- Speaker #0
Allez, bonjour à toutes, bonjour à tous, et bienvenue sur ce nouvel épisode du Tri-Bandit, le nouvel épisode de l'année 2026, donc meilleurs voeux à tous, et puis bien sûr, bonne saison, et puis j'ai vraiment beaucoup beaucoup de plaisir à commencer cet épisode sur cette saison 2026. Aujourd'hui, c'est un athlète que moi personnellement, j'admire beaucoup et je suis vraiment très content qu'il ait répondu présent cette année. Une année 2025, puis on va dire 2024, qui était vraiment tenue truante. Des résultats et des perfs de Mammouth, l'élite du triathlon français longue distance. Merci beaucoup Dylan d'être avec nous ce soir. Comment ça va ?
- Speaker #1
Merci à toi déjà. Bonjour à tous et très content d'être dans ce podcast. J'ai l'habitude de l'écouter sur mes sorties d'entraînement. Avec le casque dans les oreilles, le choc, ça. Donc franchement, c'est un plaisir. Donc j'espère que je serai aussi bon que tous ceux que tu reçois sur le podcast.
- Speaker #0
Bon, je n'ai pas de doute. Du coup, tu tapes dedans. Donc direct, on va y aller. Je parle de perf de mammouth. Je pense qu'en France, aujourd'hui, on a un problème de riche avec le triathlon longue distance. On a des triathlètes de talent et des chronos de fous. J'avoue que j'ai commencé le triathlon il y a très longtemps. Et je vois des chronos que vous arrivez à faire que j'imaginais pas, et donc pour en revenir à ce que je voulais dire, tu fais donc, on va pas te présenter, mais juste comme ça, je commence en octobre 2024, 3ème à Barcelone, avec un temps de 7h32.40, sauf erreur de ma part, et si j'ai bien fait mes devoirs, c'est le 2ème meilleur chrono français sur la distance, je crois.
- Speaker #1
Euh, ouais, je sais même pas, après, bon, sans revenir dans les limites, c'est... Non, non, mais... Ça reste...
- Speaker #0
dans les distances 7h32 je me focalise pas pas forcément sur le chrono mais non c'était une belle perf 7h32 avec surtout un marathon 2h35 je crois que c'est un des deux ou trois meilleurs marathons français ensuite Victoire en mai 2025 sur l'Ironman Lanzarote Victoire à Lanzarote c'est une belle terre française je crois qu'il y a quelques quelques lignes où le Marès et Français. On y reviendra un peu.
- Speaker #1
Certains qui m'ont inspiré, comme Romain Guillaume, pour pouvoir succéder à la Ligue de l'Arc.
- Speaker #0
Exactement. Le premier, c'était René Rovera, Romain Guillaume, et très récemment, on a Sam et Arthur. 19e au Championnat du Monde à Nice. Alors, on pourrait dire, ouais, 3e, 1er, et puis 19e à Nice. On y reviendra aussi un petit peu. Mais 19e, avec le niveau qu'il y avait, c'était une performance de ma boule. Encore une fois, avec un marathon en 2h41, ce qui cause un peu. Nous, justement, on peut considérer que ça... c'est des saisons super denses, des chronos de ma boule, peut-être par contre des résultats contrastés pour toi. Comment toi tu l'as vécu et puis surtout comment ça s'est passé pour toi cette année, parce que du coup il s'est passé quand même 2-3 trucs fin 2024.
- Speaker #1
Non, franchement ça a été une superbe année, c'est ma meilleure saison, surtout en termes d'état d'esprit, en fait c'est celle où j'ai pris le plus de plaisir et je pense que c'est plus ça, où après avoir fait une saison compliquée l'année d'avant, J'avais eu une dépression pendant pratiquement toute la saison, malgré des bons résultats, notamment en Barcelone. Mais je ressortais tout doucement d'une dépression. Donc cette année, l'année 2025, ça a vraiment été ma plus belle année, où j'ai changé des choses, surtout mentalement. Et en fait, j'ai pris un énorme plaisir et les pertes, elles ont suivi. Et comme tu le disais, c'est que maintenant, le niveau est dingue, donc des fois, ça passe un peu inaperçu. mais en tout cas gagner à Lanzarote ça reste une victoire On va dire qu'on ne peut pas tricher à Lanzarote. Il faut être costaud ce jour-là pour pouvoir gagner. Ce n'est pas une victoire facile. Autant il y a des courses, surtout là maintenant avec la densité pro, où si on est un peu malin, on va dire un peu raffidou, on peut placer entre les lignes et passer un gros marathon derrière. Autant à Lanzarote, j'ai prouvé que je pouvais être aussi bon en vélo, pas seulement en coureur. Donc c'était une grosse fierté pour moi.
- Speaker #0
Parce que tu étais à la bataille à Lanzarote. C'était une grosse journée. Tu t'en rappelles un petit peu de cette course ? Tu t'arriverais à nous reprojeter un petit peu à l'intérieur, comment ça s'est passé sur toi, sur la journée ?
- Speaker #1
Oui, je m'en rappelle bien. Après, souvent, quand ça se passe bien, ça... On s'en rappelle bien, c'est quand ça se passe mal que si on a des flous, on essaie d'oublier. Mais non, Lanzarote, en fait, j'avais fait une natation aux arampostes. Et après, il y avait Clément et un Danois, Peterson, qui est costaud, qui était parti un peu en échappé. Et moi, j'ai fait le jump direct, où je suis parti direct. J'ai senti que j'étais dans un grand jour parce que dans la première bosse, je mettais 360, 380 watts. et j'ai l'impression que... C'était facile ce jour-là, alors que normalement c'est quand même des allures, pour moi, en tout cas avec mon poids et mes capacités, c'est des allures quand même déjà costauds. Et du coup je suis rentré assez vite, j'ai bouché une minute je crois en 15 kilomètres avec un autre, un espagnol là. Et après on s'est retrouvé à 4, tout le vélo, avec des groupes derrière. Et en fait ils nous sont revenus dessus je crois à 10 kilomètres de la fin. Et après c'était une course à pied, il y en a un qui prenait la tête après. C'était une chasse avec chat et souris. J'ai pris la tête au 30e et j'étais resté dans mon plan. J'ai l'habitude aussi qu'il faut gérer parce que le marathon, je gère par rapport à moi. J'ai géré mon truc et j'ai avé confiance en moi. Je me disais que comme je cours, ça devrait faire quelque chose de bien. Ça va certainement péter devant et c'est comme ça que j'ai construit ma victoire. Et qu'au final, je dois prendre la tête qu'au 32ème kilomètre. Et pourtant, j'étais à 30 secondes pendant longtemps. Mais je n'ai pas voulu faire le jump d'un coup pour me brûler les ailes. Parce qu'en fait, j'avais confiance en ce que je faisais. Et c'était ça aussi qui m'a rendu fier. Parce que je me suis dit, j'avais pris confiance en moi. Et en fait, c'est le gros travail que j'ai fait cette année, notamment en prépa mentale, suite à ma dépression. Et que du coup, j'ai pris grave confiance en moi. Et ça m'a servi toute la saison. Et c'est ça la grosse fierté de la course, au-delà de la performance.
- Speaker #0
Alors sur le côté prépa mental, parce qu'en plus tu passes de chasseur à chasser, quand tu prends la tête au 32ème. Comment tu as géré ça ? Parce que du coup, qu'est-ce qui t'a emmené sur l'année à vivre ce moment-là de manière plus ou moins sereine ? Parce que quand tu me dis que tu arrives au 32ème et que tu prends la tête que là, parce que tu savais qu'avant tu avais les moyens mais tu ne l'as pas fait. On sait que l'Ironman, ça se joue sur le dernier semi. Mais là, globalement, il faut être costaud dans la tête, mais aussi dans les jambes. Il faut être costaud au 32e sur marathon, puis 32e à Lanzarote, c'est fort.
- Speaker #1
Après, c'est que ma course à pied a quand même été construite depuis des années. Ça reste une force pour moi. Et je pense que même par rapport à certains de mes adversaires, ils savent que je passe bien en vélo. Je suis bien placé. Je pense même eux, ils ont des doutes. Alors que moi, je suis dans mon plan et je sais aussi les chronos, ce que ça vaut. Et que si je cours comme ça, si je mets une allure début marathon, je sais que sans être trop prétentieux, j'ai rarement pété. En tout cas dans cette discipline-là. Donc si je pars sur une allure, je sais que je vais souvent jusqu'au bout à cette allure-là. Et du coup, je calcule sur un marathon, puisqu'on a le temps. Donc je calcule et je vois le temps que ça va me faire au final. Et du coup, tu sais le chrono et tu te dis, tu connais aussi les capacités de tes adversaires. Après, c'est sûr qu'il y en a un qui peut sortir la course stratosphérique le jour J. Mais du coup, c'est comme ça que moi, j'avais confiance. Et les autres, je pense, aussi ont douté parce qu'ils savaient que j'étais derrière et que je suis un gros finisseur. C'est souvent là où, dans le Money Time, c'était en 2023 où j'ai fait la même chose au Portugal. Du coup, j'avais pris mon premier slot pour Conard. ma première fois à Kouenard et j'avais fait la même chose où j'avais dû prendre trop la place dans les 15 derniers kilomètres et du coup j'avais fini deuxième c'était peut-être ma plus belle copie jusqu'à là même mieux qu'à Barcelone 2024 quand j'avais fait deuxième à Cachcaïs là en 2023 c'était vraiment ma première copie sur Ironman puisque pareil je cours je crois 2h35 et et en plus il y avait des références parce qu'il y avait Patrick Lange c'était Peter Riemer qui avait gagné Antonio Benito qui fait 3 donc ça ça avait été ma plus grosse course avant Lanzarote cette année et du coup quand tu rends une première copie comme ça avec des grosses têtes des grosses têtes d'affiches paradoxalement ça te met pas super bien,
- Speaker #0
ça te met pas en confiance parce que du coup 2024, petit coup sur le casque, vous avez réussi à identifier un peu ce qui t'avait emmené dans cette direction là ou pas ?
