- Speaker #0
Allez, bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur ce nouvel épisode du Tri Bandit Podcast. Aujourd'hui, j'ai l'honneur d'avoir un invité un petit peu spécial. Ça va être les chaises musicales puisque c'est un petit peu à l'envers. D'habitude, c'est lui qui fait mon rôle. Bonjour Julien, bienvenue à toi et bienvenue. On a des petits secrets à aller découvrir sur la chaîne du Triathlon. Bonjour Julien, comment ça va ?
- Speaker #1
Salut Mika, ça va très très bien. Je ne sais pas comment je dois prendre le spécial, mais allez, je vais le prendre bien. Je suis ravi d'être ici, merci de m'avoir invité, ça fait plaisir. Bravo à vous, j'en profite tout de suite. Bravo à vous pour le podcast et pour faire vivre le triathlon. C'est très très bien et bravo.
- Speaker #0
C'est gentil, ça commence bien. Alors on va dire tout de suite aux gens, promis, on ne s'est pas donné d'argent avant de commencer quoi que ce soit.
- Speaker #1
On va toujours parler de la tri avant d'envoyer les boulets rouges.
- Speaker #0
Ah d'accord, la petite caresse avant la claque sur la fesse. C'est un grand plaisir. Alors effectivement, on fait tous les deux des podcasts sur le triathlon. On a des points de vue qui sont souvent convergents et puis de temps en temps un peu divergents, mais ça va être justement l'objet de la discussion. Mais surtout, ça va être aussi un petit peu voir comment ça se passe la vie d'un média. d'un média du triathlon, parce qu'aujourd'hui, on est un sport qui grandit tous les jours. Et donc, forcément, tu as un point de vue et tu es très, très écouté. Tu as une grosse fenêtre de la communication du triathlon. Aujourd'hui, beaucoup de gens préfèrent aller voir la chaîne du triathlon plutôt que d'aller voir autre chose. J'en veux pour preuve. Je ne sais pas si tu as suivi, mais il y a le magazine Triathlon Spirit qui a disparu du jour au lendemain, l'ancien Trimag. Donc ça, c'est comme quoi l'ère de la communication et des médias n'est pas si facile que ça. Donc, voilà, on a l'honneur de recevoir Julien aujourd'hui. Et donc, je vais te poser une question super difficile tout de suite. Est-ce que tout le monde connaît Julien de la chaîne du tri ? Est-ce que tu pourrais te présenter en quelques secondes sans parler de la chaîne du tri ? Pour que les gens sachent un petit peu qui tu es.
- Speaker #1
En fait, je ne pense pas être si connu que ça. En fait, les gens connaissent un petit peu ma voix par le podcast. Mais tu vois, on ne me reconnaît pas sur les courses. Pendant longtemps, en fait, je n'ai pas montré mon visage. un petit peu voulu, c'était Jérémy Morel qui a été pendant longtemps un petit peu, tout le monde pensait que la chaîne c'était lui, et voilà, c'était un petit peu une volonté, et puis finalement au fur et à mesure, je me suis dit que c'était pas très grave en fait de se montrer, mais que ça va, j'étais plutôt présentable et que les gens furent pas, je sais pas, je serais que non plus, donc ça c'est normalement, donc voilà, mais non non, je suis pas si connu que ça, et merci en tout cas. Alors me présenter, je suis Julien, j'ai... 44 ans je suis contrôleur aérien donc ça c'est mon vrai métier le média c'est un plus le triathlon c'est une passion ça fait longtemps que je pratique d'abord en club et puis après j'ai fait un petit peu entraîneur et puis voilà après je me suis mis dans la distribution de marque et de fil en aiguille je suis arrivé à créer un média j'ai pas dit les mots interdits comme tu m'as dit Merci. Je suis marié, j'ai deux chiens, c'est ma situation familiale. Et je vis actuellement à Lyon, installé en région lyonnaise.
- Speaker #0
En plus, on est voisins. D'accord. Ça fait partie des questions que je voulais te poser, parce qu'aujourd'hui, la vie du média fait que l'audience a besoin des infos à la limite avant qu'elles sortent. et en 2026 on ne va pas ralentir la chose. Est-ce que toi du coup, avec ton métier à côté, tu cumules deux journées, comment tu fais avec des journées qui ne font que 24 heures ?
- Speaker #1
J'ai un petit peu réduit quand même le rythme des posts. Pendant longtemps je postais trois fois par jour et c'est vrai qu'on a envie de poster les infos immédiatement, on a envie de tout relayer, de tout poster et puis finalement on se crée un petit peu une dépendance à ce média. Et c'est vrai que c'était pendant longtemps, pendant deux ans, on va dire. La chaîne va avoir six ans, je crois, ou cinq ans. On se crée une dépendance un petit peu à ça. Et la première chose que je faisais le matin, c'était regarder les actualités d'Amérique du Nord. Et puis, la dernière chose que je faisais le soir, c'était de regarder les actualités d'Asie. Et puis, en gros, c'était un petit peu ça, un petit peu comme la bourse. Et puis, je postais à 7h, je postais à 20h, je postais trois fois par jour. Et donc, ça prenait beaucoup de temps. Et puis en fait, j'ai appris à me détacher au fur et à mesure un petit peu de ça. Et puis c'est vrai qu'on relaie peut-être un petit peu moins d'infos, mais on essaie de choisir un petit peu plus. plus se compostent. Donc oui, c'est faisable. Et puis le contrôle aérien, on n'est pas réputé non plus pour avoir les métiers où on travaille le plus. Ça, c'est le droit de le dire. Mais ça me laisse... J'ai pas mal de temps libre quand même, ce qui me permet en fait de poster un petit peu. Et puis j'ai plein de monde aussi qui m'aide sur la chaîne. Je pense à Grégory Aignan, qui est un ancien duathlète de D1. qui t'en mettent le doigt et qui m'aident beaucoup sur la chaîne.
- Speaker #0
Oui, le côté groupe, famille est assez sympathique. Quand tu faisais les podcasts avec Julien, avec tous les invités, et puis franco-canadiens, par exemple, des choses comme ça, c'est assez sympathique. Donc, tu ne travailles pas tout seul, en fait. Vous êtes plusieurs.
- Speaker #1
Alors, on va dire que tout ce qui est Facebook, Instagram, c'est moi. tout ce qui est poste et puis après c'est sûr quand on est invité par des événements à ce moment là on se répartit le travail surtout que c'est un domaine sur lequel on grossit beaucoup j'ai envie de garder ma femme et ça se passe bien donc je ne peux pas aller partout accessoirement il y a une équipe maintenant il y a une vingtaine de personnes qui sont impliquées et qui ont des missions entre eux ils couvrent entre 1 ou, comme Grégory, entre une dizaine, une quinzaine de triathlons à l'année. Et voilà. Et donc, un grand merci à eux, d'ailleurs. Sans eux, la chaîne n'existerait pas. Enfin, n'existerait plus.
- Speaker #0
Ouais. Moi, peut-être de manière différente. Ça, ça fait partie des choses qui sont super sympas. Et c'est une des interrogations vis-à-vis de la médiatisation du tri. Aujourd'hui, c'est certaines organisations, mais je pense que tu fais pas... Enfin, tu parles... tu évoques principalement le Grand Prix du et le Grand Prix tri, je suppose ? Non,
- Speaker #1
ça c'est des courses qu'on ne couvre pas, et c'est surtout des courses par exemple comme, là on sera normalement, on sera même, c'est sûr, on sera au Triathlon des Viens dans une semaine, enfin le 12 septembre, je ne sais pas quand le podcast sortira, donc le 12 septembre, on sera du côté de Saint-Raphaël le 19 septembre, à l'opinion. Open Lake Belgique, le 19, voilà. Donc, on est un petit peu partout. Et donc, soit on s'occupe de la production audiovisuelle des lives pour que vous puissiez voir les épreuves en direct, soit sinon, on alimente les réseaux sociaux avec des photos, avec des stories, avec des vidéos, pour communiquer sur la course, pour développer les notoriétés de la course, faire connaître des épreuves. Et non, non, les Grands Prix, en fait, on ne travaille pas du tout avec la Fédération Française de Triathlon. On n'a pas forcément les mêmes points de vue. Et donc, on est un petit peu comme chien et chat. Mais ça se passe très bien par moment. Et puis, parfois, c'est un peu plus tendu. Mais donc, on ne travaille pas avec eux sur les Grands Prix, quel que soit les Grands Prix, que ce soit du ou tri.
- Speaker #0
OK. Alors, je pensais que c'était quelque chose qui pouvait être envisageable plus tard. Mais la question où je voulais aller, c'est comment tu vois, toi, comment tu perçois la médiatisation, justement, des grandes épreuves ? de la part fédérale. Aujourd'hui, tout ce qui est Grand Prix, il y a quelques années, on est d'accord que c'était un peu la vitrine du triathlon en France. Aujourd'hui, je pense que ça a été vraiment un petit peu dilué, voire même mis sous le tapis. Comment tu analyses ça et comment tu vois l'évolution du bazar ?
- Speaker #1
Alors, je trouve qu'il y a deux réponses dans ta question, enfin il y a deux questions dans ta question et plusieurs réponses à apporter. Le Grand Prix, Oui, il y a eu des années fastes, mais je ne suis pas sûr que ce soit réellement de la faute de la fédération, alors peut-être au niveau financier. Mais en fait, il y a d'autres organisations qui sont arrivées avec beaucoup plus de moyens et donc qui permettent à des athlètes du court distance d'arriver sur des courses, d'aller par exemple sur Supertree. Il y a beaucoup plus de Coupes du Monde, il y a beaucoup plus de WTCS, il y en a 8 cette année, donc c'est quand même assez important. Et donc les Grands Prix ont été un petit peu délaissés. La couverture média, ça c'est pour la partie un petit peu DC. Je ne veux pas trop blâmer la FF3 là-dessus. Par contre, sur la communication, oui. Maintenant, il y a des diffusions. Je pense que ce n'est pas assez diffusé sur les réseaux modernes. Ça manque de cohérence. Et puis, on a vu qu'ils ont fait des tentatives et j'ai trouvé que ça a été plutôt déplorable sur des médias comme Twitch ou sur YouTube. Je pense qu'il y avait des erreurs de casting. Et là, c'est un petit peu dommage parce que... Il y a des gens qui sont spécialisés dans le triathlon, dont la chaîne, mais comme d'autres médias. Je peux citer Trimax aussi, ça ne me pose pas de problème. Je peux citer... Il y a d'autres d'ailleurs qui pourraient commenter. Il y a d'autres personnes qui seraient capables de commenter des courses et d'animer ça. Là, ils ont fait une erreur de casting. Je crois que c'était l'année dernière. Ils ont choisi quelqu'un qui ne s'y connaît pas vraiment. Et ça a fait un petit flop. Ce n'était pas terrible. Après, les couvertures sont sur la D1. Je trouve toujours dommage de ne pas diffuser les deuxièmes divisions. Et puis le duathlon, il y a Christophe Libillan qui fait quand même un super taf pour la diffusion. Mais ça met un petit peu... Donc c'est lui qui s'occupe de filmer, etc. Mais en fait, on masque un petit peu le problème. C'est que ce n'est pas diffusé. Il manque un petit peu de moyens. Et c'est un petit peu dommage. Et il n'y a pas d'autre relais. C'est-à-dire que nous, on pourrait diffuser leurs épreuves. Il faudrait qu'ils m'appellent et puis on diffuse. Mais bon, on n'est pas forcément en bonne entente avec eux. Enfin, on s'entend bien, mais... ensemble. Et puis, il y a un média qui s'est formé qui s'appelle le Drafting Club Podcast, qui couvre les Grands Prix et qui fait un bon taf, donc il n'y a pas de problème là-dessus. Mais c'est vrai que ça manque un petit peu de développement en termes de communication, je trouve. Et voilà, c'est dommage. Il pourrait s'appuyer sur nous ou sur d'autres médias. Et c'est trop... Je trouve que ce n'est pas bien fait. Mais sur le manque de densité, comme on a pu le connaître avec les Brownlee sur la course, etc. Pas sûr que ce soit qui est que à blâmer en fait.
- Speaker #0
Petit retournement de situation. Est-ce que ce n'est pas ce manque de médiatisation qui pousse les athlètes à aller ailleurs ? Parce qu'aujourd'hui, quand on est athlète pro, on a aussi besoin d'un peu de visibilité. Alors certes, l'attrait de la compétition faisait que c'était intéressant d'aller se licencier à Sartreville quand tu voulais faire le Grand Prix, parce que c'est là où tu pouvais taper les Brandly, les Gomez, et ainsi de suite. Par contre, aujourd'hui, si ce Grand Prix est un peu moins visible, il attire moins d'athlètes. Et du coup, moins d'athlètes... Alors, je ne dis pas que la densité est moindre maintenant, mais peut-être que c'est plus intéressant, à la fois au niveau média et surtout peut-être au niveau financier, comme tu disais. Je pense que c'est un petit peu un serpent qui se mord la tête aussi. C'est compliqué de prendre la bonne direction. Mais je pense vraiment que ce Grand Prix a été une grosse vitrine et qu'aujourd'hui, on s'est fait phagocyter. Peut-être pas que par un manque d'athlètes.
