- Speaker #0
La victimisation, elle agit de manière générale, c'est-à-dire que chacun a un niveau général qui lui est propre, mais également dans des situations particulières. Le contraire de la victimisation, c'est la responsabilité. Et plus la responsabilité, elle est basse, plus tu laisses les autres et les facteurs de la vie décider de la vie que tu dois mener. Soit tu cherches la justice, soit tu cherches une solution. Bienvenue à toi dans ce nouvel épisode du podcast « Tout part de toi » . Victimisation et responsabilité, c'est un sujet très très très compliqué qui va nécessiter de t'asseoir, de prendre des notes, Alors tu peux l'écouter en roulant, en faisant du sport ou en faisant autre chose, mais je te dis dès maintenant, il faudra l'écouter plusieurs fois pour bien l'intégrer. Pourquoi ? Parce que tout le monde sait ce que ça veut dire la victimisation ou la responsabilisation, mais très très très très peu de gens savent ce que ça implique en réalité, car quand on est dedans, on ne le remarque pas, on n'arrive pas à le remarquer. Même pour moi, ça va être très compliqué de l'expliquer, mais je vais mettre toutes mes capacités en œuvre pour faire au mieux et vous éclairer un maximum sur ce sujet avec moi. Pour m'accompagner, devinez qui ? est avec moi.
- Speaker #1
Juste le rire déjà, c'est beau, t'as compris.
- Speaker #0
Donc voilà, Trécie, je te laisse.
- Speaker #1
Bonjour à tous, à toutes, à tout le monde.
- Speaker #0
Salut.
- Speaker #1
Bon, alors le sujet, je vous le dis tout de suite, mon égo en prend un coup aujourd'hui.
- Speaker #0
Pourquoi ?
- Speaker #1
Voilà, parce que c'est le sujet tant attendu que je voulais faire et bien je suis passée par là, on va assumer.
- Speaker #0
On va le découvrir, c'est ça ?
- Speaker #1
Voilà, donc c'est très bien. C'est très très bien, il était temps de mettre le doigt dessus.
- Speaker #0
Allez, ça marche, c'est parti, c'est quand tu veux.
- Speaker #1
Alors, avant de commencer le podcast, moi j'avais quelque chose à dire dans mes petites recherches. J'ai vu qu'il y a deux choses qui sont ressorties concernant la victimisation. C'est le ressentiment et la responsabilité. C'est ressorti dans tous ces deux mots.
- Speaker #0
C'est quoi le ressentiment ?
- Speaker #1
Le ressentiment, alors, de ce que j'ai pu lire, c'est une forme de rancune mêlée d'hostilité envers ce qui est. identifié comme la cause d'un tort subi ou d'une frustration. Donc déjà, ça met bien le mot dessus.
- Speaker #0
Ok, ça marche. Allez, je t'écoute.
- Speaker #1
C'est parti. Alors, est-ce que tu peux déjà, par le commencement, définir la victimisation et ses différentes formes, s'il te plaît ?
- Speaker #0
Alors, la victimisation, ça revient un peu à ce que tu viens de dire juste avant, un ressentiment. Je ne sais pas pourquoi ce nom-là et ce terme-là, mais on peut, encore une fois, comme toujours, donner plein de définitions différentes qui expliquent la chose. J'essaye d'aller à chaque fois vers l'essentiel et la simplification. Donc la victimisation, qu'est-ce que c'est ? C'est lié à, d'abord, il ne peut pas y avoir victimisation s'il n'y a pas souffrance. Donc présence d'une souffrance chez une personne. Et donc ça va être la place qu'on va donner à une souffrance vécue. La victimisation, c'est ça. C'est place donnée à une souffrance vécue. Alors étant donné que maintenant, vous me connaissez peut-être un minimum, et ceux qui ne me connaissent pas et qui me découvrent... Vous connaissez peut-être le principe du virus ultime. Le virus ultime, c'est la plus grande souffrance que chaque personne porte, la souffrance de l'enfance, la souffrance principale. D'accord ? On parle beaucoup de trauma d'enfance. Moi, je parle de virus ultime, c'est-à-dire qu'il y a une souffrance principale dans l'enfance qui, du coup, chaque personne va porter. Et donc, étant donné que c'est la plus grande souffrance, donc effectivement, la majorité des victimisations vont être reliées à cette souffrance-là. Mais ça peut également être d'autres souffrances. Mais sinon, c'est encore une fois le virus ultime qui se cache derrière. Mais pas que, attention. Donc ça, c'est ce qui fait que, c'est ce qui donne l'existence de la victimisation. Maintenant, il y a le type de profil qui porte cette souffrance. On ne réagit pas tous de la même manière. Mais voilà, de manière générale, c'est la place donnée à cette souffrance ou à une souffrance vécue dans notre parcours de vie. Et c'est vrai qu'on a parlé de responsabilisation, responsabilité, responsable. Eh bien, en fait, il faut savoir qu'ici, la responsabilité, c'est le contraire de la victimisation. Donc c'est deux opposés. Il ne peut pas y avoir victimisation quand il y a responsabilité, il ne peut pas y avoir responsabilité quand il y a victimisation. Donc ce sont deux inverses. Donc la victimisation, ça va être la place qu'on va donner à cette souffrance, et la responsabilité, ça va être la limitation de la place de cette souffrance. Est-ce que c'est clair ?
- Speaker #1
C'est très clair.
- Speaker #0
Maintenant je peux donner le pire niveau de victimisation que vous pouvez voir autour de vous ou en vous, si vous êtes concerné. Le plus bas niveau, c'est dire, c'est quelqu'un qui pense ou qui dit, si je suis comme ça aujourd'hui, si je vis ça aujourd'hui, si aujourd'hui ma situation, elle est x, y, z, ben c'est à cause de ça, c'est à cause de quelque chose. Donc finalement, le pire niveau, c'est quoi ? C'est justifier son présent par son passé. Il y en a, ils vont le faire consciemment et le dire comme je viens de le dire là maintenant. Et par exemple, une phrase qui me vient, qui est assez répandue, c'est « C'est toi qui m'as rendu comme ça » .
- Speaker #1
Ça, c'est le plus haut niveau ?
- Speaker #0
Alors... le plus haut niveau, c'est penser le plus bas niveau. Enfin, je veux dire le pire niveau, si tu veux.
- Speaker #1
Plutôt comme ça.
- Speaker #0
Oui, le pire niveau de victimisation qu'on peut avoir, c'est quelqu'un qui va justifier son présent par son... son passé douloureux, parce que c'est toujours une question de souffrance, comme on a dit, donc c'est pas juste passé neutre, donc il faut qu'il soit douloureux. Donc, très souvent, comme j'ai dit, on peut avoir des personnes comme ça, et vous avez, on l'a tous déjà entendu, ou vu, ou peut-être encore une fois, ben vous êtes concerné, c'est dire ça, c'est penser comme ça. De toute façon, si... Et, attention, ça c'est le pire niveau, c'est avoir une opinion généralisée de notre situation, en rejetant la faute sur un passé douloureux. Maintenant... il peut y avoir des niveaux un peu moins graves, moins pires, parce que j'ai dit que c'était le pire. C'est par exemple, on va dire, cette partie de ma vie, elle est due à ça. Cette partie uniquement, le reste, c'est pas forcément ça. Donc là, par exemple, c'est pour ça que j'ai dit, le pire niveau, c'est généraliser à toute sa vie actuelle, c'est ça. Mais il y en a, ils vont te dire, si j'y arrive pas, par exemple, hier, par exemple, j'ai discuté avec une personne qui avait justement postulé pour travailler avec moi, et du coup, elle me dit que pendant des années, j'en voulais à ma mère concernant... ma situation financière. Donc là, on est sur un domaine précis parce que je me disais qu'à cause d'elle, ce qu'elle m'a fait subir ou ce qu'elle m'a appris, etc., au niveau financier, il a impacté de cette manière-là. Donc ça, c'est un niveau un peu moins grave parce qu'il est ciblé sur un domaine particulier. On a plus ça en général, c'est plus des sujets ou des domaines particuliers où on va se victimiser que cette généralité de vraiment toute ma vie, si j'en suis là, etc. Là,
- Speaker #1
c'est grave quand tu...
- Speaker #0
Quand tu mets toute ta vie, d'abord, quand toute ta vie est reliée à un passé douloureux. C'est quand tu relis plutôt, toi, parce que c'est pas relié, c'est toi qui relis à un passé quelconque et quelconque. Peu importe c'est quoi le passé. On peut avoir même le passé le plus lourd du monde. D'accord, je répète, on peut avoir le passé le plus lourd du monde. C'est pas la lourdeur du passé, écoutez bien cette phrase, c'est pas la lourdeur du passé qui justifie l'impact sur le présent et qui justifie sa responsabilité sur nous aujourd'hui. Ah elle est trop technique, je vais recommencer, je vais la faire autrement. En fait, ici, on peut avoir subi plein de choses. Et les pires choses du monde. D'accord, les pires choses. On imagine tous, ça sert à rien de donner des exemples, on imagine tous les pires choses, chacun d'ailleurs a sa pire chose. On imagine les pires choses du monde et on dit quelqu'un a vécu ça. Et effectivement, on sait que, et regardez pourquoi ce sujet est technique et pourquoi il est très difficile à comprendre. Parce qu'on sait qu'il n'y a pas de fumée sans feu. A toute cause, une conséquence. On sait très bien qu'aujourd'hui... Maintenant, on se détache de mon exemple et on revient avec un... Je prends une situation très simple. On prend un enfant. Un enfant à qui on fait la misère, peu importe les actes de misère. On sait très bien que ça va avoir des conséquences quand il va grandir, c'est-à-dire qu'il va avoir des répercussions, des virus, etc. Traumables, comme vous voulez, des blessures, tout ce que tu veux. Par exemple, le violent, si t'es violent avec lui, s'il subit des agressions, si... Voilà, des situations instables, etc. On sait que... Aujourd'hui, on le sait. Je crois quand même qu'on le sait depuis très longtemps. eh bien, il y a un impact dans sa vie d'adulte. Ça, c'est une réalité que tout le monde sait. Donc, c'est une vérité. On appelle ça une vérité. C'est un fait. C'est factuel. C'est le fonctionnement humain. Il est comme ça. Mais pourquoi ce sujet est compliqué ? Pourquoi ? Parce qu'une personne, maintenant, qui est adulte, et qui a, on va dire, 40 ans, et qui va dire, moi, si je suis comme ça, c'est à cause de... Alors qu'on a dit, dans cet exemple-là que je viens de dire, moi, si je suis comme ça, c'est à cause de... à 40 ans, on appelle ça une victimisation. Pourtant, si on revient dans le passé, dit un enfant s'il subit ça il va avoir telles conséquences, on appelle ça une vérité. Vas-y, est-ce que tu arrives à répondre à ça ? T'as compris ma question ?
- Speaker #1
Pour moi, l'adulte, il est responsable. L'enfant, il n'est pas encore responsable. La vie, elle arrive après. Il va grandir.
- Speaker #0
L'adulte est responsable et l'enfant n'est pas responsable. Il va grandir.
- Speaker #1
On est censé être responsable.
- Speaker #0
Non, mais tu ne réponds pas à la question. Ma question, c'est pourquoi ?
- Speaker #1
Attends, repose-moi ta question.
- Speaker #0
Je te la repose. Et d'ailleurs, essayez de répondre de votre côté. Et même de l'écrire pendant que je pose la question. On a dit que si un enfant subit... des actes négatifs. On sait qu'aujourd'hui, si un enfant subit là tout de suite, par exemple, pendant un temps donné des actes négatifs, il va y avoir des répercussions négatives dans le futur. C'est la définition d'un virus. On est d'accord. C'est une vérité pour tout le monde. C'est une réalité. Ça, c'est quelque chose qui n'est plus approuvé, que tout le monde sait maintenant. Si vous ne savez pas, peut-être que je vous informe. Ça, c'est une vérité. Par contre, maintenant, on avance à... Je parle d'un enfant, là, par exemple, de 10 ans. Maintenant, à cet enfant, je lui rajoute 30 ans. Et on passe, il a maintenant 40 ans. admettons que cet enfant maintenant est adulte, il a 40 ans, et il te dit, moi, si je suis comme ça aujourd'hui, avec toutes ces conséquences négatives que j'ai, j'arrive pas à faire ça, j'arrive pas à faire ci, ça, ma vie, elle est comme ça, ce côté-là est détruit, nanana, tout ce que tu veux. C'est à cause de, quand j'avais 10 ans, j'avais subi tout ça. Dans le premier cas, quand on parle de l'enfance, c'est une vérité. Dans le deuxième cas, c'est une victimisation. Comment tu l'expliques ?
