Speaker #0Salam alaikum, bienvenue. Euuuh xawma sax fanlaay commencer. Honnêtement, c'est une première pour moi, donc je suis un peu nerveuse, mais aussi très contente d'être ici aujourd'hui. Depuis un moment, j'avais envie de créer un espace où on peut parler de sujets profonds, de choses qu'on ressent parfois sans réussir à les expliquer avec des mots. Un espace assez calme, assez simple, comme une conversation. Défléne comme si on était assis ensemble, en train de discuter tranquillement. Et pour commencer, on va parler d'un sujet qui me touche vraiment et dans lequel je pense que beaucoup de personnes vont sûrement se reconnaître, l'hypersensibilité. Je me suis rendu compte d'une chose, on est nombreux à ressentir les choses très intensément. Mais le plus compliqué, ce n'est pas seulement de ressentir fort. Et souvent, les gens ne comprennent pas. On entend des phrases comme « dagaa insensible » , « tu prends tout à cœur » , « ce n'est pas si grave » , « tu réfléchis trop » . comme si c'était quelque chose qu'on pouvait juste arrêter du jour au lendemain. Mais en réalité, c'est beaucoup plus profond que ça. L'hypersensibilité, ce n'est pas juste être émotif. C'est une manière entière de vivre le monde. C'est vraiment une manière de ressentir le monde. Une manière de vivre les émotions, les relations, les situations du quotidien. Man, personnellement, je ressens beaucoup de choses très fortes. Un mot peut rester dans ma tête pendant longtemps. Regarde peut me faire douter. Un simple changement de ton peut me faire analyser toute une situation. Et même quelque chose de petit peut prendre énormément de place dans mon esprit. Et parfois, c'est épuisant. Parce qu'à l'extérieur, tout semble normal. Mais à l'intérieur, il y a beaucoup de bruit, beaucoup de pensée, beaucoup d'émotion. Par exemple, man dama gaawa dioy, je peux pleurer facilement devant un film, une histoire, une situation touchante. Ou parfois même sans vraiment savoir pourquoi. Des fois dagay dioysax do xam loy diooy,Juste envie de pleurer. Ce n'est pas une question d'attention, ce n'est pas une exagération. C'est juste que parfois les émotions deviennent trop intenses à l'intérieur. Comme si tout débordait, il y a aussi les mots. Pour moi, les mots ont énormément de poids.Motax il faut ngen xam ningén di waxee ak nit yi ndax xamolén ndax fingen di waxé fofou lan koy comprendrer est-ce que yéngui xam limay wax? Exemple, quelqu'un peut dire une phrase sans y penser, puis oublier juste après. Mais moi, je veux la garder dans ma tête. la repasser, l'analyser, essayer de comprendre ce qu'il y avait vraiment derrière. Même si pour l'autre personne, ce n'était rien, absolument rien. Les hypersensibles aussi, dagno mana xalat, man exemple, je réfléchis énormément, vraiment énormément. Je peux repenser à une conversation entière, à un message, à une réaction ou même un silence. Oui, parfois même un simple silence peut suffire. Dagnouy wax ni ga noppi bagna wax wala ga tok dima xol man sama xel maagui naane amna looy wax dh dagako meunoul guénné . Par exemple, quelqu'un répond différemment ou semble un peu plus distant et tout de suite, les questions arrivent. Est-ce que j'ai dit quelque chose de mal ? Est-ce que j'ai blessé ces personnes ? Est-ce qu'elle m'en veut ? Alors qu'en réalité, parfois, il n'y a rien du tout rien. Mais dans ma tête, ça prend une énorme place. Honnêtement, à la longue, c'est fatigant, c'est épuisant. Parce que ressentir autant et réfléchir autant, ça fatigue mentalement, émotionnellement. Parfois, tu as juste envie de faire une pause avec ton propre cerveau. Je m'attache vite aux gens, très vite. Quand j'aime quelqu'un, j'aime sincèrement, intensément. Je donne beaucoup, peut-être même trop parfois. Et du coup, j'ai souvent peur de perdre les gens auxquels je tiens. Même quand il n'y a aucune raison réelle. C'est comme une petite peur silencieuse, une peur discrète. Mais toujours présente quelque part. Comme si une partie de toi restait toujours sur ses gardes. Je suis quelqu'un qui donne beaucoup aux autres. J'écoute, je remarque les détails. Je ressens, je fais attention, je suis présente. Mais parfois, à force de penser aux autres, de vouloir. comprendre les autres, ou aider les autres. J'ai tendance à m'oublier moi-même. Des fois, dagay djiteul nit gni, dagay soraalé nit gni ba dagay fatté sax sa boppou . Et je pense que beaucoup de personnes hypersensibles vont comprendre ça. Mais on ne