- Speaker #0
Allez, bonjour à toutes et à tous, bienvenue sur ce nouvel épisode du Try Bandits. Je propose une petite pause sur la saison triathlon et donc du coup on va dire un gros merci au dernier performeur. Je ne sais pas si vous avez écouté l'épisode avec Amandine Colvray, mais je vous encourage à aller l'écouter. Il vient de gagner le 73 du Maroc. avec un vrai sub 4, une vraie grosse performance. Alors il n'y avait pas une grosse densité, je pense qu'il aurait pu aller un peu plus vite à la bataille. Mais au cas où, on lui fait un petit coucou et je vous invite à aller écouter l'épisode si jamais vous avez envie. Aujourd'hui, si vous êtes en train de regarder l'épisode, j'ai un petit détail sur la tête et je vais sortir un peu des sentiers battus du triathlon avec grand plaisir pendant cette pause hivernale. Et j'avoue que c'est un grand grand plaisir de rencontrer aujourd'hui le personnage du jour. Il m'a animé mon été, il m'a donné le sourire. de fois. Donc bonjour Benoit, bonjour Barbu à vélo, comment ça va ce matin ?
- Speaker #1
Salut, ça va et toi Mickaël ?
- Speaker #0
Bah écoute, ça va très bien, un grand plaisir de passer un petit moment avec toi. Je sais que tu envoies des balles réelles en rafale, je n'en attends pas mieux de ton stappart ce matin. Et bien sûr, je voudrais essayer de rencontrer un petit peu aussi qui est Benoit au lieu de qui est Barbu, très simplement, mais tout le monde et en tout cas pour tous ceux qui ne connaîtraient pas. Alors les triathlètes sont un peu auto-centrés. Je vais les guider, je vais les emmener vers Barbu à vélo. Si ça peut te gagner 2-3 followers, ça serait bien. N'hésitez pas à aller voir, le lien sera dans la description, bien sûr. Allez voir Benoit. Avant d'être Barbu, qui est Benoit et comment est-il arrivé dans le monde du vélo ? Si jamais c'est une petite histoire que tu veux bien nous raconter.
- Speaker #1
Il est l'homme derrière le personnage,
- Speaker #0
voilà.
- Speaker #1
Écoute, qui je suis ? Je suis un mec lambda. Vraiment, je n'ai rien d'extraordinaire, à part que j'ai une capacité à raconter des conneries. et qui m'a permis d'avoir un petit peu de lumière. La lumière de la cave, mais de la lumière.
- Speaker #0
Alors oui, mais pas que. Je sais que tu es assez humble de ce côté-là. Alors tout le monde connaît le barbu à vélo pour ceux qui te suivent. Mais par contre, il n'y en a pas beaucoup qui sont allés voir ton Strava et qui voient que tu penses un peu le bitume et tu penses un peu les plateaux quand même. On n'arrive pas tous à 12-13 000 par an comme ça, et puis ça ne se fait pas en rigolant. Mais justement, t'es un passionné, t'as un boulot, donc comment tu gères ça ? Et on arrivera après sur tes hautes capacités à raconter des bêtises.
- Speaker #1
Tu sais, je pense que le vélo, c'est une forme d'équilibre pour moi. On me dit de cette phrase-là, la vie c'est comme le vélo, il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre. Et donc, moi c'est par goût en fait. Je fais du vélo par goût, je vais au boulot à vélo, je fais du vélo tout le temps en fait. tout est prétexte à faire du vélo pour moi. Donc après, sortir une caméra, et je te dis des conneries, c'est pareil, à longueur de temps, et depuis que je suis gamin. Donc en fait, le mix des deux, c'était fait naturellement.
- Speaker #0
Et ça t'est venu de où ce goût pour le vélo ? Parce qu'on dit toujours, c'est de la psychologie à deux balles, mais c'est la première fois qu'un enfant peut décider de là où il veut aller quand il monte sur un vélo. C'est cette première sensation de liberté qu'on ressent quand on grandit. Est-ce que ça te vient de quelque part ? Tu as partagé ça avec quelqu'un dans ton enfance ? C'est tes parents, c'est des copains ? Ou tout seul d'ailleurs peut-être ?
- Speaker #1
Gamins, enfin... Moi je suis né dans les années 70, c'est-à-dire l'époque où on n'avait pas de casque, rien du tout quoi.
- Speaker #0
Same team !
- Speaker #1
Et en fait, on faisait tous du vélo. On n'avait pas d'écran, il y avait trois chaînes, et on faisait tous du vélo.
- Speaker #0
Et pas de télécommande, si tu voulais changer la télé, il fallait appuyer sur le bouton.
- Speaker #1
Toi, la télécommande de ton daron, tu sais. C'est « mets-moi la croix, là » . « Mets-moi la dernière séance, lève-toi » . Et en fait, on faisait tous du vélo, nous. On était avec mes copains. Et à l'époque, on faisait du BMX. C'était l'époque du BMX, là. Donc, on faisait tous du vélo. On se déplaçait tous à vélo. On était tout le temps sur nos vélos. C'était même pas par goût. C'était même pas un choix. C'était pour tout le monde. Et c'était la même chose, quoi.
- Speaker #0
Et du coup, le vélo... entre guillemets sport, il est revenu sur le tard ? Parce que du coup, tu ne fais plus du BMX aujourd'hui.
- Speaker #1
Non, non, non. En fait, gamin, moi je regardais Bernard Hinault gagner le Tour de France. Mais à l'époque, le vélo, c'était vraiment un truc de plouc. C'était vraiment un truc de beauf. Ça l'est encore, mais de moins en moins. Maintenant, il y a tous les mecs qui boivent du matcha qui font du vélo, qui vont à Longchamp. Et en fait, moi, je me cachais. Mes copains, ils allaient à la piscine l'été, au mois de juillet. Ils me disaient, mais qu'est-ce que tu fous ? Pourquoi tu ne viens pas ? Je disais, non, j'ai des trucs à faire. Et en fait, je regardais le Tour de France, j'adorais ça. J'avais un vélo rouge, moto, bécane. Et j'avais relevé le cintre, tu sais. Et après, j'allais à la piscine une fois que le Tour de France était terminé. J'ai toujours aimé ça. Après, quand j'étais plus vieux, c'était Indurain. J'adorais Indurain. Regardez, pourtant c'était chiant. Mais j'adorais ça. J'ai toujours aimé ça, en fait. Et finalement, j'ai fait du vélo de route un peu plus tard. Ce qui m'a vraiment mis sur le vélo, après avoir parlé, c'est un mec que j'ai rencontré beaucoup, beaucoup, beaucoup plus tard. Un vieux qui était mon mentor, que j'adore. C'est un mec qui a 81 balais bientôt, qui a été champion de France Master, champion du monde Master. Et le mec, c'était un passionné. Il m'a transmis ça. Un mec avec une goye pas possible. Roland Bernabéi tira à chercher. Il avait le record allé de Paris-Brest. Après, avec lui... On ne sait jamais parce que c'est tout le temps fleuri ces histoires. Tu ne sais jamais ce qui est vrai, ce qui n'est pas vrai. C'est toujours vrai, mais il déborde toujours un petit peu. Donc voilà, en fait, lui et lui, lui m'a posé sur le vélo. C'était un mec qui était représentant chez Time. Tu vois ? Donc les fameuses Time avec les scratchs.