- Speaker #1
La souffrance.
- Speaker #0
Fais-moi une phrase, je comprends pas ce que tu me dis. Fais-moi une phrase.
- Speaker #1
Ah, là, tu lui rajoutes 30 ans, donc il est plus grand. Il te répond ça, il est dans la victimisation, mais en fait, pour moi, c'est sa souffrance qui parle. Et tant que la souffrance, elle n'est pas guérie, on va dire, tu restes dans ça, tu restes dans la victimisation.
- Speaker #0
J'arrive pas à... Je suis pas satisfait par ta réponse. J'ai l'impression qu'elle ne me répond pas. Non, c'est pas qu'elle est pas juste.
- Speaker #1
Ta question, elle est un peu...
- Speaker #0
Elle est floue. T'as pas compris ma question.
- Speaker #1
Je sais pas. Une autre question.
- Speaker #0
Bon, bah c'est pas grave. Si t'as pas compris, c'est pas grave. Je vais y répondre directement. Donc, pourquoi j'ai dit dans un premier cas, on sait que c'est une réalité et c'est une vérité. Pourquoi dans le second cas, c'est une victimisation ? Pourquoi ? Parce que, pour la simple et bonne raison que rien Voilà. n'est une fatalité. C'est une vérité qu'il y a des conséquences. Et cet adulte de 40 ans, c'est une vérité qu'il a des virus, finalement. C'est une vérité. Mais, ce n'est pas une fatalité. C'est-à-dire que même la pire des conséquences, je sais pas, tu finis d'être aplégique, tu finis des trucs où t'as ta membre en moins, les pires des conséquences, comme tu veux. On peut toujours faire quelque chose de sa vie. Tant qu'on est vivant, tant qu'il y a la vie, on dit, voilà, derrière la phrase, tant qu'il y a la vie, il y a l'espoir. Donc, rien n'est une fatalité. Malgré tout ce que tu peux avoir, tu peux faire quelque chose. Donc voilà, en fait, c'est ça la différence. La différence, c'est vrai, mais ce n'est pas ça, mais ce n'est pas une fatalité. C'est-à-dire que ce n'est pas à cause de ça, si aujourd'hui, tout est noir à 40 ans. Donc du coup, c'est à cause de quoi ? On peut se poser la question. eh bien c'est ce qu'il y a à côté de ça. Donc on a ces bagages-là qu'on va transporter avec nous. Cet adulte aura ses bagages qu'il aura transportés avec lui à cause de toutes ces situations ou ces agressions négatives qu'il a pu avoir. la vie, c'est pas que ça. C'est aussi un libre-arbitre qui permet derrière de faire des choix. Est-ce que tu me suis ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Donc ici, c'est juste pour revenir sur la subtilité de la victimisation et de la responsabilisation. C'est-à-dire que, finalement, eh bien, j'ai parlé tout à l'heure du pire état de victimisation, c'est-à-dire finalement, toute ma vie s'est allée comme ça, c'est à cause de ça. Ça, c'est le pire état. Parce que finalement, du coup, je suis en train d'emprisonner mon présent dans mon futur. Donc, il n'y a rien à faire dans le présent. C'est fini. C'est foutu. La personne, c'est fini. Sa vie s'arrête. Elle continue dans le temps, mais elle s'arrête dans ce qu'elle peut en tirer comme bénéfice. Parce que ça y est, elle a figé son présent dans son passé. Maintenant, le plus haut niveau, j'ai dit que le contraire de la victimisation, c'est la responsabilité. Et le plus haut niveau de responsabilité, c'est quoi ? C'est j'ai la possibilité de faire ce que je veux, et de tout changer, et d'agir comme je veux. Ça, c'est le plus haut niveau. Il y a une grosse différence entre le pire et le plus haut.
- Speaker #1
Ah oui, vraiment.
- Speaker #0
On voit que le pire, c'est tout est figé. Et le plus haut, c'est tout est ouvert. Donc c'est totalement le contraire. Donc ça, c'est pour donner, eh bien, finalement, déjà, montrer que c'est le contraire, victimisation et responsabilité, et aussi montrer que finalement, eh bien, ici, il y a cette notion-là, effectivement, que tout est possible, peu importe ce que tu as. Et je répète, encore une fois, peu importe tant que tu es vivant. Et tant que, effectivement, il reste le deuxième point aussi qui est important, tant que tu as la raison aussi, tant que tu n'es pas devenu fou, et que tu ne sais plus ce que tu fais. Donc la raison et la vie. Même s'il te manque, t'as tes quatre membres en moins, t'as vraiment les pires maladies, tu peux toujours faire quelque chose.
- Speaker #1
En fait, tant qu'il y a la vie, c'est solution, c'est ce que je me dis maintenant. Vie est égale solution.
- Speaker #0
Tant qu'il y a la vie, et la raison aussi, on garde quand même, parce que sans raison, on ne sait plus ce qu'on fait. Donc vie plus raison égale plein de solutions, mais plein. Et là, ça dépend encore une fois de comment la personne va voir la chose. Et c'est ça le sujet du jour, du coup, c'est cet état qui va soit te condamner, Mais qui va se condamner ? C'est ce que la personne. Personne, rien d'autre ne condamne. C'est pas les faits qui sont vrais, dont j'ai parlé par exemple tout à l'heure, qui condamnent. C'est ce que tu vas, c'est comment tu vas voir ces faits. Et pareil, les virus, ça existe. Mais ça, je le dis tout le temps. Attention, un détail très important. Un virus, c'est une difficulté, ce n'est pas une fatalité. Donc quelqu'un qui vient aujourd'hui, et qui débarque, et qui me dit « Moi, si j'ai rien fait de ma vie parce que j'ai peur de me lancer, de... » me lancer dans ce qui m'anime le plus, etc. Et j'ai peur de ça. Et ça, c'est dû au fait que mon père m'a toujours dit que j'étais une grosse, pour ne pas être vulgaire, mais qu'il m'a toujours rabaissé, il m'a toujours traité comme un moins que rien. Il n'a jamais été là pour moi. C'est une vérité, peut-être, si tu ne mens pas. C'est une vérité. Mais là, tu es en train de donner au virus qui est existant, je répète encore une fois, d'où la subtilité que je souligne depuis le début, un pouvoir supérieur à la réalité. Donc dans la réalité, un virus, c'est une difficulté, pas une fatalité. C'est quoi la différence entre difficulté et une fatalité ? Une difficulté, c'est avoir un boulet au pied. Une fatalité, c'est avoir un mur qui nous encercle de tout part et qui fait 50 mètres de haut et 4 murs entre 4 murs. A la limite. Et même ça d'ailleurs, si on peut creuser, une personne qui réfléchit, elle peut toujours trouver, creuser, passer en dessous, etc., taper, bref, on peut toujours trouver des solutions. Mais juste pour dire que fatalité, ça veut dire que je ne peux rien faire, je suis figé, vraiment je suis emprisonné, je ne peux rien faire. Difficulté, c'est un boulet au pied. Imagine maintenant l'image de quelqu'un qui marche avec un boulet au pied. Est-ce qu'il peut marcher ?
- Speaker #1
Il peut marcher, mais difficilement.
- Speaker #0
C'est ça un virus. Plus ou moins difficile en fonction du passif. Donc il y en a, ils vont avoir des gros passifs, etc. Donc des virus plus gros. Mais on peut toujours marcher. Et c'est par contre ce qui est commun à tout le monde. Peu importe le virus, peu importe la souffrance, c'est que tu peux toujours marcher. Je le répète encore une fois. Et si tu dis que tu n'arrives pas à marcher, c'est que c'est toi, c'est que c'est toi, c'est que c'est toi, écoute bien ce que je te dis, qui a défini que le virus ne pouvait pas t'aider à marcher. Il y a une bonne expérience, il y a plein d'expériences comme ça qui ont été faites, notamment l'expérience du singe, l'expérience de l'éléphant aussi, où l'éléphant, on lui montre qu'en fait, un éléphant, je crois que c'est même une technique qu'il utilise avec les éléphants, c'est qu'il attache un petit piquet qui... Un éléphant, par exemple, dans les cirques ou quoi. quand il est domestiqué, etc., et qu'en bref, il travaille avec des humains, ils vont l'attacher à un petit piquet qui, en soi, il marche juste deux, trois pas, il arrache le piquet. Et en fait, comme il sait que l'éléphant, il voit juste ça, en fait, finalement, il se dit que je ne peux pas, je suis attaché. Et en fait, c'est la même chose. Après, il y a aussi l'expérience des singes, c'est-à-dire qu'ils mettent... Ils ont mis des singes dans une même pièce, si je me souviens bien, je l'avais lu il y a longtemps, je ne me rappelle plus. En gros, dès qu'ils ont mis une échelle, en fait, dans cette pièce-là, et en fait, dès qu'un singe monte sur l'échelle, eh bien, il se prend une décharge. Il se prend une décharge électrique dès qu'il arrive en haut. Et donc, finalement, il a peur, il redescend. Et donc, les autres, ils voient les autres singes. Et à chaque fois, ils font entrer un nouveau singe. Au début, il y a le singe et il y a un autre qui voit cette scène-là. Donc, lui, il a peur. Et ensuite, ils font sortir le singe qui s'est pris une décharge et gardent celui juste qui a assisté. Il n'a pas pris la décharge, il a juste assisté. Et finalement, en fait, ils font entrer encore un nouveau. Et ils voient que celui qui a vu ne monte même pas, n'ose même pas monter l'échelle parce que, finalement, il se rend compte qu'il y avait une difficulté, enfin qu'il y a un danger plutôt. Et ensuite, à chaque fois, si je me souviens bien, peut-être que les gens vont reconnaître le truc, mais en fait, à chaque fois qu'il y a un qui voulait monter, les autres, ils l'ont empêché. Bref, je ne sais plus trop exactement le truc, il faut que je retrouve. Enfin bref, c'est juste pour dire que finalement, ils finissent par apprendre que, d'ailleurs on appelle ça l'impuissance apprise, ou je ne sais plus exactement, puissance acquise, ou je ne sais plus exactement, dans les années mêmes. On en a parlé depuis un moment. Bon bref, en tout cas, on peut appeler ça comme on veut. Mais en tout cas, pour revenir à ce boulet-là, donc si un boulet, si jamais quelqu'un, et tu vois un jeune, ça me rappelle ça d'ailleurs, je raconterai juste après, mais si tu vois quelqu'un qui te dit, moi je fais rien de ma vie, ou je fais pas ça, x, y, z, peu importe le domaine, parce que j'ai telle ou telle chose en moi qui me font souffrir, sache qu'il a donné beaucoup plus de poids à quelque chose qui existe que la réalité. Et d'ailleurs, il y a une phrase que je dis maintenant, que je disais pas avant, Écoutez bien cette phrase. Si c'est à cause de tes virus que tu n'as pas réussi, sache que ce n'était pas à cause de tes virus. Je vous laisse méditer.
- Speaker #1
Il y a de quoi méditer.
