- Speaker #0
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur ce nouvel épisode du Tribe Undead Podcast. Alors je vais commencer tout de suite par faire un petit coucou à Hervé entre autres, Audrey, Maéva, Victor et Vincent avec qui j'ai échangé au sujet du T100 et de la catastrophe qui a eu lieu sur ce week-end. Donc je suis désolé, je vais faire une T100, je vais revenir un petit peu en arrière puisqu'en fait aujourd'hui je vais vous lancer un épisode qu'on a enregistré deux jours avant Marbella, donc il y a un petit moment déjà. Donc nos prévisions sont un petit peu moins passionnantes, par contre on discute aujourd'hui positionnement et choix de matériel, choix stratégique pour que ce soit l'entraînement ou les courses avec Lionel Lestrade, un ostéopathe, un entraîneur de triathlon et surtout quelqu'un qui fait du fitting, qui travaille avec Joël, donc vélo fitting qu'on a eu sur l'épisode précédent. Et cette discussion là elle peut surtout servir à tous les auditeurs qui voudraient choisir une course en particulier. l'année prochaine, donc peut-être quelque chose de très très roulant, ou au contraire quelque chose avec énormément de dénivelé, et donc quel matériel choisir surtout, et puis comment le gérer pendant l'entraînement, c'est quelque chose qui peut être assez passionnant, donc je vous laisse écouter cet épisode avec Lionel, peut-être découvrir Lionel, je vous mettrai en lien sa chaîne YouTube, et ses coordonnées, si jamais vous êtes du côté de Nantes, et que vous voulez faire une étude posturale, je vous reconseille... vivement la compagnie de Lionel et puis dans 2-3 jours je vous lancerai l'épisode que je vais enregistrer sur la rivalité T100 et Ironman on ne peut pas ne pas en parler surtout après ce qu'il s'est passé et là il y a quelques athlètes qui commencent à à avoir des petits mots beaucoup moins sympathiques, de moins en moins sympathiques pour le T100, que va devenir le T100 c'est quelque chose de très intéressant mais ça ne sera pas la discussion du jour bonne écoute et puis à très très vite pour la suite, donc merci encore pour tous vos retours sur les stories, c'était super sympa et j'y reviendrai dans l'épisode que je vais enregistrer dans quelques jours bonne écoute et à très vite Bonjour à tous, bienvenue sur ce nouvel épisode du Try One Beat. Et puis aujourd'hui, donc on enregistre, on est jeudi, on est à deux jours des 73 mondiaux de Marbella. Et comment ne pas parler de cette épreuve-là, et puis surtout, comment ne pas parler de plein de choses qui vont en découler. Et comment parler de l'héliopédie, c'est avec un spécialiste. Donc aujourd'hui, je suis rejoint par quelqu'un que j'apprécie énormément, et que je remercie de m'avoir consacré encore une heure de son temps. Bonjour Lionel, comment vas-tu ?
- Speaker #1
Salut Mika, je vais très bien et je te remercie grandement de cette invitation. Étant un fan des podcasts, entre autres, j'ai dû écouter tous les derniers podcasts de Tribandit, donc je suis ravi de prendre un petit peu cette place et de pouvoir répondre à tes interrogations. Et en effet, on se connaît depuis quelques années et c'est toujours un plaisir d'échanger ensemble.
- Speaker #0
Exactement. Alors du coup, ton œil de spécialiste va vraiment faire briller, surtout c'est le... faire briller le mien, l'épreuve qui nous attend ce week-end. Moi, j'en attends beaucoup de choses sur Marbella, et puis je veux avoir toi, ton retour et ton... Ton impression, parce que tu étais à Kona, tu as vu le carnage que c'était, et je pense que cette course, en tout cas pour la course de samedi chez les femmes, va avoir un gros impact. Donc tout le monde dit Taylor Leap va être imbattable, Lucie Charles va être intenable. Quel est toi ton ressenti et comment tu as vécu la course de là-bas ?
- Speaker #1
Alors en effet, on est rentré il y a une dizaine de jours de Kona. où j'ai eu la chance d'assister à ces championnats du monde parce que mon épouse y participait. Il est clair qu'on a surtout, nous, assisté à cette bataille de l'avant au niveau, sur le marathon essentiellement, puisque c'est là où, quand tu es sur site, tu peux voir un peu plus les coureurs passer. Et en effet, on a bien vu tout de suite que la bataille était présente et lancée entre Lucie Charles et Taylor. Mais quand on voit dans quel état elles ont toutes les deux fini, on sait bien qu'il y a eu un abandon, mais quand on voit que Taylor, la façon qu'elle a abandonné, c'était que vraiment elle était au bout du bout du bout du bout, parce que pour arrêter à abandonner si près du but, elle avait encore de l'avance qui lui aurait permis certainement de faire au moins un top 3. C'est que vraiment si elle s'arrête, alors peut-être qu'elle avait aussi en projection la course de ce week-end. et d'essayer d'hypothéquer un peu moins ses chances en disant « Bon ben voilà, celle-ci, je ne ferai peut-être pas un podium à Kona, mais j'ai toutes mes chances sur Marbella, mais du coup, il faut que je récupère au plus vite. » Ou alors simplement qu'elle était tellement dans un état de fatigue avancée et de manque de lucidité et compagnie que de toute façon, il n'y avait plus le choix que d'arrêter. Mais c'est sûr que ces deux courses-là auront certainement un impact quand même, malgré que ce soit des professionnels, sur leur récupération et sur... Lucie Charles a arrêté un peu avant, donc peut-être qu'elle aura... eu un peu plus de fraîcheur et en termes de récupération, elle aura peut-être hypothéqué un peu moins ses chances. Mais en tout cas, ça risque d'être encore un duel fracassant entre ces deux athlètes.
- Speaker #0
Incroyable, parce que c'est l'état dans lequel Taylor Leap finit, je pense que, là on est quelques semaines après, ça fait 3 ou 4 semaines, globalement c'est très court pour récupérer d'un gros coup de chaud comme ça, c'est des pros, elles ont bataillé pendant quelques heures, elles ont poussé les curseurs, donc ouais, effectivement, je pense que la fraîcheur va jouer, on est sur un format Alfa Marbella, il va falloir aller encore plus vite, et sur de la fatigue, je suis pas convaincu qu'elles soient capables de de rivaliser avec des athlètes qui n'étaient pas à Kona. Même si la start list est dense, il y a des athlètes qui y étaient, il y a des athlètes qui n'étaient pas à Kona. Et quand il faut aller vite sur des situations particulières, parce que la course de Marbella va être vraiment particulière, c'est, je pense, quelque chose qui va peser lourd. Et donc, du coup, toi, tu as des favorites un peu pour ce week-end ? Favorites et favorites ? Ou tu vas regarder ça comme ça ?
