie de manière générale. Je me suis voilée la face très clairement pour pas mal de choses je voulais pas le reconnaître mais effectivement j'avais une perte de sens bon je vous avais dit j'avais réalisé un rêve donc après j'avais plus de rêve personnel quand on n'a plus de but forcément ça peut être lié avec la perte de sens au niveau du travail je n'avais plus de but non plus ainsi une perte de sens globale maintenant je me suis rendu compte avec le burn out qu'il ya une partie de moi que j'ai laissé tomber parce que c'était la facilité parce que ça m'arrangeait, parce que je pensais que j'étais à une autre étape de ma vie. Alors je pense que cette étape de vie que j'ai faite, ça fait partie de l'ordre des choses pour moi et que c'était quand même nécessaire. Mais maintenant, je veux retrouver cette partie-là de moi, cette personne qui aime la culture de manière générale, l'art avec un grand A, la créativité, qui n'avait pas un état d'esprit suffisant. C'est un peu bizarre comment je le dis, mais ça serait trop complexe à expliquer. J'en ferais peut-être un épisode où je vous avais fait part. que j'ai un énorme syndrome de l'imposteur quand il s'agit du milieu de l'art, de la culture, du milieu créatif. Souvent, quand on a le syndrome de l'imposteur, on va se saboter et on ne va pas avoir forcément le bon état d'esprit. Bon état d'esprit, c'est peut-être pas bon en termes de termes, de désignations, de dire que c'est bon, pas bon. Ça peut amener de la culpabilité, mais je parle pour moi-même. Sachez que tout ce que je partage, ça n'engage que moi. que mon ressenti, mon expérience. Si vous avez vécu la même chose, mais vous n'avez pas appréhendé les choses de la même manière, c'est normal. N'hésitez pas d'ailleurs à en faire part sur la page Instagram. D'ailleurs, très intéressant, et c'est pour ça que je fais ce podcast, pour que d'un côté, on s'y retrouve, et d'une autre manière, ça aide à comprendre les personnes qui vivent d'autres expériences ou peut-être la même que vous, mais pas de la même manière. Et ça amène à plus de compréhension, et aussi, ça aide beaucoup, en tout cas. pour moi à prendre du recul sur ma situation, sur ce que j'ai vécu ou au contraire comprendre des choses que je suis en train de vivre ou que j'ai vécu mais que je n'ai pas assimilé, que je n'ai pas réussi à comprendre ou même souvent on ressent des choses, des sentiments, des émotions mais on n'arrive pas du tout à les comprendre, à les situer et des fois on n'arrive même pas à comprendre c'est quoi qu'on ressent, qu'est-ce qu'on ressent. Ce premier épisode que j'ai partagé, ça a été extrêmement libérateur et c'est C'était tout non ? Mais au moment où je l'ai posté, j'avais l'impression de me rapprocher un peu plus de moi-même, d'approcher un peu plus d'authenticité, de m'aligner un peu plus. Et en même temps, ça m'a vidé l'esprit, vous savez, pour celles et ceux qui écrivent. C'est très libérateur. Là, ça m'a fait exactement la même chose, c'est-à-dire que c'est comme si j'avais écrit tout mon podcast et qu'une fois que c'était écrit, ça restait inscrit. Et maintenant, c'était parti de ma tête et je n'avais plus ces pensées. J'ai très hâte de faire ce deuxième épisode. puisqu'il y a beaucoup de choses que je vais vous partager qui tournent en boucle dans ma tête depuis de nombreuses années. Je vous avouerai qu'il y a certaines choses, si je pouvais m'en libérer. de ce que je vais vous partager, ça m'aiderait et ça me ferait du bien, d'autant plus. Dans le premier épisode du podcast, je vous parlais d'une date, voire de deux dates clés. Ça partait du 10 mai 2024, qui correspondait à la première fois que j'allais voir T'as l'heure suive et que j'assistais au concert de Les Races. En toute logique, j'ai publié mon premier épisode de podcast le 10 mai 2025, un an tout pile après le 10 mai 2024, puisque entre-temps et même avant le 10 mai 2024, j'avais fait un burn-out et donc ça me permettait de vous partager mon recul vis-à-vis de cette... situation. Comme je vous disais, si vous voulez en connaître plus, je vous invite à écouter le premier épisode, surtout que je vais faire, puisque c'est lié, des parallèles avec le tout premier. Dans cet épisode, vous verrez, j'ai deux dates aussi, qui sont assez importantes. Promis, dans le prochain épisode, il n'y aura pas de date. Là, c'était lié, c'est une partie de mon parcours de vie, donc je ne peux pas faire sans, et c'est vraiment des dates très significatives pour moi. Pourquoi j'ai publié aujourd'hui ? Parce que déjà, c'est un mois à tout pile, le premier épisode. C'est marrant parce que je ne l'ai pas fait tout de suite, mais j'ai fait le lien entre le 10 mai 2025 et le 10 juin. 2025, au moment où j'étais en train de faire le montage de mon épisode. Quoi aujourd'hui ? Le 10 juin 2025. Je vous avais fait part dans mon premier épisode que je ne pouvais pas vivre sans musique. Depuis toute petite, c'était mon moteur. Mais quand je dis que c'est mon moteur, c'est-à-dire quand j'ai une tâche à faire, même pendant mes études, pour mon travail, c'est ma motivation. C'est ça qui va faire que je vais faire quelque chose. Même me préparer le matin, me lever, c'est vraiment ça qui me donne la motivation, la volonté, l'envie, la discipline, la musique. Ainsi, je vous partager un artiste que j'aime beaucoup qui s'appelle RM qui est le leader du fameux groupe de kpop BTS. Pour ceux qui ne savent pas, en Corée du Sud, à l'heure actuelle, les hommes font encore le service militaire obligatoire qui est sur une durée de 18 mois. Ils n'ont qu'à un certain âge pour le faire, c'est eux qui choisissent quand est-ce qu'ils veulent le faire. Les membres du groupe de kpop BTS