- Speaker #1
Je suis d'accord avec toi. Là, tu te retrouves avec moins de communication. Moins de communication, ça veut dire moins de partenaires, ça veut dire moins d'argent qui rentre, donc moins de prize money. Donc oui, c'est aussi quelque chose. Et maintenant, oui, il y a la communication. Je crois vraiment que le triathlon est un sport professionnel. Donc les têtes d'affiches, pour les avoir, la communication ne suffit pas. pas forcément si ton Grand Prix n'a plus une valeur sportive exceptionnelle. Tu peux te permettre par exemple d'avoir une course qui n'est pas forcément bien primée si celle-ci a une aura de folie. Est-ce que maintenant gagner un Grand Prix c'est quelque chose intéressant pour le top 10 mondial sur courte distance ? Je ne suis pas sûr que ça les fasse rêver alors que c'est vrai qu'il y a une époque quand tu avais Gomez-Bronly qui... qui se tiraient la bourre Mola et les autres ou bah ouais et ainsi de suite une WTS quand même donc enfin une WTS même à l'époque mais c'était et même une ITU mais voilà une coupe du monde ITU c'est ça une coupe du monde ITU c'était donc voilà c'est oui tu as raison là-dessus c'est un tout en fait mais bon est-ce que vraiment il y a est-ce que enfin je Bye. Là-dessus, c'est le choix de la FED. Ça coûte cher d'organiser un Grand Prix. Est-ce que maintenant, les courses... Mais comme tu dis, ça coûte cher. Donc, si tu n'attires pas de partenaire, c'est plus dur. On a vu qu'il y avait eu des gros changements de partenaire là. Ça interroge aussi et ça doit interpeller, mais ça doit interpeller la FED aussi. Mais ça devient une ambition. C'est pas mal aussi, d'une certaine manière, parce qu'on donne plus la chance aussi aux Français. Et on voit aussi, par exemple, des émergents comme... Tom Lerno, qui maintenant a eu sa place en WTCS. Et typiquement, il a fait son trou via les Grands Prix. Il a fait un peu d'Europe et Coupe du Monde, mais via les Grands Prix. Et donc, c'est bien aussi parce que ça a permis de voir un petit peu son niveau et d'être un petit peu une antichambre des Coupes d'Europe et Coupe du Monde. Et c'est ce que ça peut être aussi. Ce n'est pas mal non plus. Ce n'est pas une vocation en soi d'avoir que les meilleurs mondiaux. Mais par contre, Par contre, c'est vrai qu'un petit peu plus de com et surtout un peu plus de mise en avant et un live qui soit plus dynamique. Moi, c'est sur ça que... que je me bats un petit peu, enfin que je me bats non, mais que j'essaye d'interpeller, c'est qu'on est dans un sport où on essaye de se mettre à l'image d'autres sports, et c'est ça qui est un petit peu triste, que ce soit sur XTERRA, que ce soit sur Triathlon, on nous fait des commentaires un petit peu comme du foot en fait, et c'est vrai que tu as souvent d'ailleurs les mêmes commentateurs, donc le journaliste principal, tu vas l'entendre à la pétanque l'après-midi, et le soir, tu vas l'entendre au Triathlon, alors tant mieux, c'est un métier, c'est son boulot, il est journaliste, Merci. tant mieux pour lui. Mais ça manque de peps, ça manque de dynamisme, ça manque de connaissances aussi parfois du triathlon, mais ça, sans offense à eux, c'est parfois difficile de mélanger toutes les activités, de connaître tous les sports en profondeur. C'est pour ça qu'il y a un spécialiste souvent à côté d'eux. Mais ça manque souvent de peps, tu vois. Le XTERRA, pour moi, il faudrait que ce soit fou dans les commentaires, tu vois, comme le triathlon. Il faudrait que ça explose, que ça parte dans tous les sens, que tu aies du... attaque de machin à l'avant, mais là, t'entends jamais ça, t'entends plus, ah ben voilà, elle prend la tête de la course, et qu'est-ce que vous en pensez, Jean-Michel ? C'est un peu ça. Moi, j'ai compris l'anglais, de toute façon, même si en anglais, c'est pas non plus foufou, mais je trouve que c'est déjà mieux. Après, sur l'équipe, parfois, il y a des bons intervenants, pour le citer, vu que c'est eux qui diffusent, mais ça manque de peps, je pense à... Tu vois, tu mets un gars comme Julien Pousson avec Fred Blaubre, par exemple, au commentaire, tu auras deux personnes qui commenteront super bien et qui connaissent le truc. Et ils seront marrants parce qu'ils se connaissent, qu'on arrête de se donner... Mais ils ont essayé encore une fois, mais erreur de casting. Et c'est dommage que là, ils ne nous consultent pas. Mais ce n'est pas grave, on n'est pas incontournables non plus. Il y a d'autres médias, mais c'est dommage qu'ils ne fassent pas appel à des spécialistes du triathlon.
- Speaker #0
Je pense que c'est justement ce choix qu'ils ont fait d'essayer de garder un aspect, un spécialiste avec un non-spécialiste qui leur met un caillou dans la chaussure. Parce que quand tu as deux spécialistes qui sont capables de vulgariser, tu vas t'adresser à 100% du public. Alors que là, souvent, c'est le retour qu'on en a. On a l'impression que c'est des gens qui ne savent pas de quoi ils parlent. Et c'est malheureusement souvent le cas. Ce que tu disais, c'était très vrai. Il va faire la pétanque le matin, il va faire le triathlon à midi. Et puis, il va faire... le rugby à 13 féminin, le rugby à 7 le soir, et c'est un petit peu dommageable. Mais par contre, ça se retrouve aussi, je trouve, sur les médias, tu parlais des médias étrangers, on peut tirer un peu sur la production Ironman, parce que vite fait, comme ça, sur le feu, pendant des années, ils ont fait du caca en barre à mettre toujours les mêmes... C'est vrai que c'est très dynamique, tu parlais des XTERRA, on parlait du Grand Prix. C'est des courses où il se passe quelque chose toutes les 30 secondes. Ça serait facile de le mettre en avant et de faire rendre des choses vivantes. Sur Ironman ou sur ALF, quand ça dure 3h30 ou 7h, 7h30, je pense que c'est plus compliqué. Par contre, quand tu as systématiquement les mêmes intervenants pendant X heures qui répètent exactement la même chose entre deux coupures de pub qui durent 1h30, ça ne fait pas envie non plus. Donc, que ce soit Iron Man ou un label qui va peut-être... On va peut-être en parler tout à l'heure, mais que ce soit Iron Man, Tessant ou des choses comme ça, la médiatisation, c'est bien. Mais par contre, il faut essayer de le faire le mieux possible et d'écouter le retour des gens. J'ai l'impression que ce n'est pas fait, ça.
- Speaker #1
Non, mais après, c'est pas mal amélioré quand même. Mais oui, ça manque cruellement. Justement, ils ont fait cette tentative, la FED, l'année dernière avec... avec cette diffusion sur Twitch et YouTube, je crois. Et c'est vrai que c'est ça qu'il faut faire, en fait. On ne vit plus... Enfin, l'équipe, c'est très bien. Tu vas avoir de l'audience, les gens vont regarder la course. Bon, très bien. Mais à côté, il y a toute une population, en fait, qui ne vit plus dans le temps. Je m'assois devant la télé et je regarde l'équipe. Donc, Twitch et YouTube, tu peux regarder, tu peux commenter. Et c'est ça qui est fort, en fait. C'est que tu peux intervenir avec ton auditorat, ton Audimat. Et Ironman ne le fait pas non plus. et je crois ne comprends pas pourquoi ils ne le font pas. Parce que c'est des technologies qui existent, c'est des technologies qui se font dans d'autres sports aux Etats-Unis, que ce soit dans le basket, où tu vois les commentaires apparaître à l'image et les commentateurs, ça leur donne du grain aussi à moudre. Et puis, tu as les gens qui posent des questions, tu peux gagner des cadeaux en ligne, tu peux gagner en étant sur le live. Et en fait, on est en retard. Le triathlon, en général, est en retard. Alors, apprendre un sport qui est jeune quand même. Et on est un petit sport aussi. Parce qu'on vit dans un microcosme. Parfois, on a l'impression qu'on est un énorme sport. Mais non, on est un tout petit sport. Et donc, ça prend un petit peu de temps. Mais oui, tu as raison. Mais heureusement, déjà, la qualité de diffusion a été un petit peu améliorée sur Ironman. Pour les commentaires, après, oui, effectivement. Mais je trouve qu'à Kona, ça s'est quand même grandement amélioré. Sur les autres courses, c'est plus compliqué. pitié, mais c'est du budget aussi de payer un commentateur, de mettre une production derrière avec plusieurs caméras. Oui, je sais, ils ne sont pas à ça près.
- Speaker #0
On a l'impression que la communication est toujours trop chère pour Iron Man, j'ai l'impression.
- Speaker #1
mais je trouve qu'ils se sont bien fait challenger par Tessant qui là pour le coup eux ils ont complètement raté encore une fois le truc voilà ils nous ont pendu la même chose que faisait Ironman c'est dommage quoi ils sont restés dans un standard Supertree ils avaient tout le potentiel pour faire un truc de fou et c'est pareil c'était un truc de fou et c'est devenu un truc que plus personne moi perso pareil j'ai regardé aucune manche j'ai regardé les résultats juste parce que Merci. Il y a des Français qui ont gagné ou qui ont été bien placés avec Rayel et Lesman. Et puis, c'est tout. Mais sinon, c'est pareil. Tu as des formats qui étaient ultra dynamiques sur lesquels tu pouvais. Il y avait des attaques, il y avait des trucs, il y avait des changements de leader, il y avait des raccourcis que tu pouvais prendre, des épreuves qui étaient alternées, mixées. Donc, il y a plein de choses à raconter. On te refait un triathlon et on te le recommande de façon normale. Donc, c'est un petit peu dommage.
- Speaker #0
Ça faisait partie des questions incontournables que je voulais te poser. Que quid en 2026 des circuits « challengeants » et qu'ils ne le sont plus, notamment T100 et Supertree ? Tu as cité les deux à la fois. Pour moi, on a deux spectres un petit peu différents. On a le monde du court et le monde du long qui s'entremêlent de plus en plus. Mais on va dire que le T100, c'était un peu le challenger d'Ironman et le Supertree de World Triathlon. Aujourd'hui, ces deux circuits-là... Ils sont restés les mêmes en termes d'essence sportive, mais par contre, je pense qu'en termes de désirabilité pour l'audience, moi, le Tessent, je n'ai rien suivi cette année, je n'ai pas envie. Et Supertree, c'est pareil, j'ai fait comme toi, j'ai vu qu'il y avait deux, trois trucs. Mais je ne sais pas comment ils ont basculé du côté obscur.
- Speaker #1
En fait, c'est leur modèle économique qui leur a fait partir de l'autre côté. C'est des courses qui... Enfin, du côté obscur. C'est... C'est des courses qui avaient tout misé sur de la publicité, de la publicité média et d'avoir des partenaires qui, de fait de diffusion énorme dans tous les pays et d'un Audimat justement énorme, pouvaient vendre des packages. Ça a bien marché au début. Et puis derrière, on voit que c'est un système qui est quand même assez limitant et limitatif parce que justement, c'est ce qu'on disait tout à l'heure, on n'est pas un sport non plus qui est énorme. et donc comment gagner de l'argent tu fais des courses amateurs comment faire des courses amateurs, tu rachètes des courses et puis tu te mets sur des distances standards parce qu'on ne peut pas mettre des amateurs sur de la supertrie c'est pas facile à organiser non plus une vingtaine, une trentaine d'athlètes c'est facile mais des courses de masse c'est compliqué et donc on se remet à faire des dossards et puis on essaye d'être celui qui sera choisi pour faire les Jeux Olympiques je pense qu'il y a une... courses un petit peu là-dedans, et T50 l'année prochaine, ou SuperTree avec ses formats maintenant triathlon standard sont un petit peu allés sur ces modèles-là, je pense. Et voilà, c'est un peu pour ça, je pense, qu'ils ont basculé vers du format. Mais oui, ils sont complètement perdus. Savoir ce que ça va être la suite, c'est difficile, parce qu'ils sont alimentés par des fonds privés. Et donc, il suffit que les fonds soient coupés, et puis on n'aura plus rien. Donc, et je, voilà. Moi, c'est une grosse déception pour Supertree parce que j'avais eu l'occasion, pendant un moment, en fait, j'avais une société en tant qu'agent pour les triathlètes et je me suis occupé notamment de Milly Morier. Et j'ai été invité en Supertree à Jersey en 2019. Et c'était super, quoi. C'était vraiment top. Tu avais, je te dis, les maillots distinctifs. Il y avait de tout. Il y avait, enfin... Il y avait du dynamisme, il y avait de la nouveauté. C'était top. Il y avait les meilleurs mondiaux, il y avait des séances de qualifs. Tu pouvais aimer un triathlète lambda. Le matin, il faisait les qualifs. Il pouvait se retrouver avec les meilleurs l'après-midi. C'était génial. Et puis maintenant, comme je t'ai dit, moi, je n'ai pas du tout suivi. Je pense que tout le monde fait comme ça. Et quand tu vois la start list de la finale, ça ne fait plus rêver. Ce ne sont plus les meilleurs mondiaux. Qu'est-ce qu'ils vont faire ? Je ne sais pas. Et c'est surtout que T100 a signé avec World Triathlon. Donc l'année prochaine, ils seront T50. Donc c'est un marché que Supertri prendra pas. Et donc, pour eux, je ne sais pas trop ce qu'ils vont devenir. Quant à T100, je ne comprends pas du tout leur stratégie. Appeler ça T50, ça ne fait même pas 50 kilomètres. Le nom, il est bête. À la base, c'était un truc qui était censé mettre en avant les pros, aider les professionnels. Au final, tu te rends compte que ça aide une certaine partie des gens. Et puis, au final, tu as des contrats, mais il n'y a plus de contrat. Ils ont complètement raté leur passage et ils se sont fait manger par les athlètes, par les top athlètes. Et donc, maintenant, ils n'ont plus énormément de monde. Ils ont des gens qui sont excellents.
- Speaker #0
Le niveau sportif est toujours aussi incroyable.
