Description
À chaque rentrée scolaire, on reparle des difficultés liées à l’accueil des enfants handicapés à l’école : manque d’AESH, accompagnement insuffisant, familles en difficulté… Et pourtant, cela fait plus de vingt ans que l’école inclusive est devenue obligatoire. Alors, que signifie réellement être inclus quand on est un enfant déficient visuel ?
Dans cet épisode, je vous emmène dans mes souvenirs d’écolière, dans une petite école de village des Hautes-Alpes où les mots « AESH » et « école inclusive » n’existaient pas encore. Entre lignes de cahier repassées au stylo noir, consignes lues par ma voisine, tableaux impossibles à déchiffrer, cartes de géographie et systèmes D en tout genre, j’ai grandi en inventant mes propres stratégies pour suivre le rythme des autres.
Mais l’entrée au collège a changé la donne. Nouveaux bâtiments, trajets en car, changements de salles, couloirs bondés… autant de situations qui ont fait émerger une autre question : jusqu’où peut-on demander à un enfant de s’adapter à une école qui n’a pas été pensée pour lui ?
Je partage aussi mon regard sur l’école spécialisée, sur les apprentissages spécifiques comme le braille ou les déplacements, et sur cette opposition entre école ordinaire et école spécialisée qui n’a, selon moi, pas lieu d’être. Car une école réellement inclusive ne devrait pas imposer un modèle unique, mais être capable de s’adapter aux besoins de chaque enfant, au bon moment.
Alors, l’école inclusive est-elle vraiment inclusive ? Quels moyens faut-il mettre en place pour qu’elle le soit réellement ? Et surtout, comment faire en sorte que les choix soient pensés d’abord pour l’enfant concerné ?
Bonne écoute !
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