- Speaker #0
Aujourd'hui, je reçois une figure incontournable de la nuit, celle devant qui on passe tous, sans jamais être sûr de rentrer. Je reçois avec moi, je suis très contente, le physio d'une des soirées les plus incontournables à Paris, la fête. Et j'ai avec moi l'icône de la nuit.
- Speaker #1
Arrêtez vos bêtises.
- Speaker #0
Isa !
- Speaker #1
Si tu me dragues déjà, plus que jamais, je ne vais pas réussir à aller au bout, je te le jure.
- Speaker #0
Je t'accueille avec des paillettes quand même.
- Speaker #1
T'es exactement dans le rescode, plus que jamais. J'ai envie de te demander combien vous êtes, mais là, avec tes beaux yeux, ça fait déjà trois. J'accepte, plus que jamais.
- Speaker #0
Écoute, on te drague de... On te drague de partout.
- Speaker #1
J'adore jeter.
- Speaker #0
Donc du coup, Isaac, à Paris, beaucoup, beaucoup de monde te connaît. En France aussi, je pense.
- Speaker #1
Et dans le monde en zergalexique certainement, mais on n'a pas encore de ressources pour le savoir totalement.
- Speaker #0
Je pense que certains aliens doivent avoir la rêve de tout très long.
- Speaker #1
J'embrasse d'ailleurs tous mes copains Spock. Mais du coup,
- Speaker #0
il n'y a pas grand monde qui sait d'où tu viens.
- Speaker #1
Ouais, bah écoute, je vais te le dire, je déroule, je déballe. Mais moi, je suis né en Eure-et-Loire, dans une toute petite ville qui s'appelle Nogent-the-King, Nogent-le-Roi. Il y a 4000 habitants et j'ai donc évolué par la suite en m'étendant vers Dreux et peut-être un petit peu Chartres plus que jamais, avant de choper mon baccalauréat L avec spécialité faculté cinéma. Et donc, j'ai passé le périph' avec mon baluchon.
- Speaker #0
Mais à la base,
- Speaker #1
je viens de ce tout petit village.
- Speaker #0
Comment tu as été réapparée du coup ?
- Speaker #1
Moi, c'était mon rêve d'expansion, je ne dirais pas de m'affranchir, mais de liberté. Et ça passait aussi par beaucoup de vie dans la rue et beaucoup d'opportunités par rapport à toutes les appétences que j'avais déjà un peu petites, peut-être trop. Alors moi qui tannais mes parents pour prendre le multivan. C'est ça, j'aimais moins toujours plus. Je tannais mes parents le mercredi après-midi pour prendre le multivan et m'emmener à Paris pour passer les castings mannequinats. Pour genre des pubs peut-être brûlées et tout ça. Donc une fois sur quatre, ils voulaient bien et ils m'emmenaient. J'adore. J'ai toujours un peu tiré la couverture pour essayer que mes parents me suivent dans toutes ces aventures-là et tout ça. Mais donc, ouais, ouais, non. j'avais envie de venir à Paris. de m'expandre, de réaliser mes rêves, qu'on va le dire sans doute, bien sûr.
- Speaker #0
Les rêves parisiens, on va le te dire. Oui, carrément. Et tu es en train un peu de les réaliser au final. Petit Wabsy, l'oiseau fait son rêve. On va y revenir, mais oui. Du coup, rien de ne te prédestiner à faire physio quand même d'une des boîtes de nuit les plus connues de Paris.
- Speaker #1
Ben non, pas du tout.
- Speaker #0
Qui est du coup La Fête. Aujourd'hui, c'est une vraie institution, La Fête, pour ceux qui ne connaissent pas. C'est l'une des boîtes les plus connues à Paris et en France, en vrai, on entend beaucoup parler. On entend aussi beaucoup parler de toi.
- Speaker #1
Ouais, c'est vrai.
- Speaker #0
Du coup, comment t'as atterri en tant que physio à la fête ?
- Speaker #1
Écoute, c'est hilarant, mais il s'avère que c'était août 84, je crois. Régine m'appelle. Je crois que c'est pas vrai. Mais en gros, moi, là-bas, j'organisais... Enfin, au tout départ, j'organisais une soirée tous les jeudis. Enfin, tous les jeudis. Un jeudi par mois à la Casbah, à Bastille.
- Speaker #0
Mais je connais très bien. Tu vois ? Voilà. J'adore. C'est Tom Gaze.
- Speaker #1
C'est Benjamin Belin et Aurélien. C'est bonjour, bonsoir, le groupe. Et moi, j'organisais une soirée un jeudi par mois. Benjamin Belin me dit, Isaac, tu ne veux pas faire un truc ? Et donc, j'organisais la gâterie Isaac, qui était la meilleure gâterie du mois. C'est moi qui la faisais. Tu avais une soirée à ton nom ? Oui, j'adore. C'est hilarant. En gros, le truc, c'était que j'invitais des copains DJ, c'était du disco et tout ça. Il y avait des cadeaux à gagner. En gros, quand tu prenais un verre, Il y a moyen que peut-être au hasard, il y ait une gâterie dedans. C'était un jeton de poker avec écrit Gatryzek. Et moi, je m'arrangeais pour que des marques m'envoient des petits cadeaux et tout ça à faire gagner aux gens qui, au hasard d'un vodka Red Bull, pourraient gagner la timbale. Donc ça, c'était il arrange.
- Speaker #0
J'ai gagné quoi du coup ?
- Speaker #1
Un jeton pour faire quoi ? Un jeton et un rêve ? En gros, il y avait un jeton. Et du coup, après, le serveur, le barman ou la barmaid choisissait un des cadeaux de la soirée. Donc il y avait des marques de sextoy, des marques de maquillage. Pour l'édition de Noël, il y a Lancôme qui m'avait envoyé tout plein de trucs. En fait,
- Speaker #0
tu étais hyper débrouillard. Tu trouvais un peu des sponsors de partout. Ça, c'était hilarant. J'adorais.
- Speaker #1
On a fait ça, je dirais, un an, un an et demi peut-être. Et moi, j'animais des karaokés, des blind-tests dans des restos et tout ça. Et un jour, Benjamin Belin m'appelle et me dit « Isaac, est-ce que tu ne voudrais pas faire Elvis Presley pour la soirée mariage à Las Vegas pour la Saint-Valentin ? » Au bisou ! Et moi j'ai évidemment dit oui, bien sûr, pento dans les cheveux, veston, cuir avec des franges. Elle m'enlève totalement. Elle m'enlève totalement. Et moi je t'en vais genre d'aller jouer.
- Speaker #0
Tu sais j'en vais des trucs de malade, des bandits.
- Speaker #1
Moi j'étais trop content, il y avait un petit cachet à prendre, j'y vais, je fonce à Paris-Licorne, moi je connaissais pas le bisou et tout ça. Et donc je m'y retrouve, j'entends toute cette musique incroyable que jusqu'alors je n'entends que dans mes oreilles. Et je marie des gens sous une arche de ballon, avec 4 chaises posées comme ça, et puis moi qui parmi la musique dit... Je vous déclare mari et femme unis par les liens de la night. Je me pose. C'est ça, à côté du DJ. Moi, je t'en fous du furieux, je trouve ça hilarant.
- Speaker #0
C'est génial comme travail, non ?
- Speaker #1
Trop drôle, je te jure. Et donc à un moment, j'en ai marre, j'arrache les ballons, je danse dans le club et tout ça, et en fait, je tombe amoureux du truc, quoi. Donc moi, je fais des 3 sur 3, jeudi, vendredi, samedi, à gogo et tout ça, à TI40. Et donc je me retrouve à être complètement adepte Du bisou à ce moment là Et je vais même tout seul Mes copains me disent Arrête qu'est-ce que t'as avec les bisous Je vous comprenais pas Il y a quelque chose qui me rattache à ce lieu J'entendais enfin toute cette musique disco Que j'aime du fond du coeur Depuis que je suis petit Et que j'ai jamais eu l'occasion d'entendre Jusqu'alors dans les clubs où je sortais
- Speaker #0
C'est vrai il y a eu un tournant Avant ça a été commercial, électro et disco Et là on est en plein dedans Ouais
- Speaker #1
et ce n'est pas pour nous déplaire c'est un peu ce que tu as c'est ça c'est ce que tu aimais du coup de battre ouais trop génial et donc moi je vis ce truc là et tout et un jour il s'avère que les garçons qui étaient hébergés avec le bisou dans la caserne me disent écoute Isaac nous on va s'émanciper on va ouvrir notre club à nous on aimerait bien t'avoir la porte est-ce que toi t'es partant ? alors moi ni une ni deux je dis bah ouais grave plus que jamais la fleur au fusil quoi et là ça en suit 3-4 mois où ils cherchent un lieu ils font les travaux ils commencent les travaux les travaux sont terminés on s'est au téléphone un peu tout le temps Et on ouvre le club du coup en octobre, il y a un an et demi.
- Speaker #0
C'est qu'il y a un an et demi ? Ouais, c'était un an et demi,
- Speaker #1
c'était octobre 2024 du coup je crois.
- Speaker #0
Non mais l'ascension qu'il y a eu entre temps, c'est fou !
- Speaker #1
Ouais, c'est trop drôle.