- Speaker #1
Ouais, alors là j'avoue que j'ai un tout petit peu décroché à l'arrivée de suite à Kona, on était très focus sur Kona, donc le retour forcément tu connais était un peu compliqué avec la gestion du décalage horaire, la reprise des activités et compagnie. Donc j'ai regardé la star list, j'ai regardé, c'est sûr qu'elle est monstrueuse, je pense que derrière il y a certaines athlètes qui auront beaucoup plus de fraîcheur. avec des pointes de vitesse importantes sur ce sur ce format là on a une belle star liste de françaises mais il y en a certaines comme qui était aussi à Kona donc la fraîcheur va impacter voilà après il est sûr que si Taylor a vraiment bien récupéré je pense que ça peut encore à nouveau faire parler sa vitesse sur le cours quoi
- Speaker #0
Il y a Solveig, la vainqueur à Kona, qui était là et qui a annoncé qu'elle voulait faire le doublé. Mais je pense que le parcours est vraiment particulier. Ce ne sont pas les mêmes conditions, même si elle est très forte, qu'elle s'entraîne en permanence avec les Norvégiens. On sait que les Norvégiens, ils dénouent les, ce n'est pas ce qui va les déranger. Par contre, c'est vraiment pas la main en cours, c'est pas dans les allures. La natation, ça va être déterminant. Donc là, j'ai des athlètes qui sont là-bas sur place depuis quelques jours et la natation va être, si ça continue, si les conditions météo ne vont pas et ça va être un sacré chantier donc je pense que les grosses nageuses vont vraiment s'en sortir comme ça grosses nageuses et gros nageurs d'ailleurs ça va avoir un impact direct et puis par rapport à Kona où c'est quand même un peu les championnats du monde de la vitesse il faut rouler même si c'est pas plat il y a 1300-1400 de dégâts des plus mais fourni de la grosse braquasse là il ya des lignes de dérouler même profil il faut le donner de commun mais sur 90 bornes donc c'est il faut être habile sur le vélo je pense qu'il ya quelques quelques brutes as qui vont être un petit peu moins à l'aise sur ce parcours là Donc du coup, ça va pouvoir jouer. Puis chez les hommes, là par contre, ça va être un gros, gros festival. Je ne sais pas ce que tu en penses, mais à mon avis, il y a le triomphe norvégien qui a la grosse pancarte, mais pas que quoi.
- Speaker #1
Oui, c'est clair. Après les prouesses qu'ils nous ont fait à Nice, le hold-up du siècle, je pense qu'ils vont avoir à cœur de renouveler leurs performances. C'est sûr qu'il va falloir suivre ça. de très près et ils vont jouer, ils vont être au premier poste pour rien laisser derrière, ça c'est une évidence
- Speaker #0
Il y a un podcast qui est sorti, je ne sais plus de qui c'est, c'est les Breakfast with Bob, qui est d'habitude sur Kona aussi, et donc il y a les trois Norvégiens qui ont été interviewés, on a l'impression qu'ils sont seuls les mêmes en fait, ils essayent de mettre un peu la pression sur les collègues, mais à part Yellegins, il n'y a personne qui leur fait peur, moi je pense qu'il y en a quelques-uns qui ne sont pas là pour rigoler, et sur ce type de parcours-là, ils vont avoir quand même un petit peu de fil à retordre.
- Speaker #1
Oui, ce sont des profils qui vont être différents puisqu'on est sur un profil plus court et plus engagé. Donc là, il va y avoir nécessité de savoir gérer la montée, de gérer les parties descendantes, donc une partie technique, et puis de courir très fort et très vite derrière. Parce que maintenant, quand on voit qu'ils arrivent à casser la barre des deux heures et demie, Sur Marathon, on n'imagine même pas ce qu'ils vont être capables de casser sur un semi.
- Speaker #0
Ça fait plusieurs années sur le... Sur les grosses échéances, on parle d'un semi, une 7, une 6, ça fait des vitesses hallucinantes. Après avoir roulé pendant deux heures, c'est bien, mais là, il va falloir rouler et grimper. Et on sait que l'effort va être un petit peu différent. Il y en a quelques-uns qui risquent de rester un petit peu dans les starting blocks. Donc moi, ce qui m'intéressait de parler avec toi, justement, par rapport à ce parcours de Marbella, pour ceux qui ne te connaîtraient pas, j'en suis désolé, mais on va leur rappeler quand même qui tu es. Tu es à la fois un triathlète très expérimenté, tu es un entraîneur, mais de métier, tu es ostéo, et puis surtout t'aider fitter aussi donc qui travaille avec avec joël quel est toi ton avis sur l'impact d'une d'un tel parcours sur le choix stratégique qu'on fait avant quand on décide de partir sur ce 73 à marbella quel
- Speaker #1
est le choix et quel est toi ton avis en tant que fitter quel est le conseil qu'on pourrait retrouver dessus là dessus en fait par rapport Ausha du vélo il ya des conseils un un petit peu généraux, ça va être un déjà des parfaitement bien placé sur son vélo en tant qu'amateur quel que soit le type de vélo que l'on va choisir un vélo de route ou un vélo typé contre la montre déjà c'est que tous les paramètres du vélo soit optimisé pour un avoir un coup de pédale qui va être efficient et puis une position qui est durable dans le temps donc sur l'épreuve mais avant tout c'est dans la préparation puisqu'il a fallu avoir validé un certain nombre de kilomètres dans la position que l'on va être censé tenir pendant l'épreuve. Donc ça déjà c'est une priorité absolue dans le choix du vélo, mais c'est avant tout dans les paramètres et dans le réglage du vélo, sachant que nous sommes des triathlètes et pas des cyclistes. Ce qui veut dire qu'une fois que le vélo est posé, il y a encore une discipline qui s'appelle la course à pied, où on va passer d'une position qui est plus proche d'une position de flexion, à une position d'extension. Donc si cette position de flexion sur le vélo est tellement exigeante pour le corps et que derrière le corps a subi cette position et qu'il n'est plus capable d'aller vers l'extension et d'être capable de se redresser sans avoir en fait, je prends toujours l'exemple d'un énorme élastique, c'est toute notre chaîne postérieure, si cet élastique a été tendu à fond pendant les 90 km, comment il peut s'exprimer sur de la course à pied ? Donc on le voit bien. Il y a beaucoup de performances, il y a beaucoup de gens qui n'arrivent pas à valider leur potentiel à pied. Alors un, soit parce qu'en effet ils n'ont pas respecté les watts potentiels qui étaient stratégiques pendant la course, ou ils ont eu aussi une position qui était tellement exigeante à tenir que soit d'un point de vue énergétique, ils ont vidé un peu trop vite leur réservoir parce qu'une position qui est difficile à tenir demande beaucoup de recrutement musculaire au niveau de tous nos muscles posturaux. Donc du coup on va vider notre réservoir. un petit peu plus vite