- Speaker #0
bonjour à toutes et bonjour à tous et bienvenue sur cet épisode 57 du tribe and its et mes calculs sont bons C'est bien ça, Mika ? J'espère qu'ils sont bons. On vient de les faire à deux. Si on s'est trompé, on est de mauvais. Ça va super bien. Et toi, comment vas-tu, hombre ? Hombre, écoute, ça ne va pas trop mal. Alors, on va vous faire plusieurs épisodes qui vont vous arriver. On va respecter un petit peu l'ordre. On en avait discuté un petit peu en off, mais Kona, c'est encore tout chaud. Toi, tu rentres de Kona, tu es encore dans le décalage horaire. Il y a plein de choses qui se sont passées à Kona et tout ça. Évidemment, la course. Et puis il y a quand même un petit peu de... J'allais dire, il y a quand même des trucs un peu dégueulasses qui se sont passés, comme toujours à Kona, dans les histoires de groupe d'âge et tout ça. Et volontairement, on va attendre 2-3 jours avant de vous sortir un épisode spécial Kona, parce qu'il n'est pas impossible qu'il y ait des trucs qui sortent sur ce qui s'est passé. Je ne sais pas si d'ici là, on aura les résultats de l'enquête groupe d'âge d'Ironman. Je ne sais pas si d'ici là, il y aura des informations qui auront transpiré sur certains épisodes de course. Voilà, donc on va, ça vous arrivera certainement début de semaine prochaine. Donc cet épisode-là, on voudrait parler pas mal et essentiellement du S-GRAIL, la course de Frodo qui a eu lieu il y a une dizaine de jours à Girona. Le prochain épisode qu'on enregistre, ça va être un épisode spécial Kona. L'épisode d'après, on a un épisode nutrition. Ça fait plusieurs personnes qui nous demandent de parler nutrition. choix de la façon dont on mange et ce qu'on mange, hydratation et tout ça. Donc, on en avait déjà fait un épisode où on avait eu Andy Blow et moi, j'avais fait un petit peu une traduction après. On essaiera de revenir un petit peu tout ça. Et puis, c'est vrai que moi, étant vegan, il y a plusieurs personnes qui sont venues vers nous en nous disant, ça serait bien que tu nous en parles un petit peu. Donc, ce sera l'occasion. On va dire un petit mot de Neom également. Et puis, bien évidemment, la grande finale du... du T100 qui arrive à grands pas à Dubaï juste avant les championnats du monde 73 qui eux également arrivent à grands pas mais aujourd'hui on voulait essayer de se consacrer un petit peu sur l'actualité et puis sur sur cette magnifique course que je suis allé faire à Girona qui s'appelle le S Grail alors S Grail, S pour Swim, G pour Gravel et puis Hail pour Trail Donc c'est une course qui a été mise sur pied, c'était la quatrième édition, c'est une course qui a été mise sur pied par Yann Frodeno, parce qu'à l'époque il habitait à Girona, et il a toujours son hôtel café qui s'appelle La Comuna, qui est d'ailleurs le point de rendez-vous du monde cycliste à Girona, et c'est une course qu'il avait voulu placer un petit peu sur la fin de saison de façon non compétitive. ça veut tout dire et puis ça ne veut pas dire grand chose. Je me suis bien demandé qu'est-ce que ça pouvait bien vouloir dire, mais c'est surtout l'état d'esprit qui est derrière en fait. Et moi je suis arrivé là-bas, je suis relativement récent, j'ai embrassé le gravel relativement récemment, d'abord en volant le gravel de ma femme, et puis comme j'ai la meilleure femme de la Terre, elle m'en a offert un il y a quelque temps, je l'ai reçu la semaine avant de partir à Girona. Et ça m'a permis de me lancer un petit peu à corps perdu. Ce n'est pas que j'avais perdu la motivation de rouler sur la route, mais c'est que même chez nous, dans les coins du Jura, au final, on fait quasiment tout le temps les mêmes tours. Et puis, j'ai toujours l'impression que plus les routes sont peinards, plus les gens ont tendance à couper la route et s'attendent moins à voir de monde. Et à 55 ans, je n'ai pas spécialement envie de finir sous le partage d'une bagnole ou d'un camion. Et je dois bien dire que dès l'instant où j'ai... J'ai pu rouler avec le gravale, alors je fais à peu près 50% de mon kilométrage sur la route et le reste sur du chemin. Peu de tout terrain, mais plutôt du chemin blanc, plutôt du chemin forestier. Ça permet de couper pas mal les routes et surtout ça permet d'être royalement peinard. Et j'y prends un malin plaisir à aller rouler et me faire secouer là-dessus, sans avoir en permanence l'impression d'aller chasser une distance, une moyenne et tout ça. Et ça, ça m'a vraiment fait du bien à la tête. Et puis cette course... S-Grail de Frodo, ça faisait quelques temps que j'en avais vu. Je me l'étais foutu dans le coin de la tête et puis je m'étais dit qu'un jour je la ferais. Cette année, ça a été la parfaite occasion. Mon passeport n'étant pas arrivé, je n'ai pas pu récupérer le vol pour aller à Kona. Je me suis inscrit à la rache et je suis parti faire cette course-là. Et ça a été vraiment un grand moment de plaisir où j'ai retrouvé un petit peu l'ambiance triathlétique du début des années 90. Super relax et tout ça. La façon dont c'est organisé... Au niveau des distances, c'est 1500 mètres de natation. C'est une course qui se fait de point à point. Donc on part, la natation c'est dans la baie de Cadaquès. Cadaquès, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un super petit village qui est au fond d'une baie, qui est le premier village géographiquement après la frontière française. Et c'est surtout le village où Salvatore Dali habitait. Et il a gardé ce village. contrairement à d'autres villes de la Costa Brava comme Rosas, l'Estartit, Palafrugell et tout ça, qui ont été plus ou moins bétonnées. Cadaquès, ça reste vraiment un endroit absolument charmant, c'est magnifique et puis ça respire d'Ali. Moi, j'y étais allé quand j'étais tout minot avec mes parents parce qu'on allait régulièrement à Rosas. Je me rappelle être allé à Cadaquès et là, j'y suis retourné. 45 ans que j'y étais pas allé et j'ai retrouvé le même sentiment dans les rues, les maisons blancs, les volets bleus et tout ça. Il n'y a quasiment pas eu de changement. C'est vraiment très beau. Donc la natation se déroule dans la baie de Cadaquès, R2 Transition qui est là. Et puis derrière, à peu près 90 km de gravel. pour revenir à un petit village qui s'appelle Tchelra, qui est à une dizaine de kilomètres de Girona. Et là, vous posez les vélos et en avant guingamp, en traille, vous montez une grosse patate, vous redescendez de l'autre côté, arrivez en plein cœur de Girona. Une épreuve vraiment fantastique, organisée, alors super cool, super relax, et organisée de main de maître. C'est vraiment... Enfin, il n'y a pas beaucoup de... course comme ça où vous arrivez et il n'y a pas de stress, tout est facile, tout est bien organisé et en plus ça se passe bien et c'est relax. On a tendance de temps en temps sur les courses à vouloir un petit peu trop en faire et que ce soit du retrait des dossards à l'accompagnement des familles, par exemple vos accompagnants que ce soit vos enfants ou votre femme, au moment où vous retirez le dossard on leur donne un petit bracelet d'accès. Et ils ont accès en permanence à cette petite place au centre-ville de Girona où tout se passe en fait. Donc c'est réservé aux athlètes. Donc votre famille peut rentrer, peut ressortir. Il y a de la bouffe en permanence. Il y a des boissons en permanence. Si vous voulez poser votre vélo là, c'est gardé. Enfin, tout est fait pour que ça se passe dans la meilleure des façons. Même, moi j'ai fait quelques cours dans ma vie quand même. Et souvent les courses qui sont... Donc point à point avec deux transitions. D'un point de vue logistique, ça peut être parfois un petit peu emmerdant de savoir où c'est le dépôt des vélos et tout ça. Là, encore une fois, c'est d'une limpidité incroyable. Vous arrivez, vous déposez vos vélos à l'endroit où vous retirez les dossards. Vos vélos sont emmenés par l'organisation à Cadaquès. Vous arrivez là-bas, ils ont été mis dans le parc à votre place. Il y a les mécaniciens Canyon qui sont là, qui ont vérifié la pression, qui ont vérifié si tout a été fait. Le matin, vous prenez le bus à Girona, les bus vous emmènent à Cadaqués, il y a une heure et demie de bus. Et vous arrivez à Cadaqués, vous avez un grand stand Strab et Zip avec des donuts, du café, de la musique. Et tout le monde est… Vous savez, le parc de transition, il est accessible à tout le monde. Les sacs, vous allez les poser où vous voulez. C'est vraiment bien fait, c'est vraiment bien huilé. Et ça… Ça réconcilie quand même beaucoup avec cette pratique de triathlon qu'on a tendance parfois à vouloir un petit peu trop professionnaliser. Et moi, je trouve que ça fait vraiment du bien dans le monde actuel d'avoir une course qui soit à la fois super bien organisée et puis extrêmement laid-back, comme disent les Australiens. Mais ça se traduirait vraiment par relax. Et du coup, en termes de... ambiance préparation tu retrouves un petit peu la sauce frodeno quand même tu retrouves il a fait quelques courses aussi donc je pense qu'il a fait les choses bien comme il faut ah ouais ouais alors il aime l'organisation elle est sous traité à une société qui s'appelle classe marque Et alors putain c'est pro quoi, je veux dire c'est vraiment pro. Mais il est là du début à la fin. Et moi j'ai eu l'occasion de discuter avec lui à plusieurs reprises, et puis j'en reviendrai un petit peu dessus parce que j'ai m��me passé un grand moment à discuter avec lui. Et on se connaissait, enfin moi je le connaissais évidemment, mais on s'était croisés quelques fois. Parce que moi ayant vendu Debourg et lui ayant des parts chez Debourg et puis ayant été sponsorisé par Debourg pendant longtemps, et il l'est d'ailleurs toujours, on avait croisé notre chemin, mais on n'avait jamais vraiment eu l'occasion de se poser. Mais tout est fait. Frodo, quand vous discutez avec lui, vous savez que c'est un mec, il a ce qu'il faut entre les deux oreilles. C'est tout sauf un con. Et c'est le genre de mec, moi j'aurais une fille, j'aimerais bien qu'elle se marie avec un mec comme Frodeno. Il présente bien. il parle bien il est incroyablement intelligent et puis c'est un mec il sent le business quoi et et donc la course déjà le montant de l'inscription c'est 250 balles alors c'est pas donné mais c'est que 250 balles c'est pour une course qui va vous dure et le mois ça va durer un peu plus que le temps d'un half franchement je trouve que c'est correct si derrière vous prenez en considération que le jeudi vous avez une sortie try qui est organisée avec cap café, boisson, etc. Le vendredi, vous avez une sortie gravel qui est organisée. Le vendredi après-midi, il y a une séance de discussion avec les pros. Le vendredi soir, vous avez le retrait des dossards avec burger et beer. Tout ça, c'est gratos. Burger et beer gratos. Les bières canyon, il y en a qui se sont foutus la tête à l'envers avec des bières canyon. Des plateaux de fruits. Le samedi matin, une autre sortie gravel organisée par Canyon. Il y avait Kyle Smith qui était là. Moi, j'ai allé rouler avec Kyle. D'ailleurs, c'est lui qui m'a dépanné parce que ma batterie d'Itap était morte et il a été m'en chercher une chez lui. Ça va bien, oui. Et donc, on arrive là-bas et j'étais avec Mika et il y avait Imo qui était là. Donc, Imo Jane qu'on a interviewée parce qu'elle est basée à Girona et elle faisait la course en relais. Donc, vous pouvez faire la course en individuel, vous pouvez la faire également en relais, vous avez des pros qui sont là, vous avez des groupes d'âge, et franchement, putain, c'est relax, quoi. Pas un moment, il y a un truc qui ne marchait pas. Vous savez, tu sais, des fois, quand tu vas sur le site d'une course, rien que pour voir la date et les horaires, c'est super compliqué, quoi. Là, tu sais, non mais, c'est symptomatique, on en rigole souvent avec ma femme, quand on regarde une course, tu vas sur le site ou la page d'une course, Des fois, il n'y a simplement pas la date qui est affichée. Là, je vous encourage à aller regarder le site du S-Grail. C'est clair, c'est limpide. Vous avez le programme, vous avez les dates, vous avez les destinations, vous avez les parcours, vous avez tout. Et même un mec qui est vraiment… Moi, je suis vraiment une quiche avec l'informatique, je ne m'en cache pas. Et vraiment, c'est simple, c'est clair et c'est net. Et ça fait vraiment plaisir. Et on est arrivé là-bas, on a discuté un petit peu. retrait des dossards, dépôt du matériel, dépôt du vélo et tout. Et moi, je n'aime pas trop laisser mon vélo dans les mains de quelqu'un que je ne connais pas. Mais bon, voilà, c'était bien fait. Il y avait des bus, il y avait tout ça. Et puis, sortie Gravel, on est allé avec Kyle Smith où on a pu discuter. Et j'espère qu'on l'aura sur le podcast dans les semaines ou les mois qui viennent parce que c'est quand même quelqu'un qui a vraiment une belle histoire. Déjà, cette année, il fait une saison incroyable au