- Clément
Merci.
- Mika
Allez, bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur ce nouvel épisode du Tri Bandits. J'espère que vous avez bien suivi les derniers épisodes et que vous avez un petit peu envie de suivre la suite. Mais aujourd'hui, je vais sortir un petit peu des sentiers battus et je remercie d'avance mon invité. Je me demande toujours si c'est quelqu'un qui veut du bien au triathlète ou pas. Mais bonjour Clément, merci beaucoup d'être avec nous. Comment ça va aujourd'hui ?
- Clément
Salut Mika, ça va super bien. Il fait un peu frais là où je suis en ce moment avec pas mal de pluie, mais sinon en pleine forme. Du coup ça donne pas mal de temps pour réfléchir à des nouvelles courses et des nouveaux...
- Mika
non faut arrêter parce que quand tu nous sors des trucs à chaque fois je me dis mais comment il va me chercher tout ça donc nous on se connait un petit peu je te connais un petit peu j'ai l'habitude de dire que j'aime pas quand on me demande de me présenter mais t'es un petit bonhomme secret j'ai beau faire mon enquêteur j'ai pas trouvé trop d'infos donc je vais faire quelque chose que je déteste est-ce que ça t'ennuierait de te présenter rapidement en quelques minutes pour que les gens sachent à qui j'ai envie de poser des questions
- Clément
Ouais, aucun souci. En fait, pour la faire courte, j'ai 32 ans, je suis organisateur d'événements sportifs, j'ai une société avec ma femme qui s'appelle Céline, avec qui on réfléchit, et souvent c'est elle qui a les idées les plus sadiques.
- Mika
On le note pour plus tard.
- Clément
On le note pour plus tard. Et en fait, moi du coup, j'ai... J'ai démarré ça il y a 10 ans maintenant avec elle et avant je travaillais dans une boutique de milieu spécialisé triathlon, trail, tout ça. Et j'ai été ensuite repéré et embauché par Salomon. Ensuite j'ai fait une plage un peu chez New Balance où je verrais les événements, les tests produits, le développement, tout ça. Et puis en fait j'ai eu envie... de lancer mes propres événements avec nos propres idées. Et donc, du coup, ça fait maintenant 10 ans qu'on organise ça. On a une saison qui se découpe, on va dire, en 3 périodes, avec la première partie de saison qui est un festival de films qu'on fait avec un ami qui est Thibaut Baronian. Donc on a une tournée d'une quarantaine de dates en France avec le Traif et son cinéma. Et après, on a une deuxième partie de saison avec des événements en physique. donc de avril à juillet du coup maintenant, où t'en as rien, et puis après septembre, octobre, et novembre, on essaye le novembre-décembre de se poser un peu.
- Mika
Ouais, on essaye, on essaye, ok. Et nous on se connecte, parce que moi je te cours après depuis le triathlon des Pyrénées l'année dernière, donc entre autres dans tes événements tu organises le triathlon... des Pyrénées, le magnifique triathlon des Pyrénées qui est une des épreuves les plus jolies mais pas les plus faciles que j'ai eu l'occasion de voir. Et le lendemain, sur le retour du triathlon des Pyrénées, j'ai vu un petit pop-up arriver sur Insta et je me suis dit qu'est-ce que c'est ? avec ce trafic-là. Et donc, il y a une étape du circuit du Northman, du X-Tree, qui débarque en France, le Ascent, et donc je ne sais pas lequel des deux cerveaux les plus perturbés entre toi et Céline nous a pondu cette affaire, mais est-ce que tu peux nous donner un petit peu l'ADN et la genèse de cette affaire, puisque c'est vraiment incroyable.
- Clément
Honnêtement, je pense que ça a été comme un accord avec Céline, on a eu à peu près tous les deux la même idée. Franchement, sur ça, c'est à peu près...
- Mika
Vous étiez en phase.
- Clément
En fait, on était très en phase là-dessus. En fait, le tri des Pyrénées, ça va faire 5 ans, en 2026, que l'événement est lancé. Et en fait, pour les 5 ans, on s'était dit qu'on voulait faire une année un peu marquante, comme une année anniversaire. Et en fait, on s'était dit que ce serait cool de faire un XXL au Tris des Pyrénées. Donc tu parlais du duel qui est déjà assez dur. On disait qu'en fait, on voulait faire une épreuve quand même assez dure, assez compliquée et assez mythique. donc j'ai dit à Céline c'est cool mais si on veut faire ça pourquoi pas se rapprocher de Xtree et proposer le XXL sous format Xtree donc c'est ce qu'on a fait on a contacté Xtree, Stuart qui gère la franchise on lui a présenté le projet on lui a proposé tout ça il nous a dit franchement super le projet est top tout ça sauf que nous Xtree c'est une seule course donc il n'y a pas de M, il n'y a pas de S, il n'y a pas de XS il n'y a que le X-Tree. Et là, on s'est regardé avec Sylvain, on a dit, le TRI des Pyrénées, quand même, on l'a lancé, on a démarré il y a 4 ans avant, enfin, même là, c'était 3 ans, parce qu'on a démarré 2 ans avant, les 5 ans, pour travailler sur le projet, et on s'est dit, si on lâche tout, c'est pas top. Et donc, on s'est dit, deuxième solution. on fait une autre épreuve. Et donc, du coup, on a réfléchi sans enquêter sur le tri des Pyrénées. Et on s'est dit, tiens, qu'est-ce qu'on fait ? Donc, du coup, on a dit, où est-ce qu'on veut arriver ? Et en fait, on a tracé le parcours en sens inverse.
- Mika
Ah, excellent. Parce que du coup, on va rentrer un peu, on va mettre les mains dedans, parce que le X-Tree, ça fait quand même un petit peu partie du pourquoi on est là tous les deux ce matin. Donc, le X-Tree, c'est quand même pas le circuit traditionnel. On sort complètement des sentiers battus. Pour ceux qui connaissent le... nordman si on a qui font du tri connaissent pas le nordman je voulais se creuser un tout petit peu mais c'est l'origine et donc c'est un triathlon qui pour moi prend tous les éléments ensemble de ce qui manque aujourd'hui dans le triathlon labellisé donc t'es pas tout seul tu es un petit peu au retour de l'origine du sport c'est un vrai challenge parce que tu peux pas t'inscrire par hasard sur un circuit XT faut être un peu prêt à la fois physiquement et mentalement et puis tu nous offres là un des bijoux en France parce qu'au niveau des parcours que ce soit à pied ou en vélo c'est juste magnifique qu'est-ce qui t'a emmené dans les Pyrénées et le XT qu'est-ce qui s'est passé avec le XT Merci.
- Clément
En fait, comme je disais, nous, on a calculé le parcours à l'envers quand on l'a imaginé. Et donc, pour nous, les Pyrénées, quelque chose de magique, c'est le pic du Midi. Moi, je suis tout le temps dans les Pyrénées. On a l'épreuve, comme tu dis, des triathlons des Pyrénées. On a le défi du porté. Là, on a une nouvelle épreuve vélo qui s'appelle Peak to Wave, qui va traverser les Pyrénées. Et donc, du coup... Je voulais vraiment mettre en avant ça et dire d'un côté qu'il n'y a pas que les Alpes qui peuvent faire des super épreuves. Attention, là je prends des risques.
- Mika
Non, il n'y a pas de concurrence, vous faites la même chose, mais vous offrez des trucs.
- Clément
Et donc du coup on s'est dit, pique du midi, qu'est-ce qu'on veut faire ? On veut un parcours à la fois important, à la fois dur, à la fois beau. On sait qu'on peut avoir tout ça dans les Pyrénées. Donc du coup on s'est dit, vas-y, go, on y va, on trace les plus beaux cols. On ne peut pas tout prendre à vélo, sinon ce serait beaucoup trop long et beaucoup trop dur. Du coup, on a quand même des cols mythiques, le col d'Aspens, Val d'Oron-Azay, col de Péressour, port de Balaise. On a un vrai 5000 en vélo. à 4.900 et quelques. Donc ça, c'est cool.
- Mika
La petite TVA, quoi.
- Clément
Et on a 3.000 à pied, quoi. On a un 8.000, quoi.
- Mika
C'est un vrai 8.000. Ça faisait partie du cahier des charges du XTRI, un peu, tout ça, ou pas ?
- Clément
Non, ça ne fait pas partie du cahier des charges du XTRI. Alors, tu sais, sur le Norseman, on le dit souvent qu'il est un des plus durs. Mais je ne veux pas être médisant en disant ça, mais en fait, il est... il n'est pas plus compliqué que certains parcours vélo qu'on connait nous en France parce qu'en fait ils ont 180 et ils ont 2000, 2900 en fait ils ont deux grandes bosses c'est des cols qui sont très très longs, ça fait 20 km souvent 20 à 30 km les montées mais en fait il y a beaucoup de gens qui le font en vélo de chrono, nous on y était cette année on a eu beaucoup de vélos de chrono, beaucoup de roules anticulaires en fait moi j'ai été assez étonné la personne moi qui va venir sur Ascend en vélo de chrono, roules anticulaires Merci.