- Speaker #0
Ah ouais.
- Speaker #1
Et lui, c'était un passionné. Il m'a transmis ça, en fait.
- Speaker #0
Une rencontre avec un passionné qui t'a transmis ça. Et le personnage t'inspirait déjà ? C'est lui qui t'a inspiré un peu ce personnage de barbu ? Lui,
- Speaker #1
il est à 50% dans ce que je fais. Lui, quand tu parles avec lui, c'est le barbu, mais au naturel.
- Speaker #0
D'accord, ok. Il se force pas,
- Speaker #1
lui.
- Speaker #0
On voit d'où ça vient. Ok, petite dédicace alors, si jamais, au cas où. On sait aussi que sur Insta, tu as eu à un moment donné... Parce que ça fait quoi ? Ça fait un an que tu as percé sur
- Speaker #1
Insta ? Même pas, j'ai commencé l'année dernière, le 23 décembre.
- Speaker #0
En 2025 ?
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Décembre 2025 ? Et là, du coup, tu as explosé sur un an. Il y a un moment donné où tu t'es dit, tiens, il y a un truc sur ce que je fais, ou il y a eu un déclic, ou c'est venu au fur et à mesure comme ça ?
- Speaker #1
En fait, moi, j'ai deux potes, Mehdi et Marin. Marin, c'est Tim Merdier. En fait, je faisais des vidéos comme ça, à la con, mais je leur envoyais, c'était pour eux. C'était private joke. Je les faisais en short sur YouTube, c'était des private jokes, je leur envoyais. Et ils m'ont dit, non mais il faut que tu mettes ça sur les réseaux. J'avais pas de réseau, moi. J'avais pas d'Insta. Ils m'ont dit, mais il faut que tu mettes ça sur les réseaux, mais c'est trop drôle. Je leur ai dit, non mais les mecs, ça vous fait marrer parce que vous me connaissez. Ça va faire rire personne. Et en fait, ils ont insisté, Et j'ai fini par faire ça. Et ma première vidéo, elle a fait 100 000 vues. Mais moi, je croyais que c'était normal. Je pensais que c'était normal, en fait. Non,
- Speaker #0
non.
- Speaker #1
Et en fait, je prenais les abonnés, Ils me disaient, mais attends, c'est hallucinant et tout. Je dis, ben non, moi, je ne voyais pas le truc, tu vois. Je dis, ben oui, je ne sais pas, ça doit être normal. Tu ouvres un Insta, tu as 3000 abonnés. Ouais, c'est normal. C'est normal. Je n'ai jamais eu le truc de me dire, attends, comment je vais faire pour avoir de la rétention, machin et tout. Je pense que c'est ça qui plaît aux gens, parce que c'est hyper sincère, c'est honnête comme démarche. C'est drôle et les gens ont adhéré au truc tout de suite.
- Speaker #0
Mais carrément, carrément. Et puis, c'est aussi du second degré. Et je pense que ça, c'est une des qualités qui est en train un petit peu de se perdre. T'en parlais juste avant, il y a quelques, allez, on va dire une dizaine ou une vingtaine d'années, les taquins comme ça sur le vélo, il y en avait toujours un dans le peloton. Et là, aujourd'hui, on les sent un petit peu plus silencieux et les gens ont tendance à avoir un petit peu moins de second degré.
- Speaker #1
Ils sont sur leur ouate, ils ne peuvent pas tout faire les mecs.
- Speaker #0
Et du coup, c'est quoi justement ce qui te permet de garder finalement ce second degré toi et de pouvoir importer de l'humour même à ceux qui n'en ont plus finalement ? J'ai cru savoir qu'il y en avait deux ou trois qui avaient voulu tomber sur le paletot aussi. D'ailleurs, tu les as bien renvoyés dans le... dans leur 100 mètres, mais il y en a 2-3 qui ont voulu critiquer sur le fait que bah oui, tu fais rire, mais t'es qui et ainsi de suite, c'est des gens qui n'ont pas de humour ouais,
- Speaker #1
mais c'est normal après tout, si tu touches 100 000 personnes et je vois la vidéo à laquelle tu fais référence il y a 500 000 personnes qui l'ont vue donc évidemment que t'as des gens qui comprennent pas le truc, et c'est normal et si t'es pas prêt à entendre ce genre de truc bah, c'est rien quoi c'est rien, c'est pas grave en fait tu... À partir du moment où tu dis des conneries, il y a des gens qui vont prendre ça au premier degré. Il faut l'accepter, ce n'est pas grave. Même à la limite, il faut être bienveillant avec ces gens-là.
- Speaker #0
Oui, je pense aussi.
- Speaker #1
Même pas à la limite, je pense qu'il faut être bienveillant avec les cons, c'est important. C'est vrai, franchement.
- Speaker #0
Je pense fortement à Arnaud. Arnaud, c'est du coffre quand tu parles. Il faut être bienveillant avec les cons. Oui, c'est vrai que ça peut être un bon leitmotiv. Sur le vélo, tu es plus reconnu comme le barbu ou comme l'athlète qui ponce tout le monde ?
- Speaker #1
Franchement, je ne sais pas. Les gens, maintenant, quand je vais dans des événements, ça m'a fait bizarre au début. Les mecs, ils viennent tous me voir. On peut faire une photo et tout. Je dis mais pourquoi ? Qu'est-ce que tu veux toi ? Quand j'ai fait l'étape du tour. Je monte la croix de fer. Un mec me voit et me dit « Ah, Barbu, il met une grande claque dans le dos, le mec ! » Je lui dis « Détends-toi, mec ! »
- Speaker #0
Comme s'il te connaissait depuis 10 ans.
- Speaker #1
Je suis tellement content de te voir. Mais les gens, c'est normal. Bien sûr. Parce que des mecs comme moi, t'en as dans tous les pelotons et t'as envie de leur taper dans le dos. Et c'est logique. Et après, dans la descente de la croix de fer, j'ai un mec qui sortait son téléphone pour faire un selfie. Je lui dis « Écoute, mec, on va monter le télégraphe. T'auras tout le temps de prendre ta photo. T'inquiète pas. » Je lui dis « Mais on va pas se foutre en l'air pour faire un selfie. » Donc reconnu, franchement, j'ai 52 ans, même si je roule beaucoup, je ne suis pas un athlète. Je n'ai rien gagné d'autre que des courses UfoLep ou des courses FFC de petit niveau. Je ne suis pas un athlète, je suis un passionné, mais je ne suis pas un athlète. Il faut mettre les choses à leur place. J'ai des potes, je pense à un pote en particulier, lui il est champion d'Europe le mec. de gravel. Il a gagné l'étape du Tour, etc. C'est vraiment un cadeau. Lui, c'est un athlète. Lui, il a voix au chapitre. Pas moi. Moi, je dis juste des conneries, en fait.