- Speaker #1
Mais il n'y a pas le top. Tu ne vois pas les tops du longue distance, les meilleurs des meilleurs. Ils ne sont pas là-dessus. Ça ne les intéresse pas plus. Et puis, les courses ne font pas rêver. Tu t'ennuies. C'est...
- Speaker #0
Qu'est-ce qui fait que des athlètes comme les Norvégiens n'ont jamais voulu aller sur le T100 ? Parce que du coup, il y a une petite question. Ils sont venus une fois ou deux, ils ont fait une course, mais après, ils ne sont pas revenus.
- Speaker #1
Je ne sais pas pourquoi. Il y a des questions d'argent. Ils n'ont pas eu les contrats qu'ils voulaient. Et surtout, T100 ne voulait pas le donner au début. T100 voulait une des exclusivités, ce qu'ils n'ont jamais réussi à avoir. Et puis derrière, tant les... pas les mythes que sont les championnats du monde et personne personne enfin ça n'intéresse personne d'être champion du monde de Tessan quoi qui se souvient du champion du monde de Tessan de l'année dernière quoi lui voilà c'est ça mais il y a deux ans voilà c'est
- Speaker #0
parce que ça doit être wild de m'en passer mais ouais c'est ça mais il y a le il y a aussi peut-être le côté backstage qui doit leur c'est pareil ça doit être un un parpaing dans le sac à dos on va voir Apparemment, c'était une organisation qui payait un peu rubis sur l'ongle en avance. Et puis là, il y a des athlètes qui commencent un petit peu à globalement raconter que les primes de l'année dernière ne sont toujours pas versées. Ça peut aussi coûter cher un peu quand même.
- Speaker #1
Oui, c'est le cas dans pas mal d'organisations. C'était le cas dans Supertree aussi, où l'argent met parfois un peu de temps à être versé. Je sais qu'il y a eu des soucis, je sais qu'il y a eu des fins de contrat en Supertree. À cause de ça, justement, de sous qui n'étaient pas, d'argent qui n'était pas versé, de primes qui n'étaient pas versées. Mais bon, ça restait en fonction des athlètes et les top athlètes, pour les garder, ils versaient les sous. Tessant n'aurait pas joué avec des athlètes comme les Norvégiens. Donc, je pense qu'ils auraient communiqué rapidement sur le fait qu'ils n'avaient pas été payés et le chèque s'est réglé rapidement. Mais oui, il y a des problèmes, bien sûr, de trésorerie. Donc on voit souvent des rentrées d'argent à Tesson qui sont souvent annoncées, des nouveaux apporteurs d'affaires qui travaillent pour eux et qui ramènent des nouveaux contrats. Mais le backstage, les athlètes, moi de ce que j'en entends, ce n'est pas si mal que ça. Après oui, il y a des problèmes de paiement pour certains. Mais je ne pense pas que ce soit une des raisons premières, mais c'est plus qu'ils n'ont pas réussi à créer un engouement autour de... autour de leurs courses, parce que l'argent, ça ne fait pas tout. Et les endroits qu'ils proposent, le style qu'ils proposent, la communication autour, ça ne marche pas. Et puis, tu ne peux pas dire aux gens, tu ne tireras pas à Kona, tu ne tireras pas de qualifiés sur Ironman. Et tu ne peux pas faire un circuit et dire, je vais faire un circuit de F1 et dire aux gens, tiens, il y a le concurrent qui fait la même chose. Si, si, vous pouvez y aller, il n'y a pas de souci. ça marche pas quoi soit t'étais intransigeant au début et tu disais voilà vous signez avec moi un gros contrat un contrat mirobolant mais par contre vous allez pas sur Ironman cette année peut-être que ça aurait marché mais là si tu laisses le choix aux athlètes ils se sont fait manger il y en a qui sont venus un petit peu et puis après ils font deux courses trois courses t'as aucun suivi non moi je et l'excuse de la première année c'est vrai que j'ai très vite critiqué Tessant sur la chaîne enfin en exposant les faits de ce qu'il dit Mais au final, d'année en année, rien ne change. Quand tout le monde disait, tu verras, PTO, ça tourne. Non, en fait, rien ne change. Et c'est le même de pire en pire. Là, ils ont annoncé déjà pour 2027 que les femmes et les hommes allaient être de nouveau séparés. Ça, c'est une erreur monumentale. On le sait, Iron Man a fait l'erreur. Ils ont eu quand même l'intelligence de revenir en arrière. Tessant, il ne comprend pas. On a beau leur dire, non, mais ça ne marche pas. Bon,
- Speaker #0
voilà. C'est les champions du monde du virage à 180 degrés. On a fait une bêtise, mais ce n'est pas grave, on va continuer. L'année dernière, il y a eu des annulations au dernier moment, avec des athlètes qui ont été plantés, les inscriptions qui n'ont pas été remboursées. C'était juste une catastrophe. Et je pense que ça, ils n'ont toujours pas corrigé la base. quand un athlète vient, un groupe d'âge vient, il paye 400 balles une course sur 100 km et qu'on lui dit la semaine d'avant tiens en fait, il ne faut pas que tu ailles là, il faut que tu ailles là-bas ça ne va pas être le parcours qu'on t'a annoncé mais ce n'est pas grave, si tu ne viens pas, on ne va pas te rembourser, au bout d'un moment tu creuses un peu ta tombe quand même
- Speaker #1
Oui, et puis il faut voir la réalité en face, il n'y a personne moi j'ai entendu des choses on m'a dit, je n'ai pas vu mais que tu vois sur Voilà. sur le Tessent en France, pour les photos et les vidéos, on faisait bouger les gens de côté pour faire des photos. C'était aller de ce côté pour la photo et donc tu as l'impression que tu as du monde, tu regardes la photo d'après, c'est les mêmes gens qui ont été déplacés de l'autre côté. C'est un show.
- Speaker #0
J'y étais, c'était une catastrophe. J'ai eu la chance d'être invité parce que je n'aurais pas payé pour le faire et ça m'a confirmé que je ne paierais pas pour aller sur le circuit Tessent. C'est pas à la hauteur de... L'organisation était jolie, mais par contre, on nous apprend quelques jours avant que tu ne fais pas le parcours voulu. parce que ça n'a pas été verrouillé au départ. C'est des businessmen, mais ce n'est pas des organisateurs. J'adore le côté sportif de la chose, mais sur le côté groupe d'âge, on voit trop que c'est pour remplir les caisses et pas pour le côté sportif. Et je pense que tant que la décision ne sera pas « Athlete first » , ça ne marchera pas.
- Speaker #1
C'est la grosse différence avec Ironman qui, malgré eux aussi, ils ont parfois des problèmes d'annulation, ils ont parfois des problèmes... de communication. Mais derrière les courses, tu regardes les gens qui ont participé à Tours, par exemple, ils sont super contents. Ils te disent, c'était fou. Ils adorent. Ils sont prêts à payer. Moi, perso, non. Mais eux, ils sont prêts à mettre ce prix-là. Organisateur de course, c'est créateur d'expérience. C'est la base du business. Et ça, c'est ce qu'oublie Tessant. Ils ne sont pas vraiment businessmen. parce que c'est très important de créer une expérience pour le client. Quand il doit rentrer sur un triathlon, il doit vivre une expérience. Là, tu arrives sur tes 100, tu ne vis pas d'expérience différente d'un autre triathlon qui est à côté. Et encore pire, il y a encore moins de monde, donc c'est encore moins vivant. Ironman, il te propose ça. Tu ne payes pas un triathlon, tu payes une expérience triathlon avec du monde, avec des gens qui s'occupent de toi, avec... Avec des cadeaux, avec un ravitaillement, avec un speaker qui te fait le show. Avec du monde, parce que tu as 3000 athlètes, donc tu as trois accompagnants par personne, donc tu as du monde. Et puis voilà, tu vis une expérience. Donc Tessan n'aura pas ça, je pense. Et ils vont aller vers l'échec d'ici quelques années. Moi, je prédis l'échec de Tessan par manque de financement et par manque de retour d'investissement des investisseurs. Et puis ce sera la fin. Là, ils sont sauvés par T50. Mais qu'est-ce que World Triathlon va là-dedans ? T50, c'est...
- Speaker #0
Ça, c'est la grosse énigme de l'année. Quel est l'intérêt de World Triathlon à aller s'associer avec cette affaire ?
- Speaker #1
À aller sous l'organisation ? Tu vois, T100 arrive.
- Speaker #0
Moi, je suis World Triathlon. Je regarde le circuit T100. Je me dis que ce n'est pas une réussite. Je ne sais pas pourquoi je vais me lancer avec cette affaire. avec ça, alors que la World Triathlon elle est ce qu'elle est, mais par contre c'est une organisation qui est carrée qui est lancée qui est avec le giron olympique j'ai vraiment du mal à comprendre cette association c'est que ça se meurt un petit peu aussi on parlait un petit peu des Grands Prix on est un
- Speaker #1
petit peu pareil la WTCS on s'ennuie un petit peu aussi quand même assez souvent ça se résume Que ce soit dans les commentaires ou dans les courses qui ne sont pas très souvent techniques, on a perdu quand même des belles étapes. Et puis, on se retrouve en fait avec une course à pied. Donc, tu as des packs de 30-40 qui arrivent à tes deux et puis ça s'explique à pied. Et puis, il y a rarement de surprises. Donc, c'est un peu dommage. Mais donc, je pense que tes 50 leur a peut-être vendu ça, leur a vendu un circuit dynamique, une organisation. Ils arrivent avec tout le... tout leur matériel, ils posent les tentes, les machins, et puis ils partagent les frais d'organisation, les frais vidéo, les frais machin, donc des coûts partagés. Mais effectivement, je pense que c'est une erreur. Mais bon, l'avenir nous tient.
- Speaker #0
Sur les derniers JO, le dernier parcours qui m'a fait, entre guillemets, un peu vibrer, c'était Rio, parce qu'il y avait un peu de difficultés, parce que c'était une course où il pouvait se passer des choses. C'est vrai que sur les parcours suivants, globalement, que ce soit Tokyo ou Paris, c'était un critérium de vélo, comme je peux avoir derrière chez moi tous les week-ends. Il n'y a rien d'intéressant. On sait que quand ce n'est pas technique et que ce n'est pas dur. Alors à part quand il pleut le matin pour les filles et que c'est pas les mêmes conditions pour les hommes, mais ça c'est autre chose. C'est vrai que niveau télévisuel et au niveau intérêt sportif, à part les ultra spécialistes, on va pas vibrer devant un spectacle comme ça.
- Speaker #1
Pour moi j'avoue Paris ça m'a fait vibrer.
- Speaker #0
Oui parce qu'on est chauvin et puis c'était joli. Et puis nos français ont été plus qu'actifs donc c'était super chouette.
- Speaker #1
Mais bon, oui, il y avait Bergen à l'époque, tu avais des côtes, il y avait de l'engagement, c'était bien. Et il y a eu des épreuves très sympas en WTS. Et là, après, c'est pareil partout. On se retrouve avec des épreuves dans des pays qui n'ont pas de culture aussi du triathlon, mais qui ont des sous. Donc, on se retrouve... C'est bien pour eux aussi, il ne faut pas non plus... dénigrer forcément et dire que il ne faut pas que ces pays-là aient des épreuves ça permet aussi le développement du triathlon je pense à l'Ouzbékistan par exemple ou au Qatar donc c'est bien qu'il y en ait une mais bon quand on a 2-3 là, le circuit Tessin t'as l'impression que c'est le circuit des Émirats Arabes Unis enfin de la péninsule arabe donc avec les Émirats Arabes Unis avec Qatar c'est quand même compliqué enfin bon Donc, comme il n'y a pas de culture, on s'en parlait du sport washing, mais ça, c'est autre chose. Et comme il n'y a pas de culture du triathlon, il n'y a personne sur les courses. C'est une catastrophe. Mais bon, ça a apporté de l'argent quand même dans le triathlon. Ça a permis à beaucoup de triathlètes de vivre. Ça permet à des athlètes de ne pas avoir forcément des activités à côté, de pouvoir investir aussi, de pouvoir profiter un petit peu de leur vie d'athlète et de mettre aussi des structures autour d'eux. de payer ça. Supertree, ils mettent les athlètes dans des super conditions. Tu arrives, tu es à l'hôtel, tout est pris en charge. À l'époque, maintenant, il faudrait que je redemande à Jeanne, mais il me semble qu'elle est quand même super bien installée. Tout est fait autour des athlètes. Tu es sans, si tu es dans les tops, tu es invité, pareil, tu as tes billets d'avion, tes machins. Après, quand tu es wildcard, je crois qu'ils ne prennent pas tout en charge, mais il y a quand même une grande partie qui est prise en charge. Donc, je crois que tu as un budget qui est alloué pour ton séjour. donc c'est quand même ça a quand même changé un petit peu la donne et il faut pas leur enlever ça mais il y avait tellement mieux à faire PTO avait, pour moi c'était top parce qu'ils avaient fait une sorte de classement syndicat avec des primes à la fin, un classement qui existait pas, parce que tu vois le classement par exemple Ironman c'est pareil, je m'en fous, je le regarde jamais le Pro Series, ça c'est le truc qui sert à rien mais c'était une réponse à Tessant et cette réponse là elle a perdu Merci. Pardon ?
- Speaker #0
Uniquement. C'est uniquement la réponse de Ironman à tes ans.
- Speaker #1
Oui, mais ça permet d'amener encore des sous parce qu'il y a des sous qui sont encore distribués à des gens et pas forcément, des fois, ce n'est pas forcément les mêmes que ceux qui gagnent tout. Avec les classements, des fois, on a des gens qui sont plutôt bien classés. Donc, c'est bien. Voilà. Ils ont apporté beaucoup de choses, tant mieux. Mais le jour où le système s'effondre, tu enlèves beaucoup d'argent, beaucoup d'entrées d'argent. Donc, j'espère que ça ne s'effondrera pas et qu'ils vont réaliser que... qu'il y a mieux à faire. Après, nous, c'est facile, on est dans nos fauteuils. Oui,
- Speaker #0
tout à fait. C'était le point de vue de l'observateur et du média qui m'intéressait. C'est un petit sou.
