- Speaker #0
et bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode des UBBistes je suis ravi de vous retrouver pour ce nouvel hors série de 16e pour vous en dire un petit peu plus sur un joueur qui est arrivé cette saison à l'UBB mais avant de présenter notre invité je vais quand même saluer mon professeur rugby salut Yann salut mon Cyril ça va ? Ça va très bien. Tu es content de reprendre un petit peu ces hors-série ?
- Speaker #1
Oui, grave. Ça faisait longtemps. Ça faisait un petit peu de temps. On avait eu... Ah oui, j'ai oublié. C'est qui le dernier invité qu'on a eu ?
- Speaker #0
On avait Adèle Delion.
- Speaker #1
Adèle Delion, exact.
- Speaker #0
En décembre. Avant ça, on avait eu Zinedine Awad. Un peu plus tôt dans la saison. Et pour cet épisode, ce n'est pas un rugbyman qu'on reçoit. C'est un marathonien. Puisqu'il a fait 19 matchs. Des 19 matchs joués par l'UBB cette saison. pour... 1107 minutes donc vous devez commencer à bien le connaître même s'il est arrivé récemment plus sérieusement il joue au poste de numéro 4 en deuxième ligne principalement on l'a vu même en troisième ligne ce week-end face au Stade Français Paris il s'agit de monsieur Boris Palu salut Boris !
- Speaker #2
salut,
- Speaker #0
je saisirai avec vous merci beaucoup de prendre un petit peu le temps de venir papoter, te présenter aux auditeurs des U-Babys On va parler un petit peu de ton parcours. Ce que je te propose, c'est de commencer par le début. Est-ce que tu peux nous raconter comment tu es arrivé au rugby ? J'ai vu qu'il y a de ça un petit moment maintenant, que c'était du côté de Saint-Germain-en-Laye. Le rugby, c'est ton premier sport ?
- Speaker #2
Oui, ça ne rajeunit pas. Ça fait bien 20-25 ans. Non mais moi je suis d'un père qui est du sud-ouest, qui est des Hautes-Pyrénées, donc qui est pas loin de là de Meusan, donc j'avais encore une grand-mère là-bas jusqu'à il y a un an, mais ouais du coup il baignait dans la culture rugby du côté de mon père, et je suis d'une mère camerounaise, et du coup... Il a fallu faire un sport à un moment, parce que j'ai vécu en Afrique de mes 6 mois à mes 4-5 ans, on va dire. Donc du coup, quand on est revenu en région parisienne, mon père voulait que je fasse un sport, comme un peu tous les enfants à l'âge de 4-5 ans. Et voilà, ça s'est tourné naturellement vers le rugby, puisque c'était un sport que mon père avait fait à plus petit niveau. On va dire qu'il a joué au max jusqu'au niveau fédéral, fédéral 2. Voilà, ça lui semblait cohérent. Et voilà, moi, j'ai tout de suite accroché des petits. Voilà, l'ambiance de se retrouver avec les copains. Puis du coup, après, j'ai fait le petit bonhomme de chemin, on va dire. Je suis arrivé jusqu'à moins de 14, oui, moins de 14. Et là, on a de super bons souvenirs parce qu'on avait une belle équipe. On était parti jusqu'en finale régionale. On avait battu le stade français. On avait une belle génération. donc j'étais J'étais bien attaché au club. C'est un peu la fin aussi, parce que je savais que c'était ma dernière saison, parce qu'après, je partais à la Canale, au sport études, et je rejoignais le Racing. Donc voilà, après, on a perdu en finale contre Massy, qui était quand même encore très costaud déjà, à ce moment-là. On avait battu le PUC et le Stade français, mais Massy, c'était quand même trop solide pour le petit club de Saint-Germain-en-Laye, à ce moment-là. Mais ouais, c'est de bons souvenirs.
- Speaker #0
puis après le départ au Racing et les années école de rugby plus centre de formation et du coup ça s'est assez vite finalement enchaîné ensuite parce que t'arrives en 2011 au Racing tu fais tes débuts en pro quelques années plus tard et il y a ce fameux titre de 2016 qui correspond un peu à toi tes débuts en professionnel puisque tu fais quelques matchs cette saison là ouais je crois que j'en fais deux entrées
- Speaker #2
Sur, bah évidemment, là j'avais 19 ans, donc c'est sur des déplacements où, voilà, veille de gros matchs européens, un peu les débuts de tous les jeunes sur un déplacement. Donc voilà, à ce moment-là, je prends les premières minutes, bah j'avais déjà fait les Amicaux en début de saison avec l'équipe première. Et, mais à ce moment-là, franchement le club, ils avaient mis une grosse confiance en... en moi parce qu'on sortait d'un titre crabos donc on était quelques-uns de cette génération, moi je suis 96 mais je jouais avec les 95 donc il y avait Camisha qui était aussi monté avec les pros on avait Louis Dupichaud, on avait quelques joueurs, Loïc Godner qui jouait à Oyonnax aussi Donc on avait quelques joueurs de la génération qui s'entraînaient avec les pros. Donc moi, à partir de ce moment-là, à partir de la saison 2015-2016, je m'entraînais tout le temps avec les pros. Et voilà, on redescendait en espoir. Parce que c'était dur de se faire sa place quand même à l'époque. Et du coup, oui, voilà, ce titre de 2016, bon, on va dire que je l'ai vécu, c'était cool de faire partie de l'équipe. Mais bon, je ne me considère pas comme champion. Mais j'ai aidé les mecs à s'entraîner quand même.
- Speaker #0
Tu as eu la médaille quand même ?
- Speaker #2
J'ai eu la médaille quand même. À partir du moment où on joue une minute en top 14, je crois qu'on a la médaille quand même.
- Speaker #1
Après, ton début de carrière a coïncidé un peu avec les grandes années, en tout cas modernes, du racing. Parce qu'il y a aussi les finales de Champions Cup, les trois finales. qui ont été malheureusement perdus, mais c'est là où tu as commencé à faire des saisons pleines, etc.