- Speaker #0
Du coup c'était un hasard ? Ou c'était les deux, c'était un hasard et une opportunité en même temps ?
- Speaker #1
En fait, pour tout dire, je dirais que...
- Speaker #0
C'était un vrai choix en fait,
- Speaker #1
c'était quoi ? Bah moi j'aime l'idée de vagabonder dans n'importe quelle aventure qui me titille un peu, tu vois, le cœur. il... Pour tout dire, en fait, il y a un an avant ça, je crois, je parlais avec un copain qui bossait au cabaret, Madame Arthur. Et il me dit, ouais, on veut t'ouvrir le dimanche et on cherche une créature. Je suis pas cool avec tout ça. Je lui dis, moi, je suis ta créature. Plus que jamais, ne bouge pas. C'est tellement la créature. La créature. Mais go, quoi, plus que jamais. Plutôt créature que créatine, d'ailleurs. Mais on va s'en charger. Et donc, je suis en mode genre, OK, vas-y, opportunité de faire la fête le dimanche. En plus, on me fait un peu d'argent. J'étais trop content. Je faisais ça pendant peut-être deux mois, deux mois et demi. Il n'y avait pas grand monde, mais moi, j'étais content parce que du coup, j'entendais de la musique même le dimanche. J'arrête au bout de deux mois, deux mois et demi parce qu'il n'y avait pas grand monde et donc pas assez d'argent, je vagabonde. Et après ça, quelques mois après, un copain qui organise la Lolita, qui est une soirée LGBT qui était au Maxim's à ce moment-là, a arrêté le Maxim's et comptait réouvrir à la rentrée, à la nuit, à Madeleine. Et André, il m'appelle, il me dit, écoute, Isaac, si tu es partant, on peut faire ça ensemble. Et moi, je me retrouve à faire une sorte de physionomie qui n'en était pas vraiment, puisque je donnais des bracelets VIP aux copains et je scannais les shotguns. Mais toujours est-il que le vendredi, j'étais à la porte. Ça a duré trois mois. Après, j'ai arrêté. Je découvre le bisou. Et après, il y a cette proposition. Donc moi, j'avais une sorte d'inkipit de l'idée d'être à la porte. Mais j'ai tout appris sur le tas.
- Speaker #0
C'est dingue. C'est trop bien. Est-ce que tu te rappelles de ta toute première soirée où tu étais à la porte, à la fête ?
- Speaker #1
Oui, je m'en souviens en plus comme une sorte de... brumeux, tu sais, d'un truc qui n'a pas vraiment existé. Tellement j'ai été bousculé de bout en bout. Oui,
- Speaker #0
tu m'étonnes parce que toi, tu n'es pas du tout prédestiné à être à la porte. Tu es quelqu'un d'hypersolaire, donc tu es face à des refus aussi que tu dois faire. Exactement. C'est particulier quand même.
- Speaker #1
Il y avait un peu un comble dès le départ de me dire, mais Isaac, tu as dit oui, mais tu es incapable de dire non déjà dans ta vie. Moi, je suis du genre à être en terrasse avec des copains. Moi, je vais y aller. Ah ben non, reprends un verre, Isaac. Et puis je dis, ben, reprends un verre. Je ne vais pas pouvoir dire non. Donc du coup, là, je me dis, mais qu'est-ce que je vais faire ? Comment je me sens ? je me souviendrai toujours de ce soir là où moi je suis chez moi, on fait un petit bifort avec des copains je recherche ma tenue et tout et je m'envole là-bas, on fait un premier brief et donc tout excité, tout content galvanisé parce qu'il y a l'adrénaline ça en fait bouger les boules disco il y a des bruits qui se réveillent c'est l'âme du club et donc j'arrive là-bas, je monte en haut Dorian et Tom à ce moment là qui me donnent des mots clés des choses comme ça, j'avais été briefé et je me dis bon bah écoute on y va on ouvre la porte et là un raz de marée
- Speaker #0
de gens et tout ça et moi avec mes ma fourrure comme ça on perdrait de la night en plus c'est particulier quand même parce que on a l'habitude d'avoir des physios quand même assez robuste un peu bonhomme bail tu vois et toi tu arrives avec ta grande fourrure côté complètement dévergondé pas
- Speaker #1
peur du bonheur du tout et donc ça qui est vraiment ça change quoi ouais ça change vraiment et tu as eu peur tu as appréhendé un petit peu tout ça écoute moi ce qui m'a tout de suite rassuré c'était cette idée qu'on puisse qu'on me demande à la porte qu'au franco qu'on m'autorise déjà pleinement à le faire à ma manière, et donc à être moi, et ne pas avoir à endosser un personnage ou quoi que ce soit, parce que je crois qu'on me demande tout le temps, ça va le rythme et tout ça, et en fait, si jamais toutefois j'avais dû endosser le personnage du mec, tu vois, qui est un peu le bourreau de la porte, et tout ça, ça aurait été vachement plus fatigant que de simplement être moi, et de pouvoir le faire à ma manière et tout ça, donc c'est déjà le premier point qui m'a beaucoup rassuré, et ensuite je dois dire que l'idée que le club soit gratuit, l'entrée du moins, et que l'on demande quelque chose. que ce que l'on demande pour entrer, ce soit accessible à tous, à savoir que... Je crois possible à tout un chacun de mettre un peu de couleur et des paillettes pour aller en bête de nuit. On va en parler, on va en parler. On va bien en parler. Mais du coup, ça m'a beaucoup rassuré dans cette idée-là où c'était pas élitiste du tout et que du coup c'était ouvert à tout un chacun et qu'il y avait quelque chose qui faisait que tu peux le faire pour rentrer, donc fais-le quoi. Ouais, c'est ça,
- Speaker #0
c'est ça. Ouais, carrément. Mais c'était quoi du coup ta première soirée ?
- Speaker #1
Comment ça s'est passé ? Ça s'est bien passé ? Ouais, je me suis fait un peu comme s'il y avait un tracteur, un 3 tonnes 5 et puis que je me le prenais en pleine tête. mais c'était génial parce que moi j'étais de A à Z c'était de la découverte et moi je me souviens simplement qu'il y avait ces barrières là avec une vague humaine de gens qui poussaient donc les barrières et qui arrivaient de plus en plus proche de la porte et donc la sécurité qui repoussait et puis j'étais épaulée de PA de Paris Society et puis il y avait Tom qui passait et tout ça donc moi avec mon petit ton prénom, pardon je ne t'entends pas tu vois genre hyper scolaire parce que c'est ce qu'il fallait que je fasse et donc cette idée là de se faire un peu rouler dessus et puis surtout Surtout ne pas m'attendre à la frénésie que c'était. Jamais je n'aurais pu imaginer. Et puis après, d'être en bas et de découvrir pour la toute première fois du monde le club qui s'anime enfin avec des gens qui dansent dedans. Moi qui ne connaissais pas grand monde du tout. Et puis du coup, un bouche un peu comme ça. Salut ! Et donc, barge. Et donc, j'ai ces souvenirs-là de la première. Et après, j'ai comme un trou jusqu'à la soirée d'Halloween où je crois que j'étais tellement dans l'apprentissage du truc et à essayer de trouver mes marques. C'est quand même une sorte de rêve brumeux. Oui,
- Speaker #0
mais c'est trop cool. Et comment on... on gère un petit peu l'entrée au niveau du coup de la dimension du club est-ce que du coup tu sais combien tu fais rentrer de personnes, comment tu te fies en fait moi je me suis toujours posé cette question non c'est vrai,
- Speaker #1
c'est vrai, c'est un travail d'équipe plus que jamais, ce que j'ai découvert c'est que il y a de gens qui notent combien il y a de personnes qui rentrent dans le club c'est à dire qu'il y a un clic, il y a clac clac c'est moi avec mes talons à côté plus que jamais donc il y a un clic, il y a les agents de sécurité qui ont un clic entré, un clic sorti et donc on sait à peu près combien il y a de gens dans le club Et même carrément, assez précisément. Et donc, après, tu fais en fonction de la jauge, tu vois comment ça se passe et tout ça. Et puis, c'est des fluctuations. Tu comprends qu'au départ, de temps en temps, il y a des soirées où ça ne sert à rien de faire rentrer à tout prix beaucoup de gens directement dans le club et que ça vient peut-être plus tranquillement. La queue attire la queue aussi, j'ai envie de te dire. Oui, c'est vrai. Il faut créer un petit peu la queue. Oui, c'est vrai. Mais après, c'est vrai qu'il y avait déjà ce qu'il fallait. Oui, c'est vrai.
- Speaker #0
C'est vrai que direct, ça a pris direct la tête. C'est dingue. Les... les gens attendaient un lieu qui change. Oui, je crois bien. Au niveau de la musique, au niveau de l'ambiance. De toute façon, on va reparler un petit peu de l'univers que vous avez pu créer avec la fête. Mais du coup, toi, en tant que personne, tu es quand même devenue une ref à la fête. À quel moment tu t'es dit, OK, là, ça devient sérieux ?