niveau du Tessent. Kyle a galéré un gros moment de sa vie avec un problème d'infection pulmonaire. Il s'est rendu compte au bout de plusieurs mois que dans son appartement qu'il avait à Girona, ils avaient un problème de molde, donc de la moisissure. Avec une moisissure qui est toxique et qui a tendance petit à petit... Donc c'est dans l'air en fait, il y a une espèce de mycélium qui est dans l'air, qui va dans les poumons et qui vous donne des infections pulmonaires. Et lui, il lui a fallu des mois à se rendre compte que quand il était dans son appartement à Girona, il sentait de la fatigue, il avait toujours les poumons pris, il n'était pas bien. Et quand il partait faire des courses ailleurs, au bout de 4, 5, 6 jours, sa condition s'améliorait. Donc ils ont fait des recherches et c'est quelque chose qui est relativement connu dans cette partie-là de Girona, des appartements qui sont un petit peu humides. Et c'est là qu'ils ont découvert qu'il y avait ces moisissures toxiques qui étaient dans son appartement. Et lui, ça fait plus d'un an qu'il est parti de cet appartement-là. Et il souffre encore des conséquences pulmonaires. Et là, il devait faire le Sgray en entier. Mais malheureusement, il avait chopé une infection pulmonaire et il n'a fait que la natation. Et c'est vraiment un mec qui est super cool. Moi, il a passé du temps avec les minots. Les gars, ils étaient là. Et pour ceux qui aiment les vélos, putain c'était la course à l'armement de dingue quoi. Au niveau du gravel là-bas à Girona, il y a beaucoup d'équipes cyclistes qui se sont basées là-bas. Il y avait un gars de la Movistar qui était avec un S-Works SL8, il avait juste mis deux roues avec des pneus de 32 et en avant guingamp ça roulait dans les graviers et tout ça. Donc il y avait du beau, il y avait du lourd, il y avait tous les vélos Diane qui étaient là. L'après-course, il y avait tout un tas d'événements qui étaient organisés. Il y avait un concours de celui qui mangerait le donut le plus vite et que derrière, il arriverait à siffler, etc. Des trucs à la con, mais quelque part qui créaient une certaine ambiance. Et à chaque fois que vous alliez là-bas, à l'endroit du retrait des dossards, du dépôt des vélos, du dépôt de vos sacs et tout ça, il y avait toujours un événement, il y avait toujours des gens qui étaient là, il y avait toujours Yann qui était là, qui avait les mains dedans, qui était prêt à aider. Et ça permettait quand même de créer une certaine ambiance au sein de cette course qui était quand même vraiment agréable. Sa course, elle est sponsorisée. Il y a plusieurs gros sponsors titres. Il y avait Bicycle, c'est un petit peu un site genre troc-vélo, d'ailleurs, que je vous encourage à aller regarder. Il y a pas mal de choses dessus. Il y avait Sram et Zip. Dieu sait combien de donuts ils ont pu faire Sram et Zip, mais alors un truc de dingue. Il y avait son hôtel-restaurant La Comuna qui était là, qui faisait de la bouffe gratos à longueur de journée. Et puis, il y avait bien évidemment Morten qui participait au lot et qui était là sur tous les ravitaillements. Et donc, encore une fois, vraiment un bel événement, bien huilé, bien organisé. Et je voulais revenir un petit peu sur la façon dont ma course à moi s'est déroulée. C'est déroulé parce que... C'était ma course de fin de saison, je n'avais jamais fait de course gravel, je ne savais pas trop à quelle souche j'allais être bouffé. Le matin, on s'est tous retrouvés sur le coup de 5h30 à Girona pour prendre les bus, il n'y avait qu'un bus, parce que la quantité de participants est limitée à 500. Parce que quand on part de Cadaquès, on traverse la parte nationale qui est fermée la totalité de l'année. et qui est ouvert uniquement pour la course, mais la seule contrainte que le gouvernement local catalan impose, c'est qu'il n'y ait pas plus que 500 participants. Ce qui est bien, ce qui est bien au niveau de la taille de l'organisation, ce qui est bien au niveau du nombre de participants, et je trouve que ça se prête bien, déjà 500 ça commence déjà à faire un beau petit peloton, pour ceux qui font des courses, alors c'est clair que ce n'est pas Ironman, mais... Ça permet d'avoir une organisation où vous sentez qu'il y a du monde et surtout, ça reste à taille humaine. Donc, on attendait, on prend les bus. Moi, j'étais dans un bus, je dois puer parce que j'étais à Desseules où il n'y avait personne à côté de moi. Et je vois mon Yann qui passe devant les quatre bus, qui regarde et qui revient. Évidemment, la seule place qui était disponible, c'était à côté de moi. Donc, Yann arrive et s'installe. Il me demande s'il peut s'asseoir à côté de moi. J'ai dit, c'est quand même ta course, c'est quand même toi qui paye le bus, ça serait quand même bien que tu puisses venir prendre le départ avec nous. Et on avait une heure et demie de bus pour aller là-bas. Et je me suis retrouvé avec Yann côte à côte pendant une heure et demie. On a commencé par déconner un petit peu et surtout, on a bien discuté et on a bien rigolé. Et il était super détendu. Alors pour ceux qui ont la chance d'avoir côtoyé Yann, c'est quelqu'un qui est 100% business. C'est quelqu'un, il est très rarement… C'est très rare de l'avoir à un moment où vous allez avoir le vrai Jan Frodeno, le mec vraiment détendu. Et si vous écoutez les podcasts de Jack Kelly, souvent il en parle un petit peu. C'est vraiment Dr. Jekyll et Mr. Hyde. Et il est dans cette situation où quand il est vraiment détendu, c'est vraiment un mec déjà, il est drôle, et il est super accessible et super sympa. Ce qui n'est pas toujours le cas en temps normal parce qu'il a un agent qui gère son temps. Et ce mec-là, il fait en sorte en général que les gens n'aient pas trop de Yann Frodeno sans monnayer la minute. Donc voilà, ça il faut le savoir. Je me suis retrouvé avec Yann, on a pu discuter et tout ça. Et on avait déjà sympathisé la veille parce que mon gamin était là et mon gamin a gagné le concours de bouffage de donuts. et derrière, il fallait boire une bière. Il y avait un concours à celui qui boirait la bière la plus vite, donc ils ont quand même été raisonnables. Ils n'ont pas filé une bière à mon gamin, ils m'ont filé une sans alcool. Mais on avait déjà sympathisé un petit peu le soir, et puis là, je me suis retrouvé avec lui, et on a pu discuter un petit peu de la genèse de cette course. Et c'est vraiment lui qui l'avait voulu comme ça. Il avait voulu quelque chose qui soit parfaitement professionnellement organisé, mais qui ait la sensation d'être vraiment relax, accessible à tout le monde. ou on ne va pas vous faire chier sur la position du dossard, ou si vous descendez un mètre avant ou un mètre après la ligne de transition. il n'y a pas de drame au final. Ou si vous perdez votre bonnet de bain, il n'y a pas de drame non plus. Si vous voulez faire une pause en transition, vous pouvez faire une pause. Vous voulez passer la ligne d'arrivée avec vos gamins, vous pouvez passer la ligne d'arrivée avec vos gamins. Enfin voilà, il avait vraiment voulu avoir quelque chose qui respire la famille. Parce que lui, aujourd'hui, il est basé à Andorre, mais il est régulièrement sur Giroda. Et Girona, c'est vraiment un peu la capitale cycliste de l'Espagne. Il y a quand même du monde qui roule. Si vous voulez aller rouler, ce n'est pas compliqué de trouver. Toi, tu as dû y aller plusieurs fois, Mika. Je fais des stages là-bas. Donc, on y passe de temps en temps et on croise tout le monde. Il y a tous les groupes d'entraînement qui sont là-bas. Cycliste, triathlète, c'est effectivement la capitale du sport là-bas. Et lui, en parlant Gravel, je lui disais, mais pourquoi Gravel ? Lui, un petit peu sur la fin de carrière, il avait… Il avait pris beaucoup de plaisir à faire du gravel, à se retrouver en dehors de la route. Et c'est vrai que là-bas, ça s'y prête vachement bien. Vous avez toute cette partie autour de Girona qui est quand même plutôt vallonnée. Et vous avez les grandes plaines derrière Rosas qui sont vraiment plates. Où là, il y a beaucoup de ce qu'ils appellent les Champagne Tracks. Donc c'est un petit peu, c'est vraiment du gravel comme on en veut. Vous savez, un petit caillou fin, pas du sable, mais un peu fin. Un truc qui rend bien sous les roues. ça roule à 40 dessus, ça soulève de la poussière, tout le monde arrive, on est dégueulasse, on a la trace des lunettes, enfin bon voilà, on a l'impression de faire Paris-Roubaix, et ça s'y prête vraiment bien. Et lui, il avait voulu un petit peu, peut-être aidé par la volonté de Canyon de pousser leur produit gravel, mais il avait vraiment voulu créer un triathlon qui soit un petit peu différent, où encore une fois, l'important c'est quand même de participer plutôt que de… que de faire la course. Donc on s'est retrouvés dans le bus, on a discuté, et puis au fil de la discussion, il en est venu à me confier que sur 2025, il y aurait certainement un circuit S-Grey qui va se développer. L'année dernière, ils avaient fait une course en Colombie, et je me suis bien gratté la tête en me demandant pourquoi en Colombie, et puis Frodissimo, Café, Colombie, tout ça, ça fait un petit peu sens. et sa course là-bas a été un beau succès, ils avaient un S-Grail 100 et un S-Grail 50 et scoop, normalement, si tout se passe bien, si les autorisations sont délivrées, on aura un S-Grail en France en 2025. Donc voilà, ça c'est vraiment une information qu'il a bien voulu me partager. J'ai essayé de gratter un petit peu sur l'emplacement. Il y a plusieurs endroits sur la Côte d'Azur qui s'y prêtent bien. Il y a la montagne Sainte-Victoire et puis les calanques vers Marseille, Cassis et tout ça. Tout ce qu'il a bien voulu me dire, c'est que ça serait beaucoup moins plat et roulant que le S-Grey à Girona qu'il organise. Mais voilà, a priori, sous réserve que les autorisations sont données, on aura une course et je lui ai lancé une invitation. pour venir nous parler de la course si jamais il veut bien à ce moment-là. Donc ça, c'est quand même une belle information. Et moi, je pense qu'on peut très bien être à l'aube de la naissance d'un vrai circuit S-Grail. Et je pense que ça serait une putain de bonne idée pour le monde du triathlon où vraiment, personne ne se prend le chou. Et ça, c'est quand même vachement cool et c'est vachement rafraîchissant. Et je trouve que ça se... prête bien à la pratique de notre beau sport, multisport de faire quelque chose qui soit un petit peu différent en plus c'est gravel donc drafting autorisé donc si vous voulez rester dans les roues vous pouvez encore faut-il pouvoir rester dans les roues c'est ce que j'allais dire, encore faut-il pouvoir parce que rouler dans les roues ça paraît facile à tout le monde mais que nenni et puis surtout en gravel quand t'es dans les roues du mec qui est devant toi, tu vois pas trop ce qui t'arrive dans la gueule... donc tu as toute la poussière qui t'arrive et puis surtout s'il y a un trou et que le mec il est vicieux il fait un écart au dernier moment, la pierre elle est pour toi et hop là, notre problème réglé donc on est arrivé, on a fait le bus, on a discuté avec Yann, on a parlé de sa carrière on a pu parler pas mal de Kona évidemment parce qu'on était à une semaine de Kona et lui il m'avait partagé l'idée qu'il pensait que Patrick avec lequel il a quand même une belle rivalité et c'est certainement pas les allemands qui avaient la plus grosse amitié entre les deux. Il me confiait qu'il voyait très bien Patrick. Si Sam n'allait pas au bout, il voyait très bien Patrick gagner la course. Donc encore une fois, Yann avait raison. De toute façon, Yann a toujours raison. Après, quand tu as gagné trois fois la course, si jamais tu n'arrives pas à faire un pronostic qui tienne la route... Donc voilà, on est arrivé à Girona le petit matin, descendre du bus, et là vous arrivez, vous avez 4 ou 5 percolateurs qui vous font de l'espresso à qui on veut, des stands mortels avec des gourdes pré-remplies avec des boissons, des gels pour ceux qui en veulent, des bars pour ceux qui en veulent, des donuts à qui on voudra, et ça, ça vous donne le là de ce qui va se passer toute la journée. Donc tout le monde... super cool, super relax, vous voulez aller nager, vous préparez un parcours limpide, on part tout droit, gauche, gauche, retour, une marche de sortie et vous arrivez directement dans l'air de transition et l'eau très belle évidemment, c'est la méditerranée, on a eu la chance d'avoir des conditions qui étaient vraiment parfaites quasiment pas de vent, une mer qui était vraiment superbe et départ natation à l'heure ou avec cinq minutes de retard et puis moi j'étais juste derrière Yann sur la ligne de départ donc il se retourne en disant je vous rappelle que c'est pas une course qui est non compétitive bim coup de départ le premier dans l'eau frodeno et c'était donc il m'a quand même avoué c'était sa deuxième séance natation depuis