ont décidé il y a trois ans, l'un après l'autre, de faire le service militaire. Et donc le 10 juin 2025, c'est-à-dire aujourd'hui, c'est le jour où RM finit son service militaire et va pouvoir à nouveau se consacrer au groupe BTS et à sa carrière solo. Et pourquoi RM, c'est un artiste qui me porte autant ? Et ce n'est pas par hasard si je vous dis porter. Il y a énormément d'artistes, de chanteurs, chanteuses, de groupes qui m'animent, que j'adore. Je vous avais parlé de tel. Alors, suivez-moi. Lors de l'épisode précédent, il y a Céline Dion, il y a Marina, il y a plein d'autres artistes. La toute première qui a eu mon cœur, c'est Céline Dion et qui ne me quitte plus depuis, mais RM est vraiment l'artiste qui est au-dessus des autres. Elle a jamais été la fangirl qui voulait avoir tous les produits, assister à tous les concerts, qui connaissait toutes les chansons par cœur, tous les textes, qui décortiquait la vie personnelle de l'artiste, qui décortiquait toutes les chansons, qui voulait tout connaître par cœur. Même avec RM, sa vie personnelle moque complètement. C'est sa vie privée, c'est son droit. Et ses musiques, ses chansons, je suis loin de les connaître par cœur. En plus, il faut préciser qu'il chante autant en coréen qu'en anglais. Je suis capable de vous chanter des chansons en coréen, mais je ne comprends pas ce que je chante. C'est juste à l'oreille. Je ne suis pas sûre que ce soit très probant et que les coréens comprendraient si je chantais. C'est vraiment le seul artiste... qui je m'intéresse vraiment à son état d'esprit, sa manière de penser, dont je suis fan de son compte Instagram. Pratiquement aucun artiste que je suis le compte. Et quand je suis le compte d'un chanteur, d'une chanteuse, d'un groupe, c'est juste pour être tenu au courant en avant-première de l'annonce de leur future tournée pour avoir la possibilité de les voir en concert et d'avoir une place. C'est la seule raison. RM, il me porte chaque jour depuis le 23 janvier. Pourquoi cette date ? On va revenir un peu en arrière. et je vous promets, c'est la dernière fois qu'on va revenir à mes 25 ans. On m'a diagnostiqué un cancer du sein. Ça sera le sujet de mon épisode 3. Comme vous pouvez vous en douter, c'est un sujet qui me tient énormément à cœur. 25 ans, on me diagnostique un cancer du sein. Donc ça vous donne des explications de pourquoi le mois de janvier est un mois où j'ai mes examens de contrôle puisque ces examens de contrôle servent à détecter si ce cancer ne reviendrait pas. pas. Et aussi ce qu'il faut savoir c'est quand vous avez un cancer du sein, donc moi le mien était hormonal, on vous suit aussi pour voir si vous n'avez pas un cancer. de l'utérus parce que c'est assez lié, parce que ça peut être un cancer hormonal aussi, qui va se développer. Le mois de janvier, vous avez compris, c'est mes examens de contrôle. Jusqu'à l'année 2023, je faisais mes examens. Quand vous allez à un rendez-vous médical, vous n'avez pas trop envie d'y aller, surtout quand vous êtes très pudique comme moi, malgré le fait que maintenant, il faut se le dire, quand vous avez un cancer du sein, votre poitrine, vous avez tout l'hôpital et plein d'hôpitaux de la région qui les ont vus. Je reste quand même très pudique. Beaucoup plus sur le reste du corps, en fin de compte. Forcément, quand tu rentres dans l'hôpital pour faire les examens, tu te mets un peu en mode automatique. C'est une manière de mettre un peu tes émotions de côté, de ne pas trop te focaliser sur ce que tu vas faire, ce que tu vas montrer. Tu te coupes un peu de tes émotions et de ton corps. Jusqu'à janvier 2020, les examens, ce n'était pas un poids pour moi, c'était même rassurant. J'ai réalisé la chance que j'avais d'avoir ces examens. à faire tous les ans parce que je suis encore sous ALD, donc affection de longue durée, puisque comme j'ai eu mon cancer à l'époque, maintenant malheureusement ça l'est beaucoup moins. Mais à l'époque, un cancer du sein à 25 ans, c'était considéré comme très jeune. Ça, on me l'a bien fait sentir et on me l'a fait sentir encore. C'est pas toujours, je vous avouerai, très appréciable. Je suis sous une hormonothérapie, donc je suis sous médicaments. J'ai eu le maximum de 10 ans de traitement. Il ne me reste que quelques années. Tous les jours, je me prends un cachet qui peut paraître anodin, mais j'en parlerai beaucoup plus lors du prochain épisode. Donc, j'ai ce traitement. Et comme j'ai ce traitement pendant 10 ans, je suis sous ALD pendant 10 ans. Donc, l'avantage, on ne peut pas dire le contraire. De ce côté-là, j'ai une chance incroyable d'être en France et d'avoir mes examens de contrôle gratuits tous les ans. C'est un point en moins, c'est des frais en moins. Surtout que je suis suivie dans une clinique qui a un pôle spécialisé du cancer du sein. Donc, ce n'est pas un hôpital public. Donc j'ai des dépassements d'honoraires puisque j'ai encore ce traitement. Après, au bout de 10 ans, quand mon traitement s'est terminé, je serai plus aux ALD. Ça sera une autre histoire. Mais au moins, les 10 premières années, c'est quand même, en tout cas, c'est mon avis personnel. C'est quand même assez rassurant d'avoir ces examens. Même si, bien sûr, c'est toujours un peu stressant. L'année 2023, je fais mes examens de contrôle. Tout se passe bien. Il me reste l'IRM. Quand vous faites un IRM, une fois que vous avez fait l'examen, vous retournez dans la salle d'attente et vous attendez que le radiologue, le médecin qui vous a fait l'examen, vous appelle pour vous parler des résultats. Le radiologue que je connais très bien, puisque c'est lui qui me suit depuis le début, m'invite à rentrer dans la pièce pour me parler