- Speaker #0
Oui, alors, il y a les performeurs, forcément. C'est des gens qui sont passionnés et qui montent sur les podiums et qui, du coup, forcément, physiquement, sont légitimes. Est-ce que tu penses que le fait d'arriver derrière, plus ou moins loin, ça t'enlève ta légitimité sur le... sur le fait que tu peux avoir un jugement sur une perf, ou que les gens te disent, bah oui, mais tu n'as pas fini premier, mais tu as fini dans les 15 premiers pourcents ou dans les 10 premiers pourcents. Il faut être un athlète aussi. Aujourd'hui, on sait que le premier de l'arrivée de l'étape du Tour, il serait loin sur une course, sur une vraie course. Mais ça reste quand même des gens qui ne sont pas pros et des gens qui s'investissent. On y reviendra un peu plus tard. Mais ça n'enlève rien à la perf de ce que tu fais. Je sais que tu ne veux pas tourner autour, Oui. Tu es quelqu'un de passionné, tu roules, tu penses, mais tu as deux métiers. Donc, c'est ce qui veut dire que tu en as trois, en fait. Et ça demande du temps. Donc, du coup, tu as forcément un petit peu plus de mérite que celui qui est au chômage, qui ne fait que ça.
- Speaker #1
Non, je ne pense pas. Franchement, je ne pense pas. Je pense que tu n'as pas de mérite à faire un truc que tu aimes. Il n'y a rien de... Moi, j'aime mes boulots. J'aime le vélo. Je vais au boulot même quand il flotte. Je n'y vais pas quand c'est la tempête. C'est tout. Je rentre la nuit, je passe par les chemins la nuit, je tombe sur des sangliers et tout. Mais il adore ça, en fait. Donc, je ne pense pas avoir du mérite, sincèrement. Si tout le monde avait cette démarche d'aller vers ce qui te fait plaisir et ce qui te donne le sourire dans la vie, déjà, je pense que les choses tourneraient un petit peu mieux. Et on serait tous en meilleure santé. C'est une évidence. De là à dire qu'on est des athlètes, en tout cas, moi, je ne pense pas être un athlète, sincèrement.
- Speaker #0
C'est encore plus beau. Trouve un métier qui te plaît et tu n'iras jamais au boulot de ta vie.
- Speaker #1
Exactement. Complètement.
- Speaker #0
Ça, c'est une super belle philosophie. Par contre, dans les pelotons, on arrive aussi de plus en plus à voir, à l'inverse, des gens qui roulent à 25 km heure sur des vélos qui valent 15 000. Et ceux-là, tu les mets beaucoup en lumière. Est-ce qu'ils t'arrivent de temps en temps ? Parce qu'on ne peut pas parler ensemble sans que je t'emmène un petit peu vers le triathlon. ça t'arrive de rouler avec des triathlètes et on sait que dans les triathlètes des cadors,
- Speaker #1
il y en a quelques-uns ah ouais bien sûr d'ailleurs c'est marrant parce que tu lui ressembles j'ai un pote, Aurélien, tu lui ressembles qui est triathlète mais c'est un triathlète raclette c'est le team,
- Speaker #0
c'est pareil, ça me va bien triathlète raclette c'est un mec,
- Speaker #1
voilà Pour lui, le triathlon, c'est un jour de la tartiflette, le lendemain de la raclette et le lendemain de la choucroute. C'est ça son triathlon.
- Speaker #0
J'espère qu'il fait du long.
- Speaker #1
Bien sûr, je roule avec des triathlètes, ça m'arrive dans le groupe. J'en crois, bien sûr que oui.
- Speaker #0
Et du coup, le barbu, il pense quoi d'un triathlète qui arrive à la sortie du dimanche avec son vélo de chrono, son casque aéro et sa bedaine de la raclette de la mer ?
- Speaker #1
Ne t'aimais pas trop dans sa roue parce qu'il ne sait pas rouler. C'est ça surtout le problème.
- Speaker #0
Ah oui, c'est vrai.
- Speaker #1
Il n'est pas habitué, lui. Le drift, il n'a pas le droit. Donc, rouler en groupe, c'est un problème pour lui. Il fait des écarts et tout. Tu n'as pas à te méfier.
- Speaker #0
C'est ça. C'est ça. Mais c'est des personnages qui sont encore plus... Alors, je peux me permettre de taper un peu de tube parce que je suis dedans. Je pense vraiment que le triathlète est devenu de plus en plus triste et de plus en plus dépressif. Il y en a tellement qui sont vraiment que dans l'image et que dans autre chose que je pense que c'est une des raisons pour lesquelles ton compte à moi m'a fait sourire. Je me suis dit, mais il faudrait qu'il y ait un barbu triathlète. Franchement, on en manque. Et il y a tant de choses sur lesquelles on peut sourire plutôt que de se déprimer. C'est vraiment quelque chose qui nous ferait sourire. Si tu pouvais, de temps en temps, n'hésite pas à taper sur les triathlètes, je pense que ça leur ferait plaisir.
- Speaker #1
Je ne les connais pas, du coup, franchement, il y a un machin, rien dans les sockets, qui l'a fait, qui a fait une vidéo sur les triathlètes, qui parle souvent d'eux. Moi, je ne connais pas le triathlon. Donc, je ne vais pas me lancer là-dedans. parce que peut-être que oui, effectivement, il y a un potentiel pour faire d'avoir de la visibilité, mais je m'en fous, ça ne m'intéresse pas la visibilité, je préfère dire des trucs que je connais et que je sais. Si demain, effectivement, j'ai un trait à tête qui vient souvent et qui a quelque chose à dire, je ne vais pas me gêner, ça c'est sûr. Mais tu sais, ce que je fais, c'est jamais écrit, en fait. L'autre jour, la semaine dernière, je passe par la piste cyclable qui est pourrie, je me dis, attends, il y a un truc à faire, et c'est de l'impro, c'est tout le temps de l'impro. Donc si demain j'ai un triathlète qui vient avec son tatouage IRONMAN, c'est possible que je l'allume. C'est possible. Mais il faudra que... C'est une question d'alignement des planètes.
- Speaker #0
D'accord, ok. Oui, tu n'en as pas tant que ça finalement, qui viennent se greffer au peloton des cyclisme ?
- Speaker #1
Et puis je les vois de moins en moins, parce que je travaille tard le samedi soir, et il faut se lever tôt le dimanche matin. Là, on passe en heure d'hiver. Les triathlètes, l'hiver, ils ne sortent pas trop. Ils sont à la piscine.
- Speaker #0
Ils sont à la piscine où ils poncent Zwift et ainsi de suite. Oui. Ok. Ok, du coup, j'ai bien vu aussi que tu avais été faire du gravel sur une petite sortie très courte récemment. Le gravel, pour toi, ça t'a appelé tout de suite en venant du cyclisme ou c'est quelque chose sur lequel tu as eu un petit peu de frein au départ et après tu t'es lancé parce que c'était une vraie philosophie ?
- Speaker #1
Écoute, le gravel, je trouve que... Alors déjà, pour aller au boulot, c'est génial parce que je passe par la forêt, donc je n'ai pas de bagnole. Le gravel, c'est bien parce que quand on fait pendant une semaine, quand un malade, quand tu reprends ton vélo de route, tu as l'impression que tu es sur une mobilette. Il y a ce truc de, ouais, tu es dans la nature et tout, c'est assez sympa. Mais à choisir, si vraiment je dois choisir, je préfère le vélo de route. 100 fois. Le gravel, c'est sympa, mais je n'irai pas faire de la compète. Je tiens mes clavicules, tu vois. C'est comme le cyclocross. Je suis tellement nul dans les virages. Moi, dès qu'il y a un virage, je prends 300 mètres.