l'année dernière donc moi j'ai essayé de rester dans les pieds j'ai tenu 15 mètres derrière j'ai vu tout violet et il a fallu que je me raisonne un petit peu. D'ailleurs, j'avais partagé une photo où on le voit plonger, mais il a déjà un mètre et demi d'avance. On avait couru 10 mètres, il avait un mètre et demi d'avance sur tout le monde. Et donc, une très belle natation, sortie de l'eau. Et là, vous sortez de l'eau, le ravitaillement d'onuts, café, jus d'orange pressé, du mortaine pour ceux qui en veulent, et mon Yann qui était… Donc, vous arrivez dans la tente, on change. Donc forcément, la transition prend un peu plus d'importance parce que 90 bornes de gravel, il ne faut pas oublier la vaseline. Et les chaussures, la plupart des gars, on avait fait le choix de mettre les chaussures et puis le casque dans notre sac. Donc, tu sais, on retrouve cette ambiance de tente de transition, mais où personne ne se bouscule. Toi, il y avait un gars, tiens, ça ne t'embête pas de te serrer un petit peu. Ah, elle est acquis cette chaussure, la combinaison et les lunettes, elles sont acquis. On se hâtait, mais on se hâtait lentement. Et puis, tout le monde rigolait. Il y en avait deux, trois qui buvaient un expresso. Moi, j'avais un donut dans le cornet et tout. Et bien sympa, on sort de l'attente, course dans la transition. Et je prends mon vélo. Et juste à la sortie de la transition, il y avait Frodo qui attendait là. Et il gueulait, allez les bleus, allez les bleus, allez les bleus. Et moi, je pars en me disant, merde, c'est quand même une course. J'ai payé 250 balles, je ne vais quand même pas leur faire de cadeau. Et... On est parti sur la route, donc tu longes, Kadaquais, 500 mètres de goudron. Donc là, on est bien parti ventre à terre quand même. Moi, je ne sais plus, je sors 27 ou 28 de l'eau. Et ça n'amusait pas vraiment la galerie. Et je me disais, mais où est-ce qu'on va ? Parce que je connaissais un peu, mais à bout, il n'y avait plus de route. Non, effectivement, il n'y avait plus de route. Donc, au moment où la route s'arrête, bing, un gros radar à 15-20% dans les graviers. Et en fait, il y a 1000 mètres de dénivelé, 1100 mètres sur les 90 bornes. et sur les 20 premiers kilomètres, tu fais 80% du dénivelé. Donc il y a 800 mètres de dénivelé qui se passent sur les 15 premiers kilomètres. Donc il y a deux grosses montées. La première, ça monte bien, mais il y a moyen d'envoyer quand même. Après, il y a une bonne descente un peu technique. Et puis derrière, une grosse montée longue. Alors à savoir que le parcours n'est pas balisé. On vous envoie la trace, c'est à vous de télécharger la trace et de la mettre sur votre GPS. moi évidemment étant une quiche informatique j'avais bien télécharger la trace mais j'avais pas télécharger la carte donc je savais pas où j'allais j'étais obligé de rester voilà c'est du arnaud je veux dire attend il ya un moment fallait que fallait bien que je merde donc moi première montée j'ai mis tout le monde en ligne et puis j'arrive et puis tout d'un coup je me dis mais bizarre ils sont où les autres donc je me retourne et ils étaient à ma droite un petit peu plus haut donc demi tour coup de frein à main reparti dans la sens j'ai redoublé les 7 8 mecs que j'avais doublé dans la première bosse. et là ça montait vraiment fort vous savez il n'y a qu'en VTT ou en gravel qu'on peut se mettre violet comme ça sur route ça ne nous arrive jamais et moi je ne voulais pas lâcher l'affaire et il y avait une partie où il y avait un photographe qui était positionné en haut qui a fait d'ailleurs des photos gratos absolument magnifiques, accessibles à tout le monde où il y a toute la baie de Cadaquès avec le soleil qui se lève derrière et c'était vraiment splendide mais il y avait un putain de radar ça montait à bien 20% et... Et moi, j'ai un petit peu trop forcé dans cette partie-là. J'ai essayé de monter sans poser le pied. Le gars devant moi a déchaussé et il a posé le pied. Donc derrière, tous ceux qui étaient derrière, on a fini par poser et pousser le vélo. Mais encore une fois, ambiance bon enfant, personne ne se stresse et tout. Derrière, une descente super rapide de mixte terrain, roulant, mixte route. Moi, j'ai quand même pris 70,6 km sur le gravel. Donc, il ne fallait quand même pas trop sortir. Ça descendait quand même fort. Et puis après, c'est parti pour 50 bornes dans des plantations d'arbres fruitiers où là, c'est du changement de direction, droite-gauche, mais des grands bouts droits, du beau gravier, de la belle piste. Tu sais, comme derrière Rosas, quand tu es là-bas, terrain plat, il y avait des parties, on roulait à 37-38. Donc 37-38 sur le gravier, il ne faut pas lâcher les roues parce que tu te refais. tu passes par la porte de derrière comme un mauvais pet. Ça ne te traîne pas. Et moi, je me suis retrouvé à un moment un petit peu isolé. Il y avait un groupe devant. Et il y a quatre Allemands qui m'ont repris. Et je leur ai sauté dans les roues. Et j'ai dit, là, mon gars, il ne faut pas que tu les laisses partir parce que tu ne vas plus jamais les revoir. Et je me suis bien caché derrière. Alors, j'ai un petit peu ratonné pendant un petit moment. Et puis, on est arrivé au kilomètre. 37 ou 38 quand il y avait le premier ravito, donc là, redonut expresso. Moi, ça devait faire au moins 25 expresso que je buvais depuis le matin. Je ne vous dis pas comment j'étais chargé, j'aurais pu rouler la nuit sans les phares, c'était bon. Je voyais la route. Et les mecs se sont arrêtés, les Allemands, ils ont décidé que j'allais faire une grosse pause casse-croûte. J'ai dit non, non, les gars, ça ne marche pas comme ça, on part et on roule. Et je suis reparti et j'ai réussi à faire le joint avec le groupe qui était devant. Et là, je me suis retrouvé avec un Espagnol, pas un Espagnol, parce que quand je lui avais demandé, il m'a dit, je ne suis pas Espagnol, je suis catalan.
- Speaker #1
Il ne faut pas mélanger les torchons et les carpets.
- Speaker #0
Exactement. Mais le gars, putain, c'était une brutasse, un truc de malade. Tu sais, on avait des parties où c'était 700-800 mètres droits, des chemins agricoles. Et là, paf, 90 degrés, tu repartais dans un petit chemin. Donc à chaque fois, celui qui est derrière, tu prends deux mètres, je te dis Paul Harlans. Et moi, il m'a fait mal à la gueule. Et on a ramassé deux, trois mecs. Et ces enfoirés-là, il n'y en a pas un qui voulait prendre un relais. À un moment, l'Espagnol, il est venu me voir. Puis il me dit, putain, on est quand même les deux plus costauds. On va essayer de leur faire mal. Il dit, ouais, super, bonne idée. Donc, on a pris des relais devant. Et ça fait bien longtemps que je ne m'étais pas fait mal à la gueule comme ça. J'ai vraiment roulé. Comme disait Dick Lave un petit peu le jour où il a posé son vélo à Kona, I will be riding my bike like if there is no tomorrow je vais rouler comme s'il n'y a pas de demain, et bien on a vraiment fait comme ça en fait. Et moi à un moment, j'ai vraiment vu le coup que je n'allais pas voir la fin des 90 bornes de gravier, parce que déjà à la fois en gravel, pour prendre la gourde, il ne faut pas se rater, quand on va chercher la gourde, on n'a pas les yeux sur la route, et puis il faut quand même éviter de se casser la gueule, puis de casser du matériel. Donc on s'est retrouvé dans ce groupe de 5, pris un couple qui roulait une nana, une instagrammeuse de course qui doit être aussi dans une équipe cycliste, la nana elle était solide, un truc de fou quoi une vraie sangsue, j'arrivais pas à la décramponner elle était accrochée derrière moi et on a vraiment roulé fort on a vraiment fait des grosses relances et à chaque fois ça revenait derrière, donc à un moment on a dit on va laisser faire moi il m'a bien fallu 10 bornes pour me remettre les idées en place donc j'ai bien chargé en carb, j'avais 2-3 gel mortels... Il y en avait un dans chaque joue, j'attendais que ça coule. Et puis sur les 15 derniers kilomètres, avant d'arriver à la deuxième transition, on chopait un parcours avec un petit peu de dénivelé, des bons petits coups de cul, des relances, un petit peu de danseuse, un petit peu de route, un petit peu de gravier, des parties en singles ou des oliviers qui étaient vraiment fantastiques. Et puis c'est là qu'on a décidé de faire l'écart en fait. Comme il y avait beaucoup de changements de direction, des changements de surface, on a vraiment fait l'effort. Et puis moi j'ai fini par faire sauter tout le monde. J'ai commencé par les mettre en ligne tous. Et puis je me retournais, ils étaient quatre, après ils étaient trois. Et j'ai dit c'est bon, on tient le bon bout là. Et à un moment j'ai pris un virage à gauche un petit peu optimiste. J'ai fini dans le ruisseau, donc il y en a deux qui sont revenus. Et j'ai ressorti le vélo, j'ai ressorti le vélo du ruisseau et je suis reparti et je rentre en transition, je crois, j'étais 17 ou 18 ou quelque chose comme ça. Or transition, bah la même, super cool, bonne ambiance, vous vous rechangez, il y avait votre sac qui vous attendait là. Et c'était vraiment try, il y avait 452 dénivelés sur les 10 bornes et demi. Et moi j'avais fait le choix de courir avec les Oka Carbon parce que la partie... En gros, c'était 4,5 km de montée et 6,5 km de descente. La partie descente, on m'avait dit que c'était caillou, mais plutôt roulant. J'ai niqué les carbones, mais j'étais content de mon choix. J'étais content de mon choix au niveau de la course à pied. Surtout, j'étais vraiment bien à pied. Je reprends plusieurs mecs et je finis 15 au général. Là, vous arrivez sur la place dans le centre de Girona. avec, encore une fois, super ambiance, musique, on vous file votre timbale qui sert de médaille de finisher, bière gratos, alcoolique et non alcoolique, free flow, donc là vous pouvez aller vous mettre la tête à l'envers si vous voulez, massage bien évidemment, et puis tacos et burritos autant que tu en veux, et tacos et burritos vegan ou poulet. Donc à la fois pour la famille, à la fois pour les concurrents. Honnêtement, je n'ai rien trouvé à redire. On a passé la soirée après avec Yann, on a discuté. Je lui ai vraiment confié que l'organisation était vraiment fantastique et que j'avais pris un plaisir immense à faire cette course. Et surtout le fait que lui se rende super accessible et savoir que ce n'était pas simple de sa part parce que la course a eu lieu le dimanche et le lundi matin, il prenait l'avion pour aller à Kona avec son fils. Il y avait un connard, il avait pas mal de choses qui étaient prévues, il avait du média, il avait tout un tas de trucs. Mais j'ai vraiment apprécié le fait qu'il soit, jusqu'à la dernière minute de la soirée, il soit super relax et super accessible. Et pour finir, un point que j'ai vraiment apprécié, c'était la remise des prix. On a vraiment eu une remise des prix où vraiment l'aspect non compétitif prenait tout son sens. C'est qu'il y avait un prix qui était remis aux premières hommes et premières femmes. Et d'ailleurs, tous les prix, c'était le plus beau déguisement, le plus beau vélo, le dernier finisher, il a eu un super prix. Voilà, il y avait tout un tas de trucs qui étaient comme ça, ou la plus belle gamelle en vélo. Il y avait tout un tas de trucs qui a été fait, qui était organisé. Et puis, c'était bon enfant, et puis c'était drôle, et tout le monde se tapait dans le dos. Et moi, je suis rentré le soir avec une putain de banane, et ça faisait longtemps, longtemps, longtemps que j'avais... pas pris un pied comme ça sur un triathlon. Évidemment, c'était bien organisé. Évidemment, la course était très belle. Le gravel, c'est fun pour tous ceux qui en font. C'est quand même super sympa. Moi, j'ai vachement apprécié l'entraide entre les concurrents. Deux fois, on a rattrapé un mec qui était arrêté sur le bord de la route. Tout le monde s'est arrêté pour demander s'il avait besoin de quelque chose. Au rabiteau, ça s'échange des trucs. Personne ne se bouscule pour remplir les gourdes et tout ça. Et puis, à l'arrivée ou au finish, c'était sympa. Tout le monde vient discuter. Pas de stress. Je fais souvent le parallèle un petit peu avec mon dernier Kona où j'avais été demandé au mec le matin qui gonflait ses pneus à côté de moi dans l'air de transition si je pouvais lui emprunter sa pompe et il n'avait pas voulu. Et là, ce n'était pas du tout dans l'air du temps. Et puis, le fait qu'il n'y ait pas de commissaire sur le parcours. que ce soit, vous êtes un peu livré à vous-même. Si vous voulez sucer les roues, vous pouvez, mais sachez que, comme dit Olav Alexander Bou, il y a des conséquences. Enfin, moi, j'ai pris un plaisir phénoménal à faire cette course et franchement, pour ceux qui peuvent et qui veulent, et l'année prochaine, si on a effectivement cette course qui a lieu en France, moi, je vous encourage à la mettre dans votre calendrier parce que c'est du beau triathlon comme on les aime.