- Speaker #1
Écoute, étonnamment, je me suis dit que c'était peut-être sérieux au départ, peut-être parce que j'avais envie de bien faire. Et j'ai vraiment longtemps été un peu omnibulé avec cette idée-là de trouver comment dire non et de le faire à ma manière. pour que les gens comprennent et parce qu'on n'est pas des bœufs et que c'est un endroit de fête, il faut que ça le reste et que donc les gens aient les clés pour pouvoir revenir et aussi avoir leur petit ticket d'entrée. Et ensuite, je crois que c'est là où j'ai découvert l'amusement de ce que c'était, cet endroit merveilleux où on donne rendez-vous aux gens trois soirs par semaine et que donc on pouvait moi aussi m'y retrouver. Donc il y avait un peu cette dimension avec moi personnellement à partir de ce moment-là. Mais je dois dire que moi, j'en sais mieux, je me porte dans cette idée où j'ai toujours voulu pas trop savoir quel important j'avais là-dedans pour rester naïf un peu et que mon envie le reste aussi et que tout soit que moi mon intention soit de faire bien les choses jusqu'au bout quoi tu vois et pas commencer à me dire genre oh là là attends ouais machin après inévitablement je vois tu vois mais obligé à un moment ou un autre mais toi comment du coup tu expliques que tu sois devenu une figure connue à paris en fait écoute je pense que j'ai ramené mon truc à moi quoi tu vois et je sais C'est peut-être ça. plus que jamais mais moi j'ai des souvenirs de moi qui bossais au BHV au cinquième étage avant des chaussons les autonomes des chaussettes et des collants pendant un CDD que je n'ai évidemment pas terminé puisque viré de tout chacun que j'ai pu s'entreprendre mais je me souviens que j'avais ce truc là et moi j'ai fait plein de taffes un peu partout je bossais dans la rue pour les assos et tout ça et à chaque fois là-dedans j'appelais ma mère parce que je ne sais pas me faire virer sans trop savoir pourquoi mais je retiens toutefois que j'ai à chaque fois pu le faire à ma manière et que donc j'ai rencontré des gens super et que tu vois tu ramènes un truc Quand... petit truc à moi pour faire en sorte que les journées passent un peu plus vite parce que j'étais pas très très heureux là-dedans tu vois mais là enfin je suis à la porte d'un club qui me parle et qui me ressemble et qui me plaît et donc je me rends compte que je peux m'exprimer avec mon look et faire des blagues pendant que les gens ils attendent et donc c'est un peu mon activité extrascolaire que je n'ai pas le mercredi après-midi puisqu'évidemment c'est moins sympa pour moi de faire du taekwondo c'est
- Speaker #0
comme ça tu vois. Du coup tu penses que les gens ils viennent pour toi aussi à la fête ? Moi je pense hein !
- Speaker #1
Jauge la tête pour ne pas le dire avec mes mots, si c'est des paroles rapportées je veux bien le dire oui !
- Speaker #0
Non mais moi je pense sincèrement que les gens aussi viennent parce que t'as ramené aussi beaucoup une communauté qui te suit un peu sur les réseaux et que c'est une vibe en fait que t'as créé !
- Speaker #1
Écoute, écoute, peut-être bien ouais, c'est vrai qu'on me le dit, après moi comme je te le dis je suis chiant parce que je suis plutôt du genre à dire non arrête tes bêtises et tout ça tu vois, parce que j'ai pas trop envie de le savoir non plus et tout tu vois ! pour garder, tu vois, tout ça naturel et toujours au caillou. Mais peut-être bien, il est vrai. On me le dit de temps en temps, donc c'est agréable à entendre. Et si moi, je peux ramener ma petite pierre à l'édifice et incarner aussi du mieux que je peux ce lieu-là, c'est trop génial, quoi, tu vois. Bah oui.
- Speaker #0
Tu es connu pour ton humour, beaucoup. Tu as réparti, etc. Est-ce que c'est une arme dans ton métier ?
- Speaker #1
Bah ouais, je crois bien. Ouais,
- Speaker #0
moi je crois aussi.
- Speaker #1
Mais c'est trop bien.
- Speaker #0
Tu recales avec le sourire et avec une petite blague qui suit, quoi.
- Speaker #1
Moi j'aime cette idée-là, parce que ça m'aurait trop fait mal au cœur, je dois le dire. Et vraiment, cet attachement-là, à le faire avec moi, tout ce que je peux apporter dans ce cocktail-là, plus que jamais. Et c'est adéquat, le cocktail, dans ce genre d'ambiance. Mais ouais, c'est cette idée de pouvoir, moi, ramener du bonheur. et c'est comme ça aussi que moi j'aime... j'aime l'échange avec les gens et surtout garder la genèse de tout ça qui est l'idée qu'il y a un passeport à avoir évidemment parce que je suis une sorte de rempart aux gens qui n'ont rien à faire dans le club parce que pas la bonne énergie ou pas le bon look ce soir-là mais aussi et surtout à cette véranda entre l'extérieur et l'intérieur du bonheur qui est ce club donc l'idée c'est aussi visu la première personne que les gens voient et donc il faut... Je crois que moi, instinctivement, quand je me remboise, j'ai envie de rigoler. Oui, bien sûr.
- Speaker #0
Mais est-ce que, par exemple, l'humour, ça t'aide à désamorcer certaines situations, par exemple ?
- Speaker #1
Oui, vachement. Je m'en suis beaucoup rendu compte. Et quel bonheur ne fut pas que... Attends, c'était quand ?
- Speaker #0
Si t'as une anecdote,
- Speaker #1
c'est parfait. Mais ouais, il y a tellement de trucs et tout. Tu sais, des fois, t'es tellement... Ouais, t'es ouvert, ouvert, simulé. Envers dans une machine à laver avec plein de trucs. Bien sûr. que des fois, il y a des trucs qui passent un peu à la trappe.
- Speaker #0
Des trucs de fou, mais que toi, c'est random pour toi. Oui, c'est ça, exactement. Parce que tu envoies tellement toutes tes couleurs tous les jours.
- Speaker #1
Mais je me souviens au départ de me dire, mais quel bonheur n'est-ce pas qu'il y ait des gens qui repartent parce que je leur dis non et qui partent avec le sourire et disent, moi, c'est agréable, vous êtes gentils, ça me chante. Il est fort, il est fort, on repassera. Moi, je suis en mode genre, yes, on repasse. On repasse parce que c'est trop bien.
- Speaker #0
C'est cool. Est-ce que tu joues un rôle où c'est vraiment 100% toi ?
- Speaker #1
Non, c'est moi. Il a fallu que je me back-up un petit peu à un moment. Parce que moi, je suis une nature peut-être sensible plutôt, plus que jamais. On se protège. Mais non, non, ouais. Je te le disais tout à l'heure. Mais je pense que si j'avais dû endosser le rôle du physio, tu vois, comme on l'imagine et tout ça, ça m'aurait un peu plus crevé. Parce que j'aime l'idée de tout jouer, sauf de me jouer moi. Et donc, ça me permet d'avoir tout... la liberté possible de pouvoir être peut-être plus proche des gens et de leur expliquer pourquoi et avec des blagues si possible parce que c'est je crois le moyen de faire appel à l'intelligence de tout un chacun et de décapsuler un petit peu cette petite pression qui pourrait être celle de se recaler de boîte et donc non non ouais je crois que j'ai toujours et c'est aussi une raison un peu sine qua non de l'idée que je puisse le faire parce que c'est une aventure où je pense qu'il faut y mettre tout son coeur et comment on fait pour rester cool
- Speaker #0
Parfois face à des gens hyper insistants en fait, c'est hyper dur.
- Speaker #1
Encore une fois je reste à l'avant.
- Speaker #0
Pour avoir la répartie des blagues sous le chapeau quoi.
- Speaker #1
Tu sais moi au départ, je parlais hyper longtemps avec les gens. C'est genre, mais non mais mon coeur écoute, t'as carré machin, t'as plein de chemises à wayan, tu la sors dans ton dressing. En fait, toutes les fringues que t'oses pas trop regarder la semaine parce que t'oses pas les mettre à 15h30, tu les mets l'autre soir quand tu sors. Et c'est ici, ok ? toutes les fringues dans les autres clubs que tu n'oserais pas mettre parce qu'on te pointerait un peu du doigt parce que c'est un peu trop et si ce ne sera toujours pas assez. Et genre, je leur parlais longtemps, Puis les gens, ils me disaient qu'il y a 25 personnes dans le club, il est minuit 42. Arrête tes conneries, qu'on accélère un peu. Donc, il a fallu un peu trouver le rythme et tout ça. Et puis avec le temps, c'est vrai que tu comprends aussi que... Il y a beaucoup de gens qui tentent l'aventure parce qu'ils connaissent le club, donc ils savent très bien comment on les attend. Et puis tu sais, tu dis nos restos, et puis après tu as picolé un coup, et puis tu es à côté, donc tu as envie de le tenter quand même, sauf que tu as encore ta mallette de boulot. Mais bon, ce n'est pas grave, tu le tentes quand même. Et donc c'est après réussir à trouver bien son rythme. Et c'est aussi un travail d'équipe. Donc ce qui est génial, c'est qu'épaulé par les agents de sécu... qui est une super équipe de dingue barge que j'adore.
- Speaker #0
Qui sont derrière un peu comme tes gardes du corps. Oui, plus jamais. Ils sont en back-up. Mais grave.