- Speaker #0
D'accord, ok.
- Speaker #1
C'est une catastrophe. Le gravel, pour le coup, c'est vraiment... Par moments, quand on commence à rentrer dans les singles, mes potes ont le temps de boire le café pour m'attendre. Par contre,
- Speaker #0
sur 300 et quelques bornes, t'as le temps d'en voir 2-3 quand même des virages. Ah ouais,
- Speaker #1
mais là, le 300 bornes, en l'occurrence, que j'ai fait, 350 au IRONMAN d'Orléans, je l'ai fait sur la route. Pas con, le mec. Ah bah oui. J'avais dit, OK, je vais faire le gravel, machin et tout. Et puis, en fait, j'ai deux potes qui sont venus, ils m'ont dit, on n'a pas de gravel. Je dis, ah, bah voilà. On va le faire sur la route,
- Speaker #0
comme c'est dommage.
- Speaker #1
Non, non, ça va. C'est trop fatigant le gravel. 350 bornes.
- Speaker #0
Oui, c'est pour ça. Ça ne se fait pas comme ça. 300 bornes, tu as eu le temps de boire quand même 2-3 trucs.
- Speaker #1
Ah oui, il y a eu tel temps.
- Speaker #0
C'est sûr.
- Speaker #1
Mais je te dis, c'était sur la route, pas sur le gravel.
- Speaker #0
Ok. Et donc, un vrai IRONMAN sur 300 bornes, pour l'instant, ce n'est pas du tout à l'ordre du jour.
- Speaker #1
Question d'opportunité, je pense. fonction,
- Speaker #0
si les choses se présentent j'irai ouais Steven il te pousse un peu au derrière mais attends les traces de Steven c'est des trucs où tu vas marcher pendant 10 bornes, bah c'est graveul c'est graveul,
- Speaker #1
ouais mais moi 10 bornes à marcher avec le vélo sur le... voilà je suis pas Mike Horn tu vois il fait du graveul ? je sais pas mais lui il marche déjà il pourrait prendre le vélo sur l'épaule et traverser le pôle nord, mais moi c'est pas mon truc Il y a quand même une notion de plaisir qui est fondamentale dans ce que je fais. L'année dernière, je suis allé à l'étape du Tour. Et là, Tim Mernier me dit « Retourne à l'étape du Tour » . Je dis « Non, c'est bon, j'ai pas envie de faire ce truc. On est 16 000, il y a 5000 mètres de dénivelé, j'ai eu des crampes comme jamais. J'ai pas envie de faire ça, ça m'amuse pas. Alors à moins que d'ici là, je sois invité ou même payé pour le faire. C'est jamais. Là, je réfléchirai. Mais je partirai du dernier col. Je suis pas con. Je vais... Attends ! ça va les conneries il y avait le président de mon club tiens bah on va leur faire un petit coucou je suis au Puncher Club à Paris Et Rod, le président de mon club, je le croise à Paris-Roubaix cette année. Je lui dis « Ah, tu fais lequel ? » Il faisait le 45 bornes. Je lui dis « Attends, tu viens à Roubaix pour faire 45 bornes ? » Je lui dis « Tu te fous de ma gueule, mais non, mais dis-le, on va faire des belles photos. » Je lui dis « Ah oui, c'est pas con. » Et là, à l'étape du tour, dans Sarennes, je suis en PLS, je souffre à mort. Et je le vois me dépasser, il tournait les cannes et tout. Je lui dis « Putain, qu'est-ce que tu fais là ? » Il me dit « Moi, je suis parti du dernier col. »
- Speaker #0
« Non. »
- Speaker #1
« Ah bah si. » « Pas con, le mec. » Il a son petit film de l'arrivée et tout. Mais il n'a fait que 50 bornes. Je me suis tapé les 170 bornes, les 5000 de D+. J'ai été blessé pendant deux semaines.
- Speaker #0
Mais il avait un vrai dossard, il est parti que sur la fin.
- Speaker #1
Ouais, ouais, il avait un vrai dossard, mais il a fait le dernier col. Malin, mais c'est malin. Maintenant, je ferai ça. Tu me dis, je vais aller à l'étape du tour, tu as la photo de l'arrivée, tiens, regarde.
- Speaker #0
Ok. Je crois que c'était réservé aux fucking Italiens, moi, ça. Petite anecdote 99, je crois. C'est ma première marmotte. Je le fais avec mon père et on arrive en haut du... C'est quoi ? C'est la Croix de Fer, le premier aussi. Ouais, la Croix de Fer. Et lui, il n'est pas bien, donc il a besoin de s'arrêter et on s'arrête. Et il y a des Italiens qui bâchent et qui montent dans le bus. Je dis bon, ok, on descend, on fait la traversée, on monte Télégraphe. Et en haut du Télégraphe, mon père, il bâche parce que, voilà, pas prêt. On n'avait jamais dépassé Saint-Borne, on n'avait jamais fait un col. Donc quand on part sur la marmotte, on sait que ça ne va pas bien se passer. Je monte le Galibier, je redescends et moi, je me tape l'Alpe. Et en haut, arrivé à l'Alpe, il me dit, tu ne sais pas ce qui s'est passé. Tous les Italiens qui sont montés dans le bus avec moi, ils sont descendus en bas à Bourdoisans, ils ont remonté l'Alpe d'Huez et ils ont eu la médaille et tout le bordel. Je dis, mais comment c'est possible ça ?
- Speaker #1
Tu es en train de me donner des idées là ?
- Speaker #0
Donc voilà, au cas où, une stratégie pour les fourbes. Pour les fourbes, il y aurait besoin de conseils. Dans les triathlons, j'en ai deux, trois, des trucs comme ça. C'est pareil.
- Speaker #1
Les mecs qui coupent et tout.
- Speaker #0
des histoires à dormir debout. Des gens qui ne font que 90 au lieu de 180, qui ne font qu'une boucle au lieu de 3.
- Speaker #1
Ah, mais c'est malin !
- Speaker #0
Comme quoi, il faut de temps en temps utiliser un tout petit peu son cerveau. Son cerveau comme ça. Quand le barbu voit un monsieur qui débarque sur un gros vélo et qui n'avance pas plus que ça, est-ce que le barbu se permet de se moquer ? Ou est-ce que le barbu... Non. Jamais. J'avais la réponse.