- Mika
je lui offre deux médailles je lui offre une médaille spécifique vélo parce que c'est monstrueux ouais parce que il y a quand même une petite particularité je suis désolé je me permets de te couper donc pour ceux qui ne sont pas encore intéressés à la Scent tu nous parles d'un vrai 5000 donc on va dire 4009 par contre ce qu'il faut dire aussi et c'est là où ça devient terrible, c'est que sur les 70-75 premiers kilomètres, t'es sur un ratio dénivelé, t'es sur une portion relativement roulante.
- Clément
Extrêmement roulante.
- Mika
Il veut dire que les 4000 qui restent de dénivelé, tu les prends que sur 110 bornes. Et là, du coup, la sauce, elle devient un tout petit peu plus piquante. Et puis, il y a l'heure de départ qui va faire que. Donc, on va commencer les ascensions au moment où la journée devrait, s'il tout se passe bien, parce que il peut tomber de la neige, mais il peut aussi tomber des gros rayons de soleil. On va commencer les ascensions au moment où il va faire pas froid. Donc, ouais, c'est des vraies, vraies difficultés, quoi.
- Clément
Ouais, ouais, ouais. On a calculé, en fait, pour que, en fait, les premiers kilomètres, les 70 premiers kilomètres se fassent plutôt L'autre. tranquillement parce que comme tu l'as dit le départ il est à 3h du matin pour la partie natation donc les premiers vont sortir aux alentours des 4h pour la partie vélo et on a calculé pour que les premiers aient levé de soleil au port de Balaise en haut Donc normalement, s'il fait beau, ça devrait être magnifique.
- Mika
S'il fait beau.
- Clément
Ah oui, ça, la météo, tu ne le maîtrises pas.
- Mika
Et ça va faire partie des challenges à préparer d'ailleurs, parce qu'il faut se préparer à la chaleur, mais tu peux te préparer aussi à faire le truc en long avec de la neige au sommet, peut-être des amplitudes.
- Clément
Tu parlais de la difficulté du Norseman, c'est clairement ça. La météo, nous, tu vois, on y était cette année, en bas dans la vallée, l'eau était à 17 degrés. 7,8 donc une température qu'on peut connaître en France il devait faire 10 degrés à peu près, la journée il a fait 25 mais par contre quand tu montes au Ghost at Open il faisait 4 degrés, un vent de la pluie c'est un carnage, sur les 300 derniers mètres les athlètes ne voyaient pas 20 mètres donc la météo est un facteur hyper important dans une préparation et surtout dans la réflexion de comment je vais préparer ma course et qu'est-ce que je vais mettre et qu'est-ce que je vais emmener pendant ma course et c'est là où comme tu le disais sur Xtree on a l'avantage d'avoir un crew qui est obligatoire. Nous, c'est minimum deux personnes qui t'accompagnent sur la partie vélo. Donc, imagine, tu as hyper froid sur les 70 premiers kilomètres. Ils t'attendent en bas, ils te filent une veste, tu te réchauffes sur la montée, ils t'attendent en haut, tu t'enlèves d'une veste, tu repars. Et ça, c'est vraiment hyper important de réfléchir avec son équipe.
- Mika
Ok. Oui, ça fait vraiment partie. Ce n'est pas que le jour J. La course ne commence pas le jour J. Tu as la préparation, certes physique, mais tu as aussi la logistique à anticiper entre les jours de météo. Et à 24-48 heures d'intervalle, tu peux te retrouver avec deux courses complètement différentes. ok cool et après par contre sur le parcours à pied donc sur le circuit extreme manière générale c'est un petit peu du trail mais c'est du trail on à la fois que ce soit sur north man ou sur le haïkon le haïkon en italie par par exemple, c'est assez plat sur les premiers kilomètres et c'est relativement bosselé, dénivelé après, là c'est pareil, tu nous as pondu un truc le 2008...
- Clément
J'ai modifié un peu le parcours là Ah,
- Mika
mais dis-moi tu l'as rendu plus dur ou plus facile ?
- Clément
Honnêtement, je ne sais pas trop Personnellement je ne sais pas trop, mais dis donc t'as les 16 premiers kilomètres, ils sont clairement roulants, ça va courir, clairement ça va courir. En fait tu vas poser ton vélo à Payolles, dans la vallée de Campan, et tu vas descendre en courant jusqu'à Campan, pour ensuite attaquer la montée. jusqu'au pic du Midi. Et donc, du coup, la première partie, elle va être à moitié route, à moitié chemin. Et du coup, ça va clairement courir jusqu'au 16ème kilomètre à Campan. Et à partir du 20ème, c'est là où t'es obligé d'avoir l'assistance. Colle de la Courade, c'est parti.
- Mika
Oui, parce que quand tu dis sur les 16 premiers kilomètres, ça va courir, c'est inclus le fait que après les 16 kilomètres, ça va plus courir. Un peu moins.
- Clément
Ça dépend de ton état de forme, déjà. Ça dépend de ton niveau. Parce qu'honnêtement, moi, personnellement, si je fais la course, je ne cours plus à partir du 16e. Du moins, en montée, il y a une descente où tu peux courir. Et après, c'est de la haute montagne. J'ai calculé.
- Mika
On est sur un ratio de dénivelé quasiment comme sur de l'UTMB. En termes de distance dénivelé, c'est ça ?
- Clément
Hum hum. Oui, complètement. On est en train de bosser sur un projet avec un ami sur un trail. Le parcours, avec le ratio dénivelé, est à peu près le même sur un 35 km. Et là, il y en a 43. Mais vous n'avez fait que 2-3 épreuves avant.
- Mika
Oui,
- Clément
accessoirement. On a essayé de prendre quelque chose de hyper sympa, hyper agréable. Par contre, s'il fait beau, vous allez en prendre plein les yeux.
- Mika
en plus de plein légende, mais par contre s'il fait pas beau ça peut être vite un autre dossier.
- Clément
Ça va être un vrai défi. Ouais,
- Mika
ouais.
- Clément
C'est sûr, ouais.
- Mika
Au niveau technicité, toi qui du coup as l'habitude un peu par rapport au trail, tu le classes comment ? C'est très très technique que ce soit dans les montées ou dans les descentes ? Non,
- Clément
non, non, clairement pour moi je le classe pas dans du technique.
- Mika
Ok.
- Clément
j'ai essayé de faire un parcours accessible on va dire au triathlète c'est méchant ce que je vais dire mais pour connaître les deux univers, moi j'étais le week-end dernier du côté de l'Argentine sur le trail Bayutembe à Bariloche il y a des descentes qui étaient vraiment techniques et des singles qui t'avais l'impression que c'était plat sur le profil mais en fait tu as des cailloux dans tous les sens, des trucs et tout ça. Nous, ce n'est pas ce qu'on a voulu là. Là, on a voulu vraiment un parcours qui allait proposer aux athlètes, même s'ils sont dans le dur et pas bien, ils vont quand même pouvoir avancer et ne pas perdre trop de temps. Donc, je ne le classerai pas dans du technique, je le classe dans du dur, ça c'est sûr. Il y a des portions très raides. Clairement, pour moi, là où il faut faire attention, C'est la deuxième grosse montée qui va vous attendre sur la partie course à pied. La compte de 200 cours pour monter au pic. Elle est courte, je crois qu'elle fait 4 km, même pas, 3 km. Je crois qu'il y a 800 de plus. Puis c'est bien parce qu'elle est au 33ème kilomètre, je crois, ou au 32ème kilomètre.
- Mika
Au moment où t'es bien, quoi.
- Clément
Exactement. Tu prends un petit vélo en bas. Il y a un point d'eau que je vous ai pointé pour vous recharger en eau. Et là, tu attaques. C'est parti.
- Mika
Et donc, pour en revenir à ma question du début, tu as des problèmes avec les gens ou non ? Qu'est-ce qui se passe ? Tu veux du mal à des personnes ? Tu vises quelqu'un en particulier en faisant ça ?
- Clément
T'es sûr que je ne vise personne ? Moi, personnellement, j'adore ça et je me... me régale aussi et honnêtement j'ai fait les recours, j'ai fait les parcours, donc je me veux du mal aussi des fois je me dis.
- Mika
Et ça, vive l'expérience de l'intérieur, c'est magique. Est-ce que tu, alors c'est peut-être dévoiler un peu des secrets de cuisine, mais vous avez calculé un peu déjà des barrières un petit peu entre les premiers et les derniers, tu as une idée du temps sur lequel ça risque de se gagner ou pas ?