- Speaker #0
Par exemple, si tu me dis... Si par exemple tu dis, moi je n'arrive pas avec les hommes, ou je n'arrive pas en couple, ou je n'arrive pas avec les femmes, parce que je suis... On va essayer de pointer un trait chez nous, ou une difficulté chez nous. Sache que... Quelle est la différence maintenant entre une difficulté et une fatalité ? Une fatalité, tu ne peux pas. Une difficulté, tu peux... tu peux la surmonter mais c'est dur ça va être dur non surmonter c'est pas surmonter non parce que la difficulté elle est toujours là c'est pour ça qu'il faut traiter ces virus y'a pas de soucis mais elle sera là mais tu peux faire avec la difficulté c'est ça la plus grosse différence je répète le meilleur exemple c'est le boulet quelqu'un qui a un boulet il peut marcher des kilomètres et des kilomètres mais la différence avec quelqu'un qui n'a plus ce boulet c'est qu'il va plus marcher c'est même pas plus en réalité c'est juste que l'autre il va se fatiguer plus parce qu'en réalité il peut marcher à la même distance c'est juste que 1 ça va le fatiguer plus donc il va ralentir plus, donc il va aller moins vite, donc ça. Mais à aucun moment un boulet ne te force à te faire du surplace. Tu peux marcher dans les directions que tu veux, tu peux aller au nord, au sud, à l'est, à l'ouest, tu peux faire 100 mètres, 1 km, 50 km avec ce boulet, si tu veux. Mais sache que si jamais tu dis, j'y arrive pas, j'ai un boulet, et je suis au même endroit que le point de départ, c'est que tu as donné à ce boulet plus de poids que ce qu'il pèse. Et ça c'est important de... de concevoir parce que, ici, jamais, jamais, jamais, un virus n'empêche, il rend difficile. C'est très important, très très très important, très très très important pour tous ceux qui, justement, se victimisent en rejetant la responsabilité sur leurs failles, leurs virus, leurs souffrances, leurs blocages. Ce sont des menteurs. Et moi, je donne une règle, gardez cette règle en tête, règle des 80-20. Tu peux faire 80% de tout ce que tu veux. Tout ce que tu veux, tu peux faire 80%. Quelqu'un qui dit « je n'arrive pas dans les relations amoureuses » , tout le monde peut faire 80%. Après, effectivement, les 20% restants, peut-être que pour elles, c'est pas tout le monde, il y en a qui peuvent monter à 100% parce qu'ils n'ont pas de difficultés dans ce domaine précisément, mais ils vont avoir des difficultés dans d'autres domaines, à cause de leur virus par exemple. Mais tout le monde peut faire... Par exemple, on prend ce truc-là de relations amoureuses, relations sentimentales, relations de couple. N'importe qui... N'importe qui, écoutez bien, cette phrase, c'est important. C'est une réalité. N'importe qui peut construire une relation de couple. Après, c'est pas n'importe qui avec tout le monde. Il y en a, effectivement, il va falloir chercher des profils bien particuliers, etc. Mais on peut tous, avec des profils qui correspondent, construire une relation de couple au moins à 80%. Après, peut-être que, si vraiment c'est le domaine où tu galères le plus, peut-être que tu vas pas dépasser 80%. Après, si tu veux, quand je dis 80%, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que, qualitativement, la relation, elle sera pas à 100%, quoi, finalement. Tu auras des difficultés qui vont faire que tu ne vas pas pouvoir créer la relation optimale. Pourquoi ? Parce que là, on peut parler maintenant des failles, des virus et des trucs que tu vas porter. Mais tu es censé réussir à 80%. Ça veut dire quoi 80% ? Ça veut dire que c'est plutôt bien, la relation se passe plutôt bien. Et ainsi de suite, on peut parler de tout. Un projet, tu es censé, écoutez bien, je répète, c'est pas tu es censé, tu as la capacité, c'est factuel, c'est une réalité, tu as la capacité, n'importe qui a la capacité de réussir n'importe quel projet professionnel. Au moins 80%. 20%, peut-être que tu as besoin d'aide, peut-être que tu as besoin de faire aider, peut-être que tu as besoin de travailler tes souffrances, supprimer tes virus, etc. Mais 80%, on peut faire, retenez-moi cette... Moi, c'est la nouvelle équation, enfin l'équation, le nouveau chiffre que je donne. Oui,
- Speaker #1
je l'ai bien retenu.
- Speaker #0
Voilà, donc récemment, je partage ça en ce moment. Donc retenez que vous pouvez faire 80%. Et si vous ne le faites pas, sachez que c'est vous qui donnez bien plus de place à... à ce qui vous freine que la réalité. Et détail important, parce qu'encore une fois, c'est comme la relation de couple. Quand je viens de dire le projet, bien évidemment, tout le monde ne peut pas être entrepreneur. Mais tout le monde peut faire un projet qui lui ressemble. Comme tout le monde ne peut pas être en couple avec tout le monde. Et il y en a s'il leur faut des profils bien particuliers. Mais on a tous un couloir dans lequel on peut agir. Que ce soit en couple, que ce soit en pro, que ce soit en perso, avec soi-même, etc. Donc voilà. Donc ça, retenez bien cette règle. Vous pouvez faire 80%. et réussir à 80% tout seul, tout seul, dans n'importe quel domaine, sans aide aucune. Et si vous n'y arrivez même pas, si vous êtes à zéro, si vous dites j'ai rien fait, j'ai même pas fait 10%, ou j'ai rien fait, ou j'y arrive pas, sachez que vous êtes dans une victimisation. C'est-à-dire que vous donnez à vos freins et à vos obstacles bien plus que 20%. Vous leur donnez, vous dites c'est 90%, c'est à cause de ça. Moi j'ai été détruite avant, ou j'ai été détruit, moi je, moi je, moi je, finalement on est dans le... On est dans... Voilà, c'est ça la victimisation, de toute façon c'est tourné sur la partie néfaste de son... on est sur un égo de victimisation finalement.
- Speaker #1
C'est pour ça que le mot responsabilité il revient tout le temps quoi, dans le sujet.
- Speaker #0
Ils vont ensemble, c'est ça, parce que le contraire c'est ça. C'est-à-dire que quand maintenant tu vas te responsabiliser, qu'est-ce qui va se passer ? Je peux tout faire. D'ailleurs regardez, on va prendre deux exemples.
- Speaker #1
Moi j'ai un exemple qui est connu, Mandela Nelson. Pour moi ça a été vraiment la personne qu'il faut parler avec ce sujet parce que... quand même, c'est quelqu'un qui a passé 27 ans en prison. Combien ? 27 ans ? 27 ans. Qui aurait pu quand même se positionner après en tant que victime. Et le gagnant, il a fait une transformation de dingue, en fait. De sa colère, c'est passé en moteur de reconstruction collective. C'est quand même fou, quoi, quand on y pense. Après, j'invite tout le monde à regarder un petit peu son profil. Bon, il est connu. Mais à vraiment un peu plus pousser le sujet. Vraiment, ça va vraiment dans le thème d'aujourd'hui, quoi.
- Speaker #0
Oui, exactement. Après, il y en a plein des exemples. On prend juste, regardez, on prend un truc très répandu, c'est-à-dire un enfant qui est adopté, qui n'a pas de parents. Finalement, il est adopté, du coup, par... il n'a pas de parents biologiques, que ce soit abandonné ou décédé. Combien vont te dire, et moi j'en ai en élève, vont te dire, j'ai été adopté, c'est pour ça aujourd'hui ma situation est désastreuse. Certes, et effectivement... Dans la réalité, on revient dans la vérité. Dans la réalité, dans la vérité, dans le fonctionnement humain, effectivement, des parents, un manque de parents, créer des virus, etc., créer des souffrances, créer des manques. C'est une réalité. Un des hommes qui a le plus impacté le monde ces dernières décennies, c'est un orphelin. C'est un adopté, en tout cas. Steve Jobs. Steve Jobs, il est venu à tour tourner et aujourd'hui est décédé. C'était un orphelin. C'était un adopté. Comment tu dis maintenant ? Alors je te pose la question. Steve Jobs, il y en a un autre, il y a... Pareil, j'ai vu le... Directeur artistique de Balmain, Olivier Rousteing, je crois qu'il s'appelle.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
Pareil, adopté aussi.
- Speaker #1
Pareil.
- Speaker #0
Et ainsi de suite, en fait, on peut en prendre plein. Si, Balotelli, footballeur aussi, adopté. Le nombre de personnes adoptées, de toute façon, qui ont... Donc on voit ici que ça n'a rien à... En fait, tout, tout, tout, tout ce que tu peux vivre, c'est... Aujourd'hui, peut-être que c'est ça, peut-être que vous... Enfin, vraiment, l'acla que vous devez prendre aujourd'hui, c'est... Imaginez, tout ce que vous avez tenu comme responsable de votre situation est en fait... à 20% responsable. 80-20. S'il y a plus de 20% responsable, ça veut dire que c'est vous qui les avez donnés. Vous les avez distribués, vous leur avez cédé du pouvoir. Et que ça peut être humain, que ça peut être des choses humaines, ça peut être dire « ma mère, elle m'a détruit » , ça peut être quelqu'un d'humain, ou ça peut être des situations. « J'ai vécu ta situation, j'ai pas eu de ça, ou j'ai pas eu ça, ou j'ai été en prison, ou quoi que ce que tu veux. » Dans tous les cas, c'est toi qui as cédé du pouvoir. Donc il y a une réalité, mais qui n'excède pas 20%. Tout le reste, c'est à toi. Et peut-être que c'est la meilleure révélation que je peux te faire aujourd'hui, parce que si tu comprends ça, tout change. Et je vais même aller plus loin. quelqu'un qui est dans une responsabilité. C'est pour ça que j'ai dit le niveau le plus haut tout à l'heure. J'ai dit quoi ? Le niveau le plus haut, c'est j'ai la possibilité de tout changer. Une personne comme ça, elle arrive à monter à 99%. C'est pas juste théorique. Elle arrive vraiment à monter à 99%. Parce qu'elle, elle est vraiment dans rien ne me définit. Rien. Et si je ressens quelque chose, je vais faire tout parce que c'est de ma responsabilité. Si je ressens des difficultés, si je ressens ce boulet qui existe vraiment... En fait,
- Speaker #1
elle est OK avec les difficultés.
- Speaker #0
Elle est OK et elle... Donc elle sait qu'il faut actionner. Et en fait, par exemple, si on reprend encore une fois cette image, par exemple, quelqu'un qui serait dans cette responsabilité haute, on va refaire l'image avec le pire et le plus bas niveau de victimisation, le plus haut niveau de responsabilité. On reprend ce boulet qu'on a tous, on a tous des boulets, on a tous des choses, on a tous des freins, on a tous des virus, à la base, sans avoir fait ce travail. Même sans travail, on va même plus loin. Quelqu'un qui dit, non, c'est à cause de ça, moi mon truc, moi mon passif, moi mon enfance, moi mes parents, moi ma mère, moi mon... père, moi, mon prof, mon truc, personne de ma famille, elle m'a fait tout ça, et que tu vas, et tu, voilà, aujourd'hui, t'es au chômage, tu fais rien de ta vie, etc. Et voilà, rien, pas de situation perso ni pro. Bah, ça là, tu lui as donné, à ce boulet-là, qui avait la taille de ta tête, par exemple, bah, tu lui as donné la taille d'une maison. Ouais, effectivement, là, tu vas pas bouger. Mais c'est toi qui lui as cédé, dans les 80% que tu avais, du pouvoir. Tu lui as donné peut-être 99%, si ce n'est 100. Et là, ils sont vraiment dans le 100. Là, on est dans le pire. si, et lui c'est cette personne qu'est-ce que j'ai dit tout à l'heure le pire c'est quoi, c'est à cause de x, y, z si je suis comme ça et donc c'est ça, si je ne bouge pas de ma place là maintenant c'est uniquement parce que j'ai ce boulet de la taille d'une maison qui m'empêche d'avancer, mais c'est pas vrai dans la vérité c'est pas vrai, la vérité c'est toi qui l'as transformé et qui lui as donné ce pouvoir, après ça oui ça devient ta vérité, et c'est pour ça que la seule phrase encore une fois qui est affichée dans mes locaux c'est que vous pensiez une chose possible ou non dans les deux cas, vous avez raison Tu penses que c'est à cause de ce boulet ? T'as raison, parce que tu ne vas rien faire.
- Speaker #1
Mais c'est notre perception, en fait,
- Speaker #0
qui va guider. Tu lui as cédé. Tu ne peux rien faire de plus. Et maintenant, je l'ai dit tout à l'heure, le plus haut niveau, c'est que j'ai la possibilité de tout changer. Eh bien lui, cette personne-là, elle va avoir ce boulet-là, mais qu'est-ce qu'elle va faire ? Regardez, comme quoi vous allez voir l'image. La première, elle va lui donner la taille d'une maison. Et la deuxième, elle peut dire qu'il va dire c'est rien. Ou le deuxième, carrément, il va dire quoi ? Ah, mais j'ai un boulet. Mais tu sais ce que je vais faire ? Vu que je peux tout changer. Le boulet, il est attaché au pied droit. Je vais muscler mon pied droit. Comme ça, j'ai plus de force. Ma jambe, mon truc, ou tout mon corps, je vais muscler. Je vais faire du sport. je vais truquer pour que... Attention, je parle de l'image là. Mais je vais me muscler, je vais m'endurcir pour avoir plus de force. Et finalement, quand moi, je vais marcher avec ce boulet-là, une personne qui ne sera pas musclée, qui ne sera pas renforcée, on va aller à la même vitesse. Pardon, une personne qui n'aura plus ce boulet au pied, je vais aller à la même vitesse qu'elle malgré ce boulet que j'ai. Pourquoi ? Parce que tu vois ce boulet-là, il est comme ça. J'ai ça. Pas de souci. Je pars de ça, qu'est-ce que je peux faire avec ? J'ai la possibilité de tout changer. Il faut se muscler, il faut s'endurcir, je m'endurcis. Ça y est maintenant, je suis assez fort, je peux marcher à la même vitesse que ceux qui n'ont aucun boulet. Finalement, ça revient comme si j'avais plus de boulet. Est-ce que tu comprends ?