ou alors on met notre corps dans une position de tension qui est telle que derrière il va avoir du mal à s'exprimer dans la position où il va se redresser pour courir. Donc avant de choisir vraiment de se dire est-ce que je vais être plus efficace sur un vélo de route ou sur un vélo de chrono, déjà c'est que quel que soit le choix du vélo, il faut qu'il soit parfaitement adapté à sa morphologie, à son morphotype, à sa façon de pédaler et à l'épreuve que l'on prépare. et après en effet quid du côté aéro par rapport à un vélo de route et un vélo de chrono par rapport à des parcours qui vont être avec un peu plus de dénivelé la différence va être éventuellement 1 dans le poids du vélo on sait qu'un vélo de chrono va être un petit peu plus lourd qu'un vélo de route que la position sur tout ce qu'on appelle sur les baisses barres donc sur le cintre spécifique chrono ... Il y a beaucoup de vélos où cette position est très très très exigeante. Donc ça veut dire qu'il faut imaginer que les parties avec le dénivelé, la partie ascensionnelle, doivent se faire sur cette position-là. Donc attention, souvent c'est des positions avec des cintres qui plongent vers le bas. Donc ça peut être très très exigeant. Et le pilotage. du vélo en descente va également avoir un impact. Ça veut dire que la personne qui a un vélo de chrono, il faut vraiment qu'elle s'entraîne à piloter ce vélo dans les descentes parce que c'est un effort où on peut récupérer musculairement par rapport à la descente, mais il faut être capable d'enchaîner des belles courbes et de ne pas être crispé complètement sur son vélo de chrono. Donc voilà, il faut faire vraiment pour moi la part des choses à partir du moment qu'on a des parcours avec du dénivelé. 1. Est-ce que Ma position dans les ascensions n'est pas trop exigeante à tenir et est-ce que je suis capable de bien l'emmener en descente tout en ayant quand même un certain relâchement pour pouvoir profiter de cette descente d'un point de vue ? relâchement.
- Speaker #0
C'est super intéressant ce que tu dis, parce que je pense qu'il y a de plus en plus de triathlètes qui investissent dans du beau matériel, on voit les parcs à vélo qui fleurissent avec des vélos de ma boule, par contre je vais essayer d'être poète et pas très méchant, on a tous les deux beaucoup d'expérience. On a vu les tendances un petit peu évoluer en termes de position et c'est vrai qu'on parle aussi d'athlètes qui investissent dans un vélo de chrono, qui ont peut-être un petit peu moins d'expérience qu'avant et qui arrivent sur le vélo de chrono dans je vois de plus en plus des positions qui me paraissent aberrantes, soit qui sont extrêmes dans un sens ou extrêmes dans l'autre, et il y a énormément de gens qui vont aller chercher beaucoup d'aéros, c'est normal on a un vélo de chrono, sauf qu'entre le tout aéros et Et ce que tu dis, le confort et le rendement de la position, parce qu'on ne fait pas du vélo, on fait du tri, et derrière, il faut courir. Je pense qu'il y a énormément de choses à prendre en compte. Qu'est-ce que toi, tu observes de plus en plus ? Parce que toi, tu es au cœur de la chose, tu la vis au quotidien quand tu positionnes des athlètes. Est-ce que c'est facile à raisonner des gens qui se disent « j'ai un vélo de chrono, je veux aller plus bas » ? Ou au contraire, est-ce que c'est assez simple à mettre en avant le fait que ce n'est pas parce qu'on a un vélo de chrono qui fera l'allumeur. On l'entend sur la roue avant.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. En fait, tout dépend d'où vient la personne et la culture qu'elle a déjà dans le vélo. Souvent, j'essaye tout de suite d'expliquer pourquoi les pros ont certaines positions, que ce soit en cyclisme ou en triathlon, mais que la majorité des gens que je pose, ce sont des amateurs. Donc, un, on n'a pas les mêmes capacités physiques que va avoir un professionnel. on n'a pas tout à fait le même matériel ils ont du matériel qui leur est spécifique qui leur est parfaitement adapté ils passent des heures sur leur vélo ils optimisent la récupération post-entraînement également qu'un amateur une fois qu'il a fini sa séance de vélo bah lui va plutôt aller bosser ou autre donc il va pas récupérer la même façon On va dire que le monde professionnel donne des tendances, qui est certainement intéressant parce que maintenant on voit que, entre autres chez les triathlètes professionnels, je pense qu'ils passent de plus en plus également en soufflerie, donc ils ont des gains marginaux et des tendances qui sont intéressantes à observer. Mais comme tu dis, on a vu de tout. On a vu il y a 30 ans les prolongateurs qui plongeaient vers la roue avant, après pendant pas mal d'années les prolongateurs étaient à l'horizontale. il y a 4-5 ans les prolongateurs limite ils étaient avec des angles à 50-60 degrés ils avaient les mains au niveau des yeux là maintenant la tendance on voit les prolongateurs sont plus aux alentours de 45 degrés d'inclinaison mais avec des postes de pilotage quand même un peu plus haut qu'il y a eu une certaine période où les mecs ils étaient couchés de chez couché à l'époque pour revenir un petit peu en arrière chez les français Cyril Viennot, Romain Guillaume, ils étaient aux alentours de 20 degrés d'angle du dos. C'est limite une planche à pain. Donc ça, tu mets un amateur là-dessus. Moi, si je place un amateur là-dessus qui va s'engager sur un half, même à l'entraînement, à mon avis, il m'appelle au bout de quelques sorties en me disant « mais ce n'est pas possible, j'ai les cervicales en vrac, j'ai le bas du dos en vrac, ça ne tiendra pas » . Donc en fait, quand on explique et quand on fait tester, Au cycliste les différentes positions, globalement on arrive quand même, moi j'arrive facilement à les convaincre de trouver la position qui pour eux va être idéale pour tenir sur leur entraînement et sur l'épreuve et ne pas aller chercher des positions extrêmes en niveau aéro puisque pour moi une position aéro c'est quoi ? C'est une position également qui est tenable dans le temps. si le gars il est sur un prolongateur et tous les quarts d'heure il se redresse, il se met sur son cintre ou sur son base-barre pour se soulager, pour se remettre à nouveau sur sa position aéro, le gain qu'il a pu avoir sur sa position aéro, de toute façon, systématiquement, elle est perdue à chaque fois qu'il se redresse. Donc, il vaut mieux avoir une position un petit peu moins aéro, mais qui sera beaucoup plus tenable dans le temps. Et au final, si on regarde sur la totalité de son épreuve, s'il a passé 90%, par exemple, sur des parcours un peu roulants, Sur sa position aéro, c'est cette position-là qui sera réellement aéro pour lui.