- Clément
Honnêtement, on l'a calculé. Après, c'est une première. On a pondu pour toutes nos épreuves ce qu'on appelle un timetable où on estime le temps des premiers et le temps des derniers. Ça nous permet aussi pour nous de préparer pour la préfecture les autorisations, les arrêter, dire aux bénévoles qu'il faut être là à telle heure. C'est hyper important. Là, comme ça, je ne l'ai pas sous les yeux, mais je dirais que... si les premiers ça se gagne en 12h 11-12h ça sera beau c'est des costauds j'ai déjà des noms qui sont inscrits qui sont très costauds donc on a un suisse qu'on a rencontré au Norseman cette année qui s'inscrit il a clairement les capacités pour gagner Merci. Il a gagné le Swissman, je crois. Il a gagné le Canadaman aussi. Et au Norseman, je crois qu'il fait 4 là. Donc, je pense qu'il a des vrais potentiels.
- Mika
Pour les épreuves extrêmes, il sera présent.
- Clément
Ouais.
- Mika
Là, du coup, en termes d'inscrits, vous êtes quasiment plein, je crois.
- Clément
Normalement, on est pompé.
- Mika
Ah ! Normalement.
- Clément
Pour une première, on a reçu... En fait, il y a un groupe des organisateurs du coup, Xtree. Et on échange sur les événements, sur les idées, sur les protocoles, sur tout ça. Et là, on a reçu un message en disant « Putain, Asen, c'est déjà complet, première année, comme vous avez fait, bravo. » Je dis « Bah, on sait pas, en fait. Nous, on n'a pas fait grand-chose, en fait. Il y a une communauté Xtree qui est dingue, en fait. Donc, ils sont au top et comme tu disais, c'est pas un triathlon classique. C'est vraiment une famille X-Tree. Et même les athlètes entre eux, pour être allé vivre le Norseman cette année, les gens sont vraiment à discuter, à prendre du temps. Il y a des apéros qui sont prévus tous ensemble. Nous, on prévoit un grand buffet à la fin où tout le monde peut discuter. On va faire des petits morning swims, des trucs comme ça. Donc l'idée, c'est vraiment de créer une famille. Donc en fait, les gens se connaissent et donc les gens suivent les étapes. Et du coup, normalement, dans la règle X-Tree, le cahier des charges, c'est 250 athlètes. La course, ce n'est pas un athlète de plus. Ils peuvent avoir des dérogations jusqu'à 300. Du coup, nous, on est sur une dérogation à 300 et du coup, je crois qu'il nous reste 12 dossards pour aller chercher les 300.
- Mika
Ce qui est énorme, comme tu dis, pour une première et pour un triathlon de ce calibre-là.
- Clément
Oui, complètement.
- Mika
Et du coup, tu as une répartition en tête entre Français et étrangers ou pas du tout ?
- Clément
Ouais, on a 35 nationalités sur l'événement. Des Australiens, des gens de Guatemala, de l'Argentine, des Chinois. Il y a toute l'Europe presque qui est là. Donc ça c'est fou. On a des Canadiens, il y a des Suisses, des Italiens, des Espagnols. Enfin voilà, il y a 35 nationalités. Il y a de la Nouvelle-Zélande aussi. Ouais, c'est ouf. Afrique du Sud aussi.
- Mika
T'as dû halluciner quand tu voyais les inscriptions tomber.
- Clément
Mais alors moi je vais te dire ce qui m'a fait le plus halluciner, quand j'ai vu Guatemala. Moi je travaille sur un projet avec Thibaut là, sur le Guatemala, pour un projet off, et quand j'ai vu ça j'ai dit, énorme, trop bien, je vais pouvoir parler avec lui de ça. Mais du coup ouais, Guatemala, Australie. Australie, tu vois, Australie, Nouvelle-Zélande. On est à 25 heures d'avion. les mecs qui vont prendre le temps pour venir faire une course en France comme ça puis enfin c'est hyper comment dire pas gratifiant mais presque parce que les mecs qui en fait c'est clairement c'est une course qui n'a pas de de background donc en fait les gens ils nous font hyper confiance directe donc tu vois on se met une pression nous clairement sur ça où on veut que ce soit mais parfait parfait qu'il n'y ait pas qu'il y a rien à redire et que les gens prennent du... enfin qu'ils se régalent quoi clairement
- Mika
Alors les gourmets, les gourmets, vous allez vous régaler. S'il y en a qui ne sont pas prêts, il est toujours temps, mais il va falloir déjà commencer un peu à taper dedans, parce que finalement, c'est demain.
- Clément
Il faut aller faire un peu de dépuce.
- Mika
Il faut commencer. Et toi, du coup, en termes d'organisation, j'imagine que tu nous as dit tout à l'heure que c'était un projet qui avait deux ans on se l'était déjà un petit peu dit tous les deux c'est quoi les plus gros défis que t'as rencontré toi en tant qu'organisateur pour présenter ce genre de truc là en France je J'ai une admiration sans nom pour les triathlètes qui vont finir à Sainte. Mais alors pour un monsieur comme toi qui organise, et en France franchement, pour avoir organisé une toute petite course, deux ans d'affilée, je me suis dit, des noeuds au cerveau comme jamais, pour présenter un projet à Sainte à des gens comme tu peux rencontrer, c'est quoi pour toi les plus gros défis ?
- Clément
Les plus gros défis c'est de convaincre les municipalités, on va dire. On a eu la chance de rencontrer des personnes très passionnées sur les villes où on est allé. Donc le départ est à Lourdes. Le service technique, le service vie sportive, sport et les lieux au sport, c'est des gens qui sont passionnés par le sport. Donc en fait quand tu parles avec des gens comme ça, c'est trop cool. Mais après, il faut les convaincre en leur disant « Ok les gars, c'est une course X-Tree, ça reste pas connu en France, il n'y en a pas, il faut nous faire confiance, on vous dit que ça va être complet, on vous dit qu'il va y avoir du monde de plusieurs nationalités, on dit que ça va ramener du monde, on dit qu'il y aura de l'image. » En fait, quand tu présentes ton projet, tu le présentes en mode, toi comme tu l'imagines, au max. Il faut qu'ils te fassent confiance. Et alors là, le fait qu'on soit complet avant, qu'on ait ces 35 nationalités, c'est hyper gratifiant parce qu'on leur dit, regardez, là, on a les résultats. On peut vous le montrer. Donc, c'est top. Et puis, la ville, ils ont été hyper facilitateurs, surtout.
- Mika
donc du coup c'est cool que ce soit après sinon que ce soit lourd de lutter je n'ai pas en tête la parenté de une difficulté en particulier pas eu de alors c'est un autre guillemets c'est ton métier on est bien d'accord avec toutes les courses que tu fais de vous faire complètement que ça donc même si tu as un peu au rythme matin on se lève le soir on se couche c'est que ça dormait vous mangez organisation pas exactement par contre le cahier des charges alors que tu es tél abélisé extrait est-ce que tu rentres dans les cases de la ff tri aussi ou pas
- Clément
alors oups non il n'y a pas de oups il n'y a pas de soucis on ne rentre pas dans les cases à effet de tri parce que clairement il y a un crew tu peux t'arrêter quand tu veux et en fait dans le triathlon classique l'aide extérieure est interdite donc d'office on n'est pas dans un triathlon classique au pire on pourrait être classé en raid C'est un peu une discussion qu'on avait avec la FED et la Ligue, qu'on doit peaufiner pour voir ce qu'on fait et ce qu'on ne fait pas, est-ce qu'on s'affilie et est-ce qu'on ne s'affilie pas. Tout simplement, ce n'est pas par envie d'être affilié, mais tu vois par exemple un arbitre sur la partie vélo, son rôle c'est soit de regarder le drafting, soit de regarder les jets de déchets, l'aide extérieure. Donc clairement, jets de déchets, nous c'est clairement interdit aussi. On fait un sport nature, on protège la nature, on essaye même de rabâcher un peu ça auprès des athlètes. Donc, ok, ça, il peut le faire. Après, honnêtement, le drafting... tu es dans un col, si tu ne tiens pas le rythme de l'autre tu pètes tout de suite donc ça sert à rien de tenir les roues et dernièrement c'est l'aide extérieure, nous on a le droit à l'aide extérieure donc honnêtement avoir un arbitre enfin des arbitres sur la partie vélo juste pour vérifier le jet de déchets sachant que nous on met déjà des gens sur ça il n'y a pas forcément d'utilité ensuite la même chose dans le parc à vélo tu vas sortir de la natation bon déjà en natation que tu sois triathlon normal ou à Scenic Street c'est la même chose donc voilà Et ensuite pour le parc à vélo, nous tu as le droit d'avoir un crew dans le parc pour t'aider à te changer, pour tout ça. Ça c'est un tableau en triathlon. Donc en fait il y a plein de trucs comme ça qui font que les règles F3 triathlon pures ne s'appliquent pas au X-Tri. Donc c'est la discussion actuelle en ce moment.