- Speaker #1
Et combien de fois je me suis pris mousse dans le dos parce que moi, j'oubliais qu'il y avait un mec derrière moi qui me suivait tout le temps. Parce que mousse, il était là, il marchait sur le pied avec mes talons. Pardon, mousse. Mais tu sais, c'est cette idée-là. Moi, c'est ce que j'ai découvert, qu'une boîte de nuit, c'est un engrenage où tout un chacun, peu importe le poste, font en sorte qu'on marche dans le même sens pour faire avancer. Cette petite capsule-là, tu vois, de bonheur. C'est une histoire et une équipe. Et ça, c'est trop génial. Et donc, c'est aussi beaucoup aidé par la sécu et tout.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Et est-ce que tu n'aurais pas une anecdote de quelqu'un qui a beaucoup insisté, qui a un peu dépassé les bornes ?
- Speaker #1
Je me souviens d'une fois d'une nana qui vient et trop sympa et tout. Et elle était avec deux, trois copains. Et c'est vrai que les copains n'étaient pas du tout sapés. Et moi, je lui dis, c'est dommage, tes copains, ils ne sont pas sapés. Fais les retours. Il y a le sex shop qui est là-bas, tu choppes une petite chemise à tes copains, comme ça tu reviens, tu viens danser. Je crois que le chiffre d'affaires du sex shop qui est à côté à Pigalle a explosé. C'est hilarant. J'emmène tout le monde acheter des chemises Léopard. C'est hilarant. Mais bref. Et donc je lui dis non. Bah non mais machin, donc elle insiste un peu, je dis non non mais je te dis non avec tes copains puis je finis par lui proposer de rentrer avec un des copains pour qu'elle soit toute seule dedans donc je propose une solution, c'est un peu l'idée en fait de trouver des solutions pour que ça se fasse et là la nana est complètement hors d'elle, en mode quoi quoi, mais tu me dis non, attends mais tu me dis non je te comprends pas et tout ça, et après on rentre dans un truc comme ça et je me souviens que c'était un peu la première fois où j'étais en mode genre mais c'est pas grave enfin on va s'en sortir tu vois, mais je crois que l'idée qu'on a eu genre elle t'a crié dessus et t'as... Ouais bah elle était un peu survoltée quoi, je crois que c'était pas possible qu'on lui dise non et télévisez. peut-être pas trop entendues avant. Et puis surtout ça. En fait, je crois qu'il y a aussi des gens que ça surprend, ou que ça surprenait peut-être, cette idée-là que bien s'habiller est une vraie importance. Et parce que le bien s'habiller à l'ouverture de la fête évoluait un peu dans l'idée... Enfin, évoluer, c'est un mot pas au-dessus ou en-dessous, mais c'est juste à côté, dans l'idée où on demandait encore autre chose aux gens. De toute façon, on va y revenir. Je pense que du coup, c'était aussi faire comprendre aux gens que genre, oui, il est... Il est beau ton copain dans son cachemire tout noir qui est tout doux. Tu vois, moi aussi j'aime bien lui faire un câlin plus que jamais. Mais ici, c'est un autre bien habillé, tu vois. Oui,
- Speaker #0
c'est encore un autre univers.
- Speaker #1
Oui, voilà, c'est ça.
- Speaker #0
C'est différent. Mais du coup, ouais, du coup, elle t'a un peu embêtée, on va dire.
- Speaker #1
Oui. Et ça, des fois, t'es désamorcé un petit peu ce truc-là. Ça t'a traumatisé ou ça va ? Non, ça va. Non, ça va. On s'en remet. Puis on voit tellement de monde, tu vois, que...
- Speaker #0
Oui, j'imagine. Et qu'est-ce que ton métier t'a appris sur les gens ? Est-ce que t'arrives à lire en eux ?
- Speaker #1
Tu sais, moi j'avais bossé un petit peu dans la rue pour les assos et tout ça, et donc j'étais en mode genre « Minute, minute, madame, c'est pour l'association, c'est à partir du mois prochain, tu as deux parts dix euros tous les mois, tu es avec moi ? » C'était hilarant et tout ça. Moi j'avais adoré ce truc-là, parce que moi j'aime bien parler avec les gens et tout ça, machin et tout. Et là pour le coup, il y avait énormément. Et la vie fait que là, je me retrouve aussi devant plein de gens, énormément, et tout ça, je rêvais. Et donc ce que ça m'a appris, c'est que... Alors après c'est une position qui est encore différente parce que les gens sont devant toi et ont la même demande et toi tu as du coup le pouvoir d'accorder ou non, de répondre à cette demande ou non. Donc du coup, il y a un peu ce rapport-là et tout. Mais moi, ce que je ne voulais surtout pas, c'est un peu ce rapport de domination, de hiérarchie et tout. Mais j'ai découvert quand même qu'il y a des gens... Tu sais, en fait, il y a de tout. Dans l'idée où moi, il y a des... des mecs qui m'envoyaient des messages sur WhatsApp de photos de trucs en friperie, en mode genre ça c'est bon Isaac ? Ou alors tu sais c'est entre copains ils m'envoient des photos avant en mode c'est bon si j'ai rien que ça machin truc et tout tu vois, et des gens à côté, en fait l'homme est bon et souvent plus intelligent qu'on ne le pense et donc je crois que j'ai découvert aussi qu'il y a beaucoup de gens qui tentent l'aventure quand même, même s'ils savent que je vais leur dire non et souvent je disais mais je vais te dire non tu le sais, dis-moi Isaac moi j'ai un truc arrête tes bêtises quoi tu vois et en fait les gens souvent ont envie de demander quoi Il tente le coup.
- Speaker #0
Mais je pense que les gens sont plus intelligents Qu'on ne le pense Est-ce que ça a changé ta façon de voir les relations sociales ? Non
- Speaker #1
Tu sais ce qui est dingue C'est qu'au départ quand j'ai commencé ce truc là Et que les gens commençaient à le savoir Il y a beaucoup de gens qui me disaient Attends mais Isaac moi ta plage serait un monstre Je te jure Mais pas du tout Jamais moi cette idée là Elle m'est venue en tête ou quoi que ce soit Parce que déjà c'est angoissant pour moi Et surtout dans cette idée là que genre on est ensemble et c'est trop bien et juste moi que j'entends pas au dessus des gens voilà exactement donc ce truc là et tout ça mais je tombe genre à non non pas du tout à d'être se tirant de la porte quoi que ce soit et tout je pense que c'est vraiment plus crevant quoi tu vois même si c'est vrai que ça demande beaucoup de patience et ça demande aussi bas parfois du sang froid et tout ça tu vois parce que il ya beaucoup de monde les gens s'ils acquises à la fin tu en as même plus qu'on a déjà mis mais quand tu fais il appelle ton prénom tout le temps durant chez toi tu vas aller à couvent et tout à machin en fait non parce que je suis un peu acclimaté à ce truc là ou quoi que ce soit et où tu as beaucoup de batterie sociale
- Speaker #0
je pense quand même.
- Speaker #1
Peut-être que c'est ça aussi, en fait, tu vois.
- Speaker #0
Parce que, tu vois, moi, je vis une soirée à ta place, je pense que je m'enferme dans le noir et je parle plus. Il n'y a que ma mère qui veut apporter une soupe. C'est tout, genre.
- Speaker #1
Ouais. Non, peut-être que c'est ça aussi, franchement.
- Speaker #0
C'est toi qui as une énergie quand même de base. C'est quoi comme signe ?
- Speaker #1
Moi je suis Lyon, ascendant cancer.
- Speaker #0
Un peu sensible cancer. Moi je suis Bélier, ascendant cancer.
- Speaker #1
Bélier, ascendant cancer. On a une petite sensibilité alors. Oui voilà, on est un peu sensible.
- Speaker #0
Bélier c'est franc et ça va, ça fonce quoi. Ça fonce cette bécée, ça réfléchit à vrai quoi.
- Speaker #1
J'adore jeter.
- Speaker #0
À la fête, c'est les paillettes, c'est des tenues extravagantes un peu obligatoires. Est-ce que c'est une règle ? Ou c'est un thème,
- Speaker #1
en fait ? L'idée, je pense que c'est une règle. Ça donne un thème et ça traduit une atmosphère, une énergie. Donc je pense qu'il y a un peu cette sorte de... de demande universelle qui réunit tous les pôles qui constituent l'ambiance, l'énergie que Dorian, au départ Tom, Youssef avaient dans la tête et tout ça.
- Speaker #0
Et il s'avère que je... Je comprends totalement ce que tu as dit. Et donc, il y avait un truc inhérent comme ça. De vouloir bousculer un petit peu. On est d'accord que... Enfin, je vais te poser la question, mais je pense que j'ai la réponse. Mais est-ce que c'est une façon de pousser les gens à sortir de leur quotidien, de leur retranchement ? Pourquoi ? C'est exactement l'idée.