- Speaker #1
Jamais, jamais, jamais. Tu sais, j'ai un de mes potes, Arnaud, qui s'est mis au vélo il y a 6-7 ans, je dirais. Et il a commencé à faire du vélo avec une bande de mecs qui passaient son temps à le flinguer. Donc dès qu'il y allait, il se faisait flinguer. Je lui ai dit, quand tu auras envie de faire du vélo sérieusement, viens me voir et on ira rouler. En fait, je l'ai toujours, au départ, emmené à la limite de ce qu'il pouvait faire. Et quand je voyais qu'il n'était pas bien, je me relevais. Je faisais ça systématiquement, en fait. Et le mec, il a progressé, progressé. Et je lui dis, toi, un jour, dans les bosses, tu vas me sortir. Et ça n'a pas loupé. Ça n'a pas loupé. Il a fini par me sortir. Et j'étais hyper content pour lui. On a monté l'Isoard. Il m'a mis trois minutes. Et je lui ai dit, franchement, je suis trop content pour toi. Il m'a dit, putain, mais merci, en fait. Il dit, merci. Il dit, parce que j'allais faire du vélo avec ces mecs-là. Et je dis, ces mecs-là, maintenant, quand ils les croisent, ils les pulvérisent. C'est ça l'idée. Moi, je trouve que c'est ça l'idée. Tu emmènes un mec faire du vélo, tu veux partager quelque chose avec lui, t'es pas là pour le flinguer. Je dis pas le dimanche, on se flingue la gueule et tout, c'est normal. On s'amuse, on est en groupe. Les 20 derniers kilomètres, il y a une bosse, on se tire la bourre. OK. Mais tu vas rouler avec un mec qui est moins fort que toi. Je trouve ça plus intéressant de l'emmener au maximum de ce qu'il peut faire plutôt que de le sortir.
- Speaker #0
C'est tellement vrai, mais alors c'est tellement plus d'actualité. Moi, j'ai commencé le vélo dans les années 80, fin 80, début 90. Et j'ai eu le plaisir, j'étais sur Reims, j'ai eu le plaisir de rouler avec des Ludovic Dubot, des choses comme ça. Et les mecs, quand ils venaient avec nous et qu'ils avaient les sorties, c'était forcément leur sortie récup. Et leur plaisir à eux, tous, c'était des pros, mais c'était des mecs qui étaient ultra accessibles. Je pense qu'on doit encore le vivre, par exemple, avec des Pierre-Rolands, si tu roules avec. Je pense que son plaisir à lui, c'est de partager et de faire progresser. Aujourd'hui, tu roules avec des gogo, les gars, ils n'ont jamais rien fait et leur plaisir, c'est de te cintrer. C'est vrai que c'est un petit peu étrange quand même, comme période en termes de peloton, les esprits sont bizarres quand même des fois.
- Speaker #1
Ouais, il n'y a plus de solidarité, mais en fait, c'est quoi l'intérêt d'aller rouler ? Enfin, va rouler tout seul dans ce cas-là, tu vois ? Et quand je roule tout seul, ouais, je me fais mal à la tronche, mais... Mais je ne vais pas faire ça avec un mec qui est moins fort que moi. Ça n'a aucun intérêt. C'est du partage, en fait. Et Tim Mervier, cette année, c'est pareil. Il y a un an, il avait 10 kilos de trop. Et en fait, on a roulé, Et j'ai toujours été là pour le motiver, en fait. Le dire, sort ton vélo. Sors-toi les doigts, viens, on va rouler. Et là, on a fait le IRONMAN. Il m'a fait 70% des relais sur les 200 derniers kilomètres. Il était en super forme. Il me disait, putain, merci Barbu, merci Barbu. Je lui dis, mais mec, merci à toi. Je lui dis, tu prends tout le vent, gros sac. Il était content. Enfin, je ne sais pas. Moi, je préfère partager avec mes potes. Je ne suis pas là pour les flinguer. Ça n'a aucun intérêt.
- Speaker #0
Et ça, c'était vraiment l'état d'esprit avant. qu'est-ce qui... D'après toi, qu'est-ce qui a fait le shift à un moment donné ? Tu l'as senti le shift à un moment donné qu'il y avait un peu moins de solidarité ? Et qu'il y en aurait de moins en moins ? Ou pas ?
- Speaker #1
J'ai jamais vu beaucoup de solidarité dans les pelotons.
- Speaker #0
C'est vrai ?
- Speaker #1
Les gens sont tous là pour se flinguer la gueule. Moi, moi, moi, j'ai fait ci, moi j'ai fait ça, j'ai gagné la course de Trifouille-les-Oies trois fois. On s'en branle. Et donc, moi, moi, moi, j'ai ce vélo-là, les mecs, ils se regardent tous pédaler. Moi, j'ai un groupe de potes avec qui ça se passe bien et avec qui on a envie de partager. Je trouve ça plus intéressant. Je suis moins fort qu'un tel, je suis plus fort qu'un tel. C'est anecdotique, en fait. 50 balais, qu'est-ce que je vais faire ? Là, j'ai un vlog qui va sortir sur la coupure. Et d'ailleurs, c'est génial parce que j'ai plein d'intervenants extérieurs. J'ai Pierre Roland, Steven, j'ai Flo Chabal, j'ai Laray, je ne sais pas si tu le connais, le gamin. j'ai Nicolas Fritsch qui est un ancien attrait d'ailleurs coucou à Nico ouais et en fait tous ils sont intervenus j'en ai un autre je le dis pas parce qu'il m'a pas encore envoyé sa vidéo et en fait ils sont tous intervenus sur mon truc tu vois et en fait c'est ça l'esprit on
- Speaker #0
est potes et on se fait des passes c'est chouette ouais c'est sympa aujourd'hui c'est pour ça que je t'emmène un petit peu dans cette direction là Nous, en tout cas, quand je regarde les réseaux, et malheureusement, je les regarde trop, quand je regarde les réseaux, j'ai l'impression qu'il y a plus de coachs que de triathlètes, alors que dans le monde du vélo, j'ai plus de stars que de cyclisme. Je n'ai pas l'impression qu'il y ait beaucoup de gens dans le vélo qui veulent accompagner. Il y en a quelques-uns, mais pas plus que ça. Et du coup, c'est un peu dans l'état d'esprit, je me mets en avant plutôt que je veux partager. En tout cas, c'est la façon dont je vais faire.
- Speaker #1
C'est l'époque qu'on vit. Oui. Pour toi, c'est l'époque ? C'est complètement l'époque qu'on vit. Et ce que je fais, en fait, finalement, on me voit à moi, à ma gueule, tu vois, j'ai un beau discours, mais la réalité des faits, c'est qu'au quotidien, tu vois, alors oui, je parle des gens, etc., je parle aux gens, mais c'est quand même centré sur ma personne, l'histoire, en toute honnêteté. C'est pas comme ça que je l'aperçois ton histoire Tant mieux parce que c'est pas ce que je veux envoyer comme message mais c'est quand même une réalité, les réseaux c'est ça moi, c'est que ça, et le monde dans lequel on vit c'est ça moi, moi, moi, les gens j'ai souvent, j'ai appris ça à mon fils, j'ai dit écoute, dans la vie c'est simple parle aux gens, écoute-les, pose-leur des questions demande-leur comment ils vont et tu vas voir Les gens adorent parler d'eux. Et quand tu parles à quelqu'un, enfin, quand tu écoutes quelqu'un pendant un quart d'heure, tu lui poses des questions. Qu'est-ce que tu fais ? Comment vont tes enfants ? Le mec, il parle de lui pendant un quart d'heure. Il ne te pose pas une seule question. Et à la fin, il dit, putain, le barbu, il est sympa. Mais il ne sait pas qui t'es. Il ne sait pas ce que tu fais. Mais c'est rien de toi. Mais tu l'as écouté. Et il est content, le mec. Il le trouve sympa parce que tu l'as écouté. Tu t'es intéressé à lui. Les gens... besoin qu'on s'intéresse à eux. Je le comprends, le truc. Et quand tu t'intéresses aux gens, ça t'ouvre des portes, tu les laisses parler. Je suis en train de donner tous mes tips, c'est pas bon.