- Speaker #1
Un supertri, par exemple, c'est entre 1 million et 1,5 million à trouver. En budget ? Oui, en budget. Donc, il faut le trouver.
- Speaker #0
Et les financements aujourd'hui, on le sait, sont de plus en plus compliqués à trouver parce que globalement, au niveau financier, c'est quand même un petit peu complexe. Je voulais juste revenir un petit peu en arrière et refaire un zoom un peu arrière. On est à quelques jours, semaine du 70.3 à Nice, les championnats du monde. On est à quelques semaines de CONA, donc l'année n'est pas encore finie. mais par contre Toi, en tant que média, qu'est-ce qui t'a marqué ? Alors, sans vouloir refaire un up et un down de la chaîne d'autrui.
- Speaker #1
Il n'est pas protégé. Il n'est pas protégé ? Il y a de la place pour tout le monde. Je ne suis pas du tout...
- Speaker #0
Mais du coup, qu'est-ce qui t'a marqué jusqu'à maintenant, à la fois en bien et en pas bien, sur 2026 ?
- Speaker #1
Au niveau longue distance, alors ?
- Speaker #0
Les deux. Les deux, côté court et côté long, parce que du coup... Moi, je trouve que c'est un petit peu, c'est les deux côtés d'une même pièce, mais c'est deux côtés qui ne racontent pas la même histoire. Donc, si tu veux faire les deux, c'est avec grand plaisir.
- Speaker #1
Oui, sur le cours, je suis impressionné par Cassandre. Ce n'est pas une athlète que j'affectionne particulièrement. Je sais que c'est un petit peu délicat de dire ça parce qu'elle a une aura tellement forte. Mais parce que... pour diverses raisons. Mais par contre, en tant qu'athlète, je l'apprécie beaucoup parce qu'elle a une impression de facilité. Cette année, elle gagne tout. Elle casse tous les records en athlète. C'est vraiment ce qui m'a marqué. Que ce soit aussi Léonie, qui est impressionnante aussi. Le binôme, Léonie-Cassandre, c'est impressionnant. C'est vraiment ce qui m'a marqué au niveau courte distance cette année. la domination de Kassandre et sa propension à basculer de l'athlée et casser les records de France du 10, du 5 et du 3000, je crois. Un truc comme ça. Mais voilà, moi, c'est vraiment impressionné par Kassandre. Au niveau court-distance et puis au niveau... Au niveau longue distance, avant les championnats du monde, c'est toujours difficile de dire qui impressionne. C'est pareil, je vais aller sur des records, mais ce ne sont pas des records, mais des performances chronométriques. Sam, cette année, il fait une saison, Sam Ledlow, il fait vraiment une saison complète. C'est la première fois. Après, les championnats du monde sont passés, mais c'est vraiment... L'année dernière, c'était bien aussi remarqué. C'est une des premières années où il est complet. Souvent, il a des problèmes d'abandon. On l'a souvent vu abandonner ou craquer. Là, il est impressionnant. Il est bien jouable. Roth, intouchable. Je suis assez chauvin. Mais pour moi, sur le long de distance, ça m'a vraiment impressionné. Et puis après, Manfelt, c'est une machine aussi. On est tellement habitués à sa régularité. Mais voilà. Donc Sam et Cassandre, pour ceux qui m'ont impressionné.
- Speaker #0
Sur le côté impressionnant de la saison de Sam, on savait qu'il était capable de gagner des grosses courses, qu'il allait très vite et qu'il était capable de gros coups. On sait aussi que de temps en temps, ça lui arrive d'avoir des petits coups d'arrêt. Par contre, là, moi, ce qui m'a marqué, en plus de sa régularité dans les records et dans les performances chronométriques, c'est le fait qu'il soit challengé. Souvent, il était aussi sur des fields un tout petit peu moins challengeants. Là, à Rott, il a nettoyé la piste et derrière, ce n'est pas des feignants. Sa stratégie de course, elle a été intelligente, elle a été patiente. Et heureusement qu'il n'a pas fait ses précisions. Sinon, on était parti pour un record sur Ironman, sur la distance à 7h15, quelque chose comme ça. Donc, c'est des chronos de monstres. Et gros, gros big up à ce que tu dis. Moi, j'ai d'autres anecdotes un petit peu plus croustillantes sur Kassandre. Bref, je suis comme toi. C'était quelqu'un qu'au niveau sportif, en 2016, elle m'a fait lever de ma chaise. Je hurlais sur la télé. Je ne suis pas quelqu'un qui fait ça comme ça. Je ne sais pas si tu te souviens, championnat d'Europe. elles partent toutes seules, elles sont à deux, je crois, ou à trois à partir après la natation, et elles se font rattraper par Nicolas Spirig. Et à un moment donné, tu ne te rappelles pas de ce cours, Nicolas Spirig les passe, elle reprend une minute quinze en quelques kilomètres de vélo, et elles se font doubler dans une bosse. Les deux coéquipières qui étaient avec Cassandre se lèvent et essayent de prendre la roue sans grand succès. de Nicolas Spirig qui était très compliqué. Cassandre, ce n'était même pas levé. Alors, est-ce que c'est parce qu'elle ne pouvait pas, parce qu'elle ne voulait pas ? Mais moi, je m'étais dit, mais on ne peut même pas essayer en fait. C'est quelque chose que je n'avais pas trop compris à l'époque et ça m'avait fait hurler. Et c'est vrai qu'il y a eu un switch depuis l'année avant les JO et au niveau sportif, c'est quelqu'un qui... Wow ! On dirait que ce n'est plus la même. C'est vraiment une Cassandre 2.0 et...
- Speaker #1
Il y a eu son changement, en fait. Elle a basculé en Angleterre. Oui,
- Speaker #0
elle a basculé. C'est le changement environnemental qui fait qu'elle a pu... Mais qu'est-ce qui a causé ça en termes de changement de mindset ? Parce que du coup, c'est la même athlète. Je pense qu'elle avait exactement les mêmes capacités physiques qu'avant. Et c'est ça qui serait, je pense, intéressant de pouvoir avoir...
- Speaker #1
Elle a pu se tenir dans des conditions plus difficiles, je pense. Et puis, être dans des groupes où on était moins focus sur elle aussi. donc oui oui après oui quand je disais que c'était pas une athlète que j'appréciais forcément c'était plus effectivement c'est que la chaîne nous a souvent refusé des interviews et dans des attitudes qui n'étaient pas forcément ultra positives et je trouvais que c'était pas cool et que les gens contrairement à Vincent Luiz qui est ultra ouvert qui va te faire des grands sourires qui est exceptionnel dans l'interview qui te sent c'est toujours plus compliqué et c'est ça que je lui reproche un petit peu quand t'as des Léonie Perrieux qui sont toujours aussi disponibles Emma c'est pareil quand elle est dans une humeur positive et qu'elle vient de faire un bon résultat tu peux avoir une interview aussi Cassandre elle est capable de te snobber vraiment, enfin elle l'était parce que ça fait longtemps que je l'ai pas croisé mais voilà je trouve ça un petit peu dommage quand t'es champion de pas avoir cette proximité que tu peux avoir comme d'autres comme je te disais comme... Vincent qui est vraiment exceptionnel et voilà, on le sait qu'elle a souvent été en retard sur des interviews médias, elle a souvent raté des photoshooting parce qu'elle ne voulait pas y aller donc c'est un petit peu dommage par rapport à ça donc voilà pour ceux qui nous écoutent pourquoi je parlais tout à l'heure du fait que ce n'était pas l'athlète que j'aimais plus tu vois une Jeanne Leher par exemple est exceptionnelle en termes de communication elle est abordable, elle est très ouverte, donc ça c'est top Mais par contre, niveau sportif, pour moi, c'est quand même celle qui m'a impressionné le plus. Et même si elle a l'air cassante d'avoir évolué un petit peu aussi, je me méfie un petit peu des médias et de l'image que tu peux donner sur les réseaux ou sur ta communication. Parce que l'équipe ou des choses comme ça, ou RMC, c'est facile de donner des interviews. Mais pour les petits médias, il ne faut pas les oublier. Est-ce que maintenant, elle me donnerait une interview plus facilement ? Je ne crois pas. Je ne crois pas. Mais bon. c'est pas grave pour soi et puis ça changera pas sa carrière de pas être sur la chaîne du trait mais c'est pas si accessible que ça quand tu compares à Vincent Luis qui est exceptionnel en interview petit big up à
- Speaker #0
Léonie aussi qui a un vrai soleil on voit bien que c'est quelqu'un qui est en pleine explosion en tout cas elle sent le naturel à plein nez on voit bien qu'elle a le sourire et quel que soit le résultat qu'elle vient d'avoir Et ça, c'est vrai que c'est super agréable. Ça transpire, il n'y a pas besoin de faire autre chose.
- Speaker #1
Oui, on faisait interview, tu vois, Léonie. Après la ligne, elle a toujours dit oui, quel que soit le moment, comme tu dis. Elle a toujours dit oui. Tu ne l'embêtes pas. Cassandre, j'ai une vidéo d'elle, je ne l'ai jamais publiée parce qu'elle avait dit oui pour une interview. Mais bon, tu vois que tu la fais chier. Donc, si je l'avais publié, tu aurais eu une interview de quelqu'un qui baisse la tête, qui l'entend, qui fait la gueule. Bon, j'ai fait valer, ça ne sert à rien, ça va desservir tout le monde. Mais voilà, elle a un capital sportif qui est énorme et puis un capital sympathie. Tu postes sur un média, Cassandre, tu as tes likes qui explosent, comme Vincent et comme Sam. C'est des athlètes qui sont extrêmement... Quand tu as fait un résultat, là, tu as... poster son résultat là, tout de suite t'as 2000 likes tu mets Vincent fait du café t'as 2000 likes
- Speaker #0
Vincent il pourrait faire du café en string,
- Speaker #1
ça serait exactement le même et puis après c'est comme ça, encore une fois c'est pas très grave, c'est le sportif qui son métier c'est triathlète mais voilà big up à Vincent surtout qui est Merci. qui est vraiment ultra accessible, qui l'a toujours été. Je me souviens, il y a des années, il était à Sainte-Geneviève, il allait voir les gamins toujours avec le sourire, à signer des autographes, une crème en interview. Après, sa vie privée, c'est sa vie privée. Mais déjà, quand il est dans son rôle d'ancien champion du monde, il l'assume. Et que ce soit dans la victoire ou la défaite, il a toujours été excellent et très proche des médias et de son public. Et ça, c'est fort. Et les gens ne l'oublieront pas.
- Speaker #0
Ultra pro et ultra naturel aussi. Parce que ce que tu disais, j'avais été au championnat de France de duathlon jeune. Il avait passé deux jours. On voyait bien qu'il n'était pas là pour s'entraîner. Il n'était pas là non plus pour jouer un rôle. Il était là, il avait mis du soleil plein les yeux à tous les gamins qui étaient présents, les gamins et les gamines. On avait été faire la reco du parcours. Je crois qu'il y avait 100% des gamins qui étaient là. Ça faisait un peloton de 300 personnes. d'ailleurs ceci dit à l'intérieur du peloton moi je me suis retrouvé à côté d'un autre champion du monde j'étais à côté d'Olivier Marceau c'est marrant parce que les gamins, ils étaient focus que sur Vincent. Sans savoir qu'ils avaient le même qui était juste derrière eux. Ils ne le connaissaient peut-être même pas. C'était une situation qui était assez marrante, parce que du coup, Olivier, lui, il est vraiment dans le genre aussi, inspirant, personnage inspirant, il était là. Et c'est quelqu'un qui avait vraiment marqué son époque. Et je pense que ça serait rigolo de lui demander son avis en ce moment.
- Speaker #1
On vieillit, les générations passent. Il n'y a pas longtemps, je parlais avec un jeune triathlète, il ne connaissait pas Fred Bollock.
- Speaker #0
ça y est c'est une génération avant c'est des jeux d'avant et donc ils ne connaissent plus ce que tu dis c'est très vrai les gamins d'ailleurs les gamins ne sont pas trop toujours au fait du long on voit bien que c'est surtout le cours qui les intéresse quand même sur le long c'est quand même il y a Sam qui communique un peu mais pour la jeunesse c'est quand même plutôt sur le cours qui les fait venir j'ai l'impression le gamin il avait 23 ans quand même oui mais c'est des gamins Pour nous, c'est des gamins. Tu parlais de Vincent. Du coup, moi, à chaque fois, je suis un grand fan, mais Vincent, il approche de Kona. Il approche certainement d'une de ses dernières courses. Comment tu sens la chose, toi, sur la fin de saison ?
- Speaker #1
Vincent, il va s'amuser. On avait eu une interview à Toulouse l'année dernière où on exclut. Il nous révélait qu'il voulait aller à Kona. Et oui, il y va pour s'amuser. De toute façon, Il a un potentiel qui est énorme, mais on voit que devant, c'est trop fort. Je pense qu'il va y aller pour profiter et je pense que c'est très difficile de donner un potentiel classement pour Vincent. Parce que soit ça se passe bien et oui, il est capable de faire un top 20. soit ils voient que ce n'est pas forcément la course du... de folie et puis il va profiter et puis on le verra dans un top 30. Mais voilà, après au-delà d'un top 10, ça commence quand même à être très sérieux. Je ne le vois pas forcément dans un top 10, mais bon.