- Speaker #1
Je comprends. Le pouvoir de notre perception est incroyable.
- Speaker #0
Et de la responsabilité surtout. Responsabilité, et c'est là que tout change. Si des gens arrivent à cet état-là, tout change. Il y a tout qui change entre le pire et le plus haut.
- Speaker #1
On peut voir le résultat de toutes les personnes que tu as citées, qu'on a citées juste avant. quand on voit les épreuves de dingue qu'ils ont eu,
- Speaker #0
ils ont pris la responsabilité d'avancer après voilà je dis pas qu'eux ils se sont dit après des fois il y a des profils qui sont plus favorables aussi mais pareil, si on rentre dans ça on va se dire ouais mais t'as vu lui il a un profil plus favorable moi je suis un profil moins favorable je dis pas que tout le monde fait ce calcul là mais je dis juste que de boulet ça y est il faut que je me force il y en a ils ont cette inspiration naturelle de dire j'ai envie de faire ça, j'y vais, je me pose pas mille questions, il y en a qui se posent mille questions donc il y a ça aussi qui voilà Mais quand tu regardes dans la réalité, tu vas leur poser des questions et tu vas voir qu'en fait, peu importe ce qu'il a vécu, il fonce quand même le mec ou la fille, etc. Et ce qu'il faut comprendre aussi, un détail aussi important, c'est qu'on a une victimisation qui est générale, un niveau général de victimisation. Chez chaque personne, c'est comme ça. On a un niveau général de victimisation qui est plus ou moins élevé et un niveau général aussi de victimisation aux responsabilités. C'est la même chose. Donc responsabilité aux victimisations plus ou moins élevées en fonction des gens. Et aussi, on a une victimisation ou responsabilité qui peut intervenir dans des situations. Donc, on a l'état général et on a l'état situationnel, dans des situations bien précises. Par exemple, il y en a, de manière générale, ils ne vont pas être dans la même victimisation. Et quand des situations vont apparaître, là, ils vont rentrer dans l'état de victimisation. Est-ce que tu me suis ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Par exemple, dans la vie de tous les jours, ils vont mener leur vie, etc. Demain, j'ai donné tout à l'heure l'exemple d'une vie de couple, donc voilà, une vie de couple, etc. la personne, elle avançait bien, s'est mise en couple, la personne l'a détruite ou je sais quoi, ou bref, mauvaise expérience. Ils ont tous les deux, voilà, ou elle a fini plus bactère, si tu veux. Elle va dire, c'est toi qui m'as rendu comme ça, ou c'est toi qui m'as mis dans cette situation-là, ou ça, parce qu'avant toi, ça marchait bien pour moi. Ça aussi, ça s'appelle une situation, une victimisation situationnelle, c'est-à-dire que peut-être que cette personne, de manière générale, son niveau n'est pas très élevé dans la victimisation, mais dans les situations, on voit que ça ressort. Et donc ça, il y a ça aussi. Il y a l'état général et l'état qui ressort dans des moments précis. Donc les deux sont importants. Alors l'état général, c'est le plus important parce que c'est ça qui définit ta vie de manière générale. Mais par contre, l'état dans les moments précis est aussi important parce qu'il va aussi définir comment tu rebondis et comment tu gères finalement des situations lorsqu'elles arrivent. Donc voilà.
- Speaker #1
Mais comment tu... Est-ce que tu peux nous faire quand même la différence entre être victime et adopter ? Adopter une posture de victime.
- Speaker #0
Être victime, c'est une vérité. Adopter une posture de victime, c'est un choix. Parce que tu vois la diff. Je vais te donner un exemple. Je marchais tranquillement dans la rue, et trois personnes qui agoulaient ont s'été sur moi, ils m'ont dévalisé, etc. Ils ont pris tout ce que j'avais, etc. Dans cette situation-là, je suis une victime. C'est une réalité. Tu passes dans le tribunal, les trois personnes sont attrapées, ils sont jugés, tu es catégorisé comme la victime. C'est une vérité. Posture de victime, c'est un choix. C'est-à-dire que... on va rester dans cette même situation. Cette personne, elle vit ça. Regarde, je vais te donner deux profils différents. On va prendre une personne qui est hautement responsable. Elle va vivre ça. Ça veut pas dire je suis responsable, je vais dire, ben, je laisse passer, c'est ma faute, j'aurais dû faire ci, ça, ça, ça. Bien évidemment, je subis un dommage, je demande réparation. Ça, c'est la réalité de la vie, c'est comme ça que ça fonctionne. Après, tu peux aussi pardonner, tu fais ce que tu veux, c'est encore autre chose, mais c'est pas le sujet. Si on pardonne, on n'est pas dans le sujet de victimisation, responsabilité. On est dans le sujet de l'élévation, c'est encore autre chose. Donc on reste dans... Voilà. Donc je demande des dommages, etc. Et quelqu'un qui est dans une posture de haute responsabilité, ça va être quoi ? Ça va être... Attends, là... Et vous allez peut-être voir ici le rapport avec la phrase de début que j'ai choisie. Qu'est-ce que j'ai choisi au début ? J'ai dit soit tu cherches la justice, soit tu cherches une solution. Cette personne-là, elle va bien évidemment, comme j'ai dit, faire ce qu'il faut de manière, etc. pour avoir réparation. Mais elle, une personne hautement responsable, elle cherche des solutions, elle cherche pas la justice. Une personne dans la victimisation, elle cherche la justice. Uniquement. Donc une personne va te dire, par exemple, attends, pourquoi ces trois personnes-là, c'est pas un hasard, ces trois personnes-là, se sont tombées sur moi, ce jour-là, et pourquoi ils ne sont pas tombés sur quelqu'un d'autre ? Pourquoi c'est moi qu'ils ont visé à ce moment-là ? J'ai bien une part de responsabilité, parce qu'on a une part de responsabilité dans tout. Donc j'ai bien une part de responsabilité. Qu'est-ce qui a fait que ? Quelle est ma responsabilité dans cette situation ? Eh bien, cette personne, par exemple, va te dire, ce jour-là, je suis sorti full bling-bling, je voulais montrer... Je sais pas, peu importe, j'en sais rien. Mais par exemple, je sais que on est dans une ville où je vis dans un environnement où tout le monde n'est pas en bling-bling, donc là, j'attire l'attention, donc automatiquement, j'attire les convoitises. À partir d'aujourd'hui, du coup, je prends ma responsabilité. Si je veux m'habiller de telle ou de telle manière, si je veux mettre des accessoires bling-bling, tout ça, je le ferai dans des milieux bling-bling. Est-ce que tu vois ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Personne ne fait ça. personne fait ça ce que je viens de te dire là personne fait ça très peu de personnes ils vont dire quoi ? ils vont rentrer dans une haine ouais etc il faut qu'ils payent il faut qu'ils sucent ça je suis la victime j'ai ma vie comme je veux personne me dit comment je m'habille comment je sors si je veux être là je veux être ci je veux être ça ça t'es dans la justice tu cherches la justice oui niveau justice oui c'est-à-dire c'est pas parce qu'une personne elle porte du ménage qu'on a le droit de l'agresser ou quoi bien évidemment mais je vous ai dit c'est technique il faut suivre là c'est vraiment dans la subtilité Merci. Parce que les gens, quand tu as ce débat avec les gens, ils n'arrivent pas à comprendre. Parce qu'en fait, ici, oui, niveau justice, oui, tout est droit, c'est coché. Sauf que tu cherches la justice dans la vie ou tu cherches des solutions. Quelqu'un qui est dans la responsabilité, il cherche que des solutions. Pourquoi ? Parce que c'est les solutions qui te font avancer dans la vie. C'est pas la justice. La justice, c'est que des réparations. Et tu cherches pas des réparations dans la vie, tu cherches à avancer. Donc quand il y a quelque chose qui arrive, oui, tu peux réparer, mais il faut avancer. Et donc ici, tu vois, dans cet exemple-là, quand on va chercher quand on va être dans la responsabilité. La haute responsabilité, c'est à chaque fois, s'il m'arrive quelque chose, qu'est-ce que je peux apprendre et qu'est-ce que j'ai fait qui m'amène ici, que je peux apprendre. Et à chaque fois que je veux faire quelque chose, pareil. Parce que là, c'est quand ça m'arrive. Mais quand je veux faire quelque chose, maintenant, par exemple, écoute, là, j'ai vraiment envie d'être à l'aise financièrement, il faut que j'investisse et tout ça. Qu'est-ce que je peux faire ? Qu'est-ce que je peux faire ? Comment je peux faire ? Personne ne va chercher. Elle sait que c'est entièrement sa responsabilité. Donc elle va faire toutes les causes, elle va faire tout ce qu'il y a à faire, qui est dans son pouvoir, pour avoir un résultat. Elle va l'avoir, c'est sûr et certain. Peu importe après exactement quel résultat, quel investissement financement. Mais une personne qui est dans cet état-là de haute responsabilité, c'est-à-dire ce qui m'arrive, j'ai une part de responsabilité, et ce que je veux faire, j'ai une part de responsabilité. Si je comprends ça et je l'applique partout, tout change. Ce qui m'arrive, eh ben, déjà, un, c'est des leçons et de l'apprentissage. Parce que les gens, ils aiment trop dire cette phrase. « Je ne perds jamais, j'échoue jamais, j'apprends toujours. » Je crois que c'était Nelson Mandela, d'ailleurs. C'est Nelson Mandela, cette phrase qui a dit « Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j'apprends. » Oui. Mais tu vois, tiens, regarde, c'est super intéressant. Mais cette phrase-là, elle souligne la responsabilité. Tout à fait. Parce que finalement, quand je perds, j'ai appris quelque chose parce que j'ai fait quelque chose qui n'était pas bon. S'il m'arrive quelque chose, j'ai une responsabilité, pas l'autre. Et tout le monde utilise cette phrase, mais je suis sûr que lui, tu vois, tu as bien dit dans ton exemple, lui, il a vécu la responsabilité.
- Speaker #1
Non, lui, il l'a vraiment vécu.
- Speaker #0
Donc lui, quand il sort de sa bouche, il lui donne une sensibilité à cette phrase qui n'est pas la même que tous ceux que les gens reprennent. Et les gens, ils reprennent ça, c'est juste pour faire stylé, en fait. Après, il y en a peut-être qui le sont vraiment. La plupart des gens, ils ne sont pas dans cet état-là de haute responsabilité au point de dire « j'ai perdu, j'apprends » .