- Speaker #1
Je pense que c'était un peu ça le problème, c'est que du coup j'avais ma qualif pour connaître dans l'avance. et que j'ai voulu changer plein de choses, je me suis pris un peu trop la tête. Alors que moi, ça reste du plaisir, le triathlon. J'ai mis la performance avant le plaisir. En tout cas, pour moi, je pense qu'il faut que j'ai le plaisir avant la performance. C'est ça qui a emmené, suite à des mauvais choix, mon début de saison. J'ai été aux Etats-Unis, au Texas. J'étais dans la forme de ma vie. Vu que j'avais fait un podium avant au Portugal, je pensais que j'avais tout cassé. Et en fait, j'ai pris une claque. Et du coup, après, j'ai voulu aller au Frenchman trois semaines après. J'ai refait un Ironman trois semaines après. Et en fait, ça a été des mauvais choix accumulés. Et du coup, tu as l'impression de tout perdre. Et du coup, ça a été la délingolade. Et en fait, d'un côté, ça m'a bien servi parce que ça m'a fait une vraie leçon. Et je me suis dit, bon, en fait, déjà, il faut se structurer sur toi-même. Et en fait, ça peut aller vite dans un sens comme dans l'autre. Donc soit reste tranquille, et cette année j'ai pris l'envoi de plaisir, j'ai travaillé là-dessus, j'ai travaillé avec un préparementable pour savoir vraiment ce qui me faisait plaisir dans le triathlon, dans ma pratique, et je suis retourné aux choses simples, et moi ce que j'aime dans le triathlon c'est avant tout de la performance, c'est le partage avec mes proches, être sur un triathlon avec des potes, et en fait c'est ça, et si j'ai ça, la performance elle suit derrière. Et franchement, cette année, j'ai kiffé Lanzarote parce qu'à côté, j'entraîne et j'ai entraîné un de mes meilleurs potes. Et en fait, c'était son premier Ironman. Et la prépa, j'ai fait tout avec lui. J'ai eu l'impression de lui apprendre des choses. Et en fait, comme un grand frère, lui, il a fait son Ironman, moi, j'ai fait. Et en fait, le jour de Lanzarote, je me suis dit que je n'avais pas le droit de lâcher parce qu'en fait, lui, il est en train d'en chier sur sa course. Donc moi, je dois m'accrocher. Et en plus, tous les deux, on fait une course de malade. Donc, c'était un des meilleurs moments de ma vie.
- Speaker #0
C'est énorme ce que tu dis. Parce que du coup, pendant ta course, tu vivais aussi la course de quelqu'un d'autre. Et du coup, ça t'a permis finalement de te détacher de ta propre, entre guillemets, souffrance. Parce qu'à un moment donné, on tape dedans quand même. Et puis, ça t'a permis un petit peu de relancer la machine quand tu as eu besoin.
- Speaker #1
Oui, parce qu'en fait, pourquoi Lanza ? Parce que Lanza, en plus, on connaît bien. Parce qu'avec lui, avec mon pote, il y a cinq ans... Lui il faisait pas très long, il commençait et je lui ai proposé un stage parce qu'on s'est rencontré comme ça par hasard à la piscine et depuis je suis venu sur le coach et en fait on s'est dit vas-y on retourne à l'Anza parce que à la première sortie qu'on a fait à l'Anza en stage, genre sur une sortie de 2h on devait s'arrêter toutes les 30 minutes pour qu'il puisse boire parce qu'il savait pas boire sur le vélo et moi j'étais déjà pro et en fait je l'ai emmené comme ça mais il était novice et en fait moi ça m'a plu parce que je lui ai appris plein de choses et au fur et à mesure je lui ai appris des choses et on s'est dit vas-y on retourne à Lanza pour ton premier Ironman Et d'autant plus où l'Anzaroth, tes proches s'y prennent une voiture, ils peuvent se mettre à plusieurs endroits. Et en fait, on voyait nos proches, j'ai dû les voir quatre fois en vélo ou cinq fois. Et lui, je le croisais aussi. Et en plus, à un moment, je me vois, même j'ai eu des larmes, parce que je le vois, il y avait sa copine, je savais qu'elle lui faisait une surprise parce qu'elle avait une conférence la veille. Et en fait, elle est arrivée pendant la course et lui ne le savait pas. Et là, moi, je la croise. Du coup, avant lui, parce que j'étais devant lui sur la course. Et là, je la vois et là, du coup, ça m'a boosté. Je me suis dit parce que je savais que lui, il allait kiffer quand il allait la voir. Il allait se dire, c'est un truc de ouf. Et du coup, ça m'a reboosté. J'ai eu les larmes et tout. Je me suis dit, bon, allez, reste dans ta course. Mais du coup, c'est vrai que moi, les Ironman, souvent, j'ai vu comme ça où je passe par toutes les émotions. Bon, après, je pense que c'est un peu tout le monde comme ça. mais du coup c'était vraiment incroyable parce que du coup on va dire que c'est une histoire qu'on aura toute notre vie Et au-delà de la performance, c'est un truc qu'on se rappelle à toute notre vie.
- Speaker #0
Énorme, énorme. Tu m'as filé les poils rien qu'à en parler, parce que c'est quelque chose que tout le monde dit qu'il y a mis les pieds dedans dans un triathlon, même sur un half ou des choses comme ça. C'est vrai que quelque part, on est un peu dans notre aventure, mais ça vaut son pesant de cacahuète que quand tu le partages un minimum, et quand en plus tu partages avec quelqu'un que toi tu as emmené sur la course et que tu sais le chemin que vous avez parcouru ensemble, pour toi c'est double victoire
- Speaker #1
C'est vraiment comme ça que cette année je kiffe parce que je me suis vachement détaché de la performance. Je sais très bien qu'après ma carrière, j'aurais fait des choses en triathlon, mais je serai un homme comme un autre et ce sera juste des souvenirs. Ce qu'on gardera ne sera pas mes victoires, ce sera plutôt les souvenirs que j'ai partagés sur cette course. Et en fait, là, c'est ce que j'essaye de créer. Et que je pense qu'on a bien mis en place, qui m'a fait prendre conscience de mon prépare mental. Et que du coup, en fait, moi, c'est ça que j'ai besoin, c'est de créer des souvenirs au delà des performances, c'est créer des souvenirs. J'aime ce sport et autant le partager avec des gens que j'aime et que ça me laisse des souvenirs à vie et que je fasse 1, 5, 15. Sur l'instant T, c'est important parce que c'est mon métier. J'ai des partenaires. mais dans 15 ans je me rappellerai juste avec qui je l'ai partagé et puis je me rappellerai certainement pas de la place sauf si c'est une victoire tu t'en rappelles je pense à vie mais en tout cas si tu fais 2 ou 3 c'est la même chose donc franchement cette année c'était vraiment ça qui m'a guidé et franchement je kiffe en tout cas avant que je fasse la prépa cette année de Lanzarote j'étais un peu à dire je commence à en avoir marre Salut ! Des Ironman pas marre mais c'est un peu chiant parce qu'en fait une prépa Ironman on va dire des fois c'est un peu long et il n'y a pas trop d'allure, c'est d'aller leur base donc tu te fais chier mais presque quoi. Il faut avoir de la bonne musique quoi. Alors que là lui comme je disais c'est de pouvoir le partager et puis de voir que lui il se sent fier après ses séances et tout. En fait tu te dis mais non mais c'est un truc de fou de faire un Ironman. Et sauf que quand on en fait beaucoup, bon j'ai pas la prétention d'en avoir fait, il y a des gens qui ont beaucoup plus d'expérience mais... je pense que je dois être déjà à 15-20, en fait, ça devient banal. Alors qu'en fait, ce n'est pas du tout banal. Et là, quand je le vois avec lui, et puis avec mes athlètes qui le font, j'essaye de leur dire que ce n'est pas banal de faire un Ironman. Quand tu le fais, en fait, investis-toi à 200%, parce qu'en fait, ce n'est pas banal. Il ne faut pas dire que c'est banal. C'est un truc de fou de faire un Ironman. Donc, c'est ce que j'essaye de transmettre.
- Speaker #0
J'en parle très souvent avec mes athlètes, mais... On perd les repères traditionnels en fait. Quand on discute avec des gens qui font du triathlon, bah ouais on a fait notre sortie de 120, on a été courir notre sortie de 30 bornes, et ça paraît normal à tout le monde. Mais 120 kilomètres, il y en a qui font pas ça en une semaine en vélo, et courir 30 kilomètres, il y en a qui font même pas ça en une semaine. Et c'est vrai que du coup on a tendance à se dire que ce qu'on fait c'est normal, alors qu'en fait pas pour tout le monde. Pas pour tout le monde. Et donc du coup, toi ton équipe, t'es encadré par un préparateur mental. T'es self-coach ou pas du coup ?