des résultats. Si vous connaissez, il a fermé la porte. Vous savez que c'est une mauvaise nouvelle, en tout cas pas très bonne. Donc je vous avouerai, dès qu'il a fermé la porte, j'ai eu les larmes aux yeux. Alors ça peut paraître normal, mais pour moi c'est pas anodin. je suis quelqu'un d'émotive, qui peut pleurer facilement, mais pour les autres. Je suis très embatique et je suis très sensible à la douleur, la tristesse, aux émotions des autres. Et ça m'arrive des fois de pleurer parce que je sens que la personne en face de moi est triste. Alors elle, elle ne pleure pas, mais je sens sa détresse. Mais quand c'est la mienne, je ne vais pas pleurer facilement parce que j'ai toujours appris à me débrouiller en partie par moi-même et parce que je pense que ça va avec ma personnalité, mon caractère, mon éducation. plein plein de choses. Quand c'est moi, c'est moins grave. C'est pas grave. C'est comme j'ai dit dans l'épisode précédent, je manque peut-être de l'estime de moi-même. Ça c'est certain, j'en ai presque pas. Mais j'ai confiance en moi dans le fait où je sais que je vais toujours tout faire pour m'en sortir, quelles que soient les preuves. Le fait que j'ai tout de suite les larmes aux yeux, c'était quand même pas anodin. Il l'a tout de suite senti et il a tourné l'écran pour m'expliquer qu'ils avaient vu. Et d'ordinaire, je pense que vous, c'est pareil, la plupart, je pense qu'on est dans ce cas-là. Quand on me montrait un examen, une radio, un IRM, une échographie, une MAMO, quoi que ce soit, et qu'on me disait, vous voyez, là, vous avez une lésion, un nodule, une grosseur. Souvent, moi, ce qu'on me montrait, je trouvais que ça allait bien dans l'ensemble du paysage. En fait, ça allait bien avec le reste de la photo. Ça avait l'air d'être la même texture, la même forme, la même couleur. Par contre, il y a des trucs que je remarquais, qui avaient l'air de sortir du lot. Et quand je leur demandais ce que c'était, c'est quelque chose qui est normal dans notre corps. Mais là, il n'a rien eu à dire. Je le voyais, ce trait blanc, comme si quelqu'un avait pris du type X et avait fait un trait blanc. assez grands qui traversaient tout mon sein. Vraiment blanc brillant. Donc, c'est-à-dire, vous voyez ce que c'est. C'est fumé, estompé, c'est dans les fonds gris, noir. Et là, vous avez quelque chose de net. Et si blanc qui traverse tout votre sein, qui est bien brillant. Je l'ai vu cette lésion. Tu n'as pas besoin de me le dire. Je la vois. Et donc, il m'explique. On a remarqué qu'il y avait cette lésion du sein qui avait été opéré. On a deux options. Effectivement, alors, je ne sais plus exactement dans quel terme il a dit, mais généralement, ils évitent de dire ça. Je vais le dire avec mes mots. Ou c'est une rechute. Le cancer est revenu. Ou alors, on a changé d'IRM, d'appareil, et celui-ci, comme il est beaucoup plus performant, c'est une ancienne lésion que vous aviez depuis le début, mais qu'on n'avait pas repéré avec l'ancien appareil, mais qui m'a dit, pour moi, ce serait plutôt la deuxième option. Mais pour être sûre, je vais vous faire reprendre rendez-vous et vous allez revenir dans deux semaines. Le rendez-vous se finit, je sors de l'hôpital. Pour la première fois de ma vie, j'ai eu cette sensation. du sol qui s'écroulait et que j'étais dans de l'eau noire. Alors, ce qu'il faut savoir en plus, c'est que j'ai peur de l'eau quand je vois pas le fond. Je peux aller dans une piscine et c'est une piscine un peu profonde, donc le fond est un peu plus foncé. Ça va me faire peur. Par exemple, j'ai une piscine près de chez moi, c'est une piscine à vagues. Et donc vous avez des grilles puisque c'est par là que le mouvement est créé. Elles me font peur ces grilles, c'est un peu plus foncé. Les lignes noires des piscines, maintenant c'est beaucoup moins le cas, mais pendant très longtemps j'en ai eu peur. Et fun fact, j'ai fait de la natation et en compétition, et c'est mon sport favori. Mais c'est comme ça, j'ai peur quand je ne vois pas le fond de l'eau, c'est foncé. Bon j'ai beaucoup travaillé sur cette peur, parce qu'il faut savoir que j'ai travaillé sur pratiquement toutes mes peurs. La seule manière pour moi de travailler sur ces peurs, moi je l'ai fait avec la manière fausse en fait, si de l'affronter. Donc j'avais vraiment cette sensation que d'un coup je me suis retrouvée dans un cauchemar. J'ai deux cauchemars récurrents et j'ai un cauchemar qui est que je suis dans une eau noire, noire d'encre, comme si j'étais dans de l'encre des Chines, et que je suis entourée de rochers gris foncés. Je nage dans le vide, je fais du surplace, je m'épuise. Et le seul moyen de m'en sortir, c'est de sortir, parce que je peux sortir de ce cercle de pierre, mais pour ça, il faut que je mette la tête sous l'eau et que je nage pendant un moment sous l'eau. Et dans mon cauchemar, ça m'est déjà arrivé d'aller jusque là. Je vois tout ce qu'il y a sous l'eau. Énormément de poissons, d'animaux. Et en fait, je pense que c'est ça, c'est la peur de l'inconnu. Je ne vois pas ce qu'il y a sous l'eau, je ne vois pas ce qu'il y a sous mes pieds. Et c'est ça qui me fait peur. Donc c'est comme si je revenais dans mon cauchemar. C'est après la fin de ma vie que j'ai cette sensation du sol qui s'enlève de sous mes pieds. Et là, tout de suite, je ne sais pas si c'est un instinct de survie, j'en sais rien. puisque je n'avais jamais ressenti ça de ma vie. Mais tout de suite, je me suis rendue compte. que pour la première fois de ma vie, en tout cas en toute âme et conscience, je ne serai pas suffisante à moi-même, que je vais avoir besoin d'autre chose, que là je ne serai pas assez forte pour me soutenir