- Speaker #1
En plus, Mandela, par rapport à son vécu, par rapport à l'apartheid, tout ça et tout, il aurait pu se mettre... En fait... tu avais l'occasion tout le temps de te mettre en mode victime la souffrance elle était légitime elle était factuelle, c'était incroyable et ben non, lui il a dit non parce que sinon c'est systématique en fait ben non en fait et c'est ça qui va différencier du coup certains profils,
- Speaker #0
mais c'est une grande minorité une grande grande minorité une petite minorité plutôt pardon c'est une très petite minorité, ce qui arrive à un tel état c'est pour ça que je vous le partage maintenant à vous de voir si vous voulez faire ce travail là et attention, détail important détail très important responsabilité ne va pas avec égo. Parce qu'il y en a, par exemple, ils se disent « Attention, regardez, là, je vais encore à un autre piège. Attention, un autre piège. » J'ai compris ! Non, il y en a, ils confondent « C'est ma faute et c'est ma responsabilité. » Il y en a, ils disent « Ok, ben tu sais quoi, je me suis fait agresser, ben c'est ma faute. Ça m'apprendra, ça m'apprendra. » Mais quand je dis ça, avec ces mots-là, en fait, ils le disent avec une colère envers eux-mêmes.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Quand tu rentres déjà dans les émotions, c'est que t'es forcément dans l'égo. Alors que la personne qui est dans la responsabilité, c'est je suis responsable. Moi aussi, il faut que j'assume. J'ai voulu sortir, je voulais faire le beau. Aujourd'hui, j'ai voulu faire le beau. Donc j'assume. Alors que l'autre, c'est j'ai une colère envers moi, ça m'apprendra, t'es trop bête. Et ça, c'est ma faute. Attention, ma faute et ma responsabilité, c'est pas pareil. Ma faute, ça veut dire j'ai fait quelque chose mal. Ma responsabilité, ça veut dire que c'est pas forcément mal, mais c'est un apprentissage, c'est tout. Je savais pas que c'était comme ça, c'était pas mal. Ma faute, ça veut dire, je répète, c'est une définition entre une faute et une responsabilité. C'est très important. C'est que forcément, J'ai eu l'intention de faire quelque chose de mal. Je donne un exemple. On m'a posé une question qu'elle ne voulait pas répondre. J'ai menti. Et je savais que je mentais. Là, j'ai voulu mentir. Là, j'ai fauté. C'est une faute. C'est-à-dire que mensonge, après peu importe, si peut-être toi, le mensonge, tu ne le vois pas comme quelque chose de mal, admettons que pour toi, c'est quelque chose de mal. Du coup, là, on m'a posé une question. J'ai menti. J'ai, du coup, fauté intentionnellement. Là, c'est une faute. Mais une responsabilité, il n'y a pas forcément de faute. C'est juste un fait. C'est quelque chose qui s'est passé. et duquel tu vas apprendre finalement et prendre des leçons. Mais pour toi, ce n'est pas fauté. Non, pour moi, quand je me suis mis en mode bling-bling, écoute, c'est à moi, j'ai voulu faire ça, mais maintenant, je sais que dans ce milieu-là, je ne peux pas me permettre. Dans cette ville-là, je ne peux pas me permettre, etc. Et donc ici, c'est important de ne pas tomber dans l'ego inverse. On dit que tu as vu, je prends toutes mes responsabilités, c'est-à-dire que je me rejette la faute de tout. Non, ça c'est complètement faux. Là, ça c'est une illusion de responsabilité. Ça c'est de l'ego. Il n'y a rien d'autre. Pourquoi ? Parce qu'on est dans une mauvaise énergie. On est dans une énergie où il y a des mauvaises émotions, c'est-à-dire j'ai la haine contre moi, j'ai en colère contre moi, je me punis, c'est ma faute, voilà, tu as perdu, tu t'es fait éclater, c'est tant mieux pour toi, tu le mérites. Et là on rentre dans un truc d'ego qui veut se punir. Et pourquoi ? Parce qu'on est dans un truc où c'est ma faute. Non, c'est pas ça la responsabilité. Attention, autre subtilité très importante. Dans la subtilité, c'est de la sagesse. C'est posé, c'est tranquille, et c'est avancé. Dans ma faute, c'est de la culpabilité, de l'autoflagellation, de l'autopunition. Bref, c'est vraiment se rejeter tous les torts. Il y en a plein qui sont comme ça. Ça, c'est des profils. C'est-à-dire qu'ils ne veulent pas en vouloir aux autres. Ils préfèrent s'en vouloir eux-mêmes, s'il se passe quelque chose, si on leur fait quelque chose, et se punir eux-mêmes. Ça, c'est en lien aussi avec comment tu as grandi, tes virus, etc. On ne va pas revenir là-dessus. Enfin bref, c'est juste un détail très important ici à distinguer. Mais encore une fois, je sais que... Alors on est dans un sujet où vraiment...
- Speaker #1
Il pique !
- Speaker #0
Expliquer, ok. Mais même les gens, je ne sais pas s'ils vont réussir à le voir dans la vraie vie, tout ce que je dis. Parce qu'il y a plein de choses qui se mélangent.
- Speaker #1
Il faut vraiment mettre son égo de côté, je pense.
- Speaker #0
Égo et avoir de la hauteur. De la hauteur aussi. Parce que des fois, on ne se voit pas. On est dans le truc, on ne se voit pas. Donc de la hauteur et voilà.
- Speaker #1
À quel moment le fait de s'écouter ou de se percevoir comme victime devient-il problématique ?
- Speaker #0
Toujours. À chaque fois que tu te perçois comme victime, c'est toujours un problème. Alors, je répète, encore une fois, ça ne veut pas dire qu'il faut se laisser faire et dire oui à tout. Ce n'est pas ça, prendre ses responsabilités. Au contraire, d'ailleurs, prendre ses responsabilités, c'est si j'ai subi quelque chose, il est de ma responsabilité de faire quelque chose pour moi en réparation. Après, est-ce que tu as des exemples ? Je pense que ce sera plus parlant pour les gens, où la personne qu'on s'aperçoit comme victime devient problématique. Par exemple, je répète, je donne l'exemple de la vie de couple, en attendant réfléchisse, tu as des exemples, mais moi je donne l'exemple. Vie de couple, ouais, c'est à cause de toi, c'est toi qui m'as rendu comme ça. Ça, c'est un truc qu'on entend souvent. Il y a, ouais, c'est à cause de ma mère, si aujourd'hui ma vie, elle est comme ça. Ça, j'en entends souvent. Ouais, de toute façon, tu m'as toujours traité comme ça. etc. Tu vois, ce genre de choses-là, c'est toujours néfaste. Il n'y a jamais une version où ça passe, où ça t'aide. Du coup, toi, est-ce que tu as un exemple qui te vient ?
- Speaker #1
Moi-même, quand je t'ai appelée.
- Speaker #0
Ok, au tout début, vas-y, explique. En fait,
- Speaker #1
quand je t'ai appelée pour que tu m'aides pour l'antivirus, j'avais pris la décision de le faire parce que j'étais dans le trou. Et je pense que là, avec du recul, là maintenant, je peux mettre les mots dessus. Oui, j'ai touché le fond avec la victimisation.
- Speaker #0
C'est-à-dire ? C'est-à-dire qu'en fait,
- Speaker #1
il y a eu beaucoup de choses dans ma vie en même temps qui se sont passées. Et le fait d'avoir eu mes triplés, alors ça, c'est le truc qui a tout réveillé. C'est vraiment tout. Et du coup, avec la fatigue, l'épuisement, tout ça et tout, tu vois, je pense à Mandela. Au lieu de rebondir et de ne pas me mettre dans la victimisation, J'aurais pu avancer différemment. Et bien, moi, je pense que j'ai été dans la victimisation.
- Speaker #0
Par exemple, ça donnait quoi ?
- Speaker #1
Ah, ben, c'est une horreur.
- Speaker #0
Mais ça donnait quoi, en une phrase ? Résume, c'était quoi ?
- Speaker #1
Ah, la dépression totale. Ah,
- Speaker #0
le trou noir. Non, mais là, tu me donnes le résultat de cet état d'esprit. Comment tu voyais la chose ? C'était quoi ? Qu'est-ce que tu disais ?
- Speaker #1
La victimisation, c'était on ne m'aide pas, on ne me voit pas. Et j'en voulais, en fait. J'en voulais aux autres.
- Speaker #0
À qui ?
- Speaker #1
À ma famille.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Les inconnus, on s'en fiche, mais au moins à la famille. Et je suis restée sur ça. Et comme j'étais fatiguée, j'étais pas bien, en fait, je suis restée sur ça. Et j'attendais ça, et j'attendais qu'on m'aide. Et les jours passaient, les semaines passaient, les mois passaient, et ça amplifiait, ça amplifiait.
- Speaker #0
Et t'attendais ça de qui ? De ta famille, de manière générale ?
- Speaker #1
Ouais, de mon entourage qui m'aide. Qui te fasse quoi, du coup ? Et en fait, je suis restée sur ça, et j'aurais pas dû. Mais après, c'est pas grave, j'ai appris. C'est pour ça que j'en suis là maintenant.
- Speaker #0
Oui, voilà. Après, l'exemple que tu viens de donner, c'est un exemple bien répandu. C'est-à-dire, quand une femme, par exemple, va devenir maman, effectivement, elle va voir d'un coup, et souvent le premier, bon, toi, tu as eu trois d'un coup, mais souvent, voilà, quand elle va goûter à ça pour la première fois, elle va voir d'un coup une nouvelle charge qu'elle n'a jamais connue toute sa vie. Et automatiquement, qui dit nouvelle charge, dit attente des proches qui l'aident ou quoi que ce soit. Alors il y a des personnes qui pourraient dire, c'est normal d'attendre des proches qui nous aident, c'est ça un proche, ça sert à ça, une famille, etc. En fait, oui, déjà oui, c'est une réalité, mais ici il faut distinguer une chose. La première chose c'est, quand on attend de l'aide, peu importe de qui, soit de papa, de maman, des frères, des soeurs, des amis, qui, peu importe. Quand on attend de l'aide... automatiquement, on est dans une posture où... En fait, c'est là encore une fois où ça change tout. Victimisation et responsabilité. Regardez quelqu'un qui est dans la responsabilité max. C'est-à-dire tout ce qu'elle fait, c'est elle qui doit trouver une solution. Tout ce qui lui arrive aussi, donc j'ai dit deux choses. Ce qui arrive et ce que je fais. Ce qui me vient et ce qui part de moi. C'est elle qui trouve une solution. Admettons, regarde, demain, il n'y a personne sur Terre, tu as un enfant. Tu ne vas pas en vouloir à des gens de ne pas être là. Parce que tu sais que tu es toute seule sur Terre et que tu dois tout gérer toute seule. Tu dois gérer toute seule parce que l'enfant, soit ça, soit il meurt.
- Speaker #1
C'est ça qui m'a sauvée, c'est de me mettre ça dans ma tête. À un moment donné, j'ai tellement chuté que je me suis dit, à un moment donné, c'est soit tu prends terres et sons habitées, soit toi tu vas mourir, mais du coup les petits vont mourir aussi.
- Speaker #0
En fait, c'est parce qu'effectivement, on dit l'aide c'est normal, c'est normal d'attendre, etc. Mais en réalité, ça peut être normal. Et oui, c'est normal, parce que comme j'ai dit, effectivement, qui dit proche dit je suis là pour toi, c'est ça. un proche et toi t'es la proche. Oui, la famille. C'est ça la définition d'un proche. Donc, mais, regardez que quand une personne, elle va agir en tant que je suis responsable, ce qui m'arrive, je suis responsable. Essayez ça. Déjà, on l'a tous vécu. On l'a tous vécu dans des situations. Ça, normalement, tout le monde a vécu. Peu importe la situation, qu'elle soit minime ou une grosse situation. On l'a tous vécu sur un truc où on pensait que impossible, on se débrouille seul, mais la force des choses a fait que, bah là, vraiment, on était obligé de se débrouiller seul. Ça peut être, comme j'ai dit, un petit truc, comme quelque chose d'énorme. On voit qu'à la fin, j'ai réussi à faire seul. Je pensais que j'avais absolument besoin d'aide ou quoi que ce soit, ou j'arrivais absolument à ça. Mais quand tu es forcé, et des fois, c'est pour ça que des situations comme ça arrivent dans la vie, c'est pour t'apprendre en réalité la responsabilisation. C'est parce que ça va te forcer. Tu dis, ah mais en fait, j'avais, ah mais en fait, et ce fameux, regardez, le ah mais en fait, c'est quoi ? Ah mais en fait, ce n'était pas un bullet de 89%. Ce n'était que 70%. En fait, tu remarques ici que tes freins, finalement, Ils étaient plus gros dans ta tête que dans la réalité. Donc finalement, ça revient à l'exemple que j'ai donné au tout début sur ce boulet qui est énorme ou ce boulet qui est tout petit, en fonction de la place que tu lui donnes.
- Speaker #1
Pour toi, Yanis, est-ce qu'il y a des facteurs psychologiques qui peuvent mener à une posture de victimisation ? Selon toi, parce que moi, perso, quand j'ai donné mon exemple, je me suis posé à moi-même cette question, et en fait, je me suis dit, il y a quand même notre virus ultime. Le virus qui est là, en fait. Moi, dans mon cas, par exemple, mes enfants, ça a réveillé mon virus. Je me suis mariée, enfant, boum, ça a réveillé. Alors que ma vie avant, ça se passait bien. En fait, non, il y a quelque chose d'externe qui est arrivé, qui a réveillé le truc, je pense. Et tant que je ne faisais pas l'antivirus...