- Speaker #1
Oui, c'est exactement l'idée. Je pense que c'est l'ambition de se dire que là où peut-être dans d'autres endroits, et c'est des symptômes que j'ai retrouvés. aussi beaucoup à la porte et donc j'ai pris le temps d'expliquer aux gens ce qu'on attendait vraiment et ce pourquoi c'était important de s'habiller c'est pas qu'un thème voilà c'est ça c'est un mindset en fait c'est un état d'esprit un petit peu plus que jamais c'est un mindset je crois que c'est cette idée là de se dire écoute ce soir je sors alors je sors vraiment et je sors de mes gonds presque et je vais en découdre avec la night et je suis capable moi de mettre un truc que je serais incapable de porter à 15h30 parce que ce soir j'ai envie de sortir un peu de ma zone de confort mais de rester à l'aise tu vois c'est ça les mecs on te demande pas de venir en string ficelle tu vois faut que tu sois à l'aise mais dans ton truc à toi viens en buzzer clair si ça te fait plaisir mais quitte-le un peu le chino que tu portes déjà la journée le t-shirt noir avec le petit collier ça y est l'idée c'est aussi de s'adapter à la personne qui est en face et l'idée c'est en fait c'est pas un déguisement ou un costume qu'on veut c'est l'idée de pouvoir à soi et à tout un chacun trouver jusqu'à où toi t'es prêt à donner et qu'est-ce qui te fait plaisir de porter un peu ce soir là je parle des garçons parce que les nanas elles ont évidemment cet instinct naturel de s'apprêter un petit peu plus Et plus, il y a des dates souvent, je dois le dire, tirées à quatre épingles. Parce que, je ne sais pas, il y a cette idée de s'apprêter, tu vois, que moi j'aime aussi de mon côté. Mais c'est vrai que chez les garçons, je retrouve un peu ce truc-là de vraiment... Vas-y, mets de la couleur. Et donc, tu donnes des indications. Et puis le mec revient et fait l'aller-retour le soir même. Il revient avec un t-shirt tout univers. Et je dis, bon, t'es chiant, vas-y, craque-le un peu. On n'est pas peur du bonheur.
- Speaker #0
C'est ça, c'est qu'il pense que c'est juste un thème ou une tenue. Mais au final, c'est un peu un moyen d'exprimer un lâcher-prise.
- Speaker #1
Oise- C'est de s'amuser un petit coup Ça pète un coup Détends-toi
- Speaker #0
On en a marre que tu regardes à droite à gauche En fait on veut que tu montes Une facette de ta personnalité Qu'on ne retrouve pas
- Speaker #1
Et puis qu'est-ce que les soirées sont différentes Je trouve quand on s'habille expressamment pour
- Speaker #0
Du coup c'est ce que j'allais te poser Comme question Est-ce que tu penses qu'une tenue Peut vraiment changer l'atmosphère d'une boîte de nuit
- Speaker #1
Je crois bien Moi aussi je crois Et puis je pense aussi qu'il y a cette ambition de capsules temporelles dans lesquelles rien n'existe trop autour. L'idée, c'est un peu de créer un film. C'est génial. Je m'entends la faire,
- Speaker #0
j'ai l'impression que je suis dans un film.
- Speaker #1
Avec toutes ces lumières, ces arches roses. Il y a un peu ce truc-là où c'est possible et on y va. Moi, ce que j'aime du fond du cœur, c'est un peu les mots qu'on me donnait au départ quand j'ai commencé. C'était cette idée de constituer une arche de Noé, de gens qui sont tous différents et qui se... donnent un petit coup au cœur pour venir danser. Des gens qui ne soient pas trop jeunes, pas trop nombreux en groupe, parce qu'il faut qu'ils se mélangent avec les autres, pour créer un peu cette osmose-là. Donc c'était un peu ce truc-là. Et moi, j'aime cette image de l'Arche de Noé, parce que j'ai pu faire entrer Nathalie Portman, comme Nabila, comme mes trois triplettes de 76 ans de la rue Mandart, comme mes parents, et comme des mecs qui sortaient du boulot, et puis qui avaient une vraie bonne énergie. Et donc, on a créé... craqué deux trois boutons à la chemise parce que c'est possible aussi tu vois et des mecs qui avaient vraiment une bonne énergie aussi à qui on a craqué le t-shirt et hop on y va pour ce soir quoi tu vois et cette idée aussi de se dire que on peut le faire quoi tu vois ouais et t'as pas une petite anecdote d'une personne qui s'est vraiment déguisée
- Speaker #0
Genre, quelqu'un qui t'a marqué ?
- Speaker #1
En fait, le problème, c'est le déguisement, justement. Ah, il y a une dimension, donc. Bah ouais. Il y a une nuance,
- Speaker #0
en fait. Il ne faut pas…
- Speaker #1
C'est ça. En fait, l'idée, c'est de pouvoir porter un look dont tu es fier, quoi, tu vois, et de ne pas tomber, justement, dans le déguisement de salle des fêtes, de VG, tu vois.
- Speaker #0
Tu as déjà recalé parce qu'une personne était trop, justement, aviée.
- Speaker #1
En fait, le truc, c'est qu'il faut que ça semble être un peu cohérent, quoi, tu vois. Et aussi, il y a quelque chose qui fait que, souvent, il y avait… où ça arrivait qu'il y avait des gens qui... qui venaient faire l'effort et tout ça. Mais tu ne les sens pas à l'aise dedans. L'idée, c'est de pouvoir être en bas, puis d'être un peu travoltable, avoir peur du bonheur. Tu as envie de danser, d'être bien et pas de te cacher dans le truc ou de risquer. Des fois, j'ai fait rentrer des gens qui, justement, étaient déguisés. Et tu le ressens. Parce que quand tu descends en bas, j'ai envoyé deux heures après avec le t-shirt noir qu'ils avaient en fou de la chemise qu'ils avaient acheté, justement. Et puis, ils les sauvaient ça parce qu'ils ne s'entendent pas bien dedans. Tu l'as fait sortir ou pas ? Mademoiselle ! Je ne sais plus ce qui s'est passé. Je voulais vraiment... Tu peux demander moi, tu rejoins. de suite mais justement donc oui j'ai dû dire que tu vas être c'était la police des tenues et donc ouais il ya des défauts je dis mais il faut que tu sois à l'aise dans ton truc quoi tu vois et je crois que tu le ressens des fois en fait c'est l'idée c'est si ce passe sur les épaules mais aussi sur tout ce que tu vois
- Speaker #0
ce que tu as ce que tu as dans ta tête tu vois Oui, et comment t'arrives, l'attitude, l'énergie. Mais t'as pas une anecdote à nous raconter d'une personne qui t'a marquée ?
- Speaker #1
particulier ? Moi j'ai un souvenir d'une fois où j'ai ramené moi mes triplettes de la rue mandart là qui sont hilarantes ces trois copines qui sont triplettes et qui ont 66 ans et puis moi je les tannais déjà et tout ça parce que nous on se croise dans la rue et tout ça ça va bah putain en bref donc c'est devenu des copines et moi je les tannais pendant des semaines et des semaines pour qu'elles viennent au club et tout ça et un soir je dis allez les filles c'est bon vous chopez une tenue vous venez samedi prochain et donc elle elle commande des fringues et tout ça genre elle reste avec un petit chapeau machin truc et tout ça et donc je leur commande un un taxi et elles arrivent. Et là elles arrivent. toutes les trois habillées pareil avec une chemise gigantesque violette avec des nuances de couleur et tout ça machin la même cravate pailletée et le chapeau noir pailleté exactement pareil les trois pareil elles sont à la pince du génie de totale je sais plus on regardait de la tête à gauche la même chose tellement je jure tellement du génie et donc là je fais applaudir tout le monde et tout ça machin l'autre qui arrive avec la canne le respirateur et tout ça machin ouais machin elle lève le bordel et tout elles sont restées jusqu'à 4h30 dans le club c'était du génie de totale j'aurais payé pour voir ça c'est iconique et là elles sont revenues la semaine dernière déjà arrête Oui ! plus que jamais.
- Speaker #0
Elle s'appelle comment ?
- Speaker #1
Elle s'appelle Eliane, Claudia et Maggie.
- Speaker #0
On les embrasse.
- Speaker #1
Je t'adore.
- Speaker #0
C'est trop drôle. Mais du coup, derrière la porte, tu regardes quoi en premier ? C'est le look, l'attitude ou l'énergie ?
- Speaker #1
Il y a un mélange des trois. Dans l'idée où il y a beaucoup d'attentes dans le club, alors inévitablement, je dois avouer que c'est normal, mais les esprits, parfois, peuvent s'échauffer et la patience va rapidement être à bout. Et c'est normal parce que des fois, il faut attendre longtemps et... toi t'as fait ton bifort, t'as picolé un petit coup et puis tu te retrouves comme une com' à la fin de tes malboros que t'auras même plus en bas dans le fumoir donc que tu vas demander à déjà quelqu'un et peut-être pour faire connaissance à quelqu'un qui a l'air son, la vie est bien faite, tu vas plus que jamais mais toujours est-il que il y a un peu d'attente et donc comment les gens ils réagissent à l'attente tu vois aussi, l'idée c'est d'essayer de faire en sorte d'être équitable avec tout le monde même si c'est pas évident donc après évidemment tu regardes le look,
- Speaker #0
je crois que déjà il y a un peu ce truc là première chose que tu regardes même au loin, au visuel Merci.