- Speaker #1
Non, j'ai un coach. J'ai fait deux ans avant avec un coach pour le site Nicolas Hémet, qui m'a beaucoup apporté. Et d'ailleurs aussi, je pense que la philosophie que j'ai actuellement, ça m'a apporté là-dessus. Parce qu'il est au-delà de la perf, il est aussi dans le côté sport. nature etc et c'est là que j'avais beaucoup match avec lui et du coup là maintenant je suis depuis l'an dernier avec bastien karangoff et du coup après voilà c'est un fonctionnement aussi particulier que ce soit avec nicolas ou bastien c'est que moi j'ai besoin d'être impliqué dans mon plan parce que je dis comme à chaque fois je dis je suis pro mais en fait je suis pas pro j'ai envie d'avoir une vie d'ami j'ai envie d'avoir donc en fait j'ai besoin de donner mes contraintes mais limite je fais mon plan à la semaine Et en fait, on en parle, mais moi, je n'en vois pas mes contraintes. C'est limite, je dis, je vais faire tel jour, tel entraînement. Et on parle du contenu ensemble en avance. Donc, c'est un peu compliqué des fois de me coacher parce qu'en fait, il faut mettre un peu, on va dire, toutes ses connaissances, son ego, ses connaissances un peu de côté. Parce que moi, je veux aussi avoir mon recul de ce que j'ai fait, mon expérience. Et en fait, c'est un match. Mais des fois, le coach a juste à m'envoyer le plan, mais je lui ai déjà envoyé mon Excel de ce que je voulais faire. Mais voilà, après, c'est un truc à trouver. Et puis, comme je disais à Nicolas et Bastien, c'est que même le petit truc qu'il m'apporte, ça me fait basculer du bon côté, parce que moi, je n'ai pas de recul sur ma mise d'entraînement, et des fois, je fonce tête baissée. Et qu'en fait, d'avoir un coach, ça te permet de ne pas foncer tête baissée dans un mur. Et c'est plus là où j'ai besoin d'être entouré. Et puis que ce soit les deux, en fait, ils m'ont apporté plein de choses. Et c'est aussi pour ça que j'ai envie de travailler aussi avec des coachs, parce que même en tant que com et coach, moi aussi, ça m'apporte pour mes athlètes et pour moi en tant qu'homme. Donc c'est pour ça que je trouve ça important d'être quand même encadré avec un coach, parce que tout seul, c'est très compliqué, parce qu'en fait, quand tout va bien, ça va, mais quand ça va mal, tu te sens vraiment seul, et c'est très compliqué.
- Speaker #0
C'était un petit peu le but de ma question, parce qu'il y a énormément de gens qui veulent participer sur un projet. performance, ou on va dire même mode perf, et qui ont peut-être un peu une vision un peu biaisée sur le coaching, mais je pense que le coaching 2.0, c'est un petit peu ce que tu es en train de décrire avec Bastien, Bastien, il n'est pas là simplement pour te donner la liste de course et vérifier ce qu'il y a après, c'est juste peut-être presque un superviseur, en fait, et qui vient, toi, te donner les cadres, et puis éventuellement te donner une orientation différente si jamais ton choix n'est pas bon, mais où, justement, le choix que tu as fait S'il faut le corriger, il va t'apporter le pourquoi et le comment il faut le faire.
- Speaker #1
Oui, en fait, c'est exactement ça. C'est que ce soit avec Nicolas ou Bastien, les deux, ils ont compris un peu mon fonctionnement. Et en fait, c'est là où tu reconnais que c'est des très bons coachs parce qu'ils savent s'adapter par rapport à l'athlète. Et voilà, il y a des athlètes qui veulent que tout soit mâché et d'autres, comme moi, qui sont un peu chiants. Mais que, voilà, eux, ils arrivent à s'adapter. Et au final, du coup, ça marche très bien. Et moi, si on mâcherait tout, je ne prendrais pas de plaisir. J'ai besoin de savoir où je vais et avoir la route. Et du coup, que ce soit les deux coachs, c'est là où je vois que c'est des très bons coachs parce qu'ils n'ont pas de plan fixe par rapport à un athlète. Ils voient par rapport à l'athlète comment ils peuvent fonctionner. Et moi, des fois, on se dit qu'ils ne font pas grand-chose pour moi. Mais en fait, c'est peut-être encore plus chiant parce que du coup, ça les remet en question tout le temps parce qu'à chaque fois que j'envoie des exercices que j'aimerais faire parce que moi, je réagis comme ça, ils doivent réfléchir aussi. Et limite, ils passent peut-être encore plus de temps sur mon plan parce que du coup, ils doivent avoir ma vision plus leur vision et faire un mix de tout ça.
- Speaker #0
Et du coup, si tu devais ressortir deux ou trois points particuliers sur lesquels tu sens vraiment que tu as progressé avec leur collaboration ? que ce soit Bastien ou Nico, il y a quelque chose qui t'a vraiment marqué sur la façon d'analyser ou sur la façon de travailler ? Peut-être que de manière instinctive, je te guide un peu la question, mais est-ce que les sorties longues, c'est ça, mais ils t'ont donné des petits plus à chaque fois ? Ou est-ce que c'est sur l'agencement, les périodes ou des trucs comme ça ? Il y a quelque chose en particulier qui t'a marqué chez chacun d'eux ?
- Speaker #1
Pour les deux, après, ils ont des manières un peu différentes, mais en tout cas, pour... Pour les deux, c'est vraiment de ne pas faire des séances de héros. Parce que moi aussi, j'avais tendance et qu'on veut se rassurer sur des séances et se dire, je suis un monstre à l'entraînement, donc je fais la séance à fond. Et en fait, les deux, c'est vraiment pratiquement faire tout le temps des séances moyennes pour être bon le jour J. Et ça, c'est le gros changement parce qu'en fait, on veut tous se rassurer. Et du coup, des fois, on veut faire la course à l'entraînement. et sortir des grosses séances, surtout de temps en plus avec les réseaux. Moi, je partage tout sur Strava et tout. Donc, tu veux toujours... Ce n'est pas pour impressionner, mais tu veux montrer que tu t'entraînes. Tu t'entraînes dur. Et en fait, ce n'est pas parce que tu t'entraînes dur que tu réussiras le jour de la course. C'est le jour de la course qu'il faut réussir à sortir, entre guillemets, ta plus grosse séance. Et ça, du coup, ils m'ont vraiment apporté là-dessus. où ils me contrôlent et... Ça sert à rien de vouloir faire des séances de malade. Oui, c'est sûr que si tu vas atteindre un certain niveau, tu dois quand même faire des belles séances. Tu ne peux pas faire juste des footings et sortir une course jour J. Celui qui dit ça, soit c'est un menteur, soit il a un secret que personne ne connaît. Mais par contre, se contrôler, tu passes rarement à des 8-9 sur 10 sur des séances, c'est plutôt des 7 sur 10 au niveau du RPE, du ressenti sur la séance.
- Speaker #0
Ok. Et du coup, comment... Alors, je vais peut-être un petit peu aller dans le dark side, mais comment vous avez identifié le fait qu'en 2024, tu étais un petit peu en période compliquée au niveau mental ? Et est-ce que c'est Bastien qui t'a envoyé vers un prépa mental ou est-ce que c'est une décision qui a été de ton propre chef ?
- Speaker #1
En 2024, du coup, j'étais encore avec Nicolas. C'est après que, du coup, j'ai passé avec Bastien à la fin de saison. non parce que moi je suis un peu têtu donc c'est puis quand ça va pas j'ai tendance à m'isoler et pas donner mon mal aux autres donc je me suis plus isolé et en fait c'est moi à bout d'un moment je me suis dit j'ai vu aussi c'était par rapport au JO parce que je connaissais pas du tout la prépa mentale et en fait tout ce qui s'est passé au JO tout le monde disait bon bah... que ce soit Léon Marchand et en fait je me suis dit mais en fait Moi, c'est ça que j'ai besoin, en fait, c'est d'avoir quelqu'un qui est accompagné. Et là, en fait, c'est pour ça que j'ai fait la démarche de prendre un prépa mental. Mais quand j'ai pris le prépa mental, j'étais déjà pratiquement sorti de ma dépression, en fait. Mais du coup, j'ai fait la démarche. Et après, j'ai travaillé avec lui, mais c'était la prépa mental, mais c'était peut-être plus de la psychologie, en fait. Parce que moi, c'est pas sur la course que j'ai des soucis. C'est plutôt dans les avant-courses. Voilà, c'est ça. Et le jour de la course, je sais que si tout va bien en revanche, je n'aurai pas de soucis le jour de la course. Et en fait, je ne savais pas que ça pouvait être une partie aussi de la prépa mentale, que ça pouvait être juste du quotidien. Parce que là, j'ai eu une grosse dépression. Ça faisait des années quand je faisais le yo-yo. Sauf qu'après, je faisais un bon résultat. Donc ça va bien sur ce temps bon résultat. Après, ça ne va pas bien. Et en fait, je pensais que c'était normal d'être tout le temps comme ça, à la limite du burn-out. et de ne pas être bien dans son quotidien. Et en fait, j'ai compris avec les jeux et tout que ce n'est pas normal. Normalement, tu dois être bien, tu dois être heureux dans ta vie. Et en fait, c'est pour ça que ça a été dur. Même là, c'est encore dur d'en parler et tout. Mais je me dis, en fait, c'était la plus grosse leçon de ma vie. Et franchement, j'en sors grandi comme jamais. Et je me dis, en fait... Ouais. Non, franchement, je suis fier parce que je me dis que ça m'a vachement apporté et que je suis devenu un meilleur homme grâce à ça. Donc franchement, je suis super content parce que limite, je me dis qu'il y a un avant, avant et après ça. Et du coup, c'est une fierté parce que c'était une période compliquée. Mais en fait, c'est une fierté de m'en être sorti et de me dire, maintenant, je me suis entouré des bonnes personnes, je sais sur qui compter. J'ai vachement grandi grâce à ça. Et franchement, je suis un autre homme et je vois différemment les choses. Et du coup, franchement, je suis fier de ça et surtout fier de moi. Alors qu'avant, j'aurais été rarement à me dire que j'en voulais toujours plus. Comme je disais, je pense que j'étais vachement axé sur la performance et pas le plaisir. Et en fait, si je n'ai plus le plaisir, il n'y a pas de performance.
- Speaker #0
Alors, non seulement tu peux, mais tu as largement coché toutes les cases pour être fier de toi. Mais j'ai l'impression que c'est aussi un petit mal sournois et qui traverse les têtes de pas mal de gens. Je ne sais pas si vous discutez un petit peu entre vous de temps en temps, mais il y a Léon Chevalier qui sort d'une saison 2025. Je pense qu'il est poncé et qu'il est plus usé mentalement que physiquement. Je crois que Sam, il a pris un coup sur le casque aussi l'année dernière. William à un moment donné aussi William il y avait eu d'autres choses c'est une vie qui est quand même un choix de moine vous mangez, vous vous entraînez, vous dormez et puis vous faites pas des semaines à 35h pour rigoler j'écoutais un podcast juste avant qu'on commence le nôtre j'écoutais le safe pace de Clément et de Fred et Charlotte et c'était sur l'échec et du coup ça fait poser des questions en fait Et... Je reviens un petit peu sur l'année 2024. Pour toi, tu fais une saison moyenne sur 2024, mais surtout, tu prends un coup sur le casque parce que je crois que tu as des partenaires qui t'ont lâché pour après. Et en fait, tu fais une grosse saison et il n'y a pas d'échec. Mais du coup, en termes de visibilité, est-ce que tu as réussi à rebondir ? Est-ce que le fait de faire des bons résultats, ça t'a suffi ? Ou comment tu as rebondi de tout ça, de cette année 2024, où finalement, tu t'es retrouvé un peu... leululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululululul avec la main dans la poche.