- Speaker #0
On sait qu'il risque de sortir devant parce que globalement ses qualités de nageur ne sont pas reniables et puis C'est quelqu'un qui est joueur. Après, sur le vélo, je pense que c'est un vélo qui peut lui convenir. Il a changé de structure aussi, il a changé d'entraîneur. On voyait bien qu'en vélo, ça ne cliquait pas. Et puis là, ça a tendance à revenir. Il fait une course magnifique. C'était quoi, Texas en début d'année ? Et Texas, il fait quatre derrière des pas feignants non plus. Il fait un gros temps au vélo et je pense que c'est ça qui lui manquait. Donc, à Hawaï, je le vois aller jouer avec... Même s'il va vous prendre du plaisir.
- Speaker #1
Moi, je ne te rejoins pas là-dessus. Moi, je pense qu'il sera trop limité au niveau vélo.
- Speaker #0
Il a des grosses machines.
- Speaker #1
Il a des grosses machines et qu'il va perdre trop de temps. Certes, il sera aux avant-postes, très certainement en natation. Mais le vélo, il est fort, mais il n'a pas le... Je pense qu'il n'a pas le niveau de certains sur ça et qu'il va perdre trop. Et qu'au marathon, il n'est pas non plus costaud. Mais je ne pense pas qu'il ira chercher, qu'il ira remonter sa perte de temps, ce que je veux dire, du vélo. Je ne pense pas qu'il reviendra sur...
- Speaker #0
sur Blumenfeld il ne reprendra pas il ne va pas reprendre 5-6 minutes il fait quand même sauf erreur de ma part je crois qu'il fait 2,38 ou 2,39 à Roth en 2024 non en 2025 il fait 2,36 à Texas 2,35 je ne dis pas qu'il va faire 2,35 à Hawaii mais c'est quand même quelqu'un qui sait courir vite Alors je suis d'accord avec toi complètement sur les 180. Je vais être vulgaire et je dis qu'il va se faire violer sur le vélo, mais je pense qu'il n'y a que des machines. Quand on voit un Sam, quand on voit les Norvégiens, ils vont être là. Il va y avoir la bataille en plus. Mais comme il va être dans le game, je pense qu'il va jouer et qu'il va peut-être... C'est amusant. Écoute,
- Speaker #1
j'ai pas envie d'être surpris. Mais oui, ce sera son premier Kona. Il a la capacité de faire un top 10. Il a la capacité. Il l'a déjà montré. De toute façon, quand tu fais moins de 7.30, de toute façon, tu as quand même la capacité d'être sur un top 10 à Kona. C'est que tu as montré quelque chose quand même. Mais après, je pense que c'est ce qui va se passer. qui reste... qui va prendre un petit peu de retard sur le vélo et qui ne le comblera pas à pied. Même si, parce que 2.35 au Texas, oui, mais Blumenfeld, il court en 2.30. Van Riel, il court en 2.32. Stornes, il court en 2.33. Et puis, tu as Van Berg de 29, de 39, pardon, qui seront derrière, mais qui seront peut-être devant un vélo. Il y a Schoenberg aussi qui va être, je pense, très, très fort. Il est capable de le faire et j'aimerais qu'il le fasse. Ce serait magique, tu vois, qu'on le voit sur un top 5. Texas, il y avait un gros niveau et il fait 4. Donc, c'est super. Mais est-ce qu'il va réussir ? Écoute, je lui souhaite et j'aimerais bien. Déjà, top 20, tu vois, je serais super content pour lui. Je pense qu'il peut le faire et je pense que ce serait une super expérience qui part sur une bonne note. Là-dessus, top 10, ce serait magique. Je pense qu'il serait à sa place. Enfin, ce serait... ce serait vraiment top. Après, il y en a tellement qui se concoururent. Ça va être monstrueux. Cette course,
- Speaker #0
elle va nous tenir debout encore toute la nuit, ça c'est sûr. C'est la première année où je ne vais pas pouvoir la regarder en intégrale. Je suis sur le T24 à Bormes-les-Bimosa. Du coup, je vais nager, courir, et après, je vais regarder Ironman. Avant Kona, il y a Nice dans quelques jours. On est le 2 ou le 3 septembre. et à Nice dans 15 jours. Qu'est-ce que... T'en penses quoi, toi, de cette course ?
- Speaker #1
Ben, je... En vrai, de vrai, j'en ai un peu marre de voir Nice. C'est tant mieux pour le triathlon français parce que c'est à la maison, donc tant mieux, c'est bien. Après, je commence à saturer un petit peu. J'aime bien, tu vois... Pour les 73, j'aime bien les courses tournantes. Je trouve que c'est plutôt sympa. J'aurais bien voulu voir un petit truc en Amérique du Nord. Il y a quelques semaines, je t'aurais dit Lucie Charles. Elle ne sera pas là. Je ne mets pas une pièce sur Lucie. Mais Laura Philippe, pour moi, c'est la grande favorite. Si elle est en forme, elle sera intouchable sur la course. c'est une année où ça va moins me faire rêver je trouve chez les femmes même s'il va y avoir un peu de densité mais je regrette les Anne Haug, Daniela Ryf et d'autres et puis on n'aura pas Solveig non plus donc je mets une pièce quand même sur Laura Philippe ce qui serait bien par contre chez les hommes il va y avoir toujours du monde même s'il n'y aura pas non plus euh le plus beau plateau dont on n'est plus rêvé mais bon s'il peut y avoir enfin je sais pas j'ai pas regardé encore quoi que qu'est-ce que je raconte attends je suis en train de revoir la start en même temps la start list ce que j'ai dit chez les femmes j'étais en train de récorder Mais oui, on va voir ce qui se passe.
- Speaker #0
Sur le papier, je trouve que cette course, elle s'est un petit peu tirée une balle dans le pied sans le savoir. Sur le papier, ça peut être facile de se dire je fais un half à quelques semaines de Kona. Mais par contre, entre le profil, le fait que ce ne soit pas exactement au même endroit, ça fait un déplacement, décalage horaire, ainsi de suite pour des athlètes internationaux. Je pense qu'il y en a beaucoup qui étaient contents de venir la faire. Mais quand tu vois, Lucie ne fait pas de déplacement, alors que ce n'est pas une locale, mais elle n'est quand même pas à l'autre bout de la Terre. C'est l'époque à peu près, en général, où les athlètes commencent à migrer un peu sur Kona pour aller s'acclimater, pour aller prendre le décalage horaire. Je pense que les Norvégiens sont là pour le titre, puisqu'ils ne sont pas là pour le chèque, mais ils veulent juste récupérer le titre. Je pense que s'il n'y avait pas ça, ils ne seraient pas là non plus. Sur le côté sportif, je pense qu'ils vont finir leur footing sur la promenade et ils vont tout de suite prendre l'avion pour partir sur Kona. J'imagine qu'il y en a quelques-uns qui se sont dit que ce n'est peut-être pas la course la plus maligne à mettre dans le calendrier.
- Speaker #1
Oui, il y aura quand même Laura Solveig et Taylor. Donc, il y aura quand même un plateau qui sera plutôt sympa. Et oui, après, c'est toujours le problème des mondes.
- Speaker #0
Oui, je trouve que c'est dommage de ne pas avoir mis ça du côté de l'Amérique du Nord une année, de le déplacer et puis on l'aura l'année prochaine à Chattanooga. Mais bon, oui, là, chez les hommes, on va voir. Il va y avoir Edwin Wilde versus les Norvégiens. Ça va être quand même plutôt pas mal. Et puis, il y a le Guinness, Martin Von Riel. Donc, il y a quand même normalement un peu de monde aussi.
- Speaker #1
Ça va être une grosse confrontation, ça.
- Speaker #0
Oui. je ne me suis pas encore consacré là-dessus sur tu vois je n'ai pas analysé encore la course c'est dans deux semaines et je m'y pencherai vraiment la semaine prochaine tu vois pour voir un petit peu les forces et les faiblesses de chacun mais en général ce n'est pas une course qui m'attire plus que ça voilà moi ce n'est pas une course qui me fait rêver les championnats du monde 73 plus que ça pour moi c'est Cona le Graal et il n'y a que Cona entre guillemets qui se trouve Merci. Non, mais c'est super. C'est bien d'être champion du monde. Mais encore une fois, c'est un titre qui est magnifique. Mais tu sens que c'est une étape aussi. Je pense que si tu donnes le choix à un athlète, est-ce que tu préfères être champion du monde 73 ou champion du monde full Ironman ? Il n'y a pas photo. Je pense qu'il n'y a pas photo. Mais par contre, ce serait une question intéressante à poser. Afrodeno où tu rajoutes champion olympique et tu lui dis c'est quoi ton titre préféré ou celui que si tu devais en choisir un ce serait lequel donc ça c'est une question je pense qui sera un peu plus intéressante à poser mais par contre les meilleurs seront une partie des meilleurs sera là il va en manquer quand même quelques-uns mais il va y avoir quand même un beau plateau et j'espère qu'on verra une belle bataille tant mieux pour la France si ça ne glisse mais moi perso voilà C'est bien que ça change. C'est bien.
- Speaker #1
Bon, ok. Par contre, sur Kona, je reviens sur Kona, il va y avoir une startiste française qui va avoir une certaine densité quand même parce que je crois qu'on est encore... Il y en a quelques-uns qui se sont qualifiés et ça, ça peut rajouter un tout petit peu de piment dans la sauce quand même. C'est bien.
- Speaker #0
Ah oui, c'est toujours... De toute façon, le triathlon français, que ce soit même... sur le 73, on a quand même pas mal de Français et de Françaises qui sont qualifiés. Il y a Quentin Barraud, Valentin Rouvier, normalement il y a Vincent Louis qui sera là, Senzino, Lebeau, il y a Casimir Moine, Sam Lédelot, Félix Faurissier, Nathan Garber, si on vient chez les hommes.
- Speaker #1
Ça fait longtemps qu'il n'y a pas eu autant de Français au départ ?
- Speaker #0
Oui. Et puis chez les femmes, c'est pareil. Je crois qu'il y a un petit peu de monde. Julie, je crois qu'elle est blessée, mais il y a Justine Guérard, Nikita Paskevitch, Audrey Emerl, Marjolaine, Aurélia Boulanger, puis Anne-Sophie Pierret. Justine Mathieu, elle ne sera pas là. Et puis pareil, il y a une belle startlist aussi chez les hommes à Kona, avec je pense à Nathan Gerber qui sera là-bas, qui a fait une super course. On aura Pierre Lecor aussi, Daniel Ménager qui vient de faire une super course. course il n'y a pas longtemps, il était 45ème je crois à un moment, et il a monté dans le top 10 il me semble, il fait un poste là-dessus d'ailleurs, il a fait une super course, et chez les femmes pareil, à Kona il y aura quelques françaises aussi, Nikita, Anne-Sophie et Marjolaine, et Julie qui était qualifiée, donc ouais c'est bien, après elles ne sont pas encore au bas Marjolaine, on va voir ce que ça va donner, mais pour le moment elle n'a pas encore explosé sur le... sur l'Ironman, quand je l'ai exposé, vraiment au niveau des toutes meilleures. Après, sur Halfway, elle est capable de nous faire des performances stratosphériques.
- Speaker #1
Les deux courses qu'elle fait d'une année sur l'autre à Aix-en-Provence, elles sont incroyables. Elle était aussi à l'avant de la course quand elle était au Championnat du Monde à Nice, sur le full. Je pense qu'elle a pris la caisse. Elle a corrigé les deux, trois tirs je pense qu'en termes de... stratégie d'entraînement et d'alimentation c'est revenu dans l'ordre, elle se blesse plus et elle commence à être consistante donc je pense que Marjolaine elle va être encore plus active, est-ce que c'est un parcours qui lui correspond complètement je suis pas sûr mais par contre c'est un championnat du monde et on sait que c'est une athlète qui est ultra présente sur les rendez-vous donc je pense que ça va être une athlète à suivre sur la course
- Speaker #0
Ouais écoute c'est une belle interrogation en tout cas de la voir à Kona l'année dernière elle avait un petit peu raté son Kona elle finit 32ème donc ouais moi je suis impatient et puis c'est une adepte que j'apprécie elle pour le coup qui a toujours été encore une fois sympathique avec la chaîne qui est toujours disponible donc ouais j'aimerais bien qu'elle fasse une belle perf et puis oui clac sur 73 par contre elle est capable de de faire vraiment des très belles performances. Donc, sur les mondes Ironman, je suis impatient de l'avoir. C'est l'athlète que je vais suivre en particulier pour les Françaises. Je regarderai bien sûr Audrey, parce que là, Audrey, c'est aussi une athlète que j'affectionne particulièrement, qui est elle, c'est une crème. J'adore. Et puis, chez les hommes, il y a Arnaud Guillaume aussi, qui est super sympa.
- Speaker #1
C'est des habitués, ça, Arnaud. Il a un appartement à lui, je crois, d'ailleurs, sur Alidre.
- Speaker #0
Oui, oui. Justement, il a eu des périodes un petit peu plus compliquées. Donc, c'est bien. On le voit de nouveau qualifier à Hawaii. De nouveau, il va essayer de...
- Speaker #1
Il sera performant.
- Speaker #0
Oui, c'est top, franchement. C'est bien de les voir. Donc, Kona arrive aussi. Et puis, ça laisse un petit peu de temps. On va voir comment ça se prépare. Moi, c'est une course qui fait rêver et qui fera toujours rêver. Donc, heureusement qu'elle est de retour à Kona. Moi, j'adore. et Ironman a fait tu vois il faut le dire il y a des organisations qui sont têtues ils l'ont été il y a eu un changement de direction ils ont pris des nouvelles directives et on revient en arrière et je trouve que le mythe est de retour les
- Speaker #1
championnats du monde à Nice c'était une réponse panique les championnats du monde à Nice je pense parce que je crois que c'est en 2022 où ils ont annoncé le En 2022, très exactement, à Hawaï, ils avaient annoncé que c'était la première année où ils avaient une course sur deux jours. Il y avait eu le jeudi les filles et le samedi les hommes. Et le soir de la remise des récompenses des champions, la soirée des champions, ils avaient dit c'était un succès. Donc du coup, on va garder cette formule-là comme ça. Le lendemain, à J1, c'était ça. Sauf qu'aussitôt qu'Andrew Messick avait dit ça, l'invité suivant, c'était le maire de Kona, il avait dit, on va peut-être mettre un peu les freins et on va demander d'abord aux locaux comment ils ont vécu la chose. Et donc, du coup, ça a donné ce que ça a donné puisque les locaux avaient mis un grand stop. On veut bien faire ce qu'on veut, mais ça sera une course sur un jour où ça ne sera rien du tout.