- Mika
D'accord, ok. J'ai mis le doigt sans le savoir sur un truc. En gros, tu dois peser un peu les avantages, les pour et les contre de l'affiliation avec l'affilié, quoi, en fait. Ouais,
- Clément
ouais, complètement.
- Mika
Par le niveau assurance, mais j'imagine que toi, au niveau assurance, t'es déjà câblé, donc...
- Clément
Ouais, bah, honnêtement, il y a une... L'assurance est un vrai sujet, l'ARC organisateur, protéger les athlètes, nous on va même travailler là avec une assurance qui va proposer des assurances en plus pour les athlètes s'ils veulent se couvrir sur d'autres sujets. Parce qu'en fait ce qu'il faut savoir c'est que si t'es pas licencié en triathlon, bah en fait t'as pas d'assurance avec ce qu'ils te vendent comme passe compétition. C'est licence expérience, c'est juste une responsabilité civile. Donc en fait on en a tous une déjà. Donc ça sert à rien de payer 40€ de plus pour un pass une licence expérience sur ça.
- Mika
Non, la licence expérience elle est là pour protéger la FED mais elle est là pour protéger la FED et pas les athlètes.
- Clément
Ouais, voilà, c'est un sujet, c'est une discussion qu'on a tout le temps avec la FED sur ça en disant que si c'est juste une responsabilité civile... En fait moi au début je le savais même pas, même moi organisateur j'étais pas au feu du truc jusqu'à ce qu'on ait eu un accident. on a une personne nous sur un bike and run qui a fait une chute de vélo on a une partie technique dans le sable il a bloqué la roue avant, il est tombé par dessus il s'est fait une épaule il nous a dit bah j'ai pris le passe compétition hop, bah je lui ai dit ok on fait la démarche, nous on a fait la démarche classique et en fait on nous a dit bah il est pas couvert je leur ai dit mais comment ça il est pas couvert, il a pris le passe compétition il dit non le passe compétition ça sert uniquement s'il aurait abîmé le vélo de quelqu'un ou s'il aurait abîmé quelqu'un ou tout ça mais lui lui même, ah non c'est lui tout seul ça Donc du coup maintenant on le dit bien, on le stipule et c'est pour ça que là du coup j'ai trouvé une assurance extérieure qui va proposer une assurance aux athlètes, rapatriement, par exemple invalidité parce qu'en fait tu te blesses, tu te fais une entorse, tu te casses un pied, tu viens tout seul sur un événement, tu fais comment pour rentrer chez toi ? tu viens avec ta voiture, tu peux plus conduire, t'es bloqué. Donc du coup, on est en train de bosser sur ça. En plus, c'est... vraiment pas cher, donc ça c'est cool je te dirais une bêtise mais je crois que c'est 5 euros pour l'événement, pour ta couverture ouais ouais non non vraiment ouais c'est genre 5 euros pour l'athlète et en fait il a une couverture en cas d'un délai même en cas de coma, il est couvert je crois 50 000 euros, il y a plein de trucs comme ça pour 5 euros quoi donc voilà, je pense qu'on va plus passer sur ça maintenant pour apporter un plus aux athlètes en fait et pour qu'ils soient vraiment bien couverts, parce qu'après quand t'as une licence sur un triathlon, il n'y a pas de soucis après c'est toi qui choisis euh ton pack de licences, tu as 3 packs de licences quand tu t'inscris, je veux une assurance classique, je veux rien, je veux un peu plus ou je veux tout, c'est toi qui est maître de ton assurance, mais du coup pour les non licenciés ça je trouve que c'est cool ce qu'ils proposent, donc voilà, donc c'est un sujet FF3 ou pas sur Ascend, c'est clairement voir ce qui rentre dans les rails, ce qui rentre pas, comment on peut l'adapter, mais je suis pas inquiet parce qu'on a une super ligue en Occitanie avec qui on bosse. et du coup pas très inquiet, on a des bonnes discussions et c'est assez ouvert en plus donc c'est top.
- Mika
Et puis toi t'as le vécu du triathlon des Pyrénées qui est lui de toute façon à FF3 donc j'imagine que ça doit aider un petit peu c'est pas la partie la plus joviale mais je voulais absolument l'aborder avec toi donc cette année j'étais aussi sur le T24 et on avait fait un podcast à l'époque avec Charles j'étais à l'île de Ré A l'île de Ré, il y a eu un décès pendant la natation et je suis assez fan de podcast, j'en écoute 2-3 il y avait un podcast avec Arnaud Manzanini qui est l'organisateur des Race Cross France en vélo et il avait dit sur un podcast on devient organisateur le jour où on a un décès, j'ai admiré la réaction de Charles. Parce que du coup, les triathlons, il y en a quand même pas mal. Il y a un décès par an ou pas, par épreuve, sur les labels Ironman ou pas. Mais est-ce que c'est quelque chose sur lequel vous vous préparez ? Comment toi, tu réagis en tant que tata ? Moi,
- Clément
je vais te dire, je suis totalement d'accord avec ce qu'a dit Arnaud sur ça. Parce que nous, on a eu un décès sur une course. Donc, j'ai passé une nuit au poste. j'ai fait, je dirais... 6-7 interrogatoires aussi bien avec la gendarmerie la jeunesse et sport re la gendarmerie, re la jeunesse et sport donc tu deviens organisateur vraiment quand t'as un décès on a eu après depuis il y a eu sur nos courses 2 arrêts cardiaques qu'on a ramené à la vie en plus donc c'est un sujet clairement la sécurité qui est primordiale Merci. quand tu as du monde, quand tu fais des épreuves dures surtout maintenant de plus en plus parce que le triathlon devient mainstream comme la course à pied comme tout ça du coup tu as de plus en plus de monde qui sont non préparés je m'attends à avoir sur Ascend des gens qui vont venir non préparés non pas sûr oh je m'y attends peut-être que non Peut-être que je me compte, mais je m'attends à ce qu'il y ait des gens qui soient en haut du premier col et qui nous disent « je m'arrête là, c'est trop dur » . Je t'assure, aujourd'hui, en tant qu'organisateur, on reçoit des mails et des messages de la part des gens. Il y en a qui nous disent « est-ce que vous nous prêtez un vélo ? Est-ce que s'il y a un souci, vous pouvez nous accompagner pour courir ? » Non mais je t'assure. Ah ouais. Faut être prêt aujourd'hui en tant qu'organisateur.
- Mika
Ah non je m'attendais pas à ça pour un Ascent. Autant pour un Full ou un Alph labellisé ou pas d'ailleurs mais traditionnel. Je me dis c'est le gros problème du jour avec les réseaux ça rend accessible le truc. J'ai regardé une émission, une vidéo de 5 minutes j'ai trouvé ça joli. Mais là sur Ascent, sur un circuit X-Tree tu t'y vas pas parce que t'as trouvé ça joli quoi.
- Clément
Ouais mais tu sais, aujourd'hui, il y a de plus en plus d'athlètes, enfin d'athlètes, d'amateurs, qui se font des paris et qui disent « Mais en fait, avant, le Graal, c'était un peu le marathon. C'était tout le monde, il fallait qu'on fasse un marathon. C'était hyper dur, c'était le truc, tout ça. Aujourd'hui, le triathlon est arrivé. Ironman a fait beaucoup sur ça parce qu'ils ont une com qui est assez dingue. Et donc maintenant, il faut faire un full. Mais en fait, maintenant, tout le monde fait un full. » avant tu faisais pas un full avant 30 ans là aujourd'hui je vois des gamins qui ont 18 ans 19 ans qui partent sur l'objectif c'est connard ouais les gars mais faites vos armes d'abord sur un M sur un S, sur un M, allez chercher des gros chronos des belles places sur un M, sur un L même sur un half parce qu'un half tu passes 4 heures, t'es comme ça tu respires pas tu te fais mal voilà passez des étapes, allez-y step by step Merci. et du coup maintenant les gens se disent non non,
- Mika
il faut aller faire un Ironman et je vois même des gens qui disent limite c'est trop facile il faut aller chercher plus j'ai une stat en tête qui est assez terrible c'est qu'à Ambrun qui est pour moi la clé d'entrée dans les triathlons durs même si ça a été longtemps réputé comme étant le plus dur en France, ce qui n'est plus le cas du tout tout mais les gens qui arrivent là bas tu as 50% de starters qui sont des first art alors c'est la première fois qu'ils vont faire un distance ironman à embrun je me dis que pour partir faire un distance ironman il ya quand même plus accessible qu'en brun plus simple c'est pas le plus simple mais du coup il est sûr ces 50% là il y en a 50%
- Clément
qui ne reviendront jamais certainement parce que il dégoûte aussi certains
- Mika
certains se dégoûtent c'est trop dur je pense qu'ils n'ont pas pris la mesure du truc et c'était un échange qu'on avait avec Arnaud avec qui j'animais avant ce podcast c'était est-ce que alors là je me dis Iron Man c'est une société et C'est un truc américain. C'est business is business avant tout. Et c'est money first. Il faut faire rentrer le cash. Mais est-ce qu'à un moment donné, vu ce qui se passe et la tendance actuelle, est-ce qu'il ne serait pas à un moment donné raisonnable de se dire avant de s'inscrire sur un full, il faudrait avoir validé un half ? Parce qu'on est d'accord.