- Speaker #0
Et puis là c'est vraiment la croisée des chemins où on se dit que si on fait un choix en amont au sujet d'une position et d'un vélo avec un équipement particulier, il faut valider la stratégie à l'entraînement et bien voir que à l'entraînement cette position-là est trop extrême, je ne la tiens pas.
- Speaker #1
Ça passe ou ça ne passe pas et d'aller courir après,
- Speaker #0
même à l'entraînement. Et si à l'entraînement ça ne passe pas, il y a de grandes chances pour que le jour de course... ça passe encore mieux c'est exactement ça sur la position aéro, et donc là je vais vraiment aller sur la position aéro, tu parlais très justement du fait que il y a quelques années, enfin il y a longtemps, dans l'ancien siècle les avant-droits étaient plutôt inclinés vers l'avant c'était Jürgen Wack et des choses comme ça avec les mains qui frottaient le pneu après il y a eu la position à l'horizontale et depuis quelques années tu l'as dit avec les mains quel est l'impact de l'aéro là-dessus tu le sais ou pas parce qu'on explique un peu aux gens pourquoi on est passé d'un extrême au final à un autre je pense que
- Speaker #1
Il y a eu une partie de nombreuses années où c'était entre guillemets hypothétique, c'est-à-dire que chacun faisait un petit peu ses essais en différentes positions, avec éventuellement des segments mesurés, des choses comme ça. Donc ça restait un petit peu archaïque. On le voit depuis quelques années quand même qu'il y a des méthodes un peu plus poussées, entre autres par les passages en soufflerie, qui ont permis de montrer quand même que certaines positions allaient être plus aéros que l'autre. en fait l'aéro il faut comprendre que En fait c'est un peu la surface frontale que l'on va mettre en avant et plus cette surface frontale est réduite, plus potentiellement la pénétration et la résistance à l'avancement de l'air va être diminuée. Donc en effet, plus on est capable de rentrer dans un cylindre qui est avec un diamètre de plus en plus réduit, plus le côté aéro va être efficient. Mais on le voit bien pour avoir fait quelques expériences en soufflerie, la même position ne va pas être aéro d'une personne à l'autre, d'une morphologie ou d'un type de vélo. Donc on ne peut pas dire, même pour un casque, tiens ce casque là c'est le casque le plus aéro. Il va être le plus aéro pour toi, mais il ne va pas forcément être le plus aéro pour une autre personne, parce qu'il a une position qui est un peu différente et une forme de vélo différente. c'est ça que... qui rend la complexité de l'aéro le plus compliqué en terme si on voulait mettre des datas et compagnie c'est super intéressant de se rendre compte que les casques,
- Speaker #0
les équipements les plus aéro pour les uns ne vont pas être les plus aéro pour les autres parce que ça va dépendre de ton passif, de ta capacité,
- Speaker #1
de ta position etc. donc c'est pour ça qu'il faut dire que telle ou telle position est plus aéro qu'une autre sans mesure concrète vraiment, c'est impossible de le savoir. C'est pour ça qu'à mon niveau, moi la définition de la meilleure position aéro, c'est quelque part la position qui est le plus tenable et qui va engendrer le moins de tension possible au niveau du corps.
- Speaker #0
C'est pas la plus aéro au point, c'est la plus aéro et la plus confortable.
- Speaker #1
Ouais c'est ça, parce que moi j'ai pas à mon niveau, quand je fais des études posturales, j'ai pas les capacités encore de mesurer réellement cette résistance à l'avancement. Cette résistance... Merci. Après, on le voit bien avec l'expérience, on va bien voir en termes de surface frontale, si la personne est en mode facteur et du coup forcément elle va avoir une surface frontale énorme, donc en termes de résistance ça ne sera pas efficace, ou la personne qui va réduire cette surface frontale, mais c'est encore une histoire de compromis, parce qu'il faut que ce compromis permette de tenir le kilométrage escompté. Et l'évolution du matériel également nous permet... Avant on n'avait pas trop le choix, les prolongateurs étaient des prolongateurs relativement droits, on ne pouvait pas beaucoup les régler en hauteur, en profondeur, en largeur. Maintenant limite on fait tout ce que l'on veut avec les systèmes d'entretoise et compagnie, on peut le monter comme on veut, on peut l'écarter. Les prolongateurs sont de plus en plus profilés au niveau des prises d'avant-bras pour justement éviter ces turbulences, puisqu'on sait que c'est à partir du moment que l'air vient décrocher. sur un relief, c'est là que ça crée une turbulence et c'est là que ça rend le côté moins aéro. Donc maintenant, on voit des cockpits qui sont quasiment pleins pour éviter justement cette turbulence. Les fameux bidons que l'on vient placer entre les avant-bras devant, ce n'est pas une histoire d'avoir plus d'hydratation, ça sert à ça. Mais avant tout, le but ultime, c'était justement d'éviter cette turbulence entre les deux avant-bras pour rendre le côté encore un peu plus aéro.
- Speaker #0
Et là du coup t'as dit un mot qui m'a fait tiquer, le compromis. Et depuis le début on parle de position mais on parle pas du vélo en soi. Forcément la position sur un vélo de route et la position sur un vélo de chrono va être différente mais ça va être... aussi encore un autre repère quand on va partir soit sur un vélo dit hybride avec une géométrie un peu entre guillemets bâtarde mais sur le mot sur la version gentille du mot ou alors sur un, pour moi le pire de tout c'est ça, c'est avoir un vélo de route avec des prolongateurs je pense que ça c'est vraiment une histoire de de compromis qui peut mal en est pas un, qu'est-ce que t'en penses de cette différence des trois vélos et toi vers quoi tu orienterais plutôt les athlètes sur lesquels tu donnes les positions Merci.
- Speaker #1
Alors, après, il y a... Il y a une notion de budget là-dedans également, parce que la personne qui va avoir que un vélo de chrono, alors que la personne qui n'a pas les moyens, entre guillemets, a la possibilité d'avoir deux vélos, ça veut dire un vélo de route et un vélo spécifique chrono. Du coup, souvent les gens vont opter pour un vélo de route en rajoutant un prolongateur. Donc ça va être encore une question de compromis. Il est clair que sur un vélo de route avec un prolongateur, on n'obtiendra jamais une position... similaire sur un vélo de chrono parce que la géométrie du cadre de toute façon ne te le permet pas. Maintenant ces vélos là qui vont être destinés par exemple quelqu'un qui va aller faire en brun où là il va quand même passer beaucoup de temps d'ascension quelque part ça peut être un compromis qui peut être quand même intéressant dans son entraînement puisqu'il va quand même pouvoir passer des heures en position de route et essayer d'optimiser cette position aéro. Mais sur une position comme un bras, on sait bien que ce n'est pas le côté aéro qui va primer chez les amateurs sur ce type d'épreuve.