- Speaker #2
Oui, à partir de 2017, j'ai commencé à rentrer régulièrement dans le groupe pro. Là, il y a une saison où je fais tout le début de saison. Et à partir de là, c'est vrai qu'une fois que j'étais rentré dans le bain, j'ai gagné la confiance des entraîneurs. avec lesquels je m'entendais super bien. Ils m'ont parlé pas mal de fois quand même. C'était marrant avec Laurent Travers, on a quand même gardé une belle relation. C'est lui qui m'a fait matcher pour la première fois avec les pros. J'ai fait mes 8 premières années en pro, c'est ça avec Laurent, avec les deux Laurent. Donc forcément, j'ai gardé une belle relation. Et à partir de là, la confiance a été gagnée. Des coachs, ils savaient qu'ils pouvaient compter sur moi. Donc après, ça a été un bon bout de chemin. Puis j'ai eu de la chance de jouer avec des joueurs, franchement, hors du commun.
- Speaker #0
Et ça t'a même amené à l'équipe de France, puisqu'en 2020, juste avant le Covid, nous on connaît très bien cette saison, parce qu'elle laisse un petit goût amer aux supporters de Bordeaux, puisque Bordeaux était en tête à ce moment-là. Tu fais deux matchs. de destination contre l'Italie et l'Angleterre c'est deux matchs au Stade de France du coup ?
- Speaker #2
Ouais les deux au Stade de France
- Speaker #0
Est-ce que c'est un peu tes meilleurs souvenirs rugby en tant que pro ?
- Speaker #2
Ouais celui-là il était top quand même parce que de le faire au Stade de France, 80 000 personnes à Paris du coup moi toute la famille les parents, les amis au Stade ça restera quand même Quelque chose d'exceptionnel. Je pense qu'il n'y a quasiment que l'équipe de France qui peut faire vivre ça. Après, arrêté par le Covid, c'est dommage. C'est dommage, ça a un peu coupé la sonne. J'étais content de moi. C'était une saison où j'étais hyper en forme. Je me rappelle, j'avais joué tous les matchs titulaires avec le Racing. On n'était pas trop mal en Champions Cup aussi. Et puis, évidemment, tout s'arrête. Comme ça, moi j'étais en plein tournoi Destination, là on te dit, bon bah, faut rentrer à la maison, ouais, ça laisse un petit goût d'inachevé cette saison aussi.
- Speaker #1
Et du coup, parce que t'as passé 15 années au Racing, et donc t'étais dans un environnement que tu connaissais par cœur, t'étais un peu partie des meubles, t'es un peu des anciens, et t'arrives à l'UBB dans un nouveau club, un nouveau challenge, comment t'as été tout simplement accueilli, comment t'as fait ton intégration, express, parce que vu comment t'as joué, mais... Comment ça s'est passé ?
- Speaker #2
Non, franchement, ça s'est super bien passé. Je connaissais quand même pas mal de joueurs que j'avais croisés. Déjà, quand tu joues assez souvent, tu reconnais quelques mecs. Il y a quelques mecs aussi avec qui j'ai été en sélection. J'ai été en sélection avec Mathieu, avec Max, avec Max Dupu. J'ai... Sur ma génération, j'avais fait toutes les générations équipe de France avec Damien. Au Racing, j'ai joué avec Arthur Rottier. On avait même fait une coloc pendant quelques mois. Donc, ça a facilité la tâche. Et en plus de ça, j'arrivais avec Cameron, qui lui connaît déjà la maison ici. Donc, ça aussi, ça a facilité le truc. Puis, il y a un membre du staff, le data analyst Bria, qui était passé au Racing. Thibaut, je l'ai vu en équipe de France aussi, Giroud. Donc ça a rendu le truc plus facile. Je pense pour moi que si j'arrivais, vraiment, là tu connais personne, tu découvres le truc, c'est le très haut niveau. J'avais connu ça un peu avant et ça a facilité le truc de connaître quelques sets en arrivant.
- Speaker #0
Et comment ça se fait ce moment ? Quel moment à peu près dans la saison où il y a Laurent Marty et Yannick Bruy qui te font part de leur intérêt ? Toi tu étais en fin de contrat. Comment toi tu te dis que ça fait 15 piges que je suis au Racing et même plus globalement dans la région parisienne ? Tu te disais que c'était à ce moment-là qu'il fallait peut-être éventuellement tenter un déménagement dans le Sud-Ouest ?
- Speaker #2
En fait, il y a eu Swart Lancaster qui est arrivé. Ça faisait quand même un gros changement. Il y a un peu tout qui a changé dans le club. On a changé les prépas. Il y a plein de choses qui ont changé. Moi, je fais la première saison. Je joue. Mais je ne vais pas dire que je ne veux pas parce que je crois que je fais quand même 25 matchs. Mais j'en fais plus remplaçant, par-ci, par-là, parfois des bouts de match. Donc je sens qu'il n'y a pas déjà la même relation que j'avais avec les anciens coachs. Donc du coup, ça, ça te fait déjà un changement. Et puis du coup, cette première année se passe. Sportivement, je crois qu'on perd en quart. Non, on perd en barrage à Bordeaux. Je crois qu'on perd en barrage à Bordeaux. On perd en barrage à Bordeaux. Au Champions Cup, je crois qu'on perd aussi. On perd les matchs de poules. Donc, on se retrouve à aller jouer en challenge aussi ou on perd en Afrique du Sud. Et du coup, saison, bilan mitigé. Là, déjà, on perd pas mal de gens. On perd des gens avec qui j'étais très proche. Il y a Baptiste Sousenou qui part. Il y a des joueurs qui étaient là depuis longtemps qui partent du club. Donc déjà, ça fait un petit coup quand t'as pas mal de mecs qui t'as joué, qui commencent à s'en aller. Mais je garde quand même un bon socle. Et la saison d'après, pareil, je vais pas dire que... Parce que l'année dernière, je crois que je joue 28 matchs aussi. Donc je vais pas pleurer sur le temps de jeu. Mais voilà, la saison commence, je sais pas trop comment ça va se passer. J'arrive à un âge où tu vois, j'ai 27 ans. À ce moment-là, je me dis... S'il y a un moment où je suis prêt à partir, c'est maintenant. Là, à la fin de la saison, il y avait Henri Chavancy qui partait, Nolan venait d'annoncer qu'il partait aussi. Il y avait quand même Eddy, Cameron, ça a été plus tard. Mais il y avait des mecs comme Eddy, Ben