moi-même. Et quand je vais pas bien, moi j'appelle ça des systèmes de défense, ça n'a rien à voir avec les mécanismes de défense que vous pouvez voir en psychologie. Alors je tiens à préciser, je ne suis pas du tout dans ce domaine, je ne vais pas rentrer dans ces notions-là parce que je ne veux pas me fourvoyer, vous fourvoyer, dire des choses qui sont fausses. Mie. Et personnellement, moi, j'appelle ça des systèmes de défense. C'est-à-dire que quand vous n'allez pas bien, vous ressentez une émotion trop forte, vous allez des fois aller vers des choses qui, vous, vous pensez que ça vous réconforte, ça vous fait du bien. Donc, ça peut être la nourriture. Il y en a, ils vont avoir des addictions comme la cigarette, l'alcool, les drogues. Ça va être les jeux vidéo, la lecture. C'est vraiment le refuge. Et ce n'est pas forcément toujours du négatif. Je pense que c'est comme tout, il y a du bon et du pas bon. en dehors de l'alcool, la cigarette. De manière à partir du moment que quelque chose est une addiction, même si de base ça peut sembler être sain, ce n'est pas bon. Mon système de défense principale, quand je ne vais pas bien, je vais aller marcher avec la musique à fond. Ah oui, on revient toujours à la musique. Là, je ne pouvais pas. C'était l'hiver, on était en janvier. Il était tard, il faisait déjà nuit depuis bien longtemps. En plus, mes parents m'attendaient. Ils savaient que je faisais les examens. Ils allaient me poser des questions, me demander comment ça allait. Et je ne voulais absolument pas qu'ils sachent. Ça allait les inquiéter pour rien. Je ne voulais pas que pendant ces deux semaines-là, ils me posent des questions auxquelles je ne pourrais pas répondre. Je ne voulais pas qu'ils nourrissent le « et si » qui tournait déjà en boucle dans ma tête. Et si le cancer revient ? Il sera forcément plus agressif, puisque ça, on me l'a dit dès le début. Ça, on me l'a bien fait comprendre. J'ai malheureusement beaucoup de chance qu'il revienne. Et quand il va revenir, il va être beaucoup plus fort et beaucoup plus agressif. Et ce ne sera pas aussi facile. Je parle de mon expérience personnelle, consentante. Mon protocole de soins. Je considère personnellement qu'il a été facile et que j'étais extrêmement chanceuse. Et ça sera pas le même cas. Et qu'est-ce que seront les conséquences ? Et puis ma famille, je vais encore leur faire la peine, ma maman, tout ça. Donc le « et si » était déjà en boucle dans ma tête, forcément. Même si, au fond de moi, j'avais quand même mon instinct qui me disait « je pense qu'il est pas revenu et que c'est vraiment parce que c'est un nouvel IRM, mais je ne peux pas le savoir » . et je ne voulais absolument pas me dire bon, en fait, il n'est pas revenu. Parce que si jamais on m'apprend qu'il revienne, je serais tombée de haut et là, ça serait arrêté encore pire. Donc, entre l'hôpital et chez moi, j'ai à peu près 20-30 minutes de voiture. Ce qui est parfait, puisque ça me permet de mettre la musique à fond, de me vider la tête. Avant et après les rendez-vous, c'est génial. Je suis toute seule, je suis dans ma bulle. Je mets un point d'honneur. Ma maman a mis du temps à le comprendre. J'ai besoin d'être toute seule. Et là, je bénissais le fait d'être toute seule. Vraiment. parce que je n'avais pas à gérer les émotions de quelqu'un d'autre. Je n'avais pas à m'inquiéter pour quelqu'un d'autre. La seule personne que j'avais à gérer, c'était moi et c'était largement suffisant puisque là, comme je vous ai dit, même pour moi-même, je n'étais pas suffisante. Et il y en a, ils diront peut-être, oui, mais tu aurais peut-être le soutien de tes proches, ça t'aurait peut-être aidé. Ça dépend comment vous fonctionnez. Pas pour moi, très sincèrement. Donc pendant ce trajet en voiture, je me suis tout de suite mise à réfléchir à pleine balle. Je cherchais la meilleure option pour m'évader parce que je savais que là, c'est deux semaines où je vais être dans la tente. J'aurais beaucoup travaillé. Je me serais noyée dans le travail. Donc pendant les journées, ça aurait été. Mais les soirées, j'aurais fait quoi en fait ? Ça aurait été très compliqué les soirées. Et là, il me fallait vraiment un échappatoire. Là, je ne pouvais pas marcher. Je me suis dit, je ne vais pas lire un livre. Je ne vais pas être focus. Vraiment, je ne vais pas rentrer dans le livre. Ce n'est pas possible. Là, mon nez se tourne en boucle. Il faut que j'arrête cette trangaine. Mais comment ? Le film, c'est pareil. Je n'allais pas rentrer dedans. On en revient toujours à la musique. Je me dis, je vais écouter de la musique. Ah oui, mais le problème, c'est que... Il ne faut pas que ça soit sur mon portable. Parce que sinon, je vais regarder les notifications, j'allais sur les réseaux, ça va. C'est pas bon. Il faut que mon portable, je le laisse de côté et que j'écoute la musique sur ma chaîne FI. Coute un album. Sauf que mes albums, je les connais tous. Et comme je les connais tous, je vais être moins focus. Ça va peut-être fonctionner un temps, mais au bout d'un moment, je vais complètement m'évader et je vais retourner dans les méandres de mes pensées. Il me faut de la nouvelle musique. Un artiste, une artiste, un groupe, quelqu'un que je ne connais pas. Que ce soit la découverte et que je suis obligée d'être focus, concentrée sur cet album. Sur mon chemin du retour, j'ai un Cultura. C'était l'occasion, il était tard, mais pas suffisamment pour que le magasin soit fermé. Donc je m'y rends, je vais au rayon musique. Je fais tout le rayon, aucune idée de ce que je vais prendre. Je parcours les rayons, juste en me laissant aller, en me disant, bon, on va laisser l'instinct se faire. Je m'arrête