- Speaker #0
Maintenant un vélo de chrono peut être plus exigeant dans sa pratique du quotidien, c'est à dire que rouler en groupe, on sait que ça peut être dangereux pour accéder aux freins rapidement, c'est moins maniable qu'un vélo de route, donc ça oblige également l'athlète à avoir un usage un peu plus individuel. Il y a même certains clubs qui refusent. les vélos de chrono lors des sorties collectives parce qu'en termes de sécurité le temps de réaction des fois pour aller choper les freins quand on est sur le prolongateur sont pas top donc du coup quelle est la meilleure solution ? je pense que je sais pas si réellement il y en a une mais dans un monde idéal ça serait d'avoir un vélo de route pour pouvoir partager certaines séances en groupe avec les copains du club ou de participer à certains événements comme des cyclos machin ... et quand on veut faire des séances spécifiques pour préparer un triathlon pouvoir rouler sur le chrono aussi pour s'y préparer je ne sais pas si ça répond beaucoup à ta question si si si,
- Speaker #1
un peu dans le sens où il n'y a pas de réponse universelle c'est un petit peu adapté donc effectivement la première question est budgétaire et quand on n'a qu'un seul vélo c'est avant même l'achat se dire est-ce que je vais sur un vélo hybride ou un vélo de route ou éventuellement avec le chrono si je veux faire que du chrono Par contre, quand on a la possibilité de faire évoluer un matériel qu'on a déjà, et si on ne peut pas franchir le cap, c'était un petit peu là-dessus que je voulais avoir ton avis, et c'est effectivement la bonne chose. Maintenant, il y a quelques années, encore une fois, on va jouer les vieux, il y a quelques années, il y avait le groupe Brett Sutton qui venait sur des Alpes-Dieuces ou des Andras avec des vélos de chrono. Ils venaient avec des vélos de chrono, avec des roubasses, et ça se comprenait parce que c'était souvent des Australiens qui venaient, ils voyageaient, donc ils n'avaient qu'un seul vélo, ils venaient avec un vélo de chrono. Mais c'était quelque part un peu les seuls. Aujourd'hui, l'année dernière, on était à Andrin, le top 10 est un vélo de chrono, le top 10 est avec une roue anti. De où ça vient cette affaire ? Pourquoi nous, Pékin-Landa, on peut se promener avec notre vélo et nos jambes basses, et pourquoi les pros se reviennent plutôt là-dessus ? J'ai la réponse, mais je veux ton avis.
- Speaker #0
Alors sur les roues je pense qu'il y a eu aussi une évolution sur le poids des roues, entre autres des roues pleines. Donc avant on savait que les roues pleines étaient quand même beaucoup plus lourdes et qu'il fallait une certaine inertie pour emmener la roue pleine pour qu'elle soit bénéfique. Donc sur des parcours comme un brin forcément on pouvait se poser la question, surtout chez les amateurs. Donc à partir d'une certaine puissance ça se discute différemment. Mais maintenant le matériel quand on voit le poids d'une certaine roue pleine, équivaut à des roues avec des roues profilées donc là le poids de la roue là du coup maintenant il rentre beaucoup moins en considération et je pense qu'à nouveau c'est aussi un peu l'évolution alors en brun il y a quand même des parties où ça roule donc comme les pros et chaque portion doit être optimisé, les parties où ça roule de transition, c'est clair que sur le chrono, ils ont quand même un gain qui est loin d'être un gain marginal, ça permet d'avoir des vitesses, et si leur position, comme je disais tout à l'heure, si eux ils ont un pilotage en descente où ils sont super à l'aise et ils sont capables d'optimiser leur position et leur freinage et leur pilotage, en effet le vélo de chrono on le voit bien de toute façon leur permet d'être quand même globalement plus efficace sur tout le parcours de l'embrun.
- Speaker #1
Il y a aussi le fait que ce sont des athlètes qui ne font pas qu'une seule course dans l'année. En général, ils ont plusieurs objectifs. Il y a des objectifs sur lesquels ils roulent, des objectifs sur lesquels ils grimpent. Je pense que... ils attendent le pédalage sur un vélo, ils font peut-être leur préparation hivernale sur un vélo de route mais après dès qu'ils basculent sur le vélo de chrono que ce soit sur du parcours roulant ou du parcours avec du dénivelé ils s'habituent à cette position là et moi pour avoir observé, j'ai la chance d'avoir plusieurs athlètes qui font à la fois des parcours dénivelés et des parcours plats souvent avec les mêmes puissances ils arrivent à être plus efficaces sur un vélo de chrono que sur un vélo de route en montée donc c'est quand même assez impressionnant et on n'imagine pas que les pros ne s'entraînent pas à faire des montées sans leur vélo de chrono et leur matériel de course donc oui c'est évident que ça ça joue maintenant pour en revenir un peu au 73 au milieu il y a quand même des passages certes où ça va être rouin et puis il y a des passages avec peu de dénivelé des passages avec des portions techniques le pilotage est quand même pas le même entre un vélo de chrono et un vélo de route non plus
- Speaker #0
Non, c'est surtout, enfin, ce que je disais tout à l'heure, c'est qu'il y a beaucoup de vélos de chrono où le cintre est vraiment très très bas, très... incliné vers le bas donc du coup on a une posture qui amène énormément de contraintes sur l'avant donc qui va contracter beaucoup les trapèzes etc et qui fait que on va mettre beaucoup de poids devant limite dans la descente on a l'impression de passer d'aller lécher la roue avant donc du coup c'est aussi un pilotage qui est complètement différent par rapport à un vélo un vélo de route même en qualité de freinage on n'a pas, je trouve, le même ressenti que sur un levier de vélo de route. Alors maintenant, avec les freins à disque, ça a quand même optimisé la qualité de freinage par rapport à ce qu'on avait avant. Mais il est clair que la position sur un vélo de chrono, un vélo de chrono, c'est quand même fait pour tenir sur une position de chrono. La position optimisée et la plus facilement optimisable sur un vélo de chrono, c'est la position quand on est sur les prolongateurs. Ce n'est pas la position quand on est sur le cintre. donc du coup il est clair que Dès qu'on va être sur le cintre en descente, il faut que les mecs aient vraiment validé ça à fond. Et bon, c'est pour chez les pros, il n'y a pas de soucis, c'est le cas. Chez les amateurs, il faut vraiment avoir ça, en être conscient qu'on ne pilote pas un vélo de chrono en descente comme un vélo de route.
- Speaker #1
Oui, et puis de toute façon, les capacités de réglage globalement sur les vélos de chrono avec l'intégration aujourd'hui, ce n'est pas trop avec la main sur les freins, c'est plutôt quand on est en position aéron, puisque le reste, ce n'est pas super.