- Speaker #0
Au final, c'est des tips, mais c'est tellement vrai. Comme toi, c'est simple, c'est direct, c'est franc. Par contre, c'est aussi révélateur du fait que les gens ont besoin un petit peu de liens et de contacts. Ça rejoint ce qu'on se vit sur le vélo. Il y en a de plus en plus qui viennent là pour parler d'eux, parce qu'ils ont besoin qu'on les écoute. tout simplement. En termes d'entraînement, toi, du coup, tu t'entraînes de manière free, quand tu dis que tu te fais mal à la gueule, tu te fais des trucs un petit peu cadrés ou tu te fais des trucs à l'instinct, un petit peu comme ça ?
- Speaker #1
Globalement, j'essaye de faire une séance ou deux d'intensité par semaine, où je vais faire soit des 3 minutes 3 minutes ou des trucs comme ça. Si je suis en retard au boulot aussi. Mon téléphone, ça bloque.
- Speaker #0
C'est le meilleur moyen.
- Speaker #1
Je monte les bosses à bloc. Et après, je fais beaucoup d'endurance. Mais comme je ne prépare rien de spécial, j'ai eu un entraîneur, j'ai eu un super coach pendant un an qui m'a fait pas mal progresser. Mais en fait, progresser, pourquoi ? Tu vois, il n'y a pas de...
- Speaker #0
C'est bien pour voir un peu à quelle limite je pouvais aller. J'arrive à faire 4 watts de kilo pendant 25-30 minutes. Je trouve ça déjà bien.
- Speaker #1
Ok. Et là, du coup, en termes de calendrier, tu n'as rien de planifié déjà pour 2027 ? Tu vas y aller à l'envie ? Oui.
- Speaker #0
D'habitude, je prenais mes dossards et tout, mais là, je n'ai pas envie d'aller à l'étape du tour. Je change tout le temps d'avis. À un moment, j'ai l'impression d'avoir un utérus.
- Speaker #1
Celle-là, c'est la deuxième gratos du jour.
- Speaker #0
Là, oui. peut-être la couper, je ne sais pas.
- Speaker #1
On verra. Si c'est trop border, je couperai après. D'ailleurs, juste comme ça, la pratique féminine dans le vélo, elle s'est beaucoup développée.
- Speaker #0
Putain, je vais me faire bannir. Vas-y, tu peux y aller.
- Speaker #1
Non, il ne faut pas dire ça. Il ne faut pas dire ça. Alors, je ne sais pas où tu veux aller. Toi, dans le triathlon, en tout cas, on est aux environs de 15-20%. C'est une personne sur 5 ou une personne sur 3 de temps en temps. Hier, j'étais sur le Marseille-Cassis. J'ai appris Marseille-Cassis, pour les vrais. On était deux tiers masculins, un tiers féminins. Dans le vélo, je sais que ça commence vraiment à se développer. Elles ont besoin de se faire accompagner, parce que dans un milieu aussi masculin, je ne vais pas dire misogyne, que le vélo...
- Speaker #0
Si, disons-le, disons les mots,
- Speaker #1
misogyne. Disons les mots. On est encore un petit peu un sport misogyne. Comment tu vois, toi, l'arrivée des féminines ? Et du coup, c'est quoi le point de vue barbu ? Allons-y. Elle n'était pas près de celle-là,
- Speaker #0
mais je pense qu'on peut s'asseoir. Les gens, asseyez-vous. Pour les âmes sensibles, coupez le son. J'ai pas mal de femmes que je croise et qui me disent « les cadorettes, les cadorettes » . Je dis « non, cadore » , c'est un mot basculant, terminé. Et en fait, dans la provoque, avec ma compagne, elle me dit « ah, machin, t'as regardé l'étape féminine ? » Je dis « non, elles sont nulles » . Je dis « elles sont nulles » . Je dis, je ne regarde pas, elles sont nulles. Je les tape au sprint, j'ai 50 balais. Ce qui est archi faux, parce que quand tu vois comment elles ont monté le vent toute cette année, c'est archi faux. Et en plus, je regarde, finalement, le cyclisme féminin. Et cette année, je disais à un copain, il se reconnaîtra, je ne vais pas donner son nom parce qu'il travaille dans le milieu pro cyclisme. Il m'a dit, les femmes font du vélo, les hommes font du cyclisme. C'est un peu border. Je trouve ça bien, en fait. Il faut que tout le monde... Moi, je suis pour que les gens sortent et se bougent. Parce que la réalité, c'est que c'est meilleur pour ta santé. Tu as une démarche qui est différente dans la vie quand tu sors. Hommes, femmes, c'est très bien, tant mieux. Et je me suis fait taper par un sacré nombre de nanas cette année à l'étape du Tour. Donc, je pense qu'il ne devrait même pas y avoir de clivage parce qu'hommes ou femmes, peu importe.
- Speaker #1
c'est le sportif le cyclisme la cyclisme pour moi ça n'a pas d'importance en fait je me suis bien rattrapé là la dernière branche tu l'as chopé nickel pas eu besoin de parachute parce que là j'étais en train de glisser hop nickel tu parlais de l'étape du Tour Femme et on voit des sacrées performances on peut parler du suspense qui n'est absolument plus présent à partir du moment où il y a Pogacar au départ Par contre, quand tu vois les Tours de France et les Championnats du monde féminins, tu peux te dire qu'il y a quand même eu un sacré spectacle. Oui,
- Speaker #0
bien sûr. Je n'ai pas regardé, mais c'est le mec qui se plante un couteau direct. Oui, c'est sûr. Après, je trouve qu'il y a une trop grande disparité dans le sport par cyclisme féminin. C'est-à-dire qu'il y a dix nanas hyper fortes. Et après, tu as les nanas qui sont complètement à la race. Il y a une immense disparité. En fait, les niveaux sont très, très différents. Ce qui est moins le cas chez les hommes.
- Speaker #1
Oui, c'est structurel aussi. Il faut laisser le temps au temps de faire les choses. Oui,
- Speaker #0
bien sûr.
- Speaker #1
C'est assez récent. Je pense que l'aspect financier, parce que quand on voit les gains féminins et les gains masculins, ce n'est pas encore à la hauteur. Donc, il ne peut pas y avoir le même investissement. Par contre, en termes de performance, c'est vrai qu'il y a un peloton assez réduit et que la densité est assez importante vers le haut. Quand on voit Demi Vellering ou Pauline, quand elles sont au top, c'est des nanas, elles sont incroyables sur un vélo. Ah ouais,
- Speaker #0
non mais tu vois comment elles ont monté le Ventoux, là, cette année ? Ah ouais, non mais c'est bluffant. C'est très, très impressionnant. Surtout, je ne sais pas si tu as déjà monté le Ventoux, mais...