- Speaker #1
En tout cas, tu l'as bien vendu parce que tu nous as transmis un peu les émotions. J'ai rarement eu envie d'aller faire une course rien qu'à écouter un récit de course. Que ce soit le avant, le pendant ou le après, ça fait envie par rapport aux deux salles, deux ambiances. C'est vrai que quand tu traînes dans les parcs du gros label rouge et blanc, au bout d'un moment, ça prend la tête. Et là, ça fait envie ton truc.
- Speaker #0
Et puis... Alors, comme je disais, effectivement, c'est 250 balles, mais quand tu regardes le repas à l'arrivée des Ravito, le café, le repas d'avant-course, le transport des vélos et tout ça, franchement... il n'y avait rien à redire et moi ça me pose pas de problème de payer quand on a vraiment une organisation qui est comme ça vous avez une belle casquette rythme en plus la timbale c'est quand même plus utile que qu'une médaille que vous allez foutre au fond d'un tiroir ou un sac à dos que vous n'allez pas utiliser parce qu'on a toujours de sa 250 milles et puis Tu vois, cette timbale, elle avait une signification pour moi. C'est qu'à l'arrivée, on te met la timbale autour du cou. Et juste dans la zone d'arrivée, tu as des distributeurs de bière. Et donc, tous les mecs qui arrivaient, qui étaient là, on avait tous notre timbale. Alors, avec de la bière avec ou sans alcool, pour ceux qui voulaient. Mais on avait tous notre timbale. Et tout le monde se faisait des grandes chines. Et tout le monde se prenait par le cou. Et je disais, putain, ça a de la gueule quand même. Tu vois, c'était vraiment sympa. Et moi, j'ai vraiment apprécié le... la totalité de l'organisation et il n'y a pas grand chose que je changerais sur ce truc là c'est vraiment une pratique qui je pense va se développer et peut-être devrait se développer un petit peu plus parce que le gravel c'est quand même pas prise de tête et tu sais rien que le fait qu'il n'y ait pas de commissaire que tu te dises il n'y a pas un moment où je ne vais pas me retrouver dans une situation parce que le problème du drafting il y a des mecs
- Speaker #1
qui vont,
- Speaker #0
on en parlait en off avant, et t'as des mecs qui vont sciemment aller sucer des roues, essayer de gagner un avantage, parce que, ben, on sait tous que de faire 180 bornes ou 90 bornes dans les roues de quelqu'un, vous êtes un petit peu plus frais quand vous sortez, quand vous allez poser le vélo et prendre les baskets. Là, quelque part, si vous prenez le risque de drafter, vous savez qu'il peut y avoir des conséquences, quoi. Et...... Et il n'y a pas cette épée de Damoclès du mec qui va vous pénaliser ou vous mettre un carton parce que vous vous retrouvez dans une situation un petit peu aléatoire. Des fois, vous vous faites reprendre par un groupe. Le seul carton que j'ai pris de ma vie, moi, c'était à Connins en 2012. Il y a un groupe qui passe, qui se rabat devant moi. Le seul qui a été cartonné, c'est moi. Et ça m'a fait mal au cul sur le coup. Mais aujourd'hui, 12 ans après, ça me fait toujours mal au cul parce que vous avez ce sentiment d'injustice. Et puis, moi, faire une course avec des mecs qui portent des chemises à ouest.
- Speaker #1
On en reparlera, mais les cartons, tu ne pouvais pas en prendre cette année. Moi, je n'ai pas vu un arbitre sur les 180 kilomètres.
- Speaker #0
C'est bien que tu en parles parce que j'ai eu une discussion avec quelqu'un sur Facebook. Moi, j'ai regardé la course de Kona. On saute du coca-l'âne, mais j'ai regardé la course de Kona de A à Z. Et quand la caméra est en permanence sur les leaders. Et Kona, c'est un aller-retour. Donc, c'est facile de voir ce qui se passe derrière. Pas un moment, j'ai vu un commissaire. Mais pas un. Et je discutais avec un autre athlète que je connais, qui a fait la course là-bas. Il m'a dit que lui, il a couru 9h17 ou quelque chose comme ça. Il n'a pas vu un commissaire à sa hauteur sur les 180 km de la course.
- Speaker #1
Moi non plus. Et pourtant, par contre, j'ai vu des paquets et j'ai vu des drafters. Donc, du coup, on sait que la course n'est pas faire et la course n'est pas la même pour tout le monde. Après, voilà.
- Speaker #0
Et puis, quand on veut sucer les roues, on essaye de ne pas avoir une trifonction distinctive. Hein, les gars ? On a les noms des meneurs.
- Speaker #1
Trois petits points de suspension qui font des vagues.
- Speaker #0
On va bien en balancer quelques-uns avant la fin du podcast. Non, mais je veux dire, voilà, camouflez-vous. Vous mettez un nom, vous mettez mon nom derrière ou quelque chose. Comme ça, vous êtes sûrs qu'il faut arrêter. Donc voilà pour finir sur le S-GRAIL, belle course, belle organisation, magnifiquement huilé et puis surtout la course parfaite de fin de saison. Et moi ça m'amène vraiment à me pencher de plus en plus sur le gravel parce que déjà j'ai pas foutu mes roues sur la route depuis que j'ai mon gravel parce que je prends tellement de plaisir à être sur les petits chemins, les petites routes et puis comme je disais avant, pas avoir ce stress. d'imaginer vouloir faire une moyenne ou tenir quelque chose, on s'en fout. Tu es dans la merde, tu es dans la boue, et puis de rouler dans la boue, c'est bon pour la peau, surtout quand on a 55 ans. Voilà un petit peu pour le S-Grade. J'aimerais bien que tu nous parles un petit peu, on ne va pas parler de Kona, on ne va pas parler de la course de Kona, on ne va pas parler de ta course, mais j'aimerais bien que tu nous parles un petit peu de ton expérience pré-course. C'était ta première, c'est pas la première fois que tu es allé à Hawaï, mais c'était la première fois que tu participais à la course. Et il n'y a pas beaucoup de monde comme toi qui l'ont vécu d'un point de vue spectateur et qui ensuite sont allés faire la course. Et moi, je voudrais que tu nous parles un petit peu de ton feeling et du build-up de la semaine, parce que tu es arrivé en gros une semaine avant la course.
- Speaker #1
Oui, je suis arrivé le jeudi soir. Donc, le vendredi compte pas parce que tu ne sais pas comment tu t'appelles, avec le décalage horaire. Et par contre, du coup, effectivement, le séjour a commencé le samedi. Et c'était effectivement une expérience... Le fait d'y être déjà allé par contre ça sert, donc pour tous ceux qui n'y sont pas encore allés et qui vont aller faire leur premier Kona, effectivement c'est quelque chose dont il faut savoir s'imprégner en amont, on ne peut pas découvrir les choses sur place parce qu'il y a trop de choses à prendre en compte. Moi j'avais eu la chance de pouvoir le faire, je connaissais par exemple les avantages de dormir du côté d'Ali Drive ou de dormir un petit peu en extérieur et sur les hauteurs, donc ça c'est quelque chose par exemple que je peux... je peux conseiller aux gens. Et nous, on était... Donc, ce n'est pas moi qui avais choisi le logement. Je partais avec un athlète, on était sur Ali Drive. Donc, par contre, on ne se rafraîchissait jamais dans la journée, sauf si tu mettais la clim à fond. Donc, auquel cas, tu passes du très chaud au très froid parce que du coup, c'est on-off les clims là-bas. C'est quelque chose qu'il faut prendre en compte. Le sommeil avant, il est à prendre en compte aussi parce que si tu arrives le jour J, en fait, ou quelques jours avant, tu n'as pas digéré le décalage horaire. donc c'est pour ça qu'on avait décidé d'y aller un tout petit peu en amont pendant 2-3 jours ça va pas et le build up moi quand je suis arrivé là-bas et la première chose que j'ai voulu faire c'est aller faire du vélo pour essayer de digérer un peu le trajet et j'ai fait 2 erreurs de débutant que je conseille à tout le monde de ne pas faire mais je l'ai fait et d'un j'y suis allé quasiment sans manger et donc du coup j'ai fait du hagin c'est pas très très bon avec le décalage horaire, le manque de sommeil, la déshydratation des 24h dans l'avion je te dis pas la suite Et j'y suis allé, mais frais comme un gardon. J'habite dans la Bresse. Je me dis, mais je l'ai fait, ma préparation à la chaleur, parce que je m'entraîne dans le garage sous une tente et tout le merdier. Mais le soleil, l'indice du V là-bas, c'est 10, c'est maxi. Et on avait fait la première journée, on a fait 2h30, je crois. On a fait 70 bornes ou 75, je ne sais plus. On a fait l'aller-retour jusqu'au Scenic Point, un petit peu plus loin. Et sur le retour, je me suis dit, Michael, il y a quelque chose qui ne va pas bien. Je sentais le soleil me taper dessus. Mais quand je dis taper, c'était taper, puisqu'en plus, on était partis un petit peu dans l'après-midi. Et là, je me suis dit, la première erreur à ne pas faire, c'est à préparer sa peau au soleil et à préparer et à mettre de la crème solaire, puisque c'est tout simplement... Enfin, c'est une agression. C'est une agression. D'ailleurs, ces coups de soleil-là, ils ont mis quasiment huit jours à passer, puisqu'en plus, tu ne peux pas... Enfin, ta peau ne se repose pas, tu es au soleil tous les jours. Donc, la première chose, c'était ça. Nous, on est arrivé le jeudi soir, le vendredi. Le village est encore un petit peu endormi. Ce n'est pas tout prêt. Ça se met tout en place le lundi. Donc, on a pu profiter un peu de tout ça, un peu au calme. Mais on a senti vraiment la pression monter pendant les deux premiers jours, samedi et dimanche. Et le dimanche, c'est l'épreuve d'ouverture de l'Ironman, puisque c'est l'entraînement de natation où on fait le parcours entier de la course. Et là, ça commence, mais ça commence doucement, parce que c'est à une semaine. Il y a des gens qui sont là depuis un petit moment, il y a des gens qui viennent d'arriver. C'est qu'une course d'entraînement.
- Speaker #0
Tu l'as faite, toi ? Oui. Tu as nagé combien ?
- Speaker #1
4003.
- Speaker #0
Non, mais ton temps par rapport entre le haut à là et le jour de la course ?
- Speaker #1
10 minutes de plus sur le haut à là que sur le jour de la course. Mais le parcours... Alors, j'ai fait du tourisme aquatique, déjà, d'une part. De deux, le parcours est très légèrement plus long parce que, du coup, tu pars et tu arrives au même endroit et tu vas chercher le départ. Donc en fait, toute la partie que tu fais pour aller sur le départ, il est déjà compté avec toi. Oui,
- Speaker #0
il y a 150 mètres.