sur le packaging d'un album. C'est un coffret plutôt, qui est blanc, avec écrit un peu comme un espèce de papier gaufré très simple, avec écrit juste quelques mots dessus. Et en gros, ce qui avait marqué, c'est écrit en anglais, mais c'était marqué en gros. Cet album, vous pouvez l'utiliser comme bon vous semble. Écoutez-le sous la douche, pendant votre balade à vélo, dehors, dans votre voiture. C'est tout simple, mais je ne sais pas, ces mots m'ont porté. Et en fait, j'avais l'impression, en toute humilité, que j'aurais pu tout à fait écrire ce texte. En fait, cette préface d'album, je me suis dit, vas-y, c'est celui-là, je vais l'acheter. Je veux quand même regarder, c'est qui ? de qui c'est en fait. Là je me rends compte que je suis dans le rayon K-pop, un rayon où je ne suis jamais allée de ma vie. J'avais jamais écouté de la K-pop à ce moment-là et là je vois que c'est RM. RM je connaissais rien de cette personne. La seule chose que je savais c'est que c'était le leader de BTS et que c'était un rappeur. C'était les deux seuls infos que j'avais. Je savais même pas à quoi il ressemblait, ce qu'il chantait BTS je connaissais à peine, je connaissais Dynamite et Butter qui sont les chansons très commerciales pour promouvoir le groupe mais en vrai qui ont rien à voir avec les autres chansons et qui sont si je ne dis pas bêtise pratiquement les seuls qui sont complètement en anglais. Je ne parle pas de leur collaboration, parce que même la collaboration avec Coldplay, My Universe, ils chantent en coréen. Donc je me suis dit, non, tu ne vas pas l'acheter. C'est débile. Tu n'aimes pas le rap, quelle que soit la langue. Il doit sûrement chanter en coréen. Tu ne sais même pas à quoi il ressemble le coréen. Tu ne l'as jamais écouté. Ça se peut que tu vas détester la langue. Tu ne le connais pas, c'est de l'argent foutu en l'air. Tu ne vas pas l'acheter. J'ai refait le tour du culture. et je me suis dit non, il faut que je reparte avec. Je ne sais pas pourquoi, il faut que je reparte avec. Autant vous dire que le reste du trajet, j'ai pas arrêté de me torturer l'esprit, mais au moins la renguette de « et si ce cancer allait revenir » n'existait plus. Puisque là, j'étais en mode « mais t'es bête, t'as foutu ton argent en l'air, t'as acheté un album, c'est du rap coréen, tu vas mettre l'album à la seconde main, mais tu vas détester le truc » . Je rentre chez moi, arrive le moment où je peux mettre l'album, je le mets dans ma chaîne Efi, à la première note. Je comprends que c'est style jazz. Et je dis « ah, si c'est style jazz, moi ça me va en fond, c'est la seule chanson qui a un peu du jazz » . Mais je me suis dit, ah, je ne sais pas pourquoi, mais je pense que je vais aimer cet album. L'album passe. J'aime beaucoup, énormément. Il chante autant en anglais qu'en coréen. Eh bien, ça ne me pose pas de problème. Je trouve que c'est deux langues qui se marient extrêmement bien ensemble. Je trouve que c'est très harmonieux. C'est très beau. Je suis sous le charme. Il a dix chansons. La neuvième chanson commence, qui s'appelle Wildflower. Première note de cette chanson arrive. Et là, mais j'ai eu le coup de cœur de ma vie. Le coup de foudre. de ma vie. Réellement, artistiquement, j'ai tout de suite compris cette chanson et cet album allaient faire la différence dans ma vie. J'avais jamais ressenti ça. Et ça m'a trompée. Pendant des mois et des mois et des mois, je n'écoutais que cet album. Pendant des jours, je n'écoutais que cette chanson, White Flower. Et je ne me posais pas de questions. J'écoutais que ça. Vous n'imaginez pas comment ça m'a aidée à faire passer ces deux semaines. Parce que j'étais obnubilée par cet album, par cette chanson. que j'écoutais tous les matins en partant au boulot dans ma voiture. C'est un lecteur CD. Le matin, je me levais, j'écoutais. Donc l'album s'appelle Indigo. Je l'écoutais sur mon portable. Je prenais le CD, je l'embarquais dans ma voiture, je le mettais le temps du trajet. Ma journée au travail se passait, je repartais, j'écoutais à nouveau l'album dans ma voiture. Et après, je prenais le CD pour le ramener chez moi pour l'écouter dans ma chambre, dans ma chenille fille. J'étais obnubilée par cet album. Et je n'ai pas cherché à comprendre pourquoi. Vraiment pas. J'ai pas été... Plus loin, pendant des mois, je ne faisais que d'écouter cet album sans me renseigner sur l'artiste, sans regarder les clips, sur voir qu'est-ce qu'il avait fait d'autre. C'est à partir de ce jour, le 23 janvier 2023, que RM, dès ce premier jour, m'a porté. Puisque déjà, parce qu'il m'a aidée à traverser cette épreuve de ces deux semaines d'attente. Je n'ai pas fait de rechute, effectivement. C'était bien le fait qu'en vrai, elle m'était beaucoup plus puissante que le précédent et que c'était une ancienne lésion, puisque en regardant plus précisément mes examens, en refaisant tous les examens anciens, c'est pour ça que c'est très important de garder, si vous avez une maladie, un cancer, une ALD, une maladie sur le long terme, c'est vraiment très important de garder tous vos examens. Parce que là, ça leur a permis de voir sur un ancien examen que la lésion, on la voyait, mais était minuscule. C'était vraiment une toute petite trace blanche. Vraiment, c'était très, très, très minuscule, qui était... Pas facilement visible. Mais comme là et là, ils se sont focus dessus, ils l'ont vu. Donc après ces deux semaines, forcément, vous vous en doutez, ça allait beaucoup mieux. Enfin, c'est ce qu'on aurait pu penser. Sauf que, et ça, j'ai mis énormément de temps à le comprendre, je l'avais compris avant de faire mon burn-out, donc il y a un an et demi, ça m'a fait un choc émotionnel. Pas