- Speaker #0
Globalement, les cintres sur les vélos de chrono, ce n'est pas des vrais cintres, c'est ce qu'on appelle le basebar, ce n'est absolument pas réglable. Alors, dans certaines marques, ils te proposent un cintre plat ou un cintre incliné vers le haut ou incliné vers le bas. Il y a même une marque où on peut changer le... le sens de son cintre pour qu'il soit incliné vers le haut ou incliné vers le bas il est clair mais c'est le seul paramètre qui est réglable sur les vélos de chrono donc du coup ça laisse... en fait moi je pars du principe que c'est au vélo de s'adapter à l'athlète et c'est pas à l'athlète de s'adapter au vélo et là dans ces cas là l'athlète il est obligé de s'adapter au vélo parce que le vélo il n'est pas modifiable en tout cas sur le poste de pilotage de ce côté là
- Speaker #1
Et c'était un petit peu la tendance avant, c'est-à-dire qu'il y avait des athlètes qui servaient de référence, et du coup on allait tous chercher à essayer de ressembler à ces athlètes-là, parce que c'était ceux qui allaient le plus vite et qui avaient l'air d'être le plus aéro. Là aujourd'hui on a compris que c'est quand même pas dans ce sens-là que ça marche, et il faut réfléchir un peu à l'envers en fait.
- Speaker #0
Oui, c'est tellement multifactoriel, et ce qu'on disait tout à l'heure, le côté aéro... Il y a une théorie de ce que l'on peut imaginer, mais si on avait tous la possibilité d'aller faire réellement des mesures, je pense qu'on serait surpris qu'il y a certaines positions qu'on pourrait imaginer super aéros parce qu'on est couché et qu'on mettrait la position 3-4 cm plus haut, on serait surpris que finalement cette position-là, qui pourrait sembler, j'exagère un peu, à une position de facteur, qui finalement serait peut-être la plus aéro. Parce que la plus efficace et la plus tenable dans un temps. Oui, c'est ça. Et puis peut-être que les turbulences que l'on crée, elles se passent à d'autres endroits qui finalement sont plus efficaces. Donc il y a une théorie, il y a des grandes tendances, c'est clair quand même, on commence à les connaître. Et puis quand on regarde ce qui se fait dans le milieu professionnel, ça maintenant, ça nous donne une tendance parce que globalement, il y en a quand même la grande majorité ont la possibilité de maintenant de faire ces mesures en soufflerie et compagnie. Donc j'imagine bien que quand ils cherchent à optimiser leur performance, ils vont quand même aller chercher ce qui est le plus efficace.
- Speaker #1
En conclusion, pour finir sur la position, je voudrais juste donner un conseil, c'est avant d'investir sur un vélo à 10 000, si vous avez une voiture qui est très rapide, une inquiétude sur la taille mais c'est même pas sur la taille c'est aller faire une étude posturale avant pour voir sur quel vélo et sur quel modèle parce que c'est pareil les géométries sont pas tout identiques et en fonction de vos objectifs et de vos envies faites vous faites vous vous conseiller par rapport à ça pour que vous ne puissiez pas regretter votre achat c'est un investissement, on n'achète pas une baguette de pain, on ne va pas le changer tout le temps et donc c'est même investissez peut-être quelques centaines d'euros en amont avant d'investir sur votre vélo pour pouvoir être sûr de votre achat c'est une logique mais c'est loin d'être la réalité de terrain et
- Speaker #0
pourtant ça devrait être dans cette démarche ça devrait être ça qui est mis Merci. en avant pour justement ne pas regretter, parce que souvent, hélas, je vois des gens qui, quand on fait l'étude posturale, soit qui ont un vélo en effet qui ne correspond pas à leur pratique, et encore pire quand ils ont des vélos qui ne sont pas à leur taille. Et là, l'investissement a été fait. Mais pour exploiter pleinement le vélo, pour se faire plaisir, parce qu'en tant qu'amateur, le but c'est quand même d'avoir un maximum de plaisir dans notre pratique et sur le vélo. Et quand les décisions en amont n'ont pas été les bonnes, c'est dommage. Alors que des fois, mettre ça en avant tout de suite, prendre les bonnes décisions, ça fait gagner énormément de temps derrière. Et l'investissement, du coup, il est tout de suite optimisé.
- Speaker #1
Ouais, exactement. Du coup, on va parler un petit peu de toi maintenant, puisqu'on a parlé de ton métier. 2026, c'est quoi le projet ?
- Speaker #0
De récupérer les trois dernières saisons qui ont été bien remplies, surtout en accompagnement de Madame. puisque les trois dernières saisons elle a participé aux trois versions des championnats du monde Ironman féminin donc la première version en 2023 à Hawaï où c'était la première fois que les hommes et les femmes ne couraient pas ensemble 2024 ça a été la version à Nice et là on rentre de la version la dernière finalement la dernière version non mixte à Hawaï donc ça fait trois années qu'on était bien remplie, surtout pour elle mais pour moi également sur l'accompagnement et la préparation donc là je pense qu'on va faire une année un peu plus soft sur 2026 c'est quoi soft 2026 ? je ne sais pas t'as pas encore cliqué ? sans aller chercher une course à chrono sans aller chercher sur des objectifs un peu plus fun tu vois un T24 par exemple quelque chose comme ça mais vraiment dans le but de se faire plaisir, de partager du temps mais sans avoir l'épée de Damoclès où il faut aller chercher un temps, un chrono compagnie, on y reviendra peut-être plus en 2027, il y a les nouveaux systèmes de qualification mis en place par Ironman donc je pense qu'il faut attendre un peu. que ça prenne sa place pour essayer de comprendre et d'autres qui vont certainement modifier certains paramètres. En fait, surtout le besoin de souffler un peu, d'avoir une année un peu plus light sur le côté recherche de performance pure.
- Speaker #1
C'est ce changement de système de qualification, il est terrible parce qu'il est attendu par beaucoup de monde. Ils ont produit une usine à gaz et au final les résultats, les premiers résultats et l'observation post-reportation, changement c'est que il ya quelques quelques catégories qui se retrouvent assez favorisées par contre la majorité serait la majorité perdante et la jante féminine est perdante je suis plus sûr qu'elle course je crois qu'il y avait zéro slot qui était tombé dans le pool performance pour les filles ce qui est quand même catastrophique et je crois que c'était sur la même caté alors je veux dire une bêtise parce que j'ai plus loin de la course en tête il me semble que c'était chez les jeunes il n'y avait aucun 18-24 aucun 25-29 qui avait eu de slot non plus alors qu'ils étaient dans les top 10 du classement général cette course à la qualif elle reste l'ADN de l'Ironman du label Ironman mais entre les prix qui ne vont pas à la baisse et les slots qui deviennent de plus en plus aléatoire, puisqu'on a bien compris que ce n'était plus le chrono pur, mais le chrono des autres et le sien qui fait dans la cathé, qui devient intervenant, ça devient un petit peu compliqué quand même l'affaire.