- Speaker #1
Si, je l'ai monté plus d'une trentaine, mais c'est une montagne qui est incroyable quand on voit les allures.
- Speaker #0
Je déteste, je déteste le Ventoux. Bédouin, là, putain. Tu prends par l'autre côté, tu prends par saut, t'as l'impression que t'es un champion.
- Speaker #1
Ouais, c'est ça.
- Speaker #0
Et tu prends par bédouin, tu te rappelles à quel point t'es mauvais.
- Speaker #1
Et quand tu fais les cinglés, même par saut, des fois à la fin, tu arrives à trouver ça dur.
- Speaker #0
C'est pas les cinglés du Ventoux, c'est les abrutis du Ventoux. Il faut être con pour faire ça. C'est comme faire l'étape du tour. Ça n'a aucun sens. Jamais je ferai ce truc-là.
- Speaker #1
Petite dédicace. Marvin, t'as écouté ce qu'il a dit ? Faire l'étape, ça n'a aucun intérêt. On est bien d'accord. 16 000 sur un 5 mm, j'ai l'impression que plus c'est dur, et plus les gens vont se jeter dessus. Mais par contre, je pense qu'il doit y avoir un déchet incroyable. Je n'ai même pas regardé les stats cette année. J'étais aux Deux Alpes le jour où on s'est croisés, d'ailleurs, quand tu faisais la reco les jours d'avant. Mais je me demande quel est le pourcentage des finishers sur les 16 000 au départ.
- Speaker #0
En fait, ils ont rallongé le temps pour qu'il y en ait plus que prévu.
- Speaker #1
Oui, c'est ça, on est bien d'accord.
- Speaker #0
Ils ont rallongé les délais parce que sinon, ça ne passait pas. Sinon, tu avais, je pense, 50 % des gens qui étaient arrivés dans les délais. Mais t'as des mecs, ils y vont avec des sacoches et ils ont des godasses de... Ils ont des baskets aux pieds. Qu'est-ce que tu veux faire ? Ah bah, je vais aller faire l'étape du tour. Je me suis lancé un grand challenge. Mais sois pas con, tu vas mourir, quoi.
- Speaker #1
Ils ont pas compris. Ils disent souvent, là où ils allaient, les chiffres sont tellement énormes qu'ils veulent même plus rien dire pour eux, en fait. 5 000 de D+, c'est beaucoup. Oui, ça n'a plus de sens.
- Speaker #0
Après, ils raconteront ça à Noël. Tonton Jean-Michel, tu vois. Ah bah, j'ai fait l'étape du tour. C'est ça, l'idée, en fait. Et comme les mecs, ils se lancent sur un IRONMAN. Je vais aller faire un IRONMAN. Prends ton dossard à 800 balles déjà pour commencer.
- Speaker #1
Neuf.
- Speaker #0
Mais de mieux en mieux.
- Speaker #1
Oui, il y a de l'inflation.
- Speaker #0
C'est ça. Et puis, lance-toi sur un truc qui va te détruire le corps pour l'année à venir. OK. Pourquoi pas. Très bien. Sors de chez toi, c'est déjà pas mal finalement. Si ça te fait sortir de chez toi, pas bien. Mais... Enfin bon. En fait, c'est les organisateurs qui sont ablamés sur ce coup-là. Tu mets n'importe qui à faire ces trucs-là, je trouve qu'il y a un réel danger.
- Speaker #1
Alors, je suis d'accord et pas d'accord. C'est mon rôle tout le temps, ça. Je suis d'accord sur le fait qu'il y ait de plus en plus de gens qui se jettent à corps perdu dans des défis dont ils n'ont pas complètement pris la mesure. Par contre, est-ce que ce sont les organisateurs qui sont ablamés, dans le sens où eux, ils proposent un service, au tarif discutable, mais au tarif qu'ils proposent ? Et les trucs sont pleins. Est-ce que ce sont vraiment les organisateurs qui sont à blâmer ou pas ? Non,
- Speaker #0
mais c'est un business. C'est un business. Et puis, en fait, il y a tout ce monde du challenge, du machin, du dépassement de soi, etc. qui est vachement relayé par les réseaux.
- Speaker #1
Mais carrément.
- Speaker #0
Donc oui, est-ce que si je crée la cyclo du barbu avec 8000 2D+, j'aurai du monde ?
- Speaker #1
Demain, on sera tous là.
- Speaker #0
C'est possible. Moi, je le ferai dans la bagnole. Je vous regarderai, les gars.
- Speaker #1
Oui, mais ce n'est pas grave si toi, tu ne le fais pas. Au final, les gens sont motivés pour venir s'identifier à un truc. C'est ça, en fait. C'est un problème d'identification. Donc, la cyclo-barbu, c'est quand la date l'année prochaine ?
- Speaker #0
Je ne sais pas ces trucs-là. Attends, on va popper la préfecture et tout.
- Speaker #1
Ah ça, c'est bien. Gros big up aux organisateurs qui ne sont pas professionnels. Ah ouais, chapeau. C'est un vrai sacerdoce. J'imagine que c'est de plus en plus compliqué.
- Speaker #0
Là, je vais aller sur les IRONMAN. Déjà, je vois, parce que je connais bien l'organisation, je connais bien Steven. Je vois ce que ça représente en termes d'implication et tout. Il y a des gens qui gueulent. Ouais, machin, je n'ai pas eu. Il n'y avait pas de 4K. Non, ça va. Tu vois l'investissement que chacun met là-dedans. Waouh ! les emmerdes, trouver le lieu, trouver le machin. C'est un chapeau, les mecs. Bravo.
- Speaker #1
C'est un vrai sacerdoce. Effectivement, on peut leur taper dessus. Je ne tape pas sur les grosses organisations, mais je vais appeler ça sur les semi-pros. Parce que quand on est professionnel, quand on gagne des grosses sommes comme ASO, ou d'ailleurs, ce n'est plus ASO, je crois, sur l'étape du tour, mais sur des grosses orgues, tu as des gens qui sont dédiés à ça et qui ne font que ça. Par contre, quand tu es juste responsable d'un club que tu veux organiser, même une course Ufolep, aujourd'hui, c'est... C'est carrément des gros, gros soucis. Sur la petite course du village, il te faut un an d'autorisation. Tu bloques la circulation, les gens viennent râler parce que le dimanche après-midi, ils ne peuvent pas rentrer chez eux. C'est un vrai, vrai souci. L'avenir du cyclisme, du coup, pour toi, en 2027 et après, il est beau, il n'est pas beau, il est drôle, il n'est pas drôle ? Ah, je t'ai perdu. T'es là ? Ah, le barbu, il a fait une sortie de route ? Ah, il est revenu.
- Speaker #0
Ok, excuse-moi.
- Speaker #1
Pas grave, tu as été pris dans la bordure.
- Speaker #0
C'est ça. J'étais dans la chute.
- Speaker #1
Chute à l'arrière du peloton. 2027 et après, dans le cyclisme et de la façon dont ça se présente, tu penses que ça va être rigolo ou pas les années qui viennent ?