énorme, pas le choc émotionnel visible, mais ça a commencé à faire un choc émotionnel. Et je pense, très sincèrement, c'est à partir de ce moment-là que j'ai mon burn-out qui a commencé à se créer et s'installer. puisque j'ai commencé à avoir une perte de sens. J'ai commencé à me questionner sur mon travail qui me plaisait, mais que ce n'était pas ce que je voulais faire au départ. Ce n'était pas lié à mes études, ce n'était pas lié à mes passions, à mes aspirations tout simplement, même si j'adorais mon travail. Et en fin de compte, c'est en écoute d'un album indigo de RM, avec les mois à venir, en creusant les chansons, les paroles, surtout celles de Wildflower, c'est de comprendre pourquoi cette musique, je l'aimais autant. malgré le fait que les trois quarts des paroles je les comprenais pas parce que c'était en coréen c'est en écoutant les chansons, en lisant les paroles et en essayant de mieux comprendre ce qu'il essayait de transmettre et de partager, puisqu'il partage vraiment son ressenti, ses émotions que ça m'a aidée à comprendre ce que j'étais en train de vivre ça a mis du temps mais grâce à sa musique, grâce à Indigo à cette époque je me suis rendue compte que j'étais en train de me perdre que ce 23 janvier 2023, que je l'accepte ou non j'avais vécu un choc émotionnel, ça avait fait une rupture dans ma vie et que oui j'ai commencé à me perdre Merci. parce que je commençais à remettre en question toute ma vie. Puisque forcément, quand vous avez une rechute, vous vous posez la question que vous vous êtes posée la première fois qu'on vous annonce que vous avez un cancer. On vous annonce rarement réellement à quel stade vous êtes. Alors, vous vous en doutez en fonction de comment les médecins réagissent, quels examens, à quelle fréquence on fait et le protocole qu'ils vont vous donner. Mais au tout début, quand on vous l'annonce, et encore, on ne vous dit pas le mot cancer, vous ne savez rien. Vous savez juste que vous avez un cancer. Mais vous ne savez pas ce qui se passe dans votre corps. Et donc, vous êtes... forcément vous posez la question et si je meurs maintenant, qu'est-ce que je fais ? Qu'est-ce qui me manque dans ma vie ? Et qu'est-ce que je vais faire si on me dit qu'il ne me reste que quelques mois ou un an ou deux ans ? J'ai commencé à vouloir me reposer la question de cette rechute et puis surtout que si là j'ai un nouveau protocole de soins avec de la chimio, qu'est-ce que je fais de ma vie ? Ainsi je me perdais, j'avais une perte de sens je me rendais bien compte j'avais mis de côté énormément de choses dans ma vie depuis ce cancer, que je m'étais plongée dans le travail J'ai des proches qui me l'avaient dit. Comme je vous disais, moi, mon objectif, c'était d'acheter ma maison. Il fallait que j'aie le plus d'argent possible. À nombreuses reprises, je me suis demandé si c'était nécessaire que je m'achète une maison en fin de compte. Si on m'annonçait que j'avais que quelques années ou quelques mois, je ne sais pas. Est-ce que c'était bien nécessaire de faire ça ? Donc, je me suis plongée dans le travail. Plongée aussi, tout au début, dans le monde de Disney. Petite, comme beaucoup, j'adorais les dessins animés Disney, j'adorais les chansons. mais sans plus, c'est-à-dire... petite, j'ai pratiquement jamais été à Disney. Je m'en moquais d'avoir des produits dérivés Disney. Juste quand il y a un nouveau Disney qui sortait, j'allais le voir. C'était le rituel avec ma sœur, ma mère, mes parents. Et j'écoutais les musiques parce que j'adorais et c'est tout. Mais là, c'est devenu tout un monde pour moi. Et c'est pas parce que c'était Disney en soi, c'est parce que c'était ma manière de renouer avec mon enfant intérieur. Je pense qu'il avait cet enfant intérieur et je sais pas s'il avait plus besoin de moi que moi que j'avais besoin de lui. Je crois qu'à ce moment-là, c'est moi qui avais besoin de cet enfant intérieur. Et c'est pour ça que je me suis plongée dans ce monde. Et donc, j'étais focalisée sur ça. En 2023, j'étais déjà beaucoup moins sur Disney. Ça m'a donné la réalité dans quelle situation j'étais, où est-ce que j'en étais réellement dans ma vie. Et ça, je m'en suis rendue compte grâce à la musique d'RM, à son état d'esprit, à son compte Instagram, puisque j'ai commencé à écouter ce que, en tout et pour tout, à l'heure actuelle, il a quatre albums. Alors, ils vont me dire que les deux premiers, c'est des mixtapes. Pour moi, c'est quatre albums. et donc j'ai écouté ses albums précédent. Indigo, c'était le troisième. Le quatrième n'était pas encore sorti à ce moment-là. Donc en écoutant sa musique, ses pensées, en regardant ses discours, ses écrits, son compte Instagram où il partage beaucoup de choses de ce qu'il aime. Donc c'est quelqu'un qui est un passionné d'art, c'est un grand collectionneur d'art. C'est quelqu'un qui est un passionné de lecture. Il lit surtout des livres de psychologie, philosophie, de sociologie, d'art. Il partage beaucoup de textes de ses livres. Très vite, comme je disais donc j'ai eu coup de foot pour son album, mais plus j'apprenais à le connaître, plus j'étais attirée par lui. Je dis attirée, je sais pas trop comment le dire. J'ai jamais été attirée par un artiste, par quelqu'un, et je comprenais pas. J'ai jamais été comme ça, et donc j'essayais de comprendre pourquoi. Pourquoi je ressens pas ça pour Tal Heur Suivre ? Pourquoi je ressens pas ça pour Céline Dion ? Alors que c'est deux femmes extraordinaires, dont j'adore l'état d'esprit. Je ne sais pas pourquoi lui en fait. Pourquoi lui et pas un autre ? Ou pourquoi que lui ? Je me suis rendu compte que je l'admirais énormément pour tout ce qu'il a entrepris et ce qu'il