- Speaker #1
Oui, c'est sûr que d'en parler avec d'autres athlètes, je pense qu'il y en a beaucoup à passer par là. Après maintenant, on le dit plus facilement et du coup ça aide parce qu'on se rend compte qu'on n'est pas les seuls et que ce n'est pas normal d'être dans des états comme ça. Mais c'est sûr que des fois, ça peut faire rêver le quotidien d'un athlète pro et même d'un athlète amateur parce qu'il y en a beaucoup aussi qui entraînent énormément et c'est dur. mais en fait la plupart du temps t'es fatigué tu peux le mettre chiant parce que t'as une pression quotidienne surtout que quand tu veux être pro si tu veux concurrencer les autres et si tu veux prétendre à des gros résultats il faut aussi de l'argent pour vivre déjà et puis après pour investir sur toi maintenant ça devenait un sport mécanique donc pour faire des tests aéros tout ça et c'est vrai que moi je pense que c'est ça aussi qui a fait que ça a été compliqué parce que Merci. Ça reste toujours de la débrouille et que du coup je me suis mis de la pression en 2024 parce que je me suis dit il y a eu l'entrée du Pro Series. Donc en fait je me suis dit vas-y il faut que je claque comme ça je prends un gros chèque, je suis tranquille, je peux mettre tout le monde à l'abri et voilà quoi. Et en fait vu que je pense que ça a été vraiment ça. Du coup, ça a été la petite goutte de plus. Et en fait, j'ai loupé le textage. Je me suis dit, bon, le Pro Series, c'est mort. Je ne vais rien faire de la saison. Et en fait, c'est ça qui a fait que c'est parti là-dedans. Plus plein d'éléments que j'accumulais depuis des années, je pense. Mais encore une fois, c'était ça. Je pense que le côté financier, ça reste...
- Speaker #0
ça reste important et que du coup bah si t'as pas de partenaire c'est compliqué et moi après voilà en 2024 j'ai c'était une année compliquée du coup mentalement mais j'ai quand même fait des bons résultats parce que du coup je fais je fais la troisième à barcelone et avait avec ce sinon à n'en est que c'était en 2023 mais par contre à hawaii je suis je suis 27e à hawaii Dans une course à vélo, j'avais pris un petit tir, mais j'avais fait le septième tour marathon, donc ça restait quand même une course correcte parce que c'était un premier Hawaii. Puis déjà de s'y qualifier, que ce soit chez les amateurs et encore plus maintenant en pro, ça reste une performance parce que le niveau, que ce soit en amateur ou en pro, c'est stratosphérique maintenant. Donc déjà de s'y qualifier, ça reste déjà une belle performance. Et du coup, oui, j'ai perdu beaucoup de partenaires. Mais d'un côté, ça m'a peut-être soulagé parce qu'en 2025, j'ai mis de ma poche, on va dire. Et j'avais pratiquement plus de partenaires avec Marc. J'avais quelques partenaires financiers qui ont questionné à me suivre. Mais du coup, j'ai dû mettre de ma poche. Et du coup, je ne devais plus de compte à personne parce que ceux qui me suivaient, c'était soit des amis ou des partenaires de longue date qu'ils ne font pas pour la retomber, mais plus pour me suivre moi. Donc, en fait, ça m'a peut-être libéré aussi. Mais je sais que j'ai besoin d'avoir des marques parce que le budget pour être au niveau du matos et après être au niveau des tests aéros et tout. Après Hawaï, c'est même là où j'ai eu un déclic et que j'ai voulu travailler avec Bastien. Je me suis dit que je me laisse deux ans. Je le fais deux ans à fond ou j'investis à fond. que même si j'avais des petits de ma poche % et que je vois ce que je peux donner parce qu'on est à la wii j'ai été choqué je suis en fait sur un amateur par rapport aux autres % je suis pas du tout à héros je suis en fait et bon ça suffit plus si tu veux le rivaliser avec les meilleurs mondiaux il faut tout mettre au le curseur à 100% et je me suis rendu compte à la wii c'est la première course parce que ben quand tu vas à barcelone tarif à temps sortir mais à la wii tout le monde a le dernier vélo tout optimisé, il faut penser à l'aéro, et là ça a été une grosse claque. Et je me suis dit, je me laisse deux ans et je vois ce que ça donne, mais par contre au bout de deux ans je ne veux pas avoir de regrets, de me dire j'aurais pu faire ça, parce qu'en fait c'est facile de dire toute ta vie j'aurais pu faire ça. Je mets tout, avec mes moyens, oui je ne vais peut-être pas aller dans le plus gros tunnel d'aéro, peut-être que je vais en trouver un qui coûte moins cher, mais au moins je mets toutes les chances de mon côté, et au bout de deux ans comme ça j'aurais été au bout de mon projet. Et si j'ai des opportunités de continuer, tant mieux. Si je n'ai pas d'opportunités, je pourrais avancer dans ma vie perso. Parce que quand tu es très athlète pro, on va dire que tu mets aussi ta vie perso à côté. Parce qu'il y en a certains qui le font, je vois, qui ont des enfants et tout. Mais ça reste quand même compliqué de pouvoir tout gérer. Parce que c'est surtout que tu n'as pas trop de stabilité. En tout cas, des athlètes comme moi. Après, les très gros comme Sam et tout, ils ont plus de stabilité. Si tu ne peux pas avoir une vraie stabilité, si tu veux avoir des enfants et tout, c'est compliqué.
- Speaker #1
Du coup, à un moment donné, je voulais revenir dessus, sur Nice. Parce que Nice, tu fais 19 sur un championnat du monde. 8h22, c'est un chrono, il n'y a encore pas très longtemps à Nice. Ça pouvait être ou victoire ou podium. Là, tu fais un 4'49 en vélo et tu fais un 2'41 au marathon. Mais tu tombes sur trois extraterrestres. et le podium fait ce but là-bas. Comment on fait quand on est pro et qu'on se dit, je sors, parce que pour moi, tu sors une course dans la droite ligne de la saison, c'est une super grosse perf, mais tu vois des extraterrestres comme ça, comment avec Bastien, du coup, vous analysez et comment vous projetez sur 2026 avec ça dans le sac à dos ?
- Speaker #0
Pour Nice, c'était quand même une satisfaction, le résultat, même si j'en voulais plus. D'autant plus qu'à Nice, quand c'est le parcours normal, il y a... 10 km de moins de vélo mais si on compare, là on pourrait comparer par rapport au monde 2023 même si c'est pas forcément les mêmes conditions parce que le vent et tout, mais c'est vrai que le temps que j'ai fait ça me faisait rentrer dans le top 10 en 2023 après c'est sûr qu'il n'y a pas les mêmes conditions pas la même dynamique donc c'est juste on va dire un élément de comparaison mais on ne peut pas se dire j'aurais fait top 10 mais en tout cas moi c'était un bon résultat même si j'espérais mieux et je pense pouvoir faire mieux Merci. C'est pour ça que ça motive aussi pour cette saison. Parce que j'ai fait une course 6 milliards à Lanzarote, alors que pourtant, je pensais, avec Bastien, on pensait que j'avais passé un cap. encore supplémentaires. Donc c'était plus ça la petite déception. J'ai fait pratiquement la même course qu'à Lanzarote, alors que je pensais pouvoir passer le petit cap en plus. Mais c'est encore une fois des petits détails et qui fait que plus je vais faire de Chopin du monde, plus je prends d'expérience. Et pour 2026, si j'ai déjà eu l'expérience d'aller une fois à Kona, en fait j'ai déjà plein de petits mémos, on va dire des petites pistes de ce que je dois faire ou pas faire et qui me serviront. Et là, l'objectif de la saison, c'est de se qualifier pour Konar et de lui faire un top 10. Et en tout cas, de tout faire pour faire un top 10, pour ne pas avoir de regrets. Et là, c'est pour ça que quand on me demande mon carnet, je dis que je ne le sens encore pas trop. Je vais certainement retourner à Lanzarote, parce que du coup, j'ai gagné. Je veux remettre le titre en jeu, parce que c'est quand même... le tenant, celui qui a gagné, donc c'est bien de remettre le titre en jeu. Mais après, c'est ce que j'avais vu avec Bastien, c'est que je veux passer encore, je pense qu'il m'en manque encore un peu pour faire un top 10, donc il faut que je pourras cet hiver. Donc je ne courrai pas avant que j'ai passé le cap que je veux. Donc c'est parce que c'est ce que je disais à Bastien, si tu prétends faire un top 10, normalement ta qualif, tu dois la prendre assez facilement sans être prétentieux. Sinon, ça veut dire que tu n'as pas de niveau dans le top 10. Après, peut-être que je vais me foirer et que du coup, je ne prendrai pas ma qualif. Au moins, j'aurais pris le risque parce que c'est ce que je disais aussi avant. C'est que quand je me suis donné deux ans, j'avais l'impression d'arriver un peu au bout de ce que j'avais fait. J'avais fait 2-3 sur Ironman, 1-2-3 sur ALF. Et en fait, dans les deux ans, je m'étais donné… En 2024, je m'étais donné deux ans. Je m'étais dit qu'en deux ans, il faut que je fasse une victoire sur Ironman et un top 10 au cheval du monde. Du coup, cinq mois après, j'ai fait ma victoire à Lanzarote. Donc là, maintenant, pour les deux ans, il me manque un top 10 au cheval du monde. Et là, en tout cas pour moi, après peut-être que j'en voudrais plus une fois que j'aurais fait ça. Mais en tout cas, pour moi, j'aurais réalisé ce que j'aurais aimé faire si on m'aurait dit ça il y a dix ans. Donc j'aurais été un peu au bout du truc. Après, je pense que si tu fais un top 10, tu vas faire un top 5 par la suite. Si tu fais un top 5, ainsi de suite. Mais en tout cas, c'est le gros objectif et je vais me donner les moyens pour ça. Et puis si j'échoue ou je ne réussis pas, c'est juste que peut-être il y a 13 ou 14 ou 15 gars plus forts que moi, tant mieux pour eux. Les gars se donnent autant que moi à l'entraînement. Donc je ne veux pas dire non. S'ils sont devant moi, je sais que c'est des gars qui se bossent. Parce que si moi, j'ai bossé à fond, ils ont bossé autant que moi, voire plus. Donc tant mieux et bravo à eux.