- Speaker #0
Alors, quelles sont les causes et les facteurs psychologiques ? Ici, pour moi, cette question-là, y répondre... Et répondre ne va pas aider les gens. Pourquoi ? Je vais quand même y répondre. Et c'est très important que tu l'aies posé. Mais c'est important que j'y réponde pas comme tu veux. Mais que tu l'aies posé, c'est important. Pourquoi ? Parce que déjà, il y a plein de gens qui se disent comment ça se fait effectivement que l'autre est toujours en victime, toujours, et moi et l'autre un peu moins, etc. Donc, y répondre, c'est quoi ? C'est un ensemble. Y répondre très rapidement, c'est un ensemble. Encore une fois, toujours, entre l'inné, entre l'acquis. Dans l'inné, si on veut parler d'inné ici, encore une fois, les quatre Les quatre couleurs de personnalité dont j'ai déjà fait le potias et que je vous invite à écouter en toute urgence, va vous aider à comprendre. Donc par exemple, effectivement, il y a des profils qui vont plus être à même d'aller dans une posture de victimisation. Il y en a, voilà. Mais en fait, pourquoi ici, ça sert à rien pour moi de répondre à ça ? Parce que moi, je préfère, je vais plus t'aider en te disant, pars de ce que tu es aujourd'hui et considère juste 80-20 pour tout le monde. On s'en fout. de pourquoi toi tu voyais le truc plus que 20%, les freins plus que 20%, alors que l'autre il voit à 10%, toi tu vois à 70%. En fait, il vaut mieux ici partir du principe, en fait ça n'aide pas dans ce que j'ai conseillé depuis le début, se dire 80-20 pour tout le monde, peu importe qui tu es, peu importe d'où tu viens, peu importe ce que tu as vécu. 80-20. Tes freins et tout ce que tu veux, eh bien, ça ne dépasse pas 80%. Donc, tu peux faire, à 80%, tu peux gérer ta vie comme tu veux. Point barre. On s'en fout d'où tu viens, on s'en fout de qui tu es, on s'en fout, etc. Tout ça n'a que très peu d'importance. Donc, effectivement, comme j'ai dit, il y a des schémas ou des chemins qui peuvent faciliter que cette personne se victimise plus qu'une autre. Mais en réalité, rentrer dans ça, ça va juste, en fait, confirmer, ah, ben, tu vois ? Moi, j'ai ce chemin que l'autre n'a pas. Donc, ça va confirmer la victimisation. Donc, c'est pour ça que ce n'est pas une bonne idée d'y répondre.
- Speaker #1
En fait, les expériences traumatiques qu'on a pu vivre, il faut se dire qu'elles peuvent influencer la victimisation. Mais il faut se dire, en fait, 20%. Mais en fait, le plus important, c'est les 80%. C'est nous. C'est la responsabilité.
- Speaker #0
Voilà, 80%, c'est le libre-arbitre, finalement, qui est aujourd'hui. On a tous un libre-arbitre et encore heureux. Sinon, on serait, comme j'ai dit, condamnés. Mais il n'y a aucune condamnation. On a tous 80% de libre arbitre. Tu peux gérer ta vie à 80%. On peut parler de 20% d'emprisonnement, ou de 20% de freins, de virus, de freins de manière générale, d'obstacles, de difficultés. Mais t'as 20% de difficultés. 80% de liberté d'action. Fais. Et peu importe ce que tu veux faire et ce qui te tient à cœur, fais-le. Tu veux absolument trouver l'âme, tu veux absolument fonder une famille, tu veux absolument ça, y'a rien qui t'empêche. À 80%. Tu veux absolument lancer un projet qui te tient à cœur depuis tant d'années, mais j'ai peur, j'ai ci, j'ai ça. T'as rien du tout à 80%. T'as rien à 80%. T'as 20% de frein. Donc ça veut dire quoi ? Regardez, quand j'ai 20% de frein, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que je peux aujourd'hui travailler. Regardez, c'est un truc de dingue de se dire ça. Ça veut dire qu'aujourd'hui, ce que ça implique d'avoir 80% de liberté, c'est que n'importe qui peut trouver un domaine qui l'anime Et en vivre déjà, ça c'est sûr. Et avoir un certain revenu, avoir un certain... Maintenant, c'est juste dépasser, aller plus loin. Effectivement, là peut-être qu'il va falloir travailler sur tes barrières et sur tes freins, etc. Et voir effectivement comment exploiter les 20% restants. Mais n'importe qui, n'importe qui, n'importe qui peut faire n'importe quoi. N'importe quoi, attention, quand je dis ça, j'insiste, parce qu'encore une fois, pas de raccourci. N'importe qui peut faire n'importe quoi, mais pas partout. C'est-à-dire qu'il y en a, comme je l'ai dit, pour reprendre l'exemple le plus simple à comprendre, n'importe qui peut être entrepreneur, non. C'est un grand non. Parce que toi, ton fonctionnement, il n'est pas fait pour l'entreprenariat. Comment tu es fait, pas fait pour l'entreprenariat. Mais n'importe qui peut s'épanouir professionnellement dans quelque chose. Maintenant, il faut qu'il trouve quel est son chemin à lui.
- Speaker #1
Alors, là, c'est très bien que tu parles de... de l'entrepreneuriat, etc., parce que j'ai vu un petit peu sur les réseaux. Qu'est-ce que tu penses des réseaux sociaux par rapport à la victimisation ? Est-ce que ça amplifie le sentiment de victimisation ? Est-ce que ça joue un rôle, les réseaux sociaux ?
- Speaker #0
Alors oui, moi, je me moque souvent. Je me moque souvent dans le sens, je taille souvent un peu, je rentre dans les phrases, les phrases qui tournent partout. Ça fait depuis des années que je vois ça à chaque fois quand j'ai l'occasion, je partage une des phrases et je critique. Les phrases vraiment... Ouais, par exemple, les phrases du genre « trop bon, trop con » , « t'as été très gentil dans ta vie » , « reste comme t'es » , « c'est toi qui est » , etc. « Ceux qui ont exploité, ceux les mauvais » . Tu vois, on est dans ce truc de victimisation, de « finalement, comme j'ai agi » . Voilà, pourquoi ? Regarde, ce truc-là de la gentillesse. « J'étais trop gentil, on en a profité » . Un truc très répandu, qu'on entend souvent, de différentes formes, etc. Ça, c'est un exemple typique des réseaux sociaux qui encouragent la victimisation. Pourquoi ? Quelqu'un qui est dans la responsabilité. qui est réellement gentil, et qu'on exploite réellement. Qu'est-ce qu'il va faire ? Attends, si on m'exploite une fois, deux fois, trois fois, c'est qu'il y a quelque chose chez moi, il y a quelque chose, il y a une problématique chez moi à régler. Donc ce n'est pas des autres le problème. Parce que c'est différentes personnes. Maintenant, c'est pour ça que tout à l'heure j'ai donné l'exemple de quelqu'un qui t'agresse dans la rue, les trois personnes qui t'agressent dans la rue. Ça c'est, maintenant si on t'agresse tous les dimanches, ou plusieurs fois dans l'année, c'est qu'il y a un problème, c'est bien qu'il y ait un problème de fond. Quelqu'un qui est dans sa responsabilité, il ne va pas écrire des phrases comme ça, il ne va pas adhérer à des choses comme ça qui caressent l'âme. Ça, c'est juste pour caresser l'ego. Tout à fait. En fait, c'est pour soutenir, c'est pour caresser et mettre du miel dessus. Et surtout, moi,
- Speaker #1
j'ai constaté sur les réseaux, surtout pour les femmes en plus.
- Speaker #0
C'est des trucs de femmes, ça.
- Speaker #1
C'est une horreur, en fait.
- Speaker #0
Malheureusement.
- Speaker #1
Du coup, l'ego, il monte, il monte, il monte, mais alors la responsabilité, elle diminue. Là, c'est la première fois pour un podcast que je ne regarde pas les réseaux sociaux. Depuis les podcasts qu'on fait ensemble, je crois que c'est la première fois que je ne regarde pas. Tellement que le sujet d'aujourd'hui, ça n'allait pas du tout avec les réseaux sociaux.
- Speaker #0
Oui, justement, tu m'avais dit, peut-être, prends effet de regarder justement ce qui... Même quand ça ne va pas avec le podcast, prends le pourquoi ça ne va pas. On peut voir le...
- Speaker #1
Là, j'ai compris. Pour moi, les réseaux sociaux, ça amplifie la victimisation.
- Speaker #0
Ça dépend. Ça dépend des comptes, ça dépend des gens.
- Speaker #1
En fait, Dès que j'ai commencé à regarder sur le thème de la victimisation, j'ai trouvé qu'il y avait très peu de coachs qui en avaient parlé. Déjà, ça, ça m'a étonnée. Et oui, il n'y en avait pas beaucoup. Et on le voit, il n'y a pas beaucoup de likes, il n'y a pas beaucoup de commentaires. Ce n'est pas comme les autres vidéos où ça amplifie la victimisation, ça amplifie l'ego. Et là, par contre, il n'y a pas de problème au niveau des commentaires, ça marche.
- Speaker #0
Non, après, il y en a qui parlent de... Ça, c'est un sujet... Je dis pas que ça parle pas ! ...éresponsabilité. C'est un truc qu'on entend depuis dix ans, même plus sur les réseaux. C'est un truc à la mode, en réalité. Mais c'est juste qu'il rentre pas en profondeur et qui, surtout, n'explique pas ce que ça implique vraiment au fond. Parce qu'encore une fois, comme j'ai dit, tout le monde comprend ce que ça veut dire. Mais les gens, dans la vie, ils ne l'incarnent pas, ils ne le vivent pas, ils ne le vivent pas à l'intérieur. C'est que des choses superficielles où on dit, oui, bien sûr, il y a des responsabilités. ok bah du coup Là, par exemple, tu vois, je discutais avec un gars qui me disait, j'ai toujours voulu faire, me lancer dans tel projet, et je lui parle d'une notion de responsabilisation. Responsabilité, oui, oui, bien sûr, il faut se responsabiliser. Deux semaines après, je prends des news, du coup, t'as fait quoi depuis ? Ah, du coup, tu me dis, oui, oui, t'as compris, t'avais pas compris, du coup, c'est quoi responsabilité ? Si tu sais, ce projet, il ne pourra aboutir que si tu en prends pleinement la responsabilité. Et donc, qui dit responsabilité, dit action derrière. Mais s'il n'y a pas d'action, t'as pas compris, en fait, t'as juste compris théoriquement la responsabilité. Et ça, voilà, donc... C'est ça le problème un peu de ce sujet, mais sinon voilà.
- Speaker #1
Responsabilité, action, il faut actionner.
- Speaker #0
Ça va ensemble.
- Speaker #1
Yanis, tu peux nous dire les conséquences de la victimisation sur nous au final ?
- Speaker #0
Une vie très très très limitée, si ce n'est à l'arrêt. C'est-à-dire rien qui avance, il n'y a que le temps. Il n'y a que le temps qui avance, tout le reste est à l'arrêt. Et j'en connais tellement, oh mon Dieu, ça me brûle à l'intérieur quand je vois ça. Je me dis, mais comment ils font ces gens des années au même stade ? Alors c'est juste un ou deux ingrédients des fois à changer, ou à comprendre. Catastrophique. Victimisation brûle ta vie. Donc t'es à l'arrêt, y'a rien qui avance.
- Speaker #1
Donc il faut actionner, oui. S'il n'y a pas de mouvement, c'est pas possible.
- Speaker #0
En fonction de ta victimisation, soit c'est à l'arrêt, c'est niveau zéro, c'est vraiment le pire, comme je l'ai dit tout à l'heure. Soit c'est la victimisation, elle est là, mais pas truc. Donc ça va peut-être à l'avance, à 5 km heure ta vie, peut-être à 10, peut-être à 15 en fonction. Et quand tu vas être dans tout dépend de moi, et des causes que je mets en place, là, c'est à l'avance. Là, on est dans le mouvement, il y a quelque chose qui se passe, il y a quelque chose qui se crée, qui se construit, et c'est du solide. Donc, ce n'est pas l'action. Ce n'est pas l'action. Tu m'as dit tout à l'heure, c'est l'action. Non, l'action, c'est d'abord, on règle l'état qui amène l'action. L'état qui amène l'action, c'est la responsabilité. La responsabilité, pardon. Et après, l'action, elle découle toute seule. Et après,
- Speaker #1
l'action, oui, elle suit.