entreprend. Après, ce n'est pas le seul, mais il a beaucoup d'intérêt que j'ai également. Donc forcément, ça rapproche. Je me suis rendu compte qu'il y a des aspects de sa vie. Ce n'est pas de la jalousie, puisque en toute honnêteté, et là, je ne suis pas dans le déni, la jalousie, c'est une émotion, un sentiment qui m'est complètement étranger. Il voulait sa vie, pas toute sa vie. Par exemple, le côté idol, connu, le côté musique, non. Je ne voulais pas tout ça. Mais plutôt de sa vie, on va dire un peu plus personnelle, liée à l'art et à tout ce qu'il a entrepris, ce qu'il entreprend. Oui, je me suis rendu compte qu'en fait, c'est ça qui me plaisait beaucoup. C'est parce que c'est des choses que je voulais faire pour certaines ou un milieu où je voulais être plus ancrée. Ça m'a rappelé qui j'étais en apprenant à le connaître. Laisser tomber, comme je vous avais dit, tout ce qui était créatif, mais pas que ça. J'allais... pratiquement plus faire des musées. Je ne m'intéressais plus à l'art, je ne lisais plus de magazines, plus de blogs, rien du tout. J'allais laisser tomber tout ça parce que j'étais dans un milieu, au niveau de mon travail, j'étais plutôt dans la logistique. C'est un métier qui demandait quand même des choses créatives, puisque je m'occupais des réseaux sociaux, il fallait faire beaucoup de marketing, mine de rien, un peu de déco, ce genre de choses. Je me suis retrouvée dans un milieu et avec des collègues qui ne se n'ont pas du tout d'intérêt pour ça. Et mes amis, qui étaient dans le milieu de la mode et milieu artistique, quittaient ces milieux au fur et à mesure. Pareil, j'avais moins de conversations sur ça. Et c'est là que je me suis rendue compte que ça me manquait, cette personne. Cette facette me manquait énormément. Et que je m'étais voilée la face en me disant que je pouvais vivre sans, que finalement je n'étais plus cette personne et que j'étais devenue quelqu'un d'autre. Bon, c'est aussi lié, ça je n'ai pas rentré dans les détails, mais avec ma famille. J'avais l'impression que c'était plus responsable de faire ce travail et d'être focus sur des choses que sérieuses. Et vraiment juste me focus à gagner plus, travailler plus pour gagner plus. Vous connaissez tous cette phrase qui est loin d'être une vérité. Et pour cette maison, je n'ai aucun regret sur cette période de ma vie. Je suis même très contente. Comme je le disais, j'ai adoré ce travail. Ça m'a fait énormément évoluer et grandir. Ça m'a permis d'avoir ma maison. Ça, c'est une chance. incroyable, pas que de la chance puisque j'ai forcément beaucoup travaillé pour, j'en ai conscience. Pourquoi ce 10 juin 2025 ? Donc aujourd'hui, c'est assez important pour moi parce que mon artiste favori qui me porte, je le dis en fait, c'est mon inspiration. C'est ma meilleure inspiration parmi toutes les personnes que je connaisse ou tous les artistes que j'admire. C'est vraiment mon inspiration, c'est ma muse et donc je suis extrêmement contente qu'il revienne. Alors même si pendant son service militaire, il a été quand même assez actif, il a sorti un nouvel album qui est sorti, mais comme Indigo, il est sorti au moment parfait. Il est sorti au moment où je faisais mon burn-out et cet album s'appelle Right Place, Wrong Person. C'est tellement lié au syndrome de l'imposteur, à sa place dans le milieu, dans le monde. Il questionne beaucoup cette question du vrai et du faux, du bon-mauvais endroit, de la bonne personne-mauvaise. personnes, de la bonne temporalité, la mauvaise. En plus, c'est un album où il y a un peu plus de rage dans la manière dont il chante, où il revendique beaucoup plus de choses, où tu sens qu'il libère beaucoup plus sa parole. C'est moins lisse que dans Indigo. Oh là là, mais il est tombé à point nommé, en fait, au moment où j'en avais besoin de cet album, comme Indigo. Vraiment, l'artiste qui me porte, donc je suis extrêmement contente qu'il revienne, parce que plus j'apprends à le connaître, plus je le découvre, plus il m'inspire et plus ça m'aide à me comprendre. Alors moi, maintenant, que j'arrive un peu plus à me faire ma propre introspection. Vous comprenez un peu mieux pourquoi le 10 juin 2025, c'est une date symbolique, bien entendu. Ça veut dire qu'officiellement, il va reprendre ses activités avec BTS et avec sa carrière. en solo et croisons les doigts avec un peu de chance, pas avec un peu de chance, avec énormément de chance, je vais pouvoir voir un de leurs concerts enfin. Sait-on jamais un concert de lui en solo ou une tournée parce que si vraiment là je devais choisir qu'un seul artiste à avoir en concert, bon c'est facile j'ai vu ta leur suite depuis mais j'ai toujours pas vu Céline Dion donc ça compte, je t'en prie ne serait-ce qu'une fois. La musique c'est incroyable quand même ce que ça peut nous apporter, l'art de manière générale, on en a besoin dans la vie. Et donc je vais me poser la même question. que je me suis posé à l'épisode précédent. Si je n'avais pas acheté cet album Indigo de RM, est-ce que je m'en serais sortie ? Bien sûr. Mais là, très sincèrement, je suis beaucoup moins optimiste que pour mon burn-out. Je pense que je n'aurais pas commencé à faire ce travail d'introspection. Je ne sais pas de quelle manière, mais ça aurait été beaucoup plus rapide. Le burn-out, mes problèmes de santé. Quand je dis problèmes de santé, je ne parle pas de mon cancer. Je parle du cancer que j'ai eu. J'ai des errances médicales liées. pas au traitement, c'est toujours la question, mais ces problèmes de santé, j'en aurais beaucoup plus, ça aurait été beaucoup plus fort, tout aurait été beaucoup plus violent. Mais c'est vrai que la musique, comme je disais, c'est mon