- Speaker #1
Et du coup, tu gagnes à Lanza, tu fais une belle course à Nice. Et là, tu vises un top 10 à Hawaii. Ce n'est quand même pas tout à fait le même type de profil de parcours. Toi, si on te dit victoire à Lanza ou podium à Kona, tu choisis quoi ? Et par rapport à quoi ? Est-ce que c'est juste par rapport à la... position ou est-ce que c'est juste par rapport au profil de course qui te convient le mieux ?
- Speaker #0
Je pense que Kona, ça me correspond mieux que Lanza parce que je suis quand même assez lourd. Après, Lanza, je préfère faire une victoire à Lanza parce qu'encore une fois, c'est le partage. Et Kona, en fait... Moi je ne vois pas toute l'histoire de Kona, je ne suis pas né dans le triathlon, j'ai été rentré dedans comme ça, mais c'est plus ce que j'aime à Lanza, c'est que tu vois tes proches plusieurs fois, et à Kona en fait c'est un moment de solitude en vélo et un moment de solitude en course à pied, quoi que si tu as un proche qui est motivé et qui veut faire 15 km, il peut se mettre à Energy Lab, et de voir, pas juste avant, c'est ce qu'avait fait mon père, et de voir plusieurs fois, mais c'est que par contre il doit faire pratiquement aussi un marathon de son côté. Et il reste au soleil toute la journée, donc c'est aussi dur que toi. Bon, d'un côté, ça te motive aussi parce que tu te dis, bon, il a attendu toute la journée au soleil, donc toi, bouge-toi les fesses en course à pied parce que lui, il l'a fait, donc toi, il faut que tu le fasses. Mais après, Kona, quand j'y suis allé, j'ai aimé l'expérience, mais moi qui aime le partage, et là, c'était quand même beaucoup de solitude. Ce n'était pas la course que j'ai le plus kiffé. Là, si j'y vais, c'est juste pour la performance, on va dire. Mais je mettrais quand même le plaisir à côté où j'emmènerais mes proches pour qu'ils kiffent avant, qu'ils kiffent après et qu'on kiffe ensemble entre la course. Mais sinon, j'irais pour la course. et aussi parce que c'est l'histoire c'est l'histoire de notre sport donc si tu dois faire un résultat à un endroit c'est ici après pour moi, l'Andia c'était aussi un endroit où je voulais faire un résultat parce que c'est vraiment une île que j'adore et j'y vais tous les ans en stage et ouais, j'aime cette île et je pense aussi que souvent on dit que c'est le petit le petit Hawaii il y a même énormément de pros qui trouvent que
- Speaker #1
L'ANZA est plus dur que Hawaï en termes de conditions, en termes de vent, en termes de choses comme ça. Je ne sais pas ce que tu en penses toi, mais c'est vrai que c'est une destination européenne qui est accessible pour tout le monde. Mais par contre, l'Ironman d'Hawaï, l'Ironman de l'ANZA, il est beaucoup moins accessible que l'Ironman d'Hawaï.
- Speaker #0
Oui, je pense que c'est bien plus dur. Après, c'est pareil, ça dépend ce que tu recherches. Parce qu'en fait, ça dépend aussi de... Comme je disais encore une fois, c'est que... Lanza, tu as trois tours à pied, tu vois régulièrement tes proches. Et en fait, ça dépend aussi de chaque athlète parce que si ça ne te dérange pas d'être solo, après, de voir tes proches et d'avoir un petit coup de boost, ça te fait du bien.
- Speaker #1
C'est sympa quand même.
- Speaker #0
Surtout quand tu es dans le dur.
- Speaker #1
Ça fait des grandes journées un petit peu solo. Sur ton expérience de Hawaï, il y a des trucs qui t'avaient marqué en termes de... Difficulté en termes de confrontation ? Alors, c'est un championnat du monde, on sait que la course est autant au chrono qu'à la place. Mais du coup, il y avait des trucs qui t'avaient marqué là-bas, qui t'ont fait avancer pour la suite ? Par exemple pour l'ANZA ou pas du tout ?
- Speaker #0
Non, pour l'ANZA pas particulièrement. Mais après, c'était plus pour un championnat, ça m'avait marqué que chez les pros, en tout cas la dynamique de course, elle a un impact de fou. Parce qu'on avait fait une stratégie, que j'avais fait en plus l'Ironman de Barcelone trois semaines avant. c'était une bonne stratégie j'étais avec Nicolas du coup à cette époque là alors je me permets juste de te couper faire Barcelone 3 semaines avant c'est une bonne stratégie il y a énormément d'athlètes il y a énormément d'athlètes que ça va faire tiquer quand même mais c'est
- Speaker #1
quelque chose dont on discutait il n'y a pas plus tard que cet après-midi c'est vrai que faire un Ironman 3 semaines avant ça peut aussi faire surcompenser oui c'est ça c'est que souvent tu peux avoir un pic de forme Merci.
- Speaker #0
Mais c'était plus de la manière où j'arrivais à décomplexer à Hawaï. Parce que... Bon après si j'aurais fait une mauvaise course à Barcelone, peut-être que ça m'aurait mis... Quoi que non, j'aurais peut-être été énervé. Mais en tout cas c'était... Du coup je suis arrivé à Hawaï en mode détente. Et j'en ai pas trop fait parce que le piège quand t'es arrivé à Hawaï, c'est que tu vois tout le monde affûté, tout le monde beau gosse, avec les meilleurs vélos, t'as plein, tu peux avoir des cafés de partout, tout le monde est... Donc tu as envie d'entraîner trois fois plus que ce que tu as l'habitude. Sauf qu'il y a le facteur chaleur. Si tu arrives déshydraté et tu es sec avant la course, tu sais que ta course, ce sera un long moment de calvaire. Donc ça, je pense que ça m'a bien appris si je retourne cette année. Et puis aussi, encore une fois, la dynamique de course que j'avais vue sur un Ausha du monde. D'autant plus là, si ça reste à 12 mètres, si ça va à 20 mètres, ce sera peut-être différent. Mais en tout cas, chez les pros, avec la vitesse comme ça, il faut être dans la dynamique de course. Et en fait, avec Nicolas, on avait dit, reste dans ta zone de température corporelle qui soit bonne pour toi. Et dès que ça surchauffe un peu, tu te mets en arrière. Sauf que du coup, je n'étais pas dans la dynamique de course. J'avais beau avoir mis des watts qui étaient corrects pour moi, mais je m'étais fait éclater. Parce que quand tu as un train, il faut le prendre. Et sinon, c'est fini pour toi. Donc ça, c'est ce que j'ai vu au CERNI. C'est que tu dois être dans la dynamique de course, sinon à moins d'être Sam et de pouvoir faire le vélo solo devant.
- Speaker #1
C'est ce qui lui a sauvé la course en 2024 à Patrick Lang, c'est qu'il sort 4 de l'eau. S'il n'est pas dans le train et qu'il se fait sortir de la course, je pense qu'il ne revient pas. En 2024, il y avait eu pas mal de jours de pluie aussi avant. La chaleur c'est bien, mais c'est la chaleur et l'humidité. Donc à Lanzas, c'est super chaud, super sec. À Hawaï, c'est chaud et humide. C'était des conditions qui étaient très compliquées en 2024.
- Speaker #0
En tout cas, moi, vu que j'avais géré ma course, ça ne m'avait pas plus choqué que ça. Parce que tout le monde me disait, fais attention et tout, dans les énergies là. Mais moi, en fait, ça ne m'avait pas trop choqué. Après, je pense que... C'est une chance pour moi, mais je pense que je réagis plutôt bien. Et vu que j'avais fait des voyages en amont, où c'est plus chaud, plus humide et tout, notamment en Martinique, parce que j'avais été au... D'ailleurs, il a été venu sur le podcast, j'ai été au Martinitri... Ouais, Madintri plutôt. Madintri. Et du coup, c'est pour ça, j'avais fait le choix d'aller au Madintri pour refaire un triathlon un peu à la chaleur. J'avais fait des choix comme ça. C'était vraiment un bon choix. D'ailleurs, si les gens sont déjà qualifiés, ça peut être une bonne option. Parce que franchement, j'étais arrivé à Hawaii, je n'avais pas l'impression qu'il faisait chaud. Parce que franchement, quand tu vas en Martinique, la chaleur et le mid-tier, c'est encore un cran au-dessus. Et du coup, j'étais arrivé à Hawaii, ça ne m'avait pas choqué plus que ça. Donc ça, ça ne m'avait pas trop pénalisé. Après, pareil. Du coup, vu que j'avais contrôlé, aussi bien si cette année j'y vais et que je prends des risques, si je monte direct à 39,5°C température corporelle ou 40°C, je ne vais peut-être pas dire la même chose après, je vais dire « ouais, il fait chaud » . Mais c'est que là, je pense que j'avais été aussi beaucoup en gestion, donc c'était plus facile de dire « ouais, il ne fait pas non plus trop chaud » .