Arous. On perdait quand même des gros joueurs, des gros leaders du vestiaire. Et voilà, à ce moment-là, moi, je suis au Racing. Bah écoutez, franchement, je ne vais pas la faire à l'envers. Vous me faites une proposition. Et puis après, j'irai parler avec d'autres clubs. Je ne vais pas vous montrer une proposition d'un club et vous dire, bon, bah voilà, il faut s'aligner. Franchement, voilà, moi, c'est mon club. J'ai été formé là. Je vous laisse le temps. Puis, il y a du temps qui se passe, du temps qui se passe. En plus, c'était un peu confus. Il y avait Laurent Travers qui, on ne savait pas s'il part. Il voulait plus gérer le recrutement Mais Stuart ne voulait pas trop le gérer non plus Donc moi j'attends Je m'étais donné comme deadline le 1er janvier J'ai dit à partir du 1er janvier Je me renseignerai sur d'autres clubs à ce moment là Parce que derrière il reste 6 mois de contrat Si je me blesse ça peut aller hyper vite quoi après. Si je me pète un croisé à six mois de la fin de l'année et que je suis en fin de contrat, je ne suis plus du tout dans une position de force pour choisir un club. Donc du coup, cette deadline passe. Et puis là, c'est le jeu des agents. Après, j'étais forcément intéressé par Bordeaux, parce que c'était le top 2 à ce moment-là du championnat. Ça vient de faire une finale sur la saison au mois de janvier, c'était dans les deux premières places. C'était très fort en Champions Cup. Et voilà, donc là on parle de plusieurs clubs. On parle de plusieurs clubs à ce moment-là, mais voilà, là j'ai eu une réunion avec Yannick et Laurent, où on a parlé franchement pendant une bonne heure et demie en vidéo. Et à la fin du rendez-vous, le lendemain, j'avais eu une proposition pour venir à Bordeaux. Et du coup, quand tu vois ça et que tu te dis, j'ai laissé six mois au club dont je suis quand même issu, donc il y a plein de trucs. Et du coup, je leur ai dit « Franchement, j'ai dit oui à Laurent et Yannick par téléphone. Je ne vais pas revenir sur mes mots. » C'est comme ça. Et en fait, c'est passé. Après, on va à Glasgow. Et je fais plutôt un bon match en Coupe d'Europe là-bas. Un match où franchement, personne ne voulait aller. Ils disaient « On a joué moins 5 degrés à Glasgow. » La Coupe d'Europe, on était quasiment déjà éliminés. Franchement, c'était le déplacement que personne ne voulait faire. Et du coup, je fais plutôt un bon match là-bas. Et de là, j'ai eu une réunion avec tout le staff. Mais là, à ce moment-là, je leur ai dit, écoutez, franchement, moi, je ne reviendrai pas sur mes mots. Je ne reviendrai pas sur ma parole. C'est fait, je partirai à Bordeaux. Et franchement, trois semaines après, il y a Stuart Lancaster qui se fait virer. Et du coup, Patrice arrive avec un tout autre discours. et fin là... Avec Patrice, j'ai joué tous les matchs aussi. J'ai joué tous les matchs 80 minutes. C'était une toute autre relation. Mais à ce moment-là, je m'étais engagé. Il n'y avait plus de retour en arrière possible. Et j'étais très content d'arriver à Bordeaux. C'était comme ça. C'était la fin d'un truc.
- Speaker #1
Mais j'étais content. Vas-y, vas-y. Oui, je te coupe là. Pendant ces entretiens, sans que tu dévoiles les trucs, mais... T'évoques les temps de jeu ? Le rôle qu'on veut de toi ? Tu vas jouer tant ? Ça se passe comment ?
- Speaker #2
Franchement, Yannick, quand il m'en parle à ce moment-là, c'était vraiment cerner l'homme, la personne que je suis. Ils connaissent le joueur de rugby. Mais est-ce que c'est quelqu'un qui va s'adapter ? dans un vestiaire, est-ce que c'est quelqu'un qui est, tu vois, bonne ambiance, est-ce que c'est quelqu'un qui peut prendre des initiatives, voilà. À ce moment-là, c'était vraiment, on a fait connaissance, parce que sur le rugby, je pense que ce qu'ils m'ont contacté, c'est qu'ils savaient ce que je pouvais faire sur un terrain. Mais ça a été plus tard, après, j'ai ces autres mecs qui m'ont dit, prépare-toi, parce qu'au fur et à mesure, quand l'année s'avançait... avant d'arriver ils m'ont dit tu risques de jouer parce qu'il y avait Adam Coleman qui s'est pété en fin de saison donc là on me dit on a parlé je commençais un peu à parler avec la cellule perf ils me disaient franchement tiens toi prêt parce qu'on va sûrement être en dash de deuxième ligne peut-être sur le début de la saison donc tu vas avoir une carte à jouer et sinon sur les échanges avec Laurent Yannick c'était à ce moment là est-ce que voilà Je pouvais annoncer en touche si il y avait un leader qui n'était pas là. On parle plus de trucs comme ça. Et franchement, ça s'est super bien passé.
- Speaker #0
Mais toi, dans ta prise de décision, le temps de jeu potentiel, en gros, ce n'était pas forcément un facteur ?
- Speaker #2
Moi, je venais pas... Franchement, je venais... Voilà, je sortais, j'avais fait 200 matchs en top 14. Pour moi, je venais pour matcher. Je venais pour me confronter un peu à ce qui se fait de mieux. Et après, c'est le terrain qui décide. Donc, c'est sûr que tu repars de zéro par rapport au Racing. Au Racing, les mecs qui me connaissaient savaient très bien que là, on peut le mettre, on lui fait confiance. Ce n'était pas pareil. Là, tu as tout à reprouver. Mais à ce moment-là, il n'y a pas forcément un truc de temps de jeu. On te dit quel joueur part. On te dit le nombre que vous allez être à peu près dans l'effectif à l'UBB. Et après, c'est s'il y a des bonnes performances, si tu arrives bien physiquement, si tu t'accroches, si tu assimiles vite le plan de jeu. C'est des trucs comme ça qui ont fait que je me suis plutôt bien adapté ici.
- Speaker #0
Oui, complètement. Quand nous, on t'a vu arriver, qu'on voyait le départ d'Alexandre et Ricard au même moment, sur un profil, un poste en tout cas similaire, qui avait joué 350 minutes la saison dernière. Bon, t'en as déjà fait le triple, du coup. Du coup, toi, tu t'attendais peut-être pas non plus à jouer autant.