sait pas toujours se donner à soi-même. Amna tamit lénéne louma remarquer . Je ressens énormément les émotions des autres, comme si elles devenaient les miennes. Si quelqu'un autour de moi est triste, je veux le ressentir profondément. Si quelqu'un est mal, tendu ou distant, Je vais le captrer rapidement, parfois même avant que nit ki dima wax , quoi que ce soit. Et ça peut être lourd, parce qu'à force de tout ressentir, on finit parfois par porter des choses qui ne nous appartiennent même pas. Et parfois aussi, pas à tout le monde, mais l'hypersensibilité daflay pousser ga beug solitude. Et dans les relations, ça peut être encore plus compliqué. Dou yomb nit ki ,nit yi comprendre la, surtout quand on a besoin de solitude. Parfois, on préfère être seul, pas parce qu'on n'aime pas les gens. Si sougnou dh dagnouy fok que ni dagnoo sissi. Pas parce qu'on veut rejeter les autres, mais simplement parce qu'on a besoin de calme, de silence, d'espace, d'un moment pour souffler mentalement. Mais ça,nit yi dougn ko comprendre, dagn koy interpréter noumou lén néxé,naan la daga éloigner, daga changer. Alors qu'en réalité, non, tu essaies juste de te protéger, de te recentrer et de retrouver un peu de paix intérieure. Dou questions que ni daga beug wet ndax dafla nex, non. Ndaxté lingay xalaat mo bari et dagay beug nek yaw késsé pour soufller un peu. Imagine ga beug dioy touty? Ga am envie dioy té défougnou la dara , don dagay beug nek yaw késsé. Donc, daguen essayer comprendre touty . La solitude peut devenir une forme de repos. Un espace où tu n'as pas besoin d'analyser des regards, des réactions ou des silences. Tu peux juste être, respiré, te retrouver. Je garde aussi beaucoup de choses pour moi. J'ai tendance à m'isoler, à ne pas toujours expliquer ce que je ressens. Parfois j'ai peur de ne pas être comprise ou d'être vue comme "trop".Des fois dagne lay wax yaw "Tu t'en fais trop dehh". Mais avec le temps, j'ai compris quelque chose d'important. Être sensible, ce n'est pas seulement un défaut. C'est même pas un défaut. Oui, c'est intense. Oui, c'est parfois difficile. Oui, ça peut être lourd à vivre. Mais ça apporte aussi de très belles qualités. Quand tu es sensible, tu remarq vite quand quelqu'un ne va pas bien. Tu peux capter certains détails. Tu peux ressentir des choses que beaucoup de personnes ignorent. Tu aimes profondément, tu es attentive et je pense que sincèrement, c'est aussi une force, une vraie force. Même si parfois, elle est difficile à porter. Donc voilà, je pense que même que man késsé dou man ma hypersensible, et je pense que hypersensible, ce n'est pas vraiment facile tous les jours. Et je sais qu'il y a sûrement des personnes qui vont écouter ça et se reconnaître. Des personnes qui ressentent tout intensément, qui réfléchissent trop, qui prennent beaucoup de choses à cœur, qui aiment parfois s'isoler. sans réussir à expliquer pourquoi. Et honnêtement, même avec tout ça, je pense qu'on doit apprendre à travailler sur nous-mêmes, à comprendre certaines blessures, à identifier ce qui nous affecte autant, et surtout, apprendre à gérer notre sensibilité. Parce qu'au final, on ne pourra pas toujours compter sur les autres pour nous comprendre. Certaines personnes vont toujours penser qu'on exagère, qu'on est trop sensible, trop émotionnel, trop compliqué. Et parfois, elles ne feront même pas l'effort de nous comprendre. de comprendre notre manière de ressentir les choses. Et c'est comme ça. Ça sera toujours comme ça. On ne peut pas contrôler la façon dont les autres nous perçoivent. Mais on peut apprendre à mieux se connaître, à mieux se protéger, à mieux gérer nos émotions. Et c'est déjà énorme. Moi aussi, je suis en train d'apprendre tout ça. Je suis encore en train de travailler sur moi-même. Donc, on est un peu ensemble dans ce processus. On apprend, on évolue, on essaye de mieux se comprendre petit à petit. Bon, merci d'avoir écouté tout ce premier podcast. J'espère sincèrement que ce genre de discussion vous plaît. Alors, suggèrer lenma ay sujets youguén beug gnou wax si ? Des sujets profonds, des sujets de vie, de relations, d'émotions, de développement personnel ou même des choses que vous traversez en ce moment. Beugon na créer espace bo xamni on peut parler librement de plein de sujets profonds. Avant de partir, fatté naa aussi lan motax ngéni wax les hypersensibles dagno am rap? Amougnou rap dh dagnoo fébar….. Prenez soin de vous et à bientôt.CIAO CIAO