- Clément
C'est des sujets intéressants. Après, comme tu l'as dit, c'est une société. Il y a beaucoup de coûts. En fait, il y a ça aussi. Alors nous, aujourd'hui, on n'est que deux. Enfin, on est deux et demi. J'ai un alternant aussi. J'ai cru que Madame était un seul. Non, elle n'est pas enceinte. Tout va bien. Je n'ai pas de régie à faire sur ça. Non, mais j'ai un alternant qui travaille avec nous. Et en fait, on a des coûts qui ne sont pas dingues. Des coûts fixes, on va dire, de sociétés qui ne sont pas fous. Mais quand tu prends des sociétés comme UTMB, comme Ironman, c'est des centaines de personnes qui sont employées. Et effectivement, il faut... à minima avoir un nombre d'athlètes pour être rentable et pour pouvoir faire vivre cette expérience de fou que les gens veulent vivre aujourd'hui. Mais c'est sûr que, tu vois, nous, pour le tri des Pyrénées, dans le règlement, c'est noté. Pour faire le L du tri des Pyrénées, c'est bien d'avoir fini un M avec du dénivelé. Pour faire le M, c'est bien d'avoir fait un S ou un M sans déniveler. C'est informé, c'est noté et c'est dit aux gens. Après, qui a lu entièrement le règlement ? Je ne sais pas.
- Mika
Très peu.
- Clément
Je ne suis pas sûr que tu l'aies lu complet d'ailleurs.
- Mika
Si, parce que moi c'est un peu mon métier, donc du coup je suis obligé pour les gens d'être informé au max. Mais même en étant ça, je peux très bien louper des choses. Nul n'est parfait, mais par contre effectivement, je me fais... fait l'obligation de mettre les mains dedans à chaque fois.
- Clément
Mais voilà, mais tu vois, il n'y en a pas beaucoup qui font ça.
- Mika
Non, parce que c'est du temps, et parce qu'aujourd'hui on court après le temps, mais sauf que le temps, quand tu t'inscris, que ce soit au Tri des Pyrénées ou sur Ascent, tu vas en avoir besoin. Tu vas y passer un petit moment, d'ailleurs, tu vas y passer du temps sur le truc, donc il faut y passer du temps un peu avant. Et ouais, c'est... la moindre des choses c'est de se préparer est-ce que toi en tant qu'organisateur ça te paraît très logique si à un moment donné un organisme vient te dire pour t'inscrire sur le ascent donc ça serait pas extrémité il faudrait avoir fait un autre full ou un half montagneux avant est-ce que ça te paraîtrait déconnant déconnant ?
- Clément
en fait tu vois...
- Mika
effrayant en terme de fréquentation ou pas ?
- Clément
Sur Xtree honnêtement je pense pas parce que la communauté elle est assez grande et au vu de tous les messages qu'on reçoit il y a beaucoup de gens qui viennent et qui ont déjà fait soit du Xtree déjà ou soit du full et tu vois qu'ils viennent parce que exactement si tu l'as dit c'est un objectif c'est pas simple mais ils sont en connaissance de cause voilà Par contre, tu me dis ça, j'organise sur un autre half ou un full qu'on fait. Je pense qu'aujourd'hui, quand tu organises un full distance, donc un XXL, type Ironman, tu n'as pas 12 000 athlètes qui vont venir y participer. Et je pense que tu t'enlèves une bonne partie quand même. Certains qui n'ont pas fait de longue distance avant, tout ça. En fait, je ne sais pas trop. parce que Il y a beaucoup de débutants sur du M, du L, des débutants sur du XXL. Je n'ai pas trop le retour sur ça. Après, ça ne me choquerait pas, parce que c'est aller dans le sens où d'y aller step by step.
- Mika
C'est un petit peu ça. Je me rappelle, ça va même encore plus loin. Moi, ça a commencé par 1900, les années... mais quand j'ai commencé la première chose qu'on m'a demandé quand j'ai pris une licence c'était un certif de natation c'était même pas un certif médical, c'était un 500 c'était un diplôme sur un 500 ouais ouais ouais et c'était Pour moi, c'était une vraie... Alors, quand j'ai commencé, c'était une vraie épreuve. Voilà, j'étais nageur, mais je me suis dit, tiens, c'est bizarre, quand même. Aujourd'hui, pour avoir... Ça va même plus loin. Pour cliquer sur un Ironman, peu importe, on te demande juste soit une licence, soit un certif médical. On ne te demande pas ce genre de truc-là. Donc, quelqu'un qui n'a jamais vu de l'eau libre, qui n'a jamais mis une combinaison, je grossis le trait, mais il pourrait presque s'inscrire sur un Ascent, quoi. Et je trouve ça... Je trouve ça pas...
- Clément
presque pas normal et pas sécuritaire pour les gens ouais ouais c'est sûr il ya un sujet qui est hyper important à suivre moi tu vois pour pour en avoir fait organisé pas mal et en avoir couru pas mal j'ai vu des gens mais en totale panique en 50 mètres en 50 mètres parce que la combinaison ça te compresse tu vois pas le fond moi personnellement des fois j'adorais nager, j'ai ma soeur qui est nageuse on allait nager ensemble c'était trop cool perso j'ai peur des fonds marins moi quand je suis tout seul je vais pas nager en eau libre parce que je sais pas il y a un truc quoi mais tu vois je suis conscient de ça parce que je me connais parce que je m'en fais pas tu as déjà vécu l'expérience je me mets pas en danger tout seul moi j'ai vu ma soeur qui a fait les championnats de France de natation qui a un haut niveau Merci. sur une sortie en eau libre, mais j'ai cru qu'elle allait se noyer. Et il y a un truc, tu sais, tu as cette appréhension, en fait, les fonds marins, tu ne sais pas ce qu'il y a. Après, tu te fais des trucs dans ta tête, mais j'ai cru qu'elle allait se noyer. Il y a un truc qui l'a touché, on ne sait pas ce que c'est, si ça se trouve, c'est une branche. Mais elle était en panique, toute seule. Et en fait, j'ai vu des gens sur Tricaton, comme ça, partir en panique complète, parce qu'ils ont perdu leur repère, ils ne savaient pas où ils étaient, ils étaient compressés. et quand tu discutes avec eux, tu leur dis mais est-ce que vous avez testé la combi, est-ce que vous êtes allé nager avant, est-ce que si, est-ce que ça ? Ah bah non, on m'a prêté ça, c'est mon premier. Et ils partaient sur duels. Tu as 1900 mètres de natation à faire. Tu ne pars pas pour 5 minutes.
- Mika
C'est un petit peu le combat que j'ai. Parce que du coup, on essaie de vraiment sensibiliser le plus possible les gens, les athlètes à ça. Ce que tu touches là, c'est une des 3 peurs primaires. Et quand on appelle ça peur primaire, c'est pas pour rien. T'as l'absence de fond, le fait de se faire aspirer, de se faire remplir. Donc quand tu vois pas le fond, t'as ton cerveau qui brille, parce qu'on est censé respirer quand même, et si on part dans le fond, on peut plus. Et donc c'est quelque chose que tu peux pas... à maîtriser donc si tu l'as pas vécu avant c'est compliqué et le fait de te faire remplir c'est voilà si jamais tu aspire de l'eau ou quoi que ce soit et ça ça peut arriver à même des nageurs de haut niveau des gens qui sont très expérimentés si jamais tu on est cas de tasse de la noix et à d'un de toute façon donc à la première tu survis à la à la deuxième d'affilée c'est cul donc c'est des choses auxquelles il faut faire attention ok, on va parler un peu plus gaiement mais voilà si toi en tant qu'organisateur sadique tu avais trois conseils à donner à des athlètes qui préparent le ascent qu'est-ce que tu aurais dans la besace ?