- Speaker #2
C'est sûr que quand tu te dis que t'arrives à Bordeaux, chez le champion d'Europe, finaliste, franchement, qui perd en prolongation à rien du tout, tu te dis pas, avant d'arriver, je me dis pas... Je vais jouer tous les matchs. Je vais être dans les plus gros temps de jeu. Je ne me dis pas ça. Mais je me dis, si je viens, c'est que j'ai une carte à jouer pour matcher, en tout cas. Je ne serais pas venu si on m'avait dit, en deuxième ligne, il y a trois mecs qui ont 80 sélections avec les Sudaf. Tu ne joueras jamais ou tu joueras quand personne n'aura envie de jouer. J'arrivais quand même à 27-28 ans sur un âge de deuxième ligne, franchement c'est l'âge où tu as envie de jouer, tu as de l'expérience,
- Speaker #1
tu as des trucs à apporter avant que ce soit trop tard. C'est fort parce que c'est pareil, au début, sûrement que je ne regardais pas les matchs du Racing, je ne pensais pas que tu allais t'imposer si vite dans le 15-23 types de l'UBB, forcément parce que tu as quand même des sacrés joueurs en seconde ligne. Et quand tu vois qu'un Johnny Gray joue peu, voire très peu, c'est fort quand même de s'imposer comme ça très rapidement. Très rapidement, même le staff a sensé que tu étais essentiel parce qu'il y a des moments, même quand il manque du troisième ligne, on va te chercher toi pour te mettre 7. Donc, tu es devenu quasiment indispensable dans ce 23 types. Donc, franchement, chapeau parce que ça allait très vite.
- Speaker #2
Merci, franchement, je suis super content aussi. Puis pour le match en 7, j'ai l'impression que je porte la poisse, sans déconner. Il y en a eu des matchs au Racing comme ça où j'ai joué 8. Puis je commence avec le 8 dans le dos, les mecs me font... Tu prends quelques pièces quand même, parce que quand tes deuxièmes lignes, les comptes te décalent un peu comme ça, tu prends quelques pièces. Et franchement, c'est terrible. Une fois, on a joué 8, j'ai joué 8 avec le Racing. Je crois qu'on perd à la maison aussi. Enfin, une catastrophe. Et il y a 2-3... Bon, après, j'ai joué... au Racing j'ai joué beaucoup troisième ligne quand même quand j'étais quand j'étais un peu plus jeune même avec Laurent Travers je jouais quand même encore pas mal pas mal troisième ligne aussi donc là bon c'est pas si faible mais à chaque fois là je me suis dit 7 c'est l'occasion de sortir le gros match c'est très cool une belle victoire et tout 7 dans le dos et putain on perd ce match bref bon après toi à titre perso ça a été un plutôt un plutôt bon match ouais je suis content de De la perf personnelle, oui, j'étais plutôt content. Mais après, quand tu perds comme ça à la maison devant tout le public, quand tu rentres, tu ne penses pas trop à ça. Tu te dis juste qu'on a perdu 4 points sur Pau, sur Toulouse, sur Jusatran C. Tu penses plutôt à ça à ce moment-là. Et d'ailleurs,
- Speaker #1
comment tu expliques, je ne sais pas, rapidement, si on fait un aparté, nous, quand on a décrypté le match, c'est vrai que collectivement, on sentait qu'on n'était pas en phase. Tu vois, j'ai... L'action, on est à 28-26, il y a une touche à 5 mètres, tu fais ton bloc-saut, tu es seul, tu es bien libre. Mathieu, le lifteur arrière, s'oublie un petit peu, il n'arrive pas à te lever. On perd ce ballon alors que franchement, on commençait à prendre le village. Et comment t'expliques un peu, parfois, on arrive à se déliter un peu collectivement, parce que là, j'ai trouvé que c'était vraiment un peu tout le monde, notamment sur certains secteurs, même parfois en défense, où on montait parfois un peu trop tout seul.
- Speaker #2
Ouais, j'ai trouvé... Je pense qu'en fait, ce qui... Déjà, je pense que c'est bête, mais il y a eu peut-être un petit relâchement quand même. Après, quand on est sortis de Racing, Northampton, Bristol, il y a eu trois très gros matchs qu'il fallait absolument gagner. Et déjà, après, là, t'es arrivé aussi au, je pense, c'était le dixième, ça doit être le neuvième match du bloc, peut-être, le Stade français. Donc, t'as plus de fatigue. Mais bon, après, c'est pas une excuse. Si tu veux être dans les deux premiers, tous les clubs, ils doivent gérer avec ça. Mais on s'était dit, on s'était vraiment dit, ce qui est dingue, c'est qu'on s'était vraiment dit que cette équipe du Stade français, si elle prend le score, En fait, elle est chiante parce qu'elle s'accroche toujours, elle défend. Elle ne joue pas forcément beaucoup avec le ballon, mais elle se nourrit de miettes. Et on se dit, attention, ils sont super solides en mêlée. C'est la meilleure mêlée du championnat. Et peut-être qu'inconsciemment, on a tout mis en mêlée. Mais du coup, en touche, il y a Cameron qui est l'annonceur numéro un, qui n'est quand même pas là. Témo, du coup, qui est un très bon annonceur. Franchement, pour en avoir connu pas mal, Témo, c'est un super bon joueur de touche. Mais du coup, il arrive avec Conor, où c'était son premier match. Donc, quand c'est Cameron et Max, évidemment, ils ont fait 15 matchs titulaires les deux ensemble. Donc, tu te connais mieux et tout. Mais voilà, il y a eu plein de petits trucs. Et après, franchement, il y a eu beaucoup d'erreurs individuelles. Sur la touche, il y en a 3-4. C'est vraiment, pour notre pomme, c'est une erreur. Le talon qui n'entend pas bien une annonce, un truc qui ne passe pas bien. Sauf que... Quand tu le prends, quand c'est le ballon, on en a trois de pénalty, je pense qu'on laisse filer comme ça. Et quand cette équipe du stade français, elle vient, elle marque sur un rasant, elle marque sur une mauvaise défense après un jeu au pied, et sur un ballon porté, et puis trois piquets de go derrière, tu vois, c'est... C'est dur, quoi. Nous, t'es obligé de faire des trucs, t'es obligé de faire l'exploit de Mathieu, tu dois faire des trucs de fou pour marquer et on a laissé des points trop faciles, en fait.
- Speaker #0
T'es obligé de faire des super passes pour Salessi.
- Speaker #2
Ouais. Ouais, franchement, heureusement que c'est Salessi, quand même, parce que c'est pas tout le monde qui peut le marquer, celui-là.