- Speaker #0
Il peut y avoir de l'idée. Franchement, même si tu y penses au-delà de la réponse rapide, tu peux imaginer qu'Ironman a aussi une volonté de... d'organiser un championnat du monde ailleurs pour des raisons de logistique, de coûts, et que ça puisse intéresser aussi d'autres personnes, parce que les coûts d'aller à Kona, c'est quand même monstrueux. Donc, on pouvait... Un nouveau dirigeant qui arrive, il peut se laisser tenter par cette version-là. Moi, je peux complètement imaginer qu'Androu, on lui ait dit, qu'il ait eu l'idée, et qu'il se soit dit, attends, franchement, un championnat du monde tournant, ça marche pour le 73, pourquoi ça ne marcherait pas pour Kona ? Mais bon, à ce moment-là, il fallait tout virer. Tu ne pouvais pas laisser un Kona et Joe, d'ailleurs.
- Speaker #1
Une année sur deux.
- Speaker #0
Voilà. Et donc, à un moment donné, il fallait changer. Ils l'ont fait. Ils sont revenus en arrière. Donc, tant mieux. Et moi, je suis content. Et là, cette année, ça va être une belle bagarre. Et puis, on va retrouver vraiment une startlist dense. On va retrouver tout ce qui va bien, tout ce qui fait Kona.
- Speaker #1
Exactement. Avant de partir sur la... projection parce que je voulais te demander ta vision sur 2027 et après. On ne peut pas parler de 2026 sans parler des couacs qui se sont passés dans la saison. De quoi veut-il parler ?
- Speaker #0
Sur quel sujet tu vas ? Allons-y.
- Speaker #1
On ne peut pas... Moi, je ne peux pas parler d'embrun sans avoir l'impression de faire le grand écart. je suis un amoureux de la course mais je suis aussi un fervent défenseur de la justice et de l'équité sportive et là on peut dire qu'on est au Moyen-Âge du truc donc du coup c'est pas nouveau,
- Speaker #0
moi c'est depuis la création de la chaîne, c'est la seule course que je boycotte en France donc il n'y a qu'une course dont je ne parle jamais, c'est en brun depuis la création de la chaîne pourquoi ? Parce que depuis le Covid au moment du Covid c'était pas forcément à ce moment là qu'il s'est déclenché mais Gérald Diacono l'organisateur de la course fait des sorties mais incroyables pour les réseaux sociaux où il insultait les gens publiquement alors depuis ça a été retiré je crois que la gestion de sa page a été confiée à une société qui gère sa communication même s'il a toujours les codes parce que parfois quand tu vois la communication tu te dis que c'est lui qui écrit Merci. Mais je me suis toujours dit que ce n'était pas l'image que je voulais donner du triathlon et je ne voulais pas faire de la pub à un tel événement. C'est une course qui est mythique, qui est légendaire en France. Yacono, ce n'est pas le créateur, il faut le rappeler. C'est Jean-François, je n'ai plus son nom, Bollé, je crois. Alors, il m'excusera. Mais le créateur original, Yacono était un des premiers à donner de l'argent à la course. Il était dans la première édition comme mécène. Et donc, il a apporté de l'argent à la course dès le début. Et c'est la deuxième année où il est rentré, je crois, de mémoire, l'association. en brahmane, mais je crois que tout de suite, il n'est pas ses présidents de l'assaut. Mais oui, ce qui se passe, c'est déplorable. Tu parles d'équité, oui. Au-delà de l'équité, qui est aussi pratiquée, c'est de donner des classements au scratch dans des épreuves de triathlon, parce qu'il y a des départs peut-être qui sont donnés en mass start. Et donc, tu donnes des primes qui sont différentes aux hommes et aux femmes. C'est complètement scandaleux en 2026. c'est comme si tu disais aux Jeux Olympiques, on va faire un 100 mètres au scratch et puis on va mettre les hommes et les femmes si vous voulez les primes, vous n'avez qu'à deux ans devant les hommes c'est renier la science que de penser que les athlètes au niveau sont les mêmes il y a une différence entre les hommes et les femmes, on le sait c'est pas une critique, c'est comme ça, c'est factuel et donc un homme avec les starletties qui a un bras, une femme ne remportera jamais à moins d'avoir des athlètes exceptionnels comme Hanogue, qu'on a pu voir sur certaines courses qui mettaient des piles à certains. Mais ce serait vraiment extrêmement rare. Donc non, c'est des grilles qui ne peuvent pas exister. On m'a informé aussi que le triathlon de Vouglans faisait ça. C'est pas pour leur... Voilà. Et que leurs réponses étaient un peu les mêmes. Mais non, c'est pas possible. On est en 2026, on ne peut plus avoir des startlists où... Ou c'est des classements scratch. On n'est pas un sport, il faut de l'équité sportive. On ne parle pas d'égalité, on parle d'équité, tu l'as très bien dit. C'est d'avoir un sport qui est équitable. Et quant à Iacono et Ambrun, le pire, ce n'est pas encore ça, parce qu'ils ont changé leur grille. Alors, il a quand même fait en sorte de mettre des primes de passage en haut d'école, des primes où il peut quand même récompenser les hommes et leur donner plus d'argent. Mais le pire, ce n'est pas ça. Le pire, c'est sorti quand tu vois qu'il écrit à Alice Gory, qui est une athlète exceptionnelle. qui ne veut pas financer des vaux. Enfin, on vit dans quel monde, quoi ? De parler à une femme comme ça et de la considérer comme un vaux, alors que le mec, j'aimerais bien le voir faire un triathlon, déjà. S'il est capable de sortir de l'eau, déjà, je pense que ce sera un exploit. Et même s'il était capable. C'est incroyable de parler comme ça. Et pour moi, c'est une honte absolue. Jamais je ne participerai à cette course tant que il y a le nom Iacono associé à cette course. Et jamais je ne ferai de la pub pour cette course. c'est une ligne de conduite par contre il faut rappeler quand même un truc et ça j'y tiens quand même parce que j'essaye d'être le plus sur la chaîne, d'être le plus factuel et de pas non plus tomber dans le bashing mais il faut reconnaître qu'il a un prize money qui est déjà très important c'est très rare aussi d'avoir des prize money si important, alors je l'ai pas de mémoire mais je crois que c'est entre 10 et 15 000 je crois pour la victoire c'était 25 000 jusqu'à l'année dernière Oui.
- Speaker #1
Et c'est descendu à 19 000 cette année. Mais par contre, c'était équivalent 19 000 hommes, 19 000 femmes. Donc ça, ils ont écouté parce qu'il n'est pas tout seul.
- Speaker #0
Et ce que je veux dire, c'est qu'il paye direct.
- Speaker #1
Ouais,
- Speaker #0
le lendemain. Tu repars avec ton chèque, ce qui est extrêmement rare et ce qui est très apprécié des athlètes, et c'est pour ça qu'il revenait aussi, c'est que tu n'avais pas les Tessants, tu n'avais pas les PTO, tu n'avais pas les machins, et tu avais un prix qui était exceptionnel, un niveau quasiment mondial sur la grille de prix. Il ne doit pas y avoir 30 courses dans le monde qui distribuent 25 000 euros à la gagne. Et donc voilà, ça, il faut le signaler. Il y a quand même ce côté positif de se dire que c'est quelqu'un qui paye tout de suite. Et il y a des organisations qui sont connues pour ne pas payer. Tu vois, on parlait de Tessin tout à l'heure. Mais à côté de ça, oui, il a fait une grille commune, sauf qu'il a réservé, pour toucher la prime, il faut être élite. J'ai vu que sur les réseaux, il y avait pas mal de gens qui critiquaient ça. Moi, je peux le comprendre. Mais bon, d'avoir des sasses de départ élite. Et puis, si tu veux être en élite, tu justifies d'un chrono, tu justifies d'un temps. Et puis, à ce moment-là, tu as accès au départ en vague 1. Et puis, tu peux accéder aux primes. C'est ton métier. Tu vis de ça. Pourquoi pas, en fait. Moi, ça ne me dérange pas plus que ça. Mais bon, bref. Si tu es amateur et que tu penses que tu peux jouer la gagne, à toi d'aller t'inscrire en élite. Le problème qu'il y a à Ambra... c'est que dans son nouveau règlement les critères pour accéder à l'élite sont les mêmes pour les hommes et les femmes donc encore une fois il met des bâtons dans les roues aux femmes et donc par exemple dans le critère il faut faire pour être élite moins de 9h à Kona le nombre de femmes capables de faire moins de 9h à Kona il n'y en a pas 50. Je ne sais plus le chiffre, mais moins de 8 l'année dernière. C'est incroyable. Et la FED, ils sont rentrés dans le giron fédéral l'année dernière. Tu as une photo, je crois que c'est de Bernard Saint-Jean qui est sur la ligne en train d'accueillir les participants. Comment tu peux associer ton image à ça ? Et comment tu peux associer à travers la fédération, tu associes tes licenciés à ça en fait. Donc là, toute la fédération est associée à quelqu'un qui insulte les femmes. Et ça, ce n'est pas possible. Et ce n'est pas possible en 2026. Voilà.
- Speaker #1
C'est ce qu'on se disait en off un petit peu juste avant de commencer. C'est cette espèce de traitement. En fait, j'ai l'impression que c'est quasiment des décisions, des décisions, entre guillemets, tortionnaires. On dirait que les décisions sont maquillées pour être comme... Si, si, regardez, je modifie les choses, je les fais aller dans le bon sens. Mais en fait, il a réfléchi pour mettre des bâtons dans les roues le plus possible au public cible. Comment on peut dire aujourd'hui que les critères pour les hommes et les femmes pour accéder au statut d'élite, ça peut être les mêmes ? Il faut être du Moyen-Âge pour penser à des choses comme ça. Mais je pense même qu'il faut, ce que tu disais juste avant, en lui demandant s'il était capable de faire un triathlon. Alors, il a 80 ans, on ne va pas lui demander ça, le pauvre. Aujourd'hui, il faut ne jamais avoir fait de triathlon et ne pas être conscient du tout de ce que vit un triathlète pour exiger, pour rentrer dans le parc à vélo, de se présenter avec une pièce d'identité le matin de la course. Quand tu mets en face trois bénévoles qui doivent avoir la même catégorie d'âge que lui, qui ont des peaux frontales et des yeux qui ne voient plus rien, et que du coup, comme tu n'as que trois lignes, tu es à 1000 athlètes à vouloir rentrer, tu te présentes à 5h et tu rentres dans le parc à 5h30, tu pars un quart d'heure après. tu n'as pas le temps de te présenter. Et je ne connais pas, parce que par contre, moi, du coup, je pratique encore. Je ne connais pas d'autres triathlons en France où tu dois te présenter avec une carte d'identité à l'entrée. Ça n'existe pas. Il dit oui, mais il dit c'est Vigipirate. Mais il n'y a pas plus Vigipirate à Ambrun le 15 août que partout ailleurs en France. Et donc, c'est que des décisions pour embêter les triathlètes. Et à partir du moment où on réfléchit comme ça, on se demande pourquoi il fait cette course, si ce n'est pas pour mettre en avant Gérald Diacono. Bon, bref.
- Speaker #0
Oui, et puis l'argent aussi, il ne faut pas... Il y a quand même... Il y a de l'argent. Et puis là, les primes... Donc, la prime femme, cette année, il n'y a qu'une personne qui a eu droit parce qu'il n'y a qu'une élite qui a été acceptée. Mais ça a été dérogatoire. Donc, en plus, lui, il s'arrange le droit de sortir du règlement, ce qui reproche aux gens de ne pas appliquer le règlement. Lui, il ne le fait pas pour lui. Elle, elle touche la prime. Et le reste des primes a été reversé dans les comptes de l'association et servent à financer le triathlon. Enfin, on se bouffe sur la tête. Et bon, on pourrait parler du parc à vélo qui date. Et lamentable, les ravitaillements qui ne sont pas au niveau de ce qu'on appelle un mythe. Mais par contre, il a une magnifique course. Elle existe depuis 42 ans. où c'est la 42ème édition où c'était en tout cas voilà il a créé un mythe c'est pas lui qui l'a fondé mais il en est quand même le grand artisan bravo à lui maintenant il faut passer la main et il ne faut pas passer la main à quelqu'un qui dit les mêmes choses quand je vois sa fille qui s'offuse qui ne comprend pas pourquoi les gens râlent à un moment donné donc là on se dirige vers la même chose voilà Merci. sauf que ce sera une femme j'ai l'impression qu'elle essaie de faire passer ça sur ce fait je suis une femme donc je vous comprends bah non apparemment non donc ils ont annoncé des changements pour 2027 mais vu les remarques des réponses qu'ils ont pu apporter aux différentes personnes sur les réseaux qui ont commenté et dont les commentaires n'ont pas été supprimés parce qu'il y a eu une grande campagne de suppression de commentaires Merci.