- Clément
travailler le mental Clairement, première. Travailler le mental, se préparer mentalement comme quoi ça va être dur. J'accompagne souvent un ami athlète pro sur des trails longues distances. Et quand je lui fais son assistance, quand je le vois arriver sur certains rabiteaux, je sais ce qu'il faut lui dire et ce qu'il ne faut pas lui dire parce que l'ultra, comme Asen, c'est du long. Donc tu vas avoir des moments de down complets. Et en fait, il faut être capable d'enser au moment de down, de prendre du recul sur soi et de dire « Ok, là, je ne suis pas bien, je laisse aller, ça va passer, ça va revenir. » Mais ça, si tu ne l'as pas travaillé avant et que ton mental n'est pas prêt, ça va être dur. Parce que si tu broies du noir dans ce moment-là, c'est un gros down complet et tu peux limite abandonner à cause de ça. Donc clairement, le mental, faire de la borne parce qu'il va falloir encaisser. faire de la borne et puis un conseil clairement si je peux c'est enfin si les gens peuvent c'est aller nager une fois en eau libre de nuit ça c'est un conseil si je peux leur donner c'est ça ok dans
- Mika
le dans le premier donc je vais résumer c'est travailler le mental c'est pas la peine de venir avec un mental de chips faire de la borne parce que quand on imagine que le vainqueur il peu gagner en 12 heures, le temps moyen va être... un petit peu plus long, donc même en partant à 3h du matin ça va être assez long et t'as dit nager de nuit nager de nuit parce que là c'est plus comme en brun ou c'est plus comme le Norseman où tu pars de nuit ou tu arrives de jour c'est que tu vas nager 100% du temps de nuit à 3h du matin et effectivement ça peut compliquer les choses petit point technique sur la natte comment ça va être juste une bouée avec des loopchats vous avez prévu quelque chose ça au niveau
- Clément
C'est un sujet qui est hyper important pour nous là, parce que du coup on parlait tout à l'heure des débutants, de la sécurité et tout ça. Je pense qu'on doit l'essayer la ski vert. J'aimerais qu'on ait des bouées qui soient lumineuses. Déjà chaque athlète va avoir sa bouée avec une lumière dedans, ils auront en plus une lumière sur le bonnet. Donc comme ça on voit chaque athlète, pour les sauveteurs, parce que du coup je te disais que ma soeur était nageuse, c'est ma responsable aquatique, elle est MLS, donc du coup on travaille ça ensemble. Et ensuite j'aimerais, mais ce n'est pas fait encore, faire un balisage lumineux tout le long du parcours. En fait ça va être un gros triangle ou un rectangle le parcours, et j'aimerais acheter énormément de mètres de cordes et avoir des LED tous les 50 mètres ou tous les 20 mètres lumineuses, pour avoir comme une ligne de vie.
- Mika
Ok, classe.
- Clément
C'est l'objectif.
- Mika
C'est l'objectif, d'accord. Sur le Icon, ils font aussi des jolies vidéos. Chaque athlète a une petite bouée avec des LED, ça évolue un peu toutes les années. C'est vrai que c'est un peu ce qu'on peut s'attendre. Mais là, tu es vu. Mais pour voir où te déplacer dans la nuit, c'est encore une autre chose. Et quand tu as les bouées qui sont à 100 mètres ou à 200 mètres dans la nuit, ce n'est déjà pas la même. Quand tu as 2-3 Pékin qui sont à côté de toi. C'est ça. Ok,
- Clément
Lila. Moi j'en connais, au lieu de faire 3,8 km, des fois ils font 4, 4, 2. Dans la nuit ça peut être plus long.
- Mika
Si tu vas faire du tourisme aquatique quand tu as une épreuve aussi longue que ça, il faut rentabiliser le dessar, mais pas trop quand même. Mais pas trop. Bon, ok. Tu veux nous parler d'une autre épreuve ? Alors je me suis beaucoup concentré sur le X-Tree. Tu nous as sorti le Peak to Wave, là, il n'y a pas longtemps ?
- Clément
Ouais, ça date d'avant-hier, je crois, Peak to Wave. En gros, c'est une épreuve... C'est parfait pour se préparer pour Ascend. Si les gens y veulent, c'est nickel. C'est une épreuve d'ultracyclisme. Un peu, tu en as parlé avec Arnaud tout à l'heure, qui fait la RAF. En fait, nous, on a la ville de Salary avec qui on travaille très bien, qui voulait organiser une épreuve d'ultra-biking. En fait, c'est la liaison des organismes de le festival qui s'appelle Du Floco en Lavague avec l'association Water Family. Et pour la continuité écologique, c'est le flocon qui tombe dans la montagne et ensuite qui descend jusqu'à l'océan. Et donc du coup, nous, on veut relier ce circuit du flocon. Donc tu pars de Salary, tu vas jusqu'à Biarritz, Pays Basque, et tu reviens à Salary. Tu vas chercher ton flocon qui est devenu eau dans l'océan et tu reviens à Salary.
- Mika
Mais tu ne le ramènes pas par les nuages. Donne-nous les chiffres, je les connais, mais je n'ai pas envie de les lire.
- Clément
600 km, 10 000.
- Mika
Voilà, c'est ça.
- Clément
C'est pas compliqué.
- Mika
C'est simple. A retenir, c'est bien.
- Clément
23 heures pour les premiers, 60 heures pour les derniers. 58 heures,
- Mika
je crois. On est d'accord, c'est un one-shot. C'est pas 600 bornes à diviser en saucissons. C'est 600 bornes, quand tu pars, tu reviens, t'as 600 bornes au compteur, tu t'es pas arrêté.
- Clément
Exactement. Tu peux le faire soit en duo, soit en A4.
- Mika
les dates ?
- Clément
les dates c'est du 2 au 6 avril du 2 au 6 avril ah mais il fait super chaud déjà à cette époque là en fait le festival il est pour la fermeture de la station donc normalement il se peut qu'en altitude il y ait de la neige mais du coup on prendra pas les grands cols le tourmalet il est fermé sous l'orobisque c'est fermé Merci. mais on va quand même aller en chercher quelques-uns. Il en faut un peu. Il faut une pelle dans le sac à dos ?
- Mika
Non, c'est pas prévu.
- Clément
Non, on l'anticipe pour les gens, t'inquiète. On a une équipe sur ça, logistique, qui sont au top.
- Mika
Sadique, mais pas trop.
- Clément
Sadique, mais pas trop. Sadique, mais pour du plaisir quand même.
- Mika
D'accord. Donc dans le parcours de préparation du X3, du 2 au 6, t'as le Peak to Wave. Le 28... Non, 25.
- Clément
27-28.
- Mika
27-28 juin, le triathlon des Pyrénées.
- Clément
Ouais, clairement, tu vois, je discutais avec un athlète avant-hier, et on disait que c'était... Alors, quand on a réfléchi à scène, on l'a calé. à cette date-là, parce qu'effectivement, si tu fais le L du tri des Pyrénées, c'est quand même une bonne préparation pour Asen. Clairement.
- Mika
Et puis, du coup, tu peux rester quelques jours derrière pour aller faire les repérages.
- Clément
Pour aller faire de la porne et faire des cols.
- Mika
C'est ça. Et puis, donc, après, le 25 juillet... le but exactement voilà l'heure du décès sera alors que le pardon de le départ à 3 heures du matin le 25 juillet à lourdes dans l'ordinaire et ses compagnies après c'est à tel point de mourir mais une fois que le pic du midi une fois que tu arrives et qu'on a quand même choqué par rapport à l'enquêté une super aventure qui nous attend d'un coup de ccg n'a l'essai géant donc là en fait et oublie tout oblige les gens à venir vivre dans les pyrénées donc tant qu'un contrat avec la région au fait que
- Clément
C'est marrant ce que tu me dis parce que nous, entre les deux, entre le tri des Pyrénées et Ascend, on a une autre épreuve en plus dans les Pyrénées. Et du coup, c'est Stéline qui m'a dit « En fait, on va aller finir dans les Pyrénées, ça va être plus simple » .
- Mika
Non mais c'est un vrai sujet parce que pour les gens qui habitent un peu loin…
- Clément
Les gens, s'ils veulent venir, ils se font le tri des Pyrénées, préparation triathlon. Deux semaines après, tu te fais défi du porté. C'est que de la course à pied, que remontée. C'est un semi-marathon sur le col du porté. Donc tu as 21 km avec... Tu montes à 2000 d'altitude. Tu as 1600 de D+. Comme ça, tu te prépares bien. Tu fais de la borne à pied, que de la montée. Si tu es chaud, tu fais le marathon. Tu redescends, tu te casses la fibre. Voilà. Et ensuite, du coup, tu récupères une semaine. Et ensuite, tu fais Ascend.
- Mika
Parfait.
- Clément
Et là, tu es complet.