- Speaker #1
Je crois que c'est Lucie et Taylor qui ont géré un peu aussi à la chaleur sur la course de cette année. On voit bien ce que ça a donné. Taylor, elle a lâché un peu en natation parce qu'elle était déjà borderline en termes de température. Elle a posé une sacoche ou deux en vélo. Et je pense que les deux, que ce soit Lucie ou Taylor, elles ont fait chauffer la marmite. Et jouer un peu dans des conditions normales, mais jouer sur Hawaï, je pense que les risques, il faut les contrôler.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Après, moi, en tout cas avec mon niveau, si je veux faire un top 10, je serai obligé de prendre des risques. mais en fait c'est ce que je veux aussi c'est que je pense que autant la première fois je voulais y aller pour finir et me dire voilà je finis à Hawaii si j'y retourne cette année si j'ai des objectifs clairs et précis, je vais être obligé de prendre des risques et en fait soit tu sors la grande course soit tu prends une claque après c'est des risques que tu as voulu donc tu peux être juste fier de toi et du moment que tu as tout donné, c'est l'essentiel ok
- Speaker #1
c'est un joli projet en tout cas on sera c'est sûr et certain on sera devant les courses qualificatives en espérant que t'auras le slot assez tôt et puis on sera avec plaisir devant Kona 2026 est-ce que du coup là cette année t'as réussi avec la saison 2025 t'as réussi à avoir des partenaires qui te suivent un petit peu plus ouais
- Speaker #0
je vais annoncer sur mes réseaux pose la question trop tôt non mais c'est C'est aussi un axe que je voulais améliorer parce que maintenant, les réseaux, au-delà des performances, c'est aussi les réseaux qu'il faut mettre en avant. Et moi, ce n'est pas forcément quelque chose où je suis fort. J'aime le contact des gens, mais le contact, on va dire, pas à travers de l'ordi, mais plutôt au téléphone.
- Speaker #1
Mais le vrai contact, il ne se fait pas sur les réseaux quand on regarde bien.
- Speaker #0
Mais malheureusement, c'est... Pour les marques, c'est ça qu'il faut. Et moi, c'est ce que j'aime. J'ai du mal à envoyer des messages. Je préfère appeler quelqu'un déjà qu'envoyer un message. En fait, je suis vraiment humain. Donc, c'est toujours dur, mais c'est un axe qu'il faut faire si tu veux vivre de ton sport. Et là, c'est sûr que Lanzarote, ça m'a quand même débloqué des choses. Et en fait, je me suis rendu compte que gagner à l'Ironman, ça reste quelque chose d'important pour les marques. et je vais avoir des beaux contrats et des marques aussi qui continuent. Du coup, en tout cas, j'aurai un budget pour la saison qui sera plus conséquent que les autres années. Et de la vivre, d'en vivre complètement, ce n'est pas encore le cas. Mais en tout cas, je ne mets pas d'argent de ma poche pour faire du triathlon. Donc, à la fin d'année, si je suis mauvais, j'aurai peut-être pas d'argent qui va rentrer parce que c'est les primes de course qui vont, on va dire, me rémunérer. Si je suis bon, du coup, les primes, elles rentreront entre guillemets dans ma poche. Donc, bon, après, il y aura quand même le voyage à Kona à payer. Et c'est un sacré coup parce que si tu vas en gagner tout…
- Speaker #1
Ah bon ? C'est 2-3 sous quand même. C'est 2-3 sous. Dans la planif de l'année dernière, qui était beaucoup axée sur le très très long, il y a eu le... Tessin qui est arrivé Tessin au Fréjus, du coup en termes de prépa, enfin ces deux efforts qui sont quand même un petit peu différents comment t'as réussi à l'imbriquer, est-ce que tu savais que sur le Tessin ça risquait d'être compliqué, est-ce que c'est une décision qui a été faite pour l'opportunité pour la visibilité ou c'était vraiment pour aller chercher le Tessin et faire quelque chose là-bas après
- Speaker #0
Non, pour le T100 en fait c'était de base, moi vu que j'étais à Fréjus et j'étais licencié au club de Fréjus en plus en dernier, là je vais changer cette année. Du coup c'était vraiment l'objectif que j'avais dans l'année, de pouvoir avoir une wildcard sur le T100. Après je ne savais pas trop le fonctionnement, donc je pensais que d'être au club de Fréjus, d'être dans la ville ça allait m'aider. Et en fait non, il y avait vraiment par rapport au classement. Et du coup j'ai fait ma place naturellement par rapport à mon début de saison. Donc j'ai été chercher ma place comme ça. J'en avais eu d'ailleurs une wildcard pour Londres que j'avais refusée parce que j'avais chopé le Covid tout avant. Donc je m'étais dit si j'y vais j'ai quand même envie d'être un minimum compétitif. Parce que si c'est pour faire entre guillemets juste pour dire que tu prends la wildcard pour faire le guignol mais voilà aller comme ça. Le but, c'est quand même d'être compétitif parce que c'est une course importante. Au final, j'avais fait une plutôt bonne course à mon niveau. Après, c'est que devant, ça reste des spécialistes. Je pense que maintenant, il faut se spécialiser. Tu ne peux pas, mis à part si tu appelles Aiden Wild, mais sinon, il faut être spécialisé. Ça m'a même choqué parce que j'étais dans le coup en natation. Le début vélo, je n'étais pas prêt. Franchement, j'ai vu partir le début vélo, je me suis dit mais c'est hallucinant parce que franchement, c'est parti, j'étais là, moi je mettais 400 watts et je me faisais sortir. Et en plus, c'était peut-être une chance et pas une chance parce qu'en fait, je connaissais la route et le bord de mer, il y avait quand même pas mal de trous. Et moi, j'avais du mal à rester sur le plongateur. Et là, les gars, eux, ils restaient tous sur le plongateur coûte que coûte, ils s'en foutent. et je pense que moi c'est aussi un truc Même dans les descentes, je ne suis pas une tête brûlée où je me dis que j'ai quand même une vie à côté et que ma vie ne va pas s'arrêter demain après le triathlon. Des fois, ça peut me porter peut-être défaut, mais après, je le prends et je me dis que c'est comme ça. En tout cas, pour mes proches, ça les rassure que j'ai aussi ce comportement-là. Mais c'est vrai que franchement, c'était une super expérience, surtout qu'ils mettent les choses en place pour les triathlètes. Bon, on tarde un peu à être veillé. Mais franchement, c'est un super circuit et ça met en avant notre discipline. Et après, quand tu vois les gars qui ont couru dessus, ils ont passé des caps de malade parce qu'en fait, le niveau, ça tire tout le monde vers le haut. Et encore une fois, c'est ce que je disais même après Nice et après le Tessent, c'est que oui, des fois, tu peux être déçu parce que moi, je ne fais que 19 à Nice. si je fais que... 13 ou 14, où tu es sans un fréjus. Et je me dis, ouais, fais chier, les autres sont trop forts devant, ça me grille des sous. Mais en fait, quand j'ai commencé le triathlon, c'était pour atteindre mon meilleur niveau. Et grâce à eux, en fait, je pense que j'ai atteint un niveau que même moi, je n'aurais peut-être pas pensé être capable d'atteindre. Donc en fait, oui, c'est des sous que j'aurais préféré avoir. Mais entre guillemets, je l'ai fait aussi pour aller chercher mes limites. Et grâce à ces gars-là, je vais chercher mes limites. mais oui du coup je fais que 13 ou 14 ans préjus c'est que 19 à nice quoi mais mais en tout cas j'ai j'exploite mon meilleur niveau et et ça je pourrais être fier de moi parce que j'aurais eu un niveau auquel je ne serais peut-être pas attendu un jour bah oui puisque bon tu fais que 13 ou 14 mais tu fais 13 ou 14 sur les 20 meilleurs mondiaux du moment quoi donc tu
- Speaker #1
fais partie de la ligue a été dans le game donc c'est vrai je pense que ça doit être je pense qu'en en tant que... sportifs de haut niveau, on a envie toujours d'aller plus haut, mais je pense que c'est bien aussi peut-être qu'il y ait des moments où on se dise, ah ouais, finalement 13 ou 14 niveaux mondiaux, c'est quand même... Il n'y en a pas beaucoup. Vous n'êtes que quelques Français dans le circuit. Je crois, quand tu dis tu ne prends pas de risque, je crois qu'on l'a vu en direct à la télé, je ne sais plus si c'est Pierre ou c'est Léo, je crois.
- Speaker #0
C'est pareil, Léo, lui, il a la... Il est aussi d'ici, il a aussi de Fréjus. Après lui, je pense que si ça avait été quelqu'un d'autre que Léo qui aurait eu la même chose, il finissait au tard. Parce que Léo, je pense que sur deux roues, il n'y a pas meilleur. Franchement, il touche le vélo, comme ce que j'ai déjà vu se louper dans des virages. Lui, il arrive toujours à se rattraper. Parce qu'il s'est déchaussé, toi tu freines et tu fais un soleil par-dessus ton vélo. Mais lui, c'est vraiment... Heureusement que c'était lui qui a eu ça, parce que je pense que sinon ça aurait pu être bien plus grave que ce qu'il y a eu. Mais du coup, ça fait des belles images.
- Speaker #1
Oui, c'est sûr. Ça fait monter la tension. Ça fait monter la tension. Tu parlais du départ en vélo sur le T100. Du coup, on sort complètement de ce qu'on s'était dit. Mais si toi, tu sors à 400 watts et que tu te fais sortir, le niveau de performance, il est juste... extraordinaire, que ce soit les Ricoh, les Eden, les choses comme ça, les mecs, c'est des machines, c'est des monstres, parce qu'ils sont pas montés légers, quoi. Eden, ça va, mais il y a les mecs qui sont devant, c'est des barbares, quoi.
- Speaker #0
Ouais, ouais, non, franchement, bah, quand tu... En fait, que ça soit sur les chevaux du monde, là, à Nice, où il y a 6-7 gars extraterrestres, les 6-7 premiers, en fait, c'est des extraterrestres, et après, on est tous à peu près similaires. Et là sur le T100 c'est pareil, il y a 5-6 gars, je pense jusqu'à Matisse, je ne sais pas combien il fait au général à la fin, mais jusqu'à lui en fait c'est des extraterrestres en vélo, où je pense que franchement ils n'ont pas grand chose à envier à des cyclistes pros. Oui ils ne seraient certainement pas frottés dans un peloton, mais en termes de données...