- Speaker #0
Mais c'est la responsabilité.
- Speaker #1
Comment affecte-t-elle notre capacité à agir et prendre des décisions ? des décisions.
- Speaker #0
Comment on l'affecte ? C'est ce que je viens de dire. Donc du coup, quelqu'un qui va dire, on va prendre un exemple encore une fois très simple, et je ne l'ai pas forcément spécifié, mais aussi un des domaines qui va faire le plus, un des domaines situationnels, vraiment une des situations dans la vie qui fait le plus ressortir la victimisation, c'est les relations de couple. Dans les relations de couple, on a deux égaux, on a deux âmes qui chacun veut être dans la victimisation. Ça c'est naturel, c'est un truc naturel qui se met sur la victimisation, c'est-à-dire, l'autre, il ne l'a pas fait. L'autre, il ne fait pas l'effort. L'autre, il ne fait pas ci, il ne fait pas ça. Et ça accentue. Dans la relation de couple, c'est quelque chose qui met à rude épreuve ton état de victimisation. Et c'est pour ça que j'ai déjà dit mille fois, j'avais parlé dans un autre podcast sur la recette miracle, je crois, dans la relation homme-femme, qui dit, tu prends juste une personne d'un couple, tu peux changer tout le couple. Pourquoi ? Si cette personne, elle est prête à prendre, à partir d'aujourd'hui, 100% la responsabilité du couple, tout change. C'est juste que dans un couple, en réalité, c'est très simple. Un couple, pourquoi ça marche pas ou c'est difficile ou c'est pas aussi fluide ou c'est pas optimal ? C'est parce qu'il y a ça qui persiste. Chacun dans un truc de victimisation, dans un point spécifique sur quelque chose, et il veut pas débloquer ça, il veut pas lâcher l'affaire sur ça, il veut rester sur cette victimisation. Ce qui fait que ça revient, des problèmes qui reviennent, les mêmes problèmes qui reviennent, etc. C'est parce que un ou les deux... Ils sont sur ce truc de victimisation. Mais si on a un, deux mains, regarde, si deux mains, écoute-moi bien ce que je te dis sur ça. Deux mains, tu prends un, juste un, de chaque couple, peu importe lequel, celui le plus volontaire, un de chaque couple qui veut réparer son couple, qui veut fluidifier son couple, qui veut ça, tu lui dis, à partir d'aujourd'hui, 100% responsabilité dans ton couple, tout change. Vraiment, dans la minute, tout change. Je donne un exemple. Je sais pas, O'Clam va se plaindre peut-être que, par exemple, va se plaindre de tel comportement de... L'un ou l'autre va se plaindre de tel comportement chez l'autre. Et il va dire, du coup, voilà, comment tu agis, j'aime pas, etc. J'ai ci, j'ai ça, etc. En fait, il y a quelque chose qui est invisible, qu'on voit pas dans un couple, mais chacun veut être accepté comme il est, avec ses qualités et ses défauts. Alors ça c'est humain, c'est tout le monde, mais en fait dans le couple ça ressort encore plus, parce que c'est le lien le plus intime et le plus fort en général entre deux humains, et ça ça ressort encore plus. Donc très souvent, quand un va faire une remarque à l'autre, ou une critique à l'autre, ou va lui dire que j'aime pas ça quand tu fais ça ou quand tu fais ci, l'autre il va prendre son côté négatif comme non accepté, donc il va résister. Il va être dans une résistance, donc il va être dans une victimisation. Ah non, je veux qu'il accepte ce côté de moi, donc je ne veux pas changer ce côté.
- Speaker #1
Alors que normalement, tu dois être responsable.
- Speaker #0
Parce que s'il n'accepte pas ce côté de moi, ça veut dire que je ne peux pas, il ne m'aime pas tel que je suis, par exemple. En général, c'est ça. Donc, par exemple, ici, il va avoir ce truc de victimisation. Alors que si on rentre maintenant dans une responsabilité totale, 100%, c'est que je sais que s'il s'active comme ça, c'est parce qu'il y a quelque chose chez moi qui l'active. Si je prends la responsabilité, c'est plus lui qui doit accepter, c'est moi qui dois changer. Et ainsi de suite. Et s'il voit ça, il ou elle voit ça en face, qu'est-ce qu'il va dire ? Attends, mais à chaque fois, il répond ou elle répond favorablement à ce qui me gêne, à ce qui ne me va pas. Je vais en faire de même. C'est pour ça que si tu prends un seul, tu règles les deux. Parce que tu vas déclencher ça. Ça s'appelle l'effet miroir.
- Speaker #1
C'est ce que j'allais dire.
- Speaker #0
Le miroir.
- Speaker #1
On dirait un miroir.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Ça s'appelle l'effet miroir. On en a fait aussi un podcast. Je vous invite à écouter. Mais pour répondre du coup à ta question, comment elle va affecter du coup la capacité à agir et à prendre des décisions ? Ça veut dire qu'on va dire que, encore une fois, eh bien, je ne peux pas. je suis Je te parlais tout à l'heure, je te disais, d'un jeune avec qui j'ai discuté, qui disait, il ne faut rien de sa vie, du coup, ce jeune. Et je lui dis, mais qu'est-ce que c'est, pourquoi tu te réflètes ? Non, mais moi, je ne suis pas comme les autres. Mais je lui dis, regarde, tel jeune, il a trouvé... Je me rappelle, j'avais discuté avec lui, j'avais dit simple. Je lui dis, qu'est-ce que c'est que ça ? Tu trouves que je ne cherche pas un travail ? Parce que je n'arrive pas. Pourquoi tu n'arrives pas à trouver un travail ? Parce que quand je trouve que je n'arrive pas à rester, etc., je ne suis pas bien. Pourquoi tu n'es pas bien ? En gros, il me parle de ses souffrances, etc., qu'il souffre, etc., dû à son enfance, etc. Il me dit non, mais le travail, etc. Au début, il commence à prendre des choses, des arguments qui, bien évidemment, ouais, mais c'est difficile à trouver du travail. Je dis, bah, je connais, moi, tout mon entourage, ils travaillent. Comment tu fais ? Pourquoi c'est difficile ? Ouais, mais pour les jeunes. Ok, bah, tiens, tu connais ce jeune, Ils travaillent tous. Ouais, mais eux, ils ont pas, tu vois, en fait, à chaque fois, tu réponds, en fait, parce qu'en fait...
- Speaker #1
En fait, il y a toujours quelque chose.
- Speaker #0
Oui, mais eux, ils sont pas... Non, parce qu'après, on arrive à la réalité du fond, parce qu'au début, on va trouver des choses superficielles pour justifier notre état. Et plus tu creuses, plus tu remarques. Donc après, il va te dire, oui, mais eux, ils sont bien dans leur tête. Je dis, c'est-à-dire, ils sont bien dans leur tête. Ah ben moi, c'est très bien, je suis en souffrance, etc., etc. C'est chaos dans ma tête, etc. Donc qu'est-ce qu'il a fait ? Il a donné la réponse, il a donné du pouvoir et de la force, finalement, à ce qui le tracasse, à ses freins, à ses virus, à ses souffrances. Donc finalement, tu me demandes comment ça va affecter. Par exemple, cette personne-là, elle a donné trop de poids, incapacité à trouver du travail. C'est un exemple simple. Donc finalement, tu ne vas jamais avancer. Tu ne vas jamais avancer. Tu ne vas jamais avancer dans le domaine qui te tient le plus à cœur. Peu importe, lui c'est le travail, toi c'est le couple, l'autre c'est l'entrepreneuriat, l'autre c'est l'autre. Peu importe le projet, jamais tu n'avanceras. Tant que tu es sûr, c'est à cause de lui, ou à cause de quelque chose chez moi, donc à cause d'une personne ou quelque chose d'impersonnel finalement, que je n'y arrive pas, que je ne peux pas, que je... etc. Ce n'est pas vrai. C'est un mensonge, je le répète.
- Speaker #1
C'est pour ça que les podcasts... s'appelle tout part de toi.
- Speaker #0
Tout part de toi. À chaque fois que je parle à quelqu'un, d'ailleurs... Ça revient tout le temps. Tout le temps.
- Speaker #1
Comment distinguer la victimisation légitime de la manipulation par la victimisation ?
- Speaker #0
Donc, peut-être ça revient un peu à l'exemple que j'ai dit du gars qui se fait agresser. Donc, est-ce que c'est une victimisation légitime ? Il est, de manière légitime, victime, effectivement. Est-ce qu'il va dire, « Ouais, mais moi, je suis quelqu'un qui... » Par exemple, je sais pas, le lendemain, il doit faire quelque chose. « Ouais, non, mais tu sais... » Moi, hier, j'ai subi ça, ça, ça, donc c'est à cause de ça qu'aujourd'hui, je ne peux pas faire ça, ça, ça, juste pour l'exemple. En fait, ici, comment distinguer ? Si tu parles de soi-même, comment on peut distinguer ? Est-ce qu'on est vraiment dans une victime ou dans une victimisation ? C'est différent. On est vraiment en train de manipuler, c'est différent. Donc quand ça nous concerne nous-mêmes, au fond, on sait la vérité. Quand ça concerne nous-mêmes, on sait ici qu'on est en train de manipuler par la victimisation quand on veut que l'autre, il reconnaisse notre souffrance. Donc quand on veut être dans ça, on veut que l'autre reconnaisse notre souffrance, Là, c'est carrément plus victimisation, on est plus dans la manipulation ici. Parce qu'on peut manipuler par plein de choses. Ça peut être par la victimisation ou par plein d'autres choses. Mais quand, du coup, on va être dans ça, on sait qu'ici, on n'est pas dans trouver... Rappelle-toi, tout à l'heure, j'ai dit quelqu'un qui est dans la responsabilité trouve des solutions. Là, on va chercher la justice, c'est-à-dire, je veux que ce soit... C'est pas juste qu'on ne reconnaisse pas ma souffrance. Je veux qu'on la reconnaisse. Je cherche la justice. Là, on est dans la victimisation. Mais celui qui recherche des solutions, qui dit solution, dit avancer, il n'est pas dans ça. Donc ça, la personne, elle le sait. Et si maintenant, la personne qui fait ça, et si maintenant, c'est quelqu'un en face de toi qui le fait, on s'en fout un peu en réalité. Si la personne va être dans la victimisation, tant pis pour elle. Je pense que ça ne sert à rien d'analyser les personnes en face. Ici, le but, c'est de se regarder soi et de s'améliorer soi.
- Speaker #1
Il ne faut pas être empathique quand même un peu avec la personne ? Qui est dans la victimisation ?
- Speaker #0
Ça dépend, en fait, on attend... Oui, bien sûr, quelqu'un qui... Je répète, encore une fois, je dis, ce mec qui s'est fait agresser hier et qui te dit, il t'en parle aujourd'hui, bien sûr qu'il faut être... Bien évidemment, c'est... Oui, il se dit pas de lui dire, allez, sois fort, etc. Toi, effectivement, voilà, c'est bon, t'as répondu, effectivement, quand c'est quelqu'un qui t'en parle, soit dans l'empathie, quand c'est toi qui le fais, soit dans la responsabilité.
- Speaker #1
Ok. Comment trouver l'équilibre entre sa souffrance et ne pas s'y enfermer ?
- Speaker #0
Très bonne question, du coup, j'attaque directement la réponse. L'équilibre, pour moi... en une phrase, c'est « ta souffrance, elle est là, mais tu la règles en chemin. T'es en train d'avancer dans ta vie. » C'est juste, encore une fois, une difficulté. C'est-à-dire que tu n'arrêtes pas d'avancer. À partir du moment où tu t'y enfermes, c'est que t'as arrêté d'avancer. Donc si t'arrêtes d'avancer, c'est que tu sais que tu t'es enfermé et là, on n'est pas bon. Là, sache que t'es en train de brûler le temps qui te reste. Par contre, si tu continues à avancer et tu essaies de faire des choses sur le chemin, là, on est dans quelque chose de bon et de normal.