- Speaker #1
Tu regardes un peu le look et tout ça, après t'as l'attitude et tout ça Mais ça m'est arrivé aussi de finir par faire rentrer des gens Qui étaient super sympas à la porte Et qui avaient pas un look D'un pour ce soir Ou du moins qui rentraient pas dans ce qu'on attend nous Mais de les faire rentrer quand même Et tu les préviens pour la prochaine fois Ouais voilà exactement plus que jamais Et puis des fois tu sais tu rabiboches un peu Ouais ouais ouais T'en veux dire remonte tes manches Accrèche des boutons,
- Speaker #0
n'aie pas peur du bonheur Décroche un peu Arrache-toi deux trois Sécurité,
- Speaker #1
je veux... Il faut que ça vive. Allez, Vanesse. Alors ? Vanesse ! Tu vois, c'est possible. Ouais, grave.
- Speaker #0
OK. Et toi, ça fait longtemps maintenant que tu sors et que tu es à la porte. Est-ce que tu aimes toujours autant sortir ou tu t'es un peu plus détaché maintenant ?
- Speaker #1
Je suis insatiable, plus que jamais. Ah ouais ? Ouais, carrément. C'est mon rêve total. Ah ouais, moi, j'adore. C'est vrai que je ne suis pas sorti dans d'autres clubs depuis hyper longtemps, ou si ce n'est par-ci, par-là. Quand tu vois, j'ai découvert le mobile il y a deux semaines. semaines tu vois et j'étais trop content d'aller ailleurs un petit peu et tout ça pour voir voir d'autres paroisses mais mais mais je dois dire que non jusqu'à maintenant j'ai toujours la même la même fougue c'est ouf t'es pas lassé du tout bah non mais après après je pense que c'est un job Je pense que c'est un milieu dans lequel tu dois être honnête avec ton ambition, ton envie. Parce que c'est vrai que c'est épuisant, que c'est la nuit, qu'il faut se donner à gogo et que tu ne peux pas le faire à moitié. Peut-être que le jour où je me dirais que j'ai vraiment moins envie et que j'aimerais bien côtoyer un peu plus midi que minuit, peut-être qu'à ce moment-là, il faudra que je ralentisse. Oui, ce sera le moment. Oui, voilà, tu arrives à t'en nommer. Là,
- Speaker #0
tu es bien, tant mieux.
- Speaker #1
Oui, carrément.
- Speaker #0
Est-ce que la nuit parisienne a changé depuis que tu as commencé ?
- Speaker #1
Je crois. plus que jamais que ces derniers temps ces dernières semaines il y a comme un vent insufflé peut-être de la fête ou d'autres clubs dans cette énergie-là de mélange d'osmose je suis tellement d'accord et tout ça qui se crée et moi je trouve ça vraiment super génial Barge Ding parce que si la fête c'est un moment où on a on a on a on a on a on a on a on a on a on a on a on a on a on a on a on a on a on a on a on a on a on a on a on a on a on a on a on a on a on a on a on a on a on a on a on a on a on a on a on a on a on a on a on a on a on a on a on a on a pour prendre cet exemple là ou d'autres peut-être, sait-on jamais mais par cette ambition là de vouloir réunir les gens et d'insuffler cette énergie là particulière autour de la musique disco, funk et tout ça et bien donne envie à d'autres comment ?
- Speaker #0
Il y a une vraie transition, les gens veulent danser aujourd'hui. Oui,
- Speaker #1
donner envie à d'autres d'aller ouvrir des clubs. Parce que ce n'est pas rien en fait, une mode de nuit c'est beaucoup de boulot. Et je pense qu'il faut avoir une vraie envie pour le faire. Et donc si ça insuffle aux gens des idées de projets, c'est trop génial. Et je crois que c'est un peu ce qui se passe en vrai. Donc moi je trouve ça trop génial. Moi aussi je suis trop contente.
- Speaker #0
C'est quoi pour toi une soirée réussie ? De A à Z
- Speaker #1
Une soirée réussie c'est une soirée où au départ t'as pas trop trop d'ambition barge c'est évidemment que tu veux une bonne soirée mais tu te dis pas forcément que ça va être la soirée de l'année c'est une soirée où un peu d'impréhensif genre dans tous les cas moi je trouve qu'une super bonne soirée de dingue c'est une soirée qui te surprend parce qu'elle est super bonne donc faut pas trop t'y attendre au départ et moi une super bonne soirée c'est genre dans les souvenirs que j'ai c'est un samedi à la fête où genre les gens arrivent exactement à la porte il y a une énergie déjà tu le sens, tu peux faire tout ce que tu veux et aussi ce qu'il faut savoir c'est que tu peux avoir que des gens super bien habillés dans le club, c'est pas pour ça que ça va être une bonne soirée et donc évidemment il y a une nuance qui fait qu'il y a des gens que tu laisses rentrer qui sont un peu moins sapés mais c'est pas grave il y a cette balance là et toujours dans cette optique d'Arche de Noé et tout ça et donc je crois qu'il y a quelque chose qui est assez limpide à la porte et une énergie qui plane qui est super facile presque parce que les gens ont envie de danser et tout ça. j'ai des souvenirs de soirées où je suis en mode genre mais enfin c'est génial barge quoi tu vois t'as la FOMO de pas être en bas et en même temps les gens sont trop cool en haut donc c'est trop trop bien et je crois qu'il y a il y a une ambiance en haut quand même ouais ouais non mais grave plus que jamais il y a une contre-soirée j'aime bien plus souvent vous voir ouais c'est ça exactement mais j'adore et les soirs de pluie où on sort les parapluies roses et que du coup il y a plein de parapluies roses partout et tout ça tu vois alors enfin c'est trop bien alors donc je pense qu'une bonne soirée c'est une soirée où il y a toute une concordance merveilleuse tenue par évidemment ce qui est mis en oeuvre par la boîte de nuit pour que ce soit bien et aussi une sorte de consensus maire de gens qui ont envie de se la donner quoi tu vois et donc il ya des fois oui touché par la grâce et des soirées où tout ça concorde et donc à 6 heures du matin tu as envie que ça dure jusqu'à 13 heures quoi et ça parfois ça dure jusqu'à 13h ouais jamais quand on est mon compagnon on va
- Speaker #0
parler un peu des coulisses de ton métier ouais c'est quoi du coup pour toi la partie la plus difficile de ton job ?
- Speaker #1
se reposer, prendre soin de soi moi quand j'ai commencé j'avais trop peur j'étais en mode genre putain mince est-ce que je vais avoir le temps de faire mes autres trucs à côté tout ça, c'est vrai que moi à la base dans mes vies mon rêve top 1 c'est pas d'être physiognomiste quoi tu vois donc je sais c'est mince que j'ai le temps et tout ça. Et en fait, heureux de constater que ça m'a plutôt aidé à cadrer mon temps et à me dire que trois soirs par semaine, je suis attendu là à cette heure-là et que donc, le reste du temps que j'ai pour faire autre chose est assez clair et il faut que j'en jouisse parce que sinon, les semaines vont vite. Mais ce que j'ai quoi ?
- Speaker #0
C'est quoi la partie la plus difficile ? Ah oui,
- Speaker #1
oui. C'est prendre soin de soi, en fait. Oui, c'est prendre soin de soi.
- Speaker #0
C'est avoir ce mettre en cadre. Voilà, c'est ça,
- Speaker #1
exactement. Moi, je bois un peu d'alcool, mais je ne me drogue pas ou quoi que ce soit. Donc déjà, moi, je crois que ça, ça m'a beaucoup aidé.
- Speaker #0
Parce que tu dois en avoir passé quand même.
- Speaker #1
Oui, après, il y a évidemment une politique no drug. C'est très important. Avec l'accent franculaire, quoi. No drug. No drug. No drug. Il n'y a pas de drug ici. si quoi, tu me roches la pipette, pas du tout mais ouais il y a Dorian lui qui est évidemment hyper contre la drogue et tout ça, donc l'idée c'est qu'il n'y en ait pas du tout, après c'est une boîte de nuit inévitablement plus que jamais alors, tu vois évidemment ça s'assimile c'est un petit peu passé par là, voilà mais voilà donc ça déjà, et aussi je crois que c'était l'idée de dire non tu vois, au départ, moi pendant longtemps ça m'a un peu tenu de me dire genre est-ce que j'enlève pas quelque chose ou alors tu sais tu te réveilles le lendemain et t'es genre putain il y avait lui, il est rentré ou pas j'ai été gentil avec C'est ça, c'est ça. Moi je suis un malade J'ai trop mal au coeur Donc plein de fois je me réveille le lendemain C'est compliqué tu dois avoir une pression en fait Ouais et puis enfin t'as envie Moi combien de fois il y avait des mecs mignons à la porte ou quoi que ce soit Et puis il y a tellement de monde ou quoi que ce soit et tout que tu lui dis bonjour comme ça Puis en fait 20 minutes après tu te retournes Il est plus là et puis tu te dis bah mince parce que tu vois il y a tellement de gens Que tu oublies bref
- Speaker #0
Bah oui et est-ce que t'as déjà eu des critiques
- Speaker #1
Ou un bad buzz quelque chose C'est arrivé c'est arrivé plus que jamais Oui il y a un soir où il y avait une nana qui était venue Il y avait tout le truc avec une américaine Merci. qui était venu avec une copine.