- Speaker #1
Sur un chrono pur ?
- Speaker #0
Un chrono pur, où on fait un chrono on va dire... en mix entre triathlon et qu'il faudrait faire 60-70 parce que si tu fais un 20 et 40 ils ont peut-être pas l'explosivité c'est les pro vélo ils font ça tout le temps mais si tu fais un 60-70 qui est entre les deux je pense que tu les mets les ricoh bogan les matisse les hide and wide tu les mets avec eux je pense que tout le monde serait étonné je pense on serait bien étonné des perfs qui pourraient faire face à des meilleurs pro vélo
- Speaker #1
C'est Cameron Wirth qui disait il y a quelques années qu'il avait des collègues dans son équipe, la INEOS et d'autres, qui arrêtaient leur carrière pro vélo, et qui se disaient je vais me mettre au triathlon, puis je vais tout exploser, et en fait les mecs prenaient des coups sur le casque tout le temps, parce que déjà ils faisaient pas les meilleurs perfs vélo, et puis surtout il faut nager et il faut courir, et quand t'as fait que pédaler toute ta carrière, tu nages pas comme ça et tu cours pas comme ça, donc finalement c'est bien aussi de se rappeler que c'est un sport complet, et que oui... On se fait cirer par des cyclistes pros, mais vous êtes des athlètes et vous êtes des monstres. Donc il faut le rappeler et c'est important. Parce que les watts que les mecs sortent sur le T100, je pense que c'est des valeurs qui sont vraiment en dehors du circuit normal. Que ce soit en vélo ou en course à pied, c'est des allures de dingo. Tu fais 13 et tu ne cours pas beaucoup moins vite que les autres en plus.
- Speaker #0
Là sur le T100
- Speaker #1
C'était particulier le parcours Il était vraiment particulier par contre
- Speaker #0
Mais on avait nagé je crois Une 10, une 11 Alors que c'était quand même agité
- Speaker #1
C'était super agité ouais
- Speaker #0
C'était sans combi Et en vélo moi je prends 10 minutes Par les grosses têtes d'affiches Mais je mets 320 watts Ou 325 watts un truc comme ça
- Speaker #1
Moyenne ou normée ?
- Speaker #0
C'était en moyenne je crois En moyenne ? donc normé en plus et après j'avais dû courir 3 18 choix au kilo comme ça mais pareil il y avait du vent il y avait du vent puis avait des passages dans le sable oui oui c'est ça il y avait des passages en sable et c'était ouais c'est un peu il y avait des demi tours donc c'est le parcours il était vrai pas cadeau après moi j'ai c'est pour ça que aussi C'est vraiment le vélo où il faut que j'améliore parce que sur longue distance je suis assez bon. Et c'est qu'en fait, il me manque ce truc de punch mais qui est caractéristique au Choupail du Monde, sur des T100 et des Alf. Et c'est là où il faut que je travaille vraiment ça. Parce qu'en course à pied, je l'ai naturellement. Parce que quand j'ai gagné Aix en 2023, j'avais couru 3,13 ou 3,14 kg sur le semi. Et à l'époque, ça n'avait pas trop parlé. mais je pense que j'étais un des premiers à avoir couru à ces allures-là sur Somi. Après, il y a tous les gars du cours qui sont arrivés, il y a le Guinness et tout. Donc maintenant, on va dire c'est banal de courir 3,15 sur un half après le vélo quoi. Mais à l'époque, j'étais un des premiers à avoir couru à ces allures-là quoi.
- Speaker #1
Et je crois que cette année, donc Hex était pro series, Big Blue, il court 3,07 au kilo.
- Speaker #0
Ouais, mais en fait, le tracker, je crois que j'ai encore un meilleur temps que lui. Parce que moi, je crois que j'avais pareil. Je devais avoir 3,6 ou 3,9 sur le tracker parce qu'en fait, il y a un peu moins. T'as les 400,
- Speaker #1
500 mètres de loin.
- Speaker #0
Pour qu'on soit fort, les distances sont un peu réduites. Comme ça, on a l'impression d'être fort.
- Speaker #1
Ouais, mais bon, quand même.
- Speaker #0
Je crois que j'avais dû faire quand même à peu près pareil. Mais du coup, je pense qu'il a dû courir comme moi à l'époque vers les 3... Peut-être un poil plus vite ou 3.12, 3.11 mais pas en dessous de 3.10. Je pense que ça n'a encore pas fait... Même sur Tessant, je pense que ça m'étonnerait que des fois les trackers lui mettent, mais je pense que ça court au mieux, ça va peut-être courir 3.8, 3.10, mais je ne pense pas que ça reste encore... Après là, je pense que par la suite, ça va courir encore plus vite, mais...
- Speaker #1
Tu penses que ça va continuer à accélérer encore ? Parce que là depuis 2019 il y a quand même eu un sacré bond qui a été fait Il y a vraiment une ère avant 2019, après 2019 Mais là sur les deux dernières années c'est vraiment des chronos C'est la densité surtout Avant il y avait 1 ou 2 extraterrestres Là maintenant vous êtes 5 ou 10 dans la minute C'est un truc de fou Quand on voit qu'il y a des courses qui arrivent au sprint Sur le championnat du monde ALF C'est fou C'est fou
- Speaker #0
je pense que oui ça va encore s'améliorer c'est sûr que là ça ne va pas être les mêmes gaps qu'il y a eu là mais ça va encore s'améliorer parce que rien qu'au niveau de la science, la nutrition c'est qu'en fait avant la plupart on finissait à dire en hypo comme on pouvait sauf que maintenant on sait le nombre de glucides qu'il faut et en fait t'arrives à faire en tout cas un half c'est à fond de A à Z et même les Ironman ça va devenir à fond de de... on va dire ça va devenir à fond de A à Z, où tu vas peut-être ne plus avoir de coups de mou quoi. Alors qu'avant t'avais au moins 2-3 coups de mou et là je pense que les Ironman en tout cas pour les meilleurs pros, il y aura peut-être plus de coups de mou sur un Ironman, ce sera à fond de A à Z quoi. Après c'est vrai que moi quand j'ai commencé à Ironman je le voyais vraiment comme un sport d'endurance, là maintenant je le vois plus comme un sport d'endurance en fait l'Ironman.
- Speaker #1
- C'est un sport d'endurance de vitesse ?
- Speaker #0
- Ouais c'est ça ! c'est que en tout cas moi ce qui m'attire aussi c'est le trail par la suite et je vois plus le trail j'ai envie de faire du trail après par la suite parce que ça ça m'attire vraiment ça c'est un vrai truc d'endurance l'Ironman maintenant il faut quand même avoir un peu de vitesse si ça reste un sport d'endurance mais ça va vite quoi
- Speaker #1
Quand tu vois les chronomaratons, tu fais partie de ce panier haut de gamme. Il y a encore quelques années, tu courais 2'45, 2'40, tu étais quasiment sûr d'être sur le podium. Aujourd'hui, tu cours 2'40 et au-dessus, c'est plus la peine. Tu sais que tu n'es pas dans le game quoi qu'il se passe. Il faut viser le 2'30 ou en dessous. Kasper,
- Speaker #0
il court 2'29 à Nice. Franchement, la course qu'ils ont fait, les trois Norvégiens... surtout après le vélo parce que ils ont fait aussi un vélo aux armes en poste. Là c'était Stratosferix parce que courir de 29, surtout que la prom... Elle n'est pas cadeau hein ? Ouais c'est pas...
- Speaker #1
Dans la tête ?
- Speaker #0
Je ne m'attendais pas à 2,29, je ne m'attendais pas à ça. Parce que quand j'ai vu ça, j'étais choqué. Je me suis dit 2,29, surtout après le vélo aux armes en poste, c'est monstrueux. Après, c'est beau pour notre sport parce que je pense qu'il y a d'autres... Déjà qu'on était déjà regardé par les autres disciplines, encore plus maintenant. Parce que quand ils voient des perfs, même des marathoniens, ils vont se dire « Ah oui, le gars, il arrive à courir 2,29 après le vélo, c'est énorme » .
- Speaker #1
Il y a des chronos à sec, pour l'athlète lambda qui fait de la course à pied. Déjà courir 2 : 29 marathon sec c'est pas acquis quoi. Ca demande des fois... Mais donc courir 2 : 29 après avoir roulé 4 : 30 sur Nice. Parce que 4 : 30 à Nice il y a des cyclistes pro qui sont pas là-bas hein. Qui sont pas sur des performances comme ça. Donc ouais le sport a changé. Le sport a vraiment changé. J'ai déjà une heure sur mon écran, je voulais pas trop t'embêter. Par contre, il y a deux ou trois questions un peu rigolotes que je voulais te poser avant de te laisser tranquille. Je voulais juste savoir si tu avais encore quelques minutes pour qu'on y passe là-dessus.
- Speaker #0
Oui, avec plaisir.
- Speaker #1
C'est des questions au début rigolotes mais après peut-être un petit peu moins. Shimano ou SRAM ?
- Speaker #0
Shimano.
- Speaker #1
Peut-être que la réponse est orientée. La course au capteur de puissance ou la course à la sensation ?
- Speaker #0
Sensation.
- Speaker #1
À la sensation. Donc du coup, on y a déjà un petit peu répondu tout à l'heure. Parcours extrême ou parcours roulant ? Lanza ou Hawaii ?
- Speaker #0
Lanza.
- Speaker #1
Lanza. Du coup, ça je l'ai posé tout à l'heure, mais en 2026, une victoire à Lanza ou un podium à Kona ?
- Speaker #0
Victoire à Lanza Road.
- Speaker #1
T'aurais dû me répondre victoire à Kona. Allons-y, soyons fous ! Une saison construite avec un pic de forme unique ou plutôt régulier sur l'année ? Et là c'est la question à l'athlète pas au coach que je parle.