- Speaker #0
Il la rattrape bien,
- Speaker #2
ouais. Ouais, il la rattrape bien et puis derrière, il faut le marquer, quand même. Donc, bon. Mais c'est un peu... C'était... C'est le début de match, c'est les dix premières minutes, voilà, t'es à 14-0. alors que franchement, t'es à 14-0, alors qu'ils ont pas fait grand chose à ce moment-là du match, et voilà, et puis derrière, franchement, y'avait rien qu'à aller, au moment où on se dit qu'on doit commencer à jouer, ils commencent à flotter comme pas possible, donc du coup, eux, ils nous poussent chez nous au pied, ils défendent super bien, franchement, ça c'est un des trucs, le stade français, on peut pas leur enlever, c'est une belle défense, donc voilà, et puis après, tu te retrouves derrière, t'as une belle de match, mais bon, tu l'apprends pas, et c'est dommage, parce que... Avec 4 points de plus, le classement, c'est pas pareil. Tu gères différemment derrière.
- Speaker #1
C'est comme Pau. Pau, ça s'ouvre à rien. Il y a deux matchs à la maison.
- Speaker #2
Pau, il me fait un peu moins mal parce que tu dois le gagner, mais il te manque quand même pas mal de joueurs qui sont partis en sélection. Je crois qu'à ce moment-là, il manque les mecs qui jouent. C'était un peu en période de doublon. Pour franchement, ils ont fait le match parfait à l'extérieur, beaucoup de jeux au pied, ils ont été très bons sur leur domaine. Autant le stade français, c'est nous, on a été défaillants dans certains domaines, donc du coup, ils te laissent un peu plus amer le stade français. Oui,
- Speaker #0
tu dis que dans les deux matchs, ça se joue à rien. Au final, au score, tu prends le bonus défensif dans les deux cas et tu dis qu'il y a... petit truc, on pouvait garder cette invincibilité à la maison. Marc, je veux revenir un petit peu sur toi, ta saison. On l'a déjà dit, tu as joué 19 matchs sur 19. Comment tu te sens ? Parce qu'on parle beaucoup pour différents joueurs de santé mentale, santé physique, fatigue, etc. que beaucoup de joueurs ont dit, il ne faut surtout pas qu'il enchaîne, il faudrait que maintenant il se repose, etc. Comment toi, concrètement, tu te sens après avoir... autant joué déjà sur cette première partie de saison ?
- Speaker #2
Non, franchement, mentalement, moi je me sens hyper bien, je suis hyper bien dans la ville, je suis hyper bien dans le club, je commence vraiment là à prendre mes aises dans le club, maintenant tu commences à connaître un peu tout le monde dans le club, donc voilà, ça se passe bien, et après, là c'est sûr que c'est le dernier match du bloc, franchement, les vacances, qui arrivent après, elles vont faire du bien. Mais je me dis aussi que là, la fin de ce bloc-là, il y a une semaine, on rejoue, puis après, il y a deux semaines sans match, puis il y a re des semaines sans match. Le bloc qui va arriver après, c'est quand même plus cool physiquement. Mais ouais, le truc, c'est que là, physiquement, quand tu enchaînes tous les matchs, c'est que tu ne récupères pas des... petits bobos, des petits trucs. Donc ça fait que tu te traînes un peu toujours un petit mal de genou, un mal à une épaule, un truc. C'est ça qui est le plus dur. Mais du coup, franchement, j'essaie de bosser beaucoup sur la récup. Je fais beaucoup de kiné, d'ostéo, beaucoup de massage. Et après, il faut s'accrocher. C'est comme ça. C'est comme ça. Je pense que dans le championnat, il n'y a pas beaucoup de joueurs qui jouent tous les week-ends à 100% physiquement. Donc le truc c'est de pas être à 80 Pour pas être défaillant non plus Mais tout le monde a un mal quelque part Pendant la saison c'est sûr
- Speaker #0
Et est-ce que la semaine à l'entraînement Toi avec ton statut de gros volume de jeu Beaucoup de minutes en gros Est-ce que du coup t'es un peu plus Épargné Ménagé on va dire Sur certaines séances que tu fais pas Ou en tout cas plus faible intensité Franchement ça c'est un truc
- Speaker #2
Qu'ici franchement il gère super bien que ce soit la perf ou même les entraîneurs il y a des matins il y a eu des mardis matin où je suis arrivé et ils m'ont dit tu fais pas l'entraînement parce que t'as fait 2 fois 80 d'affilé ou un truc comme ça ou là je sais que j'ai pris un coup au genou enfin j'ai fait une toute petite entorse au genou mais à un moment j'étais un peu une hyper extension sur le match du stade français
- Speaker #0
et du coup on va dire qu'ils m'ont laissé tranquille lundi, mardi et hier je me suis entraîné et aujourd'hui j'ai fait de la récup, je suis passé au club donc en fait c'est quand même vachement adapté même sur la muscule physique on t'aménage pas mal de trucs quand même parce qu'ils savent que
- Speaker #1
quand tu enchaînes beaucoup c'est dur physiquement donc rien que de te faire sauter une séance de terrain parfois où tu peux récupérer un peu ça fait du bien à la tête et au corps c'est vrai que nous on voit surtout les minutes jouées mais c'est vrai que le staff a toute la data avec course à haute intensité et puis il y a des collisions Yann t'avais une question ?
- Speaker #2
ouais ben maintenant que Tu as bien découvert le système de l'UBB, du coup. Je voudrais un peu que tu nous en parles, parce que c'est vrai que nous, on l'évoque de temps en temps, et notamment tout ce qui est les déplacements des gros, parce qu'en fait, c'est un jeu un peu spécifique. Alors, c'est vrai qu'on fait pas mal de dépossessions et on arrive à switcher un peu d'une phase défensive à offensive, mais il faut que les gros soient hyper mobiles et qu'ils alimentent tous les rucks. Et je voulais savoir un peu comment tu t'es intégré là-dedans. Est-ce que tu as dû... Faire des efforts physiques ou est-ce qu'en amont, ils savaient que toi, tu allais matcher direct avec ce système parce que tu es plutôt un seconde ligne, plutôt ultra mobile ?