- Speaker #0
C'est un peu nébuleux, quand on essaye de regarder un petit peu, on voit bien tout de suite que des tranches d'âge d'un certain âge, on va dire au-delà de 50, semblent quand même plus avantagées. Les chronos diminuent fortement avec ce coefficient. Donc quelle est la politique qui est mise en place par Iron Man ? Est-ce que c'est de favoriser une certaine catégorie d'âge, une certaine catégorie de pouvoir d'achat ? Quand on essaie de lire à travers les lignes, on a l'impression que c'est quand même un petit peu ça.
- Speaker #1
Est-ce que tu as les chiffres en tête sur le taux de participation à Kona 2025 chez les filles ?
- Speaker #0
Non, je n'ai pas regardé. J'ai vu que ça commençait à sortir comme le matériel utilisé et compagnie. Je n'ai pas regardé, mais j'imagine qu'on est au... Là, l'étrangerage aux alentours des 50 ans, ça doit être les plus représentés. Alors,
- Speaker #1
ce n'était pas sur la représentation, c'était sur le nombre de participantes, enfin le nombre de partantes au départ. Ah, femmes ? Oui, femmes. Ah bah, c'est 1300 quelque chose ?
- Speaker #0
1794 à Hawaï de 1925. Ouais, c'était 1300 à Nice, je crois.
- Speaker #1
Même pas, elles étaient pas milles l'année dernière.
- Speaker #0
Ah ouais,
- Speaker #1
c'est ça. Et donc je pense que c'est une des raisons pour lesquelles Ironman a changé son fusil d'épaule, mais par contre l'usine à gaz qu'ils ont mis là... à part les vainqueurs de catégories qui sont assurés d'avoir le slot globalement il y a quand même plus grande certitude au départ le top 3 que ce soit en 30 ans ou en 45 ans n'assure plus du tout d'avoir un slot je pense que ça ça arrive Il va falloir que ça change. Surtout quand on voit des circuits à côté qui commencent à émerger, que ce soit Challenges, que ce soit le T100, que ce soit le T24, où on n'est pas sur les mêmes prix d'inscription, mais on est sur un kiff quand même pareil. Parce qu'un T24, on avait parlé avec Charles, et puis moi pour l'avoir vécu à l'île de Ré, c'est quand même des week-ends assez exceptionnels. C'est quelque chose qui nous sort de la tradition, mais qui nous permet aussi quand même de revenir un peu à ce qu'on a vécu tout au départ. Là encore on va parler d'hommes expérimentés mais le triathlon a changé entre nos débuts et aujourd'hui.
- Speaker #0
Oui ça a complètement changé et les pratiquants ont changé sur justement ce qu'on disait sur ces circuits là. Les nouvelles générations n'ont plus rien à voir. Déjà quand on voit la moyenne d'âge chez nos professionnels n'ont plus rien à voir. Je parle pour le long. Sur les longues distances, sur les Ironman, souvent les gens avaient fait leur carrière sur du court avant de basculer sur le long. Maintenant, on voit des SAM et compagnie qui ont quasiment basculé tout de suite sur le long, qui ont moins de 25 ans et en plus qui performent. Et ça, c'est copié un peu chez les amateurs. Ça veut dire que la nouvelle tendance, elle est là. C'est que les gens n'ont plus d'expérience, vraiment n'ont pas acquis des années d'expérience. et bascule directement sur des très longs formats que ce soit en triathlon, en course à pied, en course sur route, en trail c'est devenu les nouvelles tendances et du coup on en parlait un petit peu à la off au départ cet accès
- Speaker #1
Parce que la distance Ironman fait toujours rêver, mais par contre, elle fait aussi rêver, c'est le biais cognitif par les réseaux. Tiens, j'ai vu un tel, il fait du tri, j'ai vu un tel, il a fait un brin, il a fait l'Ironman à Hawaï. Du coup, je vais cliquer. Je vais faire ça. Sauf qu'on n'a pas de passif, on n'a pas de vécu. pas spécialement dans les trois disciplines, on a fait un marathon parce que c'était la mode il y a 15 ans, et puis là du coup le triathlon ça devient fun et je vais m'inscrire, c'est vrai que l'inscription sur un Ironman, quasiment, à part l'ACB, il n'y a pas de prérequis, ça c'est quand même compliqué.
- Speaker #0
C'est ça. Et puis ce qu'on disait tout à l'heure, c'est que Il y a une nouvelle tendance depuis 2-3 ans mais qui a été encore très marquée l'année dernière. Moi je le vois en tant que professionnel de la santé, donc dans mes consultations d'ostéo et dans les études posturales, c'est que j'ai des athlètes ou des patients qui se lancent sur des challenges. En fait ils ne sont pas triathlètes dans l'âme ou coureurs dans l'âme, c'est simplement ils se lancent un challenge. Je vais aller faire un Ironman. Tu as déjà fait des triathlons ? Oh bah non ! Bon ok, tiens je vais faire un marathon, mais ça fait combien d'années que tu cours ? Ah bah non, ça fait 3 mois ! Donc voilà, c'est vraiment les nouvelles tendances où les gens se lancent des challenges, parce qu'en effet, comme tu dis, les réseaux sociaux ont mis ça en avant, courir un marathon, ça devient l'épreuve du dimanche, alors que moi avant que j'ai couru mon premier marathon, j'ai couru pendant 5-6 ans, j'ai fait du 5, du 10, du semi... Avant de faire ma longue distance, je suis passé par tous les formats qui existaient plus courts pour acquérir de l'expérience. Et surtout pour laisser, alors encore acquérir de l'expérience soit, mais c'est surtout pour laisser mon corps s'adapter au stress mécanique et autre que la discipline engendre. Donc moi, continuer à faire ça parce que ça n'a jamais autant rempli mes consultations d'ostéo. Il n'y a jamais eu autant de blessés chez le coureur, chez le triathlète parce que comme ils font n'importe quoi, les prépas ça dure deux mois. Au bout de deux mois ils sont tous blessés avec toutes les prépa génériques qui sont sortis sur les applications. Donc soit, mais allez-y, continuez, ça pète de partout. Parce que les gens grillent les étapes, mais d'une façon... exponentielle quoi. T'es pas un trailer si tu vas pas faire un 100 miles. Non mais 100 miles sans trail, il faut combien d'années d'expérience pour que ton corps il soit capable de digérer ça. Un ironman, j'ai encore eu cette saison là, des gars qui ont acheté un vélo pour faire un ironman ils ont jamais fait un triathlon de leur vie. C'est hallucinant quoi et ça c'est je pense que les réseaux sociaux ils sont pour quelque chose.