- Speaker #0
Je préfère plusieurs pics de formes.
- Speaker #1
Plutôt réguliers sur l'année ?
- Speaker #0
C'est ce que je préfère mais je dois être plus amené à un pic de forme unique pour cette année.
- Speaker #1
Enfin deux pics de formes séparés ?
- Speaker #0
Oui. Bah même pas, c'est plutôt vraiment là c'est ce ralentit pour Kona quoi. Ok. C'est que j'arrive à prendre ma qualif mais que je progresse et qu'en fait je sois à un meilleur niveau à Kona quoi.
- Speaker #1
Ah génial, génial. Ça j'aime bien ça. S'entraîner seul ou en groupe ?
- Speaker #0
En groupe mais pas trop... pas beaucoup. Un groupe de 2 ou 3.
- Speaker #1
Ouais. En groupe et peut-être pas tout le temps mais c'est vrai que l'émulation de groupe elle est aussi importante parce que L'air de rien, c'est un métier de moine que vous faites et avoir un peu de sociabilité. C'est bien. Nager pas tout seul par exemple ça peut être un avantage ? Oui oui.
- Speaker #0
Non mais c'est qu'après quand je dis groupe c'est plus pour le côté sécurité en fait. J'aime pas trop être nombreux parce que les voitures et tout, que ce soit en vélo. Après c'est sûr qu'en courant et puis c'est que du coup plus t'es nombreux plus entre guillemets à des contraintes parce que tout le monde veut s'arrêter à un moment alors que... alors que la sortie, elles peuvent vite devenir... Mais du coup, c'est bien d'être 2 à 3. C'est plus aussi pour le côté sécurité. Après ça, c'est le côté coach-athlète.
- Speaker #1
Coach-athlète et puis homme responsable digne de son. Voilà,
- Speaker #0
c'est ça.
- Speaker #1
Oui, c'est très bien. Une grosse course pleine mais avec un résultat moyen ou une course où tu sens que tu aurais pu faire mieux avec un gros résultat ?
- Speaker #0
Attends, gros...
- Speaker #1
course pleine avec un résultat moyen donc un 19ème à Nice par exemple ou une course imparfaite sur lequel tu as un gros résultat une victoire donc à Lanza où tu dis que t'aurais pu faire mieux non bah une grosse course pleine avec un résultat moyen ouais ouais que si j'ai donné le meilleur en fait du coup j'aurais réussi pour moi en fait la performance ça reste entre
- Speaker #0
guillemets un détail si j'ai fait le meilleur de moi même bah l'association est là t'es content t'es content ouais
- Speaker #1
Ok, ça marche. Et du coup, si tu avais le choix, une victoire à Kona et la retraite après ? Ou un top 10 et du coup, tu viens rechercher quelque chose sur les années à suivre ?
- Speaker #0
Non, dans tous les cas, je continuerai, mais peut-être pas le triathlon. Mais si, une victoire et une retraite. Mais du coup, je ferai un autre sport. Je pense que j'irai dans le trail.
- Speaker #1
Et tu vas partir. Donc du coup, la suite... La suite pour Dylan c'est l'ultra trailer.
- Speaker #0
En fait j'ai vraiment envie, ça m'inspire de plus en plus, d'autant plus avec ce qui se fait, ce que je vois et tout. Et c'est surtout pour le côté partage. Parce que moi qui aime partager avec mes proches, que ce soit mes parents, je ne les vois pas souvent parce que mine de rien avec mon métier, ma vie et tout. Eux ils sont en Bourgogne, moi je suis dans le sud. Et du coup je les vois juste sur les compétitions parce que j'essaye de les faire venir à chaque compétition. Et du coup là il y aurait un vrai impact. Eux ils auraient un vrai impact sur les ravitaux de trail. qu'en triathlon on n'a pas en fait. Le ravito c'est le solo, tu dois prendre solo et tu es solo de A à Z pendant ta course. Alors qu'un trail, d'avoir mes proches je pourrais vraiment avoir un partage. C'est vrai que moi j'aime le partage, je suis athlète haut niveau et souvent on est un peu égoïste mais ce n'est pas ce que j'aime en fait. Et du coup c'est pour ça que le trail ça m'attire vraiment parce que j'ai l'impression qu'ils auront un impact et de ce qu'ils te disent au ravito ça peut te booster ou te tuer, mais en tout cas, eux ils vivent la course aussi, et c'est ça que ça m'attire vraiment pour la suite. Et j'ai envie d'y aller quand je pense que je serai encore performant, si c'est pour y aller, j'ai envie de voir ce que je peux valoir sur ce sport-là aussi.
- Speaker #1
Ok, alors du coup j'ai une autre question qui me vient en tête, mais depuis le début tu me parles de ça, tu me parles de partage, et je t'ai entendu prononcer le mot ultra trail, est-ce qu'avant de basculer dans l'ultra trail pur, Est-ce que tu as envisagé un jour de partir sur une course du triathlon, mais circuit XTRI, un Norseman ou un truc comme ça, où justement l'ambiance est complètement différente, tu es sur un pool d'athlètes beaucoup plus réservé, et où tu es obligé d'avoir ton crew, et où tu vis l'aventure complètement différemment ?
- Speaker #0
Oui je pense que ça, j'y regarde aussi parce que ça m'attirerait vraiment. Quand je regarde, c'est vrai que je vois ces courses là, comme tu dis, tu as vraiment ton crew, Et eux, ils ont tous un rôle dans ta performance. Et ça, ça m'attire. Après, ce que j'aime vraiment dans le trail, c'est plus parce que moi, ce que j'aime aussi, c'est la course. Et cette chose facile où tu as juste une paire de baskets et tu prends un gel et tu pars et tu peux courir des heures.
- Speaker #1
Il faut en prendre 2-3 des gels quand même.
- Speaker #0
C'est sûr. Mais après sinon, il y a des feuilles et des cailloux. Mais c'est vraiment ça qui m'attire par la suite, c'est vraiment cette simplicité du sport. Même si avec le côté business, ça devient aussi de plus en plus marketing. Mais c'est vraiment cette chose-là où je pense que mon rêve le plus gros, c'est de gagner la diagonale des fous. C'est vraiment ce truc-là qui m'attire et tu es dans la nature pendant des heures et tu passes par des hallucinations, des trucs... Et c'est franchement genre, je pense que tu en apprends tellement sur toi. Parce que c'est vrai que du coup sur Ironman j'avais ça au début et maintenant je n'ai plus trop de moments d'introspection, je les ai pendant les entraînements mais je n'ai plus trop ce truc. Maintenant en fait tu n'as plus le temps de réfléchir, il faut être à fond. Et c'est vrai que maintenant c'est ce qui me manque un peu et peut-être que j'arriverais aussi à le trouver sur des ultra triathlons où tu as des moments d'introspection comme une sortie vélo où tu te fais des films dans ta tête et je pense que c'est ça que j'aime le plus en fait dans le sport. Et je pense que l'Ultra Trail, c'est ce qui colle le plus à ça pour moi en tout cas.
- Speaker #1
Ok, du coup je vais en profiter, je vais faire un petit coucou à Sylvain Rota, qui est un des premiers vainqueurs français sur la Ironman de Ligue. Je ne sais pas si tu avais connu, c'est un sarmentin, c'est 2011-2012. C'est un vieux machin maintenant, je le taquine parce que je le connais bien, je me permets. Mais il est parti dans l'Ultra Trail et c'est impressionnant parce que Vous avez un niveau de maboule, je dis vous parce que Sylvain c'est toujours une machine. Je le côtoie régulièrement sur des stages. Il vient écœurer tout le monde alors qu'il n'a pas roulé, il a un vélo, personne en voudrait. Et il fait des 120 bornes avec tout seul devant et il n'y a que des langues derrière dans les rayons. Et du coup c'est ultra marrant. Et vous avez l'humilité de dire vous avez encore besoin d'introspection et d'aller apprendre sur vous. Je trouve ça magique et c'est une qualité commune à tous les athlètes de très haut niveau. pour y en apprendre énormément à tout le monde. Donc, c'était une heure dix de plaisir et c'est vraiment pour ça que je suis content de faire ce que je fais parce que j'ai l'opportunité et la chance de pouvoir partager des moments comme ça avec toi. Merci beaucoup pour ça en tout cas.
- Speaker #0
Merci à toi. Franchement, c'était super cool et puis, je ne sais pas si je l'écouterais celui-là parce que c'est toujours plus dur de s'écouter qu'on n'aime pas, d'écouter les autres mais en tout cas, j'adore écouter parce que je suis fan de podcast et le tien en fait partie donc, à chaque fois j'ai hâte d'avoir le prochain pour pouvoir aller m'entraîner parce que quand je m'entraîne en groupe ça va mais quand je m'entraîne solo j'aime bien avoir le petit casque et le petit pot de casque Et puis apprendre des choses aussi, que ce soit des vies des autres ou même des podcasts d'autres choses. En tout cas, je pense que j'aime faire du sport aussi pour ça, pour pouvoir écouter des podcasts et apprendre plein de choses pendant que je fais mes entraînements. Mais bon, ça reste sur de l'aérobie parce que sinon, quand c'est des séances d'intensité, c'est plus dur de se concentrer sur ce que tu écoutes et ta séance en même temps.
- Speaker #1
Il y a autre chose à faire, exactement. J'en profite, je fais un petit coucou à Bastien Kérangoff parce qu'il fait partie des gens que j'aimerais bien interroger donc si un jour j'ai le cas je vais lui envoyer un petit message merci beaucoup, en tout cas on sera nombreux à te suivre et j'espère encore plus nombreux à te suivre sur les réseaux, je mettrai les liens sur tes réseaux de partout je mettrai un petit oeil aussi sur ton Strava pour aller voir un peu quand même, pour surveiller une très très bonne saison 2026 à toi et puis plein de bonnes choses et on se rappelle après Kona 2026 pour discuter de ton podium sur le podcast
- Speaker #0
J'espère. En tout cas, merci pour tout.
- Speaker #1
Merci à toi.