- Speaker #1
je pense qu'ils avaient trop de travail parce qu'ils n'ont pas pu tout supprimer je suis allé voir en dessous de leur com ce matin il n'y avait que des commentaires, il n'y avait que du négatif je me suis dit tiens c'est bizarre, ils n'ont pas été supprimés ceux-là je pense qu'ils ne peuvent pas tout supprimer non plus ou alors ils ont interdit les commentaires mais ouais c'est compliqué oui je pense que ça aurait été la meilleure solution mais ils sont...
- Speaker #0
donc bon, non Brun c'est une cata et pour moi c'est une course qui mériterait d'être boycottée une année où personne ne s'inscrive mais le mythe est trop fort Et puis, on a aussi, nous, on a ce discours-là, mais il faut regarder parfois les discours de triathlètes sur d'autres pages ou sur les posts de ces femmes qui ont des commentaires hallucinants. Donc, dans la population triathlète, il y a forcément des gens misogynes, il y a forcément des gens qui s'en foutent. Et parmi les professionnels, il y en a aussi qui sont contre, pour avoir discuté avec certains, qui sont contre ce système de primes. parce qu'ils considèrent qu'eux, ils sont 30 au départ, qu'elles, elles sont 3 ou 4 et que c'est plus facile de gagner une prime quand t'es une femme. Alors, peut-être que la densité est moins forte chez les femmes, mais ce n'est pas comme ça qu'on fait progresser le sport. Ce n'est pas comme ça que les sports progressent, ce n'est pas comme ça qu'on avance. Et c'est plus en disant, la petite fille, quand elle va regarder, elle va voir un podium, elle va voir peut-être une mise en avant sur les réseaux. On va lui montrer qu'elle est capable, un jour peut-être, de gagner sa vie avec ça. Allons-y, plutôt que de dire, non, tu es deuxième, mais comme il y a 20 gars à côté, tu n'auras pas ta prime. C'est un peu dommage. Mais voilà, c'est des discours qu'on peut entendre. Je peux aussi l'entendre de part des athlètes qui galèrent aussi sur des athlètes élites, qui galèrent à boucler les fins de mois parce qu'ils sont 20-30 et qu'ils se disent qu'à côté, tu as une femme qui est... Il fait ça comme ça, qui s'entraîne déjà beaucoup, mais elle a un métier à côté et puis elle n'a pas forcément envie de gagner sa vie avec ça, mais elle est très forte et puis elle monte sur un podium à l'embrun et puis elle prend plus que lui. Il y en a qui se disent, voilà, je serais une femme, j'aurais gagné ma vie. Mais ce raisonnement est complètement débile. Je ne cherche pas le défaut. Non, non,
- Speaker #1
c'était un raisonnement par l'absence.
- Speaker #0
C'est comme ça qu'il cherche à l'expliquer. Et moi, j'entends ce discours-là. Ça ne me dérange pas d'avoir la discussion avec ces gens-là parce qu'au moins, tu peux le comprendre. Par contre, dire à quelqu'un que tu es un veau et que tu ne vas pas avancer, ça, je ne le comprends pas. Je ne comprends pas qu'Embrun n'ait pas fait d'excuses publiques. Et pour avoir discuté de ça avec des gens de la FED, ils sont un petit peu embêtés parce que c'est une course qui est dans le giron maintenant et ils aimeraient la garder dans le giron fédéral. Ils sont un petit peu embêtés. Mais j'espère que la FED ne s'associera pas avec ce personnage-là. l'année prochaine s'il n'y a pas des grands changements dans l'organisation. Et c'est à nous, pas moi parce que je ne suis plus licencié, mais c'est aux licenciés de faire aussi entendre leur voix et de dire, nous, on n'est pas contents de ce qui se passe. Il ne faut pas oublier que la FED, c'est les licenciés, ce n'est pas autre chose. Et c'est pareil pour Vouglant.
- Speaker #1
On ne peut pas avoir une course...
- Speaker #0
Mais on ne peut pas avoir une course avec une... des primes au scratch comme ça, et quand une femme vient te demander pourquoi c'est ça, il ne faut pas, on n'est plus dans les années 20 où il faut changer, et tu ne peux pas lui dire de toute façon, tu n'avances pas, c'est un classement scratch, avance plus, gagne la course, et tu auras une prime, c'est complètement aberrant. Donc je n'étais pas au courant pour Vauglan, je suis vraiment très déçu parce que... C'est une course qui existe depuis longtemps aussi, que j'aurais bien voulu couvrir à un moment. Je voulais faire un poste d'ailleurs sur Fouglan. J'en ai parlé pendant le Vercorman, parce que là, pour le coup, c'est une super course que tout le monde doit faire, le Vercorman, qu'on couvre depuis des années. Et pendant le Vercorman, j'en ai parlé de Fouglan, parce qu'il y avait une athlète qui était dans le top, qui avait fait Fouglan en relais. Et j'en ai parlé, je dis, c'est très bien situé, ça doit être une belle course. Je ne l'ai jamais fait personnellement, mais j'en ai pas mal entendu parler. Et bim ! Le lendemain, je reçois un message. Tu es là, alors...
- Speaker #1
On a dit tout à l'heure que... Moi, en tout cas, je pense que depuis le début, le triathlon est un sport avant-gardiste. Et j'ai un souvenir de 2001. Alors, ça remonte, 2001, 25 ans. On a organisé le triathlon de Chillerie à Reims. Et à l'époque, c'était la sortie des Jeux de 2000. C'était Sydney. Et donc, il y avait notre ami Olivier Marceau qui avait fait la course devant, qui finit 7e pour la première année où le triathlon est au JO. Et on avait réussi à l'avoir. Je me rappelle l'avoir échangé avec lui alors que je croyais que c'était le début d'Internet. On lui avait envoyé un mail. On a réussi à avoir Olivier Marceau comme ça, champion du monde sortant quand même. Et le gars, il avait dit, je suis pro. Donc, il dit, j'ai que quelques conditions pour venir. La première, c'est... Enfin, voilà, on ne gagne pas. Donc, j'ai une prime de départ. Et la deuxième, c'est que... en 2001, c'est que la grille de prix hommes et femmes soit équivalente. Donc c'était une démarche de la part des hommes de vouloir égaliser la performance sportive. Et je me souviens de ça et je m'étais dit, mais oui, c'est vrai. Et c'était vrai dès le début, je pense que le triathlon a mis un petit peu cette égalité-là à vouloir essayer d'égaliser les grilles de prix. C'est ni plus ni moins que de la logique. Sauf que, voilà, on est en 2026 et on est encore en train de parler de ça. Donc je pense que c'est vraiment une catastrophe. Je pense à cette remarque de Yacono qui dit qu'on a du mal à trouver des veaux. Sauf que c'est ni plus ni moins. C'est lui qui ramasse un petit peu. C'est ni plus ni moins que des conséquences de ses actes. On ne peut pas parler d'embrun et des superbes faits de course qu'il y a eu sans parler de Jeanne à qui on va faire un petit coucou, un petit big up. C'est aussi... grâce à Jeanne que les choses ont bougé, parce que c'est en 2025 qu'elle a commencé à parler. Et je pense, moi, que la densité féminine en 2026 à Ambrun, c'était uniquement par solidarité et par, tout simplement, boycott dû au comportement de cet organisateur, qui pour moi n'en est pas un, pour réagir aux propos de Jeanne.
- Speaker #0
Après, c'est délicat de boycotter aussi, c'est ce qu'on disait tout à l'heure, tu es athlète élite. qu'est-ce que tu ferais si tu étais une femme élite et tu as un prize money de 19 000 euros à la gagne ? Il faut manger, c'est aussi...
- Speaker #1
Oui, mais je pense que vraiment... Alors, si on ne pense qu'à Embrun que sur le prize money, à ce moment-là, l'argent est roi et ainsi de suite. Je suis entièrement d'accord avec toi sur le fait que quand tu es athlète élite, c'est certainement une des courses les plus primées. En France, en tout cas, c'est une certitude. En Europe et dans le monde, peut-être. Je ne suis pas sûr qu'il y ait beaucoup de courses qui priment plus que 25 000 à l'époque. Donc là, déjà, tu descends les primes pour l'égalité. C'est un petit peu tiré par les cheveux. Mais bon, tu ne récoltes que ce que tu sèmes. À un moment donné, si tu veux attirer les meilleurs mondiaux et les meilleurs mondiales sur la distance, tu fais ce que tu as à faire, mais tu ne dénigres pas les gens à qui tu vas donner de l'argent.
- Speaker #0
C'est un peu le problème de l'argent roi dans le triathlon. C'est ce qu'avait bien compris Akono, c'est qu'on met des primes et il y aura du niveau. Là, il arrive un peu au bout du système. Je pense qu'il y a des problèmes de calendrier aussi avec Nice qui arrive, avec Kona, les périodes de qualifs. Je pense que des gens qui l'ont déjà fait, peut-être qu'ils l'ont déjà gagné, et des courses qui payent aussi mieux ailleurs maintenant parce que ça fait longtemps quand même qu'on n'a pas vu un... top élite mondiale sur si je ne me trompe pas, sur l'embramante. Donc c'est aussi parce que tu as des trucs qui payent. Mais c'est le même débat que tu peux avoir sur l'Arabie Saoudite, aller courir en Arabie Saoudite, sur se faire sponsoriser comme Cassandre et Vincent par Barreyn Endurance. C'est les mêmes débats qu'on peut avoir. C'est à partir de quel moment et c'est une discussion qu'on avait eu avec Max Tapley d'ailleurs. qui est un athlète britannique, un franco-britannien qui court pour l'Angleterre, enfin pour la Grande-Bretagne en courte distance, qui lui, quand on lui disait « Mais là, tu vas courir à Néome, qu'est-ce que tu en penses de ça ? » Lui, sa réponse, elle était claire. C'est que le jour où il y a une course en Europe qui me propose autant d'argent, je resterai en Europe. Et oui, je pourrais me permettre de boycotter, mais par contre, il faut que je mange. Donc, je fais quoi de ma carrière ? professionnelle. Donc, tu acceptes. C'est facile de juger, encore une fois, pour nous. Est-ce que si j'étais athlète élite femme et que je rentrais dans les critères, bon là, c'était quasiment impossible. Je pense que c'est ce qui a vraiment limité cette année. C'était quasiment impossible d'être dans les critères d'embrun. Est-ce que, tu vois, tu ne te présenterais pas à la course quand même ? et est-ce que si j'étais un élite homme aussi est-ce que j'irais sur leur bras aussi par solidarité un petit peu et pour aussi assumer un choix déontologique et se dire que non mon triathlon c'est pas ça non mon triathlon c'est pas une personne qui insulte les participants parce que tu poses une question qui est pas dans le truc parce que t'as oublié un truc dans ton dossier on t'envoie chier, on te traite de conner non c'est pas possible quoi,
- Speaker #1
c'est pas possible et qui insulte les femmes c'était un petit peu l'appel du pied que je faisais de... En citant Olivier en 2001, je pense qu'une des grosses solutions pour faire avancer le dossier, ce serait qu'on ait tous une voix un peu commune. Parce que s'il répond à quelques individus, il va se croire dans son droit. Mais si tout le monde s'y met, si même les pro-hommes lui disent non, là il y a quelque chose qui ne va pas, il va se retrouver tout seul à l'organiser sa course.
- Speaker #0
Je crois que tu auras toujours 1000 personnes. Je suis convaincu que 1000, il arrivera toujours à le remplir. Et s'il n'a plus d'élite, il trouvera un moyen, il dira c'est pas grave, les primes je les garde pour moi et puis il gagnera. Son mythe est créé de toute façon, son mythe s'autosurvie. Le seul moyen d'insister c'est que les réseaux justement se mettent à en parler. Moi ce que je déplore c'est que dans le monde du triathlon, c'est pas pour tacler les autres. Ils font leur taf, mais qu'il n'y ait que notre média qui le fasse. Et ça, c'est dommage. C'est que... Parce que, à l'époque, Trimag ne l'a jamais fait. Trimag, c'est dommage qu'ils n'aient pas pu enchaîner. Alors Trimag, qui est devenu Triathlon Spirit. Mais tu vois, personne n'ose le faire parce que tu espères un contrat avec eux ou parce que tu travailles avec eux. C'est dommage. À un moment donné, il faut assumer. Mais je pense aussi... Et je les adore, mais je pense aussi aux speakers qui sont dessus. À un moment donné, tu associes ton image. Je pense à Olivier, par exemple, que j'apprécie particulièrement. Olivier Bachelet, qui est top, mais sa fille a fait du triathlon. Quelle image tu donnes du triathlon français ? Quelle image tu veux donner ? Est-ce que tu travailles avec eux ? Moi, par exemple, quand je distribuais des marques, jamais j'ai été en brun, parce que je ne voulais pas travailler avec Yakono. Mais c'est un choix. Tu te passes sûrement de clients. À l'époque, je distribuais Selfish. tu te passes de distribuer selfie chez Ambra, une des courses majeures en France. Tu te passes d'y être. C'est un choix.
- Speaker #1
Est-ce que ce n'est pas du courage managérial qui fait que peut-être toi, tu as une image qui est quand même un tout petit peu plus dorée et quand les gens s'adressent à toi, ils savent que tu es droit dans tes bottes et que tu es plutôt juste ?
- Speaker #0
Chacun voit ce qu'il veut. Chacun donne l'image qu'il veut de son média et de lui-même. Et puis chacun a sa personne au-delà de l'image. Mais moi, ma maman, elle m'a éduqué avec des valeurs et je ne me vois pas trahir ça et aller sur une course qu'on appelle des femmes d'évo ou même des valeurs juste humaines et dans mon sport. Et parce que toi, tu es entraîneur, moi, j'étais entraîneur en club aussi. Jamais je ne vais inculquer des insultes, jamais je ne vais inculquer à des athlètes, des enfants que tu peux le faire. C'est la base. Ma maman, elle rayait à l'école chef de famille, il s'était marqué C-H-E-F, elle a rajouté F-E à la fin. parce que Non, il n'y a pas que un chef masculin. C'est une anecdote comme ça. Mais donc, c'est des valeurs. On est tous responsables de ça, en fait. Enfin, tout l'écosystème du triathlon, dans sa globalité. La FED est responsable de cette situation. Ceux qui travaillent avec Ambra Man sont responsables de cette situation. Nous, on est responsables aussi, en tant que médias, de ne pas assez en parler, de ne pas assez mettre en avant ça. Mais voilà, ce n'est pas le triathlon qu'on veut. Mais si ça convient, allez-y. Mais allez-y en connaissance de cause.