- Mika
Parfait. Ben ouais. Et tu poses 3 mois d'arrêt maladie parce qu'il faut que tu te répares un peu quand même.
- Clément
Légèrement. Après, tu vois, moi, je disais en tant qu'organisateur, nous, ce qui nous manque des fois, c'est le temps et on travaille la nuit. Tu t'entraînes la nuit.
- Mika
Oui, c'est ça, au final. Il va falloir le faire.
- Clément
On disait qu'il fallait, il faut nager de nuit.
- Mika
Il va falloir le faire de toute façon.
- Clément
Tu gagnes du temps sur une journée comme ça.
- Mika
Mais du coup, ça peut être le cas aussi parce que même si c'est des journées qui sont très longues à ce moment-là de l'année, il y a des gens qui vont partir de nuit et qui vont arriver de nuit, je le dis en rigolant.
- Clément
Clairement.
- Mika
Oui,
- Clément
clairement, on a prévu ça, on a prévu l'éclairage sur le col du Tourmalet, on a prévu tout ça pour qu'effectivement les gens, on estime que les derniers vont arriver aux alentours de minuit, à peu près. Minuit, une heure du mat peut-être.
- Mika
Ah ouais, donc 21, 22 heures quoi.
- Clément
C'est ça.
- Mika
Ah ouais.
- Clément
C'est l'estimation à peu près pour les derniers.
- Mika
Entre 12 et 22 heures.
- Clément
Après, ils ont quand même 450 mètres de dénivelé en moins que les premiers. ils ne vont pas au pic du midi du coup ils ne seront pas black finisher donc ça ça reste dans la tradition XT black and white quoi qu'il arrive ça c'est clairement une obligation XT c'est d'avoir cette barrière horaire avant le sommet et d'aller la chercher ça a été un débat en fait sur le Northman il faut que tu sois dans les 160 premiers Si tu es dans la fonction de premier, tu montes. Mais nous, on s'est dit, en fait, on n'a pas de retour. Et donc, si on met un pourcentage de gens qui montent, à tout moment, en fait, on fait monter jusqu'à 21h, 22h, 23h, on ne sait pas. Donc, on a mis pour le moment une barrière ouverte cette année qui aura peut-être vocation à changer l'année prochaine au vu des temps qui seront réalisés. Pour aller chercher ton coins au sommet du pic du midi.
- Mika
Génial. Bon, super. J'espère que ça aura donné envie, même si des fois, je suis un peu taquin, mais On est là quand même aussi pour parler en positif. Je taquine. Ce que j'apprécie vraiment, moi, dans le Ascent, c'est qu'on vient rechercher un peu, je l'ai dit tout au début, mais l'esprit originel. Et comment toi, en tant qu'organisateur, qui viens du Serra et du Tri, mais pas que du Trail, comment ça t'est venu cette idée de défi extrême ? Pourquoi partir là-dedans ? Tout brut.
- Clément
C'est une question. Pourquoi ? En fait, c'est pas vraiment le côté extrême qui nous plaît dans Ascend. C'est vraiment le côté de partage. Parce qu'en fait, ton triathlon, tu le fais pas tout seul. Là, clairement, t'es accompagné. T'as une obligation à partir du 20ème kilomètre à pied d'avoir un accompagnateur. Comparé au Norseman, ça peut être même un pacer, il a le droit d'être devant. Moi j'aime bien ce côté pacer, compète aussi. J'adore le trail, j'adore la western, j'adore tout ça. Et à la western, t'as des pacers qui te font la trace, qui t'emmènent et qui te track, qui te challenge. Donc du coup, à la différence du Norseman, nous t'as le droit d'avoir un gars qui est devant toi, qui est potentiellement meilleur et qui te track. Et donc du coup, c'est surtout ce partage-là, c'est cette aventure où en fait le matin, tu pars sur ta course. mais tu pars avec soit tes potes, soit ta famille, et du coup, même si eux font une erreur, ça peut t'impacter toi. Par exemple, l'équipe accompagnatrice sur la partie vélo, donc eux sont en voiture, s'ils se garent mal, s'ils ne respectent pas les codes, et que nous on le voit, en fait on pénalise l'équipe, on ne pénalise pas la personne, pas l'athlète. Et donc en fait, nous, c'est surtout ça qui nous a plu, tu vois, c'est le fait de partager, le fait de faire cette épreuve en groupe. Et clairement, c'est une chose hyper importante pour nous et on va en fait essayer de le travailler énormément sur ça, pas que mettre en avant l'athlète, mais en mettre en avant le groupe. C'est clairement ça pour nous.
- Mika
Je te fais un aveu, ça fait plus de 30 ans que je fais du tri, j'ai fait 20 labels, et aujourd'hui j'irai plus sur le label parce que c'est tout ce que tu viens de décrire qui est pas là en fait. T'es sur une grosse start list, t'es à 2500 cucus, et du matin à la limite si t'as vu tes gens qui sont venus te supporter jusqu'au soir, t'es tout seul, c'est un effort super solitaire, ils te voient 3 secondes passer à toute allure, mais là aujourd'hui t'es vraiment Dans un milieu particulier, en plus c'est la montagne, c'est joli, mais t'es dans un esprit de défi et t'es pas tout seul. Tu peux vraiment partager le truc. Tes moments de moins bien, tu les partages, tes moments de bien, tu les partages aussi. Et le fait de faire tout ça en dehors de tout... alors il y a bien sûr il faut aller à la barrière horaire il y a tout ça mais c'est le côté défi et c'est je prépare tout ça toute l'aventure, elle est là pour me permettre de passer un super moment à l'arrivée et de l'avoir partagé toute l'aventure donc moi je voulais te dire particulièrement merci pour ça parce que c'est vraiment quelque chose qui manque et ça fout les poils rien que d'en parler tu vois on disait tout à l'heure une chose importante aussi,
- Clément
un conseil c'est préparer son équipe parce que imagine moi c'est pas le cas en fait Céline avant elle faisait de l'ultra et c'est moi qui lui faisais après quand on s'est mis ensemble c'est moi qui lui faisais ses assistances mais imagine t'es dans un moment de down t'es pas bien, t'es en haut du col et Merci. tu te dis toi-même au fond de toi, bon, ben j'abandonne, j'arrête, parce que, voilà, ça flanche, voilà. Et si ton équipe à côté de toi dit, ah oui, c'est vrai, c'est dur, tout ça, elle repose, ah ben là, tu te donnes complet. Alors que si ton équipe, moi, je me suis déjà vu sur une course, en haut du col, il lui restait 10 bornes de descente, moi, elle ne voulait pas repartir, je lui dis, ben tu sais quoi, moi, je ferme la voiture, je m'en vais, tu te démerdes. et là tu sais en fait ça percute dans ta tête Et tu te dis, ah ouais, mais t'as raison, en fait, je peux pas, quoi. Et elle est partie énervée, elle est partie, elle est descendue, elle a fini la course. Et dans la descente, elle s'est dit, j'ai peut-être été un peu méchante, parce que du coup, on avait prévu que je revienne la chercher en courant. Et en fait, elle s'est dit, il va pas revenir, tout ça. Et en fait, je suis revenu quand même, et on a fini ensemble. Mais voilà. Et tu vois, c'est aussi un travail de l'équipe. Tu vois, si ton équipe, elle est pas prête, elle sait pas quoi te dire à ce moment-là, ben, ça peut flancher. c'est pour ça que c'est hyper important cette équipe que ce soit ta famille, tes amis, ou alors des personnes lambda qui vont venir avec toi, mais tu vois, prendre du temps avant la course, de discuter, de dire, ben voilà, si je suis pas bien, ben, prends-moi dedans, peut-être. Moi, j'aime ça, ça va me changer, ça va me percuter, et je vais continuer. Après, bien sûr, ne mettez pas la vie de votre athlète en danger.
- Mika
Non, mais par contre, c'est un vrai tip ce que tu dis là, parce que globalement, il faut aussi que l'accompagnateur, le crew, soit prêt, parce que physiquement, les 20 derniers kilomètres, ils ne sont pas cadeaux.
- Clément
Non, clairement pas.
- Mika
Non, non, même s'ils n'ont pas fait le truc avant, ce n'est pas fait pour des gens qui vont se promener le dimanche matin pendant une heure sur la plage.