moteur, mais c'est toujours ce qui m'a aidée à ressentir les choses. Alors, il n'y a pas que ça, il y a les films, les livres, je peux pleurer sans aucun problème en lisant un livre, sans aucun problème en regardant un film, même si je le connais, que je l'ai déjà vu 15 milliards de fois, je peux pleurer à la même scène, qui est une très bonne chose et normale. Forcément, ce cancer est lié en grande partie à mon burn-out, puisque comme je disais, ça crée une charge mentale médicale. J'ai encore des errances médicales. Quand vous enchaînez les rendez-vous, depuis mon cancer, j'enchaîne pas mal de rendez-vous, je vois plein de spécialistes différents. Financièrement, même si je vous ai dit que je suis sous ALD, il n'y a que mes examens de contrôle qui sont payés. Le reste, comme ce n'est pas reconnu du fait que ça soit lié directement au traitement, je paye. Et donc, c'est un sacré budget. Ce qu'il faut savoir, c'est quand même savoir, depuis que j'ai eu mon cancer, j'ai quand même pas mal d'argent pour essayer de trouver c'était quoi ces errances médicales, essayer d'avoir un meilleur confort de vie suite à tous ces effets secondaires, ou en tout cas une partie. Quand je prenais deux semaines de vacances, je ne partais pas. J'enchaînais les rendez-vous médicaux, que ce soit à l'hôpital ou avec les différents spécialistes, ou avec l'équipe médicale, ou avec qui que ce soit, où je cherchais de nouveaux médecins, faisais des recherches sur potentiellement, qu'est-ce que j'ai, et c'était encore le cas. Moi maintenant, oui, je pense que ça joue beaucoup. On parlait lors de l'épisode précédent que souvent le burn-out amène une fatigue cognitive, mais cette fatigue cognitive a aussi amené au burn-out. très clairement je pense qu'avec mon cancer à un moment donné je me suis fait de mes émotions quand je vous dis quand je rentre dans l'hôpital et que je me mets un peu en mode statut coupage d'émotions sur le long terme forcément ça a des conséquences la fatigue physique j'en parlerai plus précisément lors du prochain épisode ça c'est fortement lié au cancer et bon je veux pas dire de bêtises mais il me semble d'autant plus au cancer du sein il y a une dissociation du corps qui se crée donc fatigue physique aussi et comme je vous disais je n'ai qu'à mon bernoult j'étais pas du tout à l'écoute de mon corps. J'ai toujours considéré que c'était une machine, un robot. Je lui dis ce qu'il a à faire, il le fait, point barre. Il souffre un peu, il a un peu du mal, on y va, on force, tu vas y aller, tu peux le faire. J'ai toujours été comme ça avec mon corps. Mes émotions, je pensais très sincèrement que je les écoutais beaucoup plus que ce que je suis en train de réaliser. J'étais pas non plus trop coupée de mes émotions et je les écoutais donc forcément, ça a amené au burn-out et comme je vous disais, avec ce mois d'examen, il y a eu cette... cette perte de sens qui a été l'élément déclencheur. Ça, j'en ai conscience depuis longtemps. Ce jour-là, vraiment ce 23 janvier 2019, il y a eu ce déclencheur de cette perte de sens. Comme d'habitude, ça n'engage que moi. C'est une très bonne chose. Je pense que ça a été un coup de fouet pour me réveiller, un peu comme si on m'enlevait un peu de mon corps. J'étais au-dessus de ma vie et qu'on me montrait un peu ma vie en disant « T'as vu ? T'as vu ce que t'es en train de faire ou ce que t'es pas en train de faire depuis des années ? Penses que cette vie-là te satisfait ? » Mais pas entièrement. Là maintenant il est temps que tu ailles chercher ce qui te manque. Et tu peux faire mieux, tu peux avoir mieux. parce que t'en as envie. Et ça, je suis en train de l'apprendre et je commence à accepter parce que je le mérite. Et je pense que je vais vous laisser sur cette phrase parce que pour vous, ça ne veut pas dire grand-chose. Forcément, vous n'êtes pas dans ma tête, dans ma vie. Mais avoir dit cette dernière phrase et utiliser le mot « mériter » en parlant de moi, vous n'imaginez pas à quel point l'évolution sert. En tout cas, malheureusement, qui ont vécu un burn-out, je pense que vous pouvez réaliser ce que c'est de penser ce mot en parlant de soi-même. mais comme quoi on peut se relever et d'autant mieux parce que je me suis vraiment jamais aussi bien sentie de ma vie tant que j'ai jamais été vraiment mal avec moi-même donc à voir, on verra ce que je peux faire que je vais réussir à lancer je vais continuer dans cette lancée c'est fou ce qu'on peut changer, ne serait-ce que dans son état d'esprit c'est incroyable et c'est génial c'est ainsi que cet épisode s'est fini n'hésitez pas à aller faire un tour sur la page Instagram si ça vous a plu, si ça vous... parle ou si vous pensez que ça peut intéresser quelqu'un n'hésitez pas à partager ce podcast cet épisode à vous abonner au podcast à activer la petite cloche à vous abonner au compte instagram à venir échanger sous les posts ou les stories ou même en message privé je serais ravi d'échanger avec vous sur ce que j'ai abordé pas comme je les ai dit précédemment le but vraiment c'est de de partager sans utiliser des... termes scientifiques, des grandes notions. Ce qui compte avant tout, c'est vous, c'est votre être, le fait que vous soyez humain et c'est de partager votre ressenti et vos émotions. En vrai, si vous avez du mal avec ça, c'est tout à fait légitime, mais justement on peut aussi en parler. Le but c'est de partager, pas besoin de se poser de questions, c'est bien de s'en poser et parfois de ne pas s'en poser, c'est comme tout, il faut trouver un équilibre. Je vous souhaite à tous une bonne journée, bonne soirée et on se retrouve pour le prochain épisode le 10 juillet 2025. Prenez soin de vous.