- Speaker #1
Oui, tu as 200 mètres en plus, mais ça fait toujours 3 minutes ou quelque chose comme ça de plus. Il y avait un courant qui était fort sympathique, mais surtout, surtout, donc je l'ai fait avec la swimsuit. Je me suis posé longtemps la question, swimsuit avec ou sans trifonction ? Je me suis dit, c'est qu'un entraînement, ce n'est pas la course, donc fais-le comme ça. Sauf que deuxième erreur de débutant, en deux jours, j'ai bien cumulé. J'ai bien cumulé. J'ai fait donc la course sans la trifonction en dessous. Mais une heure et quart hors-taxe dans l'eau de mer avec les frottements directs sur la peau, je me suis retrouvé avec des brûlures. Pendant deux jours, j'étais les bras en l'air à ne pas pouvoir les poser parce que j'étais brûlé en dessous, mais brûlé au premier degré. C'était... Je ne sais pas... pas pu nager pendant deux jours, et la fois d'après, j'ai nagé avec et d'une, la trifonction, et de deux, avec pas de la graisse à traire, mais la biafine. Oui, de la vaseline, parce que je ne pouvais pas supporter, et j'avais peur que ça ne soit pas réparé, tellement c'était... grand parce que du coup une heure et quarte en fait quelques des quelques mouvements de bras et du coup je me suis demandé si ça allait être réparé pour le jour de la course donc le dimanche soir je me suis dit entre les coups de soleil du vendredi et les brûlures du dimanche je me suis dit tiens la course elle se présente pas mal et par contre après c'est temps prend plein les yeux tu es en famille tu essayes d'en profiter mais tu as toujours la course qui est un petit peu en arrière-plan et il y avait deux trois événements La course des enfants qui était le mardi, où il n'y a que les enfants qui s'amusent, puisque les parents sont au stress maximum. Même si tu es à Hawaï, même si c'est un truc qui n'a pas de chrono, même si tout le monde a la médaille, je ne suis même pas sûr qu'il y ait eu un podium, mais les parents... Non,
- Speaker #0
il n'y a pas de podium, mais il y a tout le monde à la médaille. Pour le Kiki Deep & Dash, pour ceux qui sont à Hawaï, c'est vraiment le truc à aller regarder. Moi, je l'ai fait plusieurs fois avec mon gamin. La première fois qu'il l'a fait, il avait 3 ans. Et puis, il n'avait pas nagé. Il était accroché sur mes épaules. Et on avait couru ensemble. Et la dernière fois qu'il l'a fait, c'est lui qui arrive premier. Et je me rappelle, c'était Jürgen Zach qui était là, qui aidait en transition. Et il y avait Paul-Anne-Yubi Fraser. Et puis, je crois que c'était Tim de Goum qui était au micro pour expliquer aux enfants. Et quand il avait demandé, est-ce qu'il y a des questions pour des enfants ? Mon ptio il avait levé le bras et il avait dit oui, yes, is there any price money ? Est-ce qu'il y a du price money ? Et ça m'avait tué ce jour-là, il était tout minot encore, je me disais putain alors lui il n'est pas tombé loin de l'arbre. Mais ouais c'est vraiment un truc à faire et à aller regarder parce qu'en plus il y a souvent les gamins locaux qui sont là-bas. Il y a souvent des écoles avec des gamins qui sont bien moins favorisés que les gamins de triathlètes qui vont à Hawaï. Et que tout le monde soit mélangé, c'est vraiment une belle épreuve.
- Speaker #1
Et du coup, je l'ai fait avec ma petite. C'était un super moment de partage. Au début, c'était un peu la course. C'est en anglais, donc elle ne plane pas grand-chose. Elle me dit Ouais, je n'ai pas trop envie d'y aller quand même. Et au moment où elle finit sa phrase, il y a toujours un animateur qui arrive. Et l'animateur était déguisé en licorne. Donc, si tu veux, à partir de ce moment-là, le stress de la course avait complètement disparu. Ça s'était bon. Et ça s'était tout bien passé. Par contre, je reviens sur le fait que les parents, c'est les championnats du monde de leurs enfants. Et il y avait quelques parents, dont des parents français, qui avaient beaucoup moins de sourire que les gamins. Et ça allait arriver en tête. Donc, j'ai trouvé ça un petit peu dommage. Mais c'était bien quand même. C'était bien quand même. et tout le monde a eu son goûter après, tout le monde il y avait bien 2-3 parents qui étaient là pour plus croquer qu'autre chose mais ça c'était un petit peu partout pareil par contre il faut le savoir tous les événements aux à côté sont payants, ce qui est normal mais par contre c'est payant à l'américaine c'est à dire que moi j'ai nagé les 4 km je suis bien content de les avoir rentabilisés du coup parce que 75 balles les 4 km de natation ça fait quand même un petit peu...
- Speaker #0
Putain, attends, c'était 20 balles.
- Speaker #1
Non, non, 75. Parce que tu prends les 50 balles de la course et tu prends les 25 balles de la licence journée américaine qui est obligatoire.
- Speaker #0
Ah ouais, et puis de toute façon, eux, ils niquent devant, derrière.
- Speaker #1
Et très actifs, et ainsi de suite. Donc, il n'y avait pas que sous les dessous de bras où j'avais besoin de cicatriser. Ouais, ouais. J'ai essayé de cicatriser un peu de partout. La course.
- Speaker #0
D'où la vaseline. Ne jamais oublier le pot de vaseline quand vous allez à Ouelles. Ne jamais oublier le pot de vaseline Parce que les gars ils vous arrivent Ils vous disent non non ne vous inquiétez pas On va vous mettre que la tête Mais en fait ce qu'ils ne vous disent pas C'est que c'est une tête qui n'a pas d'épaule Et qui rentre plus profond que prévu
- Speaker #1
C'est exactement ça Le mercredi s'est passé deux choses Très très sympathiques La première c'était Moi je ne voulais pas louper le coffee boat Donc je voulais aller nager jusqu'au coffee boat Et prendre une photo Il est en place à partir du mercredi Non non il est en place à partir du lundi, mardi, mercredi, jeudi le début de la semaine mais c'est plus Blue 70 c'est Ironman maintenant cette année c'était Ejiwan qui est un partenaire de Ironman ceux qui veulent te faire croire que de manger de la salade en poudre c'est mieux que d'aller acheter une salade exactement ça donc eux c'est des gros forceurs parce que là bas Je crois que j'ai récupéré 4 échantillons sur tous les événements qu'on a fait. Donc ils veulent vraiment essayer de te le vendre ton truc. Et le mercredi matin, donc c'est là où j'ai perdu mon fameux téléphone, je m'étais dit je veux aller au Coffee Boat. Mais aller au Coffee Boat c'est bien, mais il faut ramener quand même une photo parce que sinon ça ne marche pas. Donc j'y étais allé avec ma bouée. ma petite bouée gonflable derrière, j'avais mis mon téléphone dedans, et on va nager. Je vais nager, on prend le café, on passe un super moment. Au moment où je repars, ils avaient innové un petit peu cette année, ils avaient mis des espèces de grosses bouées un peu en forme de donuts, et tu pouvais profiter un petit peu plus longtemps du truc. Tu essayais de te choper une bouée, tu prenais le soleil, et puis tu allais ou nager après, ou tu rentrais, bref. Et au moment où je repars, je me fous le nez dans une bouée, et je... je dis pas que j'allais râler après le mec qui était dessus mais je lève la tête Tim O'Donnell qui était en train de flotter et qui était en train et là je lui dis en anglais il va falloir que je me pince un peu pour me réveiller parce que j'ai cru que j'avais vu Tim O'Donnell sur une bouée et il me dit t'inquiète pas tant que t'en vois pas deux c'est que tout va bien donc super humour on a discuté deux secondes et je suis reparti avant j'avais fait ma petite photo avec mon téléphone je remets mon téléphone dans ma bouée Sauf que dans ma bouée, j'ai pas remis que mon téléphone. J'ai remis de l'eau aussi. Et en fait, tout le retour, mon téléphone a cuit dans le truc. Et juste après cette session de natation, on voulait aller chercher les dossards. Donc mon téléphone avait pris un peu l'eau. Et en voulant absolument avoir le QR code pour aller chercher mon dossard, mon téléphone a fait des étincelles et il m'a quitté là. Après, par contre, c'était beaucoup plus compliqué. Et c'est là où je me suis rendu compte qu'après que les téléphones, on met tout dessus. Mais appli bancaire, appli de communication, WhatsApp. WhatsApp, si tu veux te communiquer, c'est WhatsApp, c'est un téléphone, un WhatsApp. Par contre, si tu n'as pas mis ton compte ailleurs, tu ne peux pas te connecter sur ton ordi. Il te faut ton téléphone. Donc, c'est plein de trucs à la con quand tu ne mémorises pas tes mots de passe parce que c'est tout avec les empreintes ou avec le Face ID. Tu es obligé de tout refaire. Ce n'est pas si simple que ça. Donc, le mercredi, mon téléphone me quitte. Le mercredi soir, par contre, ça, c'est quelque chose qui était... assez agréable et j'ai vraiment apprécié la chose. Donc, encore une fois, pour ceux qui ne seraient pas au courant, moi, je n'y suis pas allé parce que je me suis qualifié, mais parce que j'étais Legacy Program. Donc, c'est là. Moi, j'appelle ça la carte de fidélité, mais basta. Et par contre, il y avait une petite cérémonie pour les Legacy. Et il y avait les fameux, comme d'habitude, Dave Scott n'était pas là. Il y a eu Marc Allen. Donc, il y avait Scott Derue, le stagiaire. mais j'y reviendrai un petit peu plus tard lui il s'est fait ruiner toute la semaine il y avait Paula Newby-Frazer il y avait Fernanda Keller Greg Welch c'est vrai qu'elle a été introduite au Hall of Fame ils sont tous toujours hyper actifs dans la communauté du triathlon et il y avait je suis désolé j'ai oublié son nom Mais la dame qui a passé Julie Moss à l'époque, en 82, quand elle est à genoux et qu'elle est en train de ramper.
- Speaker #0
Kathleen McCartney. Merci.
- Speaker #1
Elle, par contre, elle a été de partout. Et c'était une espèce de vampire des micros. Dès qu'elle voyait des micros ou des caméras, elle voulait absolument passer devant. C'était risible à souhait. Je pense que c'était au moment de l'année où elle pouvait un petit peu se mettre en avant avec la chirurgie à l'américaine un petit peu omniprésente.
- Speaker #0
bref c'était assez rigolo elle a été travaillée il y a plus rien d'origine non non non non kit 70 carbone 17 et compagnie il y a que l'architecture les ratiches à la scotte de rue quand tu veux la prendre en photo faut surtout pas qu'elle sourie elle va
- Speaker #1
te plinguer la caméra tellement ça brille exactement ça et par contre Marc Allen a fait un joli discours et t'as quand même moi j'ai eu que pendant 3-4 jours j'ai eu bien mal à la tête parce que tu te sens pas légitime quand t'es passé par le Legacy Programme parce que t'as que des mecs qui vont vite, t'as que des mecs qui poussent fort et puis t'as Marc Allen qui a fait un petit discours qui m'a quand même rassuré donc c'était bien, c'était quand même sympa il nous a expliqué qu'en fait lui quand il a fait son premier Ironman d'Hawaï il avait jamais fait d'Ironman tout court donc il dit vous inquiétez pas, vous êtes pas les seuls à être arrivé là et avoir un sentiment entre guillemets d'imposteur... Elle dit, vous avez fait 12, on fait un sport d'endurance, de vitesse, vous en avez qui vont très vite, vous, vous êtes très endurant parce que vous avez dû faire le job, et ça m'a levé un petit poids de la tête quand même, donc j'ai bien aimé ce moment-là. Oui,
- Speaker #0
tu sais, je crois qu'il n'y a vraiment pas de... il n'y a aucune raison d'avoir un petit peu le syndrome de l'imposteur quand tu arrives sur le Legacy, parce que... Si tu veux, moi j'étais... La première fois que je suis allé à Kona, le Legacy n'existait pas. Et puis après, ils ont mis en place le Legacy. Je ne vais pas dire de conneries, je crois que c'était 2014 ou 2015 ou quelque chose comme ça. Et dans la communauté des Triathlètes Ironman Kona Qualifier, il y a eu pas mal de discussions à l'époque. Ouais, ce n'est pas juste. Attends, on va déjà remettre les choses dans l'ordre. Un, tu joues par les règles. C'est-à-dire qu'il y a des règles, il y a un certain nombre de slots qui sont alloués aux mecs qui ont fait 12 courses. Après, il y avait une waiting list qui a été mise en place. Tu as des mecs qui ont attendu un an, deux ans, trois ans, quatre ans, voire plus. Et puis, quand tu as fait 12 Ironman, merde, tu as quand même le droit d'aller faire un truc. Et un, ça fait partie des règles. Et deux, tu as quand même fait 12 Ironman. Donc, il y a un moment, il faut arrêter. Et je pense que… Mais je comprends vraiment ce que tu dis parce que quand tu es à Kona, moi, je ne suis jamais allé par le Legacy. Pour avoir discuté avec plusieurs gars là-bas qui étaient les premiers à arriver sur le Legacy, et puis certains de mes athlètes qui y sont allés en utilisant le Legacy, c'est vraiment quelque chose qui revient un petit peu de ce que tu expliques là. Et je pense qu'il n'y a pas de honte, on y va, on a joué par les règles, et puis quand on a fini 12 Ironman, on mérite certainement, sans aucun doute, d'aller participer à la grande messe. Et je pense que c'est même bien pour la course d'avoir des légacies parce que ça permet à la fois de donner la chance à des personnes qui ne pourraient pas y aller autrement, mais surtout ça permet de relativiser beaucoup de choses vis-à-vis des autres compétiteurs. Et quand tu regardes les résultats des mecs qui courent en légacie, ils sont rarement à l'arrière du plot.