- Speaker #0
Raconte-moi un peu ce qui s'est passé.
- Speaker #1
On ne va pas en parler trop. Je n'ai pas regardé les vidéos. J'ai pas regardé les commentaires et tout ça. Non, non, mais juste que...
- Speaker #0
De toute façon, ça peut être fantastique. Ouais, carrément. Non,
- Speaker #1
et tu sais, moi, je pense que dans tous les cas, il fallait bien qu'il y ait un moment donné où ça arrive.
- Speaker #0
J'étais très surprise que ça ne soit pas arrivé avant. Ouais, non, mais plus que jamais. Et en plus, avec des Français, tu vois. Ouais, c'est ça. On a la réputation d'être un peu vénère, au final. Ouais, c'est ça.
- Speaker #1
Mais tu sais, je pense qu'il y a... Justement, au contraire, parce que c'était une Américaine et qu'aux États-Unis, il y a peut-être moins cette culture-là de la boîte de nuit, du physionomiste aussi. Et il faut dire aussi que ce qui se passe devant la fête, c'est quand même symptomatique à la fête et on ne retrouve pas forcément ça même dans d'autres boîtes parisiennes dans l'idée où il y a beaucoup de monde à la porte où il y a un peu cette effervescence complètement barge et que donc j'imagine que quand on ne connait pas du tout et qu'on a juste entendu parler de ce club-là ou quoi que ce soit ou des beautés comme ça et qu'on veut aussi tenter notre chance on peut peut-être ressentir un petit peu tourneboulé par cette idée de la grande perruche qui est au milieu de toute cette foule-là et on attend un peu et on ne sait pas trop pourquoi alors que tout le monde attend littéralement tout le monde a un galère à la fête Voilà. C'est compliqué. Oui, plus que jamais. Et donc, je pense que c'est un peu malheureux ce qui s'est passé, que c'est un peu même carrément triste parce que c'est un peu galvaudé de choses qui ne sont pas forcément coulées à la vérité. Mais moi, je n'ai jamais voulu regarder ça et tout ça. Et je pense que le plus important, c'est surtout de savoir ce qui se passe là-dedans et là-dedans et savoir donc comment moi, je fais mon job. Et si je sais que c'est avec tout mon cœur, je sais très bien que dans ce cas-là, je n'ai pas à m'inquiéter.
- Speaker #0
Mais c'est souvent comme ça. même dans le monde de l'influence, on se fait beaucoup critiquer alors qu'on n'est pas forcément, enfin on ne connaît personne en vrai de nos haters. Mais tu vois, c'est en général, là j'ai pris l'exemple du bad buzz, mais en général, comment toi tu gères les critiques que tu peux avoir, tu vois, des gens un petit peu sur les réseaux ou dans la vraie vie qui peuvent être un peu du coup virulents ?
- Speaker #1
Ouais, bah écoute, moi tu sais, en fait c'est des métiers où tout est exacerbé dans l'idée où évidemment les compteurs sont au max et tout est donc soit encore mieux ou un peu moins bien que ça pourrait arriver. à mon père par exemple qui poste à l'hôpital de Rambouillet depuis 35 ans de nuit en tant qu'étoignant lui aussi il a des galères avec les collègues lui aussi il rencontre des gens aux urgences qui en ont marre d'attendre et à qui il ne peut pas donner le droit d'entrée pour le moment ou quoi que ce soit et donc il se passe aussi la même chose pour lui, simplement c'est des milieux où c'est exacerbé et donc je crois que encore une fois, si au fond de toi tu sais que tu fais les choses avec ton âme et conscience et avec toute la bienveillance du monde et que donc tu es plutôt à l'aise parce que tu sais que tu donnes le maximum de toi toi-même, je pense que déjà, c'est pas mal. Après, voilà, c'est vrai que des fois, c'est pas facile parce que tu te dis putain, merde, moi, j'essaie de faire le maximum, j'essaie de faire bien comme il faut et tout ça, j'y mets tout mon corps, j'y mets tout mon cœur, je suis crevé le matin et j'ai des seins parfois le lundi matin. Et ben non, en fait, il se passe quand même ça. Et aussi, je me suis dit, mince, qu'est-ce qui arrive aux autres alors qu'ils sont peut-être un peu plus directs ou secs ? Ah oui, oui, oui,
- Speaker #0
moi, j'ai entendu des histoires de folie, des gens qui suivent certains physios. Parce que toi, tu recueilles avec le smile, mais il y en a qui sont vraiment, vraiment plus méchants. Merci. ça peut aller loin dans certaines histoires. Est-ce que tu as déjà eu peur ? Moi,
- Speaker #1
je touche du bois, non. Franchement, je n'ai pas eu peur. Non, non. Après aussi, je suis très bien entouré à la porte et tout ça. Et surtout... surtout, je te jure, les gens sont vraiment plus intelligents qu'on ne le pense, et même super gentils et bienveillants. Et je crois que les gens, ils savent un peu les choses. Parfois, ils ne le savent pas. J'ai rencontré tellement de gens géniaux. Un jour, il y a quelqu'un qui m'a dit « Tu sais, Isaac, les paroles de la nuit, elles ne voient jamais le jour. » Et c'est rigolo parce que c'est une phrase qui m'avait pas mal marquée. Je me suis dit « Putain, merde ! » Peut-être que oui. Et même des tas de gens qui me disaient « Ça va, Isaac ? Les gens ne te lâchent pas trop le cul. » Comment t'arrives à dissocier Et moi je dois dire que j'ai jamais eu Trop ce problème là Parce que je crois que les choses elles se font assez instinctivement Et qu'il faut faire confiance à son instinct Et se tourner vers les choses bonnes Est-ce que t'as senti quand même que les gens te regardaient différemment Depuis que t'es physionoviste En vrai Bah il y a un peu ce truc là Avec toute l'humilité du monde Ouais bah évidemment parce qu'il y a des gens qui essaient de se placer Et tout ça évidemment Tu sais, ce qui est... merveilleux dans un sens et rigolo dans un autre, c'est que le job de physionomie, c'est quelque chose qu'intrigue, en fait, tu vois. Ça intrigue un peu les foules. On se demande, ah, mais comment, pourquoi ? Il y a inévitablement cette idée-là que moi, j'ai le droit de te faire rentrer ou non. Donc, il y a vraiment quelque chose, évidemment, de l'autre côté, de se dire, mais pourquoi ? Comment ça se passe ? C'est quoi ? Ah, mais pourquoi plus de lui que moi ? Il y a tout ce truc-là un peu de mystère. Oui, bien sûr. Et moi, je me souviens de fois où, combien de fois je parlais avec quelqu'un en soirée ou un truc comme ça et tout ça, et dès que la personne sait Merci. je suis à la part de ceux qui disent « Ah bah c'est super, maintenant on va pouvoir passer ! » Genre de trucs, genre « Ok yo ! » Ou alors, moi je suis chez Miss Benmi, rue Mandart, dans le resto d'une copine, et tout ça, puis il y en a qui viennent me voir et me disent « Bon bah tu m'as refusé la semaine dernière, et tout ça, machin, j'ai mal heurté, t'as sorti tes paillettes et tout ça ! » Elle me dit « Non, mais ça va, on était bien, mais je vais pas repasser la semaine prochaine ! » Ça va, tu le dis bien ?
- Speaker #0
Ouais, ça va ! Qu'on puisse un peu revenir sur tes décisions dans la vraie vie, et qu'on te rappelle du coup...
- Speaker #1
Je dirais que c'est le jeu plus que jamais, mais encore une fois, je pense qu'il faut faire appel à la bonne intelligence de tout un chacun. et je pense que tu ne vas pas voir la boulangère en lui disant « Tu n'as plus de chouquette ? Tu te fous de ma gueule ? Il est 7h30, il y a mon mari qui est passé hier, c'était le même problème. » « J'adore faire des lavants. » « Mais fais gaffe, tu vois. » C'est comme quand tu vois un peu la maîtresse hors de l'école et qu'elle est au framprix et tu dis « Alors, tu sors de l'école, toi ? Qu'est-ce que tu fous là ? » Il y a un peu ce truc-là. Mais des fois, oui, il y a une proximité qui s'installe. Pour le bonheur comme le pire, j'ai tout dit.
- Speaker #0
Si tu devais résumer ton métier en une phrase, ça serait quoi ?
- Speaker #1
C'est le vecteur entre l'extérieur et l'intérieur de l'épicentre du bonheur.
- Speaker #0
Et tes amis, est-ce qu'ils rentrent toujours du coup ?
- Speaker #1
Non Ah non Bah ouais, parce que mes amis, ce sont mes amis S'ils ont envie que je fasse bien mon travail Alors, alors, alors Il faut que mes amis se... leçons, viennent habiller comme il le faut plus que jamais. J'ai des copains avec qui j'étais au bifort. C'est ouf ! Je pense qu'il faut être impartial. J'adore ! J'ai plutôt fait rentrer des gens qui n'étaient pas super sapés que je ne connaissais pas, plutôt que des copains à qui j'ai fait des fleurs. Mais parce que... T'as raison,
- Speaker #0
t'es fidèle à ton poste. Ouais,
- Speaker #1
je crois. Parce que sinon, c'est horrible. En plus, la perche, c'est tellement facile à choper de pouvoir dire que le fisio ne fait rentrer que ses copains.
