Speaker #0Bonjour et bienvenue dans Traceurs de Voix, le podcast qui vous aide à retrouver de la clarté dans votre relation à l'argent. Entreprendre, investir, gérer son activité, c'est intense. Et quand le stress s'installe, c'est souvent notre relation à l'argent qu'on a besoin d'apaiser. Je suis Koumba Diaby, exécutive coach et consultante en investissement. J'aide les entrepreneurs et dirigeants à faire de l'argent un levier de liberté. Chaque semaine, en moins de 10 minutes, je vous partage des clés concrètes pour avancer en toute sérénité. Bienvenue dans ce tout premier épisode de Traceurs de Voix. Je commence par une question simple et peut-être inconfortable. Ce matin, en ouvrant votre ordinateur ou votre application bancaire, qui a pris les commandes de votre humeur ? Vous ou est-ce le chiffre qui s'est affiché à l'écran ? Je parle bien sûr du solde de votre compte bancaire. Si ce chiffre a le pouvoir de valider votre valeur, dicter votre niveau de stress ou de paralyser votre prochaine décision stratégique, Alors, j'ai une nouvelle pour vous. L'argent, ce n'est pas votre ressource, c'est votre patron. Et c'est souvent un patron tyrannique. Pour comprendre pourquoi l'argent nous stresse, même quand objectivement ça va, il faut regarder ce qu'il y a derrière les chiffres. Pour beaucoup d'entre nous, l'argent porte trois représentations. L'argent comme sécurité. C'est un réflexe de survie. On se dit des phrases du style « si mon compte bancaire n'est pas plein, je suis en danger. Même quand les revenus sont là, les clients aussi et que les perspectives existent, le cerveau reptilien, lui, va crier famine dès que le solde baisse un petit peu. Nous avons également l'argent comme contrôle. On croit que l'argent nous protège de l'imprévisible. Alors, on surveille, on anticipe, on accumule, comme pour empêcher le monde de bouger. Et puis... L'argent comme valeur personnelle, qui à mon sens est la représentation la plus toxique. Car c'est là que la confusion devient dangereuse. C'est lorsqu'on confond notre valeur personnelle avec notre valeur nette. Si mon entreprise fait moins de profit ce mois-ci, j'ai l'impression d'être nulle en tant qu'être humain. Dans mon métier d'exécutif coach, J'accompagne des entrepreneurs brillants, des porteurs de projets engagés, compétents, mais très souvent derrière les business plans impeccables, je découvre souvent autre chose, une relation à l'argent non apaisée, ce qui va agir comme un brouillard, une forme de dictate qui va conduire à des décisions non ajustées, voire contre-productives. Quand l'argent est le patron, chaque dépense est vécue comme un saignement. Chaque investissement ressemble à un saut sans filet. Chaque décision est prise pour éviter une douleur, pas pour créer un futur. Et c'est là que le brouillard s'installe. On accepte des clients qui ne nous respectent pas. On continue dans des collaborations qui nous vident de notre énergie. On reporte des projets qui nous font vibrer. On travaille plus, mais on ne se sent pas plus en sécurité. On frôle l'épuisement, pas parce qu'on travaille trop. mais parce qu'on travaille dans la peur, la peur de manquer. Tracer sa voie, c'est décider de licencier ce patron toxique. Et faire enfin de l'argent un employé au service de notre vision. Parce que l'argent est neutre en fait. C'est un outil de mesure, un thermomètre. Imaginez si votre thermomètre affiche 40 de fièvre. Vous n'allez pas vous mettre à détester le thermomètre, vous allez soigner la fièvre. Reprendre le pouvoir, concrètement, c'est apprendre à dissocier votre valeur humaine de vos chiffres. Vous n'êtes pas votre chiffre d'affaires, vous n'êtes pas votre bilan, vous êtes la personne qui prend les décisions. Reprendre le pouvoir, concrètement, c'est sortir du déni aussi. C'est regarder ses comptes avec curiosité, pas avec culpabilité, pas pour se juger, mais pour comprendre, pour poser des actions. Reprendre le pouvoir, c'est redonner une mission à l'argent. Parce qu'un employé qui n'a pas de mission devient complètement anxiogène. Alors, je vous invite à vous poser la question. Est-ce que mon argent est là pour me protéger, pour m'acheter du temps ou pour financer le prochain palier ? Cette semaine, je vous propose un exercice simple. qui va durer 5 minutes, pas plus. Prenez votre dernière dépense professionnelle importante ou votre dernier investissement et demandez-vous est-ce que cette décision a été prise pour obéir à une peur ou pour servir votre vision. Nommer la peur, c'est déjà commencer à dissiper le brouillard. Et c'est là qu'on reprend le pouvoir. Ça, c'est pour les décisions que vous avez déjà prises. Et je vous invite également, à chaque fois que vous sentez ce stress financier pointer son nez, de faire trois respirations profondes et de se demander ce qui se passe. Là, tout de suite, c'est mon compte bancaire qui m'interpelle ou c'est une peur de manquer ? Et c'est là que vous reprenez le pouvoir sur vos décisions. C'est là que l'investissement cesse d'être un pari stressant pour devenir... Une stratégie consciente. Ce qu'il faut retenir de cet épisode, c'est que l'argent n'est pas un problème à résoudre. C'est une relation à réparer. Et quand cette relation devient consciente, elle se transforme en levier de liberté. Merci d'avoir écouté ce tout premier épisode de Traceurs de Voix. Si l'épisode a résonné pour vous, partagez-le à un entrepreneur qui a besoin de clarté aujourd'hui. Je vous laisse avec cette citation de Francis Bacon. L'argent est un bon serviteur, mais un mauvais maître. Si cet épisode vous a aidé à y voir plus clair, c'est déjà un pas de plus sur votre trajectoire. Vous pouvez prolonger la réflexion avec les diagnostics traceurs de voix. Un outil simple pour faire le point sur votre relation à l'argent et vos décisions. Le lien est dans les notes de l'épisode. Et si ce podcast vous est utile, vous pouvez le soutenir très simplement en vous abonnant ou en laissant un avis sur votre plateforme d'écoute. Cela permet à traceurs de voix d'être découverts par d'autres entrepreneurs qui en ont besoin. Prenez soin de votre énergie, restez lucide et continuez à tracer votre voix. A bientôt !