- Speaker #1
Je finis 1 600 sur 2 300. Je ne suis pas à l'avant non plus. Tu n'étais pas non plus.
- Speaker #0
Il n'y avait pas la voiture balaie d'Estaing.
- Speaker #1
Après, il y avait la plus grosse délégation de Legacy. On était 400 sur 2 400. Moi, ça me fait penser à deux choses. La première, c'est que pourquoi il n'y a eu entre guillemets que 2 000 participants qualifiés ? cette année alors qu'ils nous disent de partout qu'il faut il faut une course sommes une course femmes et il faut remplir absolument et je pense qu'ils ont vraiment liquider une nouvelle waiting list tu dis 400 les 400 les gars si au départ cette année sur
- Speaker #0
24 donc ils ont rempli une partie de la course avec avec les legacy quoi tout à fait alors parce que moi à l'époque c'était sans dossard oui les gars si tu es sans maxi par an des temps maxi par
- Speaker #1
C'est ce qui fait que moi, je me suis qualifié, j'ai fait mon douzième labellisé, parce que ce n'est pas douze Ironman avec un brin, avec des carcans ou des trucs comme ça, c'est douze Ironman labellisés. Le douzième labellisé, je l'ai fait en 2021, je crois, en 2021. Et quand je me suis inscrit en octobre 2021, ils m'ont dit prévoyez 2025-2027. À l'époque, ce n'était pas encore divisé en deux. Donc, ils m'avaient dit entre 4 et 5 ans ou 6 ans maxi pour aller faire la course. Et ça, c'était au fur et à mesure où les gens remplissaient les critères et tu te mettais en place 500, 600, 700e sur la liste d'attente et ça te donnait à peu près l'année où tu risquais d'y aller. Sauf que là, du coup, entre le Covid et le fait qu'il y ait eu l'alternance Kona-Nice, ça a certainement liquidé. Mais je pense aussi qu'à mon avis, cette année, ils ont eu du mal à remplir. beaucoup plus que ce qu'on veut croire. Donc ça, c'est un sujet sur lequel on reviendra sur l'épisode dédié à la course. Mais je pense que ça serait, pour moi, si Scott Derue veut devenir vraiment CEO de Ironman et laisser sa trace dans l'histoire, autrement que comme celle d'un clown stagiaire, il faut qu'il fasse des mouvements forts. Et le mouvement fort, c'est ramener la course sur un seul jour, homme-femme, à Kona. et on ne parle pas d'autre chose. Aujourd'hui, l'ADN du label, c'est qu'Ona, ce n'est pas un championnat du monde. Très peu de gens viennent. Quand tu te qualifies, tu te qualifies pour aller faire Kona. Tu ne te qualifies pas pour aller faire les championnats du monde. La preuve, c'est qu'à Nice, personne ne veut y aller ou très peu. Aujourd'hui, se qualifier pour aller faire une finale des championnats du monde quand tu fais 16 heures, sportivement, ça ne veut rien dire sur un Ironman. Rendez à César ce qui appartient à César Après c'est une question de Quotas, hommes, femmes et ainsi de suite Ça c'est autre chose, on en reparlera Je pense vraiment que la course elle est là
- Speaker #0
C'est vraiment intéressant Et c'est fort ce que tu dis Tu ne vas pas faire le marathon de Boston En courant 5 heures Donc, je veux dire, il y a des critères, il y a des minimums qui sont à faire. Tu ne fais pas les minimums, et bien basta, quoi. Derrière, on n'en parle plus, quoi. Et je pense que... Ah, écoute, on m'a dit, le gars avec qui j'étais dans le bus, m'a dit que Ironman perdait beaucoup trop d'argent avec les courses qui étaient splittées Nice et Kona.
- Speaker #1
Ce n'est pas possible autrement, si tu regardes. On en a parlé. À Nice, 1100 nanas finisher. Et le coût de l'organisation, il est le même que ce soit à 1 000 participants ou à 2 500. Donc, tu ne peux pas prétendre et te dire, on met le sport féminin en avant avec une course où tu remplis la moitié du parc d'un championnat du monde, entre guillemets. C'est non officiel en plus, puisque le championnat du monde, c'est le championnat du monde à Ironman. Ce n'est pas autre chose, donc ça n'a aucune valeur. Mais là, aujourd'hui, ils nous vendent un truc, mais ils ne nous donnent pas un échantillon. Donc, je pense. Et par contre, Patrick Lang l'a placé deux fois avant la course, une fois après.
- Speaker #0
Alors, comme il faut.
- Speaker #1
Et vraiment, il l'a fait comme sa course, c'est-à-dire que très intelligemment, en douceur, mais par contre, il l'a pris dans les dents. Ramenez-nous les femmes. C'est juste logique. Aujourd'hui, il y a beaucoup de familles, il y a beaucoup de couples. Je ne vois même pas, à part l'aspect financier. Si on retire l'aspect financier où Ironman peut faire deux parcs à vélo à 2500 au lieu d'un seul, je ne vois pas d'argument pour aller valider une course divisée en deux et ainsi de suite. Ils ont un parc à vélo, ils ont créé la légende autour de Hawaï. Faites avec vos contraintes et après faites du business ailleurs. Mais tu ne peux pas dire que tu fais de la recherche scientifique si tu ne vends que des suppositoires pour les gorges. Enfin pardon, je m'égare.
- Speaker #0
Non, mais tu as tout à fait raison sur ce truc-là. Et ils font clairement fausse route parce qu'aujourd'hui, on en est depuis 2022, ça fait trois années qu'on est là. Ça ne marche pas, ça n'intéresse pas les gens. Et comme tu dis, le fait qu'ils soient allés puiser dans le réservoir des Legacy pour pouvoir remplir la course et 2500, on est loin des plus gros comptes, 2400. on est loin des plus gros contingents qu'il y ait eu. On pourrait en parler pendant toute la journée, mais clairement, je pense qu'aujourd'hui, le schéma tel qu'ils l'ont dressé depuis qu'ils ont décidé de faire le split, en imaginant qu'ils allaient pouvoir vendre deux fois plus de slots, clairement, ça ne marche pas. Et puis, ça fait chier tout le monde. Et puis, ça n'a pas de gueule, si tu veux. Tu sais, moi, j'ai... J'ai regardé la course. L'année dernière, j'étais à Nice, sur le bord de la route. Et puis, j'ai regardé la course cette année à Kona. Ça n'a pas la même saveur. Je veux dire, on ne peut pas… On est dans un sport qui a toujours été leader en termes d'équité de price-money, en termes d'équité de distance. Il ne faut pas oublier que le Tour de France Femmes, dont tout le monde se gosse en ce moment, les nanas font 7 jours de course. Ce n'est pas 21. Donc, on est un sport où tout le monde… du premier au dernier, des pros aux non-pros, de celui qui a 85 ans ou 86 ans comme cette année à celui qui a 18 ans, tout le monde est sur la même ligne de départ, tout le monde fait la même distance dans les mêmes conditions ça pour moi c'est littéralement l'essence du triathlon et Ironman fait clairement fausse route à ce niveau là moi j'espère qu'il y a un moment où les shareholders vont commencer à taper du poing sur la table parce que parce que ça ne marche pas et ça n'intéresse pas le monde. Oui, Kona, ça reste la course. Je veux dire, c'est comme quand vous avez Frodeno qui arrive dans une salle, il pompe l'air de tout le monde et c'est l'icône. Kona, c'est l'icône du triathlon mondial. On peut dire ce qu'on veut, le circuit Tessant qui est une super épreuve, Challenge qui fait des courses magnifiques, la Super League, etc. Les Jeux Olympiques, on l'a bien vu, les deux semaines de lead-up avant Kona. Plus rien ne compte. Et nous, on en a été victime, on s'en est rendu compte tous les deux, on s'est dit, putain, on n'a même pas parlé du Tessant Las Vegas. Simplement parce qu'on était, on a fait un épisode sur Kona, et la seule chose qui moi m'intéressait, alors évidemment le Tessant Las Vegas, c'était une course qui était magnifique, mais la seule chose qui m'intéressait, c'était Kona. Et moi j'ai passé la nuit devant la télé à regarder Kona, ah putain, je me rappelle de ce coin-là, et ici et là, ah tiens, c'est lui, c'est les gars de Rougeau, c'est machin, etc. Putain, faut quand même qu'on le protège, ça fait partie du patrimoine. Et je pense qu'à un moment, ils ont voulu monétiser le patrimoine. Or, on ne monétise pas. Venise. On ne monétise pas la grande mosquée bleue d'Istanbul. On ne monétise pas le Golden Gate. Il y a des choses qui sont là, qui existent, qui sont immuables. La Tour Eiffel, c'est la Tour Eiffel. Kona doit rester Kona pour toujours. Et puis, il faut qu'on y aille par qualification. Après, qui veut décider de faire un championnat du monde tournant sur une période de 4 ans et tous les 4 ans revenir à Kona ? Mais laissez-nous la course à Kona. Tous les ans. Kona mérite d'avoir cette course, les athlètes méritent, comme on disait tout à l'heure pour les Legacy, peut-être que tout le monde, monsieur tout le monde, mérite de pouvoir aller participer à Kona, que ce soit un championnat du monde ou pas un championnat du monde. Et je peux te garantir une chose, c'est que même s'ils enlèvent le label championnat du monde, tu auras les mêmes athlètes, tu auras les mêmes morts de faim qui vont y aller, parce que Kona c'est Kona. Et les résultats nous ont raconté l'histoire, il n'y a pas d'autre course comme Kona.
- Speaker #1
Et par contre, je rebondis exactement sur ce que tu dis. Je l'avais dit, je crois, dans un épisode précédent. Ça les conduirait quelque part à essayer de mener un double circuit. Un circuit championnat du monde et un circuit qualification pour aller faire Hawaï. Et clairement, tout le monde se fout d'aller faire un championnat du monde. Mais par contre, tout le monde veut aller se qualifier. Quand tu te qualifies, tu te qualifies pour aller faire Hawaï. Tu ne te qualifies pas pour aller faire un championnat du monde. Championnat du monde, c'est la trice sur le gâteau. Mais tu vas faire Hawaï, tu vas faire la course où le truc est né. Tu ne vas pas… Et puis, c'est là où l'histoire, la légende s'est créée. Tous les dieux… D'ailleurs, la dev et le marque, on en reparlera plus tard. Mais j'ai bien repensé à ce que tu m'avais dit.
- Speaker #0
Tu fais mal à la gueule. Bref.
- Speaker #1
Elle arrive à certains moments de la course. Bref. Tu veux faire… tu veux faire partie de l'histoire et c'est clair et net qu'on fait moi j'ai eu l'occasion de passer sur des endroits même je les avais fait avant en vélo il y a deux ans j'avais fait aussi du vélo là-bas mais tu passes à des moments où l'histoire c'est écrite donc c'est ça que tu veux faire, c'est pas un championnat du monde que ce soit à Nice, que ce soit à Lanzarote ou ce que tu veux, c'est pas la difficulté de la course qui fait que, c'est sa localisation et son histoire et tu peux pas le remplacer, et comme tu dis tu peux pas le monétiser donc Ça les obligerait à faire ça, donc ça ne sera pas possible. Ils vont vouloir s'entêter, mais en fait, c'est le boulet qu'ils ont à la tête. C'est ça, c'est de se dire que Hawaï, c'est un championnat du monde. Non, personne ne veut aller faire un championnat du monde. Tout le monde veut aller faire Hawaï, du tout.