- Speaker #1
Je pense que dans le... dans la valorisation de l'effort il y a cette espèce de patience et de parce que c'est quand même le fruit d'un effort on parle d'une course qui se gagne en 7h30 mais on parle surtout d'une course où le temps moyen est entre 12 et 14h selon le profil et quand on part pour 12-14h on part pas avec un bagage d'un footing et donc c'est quand même à la fois physiquement mais aussi mentalement, c'est pas les mêmes efforts que sur le triathlon S régional et je pense qu'effectivement les gens n'ont pas la conscience de l'effort et de tout le process Merci. de tout le process par lequel il faut passer ça commence à devenir un tout petit peu à s'inverser un peu ces temps j'ai de plus en plus d'athlètes qui se disent moi j'ai fait que des triathlons M je vais faire un half et puis après on verra ça commence à devenir et ça c'est vraiment intéressant mais ça vient des jeunes ça vient pas des quadras mais
- Speaker #0
ça c'est entre guillemets c'est pas péjoratif mais c'est des vrais triathlètes ça veut dire qu'ils veulent durer dans le temps parce qu'ils aiment le triathlon Merci. Donc en effet, ils ont compris le process de commencer de faire son expérience sur des formats plus courts. Là, ce qui n'existait pas il y a quelques années, pour moi, c'est des challengers. C'est des gens, ils ont vu qu'il existait un triathlon, que ce triathlon s'appelait Ironman, que ça créait beaucoup d'émotions, que c'était une aventure unique. Je me lance là-dessus. Mais ils vont en faire un, mais ils ne feront pas d'autres saisons derrière. ils passeront éventuellement à un nouveau challenge, ils vont aller voir, tiens, l'UTMB c'est quoi ce machin-là ? Ah, ça a l'air sympa, courir autour du Mont-Blanc, ah bah tiens, et heureusement que l'UTMB, entre guillemets, on ne peut pas s'inscrire, on ne peut plus s'inscrire comme ça, mais on devrait arriver à la même chose sur les triathlons de longue distance, d'avoir validé des expériences avant pour justement préserver les gens au niveau physique, physique et mental, parce que derrière ça fait aussi des dégâts ou quand une personne pendant... 10 mois s'investit corps et âme, son porte-monnaie, tout son temps libre sur cette échéance, et qu'une fois que l'échéance a eu lieu, il n'y a plus rien derrière, ça aussi psychologiquement il faut savoir l'aborder, parce que ce n'est pas simple, ce n'est pas anodin.
- Speaker #1
Et puis sur un Ironman, je ne sais pas ce que tu en penses, mais certes il y a le physique, mais la perf elle est 70% dans le mental. On sait tous qu'à un moment donné les gens donnent l'âche et voilà si tu as la tête qui est bien carrée puisque tu l'as déjà vécu plusieurs fois à l'entraînement et que tu as pris des coups sur le casque mais que tu sais gérer, que tu sais te remobiliser, ça va déjà un peu mieux se passer que quand tu découvres que 880 km en vélo c'est long et puis derrière la journée n'est pas finie, tu viens de finir l'entrée et maintenant il faut faire le dessert.
- Speaker #0
Si on parle de sport santé après c'est la digestion. de cet effort quid du corps de cette récupération qu'est ce que tu vas pouvoir refaire derrière et compagnie et honnêtement quand on a zéro expérience et que le corps il est pas prêt et qu'on se tape un ironman en surtout qu'ils vont se taper en 15 16 heures c'est juste gigantesque le stress qui a été engendré au niveau du corps et derrière qu'est ce que ça devient là on n'est plus sûr du on n'est plus sûr du sport santé quoi
- Speaker #1
Non, le corps humain n'est pas fait pour le sport de haut niveau,
- Speaker #0
mais est-ce que le corps humain est fait pour l'aéroman ?
- Speaker #1
Moi je pense que oui, mais par contre quand on y va en respectant les étapes, pas en disant tiens j'ai jamais fait de sport de ma vie et au mois d'août je vais m'inscrire pour moi.
- Speaker #0
Notre corps a une faculté extraordinaire d'adaptation. Le seul paramètre qu'il ne sait pas faire et qu'il n'est pas optimisé, C'est le temps. Ça veut dire qu'il n'a pas de capacité d'adaptation du jour au lendemain. Il faut vraiment lui donner. Il y a une étude qui a été donnée que, par exemple, pour les structures ostéo-articulaires tendineuses, globalement, il faut deux ans et demi à trois ans de course à pied pour pouvoir être en mesure de digérer un marathon sereinement. Combien de personnes prennent le départ d'un marathon maintenant en ayant couru pendant deux ans et demi trois ans ? Les chiffres je crois qu'on peut pleurer donc voilà donc le corps il est capable de courir de pédaler des kilomètres et des kilomètres sans problème mais il n'est pas capable de le faire du jour au lendemain et ça s'il y a un message à retenir c'est prenez le temps de laisser votre corps s'adapter progresser et vous pourrez faire ce que vous voulez avec votre corps vous pourrez prendre un max de Quel que soit le format des épreuves, mais ne le faites pas du jour au lendemain.
- Speaker #1
On parle toujours de triathlon là. Oui, oui. C'est le vrai message de la fin. Un des premiers concepts de l'entraînement, de toute façon, c'est l'alternance. L'alternance et la surcharge et surtout la progressivité. C'est ça. Est-ce qu'on a ces trois pires concepts ? on est déjà plutôt serein et si on pense qu'on fait 3 footings de 10 km et qu'on est prêt pour faire un marathon je vous laisse aller regarder la définition du mot progressivité, c'est pas ça du tout c'est pas ça du tout super, merci beaucoup Lionel et puis bon week-end devant les 73 à Marbella ou bon week-end de récupération on va faire les deux en même temps on va pouvoir regarder la course tranquillement moi je fais un petit coucou à tous ceux qui sont à Marbella ce week-end, en particulier à Christelle et à Adrien rendez-vous très bientôt pour un prochain épisode je mettrai en lien la description si jamais il y a besoin pour qu'on puisse rentrer en contact avec toi si on est dans la région c'est quoi toi, c'est plutôt Nantes-Saint-Nazaire le 44 le 44 pour faire un petit fitting allez voir et vous ressortirez avec plein de projets et une bonne position.
- Speaker #0
C'est ça, avec plaisir.
- Speaker #1
Bon, merci beaucoup, Léo. A très bientôt.
- Speaker #0
De rien.
- Speaker #1
Merci à toi. Ciao, ciao.
- Speaker #0
A bientôt. Bonne écoute et à très vite !