- Speaker #0
Non, mais en fait, je pense que même pour en avoir parlé avec Noël, surtout au début de la saison, ils ont vu quand même que moi, j'aime bien tenir le ballon, que ce soit pour faire des passes en plus, essayer de faire des offloads. essayer de faire jouer avant contact, c'est un truc que j'ai toujours affectionné. Donc moi, plus je touche le ballon, on va dire, plus je suis content. Mais du coup, ils s'en sont rendus compte. J'aime bien être utilisé sur les relances de jeu pour faire jouer derrière. Et à ce moment-là, ils l'ont vu à l'entraînement, ils ont vu que j'avais de bonnes mains sur ça. Donc du coup, Noël m'a parlé, il m'a essayé de... Ils m'ont fait confiance là-dessus. Il y a pas mal de lancements où il y a des petits trucs à faire. Tu vois, on essaye d'utiliser. Mais après, il y a plein d'autres mecs qui peuvent le faire. Mais il y a des moments quand on doit garder un mec de la touche. J'aime bien, moi, être utilisé. Ça me fait plaisir. Et si je peux, en plus, aider l'équipe à ce moment-là, tu vois, ça me fait plaisir et c'est top. Mais après, franchement, j'ai dû bosser physiquement cet été. Quand je suis arrivé, la prépa, les gars, c'était vraiment dur.
- Speaker #1
Au Portugal ?
- Speaker #0
Ah ouais, au Portugal, franchement, je l'ai dit au mec du Racing quand je suis arrivé, j'ai fait « Franchement, les gars, c'est pas loin d'être le plus dur que j'ai fait, alors que ça fait 10 ans que je fais des prépas physiques en pro. » Et c'est parce qu'en fait, du coup, vu qu'on n'avait pas beaucoup de temps, ça a été très très très intense. donc j'ai même prévenu Cameron parce qu'il est arrivé un peu plus tard je lui ai dit j'espère que t'es prêt et que t'as couru parce que ça va piquer sinon sinon ça va vraiment piquer il m'avait dit ah ouais je lui ai dit tu connais Thibaut de toute façon ça va piquer donc du coup ouais franchement moi il y a un truc qui m'a impressionné c'est que je l'ai dit aux joueurs je leur ai dit qu'en fait au Racing on est des joueurs qui étaient peut-être plus forts en muscu tu vois dans les dans Bon... les trucs de muscu, les max mais par contre l'ensemble des joueurs est quand même beaucoup plus fort en course ici tu vois donc on a peut-être des joueurs et encore ça dépend des postes mais je trouve qu'ici il y a tout le monde qui a quand même une belle caisse quand on faisait la prépa sur la course franchement j'étais devant des piliers mais franchement il y a des piliers ils courent quand tu vois
- Speaker #1
Jeff Merci.
- Speaker #0
ce week-end Jeff il cavale Mathis Perchaud il a un cardio c'est abusé puis même il y a des mecs même Hugo Boniface franchement en pilier il court bon les piliers droits on les laisse tranquille quand même c'est pas pareil en fait il y a Carlo ouais oui mais il court mais quand même mais franchement les gauchers au club ça court les talons ils courent franchement ça c'est un des trucs qui m'a impressionné tout le monde Bleu ! sur la course en tout cas, un gros volume.
- Speaker #1
Tu mentionnais la prépa du coup au Portugal, effectivement en août, qui avait été pas tronquée, mais en tout cas courte par rapport à d'autres équipes qui avaient fini la saison précédente plus tôt. Est-ce que tu penses que, tu vois, la première partie de saison, on a quand même le sentiment qu'elle était un peu en demi-teinte ? Alors, il y avait les blessés, certes, mais est-ce que tu penses que la prépa avait quand même un peu joué là-dessus ?
- Speaker #0
Ah franchement je pense pas, je pense pas parce que le groupe au final à peu de choses près c'est quasiment la même chose tu vois donc sur la cohésion de groupe c'était à quelques joueurs qui sont partis et quelques joueurs qui sont arrivés, franchement l'équipe elle a pas beaucoup changé donc du coup c'était pas ça, je pense que le premier gros coup dur c'était quand même de perdre Max Ducu pendant les Amicaux. parce que c'était quand même le capitaine, le coach sur le terrain, on va dire. Mais je pense que Martin, déjà, a fait un super boulot. Il a fait un super boulot parce que ce n'est pas évident d'arriver ici et de se dire « Bon, ben voilà, il n'y a pas Max Fucu, il faut que tu prennes les clés du camion. » Ce n'est pas évident. Mais ouais, je pense que... Le premier match, on avait à cœur de très bien commencer à la maison. Même moi, je l'ai senti que la Rochelle, c'était un peu la bête noire d'il y a quelques années. Du coup, il y a un petit truc avec les Rochelais. Après, on part au Racing. Celui-là, je voulais absolument le gagner, donc j'étais fou. Mais là-bas, on fait 20 premières minutes. On n'existe pas. On n'existe pas. On revient à la maison, on gagne. Et puis derrière, on se dit, bon, allez, on ne va pas refaire la même chose. On refait la même chose à Paris. Donc, on a eu des trous d'air un peu pendant ces matchs à l'extérieur. Et je pense qu'on était sur un truc où on se disait, bon, on a été en finale. Ils ont gagné un titre. Ça va se faire un peu tout seul. Sauf que les mecs, en fait, ils t'attendent trois fois plus quand tu viens maintenant. Parce que tu es Bordeaux, tu sors de deux finales. Tu viens d'être... tu viens d'être champion d'Europe, donc partout, les mecs, s'ils peuvent te taper, franchement, ils hésiteront pas, quoi. Je pense qu'il y a un statut qui a changé, ouais.
- Speaker #2
Puis il y avait plein de baissés, quoi. T'avais Carlou qui revenait de 8 mois, il avait une grave blessure au cou, Coleman qui revenait jamais, enfin déjà, t'as passé en axe 3, Yoram qui était des boîtes l'épaule, Romain, qui se fait la cuisse en amicale aussi, enfin juste avant.
- Speaker #0
Ouais, franchement, pour commencer la saison, c'était dur,
- Speaker #2
ouais. Même pour Martin, parce que Martin, t'imagines, tu rentres dans un système, t'apprends tout d'un système et on te donne des clés de camion, alors que je pense que lui, il pensait démarrer tranquillement, peut-être faire quelques matchs à l'extérieur, mais que ce soit Max qui soit là au moins les 60 premières minutes. C'est vrai que ça... Bon, après, au moins, ça a intégré toutes les recrues assez rapidement, parce que les jeunes, tu vois... Cameron,
- Speaker #0
Martin vous avez joué tous direct le truc qui est cool c'est que du coup si les gens doutaient un peu du niveau que des joueurs qui arrivaient sur le premier match je pense que Martin il met d'accord tout le monde avec son petit essai en filou et voilà ça a permis de se montrer d'essayer de montrer au coach et supporters à tout le monde que les mecs on venait ici c'était pas pour euh... pour regarder les autres jouer, on voulait aussi matcher.