- Speaker #0
Et donc, on en était au jeudi, Underpants.
- Speaker #1
Et le jeudi, c'est l'Underpants. Donc, je suis désolé, je n'ai pas pu y aller.
- Speaker #0
Oh putain !
- Speaker #1
Donc, j'aurais bien voulu aller voir des gens courir en sous-vêtements, mais je n'ai pas fait non plus la parade des nations. Ouais,
- Speaker #0
parce que je t'ai cherché sur la... Je t'ai cherché,
- Speaker #1
je t'ai pas vu. J'aurais bien voulu y aller, mais on était en déplacement et j'ai voulu aussi profiter un petit peu de l'annexe avec de la famille, donc j'ai aussi passé un petit peu de temps quand même avec les gens avec qui j'étais, ce qui était quand même relativement sympa. Et par contre, pour la troisième, quatrième fois, le jeudi, je suis allé faire du vélo et la dernière fois avant la course, je me suis dit je vais quand même essayer de faire un peu des choses parce que j'avais l'impression d'avoir un vélo avec un frein à main, mais... capé à 200 watts, les pulses, ça ne montait pas au-delà de 130, et même quand je me mettais tout debout là-dessus, ça ne voulait pas. Et jamais, jamais, jamais, ça s'est débloqué. Jamais, sauf le jour de la course, sur le retour. On y reviendra, mais il n'y a que sur le retour où je me suis dit, tiens, ça y est, j'ai fait du vélo dans cette année, ça me sert un peu à quelque chose. Mais sinon, je me suis dit que j'allais passer un sale moment. Donc entre le décalage horaire, le sommeil et tout ça, il faut vraiment s'y prendre à l'avance, parce que sinon, ça peut tout ruiner. Et là-bas, l'alimentation est différente. Tout est différent, parce qu'on ne mange pas la même chose aux Etats-Unis qu'ici. Les courses, aller s'alimenter, ce n'est pas exactement la même chose que chez nous. Donc, tout ça est à prendre en compte. Et puis, le jeudi, tu penses déjà aller déposer, prendre tes affaires, aller déposer le vélo le lendemain. Donc, les deux derniers jours passent à la vitesse de la lumière, parce que tout va très, très vite.
- Speaker #0
Là, c'est mort. Le vendredi,
- Speaker #1
c'est cuit. le vendredi matin on avait décidé d'aller un peu à la plage quand même pour profiter faire semblant de mettre à la tête ailleurs le samedi le vendredi après midi tu vas déposer des affaires et là la course est clairement lancée tu vois un petit peu les vélos des pros qui arrivent eux au dernier moment pour essayer d'y aller le
- Speaker #0
plus à la fraîche possible tu as senti le switch en ville entre le jeudi et le vendredi et le vendredi à partir de midi c'est plus la même ville c'est plus la même ambiance tu sens moi Sur les 8 fois où j'y suis allé, où j'ai participé, tu sens l'électricité. Et plus tu t'approches du parc à vélo, tu sens cette pression, cette intensité qui est là. Et moi, je me rappelle une année, j'avais posé mon vélo en même temps que Sébastien Kiné. Donc, on arrivait les deux en même temps. J'avais l'impression, vous savez, quand vous passez devant un poêle, que vous sentez le rayonnement. Kinley, c'était 2014, juste avant qu'il gagne sa course. J'avais l'impression de sentir son énergie qui rayonnait contre moi. C'était impressionnant.
- Speaker #1
Et les yeux du monde sportif, les yeux de notre monde où on va là-bas, sont rivés là-bas et tu ne peux que le sentir. Les gens sont dans la course, mais les gens sont aussi concentrés sur les médias. Il y a énormément de choses qui se passent à gauche, à droite. Il y a un switch complet, les athlètes. perdent un petit peu le sourire. Je crois que c'est... Je n'ai plus quel jour. C'était mercredi ou jeudi. On a été à Hugo on the Rock voir les croqueries de l'année qui s'appellent Breakfast with Bob puisque c'est vrai que c'est breakfast, mais il n'y a pas de café, il n'y a rien. C'est juste des gens qui causent. Le seul qui prend le breakfast, c'est quand tu es chez toi devant YouTube. Sinon, il n'y a pas... C'est pareil, il n'y a pas d'échantillon là-bas.
- Speaker #0
Il y a un truc qu'il faut prendre là-bas à Hugo on the Rock. C'est les papayas. Ils font des demi-papayas ouverts. avec du fromage blanc, tu peux choisir vegan ou du fromage blanc full fat, du granola dessus et puis du maple syrup, donc du sirop d'érable de ça avec un grand bol de café. Ça pour moi, c'est l'essence du go on the rocks. Et à chaque fois que j'y allais, j'étais là et cette papaya, et tu vois, rien que d'en parler, j'ai le goût de la papaya dans la bouche. Mais c'est une papaya à 40 d'un.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Entre le Lava Java et Hugo on the Rocks, si jamais tu es un peu serré budget, il faut que tu vendes à rein parce que sinon tu ne repars pas ou tu ne manges pas.
- Speaker #0
C'est clair qu'au Lava Java, juste avant d'arriver, quand tu es dans la queue, tu as quelqu'un qui vient et qui te met la main dans le slip pour te mettre une grosse couche de vaseline de haut en bas pour être sûr que tu la sens ne pas passer. Tu vois mes mains, tu sens mon doigt.
- Speaker #1
Mais c'est comme ça, on le sait en y allant. Par contre, deux choses. La première, je suis désolé, je vais faire de la pub pour Canyon. J'ai un Speedmax. Tu te fais violer quand tu signes la carte, puisque du coup, ce ne sont pas des vélos qui sont donnés. Avant, c'était avantageux, ça ne l'est plus du tout maintenant. C'est quasiment le même prix que tout le reste. Par contre, le Café Lava Java se transforme en Canyon Center là-bas. Et chose qui n'est pas récente, mais je le découvrais, tu pouvais aller te faire checker ton vélo du lundi au jeudi. Tu pouvais aller faire checker ton vélo jusqu'au vendredi, jusqu'au dernier moment. Je me suis dit, je ne suis pas trop mauvais mécano, mais je vais aller faire quand même vérifier ça. Le mardi, je prends un rendez-vous. Prestation gratuite, ils te checkent ton vélo, ils te le mettent en race condition, c'est-à-dire qu'ils te font un truc complet. Et le jour où je suis allé, je dépose mon vélo une demi-heure avant et quand je vais rechercher mon vélo, ils me disent, là maintenant, il faut monter, il faut aller voir en haut. Je me dis, mon vélo, il est là. En fait, ils te font monter. C'était l'interview de Patrick Lang. Il y avait le vélo de Patrick Lang et de Sam Ledlow qui étaient là en expo. Et tu vas chercher un sac de goodies. Donc, non seulement le service est gratuit, mais en plus, tu repars avec ton t-shirt, ta petite besace, ton bidon, ton edgy one dégueulasse et d'autres trucs. Mais tu fais partie d'un truc où...
- Speaker #0
Non, mais là-dessus, c'est clair qu'ils sont...
- Speaker #1
Oui, mais ce n'était pas payant.
- Speaker #0
Ils sont bons là-dessus,
- Speaker #1
si tu veux. Ce n'était pas payant. C'est le seul truc qui n'était pas payant de la semaine.
- Speaker #0
Je ne sais pas si tu as vu le bike counting. C'est Canyon qui est en tête cette année, je crois, pour la première fois. Parce que historiquement, c'était Servélo.
- Speaker #1
21% des vélos étaient des Canyon.
- Speaker #0
Et moi, je me rappelle, en fait, quand on va déposer les vélos, il y avait Servélo qui était tout le temps là pour filer un t-shirt au moment où on faisait le bike check-in à tous ceux qui arrivaient avec un Servélo. Canyon, on peut aimer, on ne peut pas aimer. Mais il y a un truc qu'on ne peut pas leur enlever, c'est que... Ce n'est pas une marque historique. C'est une marque, je ne sais pas quel achat, Canyon, mais je dirais une quinzaine d'années, peut-être une vingtaine d'années, grand max. C'est une marque qui est par là. Aujourd'hui, ils sont leaders dans le monde du triathlon, dans la route, il n'y a qu'à regarder le nombre de... Merde, il n'y a qu'à regarder le nombre de teams pros qui sponsorisent. Et surtout, les mecs, ils sont bons. Et moi, une année, 2015 ou 2016, j'étais avec mon athlète Julien. Et Julien, en arrivant là-bas, il avait une tige de sel qui était fondue. On avait fini chez Canyon, ils n'avaient pas la pièce, mais ils s'étaient démerdés, on avait essayé de faire en sorte. Et ça, c'est clair que c'est super important parce que tout le monde arrive par avion, tout le monde arrive avec des vélos qui ont été bricolés. Les triathlètes, on sait tous qu'on n'est pas les mécaniciens, je veux dire, on n'est pas les frites les mieux rangées de la boîte du cornet. Et il n'y a pas beaucoup de monde qui prend bien soin de son vélo. D'ailleurs, petite anecdote, je me rappelle une année, elle est arrivée là-bas au bike check-in, et le gars qui prenait le vélo, il disait au gars, il disait j'espère que tu ne vas pas dérailler, parce que ce n'est pas moi qui mets les mains sur ta fenêtre. la chaîne elle était littéralement noire mais ouais et ça je trouve que c'est vraiment bien de la part de Canyon et nous on l'a vécu au S-Grade si tu vois mon gravel c'est un Cannondale mais ils étaient là, ils checkaient tous les vélos, ils sont là, ils sont présents les mecs ils sont mécaniciens, ils savent de quoi ils parlent et ça c'est vachement important l'autre marque qui fait ça bien et je dois leur tirer mon chapeau c'est Sipo qui est une toute petite marque où ils sont leur stand tous les ans qui sont là-bas Et ils font l'entretien, ils font la mécanique et ils font la vérification à la fois des vélos Sipo et aussi des autres vélos si vous voulez. Et ça, je pense que c'est à souligner. Et je trouve ça dommageable que certaines grosses marques qui sont très représentées aujourd'hui fassent l'impasse là-dessus, des économies de bout de chandail. Alors oui, connas, ça coûte une blague. Mais si à un moment, on n'investit pas dans le business, derrière, on sait que ça vous revient toujours pour vous mordre le cul.
- Speaker #1
Juste pour terminer, au moment où je vais déposer mon vélo... il restait un rendez-vous de dispo donc je le prends parce que dans le trajet la seule chose que j'ai perdue c'est la petite pièce que tu mets dans les axes pour desserrer ou resserrer ton axe de roue c'est le petit serrage rapide qui est l'équivalent ils disent le skieur et je vais voir vous en auriez pas un à me prêter pour la course parce que du coup le mien il a certainement été Il est tombé contre la valise parce que je me suis fait ouvrir la valise à l'aller, mais au retour aussi par les douanes. J'ai eu trois petits mots. Tu ne te diras pas que tu n'étais pas prévenu. Par contre, tous tes conseils se sont avérés très précieux parce que j'avais bien pris tout ça en compte. J'avais tout mis, les endroits, les pièces bien précieuses, je les avais mis dans mon sac, sauf celle-là parce que je l'avais laissée sur le serrage. Bref. Et donc, le gars me dit, je suis désolé, on a tout remballé, parce qu'ils avaient remballé deux heures en avance. Il est parti, il est monté, et au lieu de me ramener juste la pièce, il m'a ramené un axe complet avec cette petite pièce-là. Il me dit, je te la donne, ça m'évite d'avoir à la ranger. Donc, je te la donne et voilà. Donc, super état d'esprit. Et j'avoue que sur ce coup-là, Canyon a marqué quand même des gros, gros points. Et puis après, on arrive au vendredi, dépôt du vélo, où la course... A commencé déjà quand je suis allé chercher mon dossard, le mercredi. Je ne me rappelle pas avoir vu autant de bénévoles et autant de gens avec le sourire. Ça, c'est vraiment... On sent que la vie les focus là-dessus, les commerçants bien sûr, mais tous les bénévoles sont à nouveau avec le sourire. Je n'ai pas senti de tension. Ce que j'avais senti il y a deux ans, ça m'avait vraiment refroidi, à la fois au niveau des passages des frontières. ou quand tu arrivais aux États-Unis et quand tu arrivais là-bas, ça ne rigolait vraiment pas. Là, franchement, j'avais prévenu les filles. Je leur avais dit, ne vous inquiétez pas, on va chez les Américains, ça va être super strict, ça va être très tendu. Pas du tout. À chaque fois, on était en famille avec une petite fille de 5 ans. C'était la mascotte un petit peu de partout parce que tout le monde était content de voir une petite fille arriver. Par contre, les bénévoles étaient super souriants, super contents, super aidants. Je me suis dit, tu fais la même chose en France, tu te fais fusiller du regard parce que tu n'es pas dans la file ou quoi que ce soit. Mais là, tout le monde était aidant. Je me souviens d'être arrivé à Nice en 2005, je crois, la première année. Il fallait déjà rentrer dans le parc à vélo avec casque et dossard. Ils nous cassaient les pieds avec les fameux trois points et ainsi de suite. Et j'étais arrivé avec le casque, le vélo et je ne sais pas pourquoi, j'avais oublié ma ceinture porte-dossard. erreur de ma part, je suis entièrement d'accord, mais la nana, elle n'avait jamais rien voulu savoir, il a fallu que je lui fasse 45 minutes aller-retour pour aller chercher mon dossard, alors que le dossard, il est sur ton casque, il est sur ton vélo, t'avais le tatou, enfin bref. Aux Etats-Unis, là, t'as pas de dossard, t'as le dossard que sur la course à pied, donc ils se font pas chier à le vérifier, c'est de ta faute si tu l'as oublié et basta, tu rentres dans le parc quand tu veux. Enfin, c'était, la course commençait au moment où tu vas rechercher ton dossard, mais au moment où tu vas poser le vélo, Je n'ai plus de poils sur les avant-bras, mais je commençais déjà à avoir les poils qui se dressaient.