- Speaker #1
Comment l'entourage y peut aider sans renforcer la dynamique de la victimisation ?
- Speaker #0
Ah intéressant, donc si on prend l'exemple tout à l'heure d'une femme enceinte, comment elle peut aider ? Là le sujet d'aujourd'hui concerne soi. Maintenant qui veut aider, qui veut être dans l'empathie, qui veut nous donner, il nous donne. Ça c'est chacun, il fait ce qu'il veut. Mais là ça dépend d'où on se place comme repère. Là le repère de la victimisation de responsabilité c'est le soi. Quand tu dis tout à l'heure empathie, on est sur l'autre, on n'est plus sur soi. C'est la même chose ici, quand tu me dis... Comment l'entourage peut-il aider ? Il aide la personne. Tu veux dire quelqu'un qui est dans la victimisation ? Par exemple, toi, tu connais quelqu'un qui est dans la victimisation. Comment tu peux l'aider à en sortir, c'est ça ?
- Speaker #1
Quelqu'un qui est un peu dans la victimisation, pas forcément beaucoup. Mais comment l'entourage peut aider ?
- Speaker #0
Envoie-lui le podcast.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Non, pourquoi je te dis ça ? En réalité, ce n'est pas juste une blague. En réalité, c'est que tu lui envoies un truc où il se regarde lui-même. Comment tu peux l'aider ? Il faut que tu l'amènes à se regarder lui-même. Mais c'est vrai que le détail important, et ça, tu as très bien fait. Je t'en remercie de le dire. C'est qu'en fait, la porte vers l'autre, c'est l'empathie. Donc tu dois d'abord rentrer avec la porte de l'empathie. Après, la personne, elle se sent comprise, elle se sent si... Et là, elle peut s'ouvrir à toi. Mais du coup, comment tu peux m'aider ? Ok, maintenant, il faut que tu saches que je comprends ta souffrance, je comprends ce que tu as vécu. Et tu l'as vécu, c'est une réalité. Personne ne l'enlève. Je répète, depuis le début, tout ce qu'on dit, la personne, elle vit des choses. Elle a vécu, elle a des virus, c'est une réalité. Elle s'est fait peut-être massacrer tout ce que tu veux. C'est une réalité. Maintenant, je ne dis pas que c'est pas une réalité. Je ne dis pas que... Maintenant, je dis qu'il faut que tu fasses quelque chose. et moi je ne veux pas que cette réalité-là détruise ta vie. Donc moi, qu'on prend ça, ça, ça, et bien après tu l'invites à lui parler de tout ce qu'on a vu aujourd'hui.
- Speaker #1
Comment peut-on sortir d'un schéma de victimisation ?
- Speaker #0
On a tout dit aujourd'hui.
- Speaker #1
On est d'accord.
- Speaker #0
Comment peut-on sortir d'un schéma de victimisation ? En allulant tout le pouvoir qu'on a donné à nos freins, à nos obstacles, à ci, à ça, et en se rappelant que ce pouvoir ne dépasse pas 20% de ce qu'on vit aujourd'hui.
- Speaker #1
Pour conclure, la responsabilisation personnelle elle joue un rôle pour sortir de ce processus. Tu dirais à combien de pourcentage ? À combien de pourcents ?
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu veux dire par là ?
- Speaker #1
La responsabilisation personnelle.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Pour finir ce podcast. Pour que les gens, vraiment, ont conscience de... Pour moi, c'est vraiment le plus gros... La responsabilité, c'est... Pour moi, là, c'est 90% du podcast.
- Speaker #0
Oui, oui, c'est ça.
- Speaker #1
Pour moi. La clé, c'est ça. Mais toi, on est d'accord tous les deux pour finir ce podcast. C'est la responsabilité personnelle. Oui,
- Speaker #0
exactement. Tendez vers, tendez vers, je peux tout faire. Et rien ne m'empêche. Il faut tendre vers ça. Donc si tu veux un truc, rien ne m'empêche. Et à chaque fois que, si tu comprends ça, et à chaque fois maintenant tu vas agir, tu vas ressentir les choses, ça peut être des peurs, ça peut être des freins, ça peut être des angoisses, ça peut être des, comment dire, l'inconfort, mal à l'aise, tout ce que tu veux, dis-toi que c'est normal. C'est normal de ressentir. Les gens, ils s'arrêtent à ça. en fait il y en a qui ont peur, ils arrêtent, mais c'est normal d'avoir peur ça par contre j'en ai fait un post à l'époque, j'avais dit il y en a qui prennent la peur comme une information, et il y en a qui prennent la peur comme un ordre, une peur ça veut pas dire stop ça veut dire c'est une information, ah inconfort, ah il y a quelque chose, ah il y a des trucs je sais pas, il faut analyser ce que c'est sur le moment mais c'est tout, c'est juste une information c'est comme quand on reprend, parce qu'en réalité c'est l'état primitif on reprend, on est au bord de la falaise, on est en train de trembler on a peur, mais ici parce que ton corps il te dit attention il y a un danger Oui. Mais il y en a, ils vont jouer au bord de la falaise, il y en a, ils vont faire des figures, il y en a, ils vont tenter des expériences, j'en sais rien. Mais ils font ce qu'ils veulent. Et ça, je sais qu'il y a un danger, mais je maîtrise le danger parce que j'ai fait ça, ça, ça, je suis entraîné, je fais ci, ça, voilà. Donc c'est une information, c'est tout. Mais il faut arrêter de s'arrêter quand c'est inconfortable. Ça, c'est... Ça y est. Il faut comprendre ça une fois pour toutes.
- Speaker #1
Merci, Yanis, pour toutes tes réponses. Je vais me passer aux citations. Tu sais que j'aime bien faire ça, maintenant.
- Speaker #0
Vas-y.
- Speaker #1
Donc, tu me dis ce que t'en penses. Alors, le livre « Crimes et châtiments » de Dostoevsky. Je le dis pas très bien, mais bon, désolée. « La douleur et la souffrance sont inévitables pour une grande intelligence et un cœur profond. Plus la nuit est sombre, plus les étoiles brillent. » Plus le chagrin est profond, plus Dieu est grand. Qu'est-ce que tu en penses ?
- Speaker #0
Alors oui, on peut faire un peu un lien avec le... Mais là, on est plus sur un autre sujet, je dirais, qui est conséquence de la souffrance. Mais bon, on peut dire qu'il y a un lien. Oui, effectivement, plus une personne va vivre des choses... Et surtout dans l'enfance. On parle ici de l'enfance, surtout. Plus une personne va vivre des choses très dures, plus elle a quelque chose de fort à accomplir. Pas forcément grand, mais fort, pour faire la distinction. Ça ne veut pas dire que les gens qui font des trucs de fous... Attention, le réciproque n'est pas vrai. Ça ne veut pas dire que tu arrives à faire des trucs de... On prend Elon Musk, qui est complètement dingue, le mec. Il vient d'être l'homme le plus riche de tous les temps. Il vient de dépasser le mille milliard de fortune. Ça ne veut pas dire qu'il a été ravagé dans l'enfance, parce qu'il arrive à faire des trucs de malade. Donc le réciproque n'est pas forcément vrai. Mais par contre, oui, effectivement. plus tu fais des choses dures, attention par contre, plus tu peux faire des choses fortes, fortes et dures et grandes, c'est pas la même chose. Fortes, ça veut dire que tu peux avoir un fort impact et un pouvoir assez fort sur le domaine dans lequel tu vas agir. Mais attention, à condition, à condition, parce qu'en fait, ce qui ne te tue pas te rend plus fort, c'est ce qu'il dit finalement, en résumé, en une phrase, ou alors te tue. Donc tu vois, ce qui ne te tue pas te rend plus fort, ou alors finit par te tuer, plutôt. finit par te tuer sur le long terme. Parce qu'il y a des gens, en fait, c'est soit ils vont vivre un truc très dur, et on dit souvent ils en font une force, et d'autres ils en font une faiblesse. Mais en fait, c'est pas ils en font une force ou ils en font... En réalité, c'est juste qu'ils prennent la responsabilité. Parce qu'on fait rien de... Il n'y a pas on fait ou on ne fait pas. C'est pas on se dit j'ai souffert, j'ai fait ça, donc je vais créer ça. C'est pas comme ça. C'est pas on en fait. Mais c'est plus j'ai souffert, et alors ? C'est plutôt et alors ? Mais ça ne m'empêche pas d'eux. Et ensuite, voilà.
- Speaker #1
Merci. Ensuite, Albert Camus, le mythe de Sisyphe. C'est qu'en réalité, le chemin importe peu, la volonté d'arriver suffit à tout.
- Speaker #0
Ouais, on est un peu dans les romances, dans les livres, dans les poésies. Le chemin importe peu, la volonté d'y arriver suffit à tout. Ouais, non, c'est un peu simplifié, un peu... Ouais, c'est un peu livre, quoi, un peu... Ah, c'est un peu simplifié, c'est un peu plus technique et complexe que ça. C'est pas... Non, chacun a un chemin particulier, chacun a un chemin qui lui est propre. Et derrière, chacun a les capacités d'emprunter ce chemin. Moi, je dis aux gens... On a tous une destinée. Allez, chacun doit aller vers sa destinée. Pas en mode, non, moi je peux pas, moi j'ai peur, moi j'ai ci, moi j'ai ça. Donc voilà, on a tous quelque chose qui nous est propre. Mais tout peut être possible avec la volonté. Moi je suis pas de ça, de ces trucs-là. On fait pas tout dans la vie. On a un truc bien précis pour chacun d'entre nous. On a un chemin qui nous est tracé. Chacun doit aller le chercher.
- Speaker #1
Ce que tu viens de dire, ça me fait penser à la dernière citation de Franck Nicolas, réseau social Instagram. Tout ce qui est dans ma vie est pour moi, pas contre moi.
- Speaker #0
Oui, c'est pour dire que tout ce qu'on vit, c'est pour une raison, que ce soit bien ou mal. Et effectivement, si on prend les choses bien, ce sera pour moi. Et si on prend les choses, on les encaisse de la mauvaise manière, ce sera contre moi, oui.
- Speaker #1
Merci Yanis pour tout. On passe aux questions réseau.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Comment savoir si je me victimise ?
- Speaker #0
Si je prends le passé comme responsable, et peu importe dans le passé si c'est des humains ou des situations, comme responsable de ma situation actuelle, de mon présent. Si je fais ça, peu importe que ce soit dans une situation bien précise, comme j'ai dit tout à l'heure, par exemple en amour, ou que ce soit dans ma vie de manière générale, là, tu es dans la victimisation.
- Speaker #1
Merci. Quelle est la différence entre être victime et se victimiser ?
- Speaker #0
On l'a dit déjà. Donc, être victime, c'est en fait, tu as subi une injustice, tu as subi quelque chose. Et se victimiser, c'est entretenir le lien entre le passé que j'ai vécu, l'injustice que j'ai vécue. et la justification de mon présent. C'est clair ?
- Speaker #1
C'est très clair. Merci pour tout, Yanis. J'ai fini.
- Speaker #0
Ok, ça roule. Alors, ce qu'il faut retenir, pour résumer un petit peu, ce qu'il faut retenir, la première chose, c'est que la victimisation, elle agit de manière générale. C'est-à-dire que chacun a un niveau général qui lui est propre. Mais également dans des situations particulières. Il faut retenir aussi que le contraire de la victimisation, c'est la responsabilité. Plus la victimisation est élevée, et plus la responsabilité, elle est basse. Et plus la responsabilité, elle est basse, Plus tu laisses les autres et les facteurs de la vie décider de la vie que tu dois mener. En début de podcast, du coup, j'ai dit que soit tu cherches la justice, soit tu cherches une solution. Peut-être que maintenant tu vois les choses différemment concernant cette phrase. Car quand tu vas chercher réparation, tu cherches à ce qu'on réponde à ta victimisation. Mais quand tu cherches une solution, tu cherches à prendre tes responsabilités concernant ta vie. La personne qui arrivera le plus à se responsabiliser, c'est la personne qui exploitera au mieux son plein potentiel et vivra une vie comme aucune autre personne. Merci à toi pour ton écoute et merci à tous les auditeurs qui sont fidèles. et qui ont écouté pas mal de potia, je vous invite à aller écouter les autres pour ceux qui me découvrent et je vous dis à dimanche prochain.