- Speaker #1
Et toi, quelle place tu penses avoir pris un peu dans ce vestiaire ? J'imagine que tu es arrivé un peu, pas en observateur, mais pas non plus directement en tant que leader du groupe. Là, aujourd'hui, en étant le joueur, ou en tout cas l'avant qui a le plus joué, je crois qu'il y a peut-être Nico Deporter qui a un peu plus de minutes que toi, mais sinon, grosso modo, tu fais partie du top 3 en termes de temps de jeu cette saison.
- Speaker #0
Comment tu te sens au sein du vestiaire ? Franchement, il y a un groupe leader ici qui est quand même vachement solide. On repose quand même beaucoup sur eux. Ils discutent beaucoup avec les coachs sur combien de temps on va s'entraîner, qu'est-ce qu'il faut faire, comment on va l'amener. Est-ce qu'on fait un repas tous ensemble ? Après, on a un groupe leader qui est vraiment top ici. Donc moi, franchement, au début, je suis arrivé, je me suis concentré sur moi, je voulais vraiment essayer d'être performant. Et voilà, je me laisse embarquer par... Je suis des mecs qui connaissent ce club et qui savent comment ça fonctionne ici. Donc là, je me laisse un peu embarquer. Et c'est vrai que là, depuis un peu de temps, Yannick me l'a dit surtout avant la coupe. le départ des internationaux il m'a dit bah là du coup tu vas peut-être te voir parce que c'est bête mais au Racing je parlais beaucoup parce que j'étais dans ces groupes de leaders de leaders de vestiaires parce que là-bas, c'était facile. J'avais 15 ans de club là-bas, donc je parlais beaucoup plus facilement. Mais voilà, il m'a dit, n'hésite pas quand même, si tu as des trucs à faire remonter, là, on risque d'avoir, on va perdre quand même pas mal de leaders pendant cette tournée. Donc, tu ne te sens pas illégitime. En tout cas, si tu veux dire un truc au mec, il me dit le top 12, le top 14, je le connais. Donc, ça a grandi au fur et à mesure. Mais franchement, Sur le leadership, il y a quand même pas mal de mecs qui sont là pour ça. Il y a Max, Lucu, il y a les deux Max d'ailleurs, Max Lamotte aussi. Devant, il y a Jeff, il y a Bentama, il y a Cameron qui gère sur la touche aussi. Et derrière, il y a Mathieu, Nico qui sont Romain, qui sont les leaders de l'équipe derrière. Donc franchement, le groupe est quand même bien créé. Par contre, je sais que je sens que là, du coup, si j'ai un truc à le dire, je peux le dire. Dans tous les cas, on t'écoute. Le truc, il n'est pas fermé. Mais je me concentre vachement sur moi. Et si j'ai des petites conversations avec certains joueurs par rapport à la touche, la mêlée ou quoi, je le dis au mec.
- Speaker #1
Tu vois là... Vas-y, Yann.
- Speaker #2
Oui, j'ai... Un peu sur cette période qui va arriver, qui est un peu une période très compliquée pour l'UBB, qui est la période des doublons, faux doublons. Comment vous allez vous organiser ? Est-ce que vous avez un peu parlé du programme qui arrive ? Comment tu vois le truc, toi ?
- Speaker #0
Alors là, franchement, on n'en a pas beaucoup parlé. Là, on est mission, monte au banc, pour essayer de rattraper la défaite. Là, franchement, c'est tout sur ce match-là. Et je pense qu'on fera les comptes après. Mais dans l'idée, il faut partir en vacances dans les quatre et ne pas laisser passer le wagon. Parce que c'est tellement serré que tu perds trois matchs d'affilée, tu te retrouves 11e. Donc là, c'est mission Montauban. Et je pense qu'après, il y aura 15 jours jusqu'à Castres. Donc là, on aura le temps de voir. Qui a joué en équipe de France ? Qui va revenir ? Comment on va gérer ? Mais là, franchement, c'est tout sur Montauban. On n'a même pas parlé de ce qu'il y avait derrière.
- Speaker #1
D'ailleurs, j'allais dire, si vous vous perdez à Montauban, tu te feras un peu engueuler dans la rue. C'est une question que j'ai, moi, sur les joueurs de l'UBB. Il y en a qui sont plus connus, qui jouent en équipe de France, etc. Est-ce qu'on te reconnaît dans la rue quand tu te balades dans Bordeaux ? Ou est-ce que vous êtes encore un peu... Pas anonyme, mais c'est assez rare.
- Speaker #0
Oui, il y a encore un peu d'anonymat. Mais franchement, oui, c'est sûr que moi qui viens de Paris, on te reconnaît plus dans les rues de Bordeaux que dans les rues de Boulogne ou de Paris où j'habitais. Donc, du coup, oui, mais surtout plus dans le quartier parce que je fais mes courses à côté. J'ai pas mal de commerciants à côté. Donc... Donc oui, un peu plus, c'est sûr. Mais je pense que je suis loin quand même de Max Ducu dans Bordeaux, ou de Mathieu, ou de Louis. Donc je pense que je suis plus tranquille que sur ça, ouais.
- Speaker #1
Et d'ailleurs, la vie à Bordeaux, ça y est, t'es installé, tout va bien, tu t'y plais ?
- Speaker #0
Ouais, franchement, je m'y plais beaucoup. On est deux, moi je suis descendu avec ma copine, du coup. Et franchement, sans faire le Parisien, tu as peur de tout quand tu quittes Paris. Et ce que je disais à ma copine, franchement, quand on est arrivé, je disais franchement, il y a quand même pire comme endroit quand tu quittes Paris et tu joues au rugby dans le top 14. Tu peux te retrouver dans des endroits, quand tu es un bon citadin comme nous deux, c'est pas pareil. Et quand tu te retrouves à Bordeaux, nous on est dans le centre. Parce que, voilà, on a toujours habité dans des appartements. Moi, l'année dernière, j'avais le métro en bas de chez moi. J'étais habitué à... On est habitué à ce mode de vie-là, de pouvoir tout faire à pied, à côté. Donc là, du coup, on est dans les Chartrons. Et franchement, c'est hyper cool. C'est hyper cool. Bon, j'ai Yannick et Thibaut Giroud qui sont à 150 mètres de chez moi. Mais sinon c'est cool ouais.