- Speaker #1
J'espère que c'est un message qui portera et qu'on aura des choses qui vont encore plus bouger que ce qu'on a l'impression qu'elles vont bouger. Adviennent que pourra. On verra. Ben justement, du coup, ça fait un petit moment, j'avais pas vu. On parlait de 2026 qui n'est pas encore fini. Demain, c'est quoi ta vision de 2027 ? Et 2027 pour Julien, 2027 pour la chaîne du triathlon, 2027 et 2028 parce qu'on a quand même Los Angeles qui se profile. Mais c'est quoi pour toi l'avenir dans tes boules de cristal ?
- Speaker #0
Pour Julien, je pense que ça ne intéressera pas grand monde. Moi, je suis tourné vers le trial. Donc, je suis plus sur la course à pied. Un sport, c'est plus simple à gérer dans un emploi du temps. Mais voilà, sur la chaîne, par contre, on se développe vraiment beaucoup cette année. Il y a de plus en plus d'organisations qui font appel à nous pour venir couvrir les événements. Donc, on est ravis. Les réseaux grimpent vraiment fort. Ça fait même des fois un petit peu peur. et on fait peut-être... parfois des mauvais choix d'aller sur trop de courses. L'année prochaine, je pense que oui, ça va être peut-être de mieux choisir, enfin pas choisir, mais d'essayer de ne pas être débordé par la demande. Et puis, il y a une évolution du marché, il y a une évolution de tout ça. On va essayer de proposer des nouvelles choses, d'aller sur d'autres courses. de course, j'aimerais bien travailler avec je leur lance un appel du pied à l'Alpe d'Huez que j'aime beaucoup et on ne travaille pas encore avec eux mais peut-être qu'on travaillera c'est une course aussi mythique on est souvent en contact avec eux, si on veut y aller on y ira mais bon maintenant nous on se déplace on a besoin d'être mis dans un cadre et puis on a on ne se déplace pas gratuitement en soi pour être clair et donc pour le moment ça ne le fait pas encore avec Gérard mais peut-être que ça viendra le Frenchman on ne travaille pas avec eux non plus peut-être qu'on aura l'occasion de travailler avec eux Merci. Donc voilà, c'est des courses sur lesquelles j'aimerais bien aller. Ou plein de petites courses aussi. Autres qu'on ne connaît pas forcément, qui tendent à se développer, où on est dans des supercars. En off, tout à l'heure, on parlait des courses de Clément Besse, de T2S. On sera par exemple à Saint-Cyr-la-Popie. C'est un super triathlon qui est magnifique. L'année prochaine, normalement, on sera encore à Vichy, au Verkorman en 2027. C'est des courses qui sont organisées par des passionnés aussi. Triathlon de Vichy, c'est le club de Vichy. Et puis, Verkamp-Mann, c'est Cap Triathlon. Ils font bien les choses. C'est des courses accessibles au niveau tarif. Les grilles de prix sont les mêmes pour les hommes et les femmes. Tu ne te fais pas insulter quand tu y vas. Les gens sont cools. Les paysages sont magnifiques. Qu'est-ce que tu demandes de plus ? C'est ça le triathlon qu'on aime. Donc, voilà. Et après, je ne sais pas ce que l'avenir nous dira. j'ai pas Je voulais arrêter la chaîne. Je m'étais mis une limite à 2024 aux Jeux Olympiques. Et puis finalement, ça a vraiment bien marché. Je m'étais dit, on verra comment ça prend. Et puis si ça ne prend pas vraiment, j'arrête. Et puis finalement, ça continue de bien marcher. Et puis on verra la suite. On verra ce que nous réserve le futur. Et puis si un jour la chaîne s'arrête, la chaîne s'arrêtera. Ce n'est pas grave. Et on aurait été ravis en tout cas de... de l'aventure, c'est une super aventure et on est ravis de faire partie de cet écosystème comme toi tu peux l'être avec ton podcast et on est ravis de grossir aussi petit à petit et je pense que c'est ce qu'a fait un petit peu l'ADN de la chaîne, c'est d'être de rester à notre place d'être des triathlètes lambda à la base et d'avoir offert un média enfin proposé un média pour tout le monde, qui essaye de parler de tout le monde, des enfants, du hâtelon, de l'aquatelon, de courses où il y a 300 personnes comme de courses où il y en a 3000 et c'est ça qu'on veut garder en fait, puis cette liberté de parole qu'on a, qu'on peut défendre un petit peu, ça nous empêche parfois de travailler avec des grosses organisations au petit bonhomme rouge peut-être et puis peut-être aussi avec la fédération mais au final, comme on disait sur Ambra, On garde notre identité. Moi, je peux me regarder dans la glace et je suis content de... Globalement, je suis content de ce qu'on propose et j'espère que les gens, a priori, ils sont contents de ce qu'on propose aussi. Donc, c'est cool. Mais si un jour, ça s'arrête, ça s'arrête. Mais pas en 2027.
- Speaker #1
Non, non, non. Alors, il n'y a pas de raison. Et puis, du coup, comment sur un podcast ne pas demander des nouvelles du podcast ? Alors, on en a parlé un peu en off, mais le podcast, moi, c'était un moment que j'attendais puisque... Vous étiez plusieurs, il y avait souvent des points de vue qui étaient super intéressants, vous exposez des choses souvent qu'on n'entend pas ailleurs. Le podcast reviendra-t-il ?
- Speaker #0
Il devait revenir, on en a même enregistré un. Mais c'est de ma faute, je n'ai pas eu le temps de faire le montage. Et après, j'ai attendu deux semaines et puis après, les deux semaines sont passées et donc on n'était plus dans ce que les gens disent. Quand tu fais des previews, c'est comme là, on a parlé de Nice et de Kona. Si tu sors après Kona, bon ben... Tu as lancé des trucs qui ne veulent pas grandir. On va le refaire. Souvent, on se motive. Après, on a tous nos vies. Il faut rappeler que tout ce qui est fait, alors tout à l'heure, je parlais d'argent, mais c'est principalement bénévole. Je ne vis pas de la chaîne et on ne gagne pas grand-chose sur la chaîne. Pour donner un ordre d'idée, par exemple, sur Facebook, on fait à peu près 2 millions de vues par mois. Ça me rapporte 100 euros. Je ne vais pas vivre avec ça. Le podcast, c'était les dons des gens. En gros, c'était environ 100-200 euros par mois. Ça payait les plateformes pour les streamings. Et puis voilà, c'est tout. Donc, c'est du bénévolat. Il faut que les gens aussi soient motivés. J'espère qu'il va revenir puisqu'on s'éclatait à le faire. C'est vrai qu'on avait beaucoup d'insights parce qu'avec Jeanne Leherbe, elle est dedans. Jérémy Kando, aussi, il est dedans. Alexandre Saint-Jean, c'est quand même une... une personnalité aussi. C'est un personnage, il a des idées bien tranchées, donc c'était cool. J'ai apprécié ce truc-là. J'aimerais bien qu'on le reprenne, mais c'est un petit peu de travail et pour, au final, du temps et pas énormément d'écoute non plus, même si on était assez écouté par la petite communauté des passionnés de triathlon. C'est du temps pour pas forcément de retomber derrière. Je parle pas qu'économique, c'est juste, voilà, tu passes du temps et puis au final, si on t'écoute... pas trop, c'est compliqué de garder une motivation et la difficulté c'est d'être beaucoup, c'est que plus tu es nombreux, plus il faut avoir des calendriers qui matchent. Donc on verra, j'espère que ça va revenir et on espère que tout ira bien et j'espère que pour vous aussi, tout va bien et que vous allez continuer les podcasts parce qu'il en faut, il en faut plein. Je parlais de drafting tout à l'heure, drafting le podcast, qu'est-ce qu'il y a de son truc, il y en a plein d'autres. Je n'en écoute pas trop, en fait. Mais il y avait Iron Newman qui avait ses trucs aussi, qui faisait des vidéos. Bon, je ne suis pas trop là-dessus. Je suis tellement sur les réseaux sociaux que j'essaye de... de ne pas tout le temps y être parce que sinon, je pète un câble et puis ma femme aussi. Mais voilà, il faut des choses. Donc, bravo d'être là. Merci à vous d'être là aussi. Et c'est vachement important aussi de dire les choses et vous êtes un podcast aussi où la parole est libre et ça, c'est bien aussi. C'est important. C'est encore une fois un des ADN de la chaîne et du podcast. C'était de dire qu'on est dans un triathlon qui est très aseptisé au niveau communication et que... il faut dire les choses, il faut informer les gens et il faut que nos paroles de triathlètes soient entendues et pas qu'on nous serve des trucs tout va bien, tout est beau sans tomber dans le négatif bien sûr on est en phase là-dessus bien sûr et puis dans les choses qu'on avait vues,
- Speaker #1
qu'on appréciait énormément et qu'on aimerait bien avoir revenir, donc il y avait forcément le podcast mais comment ne pas parler du journal du tri avec Jérémy j'en ai mis Donc ça, on n'ose pas imaginer la quantité de boulot qu'il faut pour faire ça. Jérémy, je ne sais pas comment il fait, parce qu'il doit avoir des journées qui font 48 heures, lui, avec tout ce qu'il fait. Mais donc, forcément, ça manque un petit peu. Est-ce que c'est des choses que tu veux relancer ou qui sont possibles ?
- Speaker #0
Parce que ce n'est plus trop dans l'actualité. Ça existait avant, mais c'était un mensuel, c'était un journal mensuel en vidéo. Non, et puis ça avait un coût aussi. Ça, pour le coup, ça nous coûtait entre 1 000 et 1 500 euros de production. à chaque épisode, donc il fallait trouver il fallait trouver un petit peu les sponsors mais ça nous a bien aidé à décoller c'est vrai que le concept était super, mais ça prend du temps en fait, on a plein d'idées un truc que personne sait par exemple c'est qu'on a fait un jeu télévisé en fait, enfin on a fait un jeu un jeu genre question pour un champion pour le triathlète, on a tourné un teaser avec Julien Pousson en présentateur il y avait Fred Belobre et je sais plus qui était le deuxième ah si c'était Krillan Lebihan en participant et puis on avait invité deux amateurs et donc tu jouais les uns contre les autres avec des questions pour le triathlon, avec des buzzers on a filmé ça on a fait le montage du premier ça a été une cata ça a coûté pareil dans les 1500-2000 euros à produire et on l'a pas refait mais c'est un concept qui est formidable on a adoré tu vois, j'aimerais bien le relancer c'est un truc que j'aimerais bien le faire parce que c'est marrant c'est un question pour un champion pour triathlète et pour la petite anecdote en fait ça s'appelait le trichot le nom du pot vient de là en fait c'est qu'on avait déjà travaillé sur le logo sur les petites les petites jingles que t'entends enfin que t'as pu entendre dans les premières saisons le trichot et bien ça en fait ça vient de ça vient de ce jeu télévisé qui n'est jamais sorti voilà Donc ça, c'est dans les petits projets. Le journal, ce serait bien, mais en fait, je n'ai pas le temps et je n'ai pas forcément les ressources financières. Enfin, la chaîne n'a pas les ressources financières pour le moment pour alimenter ce genre de création. J'aimerais bien. Donc, j'aimerais bien recruter quelqu'un pour dans 2027, tu me demandais, 2027 ou 2028, pour gérer un petit peu justement ça, le développement de la chaîne, peut-être une page TikTok parce que moi, je suis trop vieux pour TikTok. Ok, j'arrive. je n'arrive pas à m'y mettre mais tu vois quelqu'un pour nous mettre là-dessus et puis éventuellement reprendre ces vidéos un petit peu sympas, un petit peu décalées qui étaient sympas et Jérémy, il était un petit peu foufou donc c'était cool.
- Speaker #1
C'est ce qu'il faisait, un petit peu le charme du bazar donc voilà, on parlait de communication aseptisée, globalement quand on approche Jérémy, on sait que ça ne va pas être aseptisé du tout donc c'était super sympa pour l'avance.
- Speaker #0
pour la petite pub c'est la marque qu'il a fondée et bravo à lui parce que c'est vrai qu'il a des très bonnes idées ouais quand tu le côtoies du côté d'Embrun justement souvent tes oreilles s'en souviennent ouais parce que lui il va à Embrun ce traître là bon
- Speaker #1
ça marche et bah écoute merci beaucoup Julien je pense que on va se recontacter incessamment sous peu et puis je pense que la suite de la saison sera très très bonne 2027 et 2028 aussi. Je suis sûr que la chaîne du Triathlon sera toujours là en 2029. Ça, c'est peut-être la mauvaise nouvelle pour toi, mais j'en suis persuadé. Ça peut être encore plus compliqué.
- Speaker #0
Merci beaucoup, en tout cas, pour l'accueil. Merci à toi pour m'avoir accueilli. Et puis, longue vie à ton podcast. Sur vous, n'hésitez pas à nous rejoindre sur la chaîne du Triathlon. Ce sera avec grand plaisir. N'hésitez pas à me poser des questions aussi, si vous le souhaitez, sur la page de la chaîne. Normalement, c'est moi qui réponds.
- Speaker #1
Oui, on n'hésitera pas. Merci beaucoup, Julien. Bonne journée et à très bientôt.