- Speaker #0
Bah oui,
- Speaker #1
complètement.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux... Faire un peu une mise en scène. Je t'ai tenté, il a rentré. Non mais c'est vrai, attends, là je suis habillée en paillettes. Là t'es très bien habillée. Mais imaginons que mon pantalon là en ressoquin, comme ça, ça soit vraiment un jean basique. Et j'arrive comme ça, petite chambre du travail comme ça. Et j'arrive, je te dis, Isaac...
- Speaker #1
Ça va ? Bah oui ça va et toi mon coeur, mais tu sors du boulot ?
- Speaker #0
Non ! Ah si tu sors du boulot mon coeur ! Je suis passée acheter exprès pour toi un petit tailleur, regarde ! Mais tu me manques comme tu respires !
- Speaker #1
Mon coeur tu sors du boulot et c'est pas un after work ici, si on s'arrêtait à 2h ça saurait ! On va jusqu'à 6 alors profitions jusqu'au bout de la night, plus que jamais ! Fais un petit aller-retour et tu repasses ! Isaac, Isaac stop là, je fais avec deux consignes ! Tu repasses et tu fais pas la queue !
- Speaker #0
Regarde comment elles sont belles !
- Speaker #1
Bon bah elle, elle rentre, mais toi non. J'ai l'horreur. Ça c'est horrible de séparer les groupes. Ça m'est arrivé de séparer des groupes des fois. Non, ce qui est horrible, c'est ça qui est le plus horrible. Les gens qui rentrent ! Ce qui est horrible, c'est quand tu dis, bah écoute, et puis les gens... Et puis il y a trois mecs derrière et tu te dis ah bah ça c'est toi qui vois Moi ça fait mal au coeur je te laisse brainstorm et je reviens Mais c'est hilarant Tu vois Ouais ils trahissent Ouais pour un Ils pourrissent dents pour dents genre Je pense qu'il y a des ouais ouais c'est trop drôle T'as pris des amitiés tu brises tes dents Je jure Non, mais écoute, Eric, aussi, t'es chiant. On t'avait dit de te saper. On ne va pas flinguer notre soirée, nous. On se retrouve demain. On s'appelle. Je t'appelle.
- Speaker #0
C'est l'intérieur.
- Speaker #1
Et puis, il abandonne, en fait. Bon, du coup,
- Speaker #0
je ne peux pas rentrer dans ton club.
- Speaker #1
Tu ne peux pas rentrer ce soir. Ou alors, tu repasses un peu plus tard. Et puis si jamais... On va s'arranger. Ouais. Un petit billet. Je t'adore. Ah non, surtout pas de billet. Quand j'ai commencé, il y avait Rani, le chef de la sécu, qui m'avait dit, Isaac... Et je ne sais pas, en fait, c'était l'une d'elles qui me dit ça parce que je n'avais jamais pensé ou quoi que ce soit. Je ne sais pas pourquoi. Bref. Dans ma tête, ça n'existe pas qu'on tente des billets en boîte aujourd'hui. Pour moi, c'est un truc d'Al Pacino en 70. Ah, mais il y en a,
- Speaker #0
ils pensent que la vie s'achète. Ouais, vraiment,
- Speaker #1
c'est ça. Et je me souviens qu'il m'avait dit, Isaac n'accepte jamais un billet pour l'entrée. Merci. accepte-le que quand les gens sortent. Et j'étais en mode, genre, mais ouais, en fait, t'es un génie total, quoi. Il m'avait dit, en gros, n'accepte jamais un billet à l'entrée, tu l'acceptes que pour les sorties. parce que sinon t'as l'impression qu'on t'achète un peu et que le mec même si je lui dis oui et qu'il me donne un billet et que lui il rentre il est gentil il fait passer le mot et on parle sur un trafic exactement si toi en sortant t'as l'idée de te dire c'est bien mais pas à l'entrée ok aujourd'hui je crois que t'as quelque chose à nous annoncer par rapport à la fête c'est pas une annonce parce que ça a une annonce en ce moment. Ça ne change rien. Oui, ça ne change rien. C'est vrai que là, ça fait un an et demi maintenant que je suis au club et tout ça. Et l'idée, c'est un peu de faire évoluer cette belle histoire et que moi, je quitte la porte pour me retrouver maintenant en bas. Ça y est, c'est à mon tour de danser. Et donc, c'est cette image-là qui fait en sorte qu'on va pouvoir maintenant me retrouver en bas et être un peu la marraine de la bonne fée. Une fois que jamais. Voilà, c'est ça, marraine de la bonne fée, une sorte de happiness manager. D'enlever les pulls à celui qui les garde un peu trop longtemps en bas, de parler au micro.
- Speaker #0
Mais ça va être encore pire en fait. tu vas fliquer encore plus.
- Speaker #1
C'est mon rêve total. D'offrir des plateaux de shots à Gogo, à Thierry Larigo et tout ça. Et de pouvoir infuser de ma couleur l'intérieur du club et de me retrouver au cœur du système.
- Speaker #0
Et pourquoi ? T'en avais marre,
- Speaker #1
en vrai ? Je pense que c'était le moment, en vrai. Et moi, j'ai d'autres envies, enfin, d'autres envies, j'ai d'autres projets dans la vie qui, je dois le dire, sont attenants à la journée. Et donc, je crois qu'aussi, libérer un peu de temps pour ça, c'était le moment. Bisous. crois aussi que pour faire les choses bien jusqu'au bout et je me dois d'être honnête et de faire les choses bien jusqu'au bout et donc j'aurais eu trop mal au coeur de continuer de risquer peut-être si jamais toutefois de me retourner sur trois mois peut-être où j'aurais moins bien fait les choses et donc je crois que c'était le moment qui a eu un peu cette opportunité d'idée de faire des performances dans le club et d'animer la loge derrière le dj d'inviter une voyante et de jouer du piano et de faire des blind tests et tout ça tu vois et en fait je crois que cette idée-là m'a bien plu.
- Speaker #0
bon bah écoute c'est peut-être le moment que j'arrête la porte et que du coup maintenant je danse dans le club quoi génial ouais franchement mon rêve tu t'arrives à pas nommer moi je trouve ça trop trop cool t'as quoi comme projet un peu à côté parce que t'es pas que Isaac de la fête j'ai tant d'idées c'est quoi c'est Isaac Isaac c'est quoi ton
- Speaker #1
nom du net Isaac Desso Isaac Desso ouais Isaac Desso plus que jamais écoute là j'ai créé un spectacle un seul en scène mais non ouais plus que jamais trop bien j'écris je le dis parce que comme ça ça met en route la machine et puis ça m'oblige peut-être à me retrouver au coin d'une table avec un quatre couleurs t'en as pas le choix alors c'est ça exactement mais du coup j'ai créé un sol en scène avec tous mes personnages l'idée c'est que moi je parle pas trop à la première personne mais que je puisse un peu parler de moi au travers des yeux de mes personnages qui puissent peut-être me croiser tu vois au détour de sketch qui sont à tenir à des choses que j'ai vécues ou à des choses que j'imagine là-dedans et tout ça il y a ça l'idée de peut-être moi aussi avoir un petit endroit où je puisse recevoir des gens à faire parler un podcast j'adore j'adore l'idée c'est hilarant C'est vrai. C'est la première fois que j'en parle.
- Speaker #0
Ce serait très cool que tu fasses ça.
- Speaker #1
C'est une sorte d'émission télé des années typiques, des années un peu 80-90. Et à chaque fois, on recevrait une star et une star de quartier. Et l'idée, c'est de les recevoir non pas face à face, mais ensemble et d'avoir chacune les actus. Genre les débats,
- Speaker #0
les actus. Oui, c'est ça. En fait,
- Speaker #1
qu'on en apprenne plus sur les gens et qu'on soit en mode, toi, tu sors un album et toi, ta fille, elle a couché. C'est super, on a deux actus. Et puis qu'on receve les gens au même titre, mais qu'on puisse zoomer sur les gens.
- Speaker #0
Oui, le côté un peu... contraster les deux mondes. Oui,
- Speaker #1
s'intéresser à eux et se dire que c'est génial et qu'on n'est souvent pas tellement différents quand on se tend l'oreille.
- Speaker #0
C'est une belle phrase de fin, ça.
- Speaker #1
J'adore l'idée. Oui, oui, oui. Merci, Makara. Merci à toi. C'est trop génial et bravo. Merci beaucoup.
- Speaker #0
Le setup est génial et c'était trop agréable. Vraiment, c'était trop bien. J'en ai grave appris sur la fête. Et tu es quelqu'un de génial, icône, vraiment. Merci, mon cœur. Tu peux être fier de ce que tu as fait, de ce que tu as acheminé et où tu es maintenant. On va te donner, mon cœur. Et je pense que tu as arrêté, effectivement, au bon moment. C'était le moment pour toi de venir vraiment danser avec nous. Voilà, c'est ça. Et on te retrouve à la fête, du coup, prochainement.
- Speaker #1
Plus que jamais, ça m'en reste total. Merci beaucoup, mon cœur.
- Speaker #0
Merci beaucoup.