- Speaker #1
Ils viennent te chercher à l'apothèque quand tu dépasses Mimi c'est ça ?
- Speaker #0
Non ! J'y ai pas encore été mais j'ai déjà bu un Perrier avec Thibaut au bar Notre-Dame. On est tous les trois dans la rue donc...
- Speaker #1
D'accord ok.
- Speaker #0
Donc du coup c'est marrant.
- Speaker #2
Ah ouais ils te voient tout le temps quoi. En match ils te voient, à l'entraînement ils te voient. Et après ils rentrent chez eux ils te voient quoi.
- Speaker #0
Franchement Yannick je le croise pas souvent mais Thibaut je l'ai déjà croisé un paquet de fois ouais. Tu bouges le croix souvent.
- Speaker #1
C'est bien, c'est pour se mettre les coachs dans la poche.
- Speaker #0
Il me dit, c'est la rue des faillots.
- Speaker #1
Yann, est-ce que tu as des dernières questions ? Après, on va libérer Boris.
- Speaker #2
Oui, parce que j'ai toujours les petits jeunes qui m'intéressent. Est-ce que tu aurais un nom d'un petit jeune, surtout chez les gros, qui monte un peu ? Je peux citer Zapet Dosti, qui s'entraîne de plus en plus avec vous, le second mine qui a ton poste. Est-ce que tu as... Tu as des jeunes comme ça qui t'impressionnent un peu, qui font des entraînements avec vous ?
- Speaker #0
Qui m'impressionnent ? Franchement, je trouve que Adam Zapedowski, ça va être un bon joueur. Il y a pas mal de trucs, évidemment. Il doit mûrir. Mais il a déjà un bon gabarit. Là, je trouve qu'en touche, il s'est amélioré. Ça devient un bon sauteur. Et après, dans le jeu, c'est toujours hyper compliqué de juger. Quand tu ne vois qu'aux entraînements. et il faudrait voir sur l'intensité d'un match de top 14 l'intensité physique c'est sûr que c'est autre chose par rapport aux espoirs mais devant il y a Adam Zapedowski que je trouve très bon il est un peu moins jeune je ne sais même pas quel âge il a Romain Gardra il n'est pas vieux il doit avoir 22 ans maintenant 22-23 ouais Romain franchement je trouve qu'il a des qualités franchement sur la touche c'est impressionnant il a une détente et puis vu qu'il est un peu plus léger il monte à 5 mètres de haut donc on l'a vu contre le stade français Gardera il fait une interception dans nos 5 mètres contre un petit Ballon aussi donc j'étais content pour lui pour qu'il puisse matcher puis même après franchement il a du coup il est il était avec le 7 là mais parce qu'il a les qualités aussi du 7 franchement il va vite il est un peu longiligne donc il est très bon en l'air mais franchement moi je dis pas ça parce qu'il est en équipe de France là mais franchement dès que je suis arrivé celui que j'ai trouvé très très fort c'était Témo et je l'ai senti et je disais au mec mais je comprends pas pourquoi il joue pas franchement dès Tchao ! Je disais ça au mec et il me disait ouais mais c'est parce qu'en fait il y a eu un moment l'année dernière il était un peu léger physiquement donc du coup il disait qu'il subissait pas mal d'impact, il subissait pas mal de plaquage ou il pouvait en louper parce qu'il manquait un peu de densité et là franchement il a dû prendre 10 kilos Ouais c'est ça Apparemment il a pris 10 kilos et franchement ça se sent parce qu'il a Ce qui est bien, c'est qu'il n'a pas perdu en explosivité en plus. Franchement, là, il a mis un timbre à Daku Waka ce week-end, d'une épaule un peu. Franchement, dès le début de saison, je l'ai trouvé. Du coup, il est moins jeune parce qu'il a quoi ? T'es mort, il doit avoir 23, 24, 24 peut-être ?
- Speaker #2
Ouais, au moins 24 ans. Après, lui, il a commencé très tard le rugby. C'est ça le truc.
- Speaker #0
Il faisait du basket avant. Mais franchement, lui, je l'ai trouvé trop fort. donc ça me... Ça m'étonnait de ne pas le voir autant jouer sur le début de saison, mais au final, comme quoi, il a bossé, il a pu le montrer, et puis maintenant, je lui souhaite, franchement, tout ce que je peux lui souhaiter, c'est une sélection.
- Speaker #1
On lui souhaite tout pareil. C'est vrai qu'il a profité un peu de la blessure de Marco aussi pour prendre du temps de jeu en 8. L'an dernier, il avait pas mal joué en début de saison avant de sortir un peu des radars. mais effectivement là il est très très bon en 8 on espère le voir à Montauban ce samedi parce qu'il a été relâché comme Romain de Saros et Kamranu Oki d'ailleurs toi on te souhaite de faire un 20 sur 20 ce serait une belle note ce
- Speaker #0
serait pas mal ce serait beau,
- Speaker #1
et après vacances d'ailleurs je crois que c'est ton anniversaire en plus la semaine prochaine et des amis à Paris du coup je remonte mais bon ça fait du bien de couper ouais on va te souhaiter des bonnes vacances avant de terminer qui est-ce que tu nous conseillerais d'inviter pour que ce soit parmi les joueurs le staff de l'UBB une question qu'on pose à tous les joueurs ah
- Speaker #0
mais kiff franchement vous pourrez le faire moi j'aime bien parler je discute beaucoup avec je m'entends très bien avec Hugo Boniface Merci. Donc Hugo, Bonnie, il est marrant aussi. Et après Martin, Martin Pajerello aussi. C'est mon colocataire en déplacement. donc du coup il est sympa, il a pas mal de trucs à raconter aussi je pense ok,
- Speaker #1
trop bien on essaiera de leur envoyer une petite invitation à l'occasion, en tout cas merci beaucoup Boris d'avoir répondu favorablement à notre invitation, franchement on a passé 50 minutes, on s'est régalé c'était vraiment du pur bonheur pour nous qui sommes supporters, d'avoir un peu les coulisses avec quelques insights, enfin en tout cas ton ressenti de ton arrivée à l'UBB donc vraiment un immense merci
- Speaker #0
Merci à vous, c'était top. Franchement, merci beaucoup.
- Speaker #1
On te regardera, on espère du coup, samedi à Montauban. Yann, très bonne fin de semaine ?
- Speaker #2
Grave, ouais, content.
- Speaker #1
Et puis à vous tous qui nous écoutez, on vous dit à la semaine prochaine. Ciao tout le monde !