- Speaker #0
Je pars du principe que si t'as le sourire, tout est rigolo. Je veux dire, la période est morose à plein d'égards, c'est sûr. Mais quand il fait dégueulasse, si tu décides que dans ta tronche il fait beau, il n'y a rien qui peut t'arrêter en fait. Comment tu veux vivre ta vie ? C'est ça la question. De quoi t'as envie ? Est-ce que t'as envie de faire la gueule ? Tu veux mourir un jour où tu fais la gueule ? Fais jamais la gueule. Sois heureux. Moi, c'est comme ça que je vois les choses.
- Speaker #1
J'adore. S'il y avait beaucoup de gens qui pouvaient t'écouter, ça serait super.
- Speaker #0
Et puis pour eux, surtout. Pour eux. Pour eux. Parce que sortir de chez toi, ils te flottent et machin, et avoir le sourire, et avoir envie de rigoler tout le temps. Je n'ai pas toujours été comme ça. En tout cas, j'ai compris qu'en faisant ça, ma vie allait être plus belle. C'est sûr.
- Speaker #1
Ce n'est pas parce que tu te fais taper sur les doigts que tu ne peux pas le faire avec le sourire.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Ok. J'adore. Cool. J'avais deux, trois petites questions. Tu préfères, pour agrémenter un peu le truc, je voudrais juste savoir où est-ce qu'on va avec Benoit. Tu as deux petites minutes où il faut que tu réfléchisses zéro seconde à peu près, ton temps de réflexion autorisé.
- Speaker #0
C'est tout à fait dans mes capacités.
- Speaker #1
Bon, nickel. Tu préfères un vélo à 12 000 ou des jambons à 400 watts ?
- Speaker #0
Un vélo à 12 000.
- Speaker #1
Forcément, personne ne choisirait ça. Tu préfères une sortie de 5h sans GPS ou une heure avec tous les coms du coin ?
- Speaker #0
Une sortie sans GPS.
- Speaker #1
Yes.
- Speaker #0
Sans hésitation.
- Speaker #1
Il n'y a plus personne qui sort sans GPS. Aujourd'hui, si tu n'as pas de batterie, tu ne sors plus.
- Speaker #0
Je préfère faire 5h avec mes potes que d'aller taper le com de ma rue. Je n'en ai rien à cirer.
- Speaker #1
Très bien. Tu préfères rouler avec un triathlète qui te parle d'athlétique ou avec un cyclisme qui te parle de sa dernière FTP ?
- Speaker #0
Dans les deux cas, je n'écouterai pas. Peu importe. Je dirais oui, oui.
- Speaker #1
Bien.
- Speaker #0
Je dirais oui, oui.
- Speaker #1
Oui, oui, d'accord, ok. Je ne sais pas si ça t'est déjà arrivé. Tu préfères un sponsor qui paye, mais qui ne te demande absolument rien, ou tu préfères vraiment zéro sponsor pour être libre à 100% ?
- Speaker #0
Tu vois, je suis un peu à la croix des chemins en ce moment. Un mec qui paye, et un mec, je dis n'importe quoi, un mec qui me paye pour que, une marque de fringues qui me paye, et j'en porte d'autres, et ils s'en foutent. Ça, je suis le preneur. Ça, je suis preneur. À partir du moment où il me laisse faire... Ça n'a pas courir. Mais franchement, celui qui aura les couilles de me sponsoriser, je pense qu'il fera un très bon calcul.
- Speaker #1
Ok. Petit appel à la commune, d'ailleurs, au cas où...
- Speaker #0
Pas du tout. Ouais, pas du tout, je m'en fous. Comme je t'ai dit, j'ai deux boulots, donc je n'ai pas besoin de sponsor, et tant mieux. Mais celui qui aura les coronesses de me sponsoriser, je pense qu'il fera un très bon calcul. Mais il n'aura pas beaucoup de pubs.
- Speaker #1
Mais souvent, la meilleure pub, c'est celle-là. C'est celle qu'on ne veut pas, qui n'est pas calculée et qui est la plus naturelle.
- Speaker #0
Certainement.
- Speaker #1
Tu préfères gagner une Chiclo ou faire une vidéo avec des millions et des millions de vues ?
- Speaker #0
Ni un ni l'autre, je m'en fous.
- Speaker #1
Tu m'en fous. Celle-là aussi, c'est pareil. J'avais la réponse, mais je voulais la voir.
- Speaker #0
Non, je n'en ai rien à cirer dans les deux cas.
- Speaker #1
Tu as le choix pour une sortie dimanche prochain du gravel en sandales ou une sortie en contre-la-montre avec le casque et la combinaison aéro ?
- Speaker #0
Ah là là ! Je suis obligé de choisir. Je ne peux pas... Je suis obligé de choisir entre deux trucs qui m'emmerdent, quoi.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
La combinaison, parce que je suis quand même affûté.
- Speaker #1
Ah, ça, c'est bon, ça. OK, nickel. La dernière, vraiment, celle-là, c'est pareil. Je connais la réponse, déjà. Tu préfères arrêter de faire des vidéos ou tu préfères arrêter de faire du vélo ?
- Speaker #0
Arrêter de faire des vidéos, ça s'en fout.
- Speaker #1
Ah oui,
- Speaker #0
ça s'en fout.
- Speaker #1
Bon. Nous, tout ce qu'on espère, en tout cas, c'est que tu ne vas ni arrêter de faire du vélo et encore moins arrêter de faire des vidéos. le plus de sourire et le plus de bonne humeur possible merci beaucoup monsieur Benoit franchement merci à toi c'était hyper cool comme échange j'adore ta casquette c'est la meilleure je te donnerai l'adresse j'ai le lien pour la commander je la mettrai dans les commentaires merci beaucoup en plus tu as des super tenues donc voilà si jamais il y a des gens qui veulent s'habiller en champion du monde On saura les reconnaître.
- Speaker #0
J'en ai plus. Il faut que j'en refasse.
- Speaker #1
Il faut en refaire.
- Speaker #0
Ça prend un temps. Il faut envoyer les trucs. Mais tu en as une, toi ?
- Speaker #1
Il n'y a pas tenue triple XL version raclette.
- Speaker #0
Bien sûr que si.
- Speaker #1
À la prochaine.
- Speaker #0
Je vais t'envoyer un t-shirt qu'adore.
- Speaker #1
Avec grand plaisir. Avec grand plaisir. C'est cool.
- Speaker #0
Mika, ça a été un plaisir. Merci beaucoup. Merci à toi. On n'a pas beaucoup parlé de toi. Tu m'as bien eu.
- Speaker #1
j'ai essayé je suis plutôt fort pour faire parler les gens t'as été très bon bravo c'est cool merci beaucoup Benoit merci beaucoup Barbu et j'espère vraiment sincèrement que tu vas continuer à être le soleil un peu de ce réseau parce que sur les réseaux les gens qui se prennent trop au sérieux ils sont... merci c'est adorable bah écoute très sincère c'est adorable merci beaucoup à très très bientôt merci pour tout et puis à bientôt bonne coupure raclette à tout le monde ouais ce sera pas mon cas
- Speaker #2
Il prend les gouttes de Bernard, il est fatigué, il prend les gouttes de Bernard, ça va mieux, voyez, un coup de pédale, un sourire bien poli, et l'on grimpe l'école comme on monte à Paris. Dans le bist...