- Speaker #0
Tu fais moins le mal.
- Speaker #1
De toute façon, l'horloge fait tic-tac et tu ne peux plus faire rien du tout. Tu profites, tu regardes un petit peu le parc à vélo, comment c'est agencé, autrement qu'à la télé. Tu refais deux, trois trajets.
- Speaker #0
Tu as toujours le bénévole qui te fait faire le tour de la transition pour aller déposer tes sacs ?
- Speaker #1
Il t'explique comment il faut faire pour que tes sacs soient à la fois en sécurité, bien accrochés et à la même hauteur que tout le monde. Parce que sinon, de toute façon, tu ne l'accroches pas. C'est à l'américaine, avec le plus et le moins. Mais par contre, c'est toujours super bien fait. Tu fais le tour autant de fois que tu veux. Mais par contre, une fois que tu es rentré, tu ne peux pas ressortir et refaire le tour. Tu circules dedans comme tu veux, mais tu rentres une fois et tu sors une fois. Et quand tu sors du parc à vélo, tu sais que les dés sont jetés et que là, maintenant, tu n'as plus qu'à essayer de manger, dormir et tu ne dors pas bien. Et la suite ? La suite au prochain épisode.
- Speaker #0
La suite au prochain épisode.
- Speaker #1
La suite au prochain épisode.
- Speaker #0
C'est vraiment le...
- Speaker #1
Parce que là, en plus, on est déjà à 1h25. Mais c'est l'aventure d'une vie. Donc, je suppose que quand tu le fais pour la huitième fois, ça a peut-être un tout petit parfum, un tout petit peu...
- Speaker #0
différent mais j'imagine que l'émotion doit toujours être la même quand même pas vraiment écoute j'ai jamais senti de lassitude ou de j'ai toujours été là bas si tu veux et je les fais huit fois d'affilée tous les ans et j'ai toujours eu le même sentiment d'être dans un endroit exceptionnel de faire une course exceptionnelle et que j'étais définitive faisait partie des gens qui étaient chanceux sur terre Et souvent dans ma vie, j'ai eu des hauts, des bas avec des moments, je n'ai jamais été dépressif, mais avec des moments où je me posais un petit peu des questions sur le sens de la vie. La mort et moi, on n'est pas fâchés, mais on ne se parle pas. Et quand on vieillit, alors c'est la beauté du triathlon, c'est que tous les cinq ans, on change de groupe d'âge, mais on se rapproche de la porte de sortie. Et à chaque fois là-bas, ça restera peut-être... pour moi, mes plus belles émotions sportives que j'ai pu vivre. Et c'est vrai que même la huitième fois, quand tu vas déposer ton vélo là-bas, la pression, l'intensité et le stress de la course, parce qu'il y a plein de stress différents quand on va là-bas. Il y a le stress qu'on se met sur nous-mêmes déjà. Il y a le stress de la course parce que c'est le plus gros événement de la saison et pour beaucoup, le plus gros événement d'une vie. Et puis on sait tous qu'on demande beaucoup à notre famille d'aller là-bas. C'est un investissement financier qui est considérable. Et puis c'est un investissement humain qui est peut-être encore plus important. Et on n'a surtout pas envie de les décevoir. Et moi j'ai eu des années où j'ai fait des belles courses et j'ai eu des années où j'ai marché le marathon où on a vraiment l'impression de décevoir et de laisser tomber nos proches. Ce n'est pas du tout le cas. Mais la pression, je n'ai jamais vu d'autres courses où les athlètes se mettaient à une pression personnelle à ce point-là que Kona. Et c'est aussi la beauté de la course. Et c'est aussi ce qui fait que même chez les professionnels, on voit des athlètes changer leur plan de course le matin de la course, changer leur nutrition la veille, changer de coach deux semaines avant, changer de sponsor de vélo trois semaines avant. Des fois avec des bons résultats et des fois ça finit en pleurs. Mais il y a beaucoup à parler sur cette course. On pourrait en parler.
- Speaker #1
On peut faire quatre épisodes de cinq heures, il n'y a pas de souci. Et quelque chose que j'ai oublié de mentionner pendant la fameuse cérémonie Legacy internationale, donc du coup des Français, des Américains, des Australiens. Et je me retrouve à côté d'un gugus. D'en parler, ça remue. Le gars avait un t-shirt Fuck Cancer. Donc, du coup, tu sais que lui, il a une relation particulière avec le cancer, mais tu ne sais pas encore laquelle. Et en fait, c'est le fameux gars, je ne sais pas, je ne me rappelle plus.
- Speaker #0
Ah, c'est lui qui était en phase terminale,
- Speaker #1
stage 4. Stage 4. Donc, il a appris il y a un long moment déjà, il devait être dans les Legacy de 2022. En 2022, il apprend qu'il est sélectionné pour aller faire la course. la même semaine qu'il apprend qu'il est en phase terminale. Donc il ne fait pas la course en 2022. Par contre, il lui donne une espérance de vie entre 4 et 7 ans. Et donc il était là cette année, il était dans le groupe et je m'étais retrouvé juste à côté de lui. Et en fait, je l'entends discuter parce que j'étais un peu tout seul. Je n'avais pas réussi à trouver de gens avec qui parler pendant la cérémonie. Mais du coup, je m'intéresse à sa discussion et je comprends qu'il est en phase terminale. Je bug, je tique parce que je me dis tu ne peux pas être en phase terminale et être là. Je me rapproche un peu et je commence à l'écouter. J'avais compris dans ses yeux que le regard avait été super lourd de sens. Même si on ne s'est pas parlé beaucoup, on ne s'est pas parlé longtemps, lui m'a donné une énergie de ma boule parce que tu ne peux pas... Tu ne peux pas passer à côté de quelqu'un et en ressortir indemne. Parce que tu disais tout à l'heure un mot qui m'a encore plus secoué. Parce que je suis désolé.
- Speaker #0
Moi, cette course, elle est un peu lourde. Moi, j'ai perdu mon papa l'année dernière à la même date. Et quand tu me dis, la mort, on ne se parle pas, on n'est pas copains, lui, il est obligé de vivre avec, en fait. Il ne sait pas quand, il ne sait pas comment. Et cette relation-là, elle est particulière. Et du coup, ça met plein de choses en perspective. Quand tu te dis qu'un gars comme ça, qui vit avec des douleurs de ma boule, et avec le... l'épée de Damoclès au-dessus de sa tête. Tu dis que c'est une épreuve que la vie lui inflige, mais qu'il y va quand même. Et donc, on ne peut pas se plaindre. On n'a pas le droit. Et voilà, c'est pour ça que le jour où j'ai pris le départ, je ne me suis pas posé la question sur le fait que j'allais y arriver. J'aurais pu me faire amputer des deux jambes sur le parcours, que j'y serais arrivé quand même. Et peu importe le chrono. Et moi, ça m'a permis de passer une super journée parce que je n'avais pas l'impression de faire un chrono quelconque. Du coup, j'ai tout bien vécu. Je pense que lui aussi, il fait 16 heures, il fait une course extraordinaire. 16 heures avec un cancer en phase 4. Moi, je me dis qu'il a quasiment plus de mérite que la majorité des gens qui ont passé la ligne d'arriver devant lui.
- Speaker #1
C'est lui le vainqueur, c'est clair. C'est un petit peu l'essence de Kona, si tu veux, ce genre d'histoire. Il y avait Rick and Dick Hoyt qui l'ont fait je ne sais pas combien de fois. mon copain qui est amputé des deux jambes, qui a été le premier à finir l'Ironman là-bas en étant amputé des deux jambes. Enfin, il y a toute une chier d'histoire. Alors, les Américains, ils en ont joué parce qu'ils aiment là-dessus. Mais il empêche que derrière, il y a toujours cette histoire. Et pour beaucoup d'entre nous, le fait d'aller faire cette course, et je pense que ça a encore plus de poids chez les Legacy. c'est qu'il y a beaucoup de gens qui décident d'aller faire cette course pour essayer de payer leur respect à quelqu'un qu'ils ont perdu et qui est souvent parti bien trop tôt. Et je pense qu'il n'y a pas beaucoup d'autres courses comme ça dans le monde, à part Kona, où il y a des gens qui vont investir 5, 10, 15, 20 ans de leur vie pour essayer d'aller faire quelque chose et qui va leur permettre d'avoir l'impression de... Il y en a beaucoup qui font ça et d'ailleurs qui arrivent à tourner la page. Et rien que pour ça, la beauté de cette course, elle est particulière parce que Kona va au-delà de l'aspect athlétique pour moi. J'ai toujours vu que cette course, c'était… Il y a tellement de mythique et de mystique qui est autour de cette course qu'elle représente… Cette course, elle est plus grosse que l'événement. Elle représente tellement pour tellement de personnes, pour tellement de participants. Allô mademoiselle, ça représente tellement pour les athlètes dans le monde du triathlon sur les 46 ou 47 ans que notre sport existe, que je pense que rien que pour ça, c'est vraiment la particularité principale de cette course.
- Speaker #0
C'est exactement ça, ça prend tout son sens et du coup c'est quelque chose qui nous permettra d'en reparler un petit peu plus tard, mais ça permet aussi de se reconnecter, c'est les championnats du monde, c'est le chrono. Mais il n'y a pas que ça. Il n'y a pas que ça. Il y a beaucoup, beaucoup d'autres choses. Je pense que le chrono et l'aspect sportif, c'est la partie visible de l'iceberg avec tout ce qui est business et ainsi de suite. Mais au final, on fait ça pour nous, pour nos accomplissements personnels et puis pour le partager parce que si on ne prend pas le temps de le partager là-bas, on ne prendra jamais le temps de le partager nulle part ailleurs. Oui,
- Speaker #1
il y a pas mal d'edge groupes qui le font pour le chrono, mais je pense que la majorité, elle ne le fait pas que pour le chrono. L'expérience est là derrière. Et je pense que... Pour moi, c'est la raison de retourner à Kona.
- Speaker #0
Ben oui.
- Speaker #1
Au-delà de l'aspect sportif, au-delà d'un placement d'un podium ou d'un bol en bois ou n'importe quoi, on s'en branle de ça, ça c'est de la... Oh pardon.
- Speaker #0
Bravo !
- Speaker #1
Oui, gros mot Arnaud, j'ai fait... Tu répètes pas ça, Arnaud il devrait pas dire ça quand il y a une petite fille qui regarde, mais voilà, on s'en fout en fait. pour moi l'essence de Kona elle est dans les mecs qui vont finir avec le glow stick dans les mecs qui vont passer un petit peu de temps et qui vont arriver là-bas et profiter de la semaine comme toi tu l'as fait et franchement je pense que rien que pour ça cette course elle devrait être éternelle voilà
- Speaker #0
avec tout ça les amis on est à 1h35 de podcast donc on va s'arrêter là et on va garder la suite pour très très bientôt
- Speaker #1
Exactement. Ciao, ciao les amis. A bientôt. Bonne soirée.
- Speaker #0
A bientôt. Ciao, ciao.