- Clément
Non, non, il faut avoir des gens qui savent, Funky. Ils savent courir, faire du trail, utiliser des bâtons, et ils vont potentiellement pas trop tarder. Oui,
- Mika
c'est ça. Ça s'est vu sur le Lordman, je crois. Il y a des gens qui se sont fait retarder à cause de leur crew. exactement et qui perdent le podium à cause de ça et même la victoire d'accord j'ai une anecdote sur un swimrun un swimrun à Vassivière donc du coup pas très loin de chez toi on parlera plus le XTERRA là-bas à Vassivière Et peut-être on parlera de ton triathlon des mille vaches aussi. C'est ça, c'est toi ça ? Exactement. Oui, tu vois, je suis. Tu me runnes à Vassivière, en haut d'une petite côte, il y avait 50 mètres de démoin à faire, mais on entend hurler. Un mec hurlait et en fait ils étaient en binôme et je me dis mais sur qui il hurle et en fait il hurlait sur sa compagne, la binôme avec qui il était c'était une nana. Moi je me suis dit dans ma vie à moi tu me parles comme ça, je te jette des cailloux tu vois et il était en train de la pourrir et j'étais avec mon binôme, on se regardait, à la fois on se marrait mais on était terrorisés parce que le mec il parlait fort, on était loin on ne les voyait pas. et on passe la ligne d'arrivée et juste après, enfin quelques minutes après ils arrivent derrière nous et ils se mettent dans les bras et ils s'embrassent je me dis moi tu me parles comme ça, je te donne des papiers de divorce je te donne pas autre chose mais apparemment ils avaient l'habitude de vivre des trucs comme ça après c'est ça,
- Clément
si c'est dit avant et que tout est préparé et que tu t'attends et que tu sais que ça peut arriver bah c'est voilà, il n'y a pas de soucis moi je me suis, j'ai vu un athlète avec qui, enfin Thibaut avec qui je fais les courses, je l'ai vu arriver sur une course Merci. sur un ravito pas bien du tout il avait perdu 40 minutes sur une section tu dis mais mec t'es venu tu savais que tu allais souffrir donc là tu y es maintenant tu te remets en marche et c'est reparti ouais t'as raison t'as raison et hop il est parti et il a repris ses 40 minutes et il est revenu sur le podium énorme si si si mais c'est en fait il faut vraiment pas léser la force de ton crew c'est hyper important.
- Mika
Bah oui, dans cette épreuve-là, je pense que c'est déterminant, même pour la suite, parce qu'on sait que les jambes vont lâcher très tôt, on sait que ta tête à toi, elle va pouvoir passer par des trucs un peu bumpy, des fois ça sera bien, des fois ça sera pas bien. Si les gens sur qui tu peux t'appuyer sont pas à la hauteur, entre guillemets, de l'événement, ça peut vite être un souci. Ok ? Et donc le plateau des mille vaches, le triathlon des mille vaches. Parce que XTERRA Aquitaine, le triathlon des mille vaches, c'est vrai que...
- Clément
Ouais. En fait, le 3D Midvash, c'est une épreuve qu'on a fait parce que c'est le lendemain du XTERRA. Et aujourd'hui, avec XTERRA, on est rendu à un stade où le VTT fait peur aussi. Donc l'idée du 3D Midvash, c'est de proposer aux triathlètes une course off-road, two-road. Donc en fait, le samedi, tu as un XTERRA avec du VTT. Comme ça, tu peux t'essayer au VTT et le lendemain, tu fais un tri-route. Et c'est un tri-route qui va, c'est un SML classique, qui fait en vélo le tour du lac, qui est magnifique. Et la course à pied le long du lac, donc c'est hyper beau. Si on a une belle météo, c'est top. On a eu une super météo cette année, on s'est régalé. Franchement, c'est vraiment super, c'est un lieu qui est magnifique. On a le camping sur place. Et donc, du coup, l'idée a été de proposer aux gens un cross-tri le samedi et un triathlon route le dimanche. Un combiné, en fait. Comme ça tu peux switcher, soit tu peux faire que le Cross Trilie, soit tu peux faire que le Trilie des Millevaches, ou tu peux enchaîner les deux.
- Mika
Et c'est à quelle date ça par contre ?
- Clément
C'est le 14 juin, deux semaines avant le Trilie des Pyrénées.
- Mika
Voilà, donc en fait tu valonnes un petit peu le chemin toi pour...
- Clément
Pour être prêt pour Ascend.
- Mika
Oui parce que le plateau des Millevaches ça a l'air d'être joli comme ça, mais pour y être allé quelques années par là-bas, je connais bien la région, tu peux vite te faire surprendre en vélo aussi l'air de rien.
- Clément
Ouais, tu peux clairement te faire surprendre. Tu vois, sur le XTERRA, c'est ce que j'appelle un parcours rôli. Sur les 34 km de VTT, on a 900 de D+. Mais par contre, sur la partie vélo de route, je n'ai pas le dénivelé en tête. Sur le L, il doit faire 80 et 500 ou 600, quelque chose comme ça. Donc, ça va rouler, c'est le tour du lac, la route est nickel, c'est hyper joli. Le Tour de France y est passé aussi. Mais voilà, c'est du open down.
- Mika
Oui, c'est ça. Il ne faut pas se dire, je vais découvrir là-bas. C'est un truc super roulant. Parce que là, tu peux vite mettre un coup de casque dans la pente.
- Clément
Là, en mettant des watts, ça va faire mal aux jambes.
- Mika
Oui, c'est ça. de toute façon, ok, ça marche. Bon, génial. Donc, on a le calendrier qui est fait. Pour les gens qui habitent dans le sud-ouest, nickel. Pour les autres, tant pis pour vous. Allez sur une agence immobilière, vous regardez ce qui se passe dans les Pyrénées et tout va très bien. C'est ça. Bon, écoute, merci beaucoup. On s'était dit une heure, ça fait une heure. Magnifique. C'est parfait. Plus top, ce n'est pas possible. Est-ce que tu as des choses sur lesquelles tu veux revenir ? Est-ce qu'il y a quelque chose que tu veux rajouter ?
- Clément
Je réfléchis... Non, après on a donné pas mal de tips en fait, l'idée c'est aussi ça, c'est de donner des infos aux gens et tout ça. Je dirais, voilà, pour finir qu'il faut quand même bien se préparer, reprendre un peu tous ces tips qu'on a donnés, et puis voilà, se préparer à vivre une aventure. Pas un triathlon, une aventure ?
- Mika
Oui, c'est ça, c'est une belle aventure humaine. Et je pense que c'est quelque chose que, même pour ceux qui auront fait du victory, à mon avis ça va être une aventure unique, puisque sans aller vouloir jouer celui du plus difficile ou quoi, mais ça va être vraiment une épreuve hors normes et quelque chose qui ne sera pas vécu ailleurs.
- Clément
Oui, ça reste la plus dure du circuit au vu du dénivelé.
- Mika
Au vu du dénivelé, et pourtant, il y a du concurrent.
- Clément
Après, si tu vas dans l'Himalaya, tu as l'Himalayan Man, tu es à 5000 tout le temps. Attends ! Là, elle ne doit pas être simple aussi.
- Mika
Là, la difficulté, elle est d'office. Pour le Icon, c'est pareil. Tu nages à 2000, donc l'air de rien, nager à 2000 d'altitude, ce n'est pas simple. Tu montes le Stelvio au 150e. Là, cette année, ils ont eu de la neige. Ils ont eu 25 ou 28 en bas. Donc, oui, les écarts thermiques, je pense que c'est ce genre de choses-là auxquelles il faut se préparer physiquement, mentalement. Et puis, voilà. Bon, écoute, super. Moi, à titre perso, j'organise un petit week-end roco du 14 au 17 mai. Donc, si les gens... 14 17 mai 14 17 mais je suis en train d'agir sur ce qu'on fait on ne sait rien moi je serai là voilà et écoute ça sera avec grand pour dire avec grand plaisir on va poncer les routes de la cent et du triathlon des pyrénées et puis on va parler un petit peu de toutes ces difficultés comment faire pour pour pour aller essayer de se sortir le mieux possible de l'affaire, donc ça sera avec grand plaisir. Super, génial, génial. Merci beaucoup Clément, et puis bien sûr, je mettrai tous les liens dans la bio, que ce soit T2S, le Xtree, le Ascent, puis tous les 18 épreuves que tu as. t'organise dans l'année, tu me donneras la lettre. Non,
- Clément
j'en ai pas dit du tout encore.
- Mika
Ah oui, mais pas encore. Ça veut dire que le monsieur y réfléchit. Donc, bon.
- Clément
Je t'avouerais qu'on travaille sur trois projets, la France 2027, 26-27.
- Mika
Oui, parce que forcément, comme tout organisateur, tu travailles au moins un an à l'avance, donc j'imagine que ça doit...
- Clément
Voir deux,
- Mika
c'est pour ça, au moins un. Ok, super.
- Clément
En fait, et même, on universifie, on va en venir dans notre route.
- Mika
Ah oui, mais non ! tout se passe super bien et là on parle de 5 non je t'assure de 5 ah quand même on organise un truc festif génial merci beaucoup pour tout